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 Une ombre de chair et de sang.

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Les Voltigeurs
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Je suis : Maréchal de Serre, Voltigeur de la Griffonne Adamante & Cartographe. Jadis l'on m'a reconnu forgeron brillant à Val Griffon.

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Les Voltigeurs
Message Sujet: Une ombre de chair et de sang.   Sam 10 Juin 2017 - 16:57




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Richard Le Harnois &
Solveig De Sovnheim

Une Ombre de Chair et de Sang.

Les morts ne reviennent pas, mais ils peuvent hanter à vie.




• Date : 23 juillet 1002
• Météo : Froid et sec, le soleil est haut.
• Statut du RP : PV
• Résumé : Le Maréchal de Serre se trouve déjà dans la capitale en vue des préparations pour les festivités. Il dédie le 23 juillet à Tybalt pour partager ses connaissances sur le Duché. Une journée riche en partage, et reposante également pense t-il... jusqu'à ce que l'ombre d'un souvenir ne vienne heurter ses rétines. Les morts ne reviennent pas à la vie.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 23 juillet 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2265-une-ombre-de-chaire-et-de-sang#69059]Une Ombre de Chair et de Sang.[/url] - [i]Richard Le Harnois & Solveig De Sovnheim[/i]
Le Maréchal de Serre se trouve déjà dans la capitale en vue des préparations pour les festivités. Il dédie le 23 juillet à Tybalt pour partager ses connaissances sur le Duché. Une journée riche en partage, et reposante également pense t-il... jusqu'à ce que l'ombre d'un souvenir ne vienne heurter ses rétines. Les morts ne reviennent pas à la vie.


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Dernière édition par Richard Le Harnois le Sam 10 Juin 2017 - 17:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Sam 10 Juin 2017 - 17:20

Svaljärd - 23 juillet, aux alentours de 13h

A ceux qui croyaient encore que Duché de Glace s'accordait avec peuple rigide, sachez qu'il n'en était rien. Tout du moins pour l'heure car Sang chaud voir bouillant semblait émaner à profusion des gestes et des paroles du peuple kyréen et des étrangers déjà présent qui croisaient sa route. C'est que l'air de rien on sentait que les festivités approchaient à grand pas et à grand renfort de mains d’œuvres pour les jours J. La vie dans les rues semblait trépigner d'impatience et les bourdonnements intempestifs ne faisaient qu'accentuer le message : Vivement qu'arrive Lughnasadh  !

Oui vivement la fête, vivement le travail surtout ! Grincheux ? Non. Du tout. Le Maréchal aimait s'activer, mais la pression était tout de même haute. C'est qu'entre la guerre, l'annonce officielle de la rupture de la Trêve par la Rose Écarlate qui impliquait beaucoup de choses, la fête proche, cet attroupement massif à venir et la protection de l'empereur et de sa famille, y avait de quoi bien penser. Trop peut-être que pour éviter de se taper une migraine malgré un jour dédié à faire visiter la capitale au jeune qui l'accompagnait depuis peu dans certains de ses déplacements clés. Adamante quant à elle, ne semblait pas d'humeur à faire des cabrioles dans le ciel froid de la Capitale, préférant le calme d'un point plus loin de la haute muraille avec vue pleinement dégagée sur le lac dont elle fit profiter l'image à son partenaire ; lequel était sujet à se demander où se trouvait la vieille griffonne jusque là.

« Il fait froid par ici, mon oncle. » lança la crevette de sa chair et de son sang, âgé de 21 ans, à lui glacer les tympans. 'Nous sommes en Valkyrion, bien sûr qu'il fait frais !' Pensa Richard qui se contenta d'un ruminement dans sa barbe pour toute réponse. Tybalt n'avait probablement jamais voyagé en dehors de Lorgol ; ou bien il se gardait bien de lui en faire part ; et du Duché de Bellifère où Richard l'y avait traîné (par la force) pour le Tournoi des Trois Opales... lequel s'était mal terminé. Depuis le début de la journée, leurs respirations crachaient des vapeurs blanchâtres de leurs bouches, ce qui semblait beaucoup amuser le garçon mimant de fumer d'une pipe invisible devant des enfants du coin bien pâmé par la sottise du jeune étranger. 'Pire qu'un môme.'

La visite des lieux et ruelles se poursuivit ; principalement sur un monologue du Maréchal bien encré dans son rôle de guide et fortement porté sur la gestuelle de ses bras ; lorsqu'une échoppe se dégagea du lot par quelques rares gravures extérieures. L'homme se hâta d'y faire un arrêt pour admirer le travail fait qu'elle renfermait. Le seuil franchit, l'architecture intérieure eu tôt fait de lui couper la parole avant qu'il ne se reprenne.
« Remarquable. » apprécia t-il au sujet d'un livre à la reliure sans nulle autre pareille qu'il acheta rapidement après s'être assuré que le contenu en valait lui aussi la peine... il en acheta d'ailleurs trois autres exemplaires à offrir.

A la sortie de l'échoppe, fier de ses achats et de sa capacité à partager ses connaissances sur le Duché de Valkyrion, Richard était bien décidé à rentrer déposer ses affaires, mais une silhouette dans la foule le cloua sur place soudainement. La gorge soudainement sèche, les entrailles nouées, le cœur alarmé et le souffle coupé, il se senti secoué et arraché des lieux et du temps l'espace d'un instant, le temps d'un souvenir lointain, d'un début d'apprentissage, des premières rencontres, de ses premiers vrais dégoûts, de ses -

« Mon oncle ! » Hurla alors Tybalt comme jamais il ne l'avait entendu ainsi hausser la voix. Les souvenirs se craquelèrent. Les paupières de Richard battirent à deux reprises avant qu'il ne se rende compte de la situation. Ses pas l'y avait mené, à elle, et sa main gauche s'était saisi à son insu d'un bras inconnu dans le but d’arrêter sa progression, de stopper un départ. Absurde. Tout simplement absurde. Cela n'avait aucun sens ! Pourtant sa bouche se permit de s'ouvrir et d'une voix fébrile, qu'il ne contenait pas, avait cité le prénom d'une ombre.
« Odile. »

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Sam 10 Juin 2017 - 23:55

Le bout de son nez était devenu rouge de froid. Mais ses joues roses de plaisir.
Elle parlait de Lughnasadh depuis son embarquement sur l'Audacia, ses compagnons devaient en avoir eu plus qu'assez. La bonne nouvelle c'est qu'ils avaient finis par l'envoyer à Svaljärd avec Vira et Géralt. Pour enfin avoir la paix ou pour lui faire plaisir, la question se poserait un jour mais pas aujourd'hui . Aujourd'hui elle essayait de ne pas laisser une larme d'émotion couler sur le doux velouté de sa joue.
Dans tous les cas, elle remercieraient ses camarades de les avoir débarqué à Lorgol pour leur permettre de prendre un portail pour Svaljärd. Et en prime quelques jours en avances pour lui permettre de profiter de sa mère avant que les réjouissances ne commencent.
Elle avait déjà prévu une petite liste de course pour les faire profiter de  Lughnasadh à leur tour.

Les trois pirates étaient arrivés en début de matinée et avaient passé les contrôles de papiers avec succès malgré la situation délicate de Vira.
Elle avait hâte de louer les chevaux qui les emmèneraient à Vatr, le village de son enfance qui était une heure de la capitale de Valkyrion.
Elle avait envoyé un courrier a sa mère pour la prévenir de son arrivée et de deux de ses amis, sans trop lui préciser quel était son nouveau plan de carrière. Elle aurait le temps de le lui avouer en face avait elle estimée.

En attendant elle allait profiter de son retour au pays et de la capitale pour se rhabiller un peu avant de reprendre la route.
Solveig avait abandonné ses airs impassibles de guerrière, s'autorisant un sourire discret. L'air était encore et toujours glacé malgré les promesses de printemps et elle se rendait compte qu'elle n'avait jamais oublié cette sensation d'aspirer de la glace liquide.

Après avoir franchit le portail, elle avait donné rendez vous aux deux autres plus tard dans la journée, trop agitée pour imposer sa présence à ses amis et ressentant ce besoin de parcourir SVALJÄRD
en solitaire.
Elle ne pouvait pour autant pas taire ses instincts malgré sa joie. Elle sentait une certaine pression dans les épaules des guerriers chargés de la protection de la ville. Les promesses de guerre se lisaient dans ce genre de détails annonciateurs de changements plus impactants.
Solveig ne savaient toujours pas comment appréhender la nouvelle de rupture de la Trève. Elle était restée fidèle à son duché mais aussi d'une certaine façon à la Guilde des Guerriers. Elle se sentait obligée de prendre position un jour prochain.

Mais pour l'heure, elle cherchait une cape. C'était devant une étale d'un marchand de rue qu'elle s'arrêta pour écouter l'homme vanter la qualité de la laine teinte en noire et de sa capuche couvrante. Un bien bel ouvrage, chaud et long. C'était distingué mais simple, aucun problème pour l'accorder à sa tenue de cuir brun bardé de boucle en métal et de sangles surplombé par une épaulière en fourrure venant elle aussi tout droit de son duché natal.
Elle leva le bras pour attirer l'attention du marchand.

Son achat sur le dos, elle était prête à partir conquérir les nombreuses autres grandes rue de la capital quand une main puissante l'arrêta nette.
Les souvenirs, les sensations avaient ressurgies, Solveig avait attrapé dans la seconde la garde de son épée, prête à la dégainer, les genoux fléchis. Son cœur battant, elle se retourna, s'attendant presque à se retrouver nez à nez avec Alrik.
C'était ainsi qu'ils s'étaient rencontrés. C'était peut être aussi qu'elle finirait sa vie s'il avait découvert qu'elle était partie pour l'Audacia.

Le visage à qui appartenait la main n'était pourtant pas celle de son maître et père adoptif. Approximativement du même age, il partageait la même rudesse dans les traits de leur visage. Mais la ressemblance s'arrêtait là. L'homme avait des yeux d'un gris acier certainement aussi dangereux que l'arme qu'elle tenait encore fermement. Des cheveux sombres mi longs balayaient son visage alors qu'ils se dévisageaient l'un l'autre. Incertain tout deux, incapables d'expliquer à leur propre échelle se qui se passait.

Sol tourna pourtant la tête un instant, assez pour voir le jeune homme qui avait hurlé derrière le dos de celui qui serrait encore son bras avant de reporter son attention sur l'homme qui avait pratiquement arrêté son cœur avec ce geste si familier.
Plus personne n'avait osé agripper son bras de cette façon depuis son apprentissage à la guilde des guerriers.
Enfin il murmura un nom. Pas le sien. Solveig s'ébroua enfin, sortant de sa torpeur.
C'était quoi ce vioc. Beau certes, mais un peu trop familier a son goût.

Sa main lâcha son épée pour attraper le nez du type, qu'elle tordit entre ses doigts.

« Vous êtes beaucoup trop prêt et familier. J'aurais pu vous casser un doigt mais on va partir sur le déboîtage du nez si ça devient nécessaire.»

Odile. Elle lui aurait peut être pardonné si le prénom avait ressemblé d'avantage au sien.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Lun 12 Juin 2017 - 16:46

La voix de Tybalt avait raisonnée à ses oreilles. Lui qui n'avait jamais haussé le ton jusque là, voilà qu'enfin il gagnait des points auprès de Richard. Sauf que l'alerte s'était faite un peu tard au vu de la situation et de ses déplacements. Par Kern, que venait-il de dire ? Comment venait-il d’appeler la prisonnière de sa main ?
Odile.
C'était absurde, il le savait, elle était morte et à moins qu'un artefact ne permette de ramener les morts à la vie, la détentrice de ce prénom ne réapparaît plus jamais devant lui. Pourtant le prénom lui avait bel et bien échappé, de même que le contrôle de ses faits et gestes.

Sans lâcher prise le bras qu'il avait saisi, il dévisagea la silhouette vive qui venait de lui faire face. La raison de cette absence passagère était on ne peut plus claire. De loin elle lui ressemblait, de près encore plus, cela en était choquant. Elle possédait des traits similaires à la voltigeuse Sombrecoeur qui avait perdu la vie... trop de traits pour que ce ne soit le fruit du hasard : les mêmes yeux bleu, le même nez un peu en trompette, la même chevelure de blé, seul ses pommettes et son menton la différenciait quelque peu de son souvenir. La ressemblance était troublante, vraiment.

L'air hagard du moment qu'il affichait disparu instantanément à la minute même où elle lui crocha le nez ou plutôt lorsqu'une douleur pincée percuta enfin ses sens. Ce qui n'était pas trop tôt me direz-vous. Un grognement de douleur accompagna un mouvement premier de la tête dans le but de se soustraire avant que dans un second grognement, plus rude, il se décidait d'ôter sa main du bras de celle qui n'était que l'ombre de chair et de sang d'un lointain passé pour repousser la vilaine attaque nasale.

« Comment osez-vous ?! » C'était un peu le Savoir qui se foutait de la Magie en terme de secours, mais à ses yeux il n'avait pas agit en toute connaissance de cause, alors que elle, si. Elle s'était plainte verbalement, à juste raison, et il lui avait répondu, insurgé, en ruminant tout en se caressant le nez.

Un regard pincé de reproche tandis qu'il reprenait assez mouché. « Je vous aurais déjà cassé en deux, si vous ne lui ressembliez pas autant. Sachez-le, femme. »

Devait-elle s'estimer heureuse ? Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas il l'avait appeler 'femme' et non 'la gueuse' et rien que pour cela, elle s'en tirait plutôt bien comparé à d'autres qui auraient eu le toupet d'en faire autant à son visage.
Devait-il s'estimer heureux qu'elle n'ai pas saisi l'arme qu'elle portait et qu'il venait à peine de remarquer ? Oui. Sans doute. Mais il ne l'admettrait pas.

« Le Destin doit vous avoir à l’œil au vu de votre chance scandaleuse. » Oui, c'était un scandale que de lui ressembler autant. Cela aurait été sans doute plus simple de l'aborder plus poliment, mais il s'agissait d'un belliferien et malgré ses années d’expériences, Le Harnois ne faisait pas sans échapper à la sagesse d'Argon.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mar 13 Juin 2017 - 0:38

L'homme continuait de la dévisager mais semblait comprendre désormais son erreur. Pour autant cela ne satisfaisait pas la Kyréenne. Il avait cet air déçu même si il le cachait parfaitement bien. C'était encore plus contrariant que de se faire appeler par le prénom d'une autre. Mais la déception laissa elle aussi rapidement sa place a une flopée d'émotions qui avait de quoi la ravir. Il était absolument outré de s'être fait attraper son nez et il avait l'air décidé à le récupérer. Que néni. Elle resserra l'emprise de ses doigts.
C'était trop tôt pour lâcher prise jugea t-elle en regardant ostensiblement son avant bras fermement serré dans sa grande main de fer. Belle main. Et beau bras. Oh. Et très belles épaules carrées.
Son grognement et son geste pour la relâcher remit Solveig en face de ses priorités. Comme lui rendre enfin son visage.

« Hum. Comment fait on pour oser ? Je crois que je n'ai pas grand chose a vous expliquer vu votre expérience en la matière. »

Un sourire malicieux vint étirer les lèvres de la jeune femme. Elle expliquait sans difficulté que telle fut sa réponse. Avec une voix profonde et rauque nota t-elle au passage. Elle n'avait jamais eu a pratiquer ce genre d'attaque auparavant mais il était indéniable qu'un homme avait un pourcentage très élevé de se sentir attaquer dans sa dignité et virilité avec un geste pareil.
Oh voilà qu'il se massait l'arrête nasale. C'était mignon pour un homme pareil de frotter une zone douloureuse. Presque un instant de faiblesse.
Alrik lui avait toujours dis d'éviter de masser ses blessures même si c'était d'une grande tentation. Un guerrier n'a jamais mal même si ça saigne.

Les yeux de Solveig s’étrécirent légèrement d'intelligence amusée. Elle n'allait pas lui dire ça, il allait finir par se fâcher.
Se retenant autant qu'elle le pouvait d'afficher sa bonne humeur suspecte, elle préféra dévisager le type qui l'accompagnait. Un air de famille mais le regard plus doux. Il avait appelé son agresseur son oncle. Oh, cet accident interrompait il une promenade familiale ? Odile était elle sa mère ?
Beaucoup trop de possibilités pour qu'elle aille plus loin dans ses pensées. Une perte de temps. Il y avait d'autres moyen de se renseigner.

Son inconnu continua d'un ton de reproches bien senti.

Femme. Comment ça femme. Bon. Si il le prenait comme ça. Quelle était cette expression que son maître employait déjà ? Un terme qu'il avait emprunté à un de ses anciens amis avec qui il continuait de correspondre régulièrement. Il était un temps ou il s'était amusé a l'appeler ainsi juste pour voir si cela changeait quelque chose à sa façon de se battre. Ah. Voila.

Calme toi le gueux, ce genre de menaces je m'en tartine comme de ta première épée. Pour ce qui est de ma chance, si vous parlez de mon travail acharné pour attraper le nez des papis en Valkyrion alors c'est assez insultant. Mon ancien maître serait triste de savoir que toutes ses années d’entraînement dans la guilde des guerriers ne m'ont donné que des capacités très limités a faire ronchonner les viocs.

Qui de Vira ou d'Alrik aurait été le plus fier. C'était tendu elle devait l'admettre. Elle demanderait a son amie. Quand a son père adoptif, elle allait peut être oser lui envoyer une petite lettre finalement.  
Derrière le bellâtre d'un certain age, le gosse eut l'air de s’étouffer.

« Je crois que ton neveu a besoin d'aller faire la commission. Son visage est terriblement constipé. »

Et voilà. Elle s'octroya le luxe de lui adresser un clin d’œil, resserrant les pans de sa cape autour de sa silhouette longiligne.
Bon il était temps qu'elle en revienne au sujet le plus important.

« Vous l'attendiez ici peut être cette Odile ? »

Oh cet air innocent. Elle pouvait mettre sa main, son pied, son crane et n'importe quelle autre partie de son anatomie que l'oncle allait lui rentrer dedans. Mais ce grand échalas avait l'air de faire parti de cette tranche d'age ou les parties masculines prennent le pas sur tout. Peut être qu'il allait pouvoir se montrer bavard.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mar 13 Juin 2017 - 15:49

Comment osait-elle lui parler ainsi ? Ce petit air supérieur et amusé à lui clouer le bec n'était pas du tout au goût du Maréchal. Il l'avait cherché certes, mais il y avait des limites à ne pas franchir. Deux ans à être à son poste n'était pas encore suffisant, fallait croire, pour être reconnu puisque bon nombre de gens ne semblait point surpris de voir pareil figure rôder de ci de là – dans un sens, lui ne paradait pas avec tout un armadas de protecteur puisqu'il en était un.

Une paire de baffe n'aurait pas été de refus pour aider la kyréenne à se remettre les idées en place et à calmer ses ardeurs. Elle devait se sentir pousser des ailes dans le dos pour ainsi poursuivre sur sa lancée. Serait-elle voltigeuse qu'il aurait tôt fait de lui briser ses rêves de promotion ! Quoi qu’à bien y réfléchir, ça ne lui avait pas réussi la première fois qu'il avait fait ça. Bah, il trouverait bien autre chose pour lui faire regretter ses airs en temps et en heure.

Dire qu'il l'avait confondu avec une autre, quelle blague. A présent qu'il l'écoutait poursuivre d'une bouche quelque peu tordue d'animosité et d'un regard hargneux, il regrettait encore plus son erreur. Odile était intelligente et forte, mais pas le genre à l'appeler 'le gueux', il fallait la pousser dans ses derniers retranchements pour qu'elle en devienne vulgaire malgré son côté farouche, c'est que madame préférait l'indifférence. Cette femme, ci présente sous ses yeux, n'hésitait pas une seconde à lui rentrer dans le lard en usant des termes qu'il affectionnait particulièrement et qu'il avait hésité pour un coup à utiliser. Un regret de plus, la liste s'allongeait ! Sidéré, le Maréchal.

Grincheux, Le Harnois percuta la curiosité fluctuante de sa griffonne. Un défilé d'image passa jusqu'à ce que l'homme fulmine en lui-même devant la vision d'une révoltée... s'en suivi un sentiment hilare d'Adamante qui le fit grincer des dents. Il la sentait venir. Ça devait lui manquer de le voir tout irrité ainsi face à une femelle autre que elle. L'homme chassa d'un geste de la main ses images – comme si cela fonctionnait ainsi, mauvaise habitude ! Néanmoins les images s'étaient tût lorsqu'il reprit.

« Il serait donc temps de changer de Maître dans ce cas. J'ai cru comprendre qu'un tavernier recherchait justement une serveuse et plus si affinité dans la vieille bâtisse de pierre située quelques rues plus bas, mais vous connaissez peut-être déjà le coin. Avec la qualification crocheteuse de nez vous êtes certaine d'être embauchée, une opportunité à ne pas rater ! Quant à La guilde des Guerriers, elle ne vous regrettera pas, j'en suis certain. » Ou plutôt il espérait que bon nombre d'homme serait du même avis – sauf s'ils étaient trop à à penser comme Alrik, lequel, il en était certain, se serait plu de cette rencontre et de ces échanges.

Richard haussa un sourcil et jeta un coup d’œil rapide à Tybalt, soit disant constipé. C'était peu dire, le jeune homme semblait en effet congelé sur place. La perte de gens par congélation devait être fréquente, surtout concernant les étrangers au Duché. Mourir de froid devait prendre tout son sens en Valkyrion. Hors de question de perdre le petit ainsi, alors qu'il se faisait enfin entendre. Claquement de langue en voyant le clin d’œil. C'est qu'elle était agaçante...

« Gamin, reprend toi et bouge un peu, tu ressembles de plus en plus à un glaçon. » lança t-il à son adresse, mais Tybalt ne semblait pas savoir quoi faire, aussi reprit-il après un soupir mi las mi agacé. « Prends les devants et va t'en disposer nos achats déjà, ça te réchauffera. » C'est qu'il en aurait presque été tendre vous ne trouvez-pas ? Et d'un frisson parcouru par le froid ou par cette soudaine gentillesse à son égard, le jeune fit un pas, puis un deuxième, hocha la tête et s'en alla après avoir saluer poliment l'inconnue qui l'avait un peu insulté au passage. Trop bien éduqué... beaucoup trop pour son bien.

« Vous l'attendiez ici peut-être cette Odile ? »

Comment dire... Non, clairement, impossible même. Lui dire que cela ne la regardait pas était tentant, mais se serait l'amener doucement à partir. Hors lui même devait s'avouer curieux à son sujet. Odile avait-elle eu une fille... les rouages dans l'esprit de Richard se mirent à tourner plus vivement, semblant vouloir calculer quand cela aurait pu être possible. A bien la regarder encore, il était de plus en plus certain qu'elle était de ce Duché ci, Odile se serait-elle unie avec un kyréen ? Ce kyréen l'aurait élevé dans ce cas ? Ce qui expliquerait pourquoi ce prénom ne semblait pas lui dire grand chose ? Odile avec un homme. Déplaisant à imaginer... plus déplaisant encore, la satisfaction d'Adamante qu'il ressentait et qui ne devait pas être loin. La poisse ! Des questions, des réponses dans un lieu inaccessible visuellement à la griffonne, histoire qu'elle aussi puisse être un peu grincheuse.

« Je serais presque tenter de vous répondre, mais j'ai la désagréable impression d'être observé. » Il le serait sous peu et il se senti pressé, un coup d’œil rapide au ciel où quelques griffons jouaient ensemble, l'empressement d'Adamante qui avait sans doute deviner son souhait de se dérober. « Que diriez-vous de boire un verre au chaud et de manger un bout ? Je paye. Précisa t-il tête haute indiquant clairement qu'il en avait les moyens. Peut-être avait-elle déjà mangé, peut-être pas. Un verre ou un plat voir les deux, au choix, mais surtout, des réponses. Il se pourrait bien que j'ai connu votre mère. » Ajouta t-il pour la convaincre davantage sans se douter un instant qu'elle pourrait se méprendre ou autre. D'un geste de tête il indiqua une enseigne proche plus haute puis d'un faible sourire goguenard reprit. « A moins que vous ne souhaitiez vous rendre à la taverne plus bas pour y être engagée ? »

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mar 13 Juin 2017 - 19:47

La jeune femme en était consciente, plus elle le sentait en colère plus elle trouvait la situation à son goût.
Elle le voyait dans son regard, il ne désirait qu'une chose, lui faire ravaler ses mots jusqu'à ce qu'il reprenne parfaitement le contrôle.
Solveig ressentait l'envie d'en savoir plus. Qui pouvait bien être ce fou furieux aux prétentions hors normes. C’était par curiosité, simplement par curiosité. Sans arrières pensées. Non aucunes.

Le pli de sa bouche était devenu curieux. Elle commençait à sentir l'agressivité latente chez lui, la guerrière en elle se demandait s'il n'allait pas tenter de lever la main. Cette discussion allait perdre énormément en terme de plaisir, elle devait se raisonner et se méfier. Intéressant ou non, s'il allait trop loin, cette fois elle dégainerait.
Certes peut être avait elle tout de même un peu abusé. Mais elle ne regrettait pas pour autant. Elle se sentait toujours détachée de tout mais elle avais compris plus jeune qu'il était souvent nécessaire de montrer les dents.  
Malgré ses subites inquiétudes, il n'en fut rien. Il se contenta d'une provocation facile qui eut le mérite de redonner le sourire à Solveig.

Pour être au courant il faut être client et si vous êtes client il faut être prête à prendre le risque de se laisser.. embaucher par vous. Je ne voudrais pas vous vexer mais vu que vous voyez quelque chose d’érotique dans les nez je vais être contrainte de refuser ce beau métier d'avenir que voilà. Je suis  loin de partager vos fétiches vous comprenez.
Quand a la guilde des guerriers, il vous faudra envoyer une lettre à Alrik de Sovnheim. Je ne suis malheureusement pas plus au courant que vous sur leurs regrets.


Elle avait murmuré cette dernière phrase avec un nouveau clin d’œil sur le ton de la confidence.
Coquin va.
Le neveu en tout cas avait le droit a ses égards. Au moins était il un oncle aimable. Par la même occasion un oncle aimable se débarrassant d'un spectateur devenu certainement un peu trop gênant.

- Il n'est pas d'ici c'est une évidence. Vous êtes en déplacement j'imagine ?

Hé hop, une tentative pour se renseigner sur ses origines. Elle ne perdait pas le nord, c'était une bonne habitude pour une Kyréenne.
Ce qui suivit aurait dû faire son bonheur. Mais c'était mal connaître la jeune femme. Il parlait d'être observé, ne voulait il pas savoir qui osait l’importuner, lui qui devait certainement collectionner les principes et interdictions avec beaucoup de soin.

- Avec plaisir mais vous ne voulez pas attraper cet importun ? De toute manière je dois encore acheter quelques bouteilles pour des amis qui m'ont demandé de profiter de  Lughnasadh  pour en rapporter.

Quand aux allusions qui suivirent concernant sa mère, Solveig faillit perdre toute sa contenance.
Mais elle se rattrapa bien vite. Il ne connaissait ni son prénom ni son nom. Elle ressemblait a cette Odile elle avait bien compris mais sa mère bien aimée s'appelait Ragnhild.
L'idée qu'il puisse être son père lui avait bien traversé à la vitesse de l'éclair ses pensées mais elle préféra la refouler bien loin. Inimaginable qu'elle rencontre son géniteur de cette façon. Il tentait simplement de la troubler. Cela semblait être un sport parfaitement maitrisé par eux deux. Non décidément.

Ne lui donnant pas trop le choix, elle glissa doucement son bras sur le sien pour l’entraîner a sa suite vers d'autres marchands ambulants avec un sourire à faire trembler ceux qui la côtoyaient. Observant les badauds, curieuse de savoir si quelqu'un l’observait réellement ou si c'était une piètre excuse pour la piéger.

- Non je préfère la première de vos idées. Je vous l'ai dis, le nez n'est pas chez moi une zone hétérogène, n'insistait pas, je ne serais pas à la hauteur du poste.

Il n'était pas difficile de trouver son bonheur, même dans le froid des rues de Svaljärd. Les hommes d'ici avaient l'habitude de rester dans le vent et le froid.
Lâchant le bras de celui dont elle connaissait toujours pas le prénom, elle s'engagea dans une discussion dans un langage guttural rapide pour marchander son hydromel. Elle en retira un bon prix pour un petit tonnelet qu'elle casa sans vergogne dans les bras musculeux de son accompagnateur.
Son œil exercé n'avait pas quitté la foule mais pas un instant elle ne sentie un regard peser sur eux. Ce n'était pourtant pas faute de faire appel à ses sens les plus aiguisés. Par contre dans le ciel, un gigantesque oiseau faisait son chemin vers eux. Ou plutôt un griffon.

- Ne vous faites pas mal au dos s'il vous plaît, j'aimerais partir manger en compagnie d'un homme valide. Dites c'est moi ou ce griffon à l'air décidé de voler vers nous.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mar 13 Juin 2017 - 23:01

Sa tirade sur le poste vacant à la taverne plus loin n'eut pas l'effet escompté. Il y avait bel et bien un recrutement, mais il n'était pas question de 'plus si affinité', juste le risque d'avoir une main sur les fesses et quelques propositions contre fleuron de ci de là. Elle n'avait pas tord ni raison en indiquant qu'il était donc client, puisqu'il avait dû y mettre les pieds à l'occasion de ses passages dans la capitale, mais de là à être un régulier, non.

Il dû mordre sur sa chique. Lui qui pensait lui rendre la pareille, la faire taire voir la gêner au moins un minimum, s'était fourré le doigt dans l’œil. Pire encore, elle jouait sur ses mots, le faisant passer pour... un obsédé peut-être ? Le terme lui échappait soudain, mais une chose était certaine, elle le regardait une nouvelle fois de haut. Qu'on lui coupe cette maudite langue, songea t-il. Lui, Maréchal de Serre, fétichiste du nez, et puis quoi encore ? C'était vraiment mal le connaître, il aurait même pu lui clouer le bec en indiquant qu'il préférait les oreilles, mais elle aurait clairement trouvé là un autre prétexte pour se rire de lui. Comme un jeu, il lui renvoya la balle.

« Je comprends tout à fait, mais je vous rassure, mes préférences sont toutes autres et mes critères sont bien loin de ce que vous pouvez offrir. Il coula un regard sur sa silhouette de haut en bas avec un sourire quasi dédaigneux et un air hautain. Je demande davantage en terme de proportion ci et là. Vous n'avez dès lors pas de quoi vous inquiéter à mon sujet. Elle avait ses traits, mais pas toutes ses formes, Odile était plus généreuse de la poitrine et possédait des hanches bien plus large, sans doute moins de fesses, mais de là à ce qu'il lui tourne autour pour vérifier... Quant à Alrik de Sovnheim, je le connais personnellement, je n'hésiterais pas à le contacter à ce sujet. »

Comme un jeu, il se mit à imiter son clin d’œil, fin sourire du malin bien content d'avoir répondu. Et il était certain de toucher un mot à Alrik à présent, il se voyait bien envoyer :
'Avis de Recherche :
Physique : Blonde, yeux bleu, nez en trompette
Passe temps : tordre le nez des hommes
Profession :Fait parti de ta guilde des Guerriers.
Conseil : Vire la.
Ci joint un portrait de ma main.' .

Naturellement il était cartographe dans l'âme pas portraitiste et de ce fait il y avait fort à parier que son vieil ami grimace et jette le pseudo avis de recherche que prenne sa requête au sérieux.

Et Tybalt s'en alla et elle posa question sur ses origines. Il ne voyait aucune raison là de lui cacher ces faits, aussi répondit-il.

« Le petit est de Lorgol,  petit, petit, il avait quand même vingt-et-un ans le gueux, et nous ne sommes pas du coin non. Nous sommes venu assister à la fête comme bon nombre de voyageurs. Nous avons juste prit un peu d'avance. »  Citer le nom de la fête ? Il préférait éviter de peur de se mordre la langue en prononçant son nom. Et un éternuement ne serait pas fortement apprécié par les kyréens, il avait déjà eu affaire au regard torve d'Alrik lorsqu'il avait essayé de dire son nom pour la première fois.

Adamante en approche, tous les sentiments d'amusement, de fierté et de compétition mêlés ensemble que la griffonne lui faisait sentir, Richard avait tenté d'orienter la blonde à la langue aussi acérée qu'une pierre affûtée dans un autre lieu. Prétextant ne pouvoir répondre car il se sentait observer, l'arrivée de sa partenaire ne faisant aucun doute, il cacha une grimace à sa réponse. C'était logique, si il y avait bien une personne le guettant, il aurait été la trouver de face avec une main sur la garde de son épée, sauf qu'il s'agissait plutôt d'un observateur céleste prêt à se foutre de lui... l'affaire était donc complètement différente. Méditant après une parade pour répondre, elle l’entraîna à sa suite après avoir glissé son bras, non sans un grognement de surprise de la part de l'homme bien contraint de la suivre... peut-être qu'Adamante ne les verrait pas.

Quand elle plaisanta de nouveau sur les zones hétérogènes, l'homme lui répondit :

« J'insiste. Vous serez parfaite, j'en suis certain. Le patron a juste les mains baladeuses, mais vous savez vous défendre, cela ne devrait pas poser de problème. » Elle se détacha alors de lui et commença à commercer dans un patois qui le laissa perplexe, mais à l'écoute néanmoins – toujours curieux d'en apprendre le plus possible pour ses connaissances personnelles. Bras croisés, l'homme jeta un coup d’œil au ciel, pas de signe d'Adamante, puis sur la femme dont les oreilles étaient cachées par ses cheveux tombant, ce qui le fit presque tiquer. Elle se tourna vers lui la seconde d'après... Avait-elle compris ? Non. Elle lui fourra un tonnelet dans les bras comme si de rien était avant de poursuivre sur sa lancée. L'homme cligna des yeux à deux reprises, stupéfait. 'Et cette femme ose me reprendre sur ma familiarité...' pensa t-il outré. Elle le prenait pour un porteur... un porteur... lui, le Maréchal, vu comme un porteur !

Il s’apprêta à rouspéter en lui refourguant son tonnelet dans les bras, mais lorsqu'elle mentionna qu'un griffon avait l'air décidé de voler vers eux, l'homme s'interrompit et tourna vivement la tête pour grimacer. Le petit cri que laissa échapper la griffonne du bec pouvait s'entendre, moins sa signification de winneuse assurée qui insupportait au plus haut point Richard. Ni une ni deux, calant davantage le tonnelet contre lui sous un bras, il chopa le poignet de la femme et se hâta à grand pas en la traînant derrière lui. Un coup d’œil derrière, Adamante leur fonçait toujours dessus avec ce sentiment bien lourd comme un chat qui attrape une souris et puis... un nouveau cri et un sentiment plaintif et grincheux lorsqu'il claqua la porte de la Taverne derrière la kyréenne. Soufflant comme un bœuf un instant, il laissa échapper un rire proche de la nervosité et de la victoire, soulagé.

« Fhouh ! Qui aurait cru que les griffons pouvaient être si dangereux ! »  Adamante ne pouvait l'avoir entendu, par contre les sentiments de Richard la mire en rogne, suffisamment pour qu'elle lui projette une image d'un mort. 'Hum. Susceptible !' Il lâcha rapidement son poignet, sentant qu'il commençait à avoir les mains moites. « Et donc, un verre hmmmm, elle risquait de mal prendre le 'machin' aussi prit-il sur lui, votre nom ? »  reproposa t-il un peu plus souriant avec un sentiment béa de victoire face à sa griffonne. Ah c'est qu'il aurait presque fait un bond dans le temps avec ce cirque. Il en aurait presque oublié le tonnelet !

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mer 14 Juin 2017 - 0:56

Il lui parlait de ses préférences en terme de femme comme si c'était la chose la plus indiquée dans une conversation avec une inconnue qui se défendait simplement de ne pas devenir une de ses serveuses faciles.
Elle était en train de lui faire perdre pieds, elle le sentait.
Mais elle devait avouer que ce regard de haut en bas fit son petit effet avec ce petit regard et sourire de dédain. Homme vil, c'était encore une fois un coup bas. Bien qu'un peu blessée dans sa fierté de femme elle préféra exagérer son expression faciale pour la faire passer pour un faux sentiment.

« Mince, je ne suis pas à votre goût. C'est bête ça, je ne suis pas à la hauteur d'un quinquagénaire. Ma vie est foutue. C'est affreux. Que vais je devenir. Oui bien sûr c'est vrai il y a toujours votre ami le tavernier. Mais ai je mes chances avec une poitrine si commune et des hanches pas assez épaisses ? Je crois que je suis condamnée à rester guerrière. Zut ! »

On parlait d'elle, on parlait d'elle mais hé!Rien ne lui disait que lui remplissait parfaitement son pantalon. Un poil plus grincheuse qu'avant elle faillit tout de même éclater de rire lorsqu'il lui donna confirmation qu'il allait contacter Alrik.
Il disait bien le connaître. Était ce un mensonge ou une réalité ? Elle était de nouveau dévorée par la curiosité.

Devait elle envoyer une lettre en ces termes ?

" Maître, un homme m'a accosté et prétend te connaître ; Ne croit pas un mot de sa lettre, Il dit certainement des conneries.
Au passage, je suis heureuse là ou je suis, je t’envoie un peu de rhum, ne va pas le parier avec un capitaine. Bisous "

Non.

Enfin au moins répondait il un peu a ses questions et nourrissait un peu sa curiosité. Pas de Valkyrion. Pas du territoire de Faërie puisqu’avec la guerre qui était déclaré, jamais Valkyrion n'aurait laissé entrer un Faërien sur son territoire. Il restait Erebor, Bellifère et Sombreciel.
Bon. C'était à peine plus enrichissant mais c'était toujours ça de plus à se mettre sous la dent.

Avec une patience à toute épreuve et finalement toujours avec un bon mot, elle se permit de rigoler lorsqu'il lui assura qu'elle avait sa place en tant que serveuse.

« Ah, alors si je suis parfaite finalement c'est que je dois quand même avoir de beaux atouts. Merci ça me touche, toujours aussi ravie. »

Oui cette fois elle l'était. Ravie.
Ses emplettes terminées et absorbée par le griffon qui fonçait vers eux, elle ne comprit pas tout de suite pourquoi sa remarque fit grogner son inconnu. Il lui attrapa le poignet et l'attira à sa suite au pas de course. La tête vissée dans une position inconfortable elle regarda jusqu'au dernier moment ce drôle d'oiseau qui s'approchait dangereusement du sol jusqu'à se qu'une porte se referme sur son nez. Se retournant vers l'autre, elle l'écouta rire avec une certaine surprise.

« Ah parce que c'était pas le votre ? »

Elle n'était pas née de la dernière neige, ces créatures étaient d'une grande intelligence, elle voyait mal l'un d'eux attaquer l'homme sans que son voltigeur ne soit avec lui,
Regardant son poignet, un drôle de sourire vint éclairer le visage pâle de la Kyréenne. Il avait peut être encore envie qu'elle lui attrape le nez. Il devait réellement aimer ça.

Dégageant une mèche de cheveux qui était tombait devant son visage en pleine course, elle la repositionna sagement derrière son oreille.
Il était nerveux. Il était nerveux ! Oh !

« Solveig. Solveig de Sovnheim. Allons nous asseoir, je meurs de faim .. monsieur le voltigeur... ? »

Cette fois elle était éblouissante, répondant à son pâle sourire qu'elle voyait comme une petite victoire personnelle. Elle était trop heureuse de son petit effet et de le voir lui sourire.
Faible femme qu'elle était finalement.
Marchant vers une table elle fit un signe de tête à l'aubergiste qui ne manqua pas de calculer ce qu'un couple entrant pouvait rapporter pour son commerce.
Il courra presque vers eux.

« Que puis je vous servir, j'ai une excellente liqueur de sapin . Et un Hydromel très doux. Ou plus brut. Pour le menu nous avons du sanglier aujourd'hui.»
« Hydromel. Du brut pour moi. » Répondit elle après avoir attendu que son compagnon improvisé réponde.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Mer 14 Juin 2017 - 16:01

Mais voyons, femme, les préférences d'un homme sont la base d'une conversation car tout doit tourner autour de leur personne ! Et c'est donc ainsi qu'il avait cité ses critères en prenant soin d'observer de haut les formes de la copie presque conforme d'Odile Sombrecoeur sans se départir de son air dédaigneux insupportable qu'il savait si bien faire. Elle ne perdit par le nord, kyréenne butée, puisqu'elle lui répondit mesquinement en pointant cette fois le doigt sur son âge. Une chance qu'il n'avait pas déjà atteint la soixantaine n'est-ce pas ? Bien qu'il était plus proche du soixante que du cinquante à présent, ah, c'est que le temps passait bien vite. Trop vite. Il hocha presque la tête à ses remarques, se montrant compréhensif, sa manière de la rendre yak pensait-il.

« Il n'est pas si difficile, moins que moi c'est certain. C'est qu'avec l'âge et l’expérience, on devient plus sélectif. » Naturellement lui non plus n'était pas bien difficile, enfin si, tout de même, mais la kyréenne n'avait rien à envier à qui que ce soit. Bien faite, malgré sa comparaison avec Odile, il était certain qu'elle devait faire glisser pas mal de regard sur sa personne. Une femme qui attire les hommes... devrait rester fidèle à un seul et enfermée dans une maison à pondre des enfants. Sa profession, guerrière, une nouvelle fois cité, ne fit que renforcer son envie d'écrire à Alrik. Une femme n'était pas faite pour tenir les armes, vraiment, l'homme était bien assez pour défendre ses possessions. Cela n'avait pas aidé Odile après tout, que de se sentir l'égal d'un homme, qui sait si cette outrageante kyréenne ne finirait pas pareil ? Hors de question que cette erreur se reproduise, il fallait la reconduire dans le droit chemin –  il pouvait y voir là une façon de se racheter auprès de la voltigeuse, la mère de l'inconnue, selon lui.

Tybalt parti, dirigé au final vers un petit marchand plutôt qu'une taverne pour se protéger du regard d'Adamante en approche, voilà qu'elle était ravie, cette fois, qu'il indique la perfection dans sa réplique. Hum ! Il se voyait mal répondre à ça, parce que ça sonnerait faux de la casser à ce niveau et qu'en prime il risquait vraiment de la perdre, elle et ses secrets, elle et ses liens avec une ombre de son passé. Elle lui refourgua un tonnelet, mais l'arrivée de la griffonne coupa net ses rouspétances puisqu'il entraîna la kyréenne à sa suite avant de rire de sa course et de sa victoire contre sa partenaire de vol une fois à l’abri de son regard perçant. Cela faisait un moment, avec cette guerre, qu'il n'avait pas plaisanté ainsi avec la griffonne qui l'avait vraiment, vraiment, mauvaise pour le coup.

« Le mien, pfft j'ai cru qu'il s'agissait du vôtre, agressif n'est-ce pas ? » Moqueur. Elle le bombardait d'autres images de cadavres et de morts idiotes issu de la mémoire collective de sa race, charmant. Bon gré malgré, il se rendit tout de même à l'évidence qu'elle ne serait pas dupé davantage et que sa profession était à présent aussi claire que l'eau du lac de Svaljärd.  Suite à cette course, elle se recoiffa, non sans un Maréchal glissant un coup d’œil à l'oreille dévoilée. Elle en avait une, deux mêmes sans doute ! Elle était guerrière, mais pas arrivée au stade où une confrontation aurait pu la déposséder, la malmener, l'amocher ou la défigurer à cet endroit. Une chance donc. Elle devrait les mettre davantage en évidence, songea t-il pensif avant de surprendre son regard et de changer de point de vue.

Elle se présenta à lui après sa proposition et sa question. Solveig de Sovnheim. Il était apte à prononcer son nom sans bavure ni éternuement ! Un miracle qu'il suivit à une table en se présentant à son tour. « Richard Le Ha-Attendez, s'interrompit-il soudain réalisant le commun de son nom, le pourquoi du comment c'était si familier au fond, la – nouvelle interruption, cette fois du serveur qui prit commande. Richard sélectionna une liqueur de sapin et commanda deux  assiettes à base de sanglier, sans détacher un regard quasi vorace de curiosité sur la dite Solveig de Sovnheim qui choisissait à son tour sa boisson. Le serveur s'en alla et tout en prenant ses aises, disposant sur la table le tonnelet puis ses coudes reposés ensuite, l'homme reprit. Vous êtes la gamine qu'Alrik a prit sous sa garde, la Sol' du pari grotesque dont il m'a bassiné les oreilles maintes et maintes fois ? » Mi amusé, mi stupéfait et avec un soupçon de grimace. Bah oui, c'était quand même un pari sur une donzelle combattant un gueux, avec la défaite du gueux en prime au final. Par Kern qu'Alrik n'avait pas arrêté de conter la scène de ce jour là, au grand damne du misogyne bien irrité à devoir admettre qu'un blanc bec valait moins qu'une poupée.

HRP:
 

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Jeu 15 Juin 2017 - 5:18

Regardant cette porte qui s'était refermée sur une nouvelle partie de ce mystère fait homme, la Kyréenne se permit rien qu'un peu d'estimer un peu plus cet étranger.
Un voltigeur, cela requérait de se lier à vie a une créature de légende. Mais surtout que l'une de ces créatures choisissent de le faire. Solveig avait toujours apprécié la chose comme un privilège rare sans qu'elle ait pour autant voulu tenter un jour l'aventure. Elle s'était toujours considérée liée à la terre. Voir aujourd'hui à la mer. Mais les cieux ? Non, elle était suffisamment en accord avec elle même pour savoir qu'elle n'y avait pas sa place. Et après tout, le monde d'en bas avait déjà l'air d'avoir de vaste projets pour elle.
D'un coup d’œil global sur la personne de son compagnon, Solveig dû revoir ses médisances concernant son... tonique. Un Voltigeur n'était il pas connu pour être particulièrement doué pour les acrobaties ?
Elle perdait le fil, elle dût faire un effort conséquent pour ne pas dériver plus loin. Mettant les rougeurs de ses joues sur le compte de sa course improvisée et non pas de son esprit tordu, elle tapota un peu son buste pour reprendre une contenance.
Bref, il avait gagné quelques points non négligeables au près de la guerrière qui mesurait en général la valeur d'un homme soit par ses actes ou par ses compétences. Et un voltigeur était la définition même de la compétence.

« Agressif ? Je ne sais pas, en général je suis assez douée pour déterminer de qui est agressif ou non rétorqua t-elle en lui coulant un coup d’œil accompagné de son éternel sourire. Pour moi ce griffon était déterminé mais pas agressif. Mais je ne suis pas l'experte. Et vous ? »

Toujours à  l’affût, elle ne pouvait pas louper cet aspect un peu vitreux que prenait son regard comme si il était brusquement ailleurs. Il avait l'air satisfait d'une blague que lui seul pouvait comprendre apparemment.
C'est en réajustant ses cheveux qu'il revint à lui mais surtout à elle.
Avec beaucoup de plaisir elle nota qu'enfin elle en connaissait désormais plus sur lui que lui sur elle, leur petite bataille d'informations distribuées au compte goutte portant enfin ses fruits. Elle connaissait sa profession, lui ne connaissait désormais que son prénom et son ex profession. Quand à la nouvelle, elle n'était pas certaine de la lui révéler immédiatement.

Profitant que l'instant lui offre l'occasion de lui retourner la question de son identité, elle s'installa à une table immédiatement suivie par le voltigeur.
Prêt a décliner son nom, il s'arrêta pourtant en plein milieu pour la regarder avec une nouvelle intensité qui aurait presque pu la mettre mal à l'aise si elle même n'avait pas poussé les portes de la révélation à ce même instant. Il avait eu le temps de lui donner son prénom et le début de son nom. Le lien fut rapide. Richard le Harnois. Il allait dire le Harnois, elle en était certaine. Ainsi elle n'était pas accompagnée par un simple voltigeur mais par le maréchal lui même. Son cœur rata un battement. Pour plusieurs raisons.
De une, elle était désormais certaine qu'il ne mentait pas en disant connaître Alrik. Ce dernier le citait toujours avec joie et allégresse au sein de la guilde, provoquant le roulement de beaucoup de paires d'yeux. Dont la sienne. Et dire qu'elle s'était même permis de le citer pour retourner ses mots contre lui. Elle aurait pu en jubiler.
Aurait pu si la deuxième raison de cette momentanée palpitation n'avait pas une seconde source plus gênante. Il gagnait de nouveaux quelques points mais de façon inavouable. Elle avait comme qui dirait une sorte d'attirance non assumée pour ceux qu'elle déterminait à la hauteur des plus grands.
Solveig s'empressa d'aller enterrer cette idée toujours plus loin quelque part dans son crane. Elle n'était pour autant pas du genre a se pâmer devant l'éclat des autres. Hors de question.

Sans se départir de ses bonnes habitudes elle reprit avec ces mêmes libertés qu'elle s'était autorisées en la compagnie du Harnois.
« Ah, finalement je ne suis pas la seule à vous reconnaître. Mais ce pari n'était pas si grotesque puisque finalement le dénouement ne fut pas celui que tous attendait. »

Répondant par ce sourire hybride de la grimace, elle remercia le propriétaire qui déposa leurs boissons.
Elle avait le sentiment que leur joute orale venait de prendre elle aussi du galon.

« Vous connaissez donc finalement bel et bien mon père adoptif. Mais je suis curieuse d'entendre ce que vous avez à dire de ma mère. Connaissez vous son nom de famille ? »

Elle avait insisté sur le père adoptif, prenant le plaisir de lui rappeler qu'il était devenu plus qu'un maître.
La question qui avait suivie était simple mais pour Solveig cela serait une véritable réponse quand à son soit disant passé commun avec sa génitrice. Elle avait décidé de parier sur le bluff alors qu'il lui avait tout de même prouvé qu'il n'avait pas menti pour Alrik.
Ragnhild était une femme sans nom et sans honneur, ayant perdu le droit de porter le nom de sa propre famille. Vatr et le reste du monde avait pris bien soin de gommer les traces de ce nom connu de très peu de personnes. Le secret disparaissant avec les morts.

Attrapant sa boisson, elle y laissa traîner le bord de ses lèvres sans le quitter du regard.
Elle fut sur le point de rajouter quelque chose mais préféra finalement boire lentement une gorgée de sa boisson.
Elle ne savait toujours pas comment lui faire cracher le morceau sur cette Odile. Mais elle espérait que son temps viendrait.
Préférant prendre son mal en patience, elle adressa un regard au tonnelet bien sagement posé sur leur table avec cette lueur dangereuse qui la caractérisait lorsqu'elle engageait un combat.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Jeu 15 Juin 2017 - 14:55

« Agressivement déterminée dans ce cas. » Choisi t-il alors de répondre au sujet d'Adamante « Et de plus en plus susceptible et grincheuse avec l'âge. » ajouta t-il presque aussitôt après une nouvelle fournée d'images qui lui fit porter la main à la tempe un instant cette fois. Elle vieillissait mal, la griffonne, comme lui sans doute. Il la voyait encore en plein déni quand, non loin des champs de bataille, il avait indiqué qu'elle s'était faite roussir une serre. Fière Adamante qui avait réussi à lui faire comprendre qu'elle en avait une deuxième intacte.

Moment d'égarement lorsqu'elle fit un geste ô  combien commun de bien des gens, curiosité des mes deux que d'observer la chair dévoilée avec autant d'insistance avant de se reprendre de sa lubie passagère. Il l'avait suivi à la table après avoir eu réponse à son invitation et à sa question et c'est au moment de se présenter lui-même qu'il avait compris qu'il s'était égaré bien plus loin dans ses rêveries.

Solveig de Sovnheim, la Sol ! La gamine à Alrik ! La petite gueuse du pari stupide orchestré par le guerrier lui-même ! Celle qui valait déjà mieux qu'un petit gars de son âge, devenu assurément un raté suite à cet épisode honteux donc. Celle dont Alrik se plaisait à raconter les exploits et les progrès qu'elle faisait par écrit et/ou en face à face alors que lui, Richard, grimaçait outrageusement au plus grand plaisir du kyréen qui ne se lassait visiblement pas des réactions du Major devenu Capitaine et à présent Maréchal. 'Ces kyréens.'  Pensa t-il après avoir commander une liqueur de sapin et après avoir demandé qu'elle confirme ses propos... même s'il n'avait au final pas besoin de confirmation pour savoir qu'il avait raison. Il ne pouvait y avoir deux Solveig de Sovnheim ! Une était déjà bien suffisante !

Du côté de la kyréenne et ce même en ayant interrompu sa présentation par un 'Attendez' quasi grossier, elle semblait avoir mit le doigt sur les lettres manquantes. Vu que son regard semblait tout autant plein de surprise que celui que Richard lui offrait, il ne faisait aucun doute qu'elle savait qui il était, ainsi que sa fonction. Fallait-il être ému qu'on le reconnaisse enfin ? Oui. Reconnu par une femme guerrière ? Un peu moins. Devrait-il songer à faire une accolade passionnée à Alrik la prochaine fois qu'il le verrait ? A méditer. Parce qu’il devait être derrière les connaissances de Solveig à coup sûr. Il l'avait bien éduqué... outre l'aspect guerroyant. Assurément.

Elle ne changea pas son attitude et il poursuivit.

« Il semblerait bien en effet. Comme pour le dénouement d'ailleurs, j'aurais parié sur votre défaite, mais je ne parie pas lorsqu'il est question de femme. » Macho va. Le gueux opposant devait être un raté sinon quoi ? Il avait abusé de substance paralysant ses bons réflexes, ses nerfs. Peut-être, mais chaque fois qu'il indiquait une de ses 'solutions' à Alrik, il se retrouvait confronté à un mur. Parler dans le vide lui faisait autant d'effet parfois.

Les boissons arrivèrent ensuite. Un simple hochement de tête, des fleurons déposés déjà. Un mot du serveur indiquant que les plats arriveraient bientôt, le temps d'une cuisson. Et la discussion reprit, plus personnelle, d'abord au sujet de son père adoptif, Alrik... Odile n'avait donc clairement pas couchée avec lui, mais avec quel kyréen dans ce cas ? Ni son homme, ni elle n'avaient trouvé le temps pour l'éducation de la petite ? Il se mordilla la lèvre inférieure, passablement irrité intérieurement de ne pas savoir le nom de 'l'homme' en question. Ensuite vint la mention de la mère et de son nom de famille. Ah, elle n'avait pas même conscience de ce point... c'était en grosse partie de sa faute. Si il n'avait pas été aussi... aussi comme il était à ce moment là, elle serait vivante. Mère et fille seraient sans doute bras dessus bras dessous à faire boutique dans la capitale à l'heure qu'il était, discutant jupon et autres frivolités féminines. Parée de robe typique du Duché et non de... cette tenue trop masculine à son goût et qui en même temps en dévoilait trop également.

Comment donc répondre. Un blanc léger se fit, blanc mit à profit pour goûter l'hydromel pour la kyréenne et la liqueur de sapin pour Richard. C'est que ça brûlait bien la gorge par Kern ! Secouant la tête légèrement pour faire passer le feu et se retrouver lui, il reprit, déposant son verre déjà... vide. Soif ? Ou souvenir à affronter ? Responsabilité à prendre ? Adamante senti ses hésitations et son malaise et s'en inquiéta un peu, oubliant sa rogne de plus tôt, le sommant d'un sentiment grondant de stopper là et de remettre à une prochaine fois. Pas bon quand il buvait trop. Pas bon. Il fronça les sourcils, bouche tordue quelque peu, l'ouvrit puis la referma, son nom restant décidément bien bloqué jusqu'à ce qu'il se mette à sortir de sous sa tunique, le collier bien attaché à son cou depuis des lustres, mais caché et à l’abri sous ses tenues de voltige ou de tout temps.

Sur une chaîne, deux morceaux de ferraille formant une boucle chacun encerclaient une pierre de saphir, vestige du harnais d'Odile et de Télésphore et saphir symbolisant le nom du griffon perdu durant le sabotage. Son erreur de jugement qu'il observa s’entre-choquer entre ses doigts un instant avant de reprendre, hochant la tête stipulant bien connaître son nom de famille.

« Nous avons passé un moment ensemble. Une femme courageuse, mais elle aurait dû savoir que ça ne marcherait pas et qu'elle en paierait le prix. » Lâcha t-il grondant presque avec la gorge serrée et le cœur quelque peu noué. Il referma sa poigne sur les pendentifs improvisés. « Je, c'était ce moment ? Celui de s'excuser ? Ce moment qu'il pensait ne jamais affronter au final... pourquoi avait-elle caché sa progéniture ? Comment avait-elle fait ? Dans quelle affaire il était le Maréchal ! Comment devait-il poursuivre ?! Il se racla la gorge décidément fort peu à son aise. Ça y'était... la suite lui venait plutôt qu'une excuse. Le regard plus ferme posé sur le sien et bien décidé, il attrapa la main de sa voisine d'en face, qu'il serra  avant de reprendre. Avez-vous une requête ? Qui vous tient à cœur j'entends. Une que vous ne pouvez atteindre avec votre statut. Il pianota nerveusement de son autre main. Je ferais en sorte de l’exhausser. En tant que Maréchal, j'ai des connections qui pourront assurément vous être bénéfique. » Donnait-il l'impression de tenter de l'acheter ? Fort possible et il était résolu. Et C'est sans détacher sa main qu'il fit un geste de son autre au serveur pour lui remettre une liqueur.


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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Jeu 15 Juin 2017 - 17:42

Avec surprise elle nota qu'il parlait du griffon au féminin. Ainsi c'était une griffonne. Elle ravala sa déception de ne pas l'avoir vu plus près, cette créature était finalement un vrai mystère. Elle mourrait de faire sa connaissance, commençant a soupçonner les raisons de leur brusque arrivée en ce lieu. Des choses à cacher, pour sûr.

Ainsi il était de Bellifére, ne pas parier lorsqu'il est question de femme. C'était typique des hommes de la-bas. Elle devait même avouer être surprise que malgré toutes les insultes graveleuse qu'elle avait simplement essuyée du revers de la main, qu'il n'ait encore rien dit sur sa tenue. Elle était pourtant habituée de croiser des regards réprobateurs de la part de certains hommes, ne comprenant pas comment une femme pouvait porter l'épée et l'armure bien que cette dernière se composait essentiellement de cuir.
Un instant, elle se demanda comment lui répondre. L'appeler par son prénom, son nom ? Connaître son identité n'était finalement pas sans soucis.

« Finalement tant mieux, je ne me souviens plus des enjeux mais Alrik était déjà à un contre deux. Il vous aurait dépouillé. »

Mais elle se souvenait encore parfaitement de la tête des deux autres guerriers. Résignés mais accablés de voir leur poulain se faire ridiculiser de la sorte.
Très confiante dans ses compétences, Solveig n'avait pas résisté a fanfaronner un peu à l'époque. Aujourd'hui encore elle restait confiante mais s'était calmée avec l'age, préférant la sobriété et prendre ses adversaires toujours avec un sérieux mortel.
D'ailleurs l'idée de se battre un jour contre Richard lui traversait l'esprit. Elle en avait envie, il devait être un combattant d'émérite.
Et le voir brandir l'épée devait valoir le coup d’œil.

Buvant avec précaution, elle attendait désormais qu'il crache enfin le morceau concernant sa génitrice.
Tout sourire la quitta lorsqu'elle le vit engloutir son verre pour en commander un nouveau. Ressentant son malaise elle ne put s'empêcher de se l'approprier telle un main venant serrer ses tripes.
Elle eut brusquement envie de lui arracher ce verre de la main. Pourquoi buvait il comme pour apaiser une souffrance trop longtemps étouffée. Et ces sourcils, il n'avait pas le droit de les froncer.
Solveig s'arc-boutait déjà de toute ses forces avec le sentiment d'être brutalement tombée dans un piège. Que foutait elle ici, elle n'aurait jamais dû approfondir une discussion avec cet homme, elle aurait dû lui briser les doigts et s'en aller sans se retourner.
Lorgnant de nouveau la porte comme une claustrophobe en mal de ciel, elle fut pourtant obligée de le regarder sortir un collier d'en dessous de sa chemise.
Ce qu'elle avait étouffé en venant ici lui revenait en plein visage. Le destin était finalement un beau trou du cul. Révoltée, elle ne pouvait détacher ses yeux du collier.

Hoquetant elle l'écouta parler de Ragnhild atterrée devant l'horreur de la situation. Non elle ne pouvait pas avoir eu un léger penchant pour son géniteur tout de même.
Léger étant le mot le plus supportable pour le malheureux esprit de la guerrière.

« Vous vous fichez de moi vous croyez n'avoir aucune responsabilité pour lui faire porter cette erreur. »

Les mots étaient acides, Solveig le regardait désormais avec aigreur, tentant tant bien que mal de ne pas se lever pour s'en aller sans se retourner. Ou de lui envoyer une chaise en pleine figure. Il parlait de courage de prix a payer comme si elle lui avait sauté dessus une nuit sans lui laisser de choix.
La nausée n'était pas loin. Attrapant le verre que l'aubergiste avait déposé avec précaution devant le maréchal, Solveig se le siffla a son tour d'une traite en coulant un regard qui en disait long au malheureux. Ils allaient avoir besoin d'autres verres et aux frais de son très probable paternel.

La proposition qu'il lui fit par la suite fut de trop. Solveig se leva et l'attrapa par le col en envoyant valser son hydromel par mégarde sur le sol en bousculant la table qui se trouvait entre elle et lui.

« Vous voulez à ce point m'insulter ? Et vous pensez pouvoir m'acheter ? Je ne veux rien de vous maréchal, ma mère a perdu son nom je refuse qu'elle apprenne que vous vous déchargez autant d'une situation qu'elle a bravement assumé sa vie entière. Ne tentez même pas de la revoir ou je vous tuerais sans sourciller »

La rage l'avait rendu blême. Ce fut a peine si elle ne lui cracha pas ces mots au visage Son enfance avait été pavée d'insultes, elle, la fille de la catin de Vatr, peu de chose pouvait l'atteindre. Mais voila qu'il avait envie désormais d'alléger sa conscience.
Elle avait brusquement envie de vomir. Encore un verre avant peut être. Juste assez pour oublier la fissure qu'elle sentait poindre dans son cœur.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Jeu 15 Juin 2017 - 23:34

Adamante et la conversation tournant autour de sa personne furent repoussées à plus tard, à dehors même, là où la griffonne refaisait son plumage en attendant leur sortie. Non sans légers coups d’œil de temps à autre à la Taverne de sa part.

Quant au pari grotesque dont il avait fait mention avec un petit ajout typique de son Duché natal, elle s'était contenté de lui répondre que grand bien l'avait prit de ne pas miser.
C'est que l'homme s'en souvenait, il avait parié quelque fois avec Alrik par le passé, mais il avait bien vite apprit également a ne plus rentrer dans son jeu, les fleurons tombaient trop facilement après tout et il était bien trop cupide que pour en dépenser à foison.

« C'sent l'malaise din cet' Taverne. » pouvait-on entendre marmonner d'un ivrogne qui respirait  fortement du nez – beaucoup trop réceptif à ce qui se jouait à présent deux tables plus loin. Le malaise était bien là. Elle avait posée question, il avait demandé pardon à sa manière, vilaine manière, grossière manière. Vu comment la situation avait tournée dans un laps de temps aussi court, Richard regretta presque qu'Adamante ne soit pas là pour le soutenir ou pour se moquer de lui. Quoiqu'à bien y réfléchir, elle l'aurait assurément, à sa manière, fait sentir encore plus coupable et démuni qu'il ne l'était à présent. Mal à l'aise, vraiment mal à l'aise Et pas du tout habitué à faire preuve de tact de cette manière... il rendait le fameux aveu plus difficile à digérer encore à chaque mot qu'il ajoutait.

Hélas tous deux dans le plus absurde des malentendus, cela ne pouvait que dégénérer malgré les quelques sourires échangés plus tôt. Pour lui, c'était avouer qu'il était responsable de la mort de sa mère. Pour elle, c'était l'aveu d'une contribution désagréable dont elle était le fruit.

La tension était lourde, palpable et lorsqu'elle eut consumée Solveig, à sa première rétorque, il n'avait pu qu'acquiescer sans la lâcher de son regard fiévreux, soudain bien vieux et muet il ne pouvait qu'accepter son courroux. Courroux qui se fit violence ensuite, lorsqu'elle bu son nouveau verre d'une traite comme pour encaisser le coup, lorsqu'elle extirpa sa main de la sienne, lorsque l'hydromel se renversa pour s'en aller lécher les pierres, lorsque la table gronda, lorsqu'elle l'attrapa par le col pour cracher toute la haine qu'elle avait à sa figure.

Son torse se souleva grandement au son de son cœur cognant. Le visage ferme, les yeux résolus, il ne broncha pas malgré ce qu'il aurait pu concevoir comme un affront plutôt. Pleinement conscient du salaud qu'il devait représenter à ses yeux. Il ne voyait pas que faire d'autre pour calmer la fougue justifiée de la jeune femme que de l'endurer – que cela passe et qu'on tourne la page. Si Solveig avait été une mage de la destruction, Richard aurait déjà été consumé depuis belles lurettes.

Il était à blâmer, oui, pour son manque de jugement. Ce manque de jugement qui avait mené à la mort d'Odile. La mère de Solveig qu'il ne devait pas avoir le culot de revoir, la mère de Solveig au présent, cette mère qui avait perdu son nom. 'Minute papillon, depuis quand elle a perdu son nom ?' Se posa t-il en lui même toujours secoué au présent.

Et puis le déclic. Il balbutia.
« La revoir ? Odile ? Vivante ? »
Il battit lentement des cils, respirant bruyamment, presque à en faire une attaque d'avis des gens pas loin disant déjà « I va crever. »
Il secoua la tête, sourcils froncés, désarçonné, regarda la prise de Solveig sur sa chemise, son collier presque éclaté, se rabroua, chopa sa main et la repoussa. « Mais de quoi parlez-vous ? Comment serait-il possible pour moi de la revoir ? Votre mère est morte il y a dix-huit ans déjà ! » Ah bah voilà qu'il la grondait, ton professorale, pensant qu'elle reniait la dure réalité ou bien qu'elle n'était pas encore au courant... pas au courant... Le Destin n'était vraiment pas tendre avec lui. Le pire même.
Il posa ses mains sur ses épaules, se contraignant à ne pas la secouer dans tous les sens comme un prunier. « Vous l'ignoriez ? » fit-il plus doux, mais d'une voix cassée, mal assurée. Et Voilà que le serveur en prime revenait d'un pas hésitant pour les assiettes.

« Encore faim ? » Demanda t-il sceptique après avoir entendu la conversation. « Soif peut-être ? » Un regard de côté, un signe de tête et l'homme parti chercher la bouteille carrément, au point où ils en étaient.


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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Ven 16 Juin 2017 - 1:38

Il avait acquiescé sans répondre, sans la lâcher des yeux. Son silence était insupportable, Solveig était prête à tout pour en tirer un mot, n'importe lequel. Elle ne supportait plus la moindre de ses attitudes. Si il avait parlé, elle l'aurait fais taire. Si il avait baissé les yeux, elle l'aurait giflé.
La gorge nouée, la guerrière s'entendait à peine grincer des dents. Elle balayait la douleur qui n'aurait jamais dû pointer le bout de son nez pour ne garder que la colère.

Ce fut lorsqu'il présenta une proposition de ''remboursement'' que le dernier rempart de conscience céda.
Solveig n'avait qu'une envie. Frapper. Comment osait il afficher cet air démuni devant elle. Toute raison la quittait, revenant à un état sauvage qu'elle ne connaissait qu'au plus fort des batailles et des missions de terrain.
Autour d'eux, des murmures s'élevaient mais elle était incapable de les entendre, seulement consciente du moindre geste et de la moindre respiration du Harnois.
Par Kern,si il osait lever les yeux vers elle pour qu'elle puisse y lire du dépit, elle lèverait la main. Plusieurs fois. Pas comme une dame blessée. Jusqu’à ce que ses jointures craques et que le sang coule de ses phalanges, c'était une promesse.

Mais le maréchal parut enfin décidé à tirer autre chose de sa personne qu'un profond désarroi. Les trois questions figèrent la pauvre Kyréenne en un instant. Le souffle coupé, elle tentait de comprendre le sens de tout ça. Tous ses muscles figés dans l'effort, elle n'arrivait plus a décrocher ses doigts du vêtement, prenant enfin conscience que l'autre main était partie retrouver le touché réconfortant de la garde de son épée.
Elle était réellement passée à deux doigts de vouloir l'étriper.
Ce fut les mains de l’homme qui la décrochèrent de lui avec une certaine vigueur.

Faisant un pas en arrière en se dégageant doucement de ses mains, elle le dévisageait comme si elle le voyait pour la première fois. Était il un parfait idiot ? Sa mère, morte il y a de ça dix huit ans ? Il l'avait aussi appelé Odile. Expirant tout l'air de ses poumons, la guerrière retomba avec lourdeur sur la chaise, se prenant le crane entre ses doigts blancs d'avoir serrés trop fort le col et son épée.

Ne répondant pas tout de suite, elle se laissa aller au soulagement. Il n'était pas le père qu'elle n'avait jamais connu et elle n'était pas un monstre.
Pour autant elle venait aussi de comprendre que cette Odile était certainement une femme qui avait eu une importance dans sa vie et que d'après leur ressemblance il en avait conclu qu'elle était sa mère.
Écartant les doigts de son visage, elle le regarda à travers eux, ses cheveux tombant de parts en parts de ses joues.
Elle le pressentait, ses petits pincements qu'elle avait ressenti en le rencontrant reviendraient et certainement d'autres en liaison avec l’importance sous-jacente qui était ressortie de l'émoi que provoquait encore le prénom d'Odile chez le maréchal.
Mais avant cela elle était déterminé a évacuer toute la rancœur qui était montée en elle en quelques minutes montre en main.

« Avez vous été terminé à la liqueur de sapin ? Ignorer le décès de ma propre mère qui aurait eu lieu il y a dix huit ans ? Ma mère n'est pas votre Odile, elle s'appelle Ragnhild. Je n'ai pas connu mon père, votre attitude m'a fais croire pendant un instant que... enfin vous étiez... »

Elle n'alla pas plus loin. Elle n'avait plus la force d'avouer a un parfait étranger que sa mère avait cédé aux plaisirs de la chair dans sa jeunesse sans être mariée.
Se cachant de nouveau derrière ses doigts, elle bascula son corps en arrière le visage levé vers le plafond. Cette fois ce fut un rire de profond soulagement qui sorti de ses lèvres. Un rire libérateur qui dura quelques minutes.

Retrouvant enfin une position plus convenable sur sa chaise, elle acquiesça plusieurs fois de la tête aux demandes du serveur.
Oui, elle n'allait pas se priver de manger et de boire encore un peu. Oh elle avait encore envie de s'en aller après avoir écrasé ses orteils de ses talons mais elle devait avouer ne plus être certaine de tenir convenablement debout, l'alcool et la diminution subite d'adrénaline jouant leur jeu.

Pour mettre un point final aux battements effrénés de son cœur, elle resserra ses mains tremblantes sur ses genoux. Elle devait se montrer blessante une dernière fois, avant qu'elle ne le puisse plus non plus.

 « Vous savez que j'ai quitté la guilde mais vous ne vous êtes pas renseigné sur mon métier actuel. Demandez le moi. »

Très sérieuse, elle voulait l'entendre poser cette question, consciente de la répercussion qu'allait avoir sa réponse. Sachant désormais qui il était, elle pouvait deviner que les pirates devaient avoir une place bien chaude dans les personnalités d'Arven qu'il ne pouvait pas encadrer. Auto destructrice, elle regretta pourtant avec douceur d'avoir fait cette demande.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Ven 16 Juin 2017 - 19:39

Muette, il l'avait rendu muette ! Devait-il être heureux ? Un peu tout de même. Elle devait accuser le choc de la nouvelle. Quoi d'autre sinon ça ? Il n'avait pas eu besoin de la secouer dans tous les sens, qu'elle s'était affalée sur sa chaise de nouveau, délaissant le contact de la prise du bourru d'en face. Absente... les yeux dans le vague, puis les yeux cachés par ses mains. Richard grimaça sans se défaire de son regard franc posé sur la silhouette qui lui semblait plus chétive qu'auparavant. La tension avait semble t-il disparue, mais le malaise persistait, plus suintant dans ce silence.

Il reprit place assise également, expirant du nez, comme si on venait de lui retirer une épine du pieds. Il l'avait dit, il l'avait fait, il se sentait, quelque part, libéré et délivré d'une tâche qui lui incombait quelque part. Il jeta un coup d’œil à sa chaîne avant de la replacer sous sa chemise. Ses bras se replacèrent sur la table, ses mains se retrouvèrent et il entremêla ses doigts, pianotant parfois sur la face dorsale de sa main droite. Sans changer de cible, il pouvait voir le serveur plus loin au fond s'activer et discuter à voix basse à un autre client.

Elle écarquilla les doigts, laissant réapparaître ses yeux bleu moins... peinés qu'il ne l'aurait cru, elle était loin d'être peinée en fait, ce qui le fit arquer un sourcil. Plus encore quand elle reprit... sur la liqueur de sapin. Elle l'en aurait presque froissé ! Presque indigné même, mais il passa outre, ne comprenant pas ce qui l'avait amenée à dire cela. Et puis il comprit, au fur et à mesure. Son Odile à lui, n'était pas la sienne, à elle. C'était difficile à croire tout de même, surtout avec cette ressemblance. L'homme ne pu faire sans secouer légèrement la tête. Incrédule. Ce n'était pas vrai, non, c'était impossible. Il passait pour un idiot fini. Insupportable. Et elle en avait été presque à penser qu'il aurait pu être son paternel? Cela expliquait ses réactions et sa hardeur... Avait-il seulement connu une Ragnhild ? Non pas qu'il demandait à tout va les prénoms de ses partenaires d'un soir, mais quand même, elle lui aurait ressemblé un minimum vu ses gênes dominants. Tybalt en était la preuve vivante. Ses gênes de belliférien auraient prit le dessus sur ceux kyréens de sa mère si elle avait été le fruit de leur union, se disait-il. Élémentaire.

« Non. » Répondit-il en conclusion. « Bien sûr que non. » Sûr sûr, c'était pas clair, mais visuellement ils n'avaient rien en commun. La ressemblance avec Odile était tout de même bien trop présente pour que cette dernière ne soit pas de sa famille. Tilt. Un frère... Odile avait un frère s'il se remettait à songer à d'anciennes bribes de conversations. « Son frère. »  Il détacha ses mains pour en porter une à sa bouche, bien embêté du malentendu... Et grognon de nouveau quand il senti les sentiments d'Adamante l'atteindre. Elle devait avoir compris, par leur lien, qu'il avait commit une erreur et qu'il en était affreusement gêné. Un pur plaisir pour elle donc.

Elle explosa de rire... pour elle c'était drôle, pour lui c'était loin de l'être. Il respirait grandement, le Maréchal, et regardait où en était le serveur pour oublier au plus vite cette fichue situation dans laquelle il s'était fourré tout seul, comme un grand. Il arriva, posa les assiettes et laissa la bouteille de liqueur de sapin entamée ainsi qu'un verre d'hydromel pour celle qui lui cassait les burnes et sa virilité de ses éclats de joie bruyant et beaucoup trop tape à l’œil. 'Mon Dieu qu'elle m'énerve.'.

Elle cessa, merci. Pour lui donner de nouveau matière à réfléchir, comme s'il n'avait déjà pas assez le cerveau sans dessus dessous ! Refoulant son embarras, dégustant presque nobliau un bout de viande de sa fourchette, il lui répondit mollement.

« Vous aviez déjà répondu à l'offre de l'autre aubergiste c'est bien ça ? » Si c'était le cas, il ferait en sorte de bien l'éviter. La honte le consumerait, à force. Levant le nez de son assiette, il constata qu'elle était sérieuse. Bien. Tant pis ! Insolente. Elle n'avait qu'à le lui dire, si elle y tenait tant que ça ! « J'en avertirais Alrik, il sera déçu, mais il fera avec... » et Lui non, il pourrait rire du guerrier. Il regagnerait des points pour sa propre estime personnelle. Il siffla à l'arrache au goulot de la bouteille. Reposa son regard sur elle, mécontent puis claqua de la langue visiblement agacé par la ressemblance.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Ven 16 Juin 2017 - 23:04

Se retrouvant de nouveau tête à tête avec le maréchal, Solveig l'écouta répondre à ses doutes par de sobres non.
Et c'était les plus beaux mots qu'elle ait entendu ici ce soir.
Toujours le regard fixe, elle admira sa main de guerrier se porter à sa bouche en signe de réflexion.
Solveig préféra fermer les yeux. C'était trop pour aujourd'hui, elle avait cette résolution de ne plus se laisser tenter par cet homme jusqu'à ce qu'enfin ils se séparent.
Rouvrant un œil, elle demanda d'une voix un peu atone.

« Son frère ? A Odile ? »

Son rire avait éclaté pour la libérer cette tension malsaine accumulée. Il finit par s'éteindre alors que le serveur déposait enfin des assiettes devant eux ainsi que la bouteille et une nouvelle chope d'hydromel.
Ses yeux bleus dévisagèrent un instant son interlocuteur, comprenant relativement vite ce qu'il voulait dire par ce raccourcis.

« Ah. »

Oui ah. Cela expliquerait certaines choses en effet.
La jeune femme passa une main dans ses cheveux, l'image même de celle qui ne savait plus quoi faire. Elle n'avait jamais été très douée pour revenir en arrière. Devait elle s'excuser de son emportement ?
Bien que ça lui coûtait, l'idée ne lui paraissait pas si ridicule que ça. Mais hors de question de le faire immédiatement, elle n'était pas prête.
Elle préféra poser sa question perfide pour oublier sa culpabilité. Ce qu'elle regretta bien vite.

« Vous adoreriez. Mais finalement oui faites ça. Demandez plutôt a Alrik, il vous répondra très certainement. Il doit être au courant maintenant. »

Elle attrapa son verre, bu quelques gorgées supplémentaires pour se donner du courage et ne put empêcher ses joues de rosir sous la honte. Depuis combien de temps n'avait elle pas ressenti pareil sentiment ? Elle se sentait comme un chiard prit en flagrant délie de bêtise. Sauf que la sienne de bétise était de celles que l'on ne peut pas réparer, pas vraiment. Attrapant sa fourchette elle picora quelques morceaux de viandes.
Elle se le répétait sans cesse. Lorsqu'elle sortirait d'ici tout serait terminé, ils ne se reverraient plus et elle oublierait ces stupides fantasmes sortis tout droit de ses humeurs de femmes. Un jour peut être elle trouverait quelqu'un pour qui elle ressentirait de nouveaux ces fibles papillotements dans le ventre. Et ce jour là elle ne confondrait pas ce type avec son père.
Machant sans conviction la nourriture, elle préféra s'assurer d'une chose.

« Ce frère, dites moi qu'il est mort. »

Ce frère et non pas ce probable père. Elle ne lui demanda pas si c'était une possibilité, elle lui demandait de confirmer. Son paternel avait empoisonné sa vie jusqu'à aujourd'hui, elle préférait ne plus avoir a se poser de questions.
La bouteille a la main Richard le Harnois se la sifflait sans partager.
Oh mais par Kern, c'était encore un regard de reproche qu'elle lisait chez lui ? Le claquement de langue fut comme un coup de fouet.

« Claquez vot'langue encore une fois de cette façon et je vous l'arrache de mes mains. »

Tendant la main vers sa bouteille, elle lui prit des mains pour boire à son tour trois grandes gorgées avant de la lui rendre.
Depuis le début de cette conversation elle avait peut être pris trop peu de nourriture pour autant d'alcool.

« Vous ne voyez qu'elle à travers moi hein. P't'être que je devrais prendre ce couteau pour faire quelque chose pour ça. Vous m'voyez pas. Vous m'voyez pas, c'est Odile qui est là. Vous me fatiguez Richard l'Harnois. Je suis fatiguée, c'était pas sensé s'passer comme ça. »

La voilà qu'elle sentait ses yeux s'humidifier. Non jamais, plutôt se trancher les veines que de s'humilier de cette façon. Elle renifla un bon coup, les yeux perdus dans ce qui semblait être de la purée de pomme de terre.

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Dernière édition par Solveig de Sovnheim le Sam 17 Juin 2017 - 20:13, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Sam 17 Juin 2017 - 1:07

Une grossière erreur, un gros malentendu et voilà que le Maréchal se trouvait bien mal à l'aise, plus mal qu'à avouer la mort d'une personne à dire vrai. Sa fierté en avait prit un coup, et la fierté d'un belliférien c'était tout pour Le Harnois. Elle avait rit de lui, RIT ! Par Kern quel affront ! Marmonnant dans sa barbe il s'était donc contenté de grogner de brèves réponses, peut-être qu'ainsi la pilule passerait mieux et qu'elle oublierait, pensait-il en lui jetant de temps à autres des coups d’œils pour ruminer de plus belle devant le portrait qu'elle offrait d'elle et de sa chevelure de blé. Ça aurait aidé de beaucoup si Odile avait été moche, même s'il aurait assurément terminé dans la même situation, moins certains égarements passagers et cette envie d'en voir plus – comme tout homme selon lui.

Lorsqu'elle mentionna qu'Alrik devait être au courant, son regard se fit sceptique, mâchant plus lentement en la dévisageant. Qu'entendait-elle par là ? Était-ce si important ? Avait-elle cessé de faire parti de la guilde des Guerriers ? Il avala un morceau, sous l'ivresse ou non, il contacterait Alrik, quitte à user de la main de Tybalt pour faire passer le message. Quoique non, il ne savait pas écrire, et lire était encore bien limité – Richard n'ayant pas eu le temps de faire cette partie de son éducation avec la guerre contre l'Empire Faë qui n'avait cessée de prendre de l'ampleur au fil des mois. Tant pis, il trouverait bien.

Les joues de Solveig commençaient à prendre une jolie teinte rosée, l'alcool devait déjà faire son petit effet se disait-il, alors que lui, n'en ressentait qu'une légère sensation de bien être. Se mettrait-elle à rire à outrance ? A pleurer ? A hurler ? A se plaindre ? A devenir bavarde comme une pie, trop bavarde pour son bien ? Et puis... Comment allait-elle rentrer si son état empirait ? Réflexion. Ou logeait-elle ? Proche ? Plus loin ? Ne serait-elle pas agressée en chemin ? L'épée n'étant pas le meilleur ami d'une personne saoule, il en avait eu l’expérience. Il grimaça un instant, coïncidant avec le moment où elle lui demanda pour le frère d'Odile.

Il haussa les épaules légèrement, reprenant une bonne bouchée de sanglier d'un coup de mâchoire carnassier, mâcha puis reprit. « Aucune idée. Elle n'en parlait pas beaucoup. Aux dernières nouvelles il se trouvait à Hacheclair... mais c'était il y a plus de dix-huit ans. Peut-être est-il mort. Peut-être ne l'est-il pas. » C'est qu'il arrivait à bien parler malgré une bouche à moitié remplie !

Il se donna un léger coup de poing au torse pour faire descendre un morceau mal passé, puis attrapa la bouteille et en bu une gorgée. La regarda pour rouspéter silencieusement entre ses dents l'instant d'après. C'était presque comme prendre un verre à la Caserne avec un fantôme. S'il n'avait pas été attentif à l'âge se lisant sur ses mains et aux différences que la kyréenne gardaient par rapport à la voltigeuse décédée, il aurait bien parié dormir les yeux ouverts Ou avoir fait un bond dans le passé ! Troublant. Et sa façon de la regarder ainsi et de claquer de la langue agacé, ne lui plu guère. Je claque ma langue si j'veux ? Non, trop puéril. Humpf. C'était bien mieux. « Humpf. »  fit-il donc pour toute réponse à sa protestation. Il ne fallait pas non plus la pousser à bout, si elle était à la limite entre la conscience, la somnolence et l'ivresse, c'était risqué, surtout si elle finissait par lui vomir dessus ! Ah ça non alors.

Mais v'là qu'à peine pensé ça et avoir prit soin de boire de nouveau à la bouteille, qu'elle la lui chipa sous le nez et sous une danse sourcilière propre à lui, à faire hurler de rire Adamante. Elle redéposa la bouteille dans un gros bruit sur la table, alertant les plus proches curieux .. ainsi que les personnes plus loin comme les moins curieux quand elle reprit, insurgée, criarde, plaintive, pleurnicharde et menaçante. Le pire. Le pire cocktail ! Il avait une bombe sous le bras ! Elle reniflait qui plus est, en se montrant dangereuse pour elle-même ! Le silence c'était presque fait alentours.

« Le Harnois. » précisa t-il tout bas comme si c'était la chose la plus essentielle à corriger, c'est qu'il y tenait à son nom et il était un peu agacé qu'elle le raccourcisse ainsi... et l'alcool ne devait pas l'aider à prendre des pincettes. « Odile est morte, il avala sa salive, frustré derechef de l'admettre et de penser à sa bêtise, vous, vous êtes vivante. C'est suffisant, me semble t-il, pour faire la différence. Vous ne croyez pas ? »  Mais c'est qu'il faisait dans la finesse dites moi ! Bravo Richard. « Et elle était moins stupide que vous ne l'êtes à présent, à menacer de vous écorcher vous-même. Elle, elle l'aurait déjà fait. »  Il siffla du nez, grincheux, les yeux plissé, emmerdé d'en arriver là. « Maintenant mangez votre purée et arrêtez de dire des conneries. » Un coup de vieux, il prenait un coup de vieux ! Voilà qu'il éloignait même les boissons de sa portée pour les vider le plus vite possible. Aïe.

Il refit crisser sa fourchette dans son assiette. « Je sais pas si on vous l'a déjà dit, mais vous êtes bien chiante avec un verre dans le nez... »  ah... ouais... n'est-ce pas que les sourires étaient loin ? Et les regards de reproche bien pesant qu'il sentait toujours.

Il claqua des doigts comme pour ramener son attention à lui. « Ou logez-vous ? »  Autant se renseigner et éventuellement la reconduire ou qu'une personne de confiance la reconduise par la suite.



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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Sam 17 Juin 2017 - 20:39

Messaïon avait pris corps dans sa choppe d'hydromel, Solveig s'étonnait d'y retrouver le dieu aussi profondément enfoncée dans les terres de Valkyrion.
Le sol tanguait doucement au rythme d'une vivenef amarrée au port de Lorgol et au plus profond de son ventre, elle ressentait la houle frappant la coque.
Solveig aimait Rhéa, tout comme elle avait appris à aimer l'océan cette grognasse sans compassion. D'un frisson remontant son échine, elle se rappela ses débuts au bord de l'Audacia ou le sommeil l'avait fui pour l'abandonner contre le bastingage.
Si Sol était une fille de la terre jusque dans son surnom, elle ne pouvait pas nier que la mer l'avait tout de même adoptée.

Relevant la tête de son verre elle observa longuement leurs voisins. Des gens communs avec des ennuis communs et certainement un travail commun. Ils faisaient taches tous les deux.
Son père biologique était il comme eux ? Un homme commun passé un jour sans trop savoir pourquoi dans un patelin de Valkyrion ?  
Elle avait alors demandé au Harnois de lui dire si il était mort.
Son haussement d'épaules lui avait révélé avant qu'il n'ouvre la bouche qu'il n'en savait rien.
Elle avait aussi noté qu'il mangeait tout comme il respirait avant de nouveau détourner la tête pour ne plus croiser son regard, se flagellant de prêter encore attention aux détails le concernant.

« J'ai jamais mis un pied à Hachelcair »


Pour être honnête elle n'était pas certaine de vouloir y aller pour lui, l'alcool l'aidait seulement a être plus impulsive.
Agacée par le fil de ses pensées autant que par les réactions provocantes du maréchal, Solveig
ne résista à le menacer de nouveau.
Elle fut brièvement satisfaite de ne pas le voir répondre a sa menace. Elle aurait peut être bien voulu lui attraper la langue en fin de compte.
Pour se punir de ne pas réussir à se tenir a ses résolutions, elle attrapa la bouteille qui était retenue en otage par son interlocuteur pour en boire quelques bonnes gorgées avant de la reposer un peu trop sauvagement.
Consciente que le bruit avait attiré les regards, elle posa sa main sur la table et se retourna pour dévisager les malotrus à leur tour. Ce qui fit son effet, leurs voisins les plus proches retournèrent brusquement dans leur assiette comme pris sur le fait.

C'est quand elle revint a sa position initiale qu'elle croisa de nouveau le regard du Harnois. Ce qui suivit sorti tout seul de sa bouche.
Et ce qu'il lui répliqua faillit lui couper la chique.
Faillit. Elle n'avait pas encore assez bu pour en arriver là.

« Pas mal l'maréchal. C'est vrai qu'c'est une sacrée différence. Et p't'être bien que c't'illustre p't'être tante l'aurait fais mais j'ai bon espoir de dédifférencier aussi dans mes actes. »

Pour le reste du sermon, elle ne répondit pas, trop concentrée à faire remonter l'eau dans ses orbites.
Sa fourchette toujours entre ses doigts, Solveig piqua sans trop résistance dans son plat pour mettre le tout dans sa bouche. Qu'elle faillit recracher agressée par le son du métal sur l'assiette.

« J'crois qu'vous vous avez même pas b'soin d'aide »

Et vlan. Grognant un peu, elle avala encore un peu de sa pitance. Le claquement de doigt lui fit reposer immédiatement son couverts pour regarder d'un œil aussi vitreux qu'agacé le belliférien.
Ou logeait elle ? C'est comme ça qu'il lui réclamait de l'attention ? Oh il aurait bien aimé le savoir hein l'maréchal. Bien contre elle, Solveig était touchée par es préoccupations. Mais il était pas question qu'il la raccompagne chez maman pour se retrouver nez à nez avec Géralt et Vira peut etre déjà rentrés.
Et puis surtout...

« Vous voulez m'raccompagner l'Harnois ? Vous croyez p't'être que je tiens plus debout ou que je v'ais m'attirer des ennuis hein. Regardez ça. »

Une mouche qui tournait en rond dans la salle depuis le début  n'était pas loin de leur position. Solveig attendit qu'elle soit à sa hauteur et fronçant ses sourcils de concentration pour ne pas se laisser avoir par les tressautements du sol, fit fuser sa main vers son épée et la dégaina d'un geste puissant. D'un seul mouvement elle s'était levée et abaissé la lame, arrêtant cette dernière avant qu'elle ne percute la table.
D'un petit sourire satisfait, elle se laissa de nouveau tomber sur sa chaise et rengaina. De sa main droite, elle rassembla les deux morceaux de la bestioles qu'elle envoya sur le sol.

« Alrik m'faisait boire pour que j'puisse toujours compter que sur moi même. Même un p'tit peu alcoolisée. »

Véridique elle avait passé des soirées à boire verre après verre, exhortée ensuite par son maître a tenir debout puis achever progressivement des menus travaux demandant toujours plus de précisions.
Un papa qui tenait vraiment fort à sa fifille.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Dim 18 Juin 2017 - 1:46

« Il y fait moins froid que par ici. » Se résuma t-il à répondre au sujet de la capitale de son Duché. C'est qu'il en savait des choses, plus encore sur son Duché, et c'est qu'il aimait bien raconter le Maréchal. Demandez à Tybalt ! Un vrai guide touristique le Richard quand il s'y mettait. Il aimait ça, étaler ses connaissances, sa science, montrer qu'il avait de la culture et que ses années, il ne les avait pas juste passé à voltiger et à guerroyer, ah ça non, il avait apprit, découvert, beaucoup même, personne ne pouvait le nier. Enfin si, l'Empire de Faërie était tout de même un mystère, non pas qu'il regrettait de ne pas  l'y avoir parcouru souvent... ces mages, cette magie, ces différences, ces femmes et ces faux hommes -à quelques exceptions près- ne lui donnait pas franchement envie d'y poser pieds bien longtemps. Mais qu'importe, Richard Le Harnois pouvait donc presque s'autoproclamer Encyclopédie Vivante de l'Empire d'Ibélène. Presque.

Et le temps s'était écoulé autour de la table. Entre la menace de la kyréenne, sa micro réponse se résumant à un son peu valorisant pour lui, le chipage de bouteille et les regards alentours. Il avait filé imperceptiblement. Solveig de Sovnheim avait beuglée, chouinée et s'était même menacée d'automutilation à l'aide d'un couteau dégoulinant de sauce – compagne passable du morceau de sanglier et de sa purée. Le Destin ne s'était pas arrêté pour autant de tourner dans le but de suspendre son geste, c'est Richard qui lui avait répondu et l'avait fait reprendre raison, selon lui. Et ce qu'elle en pensait, elle ? C'est que c'était pas mal, juste pas mal. En attendant, c'était pas lui qui avait agit comme une donzelle écervelée. Et à bien y réfléchir, Odile ne se serait jamais ôté la vie ou même blessée à l'aide d'un couteau de table. Mouais. Dire tout haut ce qu'il pensait tout bas répondre ? Risquer qu'elle ne revienne sur ses positions ? Non merci ! Il préférait éviter autant que faire se peut de se retrouver avec une deuxième mort issu de la même famille – et de sa faute. Richard Le vieux, lui avait ensuite fait la leçon en lui indiquant d'en retourner à son plat, ce qu'elle fit sans s'en offusquer sembla t-il.

Une goulée, deux puis trois et sa fourchette crissa dans son assiette presque vide. Il avait faim et il mangeait vite. Le bruit désagréable à l'ouïe s'accompagna d'une critique et d'un retour. Oh, elle avait encore du répondant avec l'esprit embrumé ! Pas besoin de son aide... insinuait-elle qu'il était pire qu'elle ? Plus chiant sans être ivre ? Lui ? Lui qui lui payait son plat jusqu'à en avoir sa cotte froissée ? Il s'en serait bien passé. Aucune réponse, mais un regard significatif qui en disant long, regard et mouvement de tête ré-indiquant 'mange et tais toi, femme' en quelque sorte.

Claquant des doigts ensuite, déposant sa fourchette, terminant de mastiquer un bout et d'en avaler la bouillie, il ramena l'attention sur lui pour lui poser la question de savoir où elle logeait. Sa réponse ne manqua pas de toupet comme de le faire hausser un sourcil. Encore. Bouche pincée, pas trop convaincu, il l'écouta et admira son adresse à chasser la mouche en plein repas. Les mouches avaient de quoi s'en faire, une kyréenne était à leur trousse. Fuyez, pauvres folles ! L'homme regarda le cadavre coupé en deux rejeté par terre, suivant sa trajectoire sur le sol avant de reposer ses prunelles sur elle.

« J'en ai le souffle coupé. Il faudrait être fou pour vouloir chercher des ennuis à une tueuse de mouche, vous avez raison. Pas besoin de vous inquiéter pour dehors ! Mais c'est qu'il se riait d'elle... cela dit, il devait admettre qu'elle était douée avec une lame, il se voyait mal faire pareille prestation avec une mouche ainsi. Les hommes étaient plus facile à trancher, à atteindre, plus gros, moins rapide... normal quoi. A dire vrai, reprit-il d'une expression sérieuse. Je m'en fais davantage pour le repas, gracieusement payé par ma personne, que vous risquez de recracher au sol si d'aventure une mouche ou deux, plus grosses, venaient à croiser votre route. Ah oui, ça, il ne l'oubliait pas, c'était pas tous les jours non plus qu'il proposait de payer un repas à une passante ! Encore moins à une guerrière ! Ce serait fort regrettable si un coup de lame lui ouvrait le ventre et que son repas y repassait avant même d'avoir été correctement digéré. Enfin soit ! Un verre pour l'apprentissage façon kyréenne ! » Et sans avoir besoin de faire appel, le serveur non loin redisposa un verre devant eux et reprit la bouteille. Vide. Richard leva son verre, clin d’œil à l'appui vers une entité invisible : à Alrik. Puis leva son verre en direction du  cadavre au sol. Et à la mouche ! Le deuil de la mouche. Très important. Elle n'avait rien demandé, elle.

La porte de la Taverne s'ouvrit, courant d'air froid pénétrant avec, et sous un lourd manteau, une tête familière apparue. Tybalt. Le garçon s’arrêta pour faire le tour des lieux sans bouger, cherchant visiblement des yeux 'son oncle' disparu et pas retourné là où ils séjournaient. Il était inquiet et cela se vit lorsqu'il accrocha la figure du Maréchal au décor. Il pressa le pas.

« Mon oncle, vous êtes là ! Je. » Il s'interrompit, voyant la compagnie, gêné visiblement d'interrompre un... rendez-vous ? Son oncle ne visait peut-être pas le fait de rentrer de la journée voir même de la soirée. Ah ! Il salua, légèrement rouge de froid ou d'embarras, la femme qu'il reconnu comme étant celle de plus tôt dans la rue. Resta debout jusqu'à ce que Richard reprenne en s'adressant au serveur.
« Un verre pour le petit aussi. »
Et comme son oncle avant, il fronça les sourcils. 'Petit' ne devait pas lui plaire, il avait vingt-et-un an quand même.
« Non, ça ira, signala t-il au serveur en approche, alors que Richard l'encourageait à déposer le verre, si en prime il ne buvait pas, qu'est ce qu'il allait faire de lui ! Je ne voulais pas vous déranger. Veuillez m'excuser. »  Mais que cette politesse était casse pieds !

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Dim 18 Juin 2017 - 9:27

Quelle glorieuse réponse pleine d'histoire que voilà. Bien sur qu'il y faisait moins froid, quel endroit sur terre l'était plus qu'en Valkyrion ?
C'était presque une fierté patriotique de se les geler ici.
Le temps était passé et sa prouesse guerrière lui avait attiré les railleries du Harnois.
Pour une fois il avait été drôle, elle n'avait pas réussi a ne pas sourire de sa diatribe même si elle aurait voulu lui montrer tout son dédain de fine lame froissée. Mais il ne fallait pas non plus trop pousser, de toute leur joute verbale c'était bien la première fois qu'il faisait un trait d'esprit méritant un vrai sourire amusé.

« Baaa vous savez, les gens ne sont qu'des mouches en format plus volumineux. Même si on les tranche pas du premier coup, s'ffit de persévérer. »

Était ce la Solveig pompette qui parlait ou la guerrière ? Les deux, absolument.
Fixant son assiette avec sérieux, elle réfléchit quelques secondes au drame que ca aurait été de se retrouver avec une mouche dedans. Pour le cuisinier c'était une chose certaine mais pour elle c'était une autre paire de manches. Plus jeune il était arrivé que sa mère revienne bredouille de la chasse. Il lui était déjà arrivé de manger certains mets très peu... raffinés.

« C'est nourrissant vous savez. Plein d'protéines. Ç'fait les fines bouches les voltigeurs ? »

Sa petite anecdote fit par contre mouche chez le maréchal qui héla une nouvelle fois ce pauvre serveur qui devait en avoir plus qu'assez d'eux mais qui fut la dans la seconde avec leurs commandes. Le patron, lui, devait se frotter les mains, l'ardoise allait être salée.
Elle salua son initiative d'un discret applaudissement et mima de ses lèvres un « youhou » muet.
Levant son verre a nouveau, elle le regarda adresser un clin d’œil dans le vide, trinquant certainement a quelque chose qui la dépassait.
Elle fit alors de même, levant son verre à cette Odile qui avait eu le bon goût d'avoir une bonne qualité de cheveux. Elle aimait bien ses cheveux la kyréenne. Rigolant silencieusement elle trinqua ensuite a son probable paternel qui avec un peu de chance était mort et s'était réincarné dans cette mouche.
Plus sobrement elle ajouta a voix basse.

« Et a not' rencontre. »

Pour la première et certainement dernière.
Un courant d'air froid la fit frissonner et fouetta brièvement son visage qui fut reconnaissant de ce rafraîchissement.
Buvant son verre elle jeta un œil au nouvel arrivant qui fit une pause avant de foncer vers eux.
Zut. Reposant son verre, elle se décida a terminer son assiette avec plus d'appétit. Elle le sentait, il était temps d'en finir. C'était l'neveu.
Un verre fut aussi commandé pour le pauvre garçon rougit par le froid.

« On t'excuse »

C'était absolument et totalement un mensonge, elle l'aurait bien foutu dehors a coup de pied dans le derrière mais elle devait aussi avouer que repousser son départ aurait été une bêtise monumentale pour ses résolutions.

« Trinque avec nous, au porte monnaie d'ton oncle qui est tombé au combat ».

Elle pouffa a cette dernière remarque en observant les cadavres de boissons sur leur table. Du coin de l’œil elle regarda le Harnois a qui elle adressa un vrai sourire détourné. Pas un sourire de tueur, ni un sourire de fille bourrée. Non un vrai sourire franc qui était son maximum admissible pour remercier son geste et ses dépenses sans compter.

« J'vais même vous laisser en famille, je dois louer un … comment on dit déjà. Vous savez un petit bateau avec des pattes... Un cheval. Voila. Bref je dois y aller. Bonne soirée »

Elle noua approximativement ses cheveux avec un lien en cuir avant de faire tomber la capuche de sa cape sur son visage.
Un dernier clin d’œil et elle s'en alla vaillamment droit vers la porte, faisant un effort démesuré pour que ce soit droit. Poussant la porte, elle souffla de tout ses poumons de soulagement lorsqu'elle entendit le claquement, se retrouvant totalement seule dans le froid. Elle n'avait pas dis au revoir ni adieu. Pas besoin d'en rajouter.
Le vent eut le mérite de la dégriser un peu avant qu'elle reprenne son chemin, main dans les poches, en direction d'une écurie. La ou elle avait donné rendez-vous a Vira et Géralt. Ça allait gueuler pour son retard.

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Message Sujet: Re: Une ombre de chair et de sang.   Dim 18 Juin 2017 - 17:02

Qui aurait cru que la fin du repas serait passé à discuter des mouches ? Qui ? Pas lui en tout cas ! Et il y en avait encore à dire sur ses bestioles qui plus est. L'assiette vidée pour lui, les couverts déposés, elle poursuivit sur la comparaison mouches/hommes, indiquant que malgré un verre dans le nez, elle n'avait pas de quoi s'en faire pour la suite. Il s'agissait simplement d'une question de taille, pourvu que sa persévérance suffise dans ce cas. Perdue, peut-être, dans ses pensées, elle marqua une pause avant de reprendre sur le côté nutritif de l'insecte tout en ajoutant une touche d'humour au sujet des voltigeurs. Si elle savait ! En pleine voltige, assez bas, les insectes et donc les mouches pouvaient se montrer indéniablement pénibles. Entre le fait de s'en prendre une dans l’œil ou dans la bouche avec étouffement passager, il y avait de quoi se donner des baffes !

« C'est qu'on en gobe suffisamment en vol. On préfère du coup éviter d'en avoir encore dans notre assiette. » Témoigna t-il simplement de son expérience en appelant le serveur et les boissons, lesquelles arrivèrent bien vite. Ils levèrent leurs verres, lui à Alrik et aux mouches, elle, sûrement à d'autres ou à une autre boisson. Et à leurs rencontres, ajouta t-elle. Il releva son verre comme pour donner son approbation. C'était pas rien de l'avoir rencontré, elle avait fait remonter des souvenirs et des sentiments oubliés tel que la culpabilité par exemple, de la faiblesse aussi et d'autres qu'il ne s'avouerait sans doute pas.

La porte s'ouvrit et le vent entra, amenant avec lui des bribes de conversations et rire de l’extérieur. Il reconnu Tybalt, dans le nouvel arrivant, qui pressa le pas vers la table avant de s'excuser pour cette interruption et de refuser la boisson. Refus qui déplut fortement à Richard, lequel insista de plus belle en lui refourguant le verre dans les mains sous les propos rafraîchissants de la kyréenne, bien heureuse de l'invitation. Trop heureuse même puisqu'elle pouffa, les miracles de l'ivresse - passer des larmes au rire. Sourire en coin à son sourire partagé. Il admettrait volontiers avoir passé bon repas en bonne compagnie si on le lui demandait. Un bon repas avec une jolie femme en face, que demander de plus ? Naturellement, si elle n'avait pas été guerrière, cela aurait été encore mieux.

Elle termina son assiette puis se leva, prête à partir pour louer le fameux cheval dont la description le laissa sans voix. Bateau sur pattes... oui, il était temps pour elle d’arrêter la boisson.

« A Vous aussi, Solveig de Sovnheim. »  Il releva son verre pour la saluer, obnubilé d'un coup pour l'apparition d'une oreille soudainement cachée par une capuche. Il répondit à son clin d’œil par un autre et observa son départ, de son menton qu'il posa au creux de sa main, coude bien droit pour maintenir le poids. La porte claqua derrière elle et il reprit à Tybalt.

« Ça mon gars, c'est de la bonne. »  Clin d’œil accrocheur, satisfait, de beaucoup. Le jeune qui venait de s'installer à la place de la kyréenne trempa alors ses lèvres dans le verre de liqueur.
« Si vous le dites, mon oncle. »  commenta t-il, grimaçant du goût sans osé indiquer qu'il détestait le breuvage... Richard arqua un sourcil, comprenant qu'il n'avait pas compris de quoi il parlait. L'homme soupira puis grincha.
« Il te manque vraiment quelque chose. »

Pour les curieux, l'addition fut en effet assez salée, mais rien de bien méchant pour le Maréchal, disposant d'une bonne fortune déjà. En outre c'est Richard qui soutint Tybalt pour le retour à la sortie de la Taverne. Le jeune n'ayant pas l'habitude de boire, il ne tenait plus du tout sur ses deux pieds et se montrait même horriblement affectif et tactile en étant ivre ! Autant une femme cela passait, autant un jeune gars qui vous câline et vous touche la joue, cela le faisait beaucoup moins pour le belliférien qui, à plusieurs reprises, le repoussa avant de le relever du sol en boucle. Adamante dans tout ça était bien heureuse du spectacle, trop heureuse et toujours boudeuse pour plus tôt, elle s'amusa à le bombarder d'images d'hommes roucoulant puis s'unissant... à tel point que le Maréchal fini par en vomir tripes et boyaux dans une petite ruelle. Sacrée griffonne. Maudite griffonne.

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