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 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

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Message Sujet: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 17:02




Chroniques d'Arven

Intrigue 2.4

De Glace et de Sang

Du 29 au 31 juillet 1002



Intrigue animée par Lemon Tart



Svaljärd, superbe cité installée au pied d'un lac presque contamment gelé, entourée de ses grandes murailles la protégeant des vents les plus froids. Même au plus chaud de l'été, les températures ne sont pas des plus élevées et il arrive que la nuit, même dans ces circonstances, la morsure de la glace vienne étreindre la surface des étendues d'eau. Au centre de la cité, le palais ducal s'élève, le coeur des lieux. Et dans les rues, l'activité s'accroît à l'approche de Lughnasadh.

Fête traditionnelle du duché du Savoir, elle rassemblera durant les jours les plus chauds de l'année les plus éminents Savants de tout l'empire, à l'occasion d'une foire immense et d'animations qui sauront ravir les petits comme les grands. Malgré la guerre qui fait rage, les visiteurs attendus seront nombreux, comme chaque année ; Savants reconnus mais également étudiants de l'Académie sont conviés à présenter œuvres et projets, inventions et créations, dans des concours et des démonstrations qui ne manqueront pas d'éblouir la foule et d'intéresser les futurs employeurs. Les étudiants en architecture se sont surpassés au cours de l'année écoulée pour réaliser des bâtisses aussi chaleureuses que fonctionnelles pour les nombreux visiteurs qui convergent vers la capitale.

L'inquiétude reste présente néanmoins. Les gardes patrouillent dans toute la cité, les griffons veillent sur les cieux et aux abords de la ville. Il semblerait que la famille impériale elle-même ait fait le déplacement, emportant son contingent de gardes et de domestiques. Les contrôles sont minutieux et réguliers aux entrées de Svaljärd comme à l'ancienne antenne de la guilde des Mages où l'on surveille l'arrivée des divers voyageurs, venus depuis Lorgol par portail. Une tension règne, palpable mais insuffisante pour gâcher les festivités, pour le moment.

Les préparatifs vont bon train depuis plus d'une semaine, les marchands installent déjà leurs étals, bardes et ménestrels animent les rues de leurs chants enjoués. Avant que ne commencent les véritables festivités, chacun est invité à profiter de ce que la foire de Svaljärd a déjà à leur offrir et la fête bat son plein chaque soir.

Ce soir ne fait pas exception ; nous sommes le 29 juillet, le soleil se couche à l'horizon, la foule s'amasse dans les rues malgré les températures fraîches, spectacles de musique et de saltimbanques ont lieu un peu partout, sous la dernière lueur du jour comme celle des lunes jumelles.






Premier Tour

Consignes



IRL : du mardi 13 juin au mardi 20 juin (18h).
IRP : le 29 juillet 1002, début de soirée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP à la Fatalité et vous serez les bienvenus ! Je vous rappelle juste que nous sommes en guerre, et que les Faës - et les mages - ne sont pas admis en Ibélène.

• Le tour dure toute la soirée et toute la nuit du 29 juillet. Il y a des animations jusqu'à des heures avancées de la nuit, les tavernes accueillent les visiteurs mais n'oubliez pas que les gardes veillent. Et que la nuit, en Valkyrion, il fait froid. :laa:

• Dans cette atmosphère de tension, n'oubliez pas de présenter des documents attestant de votre appartenance à l'empire du Savoir. Des habitations, projets divers d'étudiants en architecture, sont à la disposition des touristes à des prix abordables. Les inscriptions aux divers concours sont également payantes, 10 fleurons par personne (l'Académie ayant financé les inscriptions de leurs élèves).

• Les visiteurs viennent d'un peu partout dans l'empire pour l'événement, débarquant tous à des moments différents durant la semaine qui précède. En dehors de ceux qui arrivent de Lorgol, il est impossible de venir par portail. Pour le tableau des distances, c'est par !

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, peut compter jusqu'à 1 000 mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 18:05

-A LUTAGBAGA !!

Et d'une traite, Vira s'enfila son verre. Elle était arrivée à Svaljärd avec Solveig et Géralt pour assister à la fête traditionnelle kyréenne. Un portail depuis Lorgol et hop ! Même si, pour la paperasse, l'histoire avait pris une tournure compliquée. Au final, après un petit tour chez un faussaire et quelques fleurons et gnons distribués, elle avait réussi à avoir de faux documents, justifiant d'une naissance Ibéène. Elle avait explosé de rire. Elle en avait pas l'air mais les documents parlaient pour elle.
C'était Sol qui avait insisté. Vira, elle, avait refusé. Elle n'avait jamais quitté le bateau, sauf pour aller faire les tournées des tavernes, et jamais bien longtemps. Mais Solveig s'était montrée très persuasive et la pirate s'était laissée tenter. Rhéa était loin. Très loin. Ça lui brisait le cœur. Autant noyer ce manque dans l'unique chose qu'elle connaissait ici : les tavernes et l'alcool. Ils logeaient chez la mère de Solveig et son amie semblait heureuse d'être de retour chez elle. Vira se sentirait heureuse une fois de retour sur l'Audacia. Mais puisque la guerrière avait réussi à la trimbaler jusqu'ici... Elle avait retenu aucun nom toutefois. C'était encore plus compliqué que ce qu'elle entendait d'habitude. La pirate n'avait même pas essayé de les retenir.
En tout cas, le début du programme de cette fête lui plaisait : un charmant tour dans une taverne, il n'y avait rien de mieux pour commencer. Quelques verres et après elle tanguerait tellement qu'elle se croirait de retour sur l'Audacia. Les rires fusaient, une bonne ambiance régnait, tout le monde prenait plaisir à se trouver ici. Sa bonne gorgée bien avalée, Vira lâcha un rot tout sauf féminin et s'essuya la bouche avec la manche. Inutile de retenter l'expérience d'un concours d'alcool. Vira avait pu jauger la bonne descente de son amie et en était fière. Un match nul... même si Sol avait remporté la dernière victoire avec leur concours de course de chèvres... Cet animal était plus utile dans son estomac que comme moyen de transport.

-Doc ! cria-t-elle en tapant dans son dos avec une bonne accolade pleine de virilité. Lé où la p'tiote ? L'a laissé ? Apprendre l'vie nous.

Elle ponctua sa phrase par un hochement de tête. Elle l'aimait bien, la petite Eponine. Mais trop gentille, il fallait lui mettre un peu de plomb dans la cervelle et entre les mains. Après, elle n'allait pas s'en plaindre. Elle était heureuse de pas se coltiner un drôle et de plus avoir les bébés braillards dans ses pattes. Un perdu pour un rendu, en somme.

Spoiler:
 


Dernière édition par Vira Sabir le Mar 13 Juin 2017 - 22:57, édité 2 fois
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Les Voltigeurs
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 19:33

Jour J arrivé, soirée J plutôt. La fête battait enfin son plein, Richard Le Harnois avait bien profité des heures plus tôt pour s'entretenir avec l'empereur Augustus en personne et lui faire part, outre sa pleine allégeance inaltérable, de l'assurance qu'il avait quant à la sécurité de la capitale. Les capitaines des Vols et Majors ainsi que les Recrues étaient au taquet, tous avaient et savaient leur rôle à effectuer pour la fête, chacun avaient ses propres rotations de garde et travail à faire. Peut-être que le Maréchal de Serre trouverait, dans ses observations, un homme à la hauteur d'un poste plus haut gradé à venir, un futur remplaçant à sa propre place un jour prochain. Il s'agissait d'une fête pour le peuple à terre, mais en l'air, c'était également le moment de briller et de se démarquer, de suivre les autres ou de faire étalage de ses bêtises en plein service Et ça, l'homme en était conscient.

Au dos d'Adamante, fière griffonne, Richard se trouvait statique sur un point de la muraille. Il disposait ainsi d'une vue plutôt large sur la capitale et de l'autre côté le lac. Un autre griffon se posta bientôt à côté de lui avec pour cavalier le Capitaine du Vol de Bellifère.

« Si j'étais à ta place, je profiterais de la fête en bas. » Fit l'homme claironnant, un œil vigilant porter sur les voltigeurs de son Duché. Ancien Major bien à l'écoute du Capitaine en 1000, il avait été promu en même temps que Le Harnois et le connaissait donc plutôt bien, d'où sa familiarité.
« Je préfère de loin regarder les gens de haut voyons. » Plaisanta le Maréchal d'un léger sourire et d'un clin d’œil appuyé tandis qu'Adamante semblait soupirer. « Et Adamante se sentirait bien seule... » rajouta t-il une couche d'humeur festive. Adamante se secoua pour déséquilibrer un peu son partenaire, un sentiment de désaccord et de fierté entachée.
« Pff en tout cas, merci encore pour le poste ! Maréchal. » Lança le capitaine en se détachant avec son griffon de la muraille après l'avoir saluer poliment.
« Remercie plutôt mon prédécesseur ! » Répondit le Maréchal d'un signe de main avant de contempler derechef la vue d'en bas, spectaculaire.

Ses pensées se tournèrent un instant vers Tybalt, se demandant ce qu'il ferait de cette soirée et espérant vivement qu'il en profiterait ! Il ne l'avait pas amené ici pour qu'il poireaute dans une chambre de la taverne où il logeait. Grand bien lui ferait de découvrir les animations et d'écouter les gens s’enivrer à l'écoute des bardes ! Son point de vue était quelque peu haut que pour trouver quelqu'un dans cette fourmilière, mais peut-être que sa griffonne le verrait, elle.

« Volons un peu plus bas, histoire de profiter quand même de l'ambiance ! » Il n'en fallait pas plus pour qu'Adamante se lance, bien heureuse de se dégourdir les ailes. Quelques images se répercutèrent dans sa tête - des ruelles animées, des gens déjà bien ivres, des petits combats de coq, quand il trouva Tybalt parmi ses images, déambulant joyeux au dehors et osant même, semble t-il, courtiser la gente féminine. « Hum. Quel progrès ! Il aura fallu un an et un froid à donner la chair de poule pour qu'une épine du pieds me soit retiré ! »

Et son vol se poursuivit, emmitoufflé dans son manteau épais de cuir et de fourrure, observant les voltigeurs et le peuple à terre, espérant que cette fête se fasse sans anicroches.


HRP:
 

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Dernière édition par Richard le Harnois le Mer 21 Juin 2017 - 20:55, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 20:29

Vous aviez portaillé depuis Lorgol le 23 juillet, Vira, Solveig et toi. La vérification de vos attestations s'était déroulée sans encombre, vous laissant libre de circuler dans la ville à votre guise. Quelques heures de visite seulement dans ces lieux inconnus et tu avais été charmé. Quelques heures à peine et tu avais déjà dégoté divers items quémandés par tes collègues de l'Audacia. La liste était… longue. Tu avais décidé d'échelonner les souhaits sur l'entièreté de ton séjour ici, mais surtout d'en revoir certains à la baisse : les cageots de pommes de terre de la Tambouille, notamment, attendraient un autre voyage.
L'hospitalité vous avait été offerte par la mère de Solveig. Tu n'avais pas hésité à ramener nourriture et boisson pour la remercier de son geste généreux : à chacun de vos passages dans la capitale cette semaine, tu avais pris soin de ramener quelque chose. D'autant plus qu'elle était une hôte parfaite et tu appréciais beaucoup converser avec elle.

Aujourd'hui était le début du festival. Tes collègues et toi aviez pris la route ce matin pour profiter de l'ouverture et découvrir les nouveaux étals et stands. La journée avait été plaisante et les dernières requêtes sur la liste de l'Audacia avait été satisfaites. Pour vous reposer et restaurer avant les festivités du soir, vous aviez marqué un arrêt dans une des tavernes de la ville. Une bien belle taverne, somme toute. Tu t'y étais fréquemment arrêté, après tes achats et autres flâneries, cette semaine. Tu y avais découvert une bière qui ravissait tes papilles comme aucune autre – tu en avais pourtant goûtées un certain nombre. Tu étais allé commander nourriture et boisson auprès d'une serveuse que tu avais déjà croisées, puis tu avais rejoint tes amies. Une fois la nourriture servie par la femme en question, vous aviez attaqué votre dû avec enthousiasme, votre discussion reprenant sans souci.

« A tes souhaits, Vira. » Alors qu'elle s'essuie de la manche, tu continues de mordre dans ton bout de fromage, comme si de rien n'était. Tu n'avales même pas ton bout de travers quand elle te donne une tape dans le dos. Tu lui offres un sourire alors qu'elle s'enquit d'Eponine. Tu avales rapidement. « J'laurais bien prise avec nous, mais, avec sa particularité, c'est trop dangereux. » Ton sourire se fait un brin triste, mais tu la préfères en sécurité, là où elle est. En réalité, tu aurais aimé pouvoir amener le reste de ta famille, mais cela aurait été bien trop compliqué. Tu te rassures en te disant que tu les verras après votre séjour ici. « Et rassure-toi, elle a bien le temps d'apprendre la vie, maintenant qu'elle est à Lorgol. Elle commence l'Académie à la rentrée, là. » Impossible de cacher la fierté sous-jacente à tes mots.

Tu avales une gorgée avant de te tourner vers Solveig, tu ouvres la bouche et... un homme t'interrompt avec une courtoisie extrême : « Oh, toi, l'fouteur de merde, t'crois que j't'ai pas vu faire du rent' dedans à ma mienne ? » Tu te tournes vers lui, l'incompréhension lisible sur ton visage. Il en profite pour te pousser au niveau de l'épaule. « Zieuter chez les autres, ça t'amuse ? On va régler ça dehors. Allez. Viens. » Il pose déjà sa bière et toi tu fronces les sourcils. « Vous savez que j'ai aucune idée de qui vous parlez ? Mais elle doit être bien belle pour qu'la jalousie vous monte à la tête comme ça. » Tu lui offres un sourire qui a pour but de l'apaiser, mais ça l'échauffe plus qu'autre chose, le bougre. Il t'attrape par les épaules et te force à te redresser. Tu obtempères, mais tu réussis à bloquer son premier coup sans peine. Tu t'écartes de lui et de votre table prestement, en cas de contre-attaque. « Tu m'prends pour un simplet, l'cul terreux ! J't'ai vu la lorgner. » Tu lui présentes tes paumes, dans un geste d'apaisement. « Écoutez, mon brave, j'me suis pas mêlé d'vos histoires de cœur ou de fesses – je juge pas – alors on reste là ? J'aimerais bien finir mon repas tranquillement. »

Étrangement, la désinvolture ne semble pas fonctionner. L'homme s'avance vers toi et tu as le réflexe de faire le tour de la table. Clairement, tu n'as pas envie de te battre. Tu veux juste profiter des festivités. L'homme regarde autour et cherche un moyen de te coincer. Tu tentes à nouveau. « Honnêtement, j'ai rien contre un peu de baston. Sauf que là, j'ai lorgné sur personne. Et crois-moi, si ça avait été réciproque, l'affaire aurait été conclue, déjà. » L'homme voit rouge et tourne son regard scandalisé vers une femme, au comptoir. Oh. La serveuse. OH. La belle serveuse avec laquelle tu as peut-être un peu flirté en récupérant tes commandes. Rien de bien méchant, cependant. Juste une toute petite drague de rien du tout. Bon. La femme a refusé. Tu n'as pas insisté. Les choses se sont arrêtées là. Tu avais même oublié l'épisode avant maintenant.

Tu souffles à tes collègues, non loin, un sourire malicieux aux lèvres. « Repli, mes dames ? »  Si vous étiez pris dans une bagarre, tu n'étais pas sûr de réellement profiter des festivités. La tension régnait en Ibélène et vous étiez sur un territoire beaucoup moins libre qu'à Lorgol. Tu voulais la voir, cette foire, pas l'entendre depuis les cachots du château ou tu ne savais d'où.

Spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 20:33

C'est la fête tant attendue que je prépare depuis des jours, que dis-je des mois plutôt en compagnie de mes collègues. La température ambiante subit cette chute à la tombée de la nuit, nul doute que les visiteurs du lieu non préparés se feront surprendre ; des étals de ci de là devraient suffire à leur offrir une seconde peau. Il y en a pour tous les goûts mais je fais partie de ceux, connaisseurs, qui ont suffisamment de réflexion pour avoir prévu ce pardessus fort utile par ces nuits froides.

Non seulement j'adore cette fête par le côtoiement de savants de tout horizon mais cette diversité également m'offre des savoirs de l'autre bout du monde. Pendant que d'autres font la fête, boivent à plus soif provoquant un certain dégoût apparenté à celui lorsque je croise les pirates, j'ai bien l'intention de sympathiser avec d'autres personnes comme moi plus intéressées par le domaine intellectuel que par les échanges de dague.

Le climat n'est guère enclin aux pirates, de toute manière les vivenefs ne peuvent guère s'y aventurer, bien leur en prend, je n'aimerais point croiser si ce n'est un seul de leur regard. Pourtant la zone regorgerait de tentations pour eux s'ils étaient suffisamment cultivés pour comprendre la science en elle-même.

Hiémain est dans les parages, probablement à vaquer à quelques occupations de ci de là ; tiens si je tentais de le retrouver ? Il est probablement un peu plus à l'écart accompagné de douce Mélusine.  Qu'importe, le hasard de rencontre peut provoquer des surprises.

Je me fais bousculer alors que je quitte l'atelier où je me trouvais encore quelques minutes auparavant ; même malgré la fête je m'obstine à travailler, chaque heure perdue pour moi alors que mon imagination déborde m'attriste ; je grogne tout en jetant un regard de braise à la personne ayant osé m'importuner je poursuis mon chemin non sans quelque nonchalance profonde. Je vois les gardes postés aux endroits stratégiques de la ville, d'autres membres de l'ordre de ci de là, échange de regard suffisants pour se reconnaître, se garantir que pour l'heure tout va bien, tout semble sous contrôle, pour l'instant...

Je profite seule de l'instant noyée dans le monde présent dans les rues malgré la température chutant à une vitesse bien trop rapide. Mon sourire s'élargit en voyant quelques audacieux grelotter... vraiment Svaljärd n'est pas fait pour tout le monde...
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Les Guerriers
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 22:15

Solveig était la plus heureuse des femmes, deux compagnons à sa table, une bonne taverne kyréenne et surtout, le bonheur d'avoir retrouvé le visage maternel.
Cette dernière avait vite compris qu'e ces amis n'étaient pas plus de la guilde des guerriers que le voisin d'a coté. Mais d'un geste de la tête elle avait signifié à sa fille unique que cela lui allait. Elle traçait sa propre voix comme elle le lui avait demandé.
Solveig trinqua joyeusement en pensant une dernière fois à la femme qu'elle avait retrouvé après toutes ces années. Des rides, des cheveux blancs dans sa crinière blonde mais toujours cette douceur lorsqu'elle l'avait prise dans ses bras.

- A Lughnasadh !

Elle soupçonnait Vira de varier le plus possible la prononciation de cette fête locale par pur plaisir de l'écorcher. Un sourire éblouissant lui fut adressé. Ça lui allait, elle avait eu une petite sueur froide à l'idée que son amie ne puisse pas passer les contrôles. Quand à elle, elle avait eu un luxe de choix.
Géralt avait l'air d'apprécier son en-cas et particulièrement qu'on lui parle de sa nièce, Solveig appuya son explication avec un clin d’œil.

- Petite carotte est bien mieux là ou elle est. Mais au moins on va pouvoir boire sans modération tu ne crois ?

Appuyant ses paroles, elle tapota de sa propre choppe l'épaule de son ami pour lui redonner le sourire.
La guerrière aurait adoré écouter ce qu'il allait lui répondre quand leur petit gueuleton fut interrompu par un de ses compatriotes. Pas l'un des plus brillants malheureusement.
Pour autant elle ne s'en mêla pas. Géralt avait une excellente répartie et même si cela risquait de s'envenimer pour le moment le barbu se tenait encore à carreaux, proférant des menaces à la hauteur de son imagination de poireaux.
Bref elle s'amusait quand même, sirotant son hydromel sans les quitter des yeux. Il manquait quand même pas de toupet le Géralt. C’était sa compagnie qui lui faisait pousser des ailes ou était il du genre à ne pas retenir ce genre de provocation qu'elles qu'en soient les conséquences ?

Sacré Gégé. Il avait quand même bien raison, ni Vira ni elle n'allaient le laisser seul s'embourber si la situation devenait critique.
Laissant tomber son hydromel pour un morceau de saucisson, elle regarda impressionnée ce petit jeu de chaise musicale improvisé.
Apparemment la femme en question avait l'air d'être la serveuse vu le regard que les deux hommes tournèrent vers le comptoir. Ah oui, c'est vrai qu'il l'avait un peu taquiné. Solveig n'avait pas spécialement relevé, habitué à le voir papillonner des yeux vers les belles femmes. Il avait déjà fais déjà eu des réactions bien plus parlantes qu'un sourire amusé.
Mais les Kyréens étaient des hommes passionnés, ils aimaient leur épouse avec la force équivalente de leurs biceps. Surtout quand ces dernières étaient encore belles et jeunes.
Victorieux, leur indésirable visiteur, avait l'air cette fois décidé à en découvre. Et cette fois Solveig était décidée à mettre fin à son interprétation très solide d'homme outré.
Posant ses coudes sur la table et son menton sur ses mains, elle ignora Géralt pour parler dans la langue des hommes du nord à ce crétin énamouré de sorte de n'être comprise que de lui et des natifs de Valkyrion.

- Ça suffit. Ne m'oblige pas à marcher jusque toi. Cet homme est sous ma protection. Je suis une  Skjaldmö qui prendra le risque de te foutre le nez dans le vomis qui macule la neige derrière cette taverne juste par pure satisfaction de te voir balancer dans une geôle pour ce soir. Et tu n'apprécieras pas ma compagnie. Retourne voir ta femme et laisse nous finir notre déjeuner. J'ai encore grand soif.

En général pas un pecnaud en dehors de Valkyrion ne savait ce que les  Skjaldmö représentaient. Mais ici elle avait toujours cette petite satisfaction de voir que ça faisait son effet. Elle devait en profiter, il y avait fort à parier qu'elle ne serait pas de retour avant longtemps dans son duché d'origine. Sans ce mot magique, elle était prête parier qu'elle aurait dû au moins lui faire une petite démonstration de broyage de noix dans sa paume pour avoir une réaction convaincante.

Contente d'elle elle se ressaya dans le fond de sa chaise, sans quitter l'homme du regard. Prêt à ouvrir la bouche, il se ravisa et d'un regard mauvais s'en alla s'installer plus loin au comptoir.

- Je serais toi Géralt, je ferais attention à qui marche derrière moi pour quelques jours. Mon peuple est un peu susceptible en matière de femmes.

D'un grand sourire, elle se resservit une pinte.

- Par contre je vous propose de prendre votre verre et quelques petites choses à grignoter dehors, on a tout de même bien attiré l'attention de messieurs les gardes.

Il y avait toujours quelques Kyréens pour aller boire en plein froid pour échapper à la chaleur enfumée des grandes cheminées faisant tourner broches et gibiers.
Et en effet, quelques regards ne les lâchaient plus. Heureusement qu'elle n'avait pas laissé le temps à Vira de lui planter ses cures dents entre les cuisses, ils auraient eu de sacrets ennuis.
Sortant dans l'air froid, toujours son hydromel à la main, elle se tourna vers cette dernière pour en rigoler. Mais ne la trouva pas.

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 13 Juin 2017 - 23:18

Dans les grandes lignes, Vira comprit que la petite carotte allait à l'Académie pour un don et vu le sourire niais de son oncle, il en était extrêmement fier. Heureux homme. Personnellement, l'Académie, très peu pour elle. La pirate préféra approuver les dires de son amie. Tant que l'alcool coule à flot, tout est beau ! La devise des pirates. Ils devaient faire honneur à Rhéa ici, au pays des glaçons.
L'Îlienne but une nouvelle gorgée lorsqu'un autre zigoto se décida à chercher des fleurons à son Doc. Une satisfaction profonde la frappa soudainement à l'idée de pouvoir faire un peu d'exercice et lui manifester son contentement d'être ici, au milieu de Kyréens qui avaient le sens des réparties musclées. La Vira ne comprit pas grand chose du débat qui avait lieu entre le Doc et le zigoto. Elle se contenta de hocher la tête quand Géralt parlait, guettant le moindre des mouvements de l'autre qui lui donnerait l'occasion de se jeter sur lui. Malheureusement pour elle, Sol fut plus rapide et parla dans un jargon étrange auquel elle comprit encore moins de choses. Mais elle n'allait pas en rester là ! Ça non ! L'homme les considéra un moment puis se décida à leur tourner le dos, constatant qu'il valait peut-être mieux ne pas faire de vagues. Après tout, la sécurité était bien renforcée dans le coin. Elle se mit donc à l'abreuver de propos peu glorieux, bien qu'incompréhensibles, mais dont la tonalité démontrait indéniablement tout le bien que l'Îlienne pensait de lui. Après une énième injure bien envoyée qui eut le mérite de la faire éclater de rire, quelques têtes se tournèrent vers eux, légèrement sceptiques. Moment que ses amis mirent à profit pour débarrasser le plancher. Un peu déçue que ses poings fussent rester tranquillement autour de leur chope, Vira les suivit à contre cœur. Mais c'était un terrain inconnu ici et hors de question de s'éloigner de Solveig.

Une fois dehors, le froid la heurta de plein fouet, manquant de la faire tomber. Par Omen, mais c'était quoi ce pays de pingouins ? Elle était pratiquement sûre de bientôt voir un morse traverser la rue. La foule y était omniprésente et bruyante et Vira se perdait dans cet amas de gens interminable. Au moins sur l'Audacia y avait deux bouts. La proue et la poupe. Ici les bouts étaient vraiment trop loins. Un groupe la bouscula, elle tomba, jura, se redressa et s'aperçut qu'elle était toute seule. Par Omen, c'était quoi ça encore ? La foule l'amena à un stand où un marchant vendait des peaux. Au moins, elle s'était perdue mais pourrait se réchauffer. La pirate entama quelques négociations mais le marchant parlait dans un langage qui lui paraissait totalement éloigné de la réalité d'Arven. Il vivait sur le même monde qu'elle ou quoi lui ? Commençant à s'énerver, elle haussa la voix en montrant le plaid qui lui plaisait, proférant des menaces dans un jargon connu de elle seule. Personne aux alentours... elle se sentait bien seule et perdue, l'Îlienne... pour la première fois de sa vie.

-Zetes pas gaudiche à Sauvléjards! Comprends rien l'gars ! Froid dans l'pays glaçon ! Pinqouin mouillé ! C'combien ça là !

Nouvelle tirade injurieuse. Frustrée, Vira se tourna aux alentours, comme si elle espérait y voir quelqu'un qui parlât son jargon mais personne se manifesta. Toute façon, Vira l'Îlienne avait besoin de personne. Elle redressa la tête, fronça les sourcils, et agita le plaid sous le nez du marchant simplet.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 14 Juin 2017 - 3:42

Voilà un début de soirée qui avait le don d’égayer notre jeune fille ! Tout était fait pour lui rappeler Bourg-Caravelle. L'ambiance déchirait du tonnerre de Raidboule. Un sentiment d'euphorie habitait l'adolescente, à la fois conféré par les musiques et l'herbe qu'elle mastiquait depuis le début de l'heure. Elle avait délaissé ses sens physiques pour laisser libre court à son ouïe. Sybille était assise sur le perron de son auberge, non loin des lieux des festivités. La foule, très peu pour elle. Et ici la chaleur de la maison la réchauffait un tantinet. Même si avec Lorgol elle avait prit le temps de s'habituer au froid. Deux ans à se les peler loin de la douceur que procurent les frontières entre Sombreciel et Lagrance. Ça avait suffit pour l'habituer à grelotter. Mais cette sensation était passée aux oubliettes. Elle appelait cette plante le "Baiser de Joseï". La mixture était encore en phase de test. Son principal avantage était d'étourdir les papilles et l'esprit en chauffant la gorge et la langue. La mastiquer provoquait une sensation de chaleur et de fourmillement dans le gosier. Mais il fallait encore tester ses effets sur le long terme. Une observation se faisait cependant déjà d'elle-même; Sybille n'avait pas froid. Ou tout du moins plus cette sensation de trembler de l'intérieur. Même si en apparence la silhouette emmitouflée de laines colorées devait vibrer, la personne elle-même ne se plaignait plus. Une question demeurait cependant; son manque de sensation physique venait-il de la plante ou de l'accumulation de vêtements. C'était comme si son corps était fait de coton.

" Je pars me promener un peu !" finit-elle pas crier en direction de la porte. Plus à l'attention d'elle-même qu'à celle de la propriétaire de l'auberge.

Ils sont amicaux en Valkyrion. Mais peu bavards. La tenancière préfère réparer sa bâtisse ou cirer ses chopes que de discuter. C'est une qualité en soi, mais le bavardage manquait cruellement à l'étudiante. Elle en avait eu l'occasion en sortant voir quelques expositions. Mais ici tout mot employé avait son utilité. Ça et... la barrière des langues. On parle drôlement dans le coin. Longeant les murs du bout des doigts pour ne pas perdre la direction qu'elle avait prise, Sybille se mit en quête de quelqu'un qu'elle pourrait comprendre. Autour d'elle il n'y avait que brouhaha. Mais un air de musique fini par l'interpeller. Contournant une maison elle s'arrêta au bout de quelques mètres. Ne sentant aucun mur plus loin l'étudiante revint en arrière pour retrouver son dernier point de repère contre lequel elle s'adossa.

Devant, il devait y avoir une petite placette où crépitait un feu. Des musiciens jouaient d'instruments qui lui étaient inconnus. Le bruit des pas de danse était envoûtant. Sybille plaça donc une nouvelle feuille de Baiser de Joseï sur langue qui fut instantanément engourdie. Abandonnant tous ses sens à nouveau elle focalisa sa concentration sur l’événement devant elle. Quel moment merveilleux. Tous ces gens de métiers, d'horizons, d'aspirations différentes. Insouciant du monde et de ses conflits en cette période festive. Cette semaine à Svaljärd était à la fois hautement instructive et très reposante.

" Note à moi même. Le Baiser de Joseï porte bien son nouveau nom dans cette contrée de travailleur. Mais ces bouffées de chaleurs... je me demande si on ressent pareil en Erebor... reste à définir si le sol et les murs font vraiment des vagues ou si c'est une impression. " se chuchota-t-elle à elle même.

Était-elle adossée contre une tente ou une maison ? Le mal de mer devait un peu ressembler à ça. Tant pis pour la sensation de chaleur. Ce serait sa dernière feuille de la nuit. Mais l'herboriste décida de profiter encore un peu de cet engourdissement pour se focaliser sur le rythme des percussions et des cordes qui vibrent. Et de ces corps qui s'unissent en rondes et font trembler le sol.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 14 Juin 2017 - 17:12

Cette journée a été parfaite.

Je n’ai eu que peu d’occasions de visiter Svaljärd par le passé, Ibelin attirant nettement plus mon attention ; mais je dois reconnaître que les architectes kyréens sont doués, et que la capitale est belle. En bonne créature sociable de Sombreciel, je me réjouis fortement de me mêler à la foule, il y a si peu d’occasions de cet ordre, à Sylvamir ! Toute cette agitation, la liesse collective, les odeurs de nourriture, la musique et les chants, les sourires et les éclats de rire, l’alcool au fond des regards et le gai tapage d’une ville en fête…  en voilà une belle occasion que je m’en serais voulu de manquer.

Mon allégresse est d’autant plus forte que Hiémain est à mes côtés, et que nous avançons main dans la main entre les promeneurs qui, comme nous, se sont attardés au crépuscule ; ma félicité est même totale, car le plus beau bébé du monde dort paisiblement contre ma poitrine, consciencieusement enveloppé dans quelques fourrures épaisses et retenu par les sangles de cuir d’un harnais à sa taille, léger mais résistant. Je vois bien quelques regards détailler l’ensemble d’un œil curieux ; mais le côté pratique de la chose inventée par mon cher Melbren me permet de transporter mon bébé à l’erebienne, les mains libres, tout en le conservant à portée de câlin. Mon bébé, si parfait !

Un sourire à Hiémain, une pression plus tendre de mes doigts contre les siens, et nous continuons notre chemin dans la foule. Il commence à y avoir de plus en plus de monde, tout de même ; alors, de mon bras libre, j’enserre les épaules d’Agathe qui ne m’a pas quittée d’une semelle. « Reste bien avec nous, mignonne, et si tu te perds, retourne directement à nos appartements au palais ducal, d’accord ? » C’est là que nous avons laissé Arsène, dans cette suite luxueuse réservée au sénéchal mon mari, et à toute sa maisonnée. Oh, je ne m’inquiète pas pour le petit : il a beau avoir joué les fatigués, je suis bien certaine qu’il se sera éclipsé vaquer à ses propres occupations dès notre départ, et qu’il sera de retour quand nous rentrerons, prêt  à quémander un câlin ou deux. Agathe a l’air un peu égarée, dans cette masse cosmopolite venue des quatre coins de l’empire. Cherche-t-elle un visage familier dans la foule ? Craint-elle que ses frères ne tentent une nouvelle fois de la reprendre, comme au Tournoi à Hacheclair l’an passé ? Nous y avons pensé, Hiémain et moi – et mon époux parfait a engagé trois Kyréens, Guerriers de la Guilde, choisis pour leur sérieux, leur carrure et leur air patibulaire, officiellement pour assurer la protection de son héritier en ces temps troublés. Officieusement, pour les coller aux pas d’Agathe et veiller à ce que personne n’effleure ne serait-ce qu’un seul de ses cheveux.

Bien sûr, les potentiels kidnappeurs n’ont pas besoin de savoir que sur ces trois guerriers redoutables, le premier collectionne les petits chevaux de bois, le second a une peur panique des chèvres, et le dernier entretient une passion secrète pour le macramé. Les secrets obtenus via la Cour des Miracles sont saufs avec nous, et nonobstant leurs péchés mignons et petites frayeurs, ces trois armoires massives sont aussi discrètes qu’efficaces. Le plus important, c’est qu’Agathe n’a pas conscience d’être l’objet de cette surveillance, et qu’elle peut arpenter les rues l’esprit libre. Oh, elle finira bien par se poser des questions quand elle verra qu’il y a chaque soir un guerrier au pied de sa fenêtre et un autre devant sa porte tandis que le troisième dort pour prendre le relais quelques heures ensuite… Disons que le temps qu’elle mettra à le remarquer constituera une bonne évaluation du progrès de ses compétences d’observation. En attendant, mon cher époux et moi-même sommes rassurés de savoir notre petite tête blonde préférée en sécurité sous la vigilance d’une escorte compétente.

Après tout, cela n’est qu’exercice, n’est-ce pas ?
Qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner…

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 15 Juin 2017 - 11:24

Aubrée était arrivée à Svaljärd l’avant-veille, en compagnie de Ljöta, pour profiter de la fête de Lughnasadh. Et il n’y a pas à dire, les trois jours les plus chauds de l’année ici sont particulièrement… froids. Aubrée regretterait presque la chaleur aride de Bellifère, qui vous prenait tout l’été et vous obligeait à vous cloîtrer dans vos maisons, sous peine de brûler au soleil et d’être étouffé par sa chaleur écrasante. Presque. Le jour où elle regrettera quelque chose de Bellifère n’est pas encore arrivé.  

Actuellement, la jeune blondine se promène dans les rues animées de la ville. A chaque coin de rue, un spectacle de jonglage, des musiciens, des danseurs et autres artistes présentent un numéro sous les yeux ébahis des petits et grands. Aubrée se redécouvre petite fille. Elle a envie d’aller partout, de tout voir, d’applaudir à chaque numéro… C’est sûrement pour cela que Ljöta l’a laissée partir seule, comprenant bien qu’elle ne pourrait de toute façon pas la retenir et la surveiller bien longtemps. De toute façon, elle est grande, et puis, elle ne craint pas grand-chose après tout. La sécurité est maximale ici, du fait de la guerre. Il n’y a qu’à voir le nombre de gardes postés dans les rues, ou de voltigeurs survolant la ville. Ou alors le contrôle qu’elle a dû subir, même si elle faisait partie de la suite de Ljöta. Non vraiment, elle ne craint rien. Et Aubrée ne pense plus du tout à ce souci, à  la discussion qu’elle a eu avec Astrid la veille, ou à ses pieds douloureux auxquels elle commence à s’habituer. Son cœur et sa tête sont tout à la fête.

Elle finit par déboucher sur une petite place, où de nombreux danseurs virevoltent au son d’instruments inconnus de la blondine. Elle la parcourt rapidement des yeux, espérant y voir quelqu’un. Agathe, par exemple. Mais ce n’est pas sa sœur, qu’elle reconnaît du premier coup d’œil. C’est un jeune homme dans la vingtaine qui se tient un peu à l’écart, qu’elle a déjà croisé quelques mois auparavant, dans des circonstances bien moins sympathiques. Elle sourit légèrement, et décidée à aller le voir, Avant  de s’avancer vers Tybalt, elle vérifie quand même que son oncle n’est pas dans les parages. On ne sait jamais. Le garçon finit par croiser son regard. Et visiblement, il l’a reconnue, parce qu’il détourne les yeux et fait semblant de s’intéresser à autre chose. Aubrée ne se démonte pas et se plante devant lui, un large sourire aux lèvres. « Salut. Ça faisait longtemps. » Bien obligé de la regarder, le jeune homme sourit, lui aussi, mais de manière gênée. Adorable. « Salut… Je suis désolé pour… Pour l’autre fois. » D’un geste de la main, elle signifie que c’est tout pardonné. « C’est bon, c'est oublié. » Puis, d’un sourire, elle ajoute. « Aubrée. » « Quoi ? » Elle hausse légèrement les sourcils. Il a l’air choqué qu’elle continue de lui parler, comme ça, sans se soucier de ce qui s’est passé quatre mois auparavant. Sans se départir de son sourire, elle précise. « On n’a pas été présentés correctement, la dernière fois. Je m’appelle Aubrée. » Le visage du garçon s’éclaire. « Tybalt. Enchanté. » Aubrée incline légèrement la tête.

Le silence se fait doucement entre eux, les jeunes gens observant la ronde de danseurs se créer sur la place. Soudain, une petite fille sort de la foule, se précipite vers eux et leur saisit les poignets. « Vous venez danser les amoureux ? » « Hein ? » s’exclament-ils de concert. Comment ça ? Les amoureux ? Danser ? Mais… L’enfant ne leur laisse pas le temps de réfléchir, et la tire en avant. « Allez, v’nez ! » « Mais je… Je ne sais pas danser, moi ! » Malgré les protestations d'Aubrée, l’enfant les entraîne vers les danseurs. Les deux Lorgois se font une petite place dans la ronde sans mal, et Aubrée se retrouve sans bien comprendre pourquoi ni comment entre le neveu du Hargneux et un vieil homme enrobé qui sent l’alcool à plein nez. Elle lui sourit, l’air un peu gênée. Elle voudrait dire à Tybalt qu’elle n’en a pas envie, qu’elle est un peu fatiguée et qu’elle a mal aux pieds et qu’ils feraient mieux de partir, mais déjà la danse commence, et son voisin ivre lui serre la main si fort qu’elle ne peut s’en défaire. Alors, elle se résigne à son sort, et essaie d’imiter les pas des autres danseurs. Elle remarque que Tybalt est dans le même cas qu’elle. Leurs regards se croisent, et ils sont pris d’un fou rire incontrôlable, au grand bonheur de l’enfant qui se tient à quelques pas d’eux. Finalement, ils se laissent porter par la danse et la musique festive. Tant pis. A y être, autant s'amuser !

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 15 Juin 2017 - 16:17

Une fée! Pixie joyeuse, du haut de ses dix-sept ans, elle sautillait, jupons brodés virevoltant autour d’elle, en patientant que le cortège de sa tutrice soit fin prêt. Si ce n’était pas Mélusine à qui on ajustait une parure autant exubérante qu’époustouflante, c’était le petit Meldred qu’on devait couvrir d’une fourrure supplémentaire. Le plaisir était là, si près d’eux, pour briser la vie calme et sereine de ce duché de glace et de neige! Oh, elle appréciait cette quiétude, la douce Belliférienne, plus que quiconque, mais ses nombreux voyages aux côtés de Mélusine lui avaient montré autre chose, une autre vision de ce monde, pleine d’énergie et de couleurs vives. ...Ça lui manquait. Un peu. Et… Et peut-être, qu’avec tous ces étals et marchands… Peut-être pourrait-elle enfin mettre à profit les enseignements de sa tutrice?

Elle s’était élancée, la jolie Bélliférienne, un sourire discret mais vainqueur sur ses lèvres purpurines. Oh…! Fête! Joie! Tout en sentant le regard de Mélusine de Sylvamir sur ses boucles blondes et en rejetant fermement la possibilité que Hiémain puisse faire de même, Agathe s’avançait devant eux, de quelques pas tout juste, mais habitée d’un courage qui lui faisait pourtant défaut, il y avait de ça quelques mois à peine. Si la peur de l’inconnu la retenait de profiter pleinement de l'effervescence des festivités, elle appréciait l’anonymat et l’invisibilité que pouvait lui offrir une pareille foule. Le regard perdu sur le devant, elle cherchait à tout voir, à tout saisir, à remarquer les détails autant que l’ensemble, à dénicher les marchands les plus profitables autant que les plus intéressants. Le Ménestrel de Lorgol serait-il en visite, lui aussi, avec sa poésie et ses mots chargés de magie? Il y avait tant à voir, d’un coup, loin du nid douillet dont elle commençait à connaître les moindres recoins et couloirs!

- Reste bien avec nous, mignonne, et si tu te perds, retourne directement à nos appartements au palais ducal, d’accord ?

Agathe l’avait regardée par-dessus son épaule, un sourire en fleur sur ses lèvres, et avait acquiescé avec conviction. Si Mélusine prenait soin de le lui spécifier, la jeunette en avait déduit que ce devait être important. Le fil de ses pensées l’avait naturellement amenée à cette autre fois, où elle s’était retrouvée dans une foule aussi dense. Le Tournois des Trois Opales. Elle avait eu envie de rassurer sa tutrice de quelques mots, de lui dire qu’elle serait prête à mordre, peut-être, même, pour ne pas retourner en Bellifère, loin d’elle, mais elle garda silence, tant par pudeur que par superstition. Verbaliser une possibilité d’enlèvement ou de fuite signifiait rendre réelle cette finalité. Les drames étaient derrière eux. Plus de temps débalancé, plus d’enlèvement, plus de meurtre. Si elle avait survécu loin de Mélusine, dans un camp de réfugiés à Lorgol, Agathe se sentait apte à se dresser devant cette fête.

- Oh..! Des ornements! Là-bas…!

Un rire cristallin, en cascade, et elle se perdait entre deux colosses du Nord, derrière une femme aux couleurs vives, une Erebienne, sans l’ombre d’un doute. Frêle comme un feu-follet, enjouée et énergique comme seuls les jeunes savent l’être, elle s’enfonçait plus loin, plus loin encore, entre étales et ménestrels, entre savants et noblesse. D’un coup d'oeil, elle s’assurait que Mélusine soit toujours à portée de vue. Ils n’étaient pas très loin, sa presque mère et son presque frère, mais une rivière d’inconnus les séparait. Agathe prolongea son regard, jusqu’à s’assurer de croiser celui de la Marquise, à quelques étals d’elle. Tout en rapatriant son attention sur les bijoux somptueux, devant elle, la blondinette sourcilla en captant l’attention d’un homme sur elle, un visage inconnu et quelconque, dans une mer d’étranger. Peut-être la trouvait-elle jolie…? Était-ce grâce à sa robe céruléenne? Sa tutrice lui répétait perpétuellement combien elle était gracieuse, combien elle était belle. Et si elle avait raison, au moins un peu?

Alors… Alors elle joua le jeu, Agathe. Sur les ornements, elle abaissa son regard de biche, créant ainsi l’illusion parfaite d’une jeune fille bien née particulièrement gênée par l’attention soudaine. Comme Mélusine le lui avait montré. Exactement comme elle le lui avait appris. Il n’était pas très difficile de simuler le tout, tant la vérité se rapprochait de cette façade. L’enfant des Miracles avait fait mine de chercher, ici, là, quoi faire, comment agir, sous le regard posé sur elle, exagéré ses battements de cils, délicate ingénue. Distraitement, elle laissa ses doigts survoler les multiples médaillons sans toutefois les toucher, pas encore.

Lequel serait le plus adéquat à offrir à sa tutrice? Lequel serait le plus aisé à dérober? Elle sentait son cœur commencer à pulser bien fort, à sa poitrine, et la nervosité s’emparer d’elle, peu à peu. Elle allait le faire! Elle allait enfin le faire! Seule. Toute seule. Sa première fois.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 15 Juin 2017 - 23:26

Je continuais à me promener dans les rues de Svaljärd tranquillement ; une fois bousculée, une fois l'envie d'aller danser. Je suis savante mais cela ne  n'empêchera jamais d'aller une fois le travail terminé d'aller m'amuser si mon temps me le permet. Je prends garde à conserver mon espace vital  avec nulle envie de me trouver envahie par d'obscurs mécréants qui auraient envie de venir troubler une fête si bien entamée.

J'entends quelques cris de ci de là ; un griffon nous survole ; ils sont là rassurants avec leur voltigeur à veiller sur notre sécurité. Je me détends progressivement cherchant du regard des visages connus. Mais trop de monde dans ces rues, des kiosques à perte de vue, les touristes divaguent, grelottant pour la plupart. Cela ne manque pas d'ailleurs de m'arracher un petit rire, moquerie gratuit qui pourrait me valoir des regards bien noirs de certains. Vraiment, il faudrait que j'arrête d'être aussi méprisante des fois...

Soupirant je me demande même si je n'ai pas meilleur compte de rentrer chez moi, retrouver ma solitude, mon duvet jusqu'au lendemain... une nouvelle journée où je me dirigerai vers mon atelier, mes inventions. Il faut dire que je suis particulièrement solitaire et malgré cette envie de profiter de la foule je me sens rapidement oppressée parmi tant d'inconnus. Mal à l'aise je commence à entreprendre un demi tour quand des éclats de voix m'attirent l'attention ; un froncement de sourcil. Qui oserait venir troubler la fête en hurlant de la sorte ?

Visiblement l'éclat de voix semble avoir regroupé une petite foule qui s'amuse du spectacle ainsi présenté. Je n'ai qu'une envie passer mon chemin alors que des rires commencent à fuser. Un regard vers le griffon, des gardes à peine plus loin nullement troublés dans leur tour et si ? Je fronce les sourcils, cherchant à identifier les personnes protégées par un tel attroupement mais sur le côté toujours ces vociférations qui me poussent à abandonner l'envie de me rapprocher de ceux que je pense avoir reconnus. Vraiment, si c'est à moi simple savante, certes membre de l'ordre, de maintenir l'ordre dans les rues ; je lève les yeux au ciel alors que je me  fraye un passage, coup de coude pour me rapprocher de l'étal bruyant et ce que je constate me faire hausser les sourcils ; un langage inconnu ? Qui est elle ?.

Je me rapproche de l'étal rassurant le commerçant, un ami, d'un regard et je dis à l'inconnue simplement, posément me forçant à être correcte « on a dit que l'on ne vous comprenait pas, apprenez à parler au lieu de vociférer sauf si vous souhaitez poursuivre le spectacle que vous présentez au public ici présent » lui dis-je en désignant l'assemblée. Je recule d'un pas en raison de l' odeur pestilentielle d'alcool « peut être que si vous aviez moins bu  vous seriez capable d'aligner deux mots ». Je regarde le marchand, et je lui dis simplement « je crois qu'elle a froid en fait, mais son langage est tel qu'on n'y comprend rien ! »
Mon regard se fait froid à son égard, nul peur ne m'habite, hormis ce dédain profond, dégoût que de telles personnes aient pu accéder à Svaljärd... il manquait plus qu'eux, je savais bien que la fête ne serait pas aussi idyllique qu'espérée.

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Dernière édition par Sönja de Sylvamir le Sam 17 Juin 2017 - 14:26, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 17 Juin 2017 - 5:29

Il n’a pas souvenir d’avoir une seule année manqué les festivités de Lughnasadh. Fils de Valkyrion, il a toujours honoré ces jours avec plaisir et ce dès l’enfance, rares moments où leurs rigides parents leur permettaient de s’amuser un peu. Savant, plus que tout encore, il a ensuite passé plus que son temps - d’adolescent étudiant, puis d’adulte - à explorer la foire aux inventions de fond en comble, à marchander avec les diverses exposants de matériaux soi-disant révolutionnaires. Ces dernières années, à repérer les architectes susceptibles d’être ses associés, ou ses rivaux. Un plaisir renouvelé d’année en année, même si celles-ci ont un goût amer. Le goût de la guerre et des conflits, qui ne cessent pas aux frontières, et qui se rappellent toujours à lui avec une pointe de culpabilité. A-t-il vraiment le droit de s’amuser, alors que l’empire est menacé ?

Une voix féminine se ramène à son oreille, lui ordonnant de cesser de penser un peu. « À vos ordres, princesse », répond Matvei avec un rire contenu, baissant les yeux vers celle qui est à son bras, soit nulle autre que la princesse de Valkyrion. Arrivée l’avant-veille pour l’occasion. Elle vient bien peu souvent sur les terres du Savoir, au déplaisir de son duc d’aîné, et c’est une fête qu’elle soit présente - puis, qu’elle ait accepté d’être sa compagne pour la soirée. Puis, elle a raison. Elle le connaît bien trop, lui et son esprit toujours un peu inquiet. « J’ai crû voir ta demoiselle de compagnie danser », souffle le Kyréen à Ljöta, qui rit un peu, sous cape. Il faut bien qu’elle s’amuse, lui réplique la princesse, le regard faussement innocent. Après tout, eux-mêmes ne profitent-ils pas amplement des festivités ? Ils n’ont peut-être plus vingt ans, mais ils savent tout de même y faire, en témoignent leurs verres dans leur main libre. Ils n’en sont pas à leur première consommation, d’ailleurs. Le strict nécessaire : lui-même a une carcasse bien difficile à soûler, serait-ce un peu, et Ljöta a une bonne descente, à faire pâlir les plus ambitieux. « Quel homme chanceux fais-je, de connaître une femme qui a si souvent raison. » Femme qui sourit encore, le nez dans son verre. D’un geste poli de la tête, il salue son homologue sénéchal, le baron de Sylvamir, aussi agréablement accompagné de son épouse. On la dit scandaleuse, cette Cielsombroise dont les aventures juponesques sont connues en tout Arven, mais en ce moment, son bébé étroitement serré contre sa poitrine… difficile de voir autre chose qu’une mère et épouse attendrie.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 17 Juin 2017 - 9:21

Lughnasadh, un évènement annuel très attendu dans nos contrées hivernales. Les préparatifs ont animé la ville pendant plusieurs jours, les visiteurs et participants ont afflué dans les rues et nous avons fait en sorte d’organiser nos voltigeurs pour assurer au mieux la sécurité des festivités. Même si la guerre peut être oubliée durant quelques jours, elle n’en demeure pas moins existante et ce type de rassemblement reste attractif pour des actions d’éclats. Pour l’occasion, Svaljärd accueille des savants ainsi que des nobles de l’Empire. Parmi ces derniers, la délégation belliférienne… L’amitié qui lie Hjalden à Martial fait de lui un invité de marque, tout comme sa jeune épouse, Séverine. Néanmoins, cela ne change pas mon opinion sur l’interaction qui s’est créée entre les deux hommes, une mauvaise influence de Martial entretenant les penchants belliqueux de mon mari. Tel est mon point de vue.

En cette fin de journée, une fois mes obligations terminées, je décide de me rendre en ville pour profiter de la fête. Mais avant de quitter le palais, je me présente aux appartements occupés par nos voisins de Bellifère et toque, patientant jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger quelques mots depuis leur arrivée, mais cela restait dans un cadre formel. Alors une promenade plus détendue pourrait être appréciée par la nouvelle duchesse.

- Bonsoir Séverine, cela vous intéresse-t-il de m’accompagner dans la cité pour profiter de Lughnasadh ?

Elle a le droit de refuser, mais cela peut être également une opportunité de lui faire découvrir ma capitale et de discuter loin des oreilles de la Cour. Et d’apprécier les températures plus estivales, bien que je doute que nos visiteurs considèrent cette période comme la plus chaude de la région. D’ailleurs, connaissant le climat, je me suis vêtue d’une robe bleu sombre, tout de même doublée mais d’une épaisseur un peu moindre que celle de mes habits d’hiver. Une fois la réponse obtenue, je quitte les lieux en compagnie de la demoiselle. Deux de nos gardes m’accompagnent, gardant une distance respectueuse qui nous laisse un semblant d’intimité.

Je guide mon invitée à travers les rues. Des étals emplissent les places et des animations se tiennent à tous les coins de rues. Je passe devant les ateliers ducaux pour m’assurer que nos savants ne restent pas enfermés dans leurs laboratoires et constatent qu’ils sont fermés. Un léger sourire aux lèvres, je poursuis notre promenade, répondant aux éventuelles questions de Séverine et saluant les connaissances croisant notre chemin.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 17 Juin 2017 - 14:57

Le voyage jusqu'à Svajärd avait été éprouvant.  Les quelques jours en mer avaient été difficile pour Séverine qui décidément n'avait pas du tout le pied marin et la suite à dos de cheval avait été plutôt épuisante pour la nouvelle princesse qui n'était pas habituée à voyager de façon aussi fatigante.  Néanmoins, le temps ne permettait pas de satisfaire ses désirs de précieuse en lui offrant une calèche pour le trajet sur terre.  Certes, il y avait des célébrations et s'y rendre était un mouvement diplomatique effectué de la part de Martial, mais d'un autre côté, le continent était encore en guerre et on ne pouvait se permettre de partir en vacances pendant des mois.  Dès que la fête serait finie, il était déjà prévu qu'ils s'en aillent rapidement rejoindre Hacheclair.  Ils ne traîneraient pas en Valkyrion plus longtemps que nécessaire, sans heurter les sentiments d'hospitalité de leurs hôtes.  Les relations étaient au beau fixe entre les duchés de la Guerre et du Savoir, leurs idées communes quant à la magie rapprochant l'héritier du trône belliférien et le Duc kyréen.  Séverine avait eu le temps depuis ses noces – ou plutôt devrait-on dire depuis que son cousin l'avait vendue – d'en apprendre un peu plus sur les rouages de la diplomatie entre les duchés.  Son orgueil supportait mal d'être placée sous l'égide d'un homme qui ne la considérait que comme une machine à produire des héritiers – et il pourrait les attendre longtemps, elle continuait à prendre en secret des décoctions pour éviter de déformer sa jolie taille fine – mais c'était en gardant le silence et en se montrant discrète qu'elle avait pu en apprendre autant.  Tranquillement, elle attirerait dans ses filets le jeune Martial.  Mais cela attendrait pour le moment.

Avoir un époux belliférien impliquait également d'être limitée dans sa liberté de mouvement.  Séverine qui était habituée de sortir à toute heure et toute envie se retrouvait désormais fréquemment confinée à ses appartements.  Elle s'y réfugiait en compagnie de Prudence, sa dame de parage, comme elle n'avait pas de dame de compagnie.  Elle avait fait fuir la dernière candidate au poste par son langage apparemment trop déplacé pour une dame.  À quoi bon avoir une dame de compagnie à qui on ne pouvait rien raconter d'intéressant?  Or Prudence faisait très bien le travail.  Il n'était pas rare que les propos de la nouvelle mariée la choque à outrance, mais pour cette première, il s'agissait là d'un jeu très amusant que de pervertir cette petite Belliférienne si innocente et pure.  Elle s'attaquait justement à cette tâche tandis que la jeune fille terminait sa coiffure pour la dixième fois – les premières étaient trop  sévères et ne mettaient point en valeur le voile rose qu'elle désirait porter – lorsque que quelques coups se firent entendre à la porte.  La future duchesse ordonna à Prudence de terminer le travail plus vite avant d'aller ouvrir la porte pour y trouver en une charmante tenue blue la duchesse de Valkyrion.  Séverine l'avait croisée à quelques reprises depuis leur arrivée, mais elle n'avait point eu jusqu'à présent l'occasion de converser avec elle en privé.  Et elle voyait en cette invitation la porte d'ouverture pour se rapprocher de son homologue.

« Je serais ravie de vous accompagner, je vous remercie, répondit-elle avec toute l'humilité dont elle était capable, prenant ses expressions le plus soyeuses, Excusez-moi juste un instant, je vais enfiler une cape, je crains le froid, » ajouta-t-elle.  Sa tenue n'était effectivement pas adaptée à la température, elle qui n'avait pas abandonné l'idée de porter de lourds décolletés plongeant et portait donc une robe aux épaules dénudées en tissu d'un rose clair.  Si ça avait d'abord dérangé Martial que son épouse s'exhibe ainsi, cela semblait désormais lui plaire, ces tenues cielsombroises.  Elle enfila rapidement sa cape et rejoignit la duchesse qui la guida vers l'extérieur.  Elle ne devait pas quitter ses appartements seule, c'est que lui avait intimé Martial, mais il ne pourrait pas lui reprocher d'avoir accéder à la requête de la duchesse du duché voisin au risque d'entacher leurs relations.  Elle faisait son devoir.  Tout en se faisant plaisir, car elle était bien curieuse de voir les festivités, elle qui mettait les pieds en Valkyrion pour la première fois.

La duchesse était une aimable personne qui répondait à toutes les questions que lui posait Séverine.  La jeune femme savait apprécié cela à sa juste valeur.  Néanmoins, ayant épuisé toutes les interrogations qu'elle avait à propos de ce qu'elle pouvait voir, elle se décida à entrer sur le sujet de la famille.  Après tout, c'était aussi une mère qui l'accompagnait.

« Vos enfants sont charmants, ne participent-ils pas aux festivités eux aussi? » demanda-t-elle.  Elle ne voyait aucun visage connu dans cette foule, elle se mettait donc en quête d'apprendre à mieux connaître sa compagne.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 17 Juin 2017 - 21:34

Il n’est pas à Svaljärd depuis assez longtemps pour connaître Lughnasadh, mais Mayeul en a entendu bien des échos. Une fête de la science, de la chaleur, du soleil - aussi étrange qu’il soit d’associer ces deux derniers mots à la froide Valkyrion - qui attire les gens de tout Arven. Enfin, pas cette année : actuellement, tout Faë qui se risquerait à mettre le pied en Ibélène se verrait invité à visiter les geôles du pays, voir pire. Mayeul ne sait pas réellement s’il doit déplorer cet état de fait : il en a, lui, des amis Faë. Des Chevaucheurs, même, et il prie chaque jours Valda de lui épargner la nécessité de devoir se battre contre quelqu’un qu’il connaît.

Attention. Concentration.
Rappelé à l’ordre par les sollicitations de son griffon, le major de Svaljärd jette un regard en coin à son ailière avant de pousser un soupir. Son esprit à tendance à s’égarer malgré lui, et Mayeul sait pertinemment pourquoi : depuis son passage dans ce monde si étrange dominé par l’Ordre du Jugement, il n’a pas pu se séparer tout à fait des drogues auxquelles il s’est adonné là-haut. Se sevrer à était compliqué, la première fois, mais il lui a fallu à peine quelques secondes pour reprendre ses mauvaises habitudes. Il a réussi à le dissimuler, pour l’instant, mais le manque fait vaciller son esprit bien plus souvent qu’il ne devrait. Il résiste Mayeul, autant qu’il le peut : il n’a rien pris depuis avant-hier soir. Il compte les heures, les minutes, il lutte, jusqu’à replonger inexorablement. Personne ne sait rien, du moins, il l’espère. Reja se doute, peut-être, un peu. Il a réussi à esquiver Mayeul, à détourner - le fait est qu’il est devenu doué, à force de dissimuler son addiction durant de longues années.

Attroupement. Danger. L’image partagé par Nuage distrait agréablement Mayeul de ses pensées moroses, et il ne tarde pas à plonger vers le sol, son ailière sur les talons du griffon. Ils sont chargé de protéger la ville et d’assurer sa sécurité et Mayeul le sait, dans ce climat tendu, une simple escarmouche peut vite dégénérer. Le Voltigeur saute souplement à terre, bénissant Callia que ses douleurs aux côtes e soient plus qu’un lointain souvenir. Il y compte Mayeul, que son apparition soudaine ainsi que la proximité de Nuage et de son ailière calme instantanément la foule. Son arrivée coïncide avec celles des gardes ducaux, et il les charge d’éloigner les badauds tandis que lui se tourne vers les protagonistes de l’histoire, deux jeunes femmes et le commerçant visiblement agacé. Décidant que son harnais de vol et le grade brodé dessus indiquent assez bien qui il est, c’est avec autorité que le Voltigeur se tourne vers le commerçant pour avoir son explication, puis vers la jeune femme qui, visiblement, peine à s’exprimer. Saoûle, ou juste incapable de parler la langue ?

Il la reconnaît vaguement, la demoiselle qui ne baragouine pas grand chose de compréhensible. Elle était là à l’anniversaire d’Ilse. Mais que ficherait une pirate, ici ? Et dans quel but ? « Je vous conseille de rentrer chez vous. » Lançe Mayeul à l’adresse de l’étrangère, insistant sur les derniers mots. Chez elle, oui. Pas ici, mais sur l’Audacia loin, très loin d’ici. Il ne lui demande même pas ses papiers, assez peu désireux de claquemurer une pirate dans les geôles de Valkyrion. Et puis, comment expliquer qu’il sait qu’elle est une pirate ? Il les apprécie, les pirates, même s’il ne l’avouera à personne. Et puis après tout, rendre un service à l’équipage de l’Audacia peut toujours permettre de quémander une faveur plus tard, et c’est non négligeable. Corps humain roulés dans les couvertures. «Nuage !» Lance Mayeul, bouche bée, en se tournant vers le griffon. Pas ce genre de faveurs ! D’où son griffon a-t-il été perverti de la sorte ?

« Partez. » Ordonne soudain Mayeul à Vira, d’un geste sans équivoque pour qu’elle le comprenne bien. Il lui fait une faveur, elle ne sait peut-être pas à quel point. Les gardes dispersent la foule, et le Voltigeur se tourne vers l’autre protagoniste, se demandant ce qu’il va pouvoir lui dire. Elle est kyréenne, nul doute : ses fourrures, assez chaudes pour la saison, disent clairement qu’elle est d’ici. « Retournez profiter de la fête, mademoiselle. Elle est magnifique, et les jongleurs par là-haut sont réellement époustouflants. » Autrement dit, allez voir ailleurs si Vira y est. Mais avec un tantinet plus de diplomatie. Il apprend, Mayeul, et le sentiment de satisfaction qui naît dans son esprit l’amuse. Bien assez pour lui faire oublier, pendant quelques minutes, le manque qui l’habite.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 17 Juin 2017 - 22:56

Lughnasadh. Depuis le temps que j’attendais cet évènement. Pour rien au monde je ne le manquerais. Cela apportait un peu de piquant à mon existence marquée par les habitudes et, depuis peu, par les voyages. Chaque année, nous profitions donc de cette occasion pour voyager vers Svaljärd. Bien sûr, qui dit voyage dit grande organisation. Rudolf étant toujours à l’Académie, seuls Rolf, Elanin et mon frère cadet, ainsi que son épouse et ses enfants, nous accompagneraient. Le temps que chacun s’organise, choisisse quels effets emmener, cela prit plus d’une bonne semaine. Le plus dur fut de convaincre Elanin qu’elle n’avait pas besoin de partir avec autant de robes dans ses bagages. « Oui mais père, il y aura la duchesse. » Oui mais Elanin, la duchesse ne nécessite pas un bagage aussi important. « Je dois être parfaite si je veux entrer à la Cour » Alors ne prends que la plus belle de tes robes, ainsi que des vêtements de voyage, et c’est tout. Par Alder, elle m’en faisait voir de toute les couleurs. Une fois arrivés à un point d’accord, et une fois que tout le monde fut prêt à partir, nous partîmes pour Svaljärd. A cheval, avec la neige, le voyage dura plus d’une semaine. Heureusement que je connaissais quelques auberges.

Il y avait déjà beaucoup de monde, et la fête battait son plein. Je remarquais la présence des gardes et des griffons qui nous survolaient. La fin de la Trève soulevait nombre d’inquiétudes. Mais les autorités n’avaient pas décidé d’annuler Lughnasadh heureusement. Cela aurait sinon signifié que les choses allaient vraiment très mal. Une fois arrivés et les chevaux à l’écurie, je laissais mes enfants déambuler entre les étals de marchands. J’en profitais également pour faire quelques emplettes. Je me procurais des produits qui étaient rares sur mon domaine, et en effectuais quelques commandes chez divers marchands. Elanin n’était que trop heureuse de laisser le tailleur prendre ses mesures pour de nouvelles robes. Je laissais mes enfants faire leurs achats et s’amuser et partis de mon côté. Un verre de vin chaud entre les mains, j’admirais un groupe de ménestrels qui chantaient les vieilles légendes de Valkyrion. J’écoutais avec plaisir le récit de l’histoire de tel ou tel héros avant de retourner vers l’auberge où nous avions réservés des chambres. Je croisais mon frère et sa famille, les bras chargés de paquet, et secoua la tête. J’avais bien fait de penser à prendre des chevaux supplémentaires. Je m’arrêtais prêt d’un étal d’ornements, à côté d’une jeune fille qui était visiblement très intéressée. Il était vrai que les bijoux étaient superbes, et d’une rare qualité. J’en achetais un et le rangeais dans ma sacoche quand un mouvement attira mon regard. La jeune fille blonde, avec un fin doigté, pris discrètement un bijou avant de se retourner pour s’enfoncer dans ma foule. Je fronçais les sourcils et la suivit, tout en jouant des coudes. Une fois arrivé à sa hauteur, je posais fermement la main sur son épaule et lui dis sur un ton froid :

« - Vous feriez mieux d’aller rendre cet objet à son propriétaire. Ou la garde se fera un plaisir de vous faire visiter les cachots. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 18 Juin 2017 - 11:11

Décidément, c'était pas pour elle ici. Le froid, le monde et la terre ferme. A peu près tout ce qu'elle aimait pas. La pirate était bien habituée aux nuits fraîches sur Rhéa mais le froid de Valkyrion n'avait rien à voir. Il était plus mordant et il n'y avait pas la douceur nocture de l'océan. Mais surtout, Vira Sabir était sûre que les gens d'ici avait leur cerveau congelé par le froid. Ils comprenaient rien, ne faisaient aucun effort et avaient un air abruti dont ils ne se séparaient jamais. Elle pensait que Valkyrion était rempli de Solveig mais ils étaient aussi rempli de neuneu. Alors qu'elle tapait du pied et élevait la voix avec des grands gestes exaspérés, une voix féminine retentit derrière son dos. Vira se tourna vers la propriétaire, intriguée, une jeune femme brune à l'air fier et dégoûté. Elle comprenait... elle aussi trouvait ça écœurant que personne ne fît d'effort ici. Elle ne comprit rien du blabla kyréen de la femme mais la jeune pirate ressentit parfaitement son ton. Ses sourcils se froncèrent, elle la contempla de la tête au pied alors qu'un sourire mauvais se dessinait sur ses fines lèvres. C'était quoi elle ? Elle voyait bien qu'ils se comprenaient pas et elle continuait de déverser des flots de paroles incompréhensibles comme si elle espérait changer quelque chose. Il aurait mieux fallu qu'elle restât à sa place au lieu de venir faire des déclarations inutiles. C'était ce que la pirate s'apprêtait aimablement à lui faire comprendre, avec toute sa délicatesse innée, lorsqu'un nouveau zigoto fit son apparition devant la scène. Oh... elle le connaissait lui. Sa tête, elle l'avait déjà vu quelque part. Lui et son oiseau. Bon... il était plus sympa et lui parlait dans un lexique qu'elle pouvait reconnaître. Sa méfiance s'estompa pas un peu... il lui disait vraiment quelque chose, ça allait lui revenir mais c'était plus un souvenir brumeux positif alors... Elle hocha la tête pour signifier qu'elle avait compris mais montra tout de même le plaid du doigt avant de mettre ses mains sur ses bras pour les frotter énergiquement, mimant le fait qu'elle crevait vraiment de froid dans ce patelin. Peut-être qu'il serait assez charitable pour négocier pour elle le pris de la petite laine histoire qu'elle pût profiter des festivités sans finir mourir congelée.
En tout cas, elle retenait... quelle idée lui était passée par la tête d'accepter de les accompagner ici ? Sa pauvre Rhéa lui manquait tellement....

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 19 Juin 2017 - 12:21

Il ne s’était jamais montré bien mondain, le baron de Sylvamir. Plus discret et mystérieux que homme sociable, on avait fort peu l’habitude de le croiser aux grandes fêtes de son duché. A raison d’ailleurs, lui qui était resté exilé de son plein gré plus de la moitié de sa vie à Lorgol. Même l’année passé, il n’avait pas pris la peine de se rendre à l’emblématique et traditionnelle fête de Lughnasadh, malgré le statut dont il disposait. Sans doute était-ce rendre une bien mauvaise image de Sylvamir, lui qui était Sénéchal de la couronne, d’ignorer ainsi ce qui faisait leurs origines, mais l’année passé, il avait préféré s’enfermer avec sa chère épouse dans son domaine de Sinsarelle, profitant de retrouvailles si longtemps attendues. Il y a à peu près un an d’ailleurs qu’il avait apprit la merveilleuse nouvelle de sa paternité.

Et aujourd’hui, sa vie n’était que félicité. Une constatation qui ne cessait de se confirmer et s’affirmer, alors que main dans la main, il marchait avec Mélusine, au regard de tous. Elle était bien loin cette époque où il craignait tant de se montrer en la compagnie d’une femme aussi noble, d’entacher sa beauté par les murmures sombres qui se chantaient dans sa propre réputation. Aujourd’hui, peu lui importait, son amour pour Mélusine était sa seule vérité et il n’avait plus peur, malgré sa réserve naturelle, de se montrer au grand jour, heureux. Une bien belle famille, à la fois si étrange et curieuse, mais par dessus tout aimante. Même cette jeune Agathe, qui comme Arsène n’était point vraiment leur fille, était considérée comme tel par le baron. Elle faisait partie de cette famille si disparate et brisée, mais que l’amour et la patience avaient su doucement réparer. Peu importe si elle n’avait pas leur nom, lui et Mélusine avaient tenu à veiller sur elle. La crainte qu’un de ses frères ou un imbécile de Bellifère n’avait pas manqué de se rappeler à la mémoire des deux époux. Alors Hiémain avait décidé d’engager trois solides guerriers kyréens, qui, en toute discrétion, veilleraient sur la demoiselle. Et constater son sourire et sa joie lors de cette fête avait quelque chose de plaisant et gratifiant, même si Hiémain ne l’affichait que peu.

Son rire, comme celui de Meldred, était celui de l’innocence. Il fallait dire que la demoiselle, quoique depuis un an dans les jupes de Mélusine, ne s’était jamais vraiment laissé aller à la détente, aussi rigide qu’une Outreventoise mais pourvue de la rigueur un peu attardée des Belliférienne. C’était rassurant de voir combien elle avait changé. Et combien elle était capable d’essayer de grandir, quitte à s’envoler du nid. Il n’était pas son maître, à la Cour des Miracles, Hiémain, mais ça ne l’empêchait pas de veiller sur chacun des enfants de celle-ci. Un vestige de la couronne d’ombre qu’il avait autrefois porté, veilleur solennel, Roi protecteur mais discret. Elle se débrouillait bien d’ailleurs, la petite apprenti de son épouse, mais elle n’avait pas été assez observatrice ni assez attentive pour prévoir ce qui allait arriver. Fronçant un sourcil, le regard tourné vers la scène tout comme Mélusine, il eut un coup d’oeil vers elle avant de murmurer quelque chose à son attention.

« Je m’en occupe, attend moi là. »

Cela faisait parti de la formation des voleurs que d’échouer parfois dans les premières années d’exercice, à plus forte raison lorsqu’on était jeune apprenti. Néanmoins, s’il aborda un regard sévère, ce n’était pas à l’attention d’Agathe. Arrivant dans le dos du seigneur d’Ysgramor qu’il ne connaissait que de vue et que de nom, il l’interrompit avec une certaine froideur, quoique restant poli. Il avait tout entendu de ses propos.

« Les cachots vous dites ? C’est là quelque chose d’un peu extrême. » Commence-t-il avec un léger cynisme. « Pardonnez moi seigneur d’Ysgramor, mais il me semble que si vous avez quelques comptes à régler avec la pupille de mon épouse, c’est d’abord avec elle ou avec moi qu’il faut vous entretenir. Par ailleurs, je crois que vous vous méprenez grandement, je lui ai demandé d’échanger un bijou que j’ai acheté un peu plus tôt chez ce même commerçant. Un cadeau pour mon épouse et une surprise. Ce que vous semblez prendre pour un vol n’est assurément qu’un malentendu. »

Si c’était là un mensonge, il était formé avec le même aplomb qu’un lagran avec ses tromperies. Avec toutes ces années passé à la Cour des Miracles, il était bien nécessaire de savoir mentir pour se sortir des plus mauvaises situations. Mais face à un homme que l’on considérait comme fondamentalement honnête et droit comme le baron de Sylvamir, difficile de douter de ses propos.

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Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 19 Juin 2017 - 22:17

La main sur l’épaule de la jeune fille, et mon regard aussi froid que la glace recouvrant mes terres, je me sentais en position de force. Et, bien que j’en sois habitué du fait de ma position, cela me fit beaucoup de bien. Son regard apeuré suffit à me convaincre qu’elle ne s’attendait pas à se faire attraper, et encore moins par un homme comme moi, moins leste, plus âgé, et pratiquement borgne. En voilà une qui ne recommencerait pas de sitôt. J’avais donc fait une bonne action. Elle ne volerait plus jamais, et choisirait un autre mode de vie, plus honnête.
Mais c’était sans compter sur son sauveur. Le Baron de Sylvamir s’approcha de nous et prit la parole d’une voix froide et cynique. Il me dit que j’exagérais dans mes propos, ce à quoi je répondis en fronçant les sourcils. Il poursuivit en me disant que cette jeune fille était la pupille de son épouse, et que, par conséquent, c’était avec elle ou avec lui-même que je devais régler cette histoire. La jeune femme devait « juste » échanger un bijou acheté plus tôt dans la journée. Cela ne serait donc qu’un malentendu.

Je gardais la main posée sur son épaule, et le regard dans celui du Baron. Cette histoire, je n’y croyais pas une seule seconde. Si la fille avait prévu d’échanger un bijou contre un déjà acheté, je l’aurais vu parler avec le marchand, lui tendre ce fameux bijou. L’homme avait peut-être été mis au courant plus tôt dans la journée par le Baron ou l’un de ses domestiques, et il aurait ensuite envoyé cette fille pour effectuer la transaction. Cela pouvait coller, mais mon instinct me soufflait de ne pas y croire. Non. Ce geste précis, ce doigté, cela n’avait rien d’honnête. Je n’étais pas sénile, et j’avais assez vu de voleur devant moi pour savoir qu’elle en était une. Je serrais les doigts sur son épaule et répondis au Baron sur le même ton :

« - Je sais ce que j’ai vu. »

Je l’affrontais du regard encore quelques secondes avant de céder et de baisser les yeux. Je lâchais l’épaule de la jeune fille et soupirais. Je ne pouvais rien faire. Le Baron était bien plus puissant que moi et pourrait me faire couler sans que cela ne lui pose de problèmes. Je connaissais la réputation de cet homme et, même si j’avais du mal à gober cette histoire, je n’avais aucun moyen de prouver qu’il mentait, et je n’en avais surtout pas le pouvoir. Je m’inclinais et repris sur un ton plus respectueux :

« - Je vous présente mes excuses mon Seigneur, ainsi qu’à votre épouse et à cette jeune fille. Son comportement et le fait qu’elle n’ait pas salué le marchand après avoir pris le bijou, m’ont fait croire qu’elle allait commettre un vol, mais, visiblement, il y a méprise. »

Je lançais un regard froid vers la fille qui devait encore sentir ma main sur son épaule, même si celle-ci n’y était plus. Si le Baron avait raison, elle aurait alors bien besoin d’une leçon de politesse. Ma fille n’aurait jamais pris congé sans dire au revoir à son interlocuteur. Je dis alors, tout en la regardant :

« - Elle a visiblement beaucoup à apprendre sur les règles de notre société. » Je me tournais ensuite vers le Baron et reprit : « Je doute que mon avis vous importe. Et je suis mal placé pour la juger, sachant que cette jeune fille a la chance d’être la pupille de votre épouse. Je vous souhaite de passer une bonne soirée Mon Seigneur. »

Ces mots avaient l’air de sonner faux pour moi, même si je les avais prononcés d’un ton parfaitement respectueux et neutre. Je fis une révérence avant de prendre congé du Baron et de sa protégée. J’avais autre chose à faire que de perdre mon temps avec cette histoire où je savais que j’en sortirais perdant. L’heure était à la fête, et je devais retrouver mes enfants.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin 2017 - 10:57

Même s'il adorait Sombreciel, Melsant ne remettait pas les pieds à Valkyrion sans un petit pincement au cœur nostalgique. Il avait passé plusieurs années ici, il y avait fait ses premiers pas de Voltigeurs et y avait laissé des camarades. Il ne regrettait pas le froid mordant de cette contrée nordique cependant. Et Soie non plus. La griffonne n'était pas ravie de retrouver la morsure glaciale. Quant à Melsant, il avait retrouvé ses vêtements chauds et adaptés au climat. Il n'était pas officiellement de service. Il était plutôt réserviste, ici pour s'amuser et profiter de la fête, mais devant se tenir prêt au cas où ses camarades auraient besoin de renfort. Il avait échangé quelques mots avec Richard, profitant que Grâce n'était pas à ses côtés. Il n'ignorait absolument pas l'animosité entre ces deux là. Et il n'avait pas très envie de devoir jouer les tampons entre son supérieur et sa maîtresse.

La nostalgie l'étreignait en arpentant les rues, animées par la fête de Lughnasadh. Ce n'était pas la première à laquelle il assistait, mais cette années, elle se faisait entre ibéens et les faes étaient personna non grata. C'était ainsi. La guerre faisait rage et la réconciliation ne semblait plus vraiment possible. C'était regrettable. Comme beaucoup d'ibéens, il avait des amis faes, des gens qu'il respectait... Désormais, il devrait les affronter si d'aventures, il croisait leur route.

Grâce l'avait rejoint. Corail patrouillait dans les airs, survolait la foule des cieux, tandis que Grâce la parcourait au sol, aux aguets. Il était tentant pour Melsant de la taquiner pour la dérider un peu, alors qu'elle était si sérieuse. Mais elle était en service, et goûterait fort peu que le cielsombrois la perturbe de la sorte. Pour autant, il était de très bonne humeur et ne manquait pas de faire de l'esprit. Quitte à patrouiller, autant que cela soit discret et que Grâce ressemble moins à une Voltigeuse en mission, non ? Dommage qu'il ne parvienne pas à lui faire adopter ce point de vue.

Il se tenait sagement à ses côtés. Grâce n'était pas forcément à l'aise avec les démonstrations d'affection. Mais il arrivait au Major de poser une main dans son dos ou de déposer un baiser sur sa tempe ou ses lèvres, par jeu, par envie, la prenant au dépourvu et l'empêchant d'y échapper. Mais il avisa une tignasse brune bien connue dans la foule et un demi-sourire taquin se dessina sur ses lèvres, avant qu'il ne murmure à la Voltigeuse :

« Je trouvais étrange de ne pas encore avoir croisé un Séverac ici. »

Mélusine était mariée à Hiémain, c'était plus que naturel qu'elle soit présente. Avait-elle emmené Agathe ? Probablement.

« Viens, allons saluer ma sœur. »

Oui, il incluait Grâce dans ces salutations. Il n'avait aucune raison de la cacher après tout. Mélusine allait avoir un sourire jusqu'aux oreilles. Il entraîna Grâce dans son sillage, se frayant un chemin parmi les badauds, alors qu'il approchait de Mélusine. Joueur, il fit en sorte de ne pas se faire voir et d'arriver dans son dos, avant de poser ses mains sur ses yeux et de murmurer à son oreille :

« Et bien, voilà la plus jolie des mamans... »

Il retira ses mains et baisa la joue de sa sœur avec affection. Il avait été chamboulé par sa petite incursion dans une autre réalité... Dans une famille De Séverac qui se déchirait et se détestait. Jamais il ne laisserait cela arriver. Jamais il n'abandonnerait les siens et leur tournerait le dos. Il regarda alors son neveu et ne put résister à l'envie de caresser sa joue veloutée du bout du doigt.

« Qu'est-ce qu'il a grandi, bon sang, tu le nourris à quoi ? »

Hiémain s'était éloigné et Melsant remarqua alors qu'il se trouvait avec une des filles de Grâce et un autre homme.

« Comment ça se passe avec Agathe ? »

Il avait murmuré à l'intention de sa sœur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin 2017 - 11:04

Corail survolait Svaljärd, probablement aux côtés de Reja sur Sirocco, pendant que Grâce arpentait les lieux à pieds, prête à intervenir pour mettre fin au moindre trouble, et à assurer la sécurité durant Lughnasadh. Elle avait forcé son ailière à ôter son sari en fourrure, fort jolie et confectionné spécialement pour les hivers kyréens, mais absolument pas pratique pour la voltige, et qui limitait ses mouvements. Elle avait demandé conseil à Mayeul et Melsant pour qu’elles puissent toutes deux se vêtir de manière convenable dans le froid ambiant. Quiconque l’aurait vue en compagnie de Melsant aurait pu croire qu’elle ne prenait pas sérieusement sa fonction. C’était sans prêter à son attention à son air immensément concentré, et sa rigidité toute belliférienne, malgré le fait qu’elle marche aux côtés de cet homme qui la courtisait depuis presque une année, à quelques trois mois près, et dont elle avait rencontré les parents la veille. Elle se souvenait surtout de sa gêne, immense, et de ses tentatives de ne pas faire de gaffes, mais cela avait malgré tout été une épreuve. Elle ne savait pas réellement où la placer, celle-ci étant trop récente pour qu’elle perçoive clairement les choses, en comparaison à sa rencontre passée avec le duc de Sombreciel, qu’il considérait comme un frère. Elle espérait qu’il se montrerait plus raisonnable, si elle venait à le croiser à nouveau. Elle craignait nettement moins de rencontrer ses autres frère et sœurs – Mélusine, du moins, qu’elle connaissait quoi que très légèrement, grâce aux visites qu’elle avait rendues à Agathe.

Elle sursauta, surprise par la main de Melsant dans son dos, ou peut-être était-ce ces lèvres qui venaient de se déposer sur les siennes. Elle n’était pas en Bellifère, et son époux n’était plus parmi eux, elle n’avait rien à craindre, et ce n’était même pas la peur, qui la faisait réagir ainsi, simplement la surprise. Après tout, ce n’était pas la première fois, qu’ils s’exposaient ainsi, mais avec autant de monde, alors qu’elle était en fonction… Elle devait faire preuve de professionnalisme, et si elle n’aurait pas reproché à Melsant son attitude, qui ne l’empêchait pas réellement de faire son travail, elle craignait quelque peu l’image qu’elle renvoyait. Surtout si cet imbécile de Richard l’observait. L’homme à ses côtés aurait fait un bien meilleur Maréchal, Grâce en était intimement persuadée. Au lieu de cet homme misogyne, méprisable, hautain, incompétent, incapable de reconnaître un élément talentueux parmi les Voltigeurs, sous prétexte qu’il était doté d’une poitrine, et non de… Elle rougit, de fureur autant que de gêne, à ces pensées, se raclant la gorge.

Fort heureusement, Melsant lui indiqua une distraction, qui pourrait lui servir de faire-valoir pour que l’on s’assure qu’elle faisait son devoir, tout en ne lui faussant pas compagnie, ou en ne se laissant pas parasiter par des pensées inopportunes. Sa sœur, son enfant, et son époux. Elle acquiesça, alors qu’il l’invitait à les saluer, le suivant tout en restant à distance respectable – même s’ils ne s’offusqueraient aucunement de leur proximité, mais les habitudes avaient la dent dure. Elle s’inclina devant la marquise et baronne, consciente qu’elle en faisait trop malgré elle. « Dame Mélusine, c’est un plaisir que de vous voir ici. Votre fils semble très heureux. »

Elle hésitait à s’approcher de l’enfant. Elle n’enlèverait pas un enfant à sa mère, surtout pas ainsi maintenu, mais elle ressentait cette envie confuse de le tenir dans ses bras. Elle chassa de sa tête les souvenirs qui l’assaillaient, de cette vie qui n’était pas la sienne qu’elle avait vécu, de ces bébés qu’elle avait mis au monde et tenus dans ses bras. Fort heureusement, la scène qui se déroulait plus loin attira son attention. Devait-elle intervenir, et protéger sa fille ? Elle ne voulait pas s’imposer et la déranger, ou même nuire à l’autorité du baron. Elle aurait aisément pu prendre les choses en mains, en tant que prédisposée à la sécurité. Fort heureusement, l'homme battit en retraite. Non sans insulter sa fille,
et ses manières. Elle était tentée de s'en approcher et de lui dire que cela ne le regardait pas et qu'il avait qu'à se soucier de l'éducation des femmes en Bellifère de manière générale, mais elle se contentait de lui adresser un regard incendiaire et de serrer fortement la main de Melsant, qu'elle avait prise sans même s'en rendre compte, pour contenir sa fureur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin 2017 - 11:22

La pirate fait preuve de bonne volonté, au moins : communiquant par signe, elle semble comprendre qu’il n’est pas dans son intérêt de se faire remarquer. Si elle avait pu le comprendre avant ! Il tergiverse un peu le Voltigeur pourtant, en la voyant se frotter les bras pour lui faire comprendre qu’elle aurait bien acheté un vêtement plus chaud. Il hésite quelque secondes, avant de soupirer. Nuage lui montre l’image de son ailière qui ricane derrière lui, mais il le sait le Voltigeur, il n’a pas un cœur de pierre et ne va pas la laisser mourir de froid, tout de même !

Il se justifie en disant que cela lui évitera d’aller ennuyer un autre commerçant, ou qu’elle pourra prendre son plaid et enfin partir... mais le fait est qu’il prend quelques secondes pour négocier avec le marchand, avant de faire l’achat d’une fourrure au triple de son prix - c’est la fête, après tout, et les touristes n’ont d’autre choix que de s’équiper chaudement ! Il se rapelle, lui, son arrivée en début d’hiver à Svaljärd, le froid glacial, le vent gelé et les frissons qu’il ne pouvait pas stopper. Il ne va pas laisser une touriste dans la tourmente, quand même ! Et Ilse, ou le capitaine de l’Audacia, ou n'importe qui, a intérêt à lui rembourser la facture !

Mayeul se retourna vers la jeune femme, lui lançant la fourrure dont il vient de faire l’acquisition avant de lui répéter le plus sérieusement du monde. « Vous me devez une faveur. Que je ne vous revoie plus de la soirée, c’est clair ? » Il n’est pas réellement sûr qu’elle comprenne, aussi le Voltigeur accompagne sa demande d’un signe sans équivoque : qu’elle s’en aille, hors de sa vue ! Hors des suspicions des autorités, car s’il la croise à nouveau, Mayeul n’hésitera pas à faire son devoir, autrement dit à préserver Svaljärd des troubles, et à la coller au cachot pendant le reste de la fête. Et les cellules sont autrement glacées que les rues ! « On y retourne, Major ? Ou vous avez d’autres demoiselles en détresse à qui venir en aide ? » L’ironie de son ailière est palpable, mais Mayeul le sait, il a mérité la pique. « La pause est terminée. » Indique Mayeul en se frottant les yeux, avant de regarder autour de lui. Les gens se pressent vers les divertissements et les stands de boissons alentours, avides de se réchauffer et de s’amuser. Rien de suspect, réellement. Pour l’instant. Attroupement plus loin à l’Est. Mayeul lance un regard reconnaissant à Nuage, son soulagement palpable pour le griffon. Se maintenir occupé, oui, pour éviter de penser un peu trop.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin 2017 - 11:25

Vraiment ce qu’il se passait dans cette fête me  surprend ; qui l’eut cru ? des voltigeurs assurant la sécurité, les gardes non loin mais il avait fallu que je tombe sur cette inconnue criant plus qu’elle ne parlant des paroles pour le moins incompréhensibles. Forte de détermination, je m’en suis tout de même approchée tentant vainement de comprendre ses mots qui semblaient loin d’être élogieux à l’égard du marchand… et cette odeur d’alcool pestilentielle me dégoûte simplement... diantre, ils ont trouvé que cette substance pour se réchauffer en Svaljärd ? Je lève les yeux au ciel, expliquant au marchand, par déduction plus que par compréhension que la jeune femme semble être victime de l’attaque vicieuse du froid de Svaljärd.

Un échange coupé par l’arrivée des gardes ; manquait plus que ceux-là… ils auraient pas pu arriver plus tôt ? Vraiment ? Et à la tête de ceux-ci un homme, vraisemblablement voltigeur au vu de ce que je perçois sur son habit semblant vouloir arbitrer l’échange verbal que je tentais d’initier avec la femme étrange. Au ton de la voix, du regard qu’il lance, il ne fait nul doute qu’il la connaît. Qu’importe ce n’est plus mon problème maintenant ; de toute manière il y a bien trop de monde dans cette rue et ce malgré le fait que la foule se disperse petit à petit à grand renfort de gardes.

Je reste muette un instant laissant le voltigeur chasser d’une voix ferme, la jeune femme avant qu’il ne se retourne à mon égard. Son conseil je l’assimile plutôt à un ordre, comme si cela était de ma faute d’avoir provoqué cet attroupement ! je fronce les sourcils un instant et lui rétorque « j’y comptais bien, ne vous souciez pas de moi ; pour l’heure je vais plutôt retourner à mon atelier les rues sont bien trop encombrées d’étranges rencontres ; bonne soirée à vous ».

J’échange un regard bref avec lui, son visage ne me semble pas inconnu mais je ne m’éternise point, pas envie de faire une autre rencontre encore plus maladroite que celle-ci. Je m’empresse de faire demi-tour, retourner à l’atelier ou dans une rue moins fréquentée… peut-être simplement retourner chez moi à ma solitude, loin du bruit… mes inventions, mes constructions elles au moins ne m’ennuieront pas… le pas lourd, sans un regard pour la rue, pour la fête se déroulant à quelques pas de là je m’éloigne… espérant que je tomberai pas cette fois-ci sur d’autres personnages incongrus.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin 2017 - 16:45

Sa tutrice lui avait appris bien des choses. Qu’il fallait agir promptement, mais sans empressement, entre autre chose. S’éterniser devant un kiosque de produits raffinés, à son jeune âge et malgré ses vêtements luxueux, attirait l’attention des marchands. On allait la remarquer, on allait vouloir lui vendre quelques produits ou pire, on allait la soupçonner. Ainsi, Agathe inspecta les produits raffinés mais se fit violence pour ne pas éterniser sa contemplation. Elle jeta son dévolu sur un collier dont quelques pierres étaient soigneusement enchâssées, et après un regard à gauche, à droite, un sourire timide timide au joaillier, elle le souleva de son présentoir, toute en finesse et en discrétion. À peine avait-elle pivoté pour s’enfoncer dans la foule que le bijou était déjà dissimulé dans un pan de sa jupe brodée. Derrière elle, aucun hurlement, aucun commentaire, que le bruit dense et régulier d’une foule, un jour de fête. Elle soupira, si fière.. Oh! Si fière d’elle! Puis une main. Une main d’homme. Une main poilue, ingrate, indiscrète et glacée se posa sur son épaule. Elle sentit les doigts massifs de cette main descendre, descendre encore, jusqu’à sa clavicule et plus bas, peut-être, même, tant son épaule fragile et blanche était aisée à recouvrir. Agathe se figea. Au commentaire de l’homme, elle crut défaillir. La jeunette frissonna légèrement, tant par la présence de cette main intruse sur son corps que par les mots chargés de froideur de l’homme qui l’avait vue.

-Vous feriez mieux d’aller rendre cet objet à son propriétaire. Ou la garde se fera un plaisir de vous faire visiter les cachots

Il ignorait de ce dont il parlait. N’allait-on pas lui couper la main pour un affront semblable? Que pouvait-elle faire, désormais prise sur le fait? Regretter? Implorer sa pitié? Non. Non, il fallait le flatter, il fallait jouer de ses charmes, complimenter la finesse de son oeil, sa vigilance, puis l’informer du quiproquos, de l’erreur ridicule, de la méprise absurde. Alors qu’elle rassemblait le courage et la noblesse que Mélusine s’était efforcée de lui apprendre durant près d’une année, Agathe s’interrompit sans avoir prononcé le moindre mot. Hiémain de Sylvamir était là, à ses côtés. Trop soulagée pour rougir, elle se contenta de l’écouter et de suivre le bref échange qui s’en suivi. La main, sur son épaule, continuait de la brûler autant qu’elle la frigorifiait, malaisante et intrusive, mais la jeunette ne fit même pas un mouvement dédaigneux et léger de l’épaule, pour la dégager. Au contraire, elle souhaitait se faire oublier, disparaître totalement, entre la joute verbale de ces deux hommes. Alors que le premier mentait avec une aisance incroyable, le second se rétractait non sans une insulte sur ses manières douteuses de jeune fille. Si son instinct lui disait de présenter ses excuses, à l’instar du Seigneur d’Ysgrampr, Agathe n’en fit rien. À la place, elle déposa sa main blanche sur son épaule désormai libérée, comme pour se l’approprier à nouveau.

Lorsque le Seigneur prit enfin congé, la toute jeune glissa sa main, délicate, sur le bras de son sauveur, à la manière d’une fille bien née auprès de son père. Déjà grande, elle n’eut qu’à étendre le cou pour murmurer quelques mots à l’endroit de son tuteur.

- Je vous assure que mes excuses et ma désolation pour cette situation sont aussi profondes et sincères que mes remerciements à votre endroit.

Des mots soufflés, empressés, mais criant de vérité. Elle en avait la preuve, Agathe, qu’où qu’elle soit, qu’où qu’elle aille, qu’il y aurait un enfant des Miracles prêt à l’appuyer si elle se trouvait en mauvaise posture. Elle comptait bien faire de même et aider à son tour, si la situation se présentait, en plus de redoubler de vigilance lors de ses larcins. Avant de rejoindre le petit groupe désormai agrandi, l’apprentie relâcha le bras de son aîné avec autant de délicatesse qu’elle le lui avait pris.

Grâce avait-elle tout vu...?

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