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 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 21:40


Le Roi

La Rose Blanche





« Je ferais ce qu’il faut pour la protéger. »

Murmure ta voix millénaire chargée de force et de solennité. Les voiles blancs terminent de prendre place sur ton visage et la prière de ton écrin t’a été transmise. Tel est ton rôle après tout, de protéger. Ta main ne doit frapper le mal que pour veiller sur ceux qui ne peuvent se défendre eux même. Et tu as alors quelque chose à protéger. Pour ton écrin dont le coeur vibre de toutes ses forces et pour ces innocents payants le prix d’une liberté tournant au chaos. L’Ordre n’a plus tant de raison de faire du mal à ces peuples prêt pour beaucoup à rendre au passé sa place, alors pourquoi sortir ces monstres de métal pour tuer sans distinction ?

Cours, Ô Roi des Blancs, vers cette aura que tu ne connais que trop bien désormais. Cette présence si noire aux côtés de laquelle tu vis dans le plus grand des secrets. Cette présence sur laquelle tu n’as techniquement aucune autorité et que tu perçois aujourd’hui pourtant aussi bien qu’un de tes précieux Blancs. Et tu pourrais même entendre son cri silencieux, la prière de Rhéa à Obéron, craintive d’une mort qui s’approche pour son écrin aimé. C’est à temps que tu arrives, Protecteur des opprimés, pour faucher à la froide machine sa prise difficilement acquise. Vérité dans ta main frappe violemment, la lame d’orsang rencontre le sylvacier d’un bouclier, mais ton coup est difficile à arrêter, toi qui y a mis toute ta force. Pendant une seconde, juste une seconde, la création du passé semble ébranlée. Une occasion à ne pas rater, car toi aussi tu sais comment désactiver cette chose.

« Prépare toi, c’est notre chance. »

Et sur ces mots, ton bras frappe à nouveau. Vérité rebondit sur la cuirasse solide, mais c’est tout ce que tu espérais. Elle n’est pas stable, la machine aux rouages complexes. Elle n’est pas stable et le coup la fait basculer vers l’arrière, lui fait écarter les bras.

« Maintenant ! »

Et il tire savamment, le Fou Noir, il savait à quel instant décocher sa flèche, mieux que toi surement. Et il perce, le tire de Vespéral, touchant l’interrupteur du premier coup. Alors, comme désarticulée, la sentinelle s’écrase pour mieux reprendre sa forme étrange, cette boule de métal cachant un terrible monstre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 21:40

Prière exaucée, une fois de plus : la silhouette devenue familière du Roi Blanc surgit de nulle part – a-t-il appris à se téléporter, à l’image des Cavaliers ? La pression sur les épaules du Fou diminue, et je reprends espoir. Je me tiens prête, sous les voiles légers qui dérobent mon visage, et lorsque la Sentinelle part dans une folle pirouette sous l’impulsion de Vérité, Vespéral décoche un tir fatal. La flèche s’en vient percuter l’interrupteur caché sous le pectoral du soldat mécanique, et dans un cliquetis de rouages qui tournent, il s’enroule sur lui-même jusqu’à ne plus former qu’une sphère de taille fort respectable. Du geste, j’indique les deux Sentinelles momifiées qui se débattent, dans de grands craquements de tissu malmené ; et le Roi Blanc acquiesce silencieusement. Du pied, je pousse l’un des amas, déroulant la tapisserie : Vérité s’abat, Vespéral chante, et voilà une seconde sphère qui oscille, sagement repliée. Détricotage de la troisième, empêtrée dans ce qui reste du tapis – Vérité pare, agresse, siffle et tourbillonne, et il me faut cette fois plusieurs flèches avant de parvenir à neutraliser l’ennemi. La Sentinelle a réussi à m’entailler l’épaule de l’une de ses lames, l’autre a dessiné une estafilade le long de mon flanc ; serrant les dents, repoussant fermement la douleur brûlante dans un coin de mon esprit, j'inspire profondément pour calmer les battements redoublés de mon cœur.

Je ne suis pas maîtresse de l’impulsion qui me traverse, l’adrénaline domine encore mes veines : tandis que Vespéral se dissipe dans l’air vibrant encore de l’échauffourée, j’enlace le très digne roi des Blancs à la volée de mon bras valide, levant l’autre pour écarter ses voiles tant bien que mal, laissant une traînée de sang sur le tissu blanc, l’embrassant avec ferveur. Oh, il reste bien pantois quelques instants, pauvre pièce malmenée par les passions qui régissent son écrin ; et tandis que mes propres habits tissés de ténèbres s’estompent, je perçois Hiémain remplacer son illustre hôte. Combien de temps dure notre étreinte ? Quelques secondes, une minute peut-être, de retrouvailles fébriles nées d’une angoisse rétrospective bien trop forte. C’est un cri de douleur qui nous sépare, lorsque sa main malmène mon épaule blessée, et qu’il l’en retire maculée de sang. « Ça va aller - c’est superficiel, j’en suis persuadée ! Il m’a à peine effleurée. Il y en a d’autres, Hiémain, je les ai vues – des Sentinelles, au moins quatre ! »

Où ont-elles bien pu filer ? Des hurlements se font entendre plus loin dans le palais. Il faudrait se jeter à leur poursuite – mais je suis plus ou moins hors combat, je le sais, le flot écarlate qui s’écoule le long de mon bras, goutte à goutte, en est une preuve éloquente. Un frisson soudain parcourt mon dos, et je fais volte-face vers le palier qui nous surplombe. « Agathe… ! » Agathe, qui a vu. Qui a compris. Qui sait. Pauvre enfant, elle doit être si chamboulée ! Elle semble aller bien, la mignonne, tout pâle sous sa tignasse blonde, et je grimpe les degrés quatre à quatre pour la serrer contre moi, de mon bras intact. Inquiète, je la parcours des yeux sous toutes les coutures, palpe et compte ses membres, bouleversée à l’idée qu’elle ait failli être blessée. « Petite – nous allons te ramener en sécurité, près des gardes de tout à l’heure qui ont déjà aidé le Fou. Tu vas leur dire : que les Sentinelles sont munies d’un mécanisme à l’intérieur de leur corps, sous leur pectoral, et qu’il faut enfoncer le bouton pour les neutraliser. Une fois qu’elles sont repliées, il ne faut surtout pas toucher à la trappe gravée : dessous, il y a un levier qui les réactiverait, et tout serait à refaire. As-tu compris, Agathe ? C’est la mission que je te donne, que nous te donnons : répandre l’information. Tu t’en sens capable ? »

Moi… moi, je vais me fondre à nouveau dans les sombres voiles du Fou, et tâcher d’user de Vespéral de mon mieux malgré la plaie qui m’engourdit l’épaule.
Ah, si seulement d’autres Noirs étaient là pour nous prêter main-forte… !
Où êtes-vous, mes frères, mes sœurs ? J’ai besoin de vous.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 22:19

Il s’est réveillé à l’infirmerie Mayeul, plié en deux pendant qu’une quinte de toux le secoue douloureusement. La lucarne qui donne sur l’extérieur ne laisse guère d’indices sur l’heure qu’il est, mais il fait nuit. Combien de temps est-il resté inconscient ? Reja, Grâce, le feu... C’est un Nuage soulagé qui lui donne ces informations, bribes d’images teinté d’une panique que Mayeul a bien du mal à ne pas faire sienne. Flammes. Eau. Inconscience. Hélant un médecin, le major de Svaljärd fait marcher son grade pour obtenir les informations qui lui manquent. On s’occupe de Reja, Grâce est déjà réveillée, elles vont bien.

Repoussant les couvertures, Mayeul se lève, tenant peu compte des protestations du médecin. Le soulagement de son griffon le submerge, et le Voltigeur reste un instant debout, immobile, savourant ces moments de partages entre leurs deux esprits. Mais il a des choses à faire, et après avoir posément expliqué qu’il ne tient pas à rester sous observation, Mayeul enfile la tenue qu’une jeune femme a fini par lui ramener. La caserne a brûlé, et ses possessions avec, sans nul doute. Les vêtements cousus par Liselotte, les jupons de Mélusine qu’il a soigneusement gardé, même le sabre de Reja, qu’il a accroché au-dessus de son lit, autant par défi que parce qu’il lui rappelle la jolie Erebienne. Ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur son sort pourtant, il y a bien d’autres choses à penser. Mayeul se fraye un chemin à travers les nombreux blessés, alpaguant une des Voltigeuses de son escadre en passant. C’est elle qui lui apprend pour les morts, les blessés, l’incendie en passe d’être maîtrisé. Autant de coups de poignards, mais Mayeul le sait, il aura le temps de pleurer plus tard.

Pour l’instant, c’est l’urgence de la situation qui le tenaille. Son bras et son poignet sont bandés de frais, et il espère sincèrement qu’ils ne le handicaperont pas trop. Guidé par la Voltigeuse, c’est à la chambre où se trouve Reja qu’il se rend d’abord, et il perd quelques secondes à observer la jeune femme endormie, sa respiration lente et régulière. Elle vit. Valda soit louée. Un ordre, bref, donné à sa subordonnée de veiller sur l’Erebienne - il a confiance en son Vol, après tout - et le voilà déjà reparti le major de Svaljärd. Même blessé, même inquiet, il a le devoir de se rendre utile. Il évite quelques médecins un peu trop empressé, avant de sortir de l’infirmerie de fortune qui a été installée près de la caserne. Impatience. Le Voltigeur ne peut s’empêcher de sourire avant de bifurquer vers un endroit un peu plus désert, pour se fondre dans la nuit. Il doit se rendre au Palais, donner un coup de main, et le plus tôt sera le mieux.

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"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo


Dernière édition par Mayeul de Vifesprit le Jeu 6 Juil - 23:01, édité 1 fois
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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 22:30


Le Roi

La Rose Noire





Alerte ! Explosion de la caserne. Explosion du palais. Fuite. Svaljärd. Les pensées et images qui l’ont troublé au coeur d’un repas partagé avec sa douce, qui l’ont fait s’excuser, prétextant un faible appétit, mais un esprit très occupé, prière de ne pas déranger. Isolement immédiat dans son atelier, à la porte soigneusement verrouillée derrière lui.

Oh, impuissant Roi qui feule, qui fait les cent pas dans son atelier ! Qui abat ses inutiles poings sur les tables, qui renverse tout ce qui est à sa portée, comme si tout briser pouvait régler le feu de ses problèmes et de sa peur. Il ne sait plus que penser, comment penser. Il remonte et active le guerrier automate, qui a pris place parmi les petites merveilles de ses quartiers privés, et c’est pensivement qu’il le regarde s’incliner devant lui. comme si dans le mouvement répétitif, il pouvait y trouver l’inspiration, ou à tout le moins le calme.
Il faut croire qu’il a visé juste. À suivre du regard le mouvement, ses yeux se sont fixés sur les pieds du guerrier. Puis, sur les siens, dans un immobilisme parfait. Quelque chose, une idée, vient de germer en son esprit. Un voile de solution, soulevé, sur une pensée latente qui tente de percer et qui finalement, voit le jour dans un « Ha ! » triomphal. C’est en effet le meilleur moment pour les essayer. D’un coffre, crocheté car il n’a pas le temps de retrouver la clé, il extirpe une paire de bottes usées. Et pour le retour ? À dos de griffon, mon brave Hypérion. Tout passera inaperçu. Plan sans failles. Ou, même s’il en est empli, seul plan qu’il possède. Il ne peut pas rester là, à rien faire, à attendre. Plusieurs boules de métal. L’observation curieuse de Vif-Argent, qui survole la capitale kyréenne, lui glace le sang. Sentinelles. Combien ? Vingt. Incertitude. Peut-être autres cachées ? Oh, Alder, pourquoi tout ceci, maintenant ?

Il fixe ses pieds, dûment bottés.
Mais comment ça fonctionne, tout ceci ?
Que faire ?
Tourner sur lui-même ? Chanter sa destination ? Taper des talons ?
Pour le plaisir, il essaie, sans succès, mais rit de tout de même de son petit saut.

Les voiles des ténèbres l’enveloppent, alors que son esprit se fixe sur la destination. Et que le temps d’un seul pas, il se retrouve au coeur d’une chambre, dans une auberge de Svaljärd. C’était là ta seule idée d’endroit sécuritaire ? Le palais me semblait bien risqué. Puis, en souvenir de tous les bons moments partagés dans cette chambre aujourd’hui subitement vidée de tous ses habitants… Le Roi Noir sort de l’auberge à toute allure, jusqu’à débouler dans les rues et y être accueilli par un griffon de plume cendrée, qui lui fonce dessus presque jusqu’à le piétiner, le propulsant au sol. Urgence ! Morts ! Des bras armés fauchant, démembrant, écartelant des gardes. Des innocents. Les boules roulant jusqu’au palais. « Calme-toi, Vif-Argent », qu’il susurre, se relevant maladroitement du sol. Il ne sait même pas où commencer, Roi brusquement propulsé au milieu du carnage et de la panique, dans un ciel couvert de griffons paniqués qui envoient mille images terrifiantes entre eux et à leurs Voltigeurs. Une vibration sourde, au coeur de lui-même, l’assure de la présence d’au moins une autre Pièce Noire. Son Fou, probablement. Oh, dieux, faites que son Fou se porte bien… « Montre-moi les nobles. » Dans son esprit, en plus d’une envolée de plumes ébouriffées, se dessine une troupe de personnes apeurées, menées bravement par les hommes guerriers qui portent couronne, protégées par des gardes qui ne sauront jamais résister aux coups que leur porteront ces créations dangereuses. Il se rappelle des instructions de sa Tour, à leur propos. Vif-Argent comprend que la noblesse est leur destination et dès que son Roi prend place sur son dos, s’envole vers les cieux.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 23:14


Le Cavalier

La Rose Noire





Des sentinelles, je ne connais pas grand chose, mais ceux qui osent s’en prendre à Valkyrion, à mon duché, ne peuvent pas s’en sortir impunément, carapace inviolable ou non ! Cristal me guide du haut des cieux, me pressant de me hâter, m’exposant la scène qui se déroule devant ses yeux. J’entends la réticence de mon écrin, alors que les sentinelles affrontent mon Fou, toujours plus nombreuses. Il appréhende, je le sais, et je ne peux l’en blâmer. Il s’en rappelle, évidemment, de cette lame qui a failli séparer sa tête de son corps, si une autre lame ne l’avait pas arrêté avant. Mais cette fois, ce sera différent. Cette fois, je suis le Cavalier Noir, et Mande-Étoile, dans ma main, ne demande qu’à chanter la mort.

L’écrin de Rhéa et une blonde demoiselle se sont engouffrées dans les couloirs, et Cristal a bien du mal à m’indiquer leur position. Mais je ressens la souffrance de mon Fou, l’urgence de la situation, et je me dirige sans trop de mal vers le passage que Rhéa a emprunté. Je sais comment désactiver ces sentinelles, l’expérience de la destruction d’un des étages de la tour de la Rose ayant permis une démonstration grandeur nature des explications de nos Tours. J’arrive trop tard, pourtant. Joie. Triomphe. Urgence. Les quelques images partagées par Cristal achèvent de me convaincre que pour le moment, le fou Noir a les choses bien en main. Quelques sphères métalliques reposent sur le sol, et ici, nul n’a plus besoin de moi.

Des hurlements retentissent plus loin, m’indiquant la piste à suivre. Quelques secondes dans les ombres, et me voilà face à deux sentinelles, Mande-Étoile bien campé dans ma main droite. Le palais semble être leur cible, et les corps gisants à terre ne sont sans doute pas ceux de simples paysans. Le piège est parfait, et nous avons été par trop inattentifs. La peur de mon écrin fait écho à la mienne, devant cette menace qui plane sur Valkyrion et Arven tout entière. Sa colère est la mienne et je m’interpose face aux sentinelles pour éviter que le carnage continue. D’autres Noirs me viendront peut-être en aide, je les sais non loin mais pour le moment, Mande-Étoile à le champ libre pour faire entendre sa colère.

Mon bras fauche, bousculant une des sentinelles, la déséquilibrant assez pour me permettre de fracasser une statue de pierre qui décorait auparavant le mur. Assez pour la ralentir, je l’espère, alors que j’affronte la deuxième. Mon écrin est fatigué, la nuit l’a durement éprouvé, et la lame de la sentinelle fait naître des étincelles sur le mur, à l’endroit où se trouvait quelques secondes auparavant le visage du Cavalier. Cela risque d’être plus compliqué que prévu. Mande-Étoile s’abat sur la cuirasse, et je bloque la sentinelle contre le mur, avant qu’elle ne me repousse. Nous étions plusieurs cette nuit-là, à arrêter la seule que nous avions su remettre en état. Etre seul pour en désactiver deux me semble tout à fait dans mes cordes !

Mon écrin frappe à nouveau, tandis que je réfléchis. Il va falloir être fin. Mande-Étoile pare avant de forcer la sentinelle à lever sa lame. De toutes ses forces, le Cavalier se jette sur son adversaire, cherchant à tâtons le mécanisme d’arrêt, avant d’être repoussé à nouveau. Aide. Cristal est encore bien jeune, mais elle ne demande qu’à aider. Encore faudrait-il attirer ces sentinelles à l’extérieur.

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 23:33

Le feu s'était progressivement éteint. Solveig la première s'était reculée pour s'écarter de la chaleur qui émanait encore du bâtiment. Elle profita du flottement pour fermer les yeux et laisser la brise glaciale de Valkyrion rafraichir sa peau enflammée par la longue proximité du brasier.
Elle serait d'avantage de temps si les hurlements en provenances de la ville n'avaient pas donné un coup de fouet a ses membres épuisés par le combat du feu.
Hésitante, elle s'était alors un peu éloignée de la caserne, se demandant si d'autres incendies s'étaient déclenchés. Tous couraient sous le regard dubitatif de la guerrière qui ne comprenait toujours pas.
La réponse vint à elle dans un dérapage contrôlé sur une plaque de verglas. Un guerrier, aurait continué son chemin si sa petite figure ne les avait pas mis face a face.

- Solveig ? C'est toi ! Par Kern, viens avec moi, des créatures de métal s'attaquent au peuple.

Son cœur avait loupé un battement en reconnaissant un ancien camarade de la guilde des guerriers rencontrés brièvement à Lorgol. L'homme avait combattu deux ou trois fois à ses cotés avant de repartir pour l'antenne de Valkyrion, nostalgique de son duché de naissance. Il était très peu probable que le sort de la pirate ait atteint ses oreilles, trop loin de Lorgol pour prendre des nouvelles d'anciens camarades à peine côtoyé.

- Arvid...


Son prénom lui revenait enfin. Déchirée, elle regarda derrière elle.

- Mes compagnons sont restés à la caserne, je dois aller les chercher avant de te suivre.

Le froncement de sourcil qu'il lui adressa en disait long. Il pointa du doigt la place forte de la capitale et attrapa son épaule de son autre main pour qu'elle se ressaisisse.

- Regarde donc ce qui se passe ! Ces deux là vont se faire tailler en pièces !

Soudain elle vit de quoi il lui parlait, à peine plus loin, Vira et un homme qui brandissait une dague tremblante faisaient face à deux hommes de métal. Des mécanismes conçus pour tuer.
Vira...
La Kyréenne s'élança, dégainant son épée, le visage figé par l'horreur de la situation. Vira avait déjà perdu l'une de ses armes. Vira était en danger. Le nobliau, ce fut a peine si elle y faisait attention. Sa nature profonde émergeait à la vitesse d'un cheval lancé au galop, elle était redevenue une machine de guerre. Arvid sur les talons, Solveig accéléra encore, brandissant son épée à la hauteur de son visage. Venant par l'arrière des deux humains, elle les dépassa en faisant un pas de coté et enfonça avec toute la puissance dont elle était capable sa lame de bas en haut dans la gorge de cette abomination de fer.
La rage au ventre, elle continuait de forcer sur son épée, remuant autant qu'elle le pouvait son épée dans le crane de la chose, produisant d'horribles bruits de métal.
Arvid en profita pour contrer la lame qui allait percuter la kyréenne, la protégeant certainement d'une mort certaine. Le danger écarté pour une poignée de secondes, le guerrier en profita pour plonger à son tour sauvagement sa hache de guerre dans l'articulation de l'énorme sphère qui lui permettait de se mouvoir.
Sol recula en dégageant son épée d'un coup sec laissant la première chose à Alrik. Avec une violence inouïe une lame acérée au possible manqua de l'embrocher, c'était la seconde sentinelle. Elle ne l'évita que de quelques centimètres.

Sa main fusa, agrippant la gorge de métal pour se coller au torse de fer. D'un coup de rein, elle se glissa sur le dos de la chose. Son épée vint se glisser perpendiculairement sous sa gorge. Enveloppant sa main gauche dans sa cape dans de nombreux tours, la guerrière attrapa la pointe de son épée et se mit a tirer vers le haut avec un grognement d'effort et de douleur. Malgré sa protection relative, la lame était affutée et entamait la paume de sa main. Avec un sourire dément, elle se demanda qui de sa main ou de la chose céderait en premier.

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Je suis : astronome et dirige l'Observatoire de Voile-du-ciel dans la baronnie de Mauve en Sombreciel. J'étais autrefois héritière de la baronnie de Mauve jusqu'à ce que mon cousin Castiel de Sombreflamme, le duc de Sombreciel ne me dépouille de mes titres en l'an 1000.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 7 Juil - 7:51

Séverine conserva dans ses bras la petite princesse, s'accrochant à elle comme à un bien précieux.  Ce qu'elle était très certainement.  La future duchesse comptait bien se servir de la fillette pour développer sa relation avec Astrid.  C'était une chance à ne pas manquer.  Et elle songeait qu'avec la fille du duc de Valkyrion dans les bras, les gardes prendraient bien soin à ce qu'elle ne soit pas tuée ou même blessée.  Après tout, Martial était parti quelque part ailleurs aider à évacuer les autres – son esprit guerrier et fier ne manquant l'occasion de se mettre en valeur.  Et puis, c'était peut-être l'occasion pour lui de prouver qu'il était temps de prendre le pouvoir et que sa grand-mère ne se retire.  Elle espérait que son intervention serait également une voix de plus en faveur de son époux, surtout qu'elle avait su gagner pour le moment la confiance sommaire de son homologue duchesse.  Sans rien dire, elle suivit le groupe qui menait les nobles en sécurité.  Il lui importait peu de savoir où ils allaient, du moment que c'était vers la sécurité.  Elle murmurait des paroles rassurantes à l'oreille de la petite princesse, tout en jetant plusieurs coup d'oeil autour d'elle : elle espérait pouvoir retrouver son chemin toute seule si jamais quelque chose devait arriver, car il n'était pas question qu'elle ne meure dans d'atroces souffrances en accomplissant son devoir de future duchesse.  Elle avait d'autres choses à accomplir d'abord.

Et son regard fut rapidement attiré par un visage familier parmi cette foule d'inconnus.  Un visage qui n'aurait dû être là.  Elle détourna rapidement le regard, espérant qu'il ne l'aurait pas reconnue.  Elle se souvenais très bien de cet homme.  Elle s'était d'abord intéressée à lui, parce qu'il semblait partager avec elle certains points de vue qu'elle avait sur le Savoir.  Mais elle s'était rapidement éloignée parce qu'il lui arrivait souvent de s'exprimer dans termes qu'elle trouvait extrêmement déplacés.  Si sur le fond il y avait quelques points communs, dans la forme c'était tout le contraire.   Et dans ce moment de panique générale, il semblait si calme et paisible.  Presque serein même.  Ce n'était pas normal.  Ses bras se resserrèrent sur la petite princesse qui pleurait toujours et elle chercha des yeux Astrid.  Quelque chose se tramait et cela n'augurait rien de très bon.  Mais c'était la princesse Ljöta qui avait indiqué le chemin, elle ne pourrait pas mettre sciemment sa famille en danger, n'est-ce pas?  Elle eut quelques doutes.  Puis peut-être n'était-ce qu'une coïncidence.  Mais Séverine ne croyait pas au hasard.  Si ce professeur était là, c'était forcément quelque chose était prévu.  L'astronome avait ses quelques idées quant à ceux qui se trouvaient derrière cet attentat.  Et elle était partagée à savoir si elle désirait leur nuire ou non.  Mais d'un autre côté, elle se retrouvait elle-même être une cible potentielle de leurs actions et cela engageait à la réflexion.

Elle s'approcha d'Astrid et décida de d'abord mener sa petite enquête.

« Cet endroit où l'on nous mène, vous êtes certaines qu'il est sécuritaire?  J'ai crainte que dans le tumulte des événements quelqu'un ne nous y tende piège. »  Elle verrait en fonction de la réponse de la duchesse si elle signalerait ce qu'elle avait vu ou non.  Pour l'instant, elle attendrait un peu.  En espérant que ce ne serait pas trop tard.

Mais elle réalisa que ce l'était peut-être lorsqu'une première sentinelle, créature mécanique effrayante, s'approcha de leur groupe.  Et il n' y avait nulle part où fuir.  Que Valda la protège.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 7 Juil - 8:35

Les cris et les pleurs se font entendre alors que le feu crépite derrière ; j’ai toujours cette volonté farouche de protéger Hiémain et les siens, mais nul autre qu’eux tous. Je ne peux manquer de lutter contre ce cœur qui se serre à pensant à Mélusine qui est repartie dans le Palais. Mais pourquoi une telle attaque au milieu de cette fête qui aurait du même en exergue les talents des savants ?

Mes pensées sont balayées par Hiémain qui subitement me lâche la main, m’intimant d’un ordre qui ne mérite aucune contradiction de prendre soin d’Arsène, d’aller chercher Joséphine… je suis quelque peu atterrée ne comprenant pas son changement d’attitude. Nul temps de rétorquer la question qui me brûle les lèvres, il disparaît dans la foule, repartant vers le palais… Hiémain…

Je me tourne vers Arsène, apeuré, tremblant ; c’est un grand garçon, je tente de faire naître un sourire ; mais comment rassurer un enfant alors que moi-même me trouve démunie en cet instant ? Je lui dis « on va chercher Joséphine, surtout ne me lâches pas la main d’accord ? ». C’est au pas de course que je retourne à mon tour dans la cour, me faisant bousculer, lâchant la main d’Arsène alors que je me fais bousculer, non ! « vous pourriez faire attention tout de même » hurlai-je à l’encontre de l’homme qui est bien entendu déjà reparti. A mon tour, je bouscule une autre personne pour me rapprocher d’Arsène, lui reprenant la main « désolée Arsène, cette fois-ci je ne te lâche plus » ; je sers la main un peu plus fort sans lui faire de mal.

Un rapide coup d’œil me permet de visualiser Joséphine toujours en recherche des parents de Mélusine ; en quelques enjambées je suis vers elle ; lui posant la main sur l’épaule, je me mets face à elle et lui dis « nous allons nous mettre en sécurité dans mon atelier ; lorsque vous les aurez trouvés retrouvez nous là-bas ; au bout de la rue, la dixième maison sur la gauche ; vous frapperez deux fois, puis deux autres fois d’un coup sec je saurai que c’est vous » ; mes paroles se font couper par un craquement soudain dans le palais ; effroi…  j’espère que Hiémain et Mélusine en sortiront vivants c’est la seule chose à laquelle j’aspire ; un dernier regard vers Joséphine « quand ils sortiront tous deux, venez avec  eux » puis dernier avertissement « nulle autre personne que vous tous par contre ».

C’est au pas de course que je repars dans la rue, encourageant Arsène « allez on va se mettre à l’abri, d’accord ? » ; sans un regard en arrière, la tête absorbée par ce qu’il peut advenir à mon cousin je me retrouve rapidement devant la porte de l’atelier que j’ouvre invitant le garçon à pénétrer en ces lieux. Je la ferme posant le dos contre la chambranle de la porte, les mains quelques peu tremblantes… il faut que je me contrôle ; j’entends des cris dans la rue et mon regard se pose sur Arsène ; je tente un sourire histoire de le rassurer. Je me dirige vers une couverture et lui dépose sur les épaules « on est en sécurité là je te le promets » ; c’est une parole à destination d’Arsène mais s’en est une aussi pour moi, me persuader du bien fondé de mes paroles… puis-je vraiment lui garantir ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 7 Juil - 20:43

Elle se pensait tirée d’affaire. Elle y croyait vraiment, alors qu’elle suivait le Fou Noir jusqu’à la cour du palais pour remettre la captive entre de bonnes mains. Puis des sentinelles semblant sorties tout droit d’un cauchemar sont apparues. La délicatesse de leur mouvement alors qu’elles exécutaient des innocents lui rappelait les merveilles que créait Lancelot l’Adroit, d’une certaine façon. Aux premières giclées de sang, elle tressaillit, la mignonne. Elle s’en est voulue, aussi, d’avoir associé pareilles engeances avec les créations magnifiques du Cielsombrois. Ses yeux pâles détaillaient la mare de sang s’agrandir, sous le corps sans vie d’un jeune homme, non loin d’elle. Elle n’arrivait ni à fuir, ni à crier, captive d’une vision beaucoup trop sanglante pour son esprit encore habité par l’enfance.

C’est le Fou qui réagit pour deux, avec son arc, et lui intima de courir vers le palais. À l’ordre clair d’une Pièce ancestrale, Agathe ne put que s’exécuter. Elle releva ses jupons d’une main ferme puis détala sans regarder derrière elle, encore embrumée par les visions d’horreur des Sentinelles. Ce n’est que dans l’interminable couloir qu’elle se rendit compte qu’elle n’était pas seule. Il y avait le Fou à ses côtés, silhouette protectrice, mais il y avait autre chose, aussi… Plusieurs autres choses, derrière eux. La respiration sifflante trahissant sa vie bien douillette, la petite Belliférienne semblait entendre leurs poursuivants se rapprocher, peu à peu, alors que ses jambes tremblaient sous l’effort. Eux, ils ne fatiguaient pas. Eux, ils continuaient la traque. Elle allait renoncer. Vraiment. Faites qu’ils pensent à Hallebarde.

Des mots pressés de la Pièce, elle n’avait rien entendu tant son coeur battait fort jusqu’à ses oreilles. C’est lorsque le Fou souleva la tapisserie qu’elle s’y est engouffrée, lovée contre le mur, une main sur ses lèvres pour ne pas gémir. Pour ne pas crier. Pour ne pas respirer, ou si peu. Oh! ..Des bruits. Un combat. Tout en serrant la mâchoire pour s’intimer de ne pas crier ni hoqueter, elle se permit d’observer la scène. Juste assez longtemps pour le voir. Pour la voir, elle aussi. Pour comprendre. Juste un petit regard, par-delà la tapisserie, curieuse comme un chat. Il était… Il était un Autre… Mélusine aussi, l’était.

Oh! Mélusine… Elle saignait. Elle était blessée. Agathe sentait les sanglots monter dans sa gorge et la détresse batailler, jusqu’à ce que Mélusine ne vienne la réconforter de son bras valide. Son sang maculait bientôt sa cape et sa robe, preuve irréfutable que sa tutrice n’allait pas bien.

- Je veux aider.. Je veux rester!

Elle protesta un peu mollement alors qu’elle peinait à absorber les horreurs de la soirée ainsi que les révélations qui pleuvaient, depuis les premières explosions. Mélusine la serrait toujours d’un bras tout en cherchant les mots pour la faire partir et la mettre en sécurité. Elle était plus importante et utile là-bas, à répandre la nouvelle. Elle était plus en sécurité là-bas; Mélusine devait se concentrer sans s’inquiéter pour sa pupille, pour sa précieuse mignonne. Agathe ne fut pas très difficile à convaincre, car déjà elle s’éloignait en direction de la cour, enjambant ici et là les dépouilles des Sentinelles et les traînées de sang. Si elle tremblait encore, elle ne s’en souciait pas. Il y avait plus important.

On la réceptionna avec grand sérieux, la blondinette qui avait accompagné les Pièces. Elle délivra son message aux gardes, peu avare en détails pour expliquer l’unique moyen de les faire tomber. Surtout, ne pas toucher à la trappe gravée. Elle avait retenu le message. Alors qu’on l’accompagnait vers l’infirmerie, croyant à tort qu’elle était blessée avec tout ce sang sur sa robe, Agathe ralentissait le pas pour expliquer ici et là, au gré des combattants croisés, comment arrêter les Sentinelles. Une fois devant la porte, elle laissa les gardes s’éloigner, armés, pour lever son museau pâle vers un guerrier.

- S’il vous plaît, Monsieur. Je sais comment arrêter les Sentinelles.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 7 Juil - 23:54



La Fatalité intervient

Ca bouge chez les dragonnets !




Solveig
Elle est fermement accrochée, la fière guerrière, mais les sentinelles sont anciennes et solides, elles sont puissantes et mortelles. La Kyréenne ne parvient à la ralentir que quelques instants avant d'être touchée par sa lame, puis elle est empoignée par l'un de ses bras métalliques et projetée violemment sur le sol. Mais ce n'est pas terminé. La sentinelle marche droit sur elle, levant haut sa lame pour frapper à nouveau, quand plusieurs guerriers interviennent afin de lui porter secours. Les boucliers encaissent les coups tant bien que mal mais leur métal est fragile sous les coups de l'orsang. Heureusement, il semblerait que ces guerriers ont une bonne nouvelle.



Agathe
Elle est courageuse, la jeune Belliférienne. Courageuse et déterminée à mener à bien la mission qui lui a été donnée. L'information cruciale est enfin transmise, les gardes la communiquent à tous ceux qu'ils croisent. Dans le ciel, les griffons de la Rose transmettent également l'information et les Voltigeurs savent ce qu'ils ont à faire : il existe un moyen de désactiver les sentinelles, tout espoir n'est pas perdu ! Mais le combat reste rude, même pour les plus avisés des combattants. Et elles s'approchent inexorablement de leurs cibles...



HJ : Grâce à Agathe et aux pièce de la Rose Écarlate, les Voltigeurs et les gardes savent comment arrêter les sentinelles. Attention toutefois si vous décidez à les approcher, elles restent très difficiles à immobiliser ! Pour avoir plus de détails sur la façon de les désactiver, vous pouvez relire le post du Fou Noir, juste ici. Pour toute question à ce sujet, merci de poster dans le QG de l'intrigue !




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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 0:54

Elles avaient fière allure, les deux Voltigeuses. Grâce observait du coin de l’œil son ailière, facilement maîtrisée par les médecins kyréens, et attachée avec des liens qui l’entravent sans accentuer ses blessures. Elle ne pouvait même pas blâmer Rejwaïde, elle-même ayant tenté de se lever, et la toux ininterrompue qui l’avait prise l’avait clouée au lit, à son plus grand agacement. Les médecins n’étaient sûrement pas dupes, lui ayant amené un nouveau remède à ingurgiter, dans la minute qui avait suivi, tout en lui précisant que ça ne lui rendrait pas ses forces, et qu’elle sentirait une profonde envie de s’assoupir, juste après. Grommellant, elle s’était malgré tout de nouveau calée au fond du lit, demandant à Corail d’être ses yeux, et ses… enfin, d’agir pour elle.

Sentinelles. Gens à terre. Poussés sans ménagement. Danger. Impossible à battre.

C’est tout ce qu’elle verra, avant de fermer les yeux, et de s’endormir réellement.



La griffonne sait ce qu’elle doit faire. Les autres griffons qui tournoient là-haut leur ont montré les intrépides pièces de la Rose, qui agissait. Et Corail et Sirocco lancent l’assaut. Des coups de becs, précis, irritants, sur les sentinelles, et un retrait rapide. Ils sont incapables de les atteindre, habitués qu’ils sont à agir avec grâce, avec élégance, et avec une rapidité hors du commun. Ils harcèlent, extrêmement bien coordonnés, partageant leur félicité, de s’en sortir aussi bien, l’un avec l’autre. Corail s’est acclimatée plus facilement que Grâce à la Voltige à deux, bien qu’elle apprenne tout autant, et que sa Voltigeuse fasse de son mieux.

Sirocco et Corail ne laissent aucun répit à leur ennemi, et quand enfin, un combattant neutralise la menace, ils s’approchent, comme pour le remercier, et pour le décharger de son fardeau. Le griffon de Rejwaïde saisit la boule entre ses serres, celle-ci glissant deux, trois fois, avant qu’il en raffermisse son étreinte dessus. Il transmit à Corail l’image de Soie, pimpante, presque brillante dans la lumière du soleil, arrachant presque l’équivalent d’un rire à la griffonne. Oui, Soie était très jolie. De belles plumes, bien entretenues. Elle s’envola à la suite du griffon aussi insaisissable que le vent du désert dont il portait le nom, pour l’observer parader devant Soie. Et ne pas manquer de montrer cela à Grâce – le griffon de son ailière, qui paradait devant la griffonne de celui qui allait couver ses œufs avec elle.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 9:57

Je ne reste à l’infirmerie que le temps de recevoir les premiers soins pour mon épaule. Puis, rapidement, les nobles têtes couronnées se voient confiées  à la protection de groupes de gardes, ayant pour ordre de les mettre à l’abri.  Le feu s’étend à une vitesse alarmante et ce n’est pas en restant à découvert dans la cour que cela allait arranger les choses. D’ailleurs, cela permet aux équipes de secours de se concentrer sur les actions plutôt que de se voir distraites par les nobles aux alentours. Ljära a trouvé refuge dans les bras de Séverine et, bien que j’aurai préféré la consoler moi-même, je me dois de surveiller Ludvig ainsi que nos invités en détresse. La famille impériale réunie, les gardes font signe aux nobles présents de les suivre. Nous quittons le palais pour nous engager dans la ville, et je vois une autre colonne de fumée s’élever du côté de la caserne des Voltigeurs et je grimace car cela signifie que ces derniers sont accaparés de leur côté. Nos attaquants ont bien étudié leur plan.

Sur le chemin, nous croisons de nombreux citadins perdus et choqués par la situation. J’aimerai les aider mais nous devons d’abord trouver un abri. J’aperçois Ljöta discutant avec un de nos gardes et je suis soulagée de la savoir vivante. Elle semble lui donner des indications pour suivre un chemin. Je me demande lequel lorsque Séverine s’approche de moi et m’interroge. Je fronce les sourcils devant ses craintes. Somme toute légitime. Même si leur destination se révèle sûre, rien ne permet de garantir que la route nous y menant le soit.  

- Malheureusement, je ne peux vous assurer que rien ne nous arrivera en chemin. Vu ce qu’il se passe, j’appréhende que nous tombions sur les instigateurs, profitant du désordre pour frapper. Mais, je doute que Ljöta nous envoie vers le danger.

Je n’ai pas complètement répondu à mon homologue, mais je décide me m’approcher du garde ayant parlé à la princesse pour en savoir plus sur le lieu de repli choisi. Je ne me suis éloignée que de quelques pas lorsque je l’aperçois. La machine surgit devant le groupe et s’élance vers nous, armée, avec certainement l’intention de réduire à néant la protection offerte par les gardes. Ces derniers, passé le moment de surprise, font face à leur adversaire. Pour ma part, mon regard se porte sur les alentours dans la recherche d’une issue, mais étrangement, la configuration des lieux ne nous est pas favorable, comme si on les avait menés dans une impasse. Pendant un instant, le doute s’installe concernant la décision de Ljöta, mais je chasse cette pensée, préférant me concentrer sur l’instant présent. Nous devons nous éloigner de la machine qui me rappelle fortement l’Homme-Vapeur du Tournoi. Faire demi-tour.

- Vous tous, j’interpelle les nobles. Ne nous approcher pas de la machine, nous devons rebrousser chemin. Vous, je désigne un nobliau, tester les portes de ce côté. Moi-même je m’approche de la porte la plus proche pour constater qu’elle est verrouillée. Puis je remonte la rue d’un pas hâtif. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car d’un côté se trouve la Sentinelle et je crains que notre retraite soit coupée lorsque j’aperçois des silhouettes déterminées venir vers nous. Pourtant celles-ci bifurquent et je lâche un soupir soulagé, la situation me porte sur les nerfs et voilà que je suspecte tout le monde. Le fracas du combat à l'arrière me fait me retourner pour constater que les gardes sont en difficulté. J'aimerais leur apporter mon aide, mais ne le puis, espérant simplement que des renforts providentiels arrivent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 13:12

Emmitouflée dans le grand manteau qu’on lui a fourni, Aubrée marche, les yeux rivés vers le sol, quelques pas derrière Ljöta. La princesse mène le cortège des nobles, « vers un endroit sûr », juste après lui avoir glissé à l’oreille de faire attention à elle. Aubrée lui fait entièrement confiance. Après tout, n’est-ce pas ce qu’elles se sont mutuellement promis, il y a plus d’un an ? Une confiance absolue, irrévocable. Elle n’a pas peur. Elle espère juste un peu que sa sœur et sa mère vont bien, loin de tout danger, mais Agathe est avec Mélusine. Et sa mère est la plus forte. Finalement, l’apprentie assassin ne craint plus que pour sa propre vie. Elle n’a même pas d’arme, sur elle, autre que le petit couteau sans arrêt dissimulé dans les pans de sa robe. Et elle craint qu’il ne suffise pas à la protéger. Mais les gardes sont là, de toute façon, et leur présence suffit à la rassurer. Même si elle est morte à cause d'eux, l'autre fois.

Un cri de surprise et d’effroi lui fait relever la tête d’un coup, pour finalement voir avec inquiétude s’avancer vers le groupe de nobles un monstre de métal armé. Et il arrive, vite. Une femme hurle. Aubrée se sent tirée vers l’arrière par un bras non identifié lui intimant de s’écarter du danger. Les gardes se mettent en position de défense pour protéger les premières lignes de nobles, dont elle fait partie. Déjà, Astrid donne des directives pour essayer de trouver une issue, en essayant d’ouvrir les portes, qui visiblement sont toutes verrouillées. Ce n’est pas possible, c’est une malédiction. Elle aimerait aussi sauter sur la sentinelle, crier et tenter de la mettre hors-service, mais elle n’est en rien comparable avec les victimes humaines auxquelles elle est habituée, et elle comprend bien que si des gardes armés peinent à la retenir, une apprentie assassin même pas armée ne pourra rien contre l’être de métal. Seulement, l’envie de se battre elle aussi la démange. Elle voudrait prouver sa valeur, et montrer qu’elle n’est pas qu’une demoiselle de compagnie fragile et à protéger.

Un grand cri l’incite à se concentrer à nouveau sur le combat. Un homme gît au sol, du sang recouvrant entièrement son armure, pourfendu de haut en bas par l’épée de la Sentinelle. Du beau travail, aurait dit Lia. Et si voir du sang et la mort est devenu le quotidien d’Aubrée, ce n’est pas le cas de tous. Une jeune femme qui se trouvait à proximité s’est évanouie, laissant totalement perdu un jeune garçon, bien plus petit qu’Eponine. Aubrée se précipite vers lui pour le prendre dans ses bras, laissant la femme aux soins des autres, renonçant à tous ses élans de témérité qui auraient pu l’inciter à prendre part au combat. L’éloignant de sa mère et du sang, elle tente de le réconforter en lui chuchotant des paroles rassurantes, qui ne suffisent pas toutefois à calmer les sanglots qui montent. Elle parcourt la rue du regard, à la recherche d’une issue. Pourquoi ne font-ils pas simplement demi-tour ? Ils pourraient retourner au palais, reprendre la route déjà empruntée ? Mais c’est la panique générale, et personne ne semble apte à réfléchir correctement. Serrant les dents, la blondine continue son observation, à la recherche de quelqu’un qui aurait une idée, de quelqu’un à suivre… Comme à la recherche d’un signal, elle lève les yeux vers le ciel. Des dizaines de griffons affolés le parcourent, mais aucun ne semble vouloir leur venir en aide, à eux. Si ! Là-bas ! L’un d’eux se détache des autres, et approche à toute allure. Plissant les yeux, elle pousse un cri de joie incontrôlé quand elle reconnaît le costume de la personne hissée sur le griffon. Une pièce de la Rose Ecarlate, qui vient les sauver, comme presque un an plus tôt, lors du Tournoi des Trois Opales.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 18:55

Julius se réveilla. Un mal de crâne impitoyable se faisait sentir. Que s'était-il? Ah oui... Il avait arrêté ces deux silhouettes encapuchonnés et il avait voulu avoir quelques réponses... N'en obtenant aucune puisqu'il avait pris un sérieux coup sur le crâne. Immédiatement, il se leva, en quête de son arme. Une jeune femme le fît rallonger, le maintenant comme elle put.
- Calmez-vous, vous avez une grosse bosse, mais rien de plus.
- Mon épée, enchaîna le Belliférien. Où est-elle?
- Elle est là, répondit calmement ce qui semblait être une infirmière en prenant l'épée que quelqu'un avait eu la bonne idée de ramener avec son propriétaire. Il la remercia d'un signe de tête alors qu'elle s'en allait. Julius prit le temps de respirer un bon coup. Il n'était pas mort, c'était déjà une bonne chose. Il prit le temps de souffler un peu, se massa le crâne avant de sentir que l'ambiance changeait. Une onde d'agitation se répandit soudainement. Quelques soldats armés passèrent là en courant tandis que d'autres filaient en sens inverse. Tout ce remue ménage intrigua rapidement le guerrier qui rangea l'épée dans son fourreau et se prépara à partir.

Le guerrier n'eut pas le temps de s'en aller que quelques hommes firent irruption avec une jeune... Fille? Femme? Elle avait certes ce visage qui correspond à un visage d'enfant, ce visage d'ange, innocent, entouré de mèches blondes, mais d'un autre côté, il sentait qu'elle n'était plus vraiment une enfant. Toujours est-il qu'il l'amenèrent, elle devait être blessé quelque part. Mais Julius sentait qu'elle n'était pas blessé, plutôt effrayée et elle parlait à tous ceux qu'elle croisait, des blessés aux hommes simplement bousculés par les événements qui se trouvaient ici. Affolée aussi, peut-être. Lorsque les hommes la laissèrent là sans trop faire attention à lui, pensant qu'on s'occuperait d'elle, elle le remarqua et se tourna vers lui. Elle lui déclara alors qu'elle savait comment arrêter les sentinelles. Immédiatement, il reprit:
- Hola! Comment? J'ai pas tous suivi là? Les quoi? Les sentinelles? On parle de la même chose?
Elle lui expliqua alors, patiente, ce qu'il se passait. Comprenant la gravité de la situation, le guerrier lui fit signe de le suivre tandis qu'elle lui expliquerait.

- Bon, vous allez m'expliquer tout ça en chemin. Vous savez vous battre? Peu importe, prenez-ça, dit en lui tendant un long poignard. Votre nom? Moi c'est Julius. Si on doit s'interpeller, ce sera plus simple. Peut-être ne s'en servirait-elle jamais, mais si il venait à se retrouver désarmé, elle pourrait lui sauver la mise. cela lui était déjà arrivé lorsqu'il avait été mercenaire, autant dire qu'il avait retenu la leçon. Au moment où ils sortaient de l'infirmerie et qu'il se rendait vers l'extérieur, la mauvaise surprise se fît. Une sentinelle. Julius en fût presque glaçé d'horreur, mais son sang ne fit qu'un tour. Il prit la main de la jeune femme et la tira vers un escalier sur leur droite. Il grimpa rapidement. En haut, deux soldats qui furent surpris de les trouver là.
- Bon sang, ne rester pas là à rêvasser, on a une sentinelle au cul!!
Les deux hommes levèrent leurs boucliers, courageux et se préparèrent à l'assaut. De l'espace. Il fallait qu'ils aient de l'espace, sinon ils ne pourrait pas vaincre la sentinelle. Julius enfonça une grande porte. Sans doute les appartements restants de quelques nobles. Peu importait.
- Par ici! Ils rentrèrent là, tous les quatre. Julius tira son arme. Il profiterait d'un instant d'inattention de la machine pour la désactiver.
- Rappelez-moi, on fait comment pour désactiver ce machin? demanda-t-il à l'intention de la jeune blonde alors que la sentinelle rentrait, sauvage et effrayante.
- Messieurs, préparez-vous à la faire bouger. Conseilla Julius. Dés qu'elle aura le dos tourné, je me chargerais d'elle.

HRP:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 22:18

Ils ne savent plus où donner de la tête, les gardes et lui, et s’ils obéissent à ses ordres et à ses indications d’où diriger les nobles et d’où jeter de l’eau, c’est dans le plus grand des désordres. Sans Voltigeurs pour les aider du ciel à contenir les flammes, leurs efforts sont ridicules, et un seau d’eau sur deux apporté par des griffons, bien en mal de tenter d’aider tandis que leurs Voltigeurs sont évacués de la caserne, leur atterrit sur la tête. Il ne s’agit alors que d’une question de minutes avant que Matvei patauge dans ses bottes, grelottant dans ses vêtements trempés. Bien, très bien, et maintenant en plus, il va attraper la crève. S’il ne meurt pas tout court, dévoré par ce feu surnaturel - quoique mouillé, il est plus difficile à embraser. Les pensées cyniques se succèdent sous son crâne, mêlées à celles fatalistes. Si la pierre ne brûle pas, encore heureux !, elle n’en est pas moins rongée par ce qui accompagne ces flammes meurtrières.
Réfléchir, réfléchir.

C’est bien là qu’il leur faudrait des élémentaires d’eau.

Le regret est chassé dès qu’il est effleuré par son esprit surpassé par l’ampleur du désastre, prêt à appeler à n’importe quelle force afin de contenir la catastrophe. Ils n’ont pas besoin de magie, tout comme ces mécréants n’en ont pas eu afin de créer ce feu ravageur. Ou, peut-être ? Difficile de savoir, en ce moment, si cette attaque en est une de ce fameux Ordre du Jugement, ou une percée ennemie des Faës. Ce souvenir soudain d’un temps où il souhaitait découvrir plus amplement tous les mystères des arcanes est la piqûre nécessaire afin d’enclencher les rouages de son cerveau, qui tournent jusqu’à une solution de préservation. D’un appel, il rassemble les gardes, le temps de leur donner de nouvelles indications : « Allez chercher les sacs de sable, situés dans les réserves ; il faut diriger le feu vers cette aile, afin de la transformer en cheminée. » Un geste de la main, vers l’aile en question. La plus faible du palais, pas rénovée depuis bien trop d’années, véritable danger et située bien proche de ce qui dévore et détruit. Qu’elle brûle ! Ça leur donnera enfin une excuse pour la rénover. Et le voilà qui pense maintenant comme un Cielsombrois... « Prenez également le foin des chevaux, recouvrez-le de neige, si vous en trouvez, sinon d’eau, servez-vous-en pour délimiter le passage avec les lieux. Prenez bien soin de vous recouvrir la bouche et le nez d’un morceau de tissu humide. Il y aura beaucoup de fumée, et celle-ci peut vous tuer bien avant que le feu le fasse. Décrochez les tentures et les rideaux, déplacez tout ce qui pourrait servir de combustible. » Il réfléchit aux pierres utilisées dans la construction de chaque partie du palais, à tout ce qui peut les user, les désagréger. Au grès calcaire dur utilisé pour les sols et l’isolation contre le gel, au granite solide et brillant des murs extérieurs, au tuffeau élégant de certaines décorations intérieures soignées, au calcaire soutenant salles et couloirs sans faiblir, aux murs enduits de chaux. D’un seul feu, impossible de dévorer les trois. S’il avait à choisir, ce serait le granit, qu’il entamerait, puisqu’il constitue la majorité de la construction. « Et protégez-vous. La pierre risque d’éclater. » Chaud et froid ne font pas bon ménage, non.

Il entend les cris, à l’extérieur du palais, mais il n’a pas le temps de s’y attarder. Il a un feu à éteindre.

Oh Alder, oh Lyncée, que vos deux esprits fabuleux s'unissent et triomphent.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 8 Juil - 22:23

Elle avait papillonné les cils avec une certaine incrédulité, alors qu’il lui plantait la garde d’un long poignard entre les pattes. Alors que le Fou Noir venait de risquer sa vie pour préserver la sienne, lui, un guerrier dont elle ne connaissait pas même le nom, lui intimait de le suivre en plein danger et de se défendre, au besoin? Elle allait protester, Agathe, sentant très peu ce coup de génie, mais déjà il s'élançait en ignorant un instinct de survie qu’ils devaient pourtant partager. Ce n’était pas prudent, au contraire. C’était dangereux, c’était suicidaire et ça lui faisait atrocement peur, à la jeune Belliférienne. Et le pire est qu’elle le suivait pour lui expliquer comment faire, puisqu’il s’éloignait sans savoir!

Agathe avait eu quelques minutes pour lui expliquer l’assemblage de rouages étranges dont étaient fabriquées les Sentinelles, et leur perfection. Il était impossible de les tuer, puisqu’elles n’étaient pas vivantes, mais il était toutefois possible de les arrêter. Elle en était à lui raconter en détails comment s’y prendre alors que le combattant n’avait de cesse de regarder autour, comme pour chercher à croiser du regard ce qu’elle s'efforçait de lui expliquer. Puis elle s’était ramassée comme ça, armée d’un couteau trop lourd pour elle et drapée d’une robe légère et tachetée de sang, à le suivre aux pas pour lui expliquer, à cet homme distrait, comment survivre dans la ville assiégée.

-Agathe…

D’une voix blanche, elle avait murmuré son nom à sa demande. S’ils devaient mourir, elle saurait au moins quel nom maudire sur six générations. Julius. Julius le Hardi. Il devait venir de chez-elle. Mais les hommes de chez-elle ne l’auraient jamais armée et ne l’auraient en aucun cas attirée en plein danger. Elle inspira profondément en cherchant à ne pas défaillir, alors qu’elle tremblait déjà. Ils allaient s’en sortir. Agathe savait comment les arrêter. Le seul problème était d’immobiliser les Sentinelles, le temps de presser le bouton. Elle en vint à douter une fois de plus de leur survie lorsqu’une Sentinelle se dressa justement devant eux, la faisant hoqueter d’horreur. Agathe savait ce qu’elle pouvait faire, avec ses lames acérées et son absence d’âme. Elle savait combien il serait aisé de mourir, sous une attaque. C’est Julius qui lui empoigna la main, de la sienne, pour l'entraîner rapidement tout en haut de l’escalier. Un peu ralentie par sa robe, les mains trop prises pour soulever son jupon souillé de sang et de terre, elle manqua de peu de trébucher sur les deux gardes. Alors qu’ils levèrent leur bouclier, le Hardi enfonça une porte d’un coup de pied, ne manquant pas de faire sursauter la blondinette au passage.

-Il faut..

Son souffle était court sous la nervosité. Elle s’engouffra dans la pièce à la suite du combattant, les gardes tout juste derrière elle.

-Il faut enfoncer le bouton fixé sous son pectoral, à l’intérieur de son corps! Elle se repliera, et lorsque ce sera fait, il ne faut surtout PAS toucher les gravures! Ça l’activerait aussitôt! Au palais, Il l’a fait basculer pour la déstabiliser. Peut-être en la faisant tomber de l’escalier? Elles.. Elles sont fortes, Julius. ...Bien plus qu’un Roi Blanc.

Elle ne savait plus quels mots utilisés pour le mettre en garde, alors qu’il allait au-devant du danger. Si peureuse, la blondinette fini par détourner le visage, le laissant s’élancer vers la porte avec les gardes. Alors qu’ils levaient leur arme et bouclier en appréhendant le combat prochain, la petite souris qu’elle était cherchait une deuxième porte pour fuir. Ou alors un gros meuble pour se dissimuler. Oh..! Il n’y avait non pas une tapisserie salvatrice, comme au palais, mais une penderie bien massive, suffisamment pour l'envelopper toute entière. Elle ne se fit pas prier, fuyant lâchement le combat à venir pour se cacher, elle et son couteau. La petite laissa la porte à peine entrouverte… Allait-il survivre, le Hardi? Elle espérait que oui.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 9 Juil - 9:46

Tous ne réagissent pas à mes ordres car je constate en portant mon attention vers le combat que plusieurs personnes se trouvent encore bien trop près de la Sentinelle. Parmi elles, je reconnais la blonde chevelure d’Aubrée. Je cherche également Ljöta mais ne la vois pas au milieu de notre groupe. Peut-être simplement dissimulée à mon regard dans cette confusion, en train de combattre la machine… Je ne sais pas et je suis tirée de mes pensées par une bousculade. Je me tourne vers Séverine.

- Prenez la tête du groupe, retournez vers le palais, je vais chercher les indécis.

Je n’aime pas laisser des gens derrière moi, alors je confie à la nouvelle duchesse de Bellifère le soin de s’occuper de la famille impériale, de mes enfants et du reste du groupe, le temps que j’aille chercher les retardataires. Puis je reviens sur mes pas, vers l’affrontement, pressant ceux que je croise, en poussant certains pour qu’ils accélèrent. Cela semble en réveiller plus d’un. Ma décision est peut-être téméraire, mais je me dois de protéger mes concitoyens. Je dois évacuer tout le monde, toutes les cibles potentielles représentées par notre groupe et pouvant distraire nos soldats dans leur combat. Une femme évanouie est transportée et je surgis aux côtés d’Aubrée, qui s’attarde alors qu’un jeune garçon s’accroche désespérément à elle.

- Suis-moi, Aubrée. Mon regard accroche celui du cadavre découpé par la Sentinelle et je m’assombris. Je ne peux plus rien pour lui. Si seulement je contrôlais mes pouvoirs, j’aurai pu les aider en appelant des élémentaires… de glace, cela aurait été une bonne idée pour gripper les mécanismes de l’automate. Je me sens inutile.

Alors que je me résignai à laisser mes gardes combattre, un bruit d’aille me fait lever la tête et j’aperçois un griffon descendre vers nous. Et je reconnais la silhouette du cavalier, le Roi Noir. Je ressens du soulagement à son apparition. J’espère simplement que la Sentinelle reste concentrée sur ses adversaires armés et non pas sur Aubrée et moi-même qui formons une jolie cible. D’autant que je ne suis pas au fait de tous les artifices pouvant constituer la machine.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 9 Juil - 15:24

Les soldats se sont déployés, leurs lances pointés sur l'adversaire. L'épée tirée, Julius observe rapidement ce qui l'entoure. Un tapis, une table et quelques chaises, le reste des appartements comporte deux trois meubles par ci par là, mais rien de bien grand, rien de bien somptueux. Le fier guerrier tente de réfléchir, et, malgré son impulsivité habituelle, il reste calme. Pourtant, son coeur bat la chamade. L'épée au poing, il ressent toute l'adrénaline qui monte à lui à l'approche du contact. Finalement, la sentinelle attaque l'un des soldats. Aussitôt qu'elle s'est jetée sur l'homme qui pare les coups de son bouclier, Julius lui saute dessus, épée brandi prêt à l'achever. Bien sûr, l'acier rebondit dans un "chclong!" mémorable alors que la sentinelle repousse le guerrier et se jette sur Julius qui roule pour esquiver un coup mortel. L'instant d'après il est debout, son arme levé fend à nouveau l'air pour contrer l'attaque.

- Il faut la bloquer! Geule-t-il alors aux deux hommes. Trouver moi de quoi retourner ce monstre!
Les deux hommes ne tardent guère à prendre un lourd buffet alors que Julius esquive et pare les attaques du monstre d'acier comme il peut. Il danse. Il danse pour survivre. Il danse pour se battre. C'est un combat épuisant, mais une danse magnifique. Soudain le buffet percute la sentinelle qui est entraînée par la vitesse prise par la meuble poussé par les deux hommes. Julius se relève et vient pousser avec eux. Au moment même où ils pensaient l'avoir bloqué, le monstre réagit et ils se retrouvent pris à leur propre jeu. La sentinelle possède une force phénoménale. Sans même se poser de question, Julius demande aux deux hommes de dégager. Ces-derniers s’exécute alors que le guerrier monte rapidement sur le buffet et saute derrière la sentinelle. Il se retourne vivement espérant lui placer un joli coup, mais elle est déjà parée. "Bon sang! C'est qu'elles sont rapides ces machines!". Au moment où Julius bouge pour éviter un coup, il manque de glisser sur le tapis. Ce petit déséquilibre lui est d'un grand salut et lui permets d'éviter la lame mortelle en même temps qu'une idée lui vient en tête.

Il se met alors à reculer jusqu'à l'extrémité du tapis alors que les deux hommes le rejoignent.
- A mon signal, tirez sur le tapis. Lorsqu'elle sera déséquilibrée, il faut que vous m'immobilisiez ce truc. je la désactive ensuite.
Ils hochent la tête. Ils ont parfaitement compris. Au moment où la sentinelle s'engage sur le tapis, les trois hommes tirent d'un coup sec au signal de Julius qui voit la sentinelle partir à la renverse. Les deux hommes se jettent sur une armoire pour lui jeter dessus et l'immobiliser au sol. Malheureusement, la sentinelle est déjà en train de se rééquilibrer. Sans réfléchir, Julius se jette sur l'engin déstabilisé et tente de la maintenir au sol alors que les deux hommes avancent pour lui balancer l'armoire dessus. Au dernier moment, Julius se fait renverser au sol, la sentinelle va pour l'abattre lorsque l'armoire lui attarit dessus. Les bras d'acier de la sentinelle supporte le choc. Assez pour permettre à Julius de ne pas se faire écraser par le poids de l'armoire et de la sentinelle, et assez pour qu'elle ne puisse rien lui faire. Julius comprend alors que c'est le seul instant ou l'engin ne peut lui faire aucun mal... Ou presque.


- Vous deux, venez l'écraser!!
Les deux hommes se jettent alors sur l'armoire, la sentinelle tente de s'en débarrasser en secouant le poids qu'elle à sur le dos. Julius Gueule alors à l'attention d'Agathe toujours dans la grosse armoire. Agathe!! Le poignard!!! Lance-moi le poignard!!! Vite!! Avec sa main il ne pouvait pas atteindre l'interrupteur, mais avec la longueur du poignard, il pourrait y arriver. Bon sang!! Le poignard, vite!! Il allait y parvenir. Il en restait plus qu'une chose: Que Agathe lui balance son fichu poignard.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 9 Juil - 16:11

Inquiétude. Morts. Ennemis. Il s’inquiète tant et plus Nuage, pour son Voltigeur mal en point et en train de se battre, pour ses compagnons griffons, pour ces humains sans défense qui s’agitent en bas. Mayeul est à l’intérieur, et il ne peut pas y pénétrer, se contentant de voltiger à proximité. Tout est confus, entre les gens qui s’agitent et d’autres qui cherchent à fuir, et le petit griffon se sent vite dépassé. Alors, comme souvent, il cherche la compagnie de ses aînés. Sirocco, le griffon de la femelle de Mayeul - ou pas exactement, les humains sont parfois compliqués, et cela ira sans doute mieux quand les deux Voltigeurs arrêteront d’être dans le déni -, Corail, avec qui il a volé déjà. Les griffons du Vol de Svaljärd veillent sur la caserne, aussi le petit cendré rejoint-il ses copains sans plus d’états d’âme. Ils sont occupés, tous, et Nuage assiste à leur combat avec une sentinelle, penchant la tête pour bien observer comment ils font.

Sirocco s’empare de la boule de métal, et Nuage le suit, jusqu’à voir le griffon offrir sa proie à Soie. Bébés griffons. Approbation. Joie. Reja, Mayeul, bébés humains, aussi ? La phrase reste interrogative, il n’est pas réellement sûr de lui Nuage. Ce serait la suite logique, mais son humain ne semble pas décidé. Bref, ce n’est pas le moment de s’en inquiéter : d’autres proies de métal fondent sur d’autres humains, et Nuage sait désormais comment faire : il peut aider à les immobiliser, les déséquilibrer aussi, il est suffisamment agile pour cela.  

La vision de deux jeunes humaines entourées d’humains armés qui combattent s’impose soudain à son esprit. Il la reconnaît, la plus âgée, il s’agit de la dominante du duché. Mayeul lui a expliqué que dorénavant, ils étaient au service de Svaljärd. Il sait, Nuage, qu’il doit protéger la femelle humaine. Les deux femelles, on doit veiller sur les jeunes. Vif-Argent est en chasse, et le petit cendré lui transmet son intention de protéger Astrid et Aubrée. Qu’ils aient l’esprit tranquille pour combattre, lui et son Voltigeur tout de noir vêtu. Alors il plonge Nuage, droit vers les jeunes femmes et leurs gardes, droit vers la sentinelle de métal qui les menace.

Il sent l’approbation de son Voltigeur, lointaine, quand il lui transmet ses intentions. Mayeul le rejoint, dès qu’il en aura terminé avec ses propres sentinelles à éliminer. Danger. Prudence. Tendresse. Il émet un hululement guerrier le petit Nuage, plongeant vers la sentinelle pour l’effleurer de ses serres, sans prendre le risque de blesser les combattants alentours. Puis il se perche non loin, prêt à bondir si les guerriers humain tombent. Il le sait, les humains qui ne sont pas Voltigeurs ne sont pas très habiles, alors mieux vaut ne pas trop les perturber. D’un hululement doux et modulé, le cendré attire l’attention des deux jeunes femmes, sautillant sur place pour les inviter à se rapprocher de lui. Il a beau être petit, il les protégera.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 10 Juil - 5:59


Le Roi

La Rose Noire





Oh, qu’il est bon de se sentir apprécié ! Le cri de joie de la jeune Aubrée n’est pas sans l’enorgueillir et le fier Roi voilé de ténèbres bombe le torse, satisfait que son arrivée soit synonyme d’effusions heureuses et d’espoirs renouvellés. Une seule Sentinelle menace les nobles, pour le moment, mais celle-ci est redoutable et déjà un cadavre est à ses pieds, celui d’un garde fort proprement découpé. Du coin de l’oeil, il aperçoit un autre tourbillon de plumes cendrées. Nuage ! Griffon Mayeul. Ami ! Protection des innocents. Brave. Vif-Argent hulule de joie en voyant son dévoué camarade plumeux, mais il n’oublie pas leur importante tâche, à lui et au Roi Noir. Il laisse son cavalier descendre au sol avant de reprendre de la hauteur, lui envoyant des images aériennes de leur position à tous. Distraction.

Le griffon comprend sa seule indication et de coups de bec précis, d’envolées de plumes, il tourne et tournoie autour de la Sentinelle, qui se retrouve bien occupée à tenter d’atteindre la rapide créature qui s’acharne à picorer le dessus de son crâne de métal. Vif-Argent porte bien son nom et chaque mouvement le rate, alors que ses yeux jaunes et perçants perçoivent le moindre changement dans le ballant de la Sentinelle, prévoit l’attaque à venir. L’esprit du Roi Noir complètement s’ouvre aux sensations et aux émotions du griffon, qui le guide vers le moment clé de cette danse mortelle. Il sait qu’il doit être précis. Le geste aussi précis que lorsqu’il assemble pièces et rouages, aussi leste que lorsqu’il mélange ses solutions, aussi délicat que lorsqu’il effleure les points les plus tendres et sensibles de son épouse. Dans chacun de ses mouvements, de ses pas, la silhouette d’un grand félin qui se dessine, prêt à bondir sur sa proie. Une sauvagerie, dans ce regard intelligent et attentif, qui n’émane point de Vif-Argent, ni d’Hypérion. Il guette le moment, le bon moment, et lorsqu’il voit la construction pencher un peu trop vers l’arrière afin d’atteindre le griffon, la Pièce s’élance ; les doigts agiles qui s’infiltrent sous la carapace presque indestructible et qui, si doucement, appuient sur le bouton caché. Il retire son membre juste à temps, alors que la Sentinelle se replie sur elle-même jusqu’à ne former qu’une simple sphère.

Son arme cela dit entaille son épaule et son dos, blessure presque jumelle de celle de son Fou, bien que nettement plus superficielle. Le Roi est expédié au sol sous la force du choc, sur la dépouille du garde défait. Bien vite retrouvé, couvé, par Vif-Argent, inquiet, l’enveloppant de ses plumes. Blessure. Douleur ? Soin ? Tout va bien. Mensonge. Le bec noir le pique doucement, au-dessus de ses vêtements, reproche de ce mensonge. Il a mal, mais ce n’est rien. Il est dans un meilleur état que le bougre décédé, dont le sang imbibe ses voiles sombres. Il se relève, sans sembler plus troublé, ravalant le piquant de la douleur. Ça, il aura de la difficulté à l’expliquer. Aux gardes encore debouts et aux nobles en état de l’écouter, il leur déclame ce que leur a enseigné la Tour Noire à propos de ces constructions redoutables : « D’autres viendront peut-être. Il faudra être prêts. Pour les désactiver, il faut enfoncer le bouton caché sous leur pectoral, à l’intérieur de leur corps. Faites bien attention à ne pas toucher la trappe gravée. » Ils l’ont vu agir, ils sauront l’imiter, si le besoin se présente, mais c’est à lui de les défendre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 10 Juil - 17:37

Vira était en mauvaise posture. La lame s'était logée dans un rouage de la chose étrange et mécanique qui se dressait devant elle. Son attitude laissait présager qu'elle voulait faire tout, sauf des câlins et que si la pirate tentait de l'embrassait, cela risquait d'être la dernière chose qu'elle ferait dans sa vie. De plus, le terrain était beaucoup trop spacieux et stable comparé à son habitude. Et, autant le dire, d'un point de vue force physique, la chose gagnait assez largement. Sans compter que Vira présumait fortement qu'il ne sortirait pas de sang si elle tranchait l'armure métallique. Bref, elle était là, à esquiver des coups et à se dire qu'il fallait peut-être envisager une nouvelle stratégie lorsqu'une voix se fit entendre derrière elle. D'un saut agile, Vira se retourna. La voix appartenait à un homme d'âge mûr. Un noblion si la pirate se fiait à son look plutôt riche malgré la cohue. Il lui parlait, expliquant quelque chose les yeux fixés sur la chose mais l'Îlienne se contenta de le regarder, perplexe. La bouche du noblion s'ouvrait et se fermait en un flot de propos incompréhensibles. Hein ? Qu'est-ce qu'il lui voulait lui ? La chose profita de ce moment pour repasser à l'attaque et Vira ne compta que sur ses réflexes pour lui échapper. Elle sauta sur le noblion, roulant boulant avec lui sur le sol, évitant de ce fait une lame impressionnante qui se nicha exactement à l'endroit où elle s'était trouvée quelques secondes plus tôt. Bon, elle savait pas ce qu'il lui racontait comme histoire le vieux, mais Vira n'avait pas de temps à perdre avec des péteurs-de-soie. Déjà la chose se relevait pour venir vers elle et Vira crut son heure venir enfin. Dommage, elle qui pensait mourir sur l'Audacia, se vidant de son sang sur Rhéa, offrande parfaite pour sa meilleure confidente. Elle ferma les yeux. Et attendit le choc. Mais pas celui qu'elle aurait cru. Un tintement de lames. Et lorsque Vira ouvrit les yeux, se fut pour voir la silhouette de Sol faire barrage. Un sourire carnassier étira ses lèvres. C'était pas juste, y avait que les kyréens qui s'amusaient !

Le combat reprit. Deux choses contre Sol, Vira, un kyréen qui semblait savoir se battre et un noblion qui semblait savoir se cacher. Sol choisit cet instant pour se retrouver suspendue à un de leurs ennemis mécaniques. Elle resta ainsi un léger moment, juste assez pour que Vira applaudît la technique parfaite de son amie, avant que cette dernière ne se retrouvât à embrasser la poussière. La chose avait déjà bondi sur elle en un temps record. Trop éloigné, Vira se précipita néanmoins vers Sol hurlant et vociférant des propos îliens, espérant détourner la créature de son amie. L'autre continuait de se battre avec le kyréen et Vira ne se préoccupait pas spécialement de son sort. Heureusement pour Sol, un groupe de guerriers fonça vers elle, la protégeant de son bouclier. Vira se retrouva en même temps qu'eux vers la guerrière encore affalée au Sol – hahaha – et la tira en arrière, hors de portée du long bras de la machine.

-Et alors l'glaçon ? C'pas l'sieste heure encore !

Elle éclata d'un grand rire rauque et tendit une main pour l'aider à se relever. Elle la contempla un moment en souriant largement. Si elle devait mourir ici et pas sur l'Audacia, elle était heureuse d'être auprès de la kyréenne. Elle lui adressa un léger hochement de tête et, poussant quelques derniers jurons îliens, Sol sur ses talons, elle se précipita vers la chose qui commençait à venir à bout du copain kyréen de sa copine, priant tout de même pour que le Doc fut encore en vie. Toute façon, s'il mourrait, elle le tuerait.

-Rhéa, murmura-t-elle dans un souffle, alors qu'elle abattait sa lame sur l'engin.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 10 Juil - 17:50

Il était trop tard pour prévenir qui que ce soit de la présence singulière de ce professeur si peu apprécié, avec l'horrible sentinelle fonçant droit vers eux. L'apparition du Roi Noir fut un certain soulagement, puisque cela signifiait qu'elle ne serait pas mise en charpie, du moins pas tout de suite. Séverine suivit sans poser de questions les consignes d'Astrid, gardant toujours près d'elle la petite princesse et attrapant au passage la main du jeune prince.  Elle ne connaissait que beaucoup trop peu Svaljärd, elle était terrifiée et regrettait presque cette sortie diplomatique qu'elle avait d'abord attendue avant tant et tant d'impatience.

Si elle se montra docile, ce ne fut pas le cas de tous et lorsqu'elle se vit confier par Astrid les devants du groupe, elle accepta avec empressement. Chassant ses peurs, il était temps pour elle de briller et de montrer que la future duchesse belliférienne en avait dans le ventre et méritait d'être admirée et écoutée.  Elle prouverait à Martial qu'il avait besoin d'elle et qu'elle saurait lui être d'une aide plus qu'utile. Elle pressa les nobles en fuite de rebrousser chemin et à se tenir uni : ensemble ils seraient plus forts devant la force ennemie. Après avoir confié à Prudence les enfants ducaux, elle se mit à l'avant du groupe, telle une guerrière sans peur.  Elle devait représenter avec la tête haute son duché d'adoption.  Mais avant de complètement mettre le groupe en marche, elle chargea un garde de transmettre la description du professeur vu auparavant et ses soupçons quant à sa participation au guet-apens. Elle ajouta : "Vous en profiterez pour aider à rapatrier les nobles éparpillés, jusqu'à nous! puis se tournant vers un autre des gardes qui les escortait, Vous! Guidez-nous dans un endroit trop étroit pour que ces choses ne puissent nous atteindre!" Malgré ses craintes pour sa propre vie, elle gardait au mieux son sang froid, elle qui voyait l'occasion de briller et de gagner le respect dans le milieu d'hommes où elle vivait désormais. Il ne serait pas dit que la nouvelle dame du duché se montrerait sous un visage faible. Séverine était forte et elle leur montrerait que sans chercher à défier l'autorité de son époux, elle pouvait faire de nombreuses choses pour Bellifère si on lui laissait la chance de ne pas être un simple vase à fleurs.
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 10 Juil - 19:11



Elle allait bien. C'était tout ce qui importait. Son cœur avait chaviré en la voyant inanimée, couverte de suie. S'il avait encore des doutes concernant son attachement à la fière Voltigeuse, ils avaient été balayé à l'instant même où Soir avait tiré l'alarme dans son esprit et qu'il avait tout lâché pour courir à sa rescousse. Mais elle s'était réveillée. Et lui avait fait une demande peu conventionnelle qui l'avait stupéfié, amusé, avant qu'il n'accepte. Mais était-elle seulement en possession de toutes ses capacités ? Peut-être regretterait-elle cela plus tard... Ils auraient bien le temps d'en reparler.

Il avait emmené une jeune femme avec lui et il se rappela d'elle, la sommant de répondre à ses questions. Au bord de la panique, elle lui apprit que c'était l'Ordre qui était derrière tout cela. Il fronça les sourcils, attendant la suite. Suscitant des interrogations chez Melsant. Un rassemblement ?

« Tu vas rester ici, il ne t'arrivera rien. »

Des images de Soie lui bombardèrent l'esprit. Fidèle et consciencieuse ombre noire dans les cieux qui continuait de surveiller le sol. Elle vit les Sentinelles et les cavaliers nombreux qui fuyaient dans la nuit. Pas le temps de tergiverser. Il planta un baiser sur le front de Grâce.

« Des Sentinelles se dirigent droit vers le palais. Et des cavaliers fuient le chaos. »

Pas besoin d'en dire davantage sur comment il avait cela. Il se doutait que la Voltigeuse allait pester de rester en arrière, mais c'était le prix à payer quand on jouait les héroïnes dans les flammes. Il attrapa alors un des Voltigeurs, le sommant de prendre des hommes avec lui et d'aller intercepter les cavaliers remarqués par Soie sans délais. Il en profita pour missionner Soie de continuer à les garder à l’œil, afin de guider les hommes. En plus des incendies, les Sentinelles se déployaient dans la ville. Il hésita à peine, avant de prendre sa décision, prenant la direction du Nord. Pendant ce temps, les griffons agissaient sans leurs Voltigeurs, tandis que Sirocco faisait son beau devant Soie qui se fit rabrouer mentalement par Melsant qui l'enjoignit à davantage de concentration. Elle avait une mission ! Pas le moment de parader. Ce à quoi Soie lui renvoya l'image de Melsant en train d'embrasser Grâce. Misère... Les femelles étaient imbuvables.


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 10 Juil - 23:15


Le Cavalier

La Rose Noire





Les gardes du palais viennent me prêter main-forte, et je n’ai pas besoin de leur expliquer la marche à suivre visiblement : je commence à peine que l’un d’eux m’affirme qu’il sait. L’information s’est répandue comme une traînée de poudre. Satisfaction. « Empêchez-le de se relever. » J’ordonne, et d’un coup magistral de Mande-Étoile, j’envoie la sentinelle à terre. Trois gardes se précipitent déjà pour l’empêcher de se relever, mais elle n’en a pas le temps de toute façon : d’un geste qui se veut entièrement sûr, en apparence tout du moins, je désactive le mécanisme. La voilà redevenue une inoffensive boule de métal que chacun contemple avec hébétude, avant que la seconde sentinelle ne se rappelle à nous dans un fracas de pierre.

Je sens la fatigue et la douleur de mon écrin alors qu’il pivote, Mande-Étoile prêt à frapper l’ennemi. La magie de la Rose le maintient opérationnel, mais il souffre, je le ressens. « Courage. » Je murmure, tant pour lui que les gardes à nos côtés. Il nous faut affronter cette sentinelle encore, et le couloir sera libéré. La fureur du Cavalier Noir s’abat sur le guerrier de métal, mais je sens les coups être moins précis, moins puissants. Mon écrin manque trébucher en reculant face à une attaque particulièrement vicieuse de la sentinelle, et Mande-Étoile s’interpose parfois à grand-peine. « Prêt ? » Lançais-je à l’un des gardes, et son hochement de tête vaut acceptation. Le Cavalier pare, arme sa frappe et abat avec violence son arme sur la sentinelle, la déséquilibrant assez pour qu’un des gardes ne la désactive. La manœuvre est audacieuse, mais elle réussit.

La menace des sentinelles est écartée, ici, et j’enjoins les gardes à aller protéger d’autres nobles présents dans le palais. Mon écrin n’est guère en forme, sous les voiles noirs qui le recouvrent, et je sais qu’il a besoin de quelques minutes pour reprendre son souffle. D’un médecin, aussi, quand tout cela sera fini. Inquiétude. Cristal. Réconfort. La griffonne partage l’image de Soie, à savoir les cavaliers qui s’éloignent au grand galop, mais en toute honnêteté, la menace est bien moins grande que celle des sentinelles. Cristal est occupée, le griffon de son écrin l’est aussi, et il y a bien d’autres Voltigeurs pour s’en charger. Mon écrin a fini par reprendre son souffle, et si ses blessures sont douloureuses, il m’assure aller bien. Parfait.

A nouveau, le Cavalier se plonge dans les Ombres pour prêter main-forte à ceux qui en ont besoin. Je m’inquiète pour mon Fou, mais le Roi Blanc veille sur lui et je ne serais probablement que d’une utilité limitée. Cristal voltige dans le ciel à la recherche d’autres sentinelles, et elle attire mon attention sur un groupe de gardes et de civils occupés à tenir face à un guerrier de métal. Quelques secondes et je suis à leur côté, retenant un soupir de désappointement face à l’attaque de la jeune femme.

Je respecte la mort et le sacrifice de soi, mais que la cause en vaille la peine, au moins ! Je ressens l’hésitation de mon écrin : en temps normal, il l’aurait éloigné en la saisissant par le col, mais ses blessures l’en empêchent. Mande-Étoile se matérialise dans ma main, et je prête main-forte à la candidate au suicide, l’écartant d’un mouvement d’épaule qui fait serrer les dents à mon écrin sous le voile noir qui recouvre son visage. La douleur le traverse tout entière, mais son esprit est concentré sur sa tâche, et je grogne à l’adresse de la jeune femme. « Sous le pectoral. Désactivez le mécanisme ! » L’ordre est bref, mais j’ignore si elle comprend, la demoiselle. « Poitrine ! Stop ! » Approbation. Cristal trouve ce choix de mots particulièrement pertinent, visiblement, et d’un piaillement enthousiaste se précipite sur la sentinelle dans l’optique de la distraire suffisamment pour que je puisse désactiver moi-même le mécanisme.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 11:45


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La situation est critique. Tes pas te guident vers le palais où les autres Pièces s'affairent déjà afin de désactiver ces maudites Sentinelles. L'Ordre est probablement derrière tout cela. Pourquoi ? Une nouvelle distraction afin de voler encore un Savoir précieux ? Le simple plaisir de semer le chaos ? Tu n'en sais rien. Et pour le moment, l'heure n'est pas à la réflexion, mais à l'action. Sereine en main, tu es prêt au combat. Cela va être compliqué. Tu admires ces gens qui tentent d'aider les pièces de la Rose. Ton regard se porte sur le Cavalier Noir et tu le rejoins avec entrain, prêt à te battre. Ces Sentinelles sont des merveilles de technologie du Savoir. Grâce à tes compères, tu sais comment les désactiver, mais cela n'a rien d'aisé. Le défi ne te fait pas peur. Ni à toi, Raphaël d'Ansemer, ni à ton écrin.

Dans ton esprit, Penseur signale son arrivée, en compagnie de ses glorieux parents. Certaines Sentinelles ont déjà été désactivées et ne sont plus que des sphères de métal qui semblent bien inoffensives. Tu avises ton homologue noir et lances joyeusement.

« Alors, on n'invite pas les copains ? »

Raphaël a toujours été jovial. Peut-être un peu inconscient alors qu'il se rit du danger et l'affronte vaillamment. La nuit risque d'être longue. Trop de Sentinelles, pas assez de guerriers compétents, malgré les bonnes volontés, malheureusement. Tu ne peux blâmer personne et l'aide des personnes autres que les pièces est plus qu'appréciable, évidemment. Mais ces merveilles de technologie sont des armes redoutables, qu'il n'est pas aisé de désactiver. Les Savants y ont pensé, naturellement.

Et tu arrives au milieu de chaos en virevoltant, léger et gracieux, usant des compétences de ton écrin, de son expérience. Tu te glisses alors dans le combat, dans le petit groupe et glisses ta main sous le pectoral de la Sentinelle occupée par Cristal et le Cavalier Noir, pressant le bouton qui met fin au cauchemar. Tes yeux dévisagent le Noir, tu t'interroges sur son état physique après ce combat. Tu ne dis rien cependant, regardant les autres et lançant avec nonchalance :

« Il n'y a qu'une façon de les arrêter. Il faut désactiver le mécanisme. Et il se trouve sous le pectoral. Allez, après la théorie, la pratique, il en reste encore ! »

Tu as lancé cela joyeusement, te redressant, alors qu'une autre Sentinelle vous approchait. La lance que tu tiens est d'une taille impressionnante. Et surtout, très pratique pour faire place nette et éloigner le danger, alors que tu la pointes en direction du monstre mécanique et qu'il recule, accordant ainsi un peu de répit à tes compagnons d'infortune.

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Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang
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