AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
La Noblesse
avatar

Messages : 195
J'ai : 49 ans
Je suis : Seigneur du territoire d'Ysgramor / Savant spécialisé dans le domaine de l'Histoire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibelène
Mes autres visages: Serenus Dardalion
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 12:53

La jeune femme me regarda avec un air étrange, comme si elle ne comprenait pas un seul mot de ce que je lui disais. Nous parlions la même langue pourtant. En observant son regard, je compris qu’elle était complètement absorbée par le combat, et que rien d’autre n’importait, pas même mes conseils, qui lui seraient pourtant bien utiles. Je renonçais à lui expliquer qu’il faudrait viser ce qui permettait à cette chose d’avancer. Elle saurait se débrouiller seule, sans doute, même si la victoire était très incertaine. Je ne devais pas rester là. Quand cette chose en aurait fini avec cette jeune femme, qui sera la prochaine cible ? Un seigneur, armé d’une simple dague, qui sait à peine se battre. Un amuse-bouche, un ridicule insecte qu’il écraserait facilement. Je déglutis, m’imaginant gisant dans mon sang dans cette rue froide. Voilà une triste façon de finir sa vie. Je jetais un regard à la machine, que j’avais déjà vu dans le Musée des Savoirs Perdus. Comment s’y prendrait -elle pour me tuer ? Un coup dans le ventre ou dans la gorge ? Je n’eus pas le temps de réfléchir plus longtemps car la jeune femme me saisit et me poussa à terre. Nous roulâmes sur le sol et mon dos me fit comprendre que ce genre de galipettes n’étaient plus de mon âge. Me voilà à terre, avec une fille dans les bras. Mon frère aurait bien ri s’il avait vu ça. J’allais protester quand je compris qu’elle venait de me sauver la vie. La lame de la machine venait de toucher l’endroit où nous nous trouvions quelques secondes plus tôt. Elle avait agi rapidement, et sans aucun gène, mais elle m’avait sauvé.

Je balbutiais des remerciements et me releva. La machine revenait vers nous, prête à nous réduire en bouillie, je levais un bras pour me protéger et attendis. Mais le coup ne vint pas. Je baissais le bras et vit une autre jeune femme, accompagnée d’un guerrier, qui s’attaquaient à la machine. Nous n’étions plus seuls, nous avions une chance de nous en sortir. Je levais ma dague, et reculais pour ne pas gêner les combattants. Je les regardais se battre, tout en me disant que j’aurais mieux fait d’écouter mon vieux maitre d’arme. Je me fis la promesse de reprendre des cours de combat à l’épée à mon retour à Ysgramor, si j’en sortais vivant bien sûr. Un groupe de guerrier vint bientôt nous rejoindre et ils furent d’une aide précieuse. Je regardais les jeunes femmes s’entraider et décidais de m’éclipser. Elles sauraient se débrouiller sans moi, je ne serais qu’un poids pour elles. Je reculais et, après un dernier regard, je m’engageais dans une rue vide. Je repris ma course, malgré mon dos qui me faisait mal, et tenta de retrouver le chemin de l’auberge. Je priais pour ne croiser aucune autre machine et accélérais le pas. Je n’étais plus très loin, encore un effort…

Spoiler:
 

_________________

La lecture n'est profitable qu'aux esprits possédés d'un goût immodéré de la vérité.
Baudelaire
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles • Modo
avatar

Messages : 278
J'ai : 29 ans
Je suis : Couturière au service de Catarine d'Ibélène, Espionne à la Cour des Miracles (infiltration)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles, Castiel de Sombreflamme, Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Alméïde d'Erebor, Ilse Tonnevent, Aurore Aubétoile
La Cour des Miracles • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 15:09

Elle aide autant qu'elle le peut, la petite couturière. Elle sait que l'incendie de la caserne n'est pas le plus grand danger de la soirée, que l'endroit est relativement sûr pour elle et elle se joint à cette distraction pour tenter d'éteindre les flammes. Puis, elle ne peut le nier, elle est tout de même soulagée de savoir Grâce et Mayeul sortis d'affaires. Ils sont, après tout, devenus de bons amis avec les années et Liselotte voit les secours prendre soin d'eux avec une légère appréhension. Les flammes sont maîtrisées plutôt rapidement, grâce à l'aide des griffons et de tous les volontairs qui ont accouru pour se joindre à eux, mais une fumée épaisse s'élève encore et emplit l'atmosphère étouffante, dont elle s'écarte dès qu'elle le peut.

Le visage couvert de suie, les vêtements humant la fumée, elle s'écarte légèrement des lieux, gardant la caserne à portée de vue, mais peu désireuse de rester sur le chemin de ce qui va venir. C'est là qu'elle aperçoit la petite savante de Lorgol, la jeune aveugle originaire de son duché dont elle a quelques fois entendu parler, notamment depuis son arrivée dans l'Ordre. Liselotte fronce les sourcils en l'entendant déclamer des choses insensées à un Voltigeur qu'elle reconnaît aisément. À quoi joue-t-elle exactement ? La couturière joue assez souvent la comédie pour reconnaître les signes qui ne trompent pas dans ce mensonge évident pour elle qui connaît les desseins de l'Ordre. Et quand Melsant de Séverac s'éloigne enfin, elle s'approche à son tour, posant une main rassurante sur l'épaule de la jeune fille.

« Va falloir revoir ton baratin gamine. » Gamine qui la domine pourtant en taille. Sa voix est teintée d'amusement et son regard est pétillant, bien qu'elle ne puisse le voir. « Allez, suis-moi, on va se mettre à l'abri. » Ne lui a-t-on pas demandé de rester où elle se trouve ? Peu importe, Voltigeurs et gardes seront bien assez occupés. Les cris ne tardent pas d'ailleurs pas à retentir et quand la première sentinelle approche de la caserne, Liselotte entraîne la jeune aveugle avec elle sans plus de cérémonie. Pas question qu'elle reste dans les parages.


Spoiler:
 

_________________


On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





dialogues • mediumvioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Rose Écarlate
avatar

Messages : 295
J'ai : plus de 1000 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à :
Mes autres visages:
La Rose Écarlate
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 15:49


Le Fou

La Rose Noire





Seuls.
Vous êtes seuls, le Roi des Blancs et toi ; et dans le silence de ton âme partagée, l’esprit de Rhéa et celui de Mélusine conversent en secret. Prends le contrôle, a dit la femme de chair et de sang, manie l’arc pour nous deux ; je vais rester en retrait et garder la douleur pour moi. Il le fallait : l’épaule déchirée laisse échapper un filet de sang ininterrompu, et le corps fatigué a de plus en plus de mal à bander Vespéral.

Je ne sers à rien.
Mélusine s'inflige la douleur pour permettre à Rhéa de se battre, mais tu sens les muscles se déchirer petit à petit dans l'épaule abîmée.
Il t’a fallu quatre flèches pour désactiver la précédente Sentinelle, et au bout de six tu ne parviens pas à atteindre celle-là. Dans un soupir résigné, tu avances en te faufilant sous les lames, et c’est du bout des doigts de ton bras valide que tu enfonces le bouton de celle-ci. « Je ne peux plus combattre. » Le murmure désolé est parvenu aux oreilles d’Obéron, tu le sais – et tu sais aussi qu’il a parfaitement conscience du danger qui vous guette. Vespéral pulse, au bout de ton bras invalide, arrosé de la rivière de sang qui s’échappe de la plaie déchirant l’épaule de ton écrin – et ensemble, Rhéa Mélusine et toi, vous prenez une difficile décision. « Blanc Seigneur, veux-tu bien me suivre et me garder des coups ? Il y a quelque chose que je dois faire. »

Ton objectif se trouve deux étages en-dessous, vous l’avez croisé plus tôt, et s’il n’a pas bougé il sera sûrement la clé. Prudemment, tu mènes ton escorte dans cette direction – oui, il est là.

Seul.
Par chance.

Sortant de la pénombre, tu te présentes à lui. Oh, tu le connais, cet homme rigide et droit – l’on parle parfois à la Tour de la Rose des écrins potentiels de chacun, et tu sais que Sigvald a longtemps hésité avec celui-là. « Matvei de Hvergelmir. La Rose Écarlate a besoin de votre bras. M’accorderez-vous votre aide, si je vous la demande ? » L’homme acquiesce. Ton cœur se serre. Doucement, des deux mains, tu tends Vespéral devant toi, exposé sur tes paumes comme une offrande, serrant les dents pour ignorer la lance de douleur qui ravage ton bras.

Tout se déroule – oh, si rapidement ! A l’instant où il empoigne l’arc, à ce moment précis où la Fureur des Étoiles s’empare de son âme, où l’esprit de Rhéa se mêle au sien, où Fantasme hoquette dans les cieux sa surprise, où les voiles noirs du Fou dérobent ses traits – tu fais volte-face, à l’aise instinctivement dans ce nouveau corps, pour rattraper celui de Mélusine qui s’effondre comme une fleur fauchée. Plus de magie pour soutenir sa fatigue, plus  rien pour contenir le mal de sa blessure – tu la sais en danger, et un instant tu serres contre toi ton écrin abandonné. « Juste pour ce soir, je te reviendrai à l’aube. »

Tu as promis, à son oreille, alors qu’elle s’est évanouie et ne t’entend sûrement plus. Ton regard se porte sur le Roi des Blancs. « Elle ira bien. Mettons-la en sécurité, et reprenons notre mission. »

La mission avant tout, tu le sais – oh, que votre chemin est pavé de larmes et de peine ! Rhéa s’inquiète pour cet écrin tendrement chéri, Fantasme se fait péniblement à la nouvelle – et toi, petit Fou tourmenté, tu espères de tout ton cœur que tu n’auras pas ce soir à porter le deuil d’un écrin, qu’il s’agisse de celle que tu tiens fermement entre tes bras, ou de celui qui t’a prêté temporairement les siens.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 506
J'ai : 17 ans
Je suis : Apprentie voleuse du Charme, sous la tutelle de Mélusine de Sylvamir

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la cour des Miracles et Mélusine de Sylvamir. Un jour, peut-être, à Grâce de Sombregemme.
Mes autres visages: Astarté des Sables • Gabrielle de la Volte
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 16:07

Le bruit du combat lui donnait la chair de poule. Ou peut-être était-ce la froideur qui s’engouffrait dans la pièce? Agathe s'accroupit sur une couverture rêche tapissant le fond de l’armoire, sentant ses jambes peiner à la soutenir. La fatigue, la peur, l’accumulation d’événements depuis… Depuis quand, au fait? La blondinette en avait perdu le fil, alors qu’elle posait un regard par l'entrebâillement de la porte du meuble. Ici, l’odeur de fer n’existait plus, ou si peu, provenant uniquement de sa robe maculée. Pour rien au monde elle ne voulait en sortir, se sentant en sécurité malgré la bêtise de cette pensée. Elle le savait, au fond d’elle, que plus jamais elle ne serait en sécurité. Il y aurait toujours l’Ordre, quelque part, pour semer la guerre et le chaos. L’acier entrechoque les lames des Sentinelles, et le crissement la firent frissonner toute entière. Le bruit sourd..! Quelque chose était tombé! Elle parvint à voir que ce n’était aucun des gardes, affairés à pousser un meuble. Et Julius, lui…? De sa cachette, elle n’arrivait pas à le percevoir. Alors qu’elle garde une main sur le manche de sa lame, l’autre se déposait à plat sur le haut de sa poitrine pour chercher à calmer ses pulsations affolées.  

-Agathe!! Le poignard!!! Lance-moi le poignard!!! Vite!!

Il était vivant! Elle aurait crié de plaisir, si la peur ne l’empêchait pas de s’exclamer. Si la Belliférienne s’était redressée dans sa cachette, voyant un peu mieux la scène, elle était encore engourdie par la peur. Une force invisible semblait la retenir de pousser la porte de bois, de s’exposer à apporter le poignard au guerrier. Non. C’était trop dangereux. Elle allait mourir. La Sentinelle allait se relever et l’assassiner, comme le garçon qu’elle avait vu, dans la cour du palais ducal. Puis, comme par magie, l’arme avait glissé sur le sol jusqu’aux côtés de Julius. Agathe s’était contentée d’ouvrir un peu mieux la porte de l’armoire et, à défaut de croire en ses talents de lanceuse de couteaux, la lui avait fait parvenir en la glissant sur le plancher glacé. Le guerrier n’avait pas attendu plus longtemps pour presser le bouton, profitant des quelques centimètres supplémentaires nécessaires à cette manoeuvre. Soudain, le silence et le calme. Agathe n’entendait plus que sa propre respiration, beaucoup trop courte, et le grognement de soulagement d’un des deux gardes.

Elle s’assura que la Sentinelle soit bien inerte avant de sortir de son armoire et d’avancer quelques mots, d’une voix petite et peu assurée.

-Il ne faut pas toucher la trappe…

Agathe allait ajouter qu’il faudrait mieux s’en éloigner, mais la simple idée de conseiller trois hommes faits, armés, qui avaient risqué leur vie pour elle, la faisait rougir d’embarras. Plutôt, elle approcha Julius pour s’assurer qu’il ne soit pas blessé. Une fois le guerrier relevé, elle déposa sa main sur son bras sans se soucier des tremblements légers qui la secouaient. La toute jeune cherchait à l’attirer vers la sortie, à abandonner la dépouille de leur adversaire, tout en murmurant deux petites syllabes.

-Merci.

Qu’il la suive ou non, qu’il préfère guerroyer jusqu’à l’aube, Agathe n’y pouvait rien. Son instinct de survie lui intimait toutefois de courir se réfugier à l’infirmerie, là où les gardes l’avaient accompagnée, quelques instants auparavant. Elle traversa la porte, bien convaincue de ne plus en ressortir de sitôt, et s’obligea à ignorer l’odeur de fer écoeurante qui accueillit son entrée. Si elle ne se sentait pas encore en sécurité, Agathe était au moins persuadée de ne pas être autant exposée qu’au dehors. La jeunette se trouva un endroit en retrait, assise à même le sol, tout près du lit d’une blonde voltigeuse souillée de suie. Les paumes de ses mains sur ses oreilles, elle se contentait de compter ses respirations, alors qu’autour d’elles, des hommes et des femmes gémissaient leur douleur.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 407
J'ai : 58 ans
Je suis : Maréchal de Serre, Voltigeur de la Griffonne Adamante & Cartographe. Jadis l'on m'a reconnu forgeron brillant à Val Griffon.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus, Empereur d'Ibélène.
Mes autres visages: Tim l'Escampette
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 16:15

Que s'est-il passé ? Aurait-il bien voulu marmonner s'il en avait été capable. Ses paupières papillonnèrent un moment avant d'enfin s'ouvrir légèrement pour permettre à une vue brouillée de se fixer sur un plafond. Des voix semblaient jaillir autour de lui, appartenant à des silhouettes s'agitant autour du lit sur lequel il se trouvait ; cela ne pouvait qu'être un lit sinon quoi d'autre. Des visages inconnus affichaient des mines tantôt inquiètes, navrées, mais soulagées et réjouies également.

« Que » Tentèrent d'émettre ses lèvres sèches, ne produisant qu'un pauvre son à peine audible alors que son cœur s'emballait d'effroi. Que s'était-il passé ? Que faisait-il ici ? Adamante ? Il eu tôt fait de sentir le sentiment soulagé de la griffonne, avant de froncer les sourcils douloureusement à la recherche d'information sur la situation. Il y eu une hésitation qui lui sembla interminable ; sa griffonne semblait ne pas vouloir lui faire part de la situation actuelle, mais pour quelle raison si ce n'était le pire ?

Richard serra la mâchoire sous des efforts inutiles pour se lever alors qu'une main brutale venait s'abattre sur sa poitrine pour le presser de se calmer et le clouer davantage au matelas. Le contact avec cette main lui procura une douleur cuisante qui lui paru sur le coup insurmontable à encaisser et lui mit la larme à l’œil ; elle lui arracha un cri immonde qu'il eu du mal à reconnaître comme étant sien. Affreux signe de faiblesse plus insurmontable encore. En colère. Horrifié. L’inquiétude le rongeant, des images arrivèrent d'Adamante, lui expliquant la situation. Une explosion, une caserne en feu, des voltigeurs s'agitant en tout sens. Le bref souvenir d'un saut - n'étant pas de sa volonté - qui le propulse et l'envoie s'écraser contre un mur suivi d'une table qui vole vers lui lui revint en mémoire puis plus rien, le vide tandis que des flammes lui léchaient la chair. D'autres images lui signifièrent la perte de deux voltigeurs au moins. Il serra le poing violemment, le droit, et ne ressenti aucune douleur tandis que le gauche l'aurait presque fait jurer dans sa barbe roussi.

Qui était l'auteur de cette attaque ? L'objectif ? Ses méninges allèrent bon train contrairement à son corps qui refusait de l'écouter. Semer la confusion... évincer une partie des forces en les plongeant dans le chaos. Ses entrailles se nouèrent et sa respiration s’accéléra brutalement, Richard chercha à se relever craignant le pire. « L'Empereur, sa famille... en danger ! » bredouilla t-il la mâchoire tremblotante en retentant de se lever à lui en arracher plus d'une plainte. Une nouvelle pression plus ferme et davantage de personnes qui s’affaissaient autour. Des mouvements de tête de droite à gauche qui ne lui présageait rien de bon, des mouvements de bouches et des sons plus proche du bourdonnement que du chuchotement.. comme les siens en fait ; à bien y réfléchir.

Nouvelle salve d'images lui montrant des flammes dans la partie réservée aux nobles du Palais ; Et de nouveau cette anxiété croissante. Son Empereur. Et sa famille, étaient-ils sains et saufs ? Comment pourrait-il se regarder en face après un tel échec... vivre même. D'autres images lui indiquèrent qu'ils étaient vivants et un énorme poids lui fut enlevé. Un soulagement, mais de courte durée car il était hors de question qu'il reste allongé sur un lit plus longtemps quand des vermines s'agitaient au dehors et mettaient malin plaisir -selon lui- à nuire aux personnes qu'il servait avec fidélité ; ou faisaient ombrage à sa carrière.

Serrant les dents, le Maréchal se souleva pour se mettre assit, bavant de douleur dans sa barbe, repoussant de son bras droit les gens voulant qu'il se rallonge. D'une respiration plus lourde il calcula rapidement la gravité de ses blessures. Principalement des brûlures, s'étendant à en juger par la douleur et les bandages, sur son côté gauche. De sa main, en passant par son bras, en lui léchant le torse et le cou jusqu'à venir grignoter un bout de sa joue et de son oreille. Il grimaça intérieurement, ce genre de blessures laissaient plus que des marques et ne guérissaient jamais complètement. Autant se fichait-il de paraître beau et élégant de profil, autant l'idée d'entendre moins d'une oreille et de sentir une douleur lancinante dans son bras et sa main ; Et ce de manière définitive l'angoissait grandement – plus que la douleur qu'il devrait sûrement supporter au quotidien. Pourrait-il servir ainsi ? Est-ce que son Empereur lui ferait encore confiance ? Après cet échec monstre de cette fête.

Son inquiétude atteignit Adamante, sentiment contagieux. Et tandis qu'il débattait avec les soigneurs en recommençant à entendre leurs insupportables voix, mais surtout leurs recommandations à rester coucher au lit, il constata une nouvelle agitation et des expressions apeurées. Il ne lui fallu personne pour lui indiquer ce qui se passait cette fois : ils étaient attaquer. Encore. Sa griffonne confirma ses craintes d'une nouvelle volée d'images... effroyables. Des espèces de machines armées et robustes se mouvaient dans la foule... et tuaient tout sur leur passage jusqu'à se diriger vers le Palais. « Non ! » Pas cette fois ! Pas encore ! « Non. » Refit Richard en colère, respirant douloureusement. Il protégerait son Empereur et sa famille quitte à en crever d'agonie s'il devait en passer par là ! Épuisant dans ses forces ; ses dernières sans doute du moment ; l'homme se leva du lit complètement avant de s'effondrer inconscient sur le sol à un pas de celui ci. La douleur avait reprit le dessus. Inutile. Lamentable. Un affront. J'ai échoué. Ne pu que glapir sa conscience avant de s'éteindre pour se reposer, laissant Adamante poursuivre et prêter serres et griffes fortes aux autres pour contrer la menace.

HRP:
 

_________________
MEN RULE THE WORLD
© FRIMELDA

Richard #B8860BTybalt #2F4F4F
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Savants
avatar

Messages : 43
J'ai : 38 ans
Je suis : architecte, sénéchal de la couronne kyréenne

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d'Evalkyr et Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Castiel de Sombreflamme / Louis de Brunante / Octavius le Rouge / Maelenn du Noroît / Lionel de Rivepierre
Les Savants
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 16:57

Il est difficile de dire si leurs efforts portent fruit, à tous. Il charrie des sacs de sable, se débarrasse des précieuses tapisseries, aide à étendre les seaux de neige qu’ils apportent, celle-ci fondant quasi instantanément face à cette chaleur de plus en plus suffocante. Ça et la fumée qui s’épaissit au fur et à mesure que les flammes sont entravées. Même le nez dans sa chemise, il est incapable de s’empêcher de tousser, et Matvei doit un instant arrêter le travail pour reprendre son souffle. « N’oubliez pas de vous couvrir le nez et la bouche ! », qu’il crie en rappel, sans savoir s’il est entendu.

Lorsqu’il est prêt à retourner dans cette fournaise hurlante, une silhouette sort de l’ombre. Le Kyréen n’a pas besoin de présentations et respectueusement, il s’incline, devant ce seigneur de la Rose Écarlate. Ces seigneurs. « Matvei de Hvergelmir. La Rose Écarlate a besoin de votre bras. M’accorderez-vous votre aide, si je vous la demande ? » Comment refuser ? Intimidé, il acquiesce d’un simple hochement du chef, sans oser dire un seul mot - il en serait de toute façon incapable.

Il ne s’attendait pas à cela.
À cet arc tendu, qui représente bien plus qu’un peu d’aide. Qui ne demande aucune hésitation. Que ses mains qui prennent l’arme avec une assurance factice, sans savoir ce qui l’attend, dès que ses paumes toucheront le sangécorce.

Instantané.

Tout ira bien. Toute fatigue s’est dissipée, jusqu’à la douleur des brûlures et des poumons irrités par la fumée. Dans son esprit danse celui d’une dragonne, dont le silence surpris est l’écho du sien, et celui d’une duchesse depuis longtemps disparue et pourtant toujours vivante dans chacun de ses écrins, incarnée au coeur de la Fureur des Étoiles. Dans son âme, une puissance nouvelle, une énergie qui résonne dans chaque fibre, qui vibre dans un infini plus grand que lui-même. Dans ses bras, le corps inanimé d’une femme qu’il reconnaît et dont le visage s’abandonne à l’inconscience, enfin, la douleur et le sang l’emportant avec elle. Juste pour ce soir. Juste le temps de compléter la mission.

Aucune difficulté pour ce corps de soulever la silhouette élancée de la dame, dont la blessure ne cesse de saigner. Cet écrin connaît le palais par coeur, il sait quel chemin emprunter pour arriver le plus rapidement possible à l’infirmerie afin qu’on prenne soin de la blessée et que le Roi Blanc et lui puissent poursuivre leur tâche. Au rythme de ses pas, un bruit de grelots se fait entendre, et ce Sombre Fou est un instant partagé - entre l’agacement de l’écrin face à ce son qui annonce et trahit chacun de leurs déplacements, entre l’amusement de Rhéa face à cet écrin rigide qui change bien de ceux qui ont précédemment revêtu ses voiles. Devant l’infirmerie, il intercepte un des guerriers qui montent la garde. Il se fige devant leur apparition, mais ne tend pas moins les bras afin que le Fou y dépose, avec une grande délicatesse, le corps de la brune. « Prenez-en soin », qu’il murmure, avant de disparaître à la suite du Souverain des Blancs.

Le cliquetis des Sentinelles est revenu, obsédant, le roulis de leurs corps meurtriers résonnant entre les murs malmenés du palais de Svaljärd. Il sait ce qu’il doit faire. Ils le savent, les deux Pièces en mission, savent les sacrifices que demande la Paix, que demande la Rose. L’une d’entre elles, peut-être, n’est pas prête à voir périr ce qu’elle chérit tant, et l’autre n’est certainement pas prête à endosser ce rôle nouveau, mais elles ne sont pas moins en chasse. Au détour d’un escalier, deux Sentinelles entament un ballet meurtrier dès que Roi et Fou posent le pied près d’elles, décidées à les réduire en charpie. Ce Fou n’a pas l’habitude de combattre, esprit savant roué aux batailles de l’esprit nettement plus que du corps, mais il sait d’instinct qu’il touchera sa cible. Il n’a pas peur.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en seagreen

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1296
J'ai : 26 ans
Je suis : chirurgien à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah et au Pavillon noir
Mes autres visages: Melbren de Séverac
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 17:41

L'incendie se calme peu à peu, les efforts de tous payant enfin. Tu as chaud autant que tu as froid et tu es prêt à parier que, demain, tu tomberas malade. Ce n'est pourtant pas le moment de t'en inquiéter car le Destin semble décidé à apporter un peu plus de chaos à cette foire déjà bien désastreuse malgré elle. Des hurlements retentissent, des cris s'élèvent dans l'air froid. Aux aguets, tu scrutes les environs avant de comprendre ce qu'il se passe : des êtres faits d'une espèce de métal, luisant à la lumière des quelques rares flammes qui subsistent encore. La chose roule ; une sorte de sphère leur sert de jambes. Elles sont armées et tiennent dans leur main un bouclier. Elles n'ont aucune pitié et semblent se diriger vers un même but.

Tu vois Solveig filer, Vira également. Tu t'apprêtes à suivre cette dernière quand un homme se fait renverser par l'un d'entre de ces pantins métallisés. Tu t'empresses d'aller l'aider – ou du moins tenter. La chose lève ce qui lui sert de bras, prête à frapper le pauvre homme. Tu ne réfléchis pas, tu fais la première chose qui te vient à l'esprit : tu jettes le sceau que tu as encore en main sur l'abomination pleine de science ou de magie – peut-être les deux. L'objet le percute au niveau du visage et, instantanément, son attention se focalise sur toi. Tu te sens blanchir, même si tu es soulagé que l'autre bougre ne sois plus la cible pour l'instant. « Déguerpissez de là ! » Tu vois l'homme se lever, saisir la main de sa femme, alors que l'engin de malheur s'approche de toi. Tu déglutis tout en sortant ton arme. Tu recules doucement alors qu'il roule plus vite. Il abaisse sa lame une fois à portée et tu contres ce mouvement de ton arme, avec plus ou moins de difficulté. Le choc des métaux fait courir des vibrations dans ta main puis dans ton bras. Tu es contraint d'abandonner ta défense et de rouler brusquement et maladroitement sur le côté pour éviter d'être tranché en deux. Tu avales ta salive prestement avant de lui asséner un coup sur le bras tenant le bouclier : cela n'a strictement aucun effet. Il est impossible de faire ployer ce métal et tu en viens à te demander si cet affrontement ne sera pas ton dernier, tant la chose en face est puissante.

Tu esquives le prochain coup, mais pas le coup de bouclier qui suit immédiatement. Tu t'étales de tout ton long, le souffle coupé. Inconsciemment, ton corps attend le coup de grâce, vu ta vulnérabilité momentanée, mais il ne vient pas. Tu entends d'autres voix. D'autres hommes et femmes sont venus tenter d'immobiliser l'être métallique. Tu te redresses et tu les entends : il est possible de les arrêter. Pas de les détruire, il faut les désactiver. Tu te relèves en secouant la tête et la suite te parvient : il y a un bouton, au niveau du torse, au-dessous. Ta détermination redouble et tu joins tes efforts à ceux du groupe qui t'a sauvé la vie, volontairement ou non. Vous l'occupez comme vous pouvez, tentant d'éviter des blessures mortelles. Sa lame va transpercer ta joue, d'où se met à couler ton sang, puis ta cuisse, sur le flanc, un peu plus profondément. Cela ne t'arrête pas. Les blessures n'arrêtent aucun d'entre vous. Une femme finit par sauter sur le dos de l'être de métal et tu vois là votre chance d'en finir : tu t'élances, t'accroches à son torse et passes ta main en-dessous. Un homme se prend la lame dans le ventre ; tu tâtes maladroitement avant de trouver ce fameux bouton et d'appuyer dessus au moment où le poing de la chose percute ta joue.

Tu t'étales au sol lamentablement, sonné, alors que le pantin en acier se désactive et retourne à l'état de sphère.

Spoiler:
 

_________________










Dernière édition par Géralt de Rives le Mar 11 Juil - 18:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Rose Écarlate
avatar

Messages : 295
J'ai : plus de 1000 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à :
Mes autres visages:
La Rose Écarlate
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 17:47


Le Roi

La Rose Noire





De quelques vigoureux coups d’aile, Vif-Argent retourne dans les cieux, et trace dans son esprit la carte de Svaljärd et de ses rues sanglantes. Dans ces images brille l’éclat d’or de Stellaire et Fantasme, et peut-être même de Penseur, qui ont fort heureusement retenu leur feu. Ils n’ont pas besoin d’incendies supplémentaires, à cet instant. Aucune Sentinelle ne semble venir en leur direction, mais ces constructions se déplacent rapidement et ils ne sont pas à l’abri d’une nouvelle attaque de celles-ci. Une brune vêtue de dentelles prend la direction du petit groupe de nobles et sous ses voiles, le Roi Noir esquisse un sourire en demi-teintes. Il sait bien trop qui est cette astucieuse dame et si la Pièce se réjouit qu’elle prenne les devants, qu’elle rassure et mène les plus effrayés, l’écrin est certainement plus nuancé quant aux répercussions positives que cette bravoure pourrait avoir sur la position sociale de la dame. Oh, allons donc ! Tu n’es pas ici pour lui nuire, surtout alors qu’elle nous sert. Laisse-moi être rabat-joie, mon cher, Obéron n’en a pas le monopole.

Une douce inquiétude berce l’écrin, à propos d’un Fou Noir cher à son coeur. Sacrifice si grand, dont il voudrait épargner cette aimée, mais il sait que le choix n’est pas sien et que jamais il ne pourrait lui en vouloir, d’ainsi s’élancer vers les cieux, d’ainsi se battre et chanter pour la paix. Soie, sans Melsant. Autres Voltigeurs qui la suivent. Cavaliers en fuite. Va voir ce qui se passe. Trop de choses à la fois. Une distraction à un endroit entraîne une catastrophe à une autre.

Spoiler:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ
avatar

Messages : 489
J'ai : /
PNJ
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 11 Juil - 19:08




Chroniques d'Arven

Intrigue 2.4

De Glace et de Sang

Du 29 au 31 juillet 1002



Intrigue animée par Lemon Tart



Il y a un moyen de désactiver les sentinelles !

La nouvelle se répand plus vite qu'une traînée de poudre et bientôt, les dangereuses créatures de métal redeviennent d'innocentes sphères, sans le moindre danger. Mais elles sont nombreuses et l'effort conjugué des combattants ne suffit parfois pas à les arrêter.

Plusieurs d'entre elles parviennent à venir à bout de leurs assaillants et avancent inexorablement vers les rues par lesquelles se sont enfuis les membres de la noblesse. Parmi eux, des gardes aux aguets et plusieurs personnes qui prennent les choses en main afin de rassembler tout le monde et de se rassurer les uns les autres. La duchesse de Valkyrion les prie de retourner vers le palais en voyant d'autres sentinelles les approcher, mais d'autres parviennent également de l'autre côté, les cernant bientôt, tous autant qu'il sont. Il en reste une demi douzaine et elles n'ont qu'un objectif.

De l'autre côté de la ville, aux abords du lac, un groupe de cavaliers fuit dans la nuit. Leurs montures galopent à toute vitesse, la fuite est à portée de main, mais c'est sans compter sur les nombreux griffons qui leur tombent dessus par surprise. L'un d'eux attrape un fuyard par le bras et le détache de sa monture pour le relâcher un peu plus loin, l'immobilisant de son poids. D'autres sont accompagnés de leurs Voltigeurs et ensemble, ils parviennent à se mettre en travers de leur route et les arrêter, un à un. Certains tentent de résister, d'autres de combattre, mais ils ne font pas le poids face aux combattants des cieux.

Dans les rues de Svaljärd, le combat s'est à nouveau engagé. Les gardes protègent les nobles, aidés du noble souverain des Noirs. Ensemble, ils arrivent à désactiver une sentinelle, puis une deuxième. Plusieurs gardes sont grièvement blessés et une faille apparaît. Deux sentinelles fondent sur les nobles, tranchant dans le vif, manquant de peu certaines personnes qui les esquivent à temps. Mais il semblerait que leur objectif est clair : ils se dirigent droit sur la famille impériale. Augustus sort sa lame pour protéger les siens. Fier combattant, il encaisse les coups de la première et lorsque les gardes parviennent à se défaire de la sentinelle qui les empêchait d'avancer, il est déjà trop tard. L'un d'elles a tranché la gorge de l'impératrice et des cris résonnent dans la rue. Après avoir accompli sa tâche, la sentinelle s'avance vers les héritiers du trône, mais Augustus, dans un dernier élan, parvient à l'intercepter. Octave empoigne sa soeur et court se mettre à l'abri tandis que l'empereur, retenant vaillamment la lame de la sentinelle, se fait assommer par le bouclier libre de ses mouvements.

Le Cavalier Noir sort des ombres à cet instant, juste à temps pour protéger l'empereur. Son Roi se joint à lui, enfin débarrassé des deux sentinelles qui lui bloquaient le chemin avec obstination. À eux deux, ils désactivent la sentinelle et se tournent vers la dernière qui tient encore debout. Les derniers gardes encore sur pieds viennent leur porter main forte et enfin, ils viennent à bout de leur calvaire.

Les sentinelles ne sont plus un danger, le silence revient - un silence de mort.

Les secours s'organisent peu à peu, dans la capitale kyréenne. Les incendies sont totalement maîtrisés, les nobles sont emmenés à l'infirmerie du palais, l'empereur et sa femme solennellement transportés également. Les médecins s'activent autour d'Augustus, encore inconscient. Dans les rues, les blessés sont pris en charge et les morts aussi. Les Épines présentes à Svaljärd récupèrent les sentinelles mise hors d'état de nuire, aidées des montures de la Rose. Au loin, les Voltigeurs reviennent avec les fuyards qu'ils enferment en attendant de pouvoir les questionner et les juger pour leurs crimes.

Le bilan est lourd de pertes, alors que l'aube apporte les premières lueurs du jour sur la capitale désolée.






Cinquième Tour

Consignes



IRL : du mardi 11 juillet au mardi 18 juillet (18h).
IRP : le 31 juillet 1002, début de matinée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP à la Fatalité et vous serez les bienvenus ! Je vous rappelle juste que nous sommes en guerre, et que les Faës - et les mages - ne sont pas admis en Ibélène.

• Le tour se déroule le matin du 31 juillet. Les incendies sont complètement éteints. La nouvelle de la mort de l'impératrice se répand, de même que la fin de l'attaque des sentinelles. Les nobles sont escortés à l'infirmerie du palais et en ville, les secours s'organisent pour s'occuper des blessés et des corps des pauvres hères qui ont perdu la vie. Les Épines récupèrent les sentinelles désactivées.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




_________________
♦ Je suis le PNJ utilisé par les modératrices. ♦
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Guerriers
avatar

Messages : 38
J'ai : 35 ans
Les Guerriers
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 12 Juil - 14:50

Le poignard avait glissé vers Julius comme un heureux miracle qui glissait dans sa direction. La sentinelle l'avait vu, mais elle n'avait pu s'en saisir, et lorsque les doigts de Julius s'étaient refermés sur l'arme, il n'avait fallu que peu de temps pour qu'il appuie sur ce maudit interrupteur. Alors, dans un cliquetis infernal, la sentinelle s'était repliée sur elle-même alors que Julius s'était dégagé et que Agathe préconisait de ne pas toucher aux symboles. Il ramassa son épée et pointa l'un des soldats, trop curieux, qui s'approchait de la sphère.
- Bas les pattes l'ami! Cette chose m'a posé assez de problème pour ne pas avoir envie de la ré-activer. T'as entendue la gamine comme moi, alors je t'en prie, tu dégages.
Le soldat allait répondre, mais l'autre lui tapa sur l'épaule et ils partirent tous les deux alors que Julius les remerciait tout de même pour leur aide. Seul... Il aurait eu plus de mal. Puis son regard s'était tourné vers Agathe, la jeune blonde semblait terrorisée et elle ne put que murmurer un merci avant de s'éloigner, sans doute trop bouleversée par cet épisode violent.

Le guerrier rangea son arme, regarda la sphère, devenue désormais inoffensive et décida de partir. Il barricada un peu la porte, histoire que personne n'est la charmante idée de venir activer cette boule et nota que les deux soldats l'attendait. Lorsqu'ils se mirent à le suivre, Julius leur fit signe de garder la porte.
- Mieux vaut éviter que quelqu'un ne l'active à nouveau. Par mégarde ou volontairement, peu importe. Je vous enverrai quelqu'un pour l'enlever. Puis, sans plus attendre, Julius dévale l'escalier et atterrit dans la cour centrale. Le sang. La peur. L’inquiétude. Et ce silence de mort. Rien de pire que ce silence. De nombreux combattants sont là. Désœuvrés pour certains, hébétés pour d'autres, en pleurs pour le reste. Certains pleurent la perte de leurs camarades, d'autres celle des civils qu'ils connaissaient. Julius ne sait pas vraiment quoi faire. Finalement, il décide de prêter main forte à deux hommes fatigués qui peinent à soulever l'un de leur camarade bien amoché. Il se dépêche de prendre l'homme sous l'épaule et, avec l'aide d'un autre homme, il le transporte à l'infirmerie.

L'infirmerie, ce n'est pas vraiment l'endroit où Julius aime être, pourtant, il côtoie souvent ce genre d'endroits. Il aide le soldat à s'allonger alors que celui-ci réclame du vin. Sans hésiter, Julius s'empare d'une gourde qui traîne et sent l'odeur qui se dégage d'elle. C'est du vin. Du bas de gamme. Mais du vin. Il relève la tête du soldat et l'aide à boire. Il sait ce que c'est d'avoir soif alors que la douleur irradie dans tout votre corps. L'homme lui est reconnaissait et Julius le laisse au bon soin de ces camarades. Au moment où ce-dernier va pour partir, il aperçoit alors la crinière blonde d'Agathe. Lentement, il s'approche d'elle. Elle est au chevet d'une autre femme. Sans doute une combattante vue son accoutrement. Sans un mot, il s'assied auprès d'elle.
- Merci. Lâche-t-il finalement. Il laisse le silence se réinstaller. Elle n'a pas l'air de comprendre. Pour le poignard tout à l'heure. Si vous ne l'aviez pas envoyé, je serais mort à l'heure qu'il est. En quelque sortes, elle lui a sauvé la vie. Ce n'est pas parce qu'elle n'a pas combattu qu'elle n'a rien fait, après tout, elle aurait pu ne rien faire. Et lui et elle serait sans doute mort. Finalement, il ose reprendre. Vous n'avez jamais vu de tels carnages je présume? Elle est un peu toute chamboulée, et face au danger, il l'a bien vu, elle a eu du mal à rester de marbre, de même qu'elle ne reste pas insensible face à tous ces hommes blessés qui gémissent.

HRP:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Savants
avatar

Messages : 43
J'ai : 38 ans
Je suis : architecte, sénéchal de la couronne kyréenne

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d'Evalkyr et Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Castiel de Sombreflamme / Louis de Brunante / Octavius le Rouge / Maelenn du Noroît / Lionel de Rivepierre
Les Savants
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 14 Juil - 5:35

Roi Blanc et Fou Noir se font victorieux des deux Sentinelles qui leur résistent, la danse de leurs armes et de leurs corps s’achevant dans un dernier cliquetis mécanique. Jamais il n’a combattu ainsi, son âme mêlée à la ferveur guerrière d’une autre, son grand corps se faisant agile, rapide. Fort, alors qu’il sait bander Vespéral - précis, alors que portée par son coeur, chaque flèche tirée fait mouche, chacune tirée d’Auroral comme déjà baisée par Amir. L’un aux andouillers, l’autre à l’arc, le Vif est un instant de la partie, avant de s’évaporer avec les derniers spasmes de la bataille. « Êtes-vous blessé ? », s’inquiète le Fou, qui enfin remarque l’écarlate qui s’étale sur les voiles blancs du Souverain. Dans le palais ne résonnent désormais que les cris de ceux qui terminent d’éteindre et de contenir l’incendie, selon les instructions de cet écrin savant, que les pleurs, que la peine. Les Sentinelles ne sont plus ici, mais écrin et esprit savent que cela ne veut pas dire qu’elles ne sont plus dangereuses. Qu’elles ne sont pas plus, à arpenter les rues, semant la mort sur leur chemin.

Dans une impasse, une rumeur naît, au moment où une femme meurt.

La rumeur enfle, parvient jusqu’au palais, éclate dans un cri lointain, qui résonne douloureusement : « L’impératrice est morte ! »

Morte ?

En lui se mêlent les sentiments. Le soulagement - ce n’est pas Hjalden, ce n’est pas Hjalmar, ce n’est pas Ljöta. L’horreur - Sa Grandeur Catarine est morte. L’inquiétude - qu’en est-il de l’empereur ? du prince ? de la princesse ? « Non », qu’il murmure simplement, sans vouloir y croire. L’impératrice, morte ? Sa Grâce Catarine, inflexible, savante, curieuse, ayant donné la majorité de sa vie à cet empire qui l’a adoptée et l’a faite entièrement sienne. Impératrice au poing d’acier, autant que leur souverain, dans un gant de velours. Tout s”entrechoque, sous son crâne, alors qu’il se dirige jusqu’à la cour intérieure afin de transporter les corps inconscients de ceux qui ne peuvent se rendre jusqu’à l’infirmerie. Gardes, surtout, vaillants guerriers éberlués. Par la porte de l’infirmerie, il aperçoit une masse de cheveux sombres. Est-ce elle ? Je vais bientôt devoir te quitter, souffle Rhéa en son esprit, et le Fou Noir se rebute, en quelques secondes d’égoïsme. Déjà ?, qu’il demande, comme un enfant qui n’en a pas assez. Pourtant, il sait - il comprend. Il sait que la dame a besoin de Rhéa, pour survivre à ses blessures. Il sait que s’il devait être Pièce, il ne serait pas Fou - il manque bien de la folie, justement, qui caractérise les écrins de cet imprévisible Noir. Il comprend aussi qu’il peut faire plus, même sans Vespéral. Laissez-moi aider encore. Un rire, dans son esprit. Il y a longtemps, que nous t’attendons.

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en seagreen

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Rose Écarlate
avatar

Messages : 295
J'ai : plus de 1000 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à :
Mes autres visages:
La Rose Écarlate
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 14 Juil - 18:30


Le Roi

La Rose Noire





Il a échoué.

Malgré son Cavalier des Ombres, malgré les gardes, malgré leur prudence, malgré leur adresse, malgré leurs armes. Malgré toute l’énergie mise dans la protection des nobles ibéens et plus particulièrement de la famille impériale. Il était aux premières loges, lorsque la Sentinelle a traversé la défense vaillamment opposée par Sa Grandeur Augustus et que d’un seul coup de son arme affûtée, a tranché net la gorge de l’impératrice Catarine. Le carmin de son sang se mélangeant au feu de sa chevelure, alors que son corps sans vie s’effondrait sur les pavés, accompagné des hurlements de ses enfants. Le cri qui a franchi la gorge du Roi Noir n’était pas humain - celui d’une bête blessée. Celui, millénaire, hurlant un nom issu du plus profond de son âme :

« ASTRÉE ! »

Ce n’est pas le nom qu’il a voulu crier, mais il est le seul qu’il a été capable de prononcer.

Il a échoué.

Blessure plus profonde que toutes celles qui le font souffrir à chaque coup d’aile de Vif-Argent jusqu’au palais de Svaljärd, à la recherche d’autres Noirs, peut-être, d’autres Pièces. Le retour sera long et douloureux, jusqu’à son logis. Il mérite chaque parcelle de cette douleur. Il mérite le froid qui accable le corps mince de son écrin, il mérite la fatigue subite qui veut le terrasser. Il mérite cela et pire encore, alors qu’en Svaljärd se répand la rumeur. Celle de la mort d’une impératrice, une autre, une autre soeur sacrifiée sur l’autel d’une guerre qui ne cesse d’avancer, d’un Ordre qui n’a de cesse d’accumuler les victoires. En dépit des combats d’une Rose, qui plus que jamais porte bien l’Écarlate qui teinte ses pétales.

Il a échoué.

Dans les couloirs du palais, apparition de mort fleurant le sang à des lieues à la ronde, il recherche de ce qui vibre, de ce qui chante. Il aperçoit le dos de son Blanc homologue, accompagné de son Sombre Fou. Le Roi Noir un instant souffle de soulagement, elle est vivante, mais c’est court. Car même de loin, il voit que quelque chose ne va pas. Ce Fou Noir est bien trop raide, bien trop grand, il marche de trop longues enjambées et avec bien trop de rigidité, pour être le sien. Le pire se dessine et lâche, le Roi Noir s’enfuit, s’effondre, dans l’une des pièces vidées de ses habitants. La tête entre les mains, il tente de se calmer, de se contenir, alors que l’Été brûle dans tout son corps, menace de faire renaître le brasier si difficilement éteint. Mérite-je encore d’être ton écrin, Hypérion ?, implore un homme accablé de tristesse. Mérite-je encore de porter ta couronne, de brandir Ordalie, de voler sur Vif-Argent, de faire chanter ton nom et tes mots ? Il a si mal de cet échec qui a résonné en lui profondément, remuant les cendres de cet empereur depuis longtemps décédé, remuant toute la noirceur lovée au coeur de cette âme de lumière. Tu savais quels sacrifices seraient les tiens, lorsque je suis venu à toi. Je ne suis pas prêt. Tu l’es. En toi réside la force pour affronter tout ce que nous croisons. Je t’ai choisi, tout comme Rhéa l’a choisie, et elle aussi savait. Je ne suis pas prêt. Il pleure doucement, le Roi Noir, recroquevillé dans un coin de la pièce. Le feu, toutefois, s’est apaisé.

Les minutes passent, longues, jusqu’à ce qu’il sorte de sa torpeur et retourne à la recherche du Roi Blanc et du Fou Noir. Ce dernier, il ne le trouve pas ; il aperçoit cela dit le Roi Blanc et il se précipite à ses côtés. Roi Blanc marbré de sang. Est-ce celui de son Fou ? De sa soeur tant aimée ? La question l’obsède, la réponse le terrifie. « Est-elle..? », qu’il articule, sans pouvoir prononcer les mots fatidiques, sans même évoquer clairement de qui il peut bien parler, car Obéron saura lire dans ce qu’il ne peut être dit.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 506
J'ai : 17 ans
Je suis : Apprentie voleuse du Charme, sous la tutelle de Mélusine de Sylvamir

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la cour des Miracles et Mélusine de Sylvamir. Un jour, peut-être, à Grâce de Sombregemme.
Mes autres visages: Astarté des Sables • Gabrielle de la Volte
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 14 Juil - 21:21

Il s’était approché. Elle s’était accrochée. Agathe avait appuyé sa tête blonde sur son épaule sans réellement l’entendre, mais ses tremblements témoignaient pour elle. Elle n’avait jamais vu de boucherie semblable. Il voyait juste, le guerrier. Elle était brisée, elle pouvait enfin se laisser aller, alors que le danger semblait éloigné. Le pauvre Julius qui n’avait probablement rien demandé s’était vu être relégué au rang d’épaule consolatrice, si bien que dès qu’il cherchait à s’éloigner, c’était la poigne fine mais tenace de la Belliférienne qui le retenait. Il n’allait pas l’abandonner, lui aussi. Oh que non! Au fil du temps, elle s’était calmée suffisamment pour lui parler, du bout des lèvres, et lui signaler que la femme alitée était… Qu’était-elle, au fait, Grâce de Sombregemme? “Une personne importante pour moi”. S’il se pensait tiré d’affaire lorsque la dénommée Grâce s’était éveillée, c’était bien naïf de sa part. La blondinette se laisser aller aux larmes, enfin, lorsqu’une nobliette fut déposée à l’infirmerie. Mélusine de Sylvamir. Et avec Aubrée qui n’était nul part...

Ce fut une très, très longue nuit, autant pour Agathe que pour le Belliférien qui était désormais greffé à son bras. Son petit monde s’écroulait et lorsqu’elle cherchait à en préserver une parcelle, il lui semblait que tout le reste s’effondrait. Ce n’est que lorsque la nouvelle de l’assassinat de l’impératrice qu’Agathe se reprit et sécha ses larmes. De toutes les nouvelles, il s’agissait très certainement de l’une des pires. Il y avait eu la mort d’innocents qui ne demandaient rien. Il y avait désormais la mort d’un symbole. Lorsque ses enfants lui demanderont ce qu’elle faisait, où elle était, lorsque l’impératrice Catarine avait sombré, que leur raconterait-elle…? Qu’elle se morfondait? Qu’elle n’arrivait même plus à prononcer un mot, tant elle avait peur?

-Julius… Nous leur dirons que nous avons… Que nous avons fait tout notre possible, lorsqu’ils nous demanderont où nous étions et ce que nous faisions, la nuit où Sa Grâce Catarine fut assassinée? N’est-ce pas…? Que… Que j’ai aidé de mon mieux?

Elle se trouvait ridicule, la jeune Agathe. Elle avait conscience qu’elle n’aurait rien pu faire pour empêcher cela, tout cela, mais elle se sentait coupable de n’avoir souffert d’aucune blessure alors qu’autour d’elle, Svaljärd semblait gémir de douleur. Posée tout près de sa tutrice souffrante et blessée, elle consentit enfin à relâcher son emprise sur le guerrier. La petite Belliférienne se doutait que bientôt, très bientôt, on allait venir chercher Mélusine pour l’emmener vers son enfant, ou encore vers l’un ou l’autre des meilleurs médecins d’Ibélène. Agathe se devait d’être prête. Et d’être brave, si on décidait qu’elle restait derrière avec Arsène. Elle espérait de tout son coeur qu’Arsène, Aubrée et Hiémain se portent bien, tous.

-Je… Je vais sans doute devoir partir, très bientôt. Ma tutrice…

Elle laissa sa phrase dans les airs en espérant qu’il comprenne qu’elle ne quitterait pas Mélusine, à moins d’y être forcée.

-Pourriez-vous retrouver Aubrée, Aubrée Martel, s’il vous plaît? Et lui dire que je vais bien? Elle me ressemble. Elle est la demoiselle de compagnie de la princesse Ljöta…

Agathe l’avait remercié. C’était son tour de le faire. Elle lui avait offert un sourire, également. Un sourire léger, un peu timide, qui n’avait pas vraiment sa place sur ce minois chagriné qu’elle arborait. Puis, sans un mot, elle lui avait bien fait comprendre, la petite, qu’elle n’avait plus d’attention à offrir à quiconque, si ce n’était qu’à Mélusine. Son esprit libéré de son inquiétude pour Aubrée et soulagé de savoir Grâce bien consciente, pouvait se concentrer exclusivement sur cette petite mère qu’elle considérait comme sienne.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 348
J'ai : 32 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Hjalden d’Evalkyr et au capitaine de l'Audacia
Mes autres visages: /
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 14 Juil - 21:36

Solveig avait sous estimé la souplesses de ces choses. Un bras puissant et parfaitement souple vient l'attraper pour l’envoyer rouler au sol. L'air quitte ses poumons et des taches noires viennent papillonner devant ses yeux.
Elle a seulement conscience que d'autres viennent les aider et repousse la sphère qui aurait dû l’empaler.
Elle à mal, quelque chose de chaud coule contre son flanc.
Elle est assomée mais pas assez pour ne pas ne pas comprendre ce que cela signifie. La créature de métale à dû la découper au passage. Comment a t-elle pu ne pas sentir sa chaire se déchirer !
Des bras la tire en arrière, provocant une petite plainte de la kyréenne qui n'arrive pas encore a percer le voile qui trouble son regard.
Mais elle entend parfaitement la voix qui s'adresse à elle.

« J'dors pas.. pas encore »

Sa voix n'est pas très assurée et elle chevrote un peu sur sa dernière syllabe. Mais elle revient sur ses pieds grâce à sa main secourable.
Là, debout, une main contre ses cotes et une autre contre son crane, elle voit tous ces guerriers qui encerclent ces machines meurtrières. Solveig est satisfaite, elle a fais sa part du travail. Son regard cherche de son mieux son épée pendant que d'autres se battent.
Deux hommes ont l'air de se détacher des autres, elle aimerait bien les aider mais elle doit avouer qu'elle n'est pas dans le meilleur des états. Et surtout, surtout elle n'a plus rien pour se défendre.

Une petite claque hésitante sur ses joues et voilà la guerrière qui se secoue vaillamment pour attraper son arme qui a glissé en dehors de leur petit cercle. C'est mieux mais le choc s'en va, laissant derrière lui une terrible migraine accompagné d'un feu incandescent le long de son flanc.
L'un des hommes tentent de leur expliquer qu'il n'y qu'un moyen d'arrêter ces sentinelles mais Solveig se fait plus sage. Ils ne sont plus en immédiat danger de mort, elle se contera de se placer en défense.
Sa cape est déchiquetée, elle n'aura pas vécu longtemps. Mais elle aura été utile. Sol la déchire complètement et s'en fait un bandage sur son flanc en la nouant autour de sa taille.
Ainsi la nuit se passe, certains quittent leur groupe, d'autres les rejoignent. La fatigue commence a se faire indéniablement sentir mais elle tient bon. Elle tient bon.

Au petit matin une rumeur les atteint. L'impératrice a succombé. Le visage de la pirate se défait. C'est un coup dur pour Ibelin. Mais bientôt son regard se fait plus dur. Cela ne la concerne plus.
A ses cotés Vira n'a pas bougé d'un pouce en apprenant la nouvelle. Ca ne l'étonne pas.

« Vira. Je vais avoir besoin de Géralt. »

La peau blanche de Solveig trahit tout de même un teint plus pale que d'habitude. De sa main elle touche sa blessure recouverte par le tissu sombre dont on voit une certaine humidité.
Oui elle va avoir besoin qu'on la recoud un petit peu. Et d'un bon morceau de steak aussi. Ou de quelque chose qui se mange tout simplement.
Son regard se porte sur ceux qui sont venus les épauler, elle les remercie silencieusement avec toute la sincérité dont elle est capable. Mais elle sent que leur chemin doit se séparer maintenant qu'il n'y a plus de sentinelles, elle va atteindre de dangereuses limites si ça continu.

Spoiler:
 

_________________

#6666cc

   
Il était un petit navire
Qui n'avait ja-ja-jamais navigué
Qui n'avait ja-ja-jamais navigué
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Rose Écarlate
avatar

Messages : 295
J'ai : plus de 1000 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à :
Mes autres visages:
La Rose Écarlate
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 9:16


Le Cavalier

La Rose Noire





Nous avons échoué. J’ai échoué. Pas assez rapide, pas assez perspicace, pas assez, tout simplement. Le Cavalier Noir a protégé le peuple d’Arven, mais n’a pas su garder leur souverain. Catarine est morte, fauchée par la lame de l’Ordre du Jugement. Augustus gît à terre, quand Mande-Étoile s’est interposé contre la lame qui le menaçait. Une arme lourde, dans la main de mon écrin blessé. Notre Roi est venu nous prêter main-forte, l’issue aurait été moins favorable sans lui, je le pressens.

Le désespoir de mon écrin se mêle au mien, et le soutien discret de Cristal n’allège qu’un peu ce fardeau. D’un pas lourd, toujours revêtu des voiles du Cavalier Noir, je me dirige vers l’infirmerie, pour jeter un œil sur ces femmes et ses hommes que la Rose Écarlate n’a su sauvegarder. Un tourment nécessaire : j’ai besoin de voir notre échec. L’aile enflammée du palais n’est plus qu’une ruine, et l’image partagée par les griffons de la caserne de Svaljärd n’est guère plus enthousiasmante. Je sais le cœur serré de mon écrin, face à toutes ces destructions.

Une jeune femme grièvement blessée attire l’œil de mon écrin, qui s’en approche. Il connaît Mélusine de Sylvamir, il n’y a guère besoin de tergiverser pour savoir ce qu’il désire faire. En aura-t-il seulement la force ? Le sang s’écoule de ses blessures, et je sens le tissu trempé d’écarlate sous les voiles noirs du Cavalier. Mon écrin est mal en point, et il lui faut des soins. Mais sa détermination est sans faille : il aimerait faire davantage mais de ce que je peux voir ici, la dame de Sylvamir est la blessée la plus critique. Ma fierté de mon duché est immense et pourtant, je sais que nos chirurgiens sont moins bons que ceux de Lorgol. La dame n’a plus guère de temps. Un bébé pleure à ses côtés, et je vois mes enfants à sa place, Svanhilde sur ce lit.

Le plus délicatement possible, je soulève la jeune dame de son lit, ménageant ses blessures autant que je peux. Le jour se lèvera bientôt, et les ombres seront moins présente. Je n’ai guère de temps. « N’aie crainte Mélusine. » Lui murmure mon écrin, mais je doute qu’elle aie conscience de quoi que ce soit.

Je plonge dans les ombres, aussi noires que les voiles qui me recouvrent, mon précieux fardeau dans les bras. Je ressens l douleur sourde de mon écrin, mais il serre les dents. Il tiendra. Nous réapparaissons dans la tour des Séverac, devant un serviteur qui ne tarde pas à aller chercher le maître des lieux. Melbren de Séverac, en déduit mon écrin : Mélusine est entre de bonnes mains. Je conduis la jeune femme dans sa chambre, la déposant doucement sur son lit avant de disparaître à nouveau. A Svaljärd, je récupère le petit bébé qui, malgré son jeune âge, semble comprendre que quelque chose se trame. Il ne peut voir le sourire de mon écrin le petit Meldred, un bras tenant fermement l’enfant, l’autre chatouillant une petite main. L’enfant n’est pas lourd, mais les blessures de mon écrin tirent, et c’est avec réluctance qu’il confie l’enfant à la blonde demoiselle qui veillait près du lit de Mélusine. Elle tiendra le bébé, tandis que le Cavalier noir la saisit avec fermeté pour l’entraîner dans les ombres à sa suite, ramenant les siens près de Mélusine de Sylvamir. Un dernier voyage, le garçon presque adolescent aux grands yeux bleus - mon écrin ne peut s’empêcher d’avoir le cœur qui bat plus vite en entendant le garçon réclamer Mélusine, et j’ignore pourquoi.

Ils sont tous en sécurité. J’ai confié à deux gardes la tâche de prévenir Hiémain de Sylvamir, et enfin, je reviens à Svaljärd. Il est temps pour le Cavalier Noir de redevenir anonyme. Mon écrin a besoin de soins et ces derniers voyages ne lui ont pas rendus service.

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Rose Écarlate
avatar

Messages : 295
J'ai : plus de 1000 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à :
Mes autres visages:
La Rose Écarlate
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 14:39


Le Roi

La Rose Blanche





Le baiser de l’hôte du Fou Noir te surprend. Il te bloque même, un instant, jusqu’à ce que tu laisses reprendre à Hiémain le contrôle de son corps, t’effaçant pour ces brefs retrouvailles qui font soupirer gravement Obéron au fond de toi. Presse-toi, nous avons un devoir à accomplir. Mais il n’obéit guère, le baron, ton hôte, qui plein d’inquiétude pour son épouse blessée la serre contre lui prudemment sans désirer la lâcher. Il sait bien pourtant qu’il vous faudra tous reprendre le combat, que des vies dépendent de vos actes. Mais il n’y croit pas, Hiémain, aux paroles de son épouse et il sait, au sang largement répandu sur les blancs vêtements de sa pièce que les blessures de Mélusine n’ont rien de superficielles. Il voudrait lui ordonner d’aller se cacher, en sécurité, de lui laisser le reste à faire… mais il sait qu’il ne pouvait la mettre ainsi de côté. Alors brulant d’une froide frustration, il serre le poing et acquiesce silencieusement.

Ah vous ne vous attendiez pas cependant à ce qu’un regard innocent et extérieur découvre votre secret. Pauvre Agathe perdue et apeurée sans doute de toutes ces horreurs. Il l’observe silencieusement, Hiémain, pestant contre lui même d’avoir laissé filtrer pareil secret sans avoir fait plus attention, mais il semble que sa Mélusine tient en grande confiance cette petite. Alors le baron aussi ferait confiance.

« Fait bien attention à toi. »

Lance-t-il une dernière fois avant de revêtir tes vêtements de pièce. Et aussi vite qu’il avait disparu, le Roi des Blancs reparait sur le champ de bataille. Prêt à protéger contre ces terribles Sentinelles décidées à tuer sans distinctions. Tes vêtements sont maculés du sang du Fou Noir, ils dénotent terriblement avec la froideur immaculée qui est tienne, mais qu’importe. Une fois la petite en sécurité, vous retournez vous battre pour désactiver ces machines d’un autre temps. Tu doutes, Roi Blanc, que ton acolyte masqué et voilé de noir ne tienne plus longtemps. A chaque salve de flèches lancée, tu perçois l’irrégularité des gestes, l’imprécision de Vespéral, la fébrilité de l’hôte qui souffre sous les ténèbres du Fou. Et quand une nouvelle Sentinelle tombe sous vos coups, tu n’es pas surpris du murmure qui parvient à tes oreilles.

« Je ne peux plus combattre.
Je sais. »


Désolée est ta voix, et tu sais ce que cela signifie. En toi, Hiémain se retient de toutes ses forces de ne pas abandonner la lame de Vérité pour mettre en sécurité la pauvre Mélusine, mais il sait ce qui doit être fait. Il en a fait le serment il y a bien longtemps, joignant son cœur et son âme à une cause noble, même s’il devait en souffrir.

« Mon bras te protégeras. »


Promesse chuchotée entre les lignes, aussi bien adressée à Mélusine par Hiémain qu’Obéron à Rhéa. L’un et l’autre savent que leur but ne doit pas être entravé. Mais tu comprends la douleur et la peine qui découle de l’abandon de son écrin aimé pour la juste cause. Juste le temps d’une bataille. Juste le temps que Mélusine se remette. Elle sera mise en sureté, c’est mieux que sur le champ de bataille. Tu le sais, mais la voir si blanche, si faible te mets hors de toi, fait hurler ton cœur… Tu observes ce nouveau Fou des Noirs prendre dans ses bras la femme tendrement chérie de ton écrin, et acquiesce silencieusement à ses mots. Jusqu’au bout, il vous faut combattre. Jusqu’au bout, il te faudra protéger.

Ainsi vous reprenez la route, le cliquetis des Sentinelles devenu familier. Tu sens un de tes frères venu se joindre à la bataille, le Blanc Cavalier à chevauché la lumière pour vous épauler. Certainement n’est-il pas le seul à s’être joint à cette boucherie. Ensemble, toi et le Fou parvenez à désactiver les machines de guerre qui vous font face, et seule la dernière, défaite par un ultime coup bien porté de Vespéral est parvenue à te blesser, entaillant ton avant bras, trop peu pour le couper, assez pour te faire lâcher la lame de Vérité. Tu grognes sous la douleur, mais ce n’est finalement pas grand chose. De l’autre main, tu ramasses ton épée, puis répond à ce nouveau Fou désormais plus grand que toi.

« Ce n’est pas grand chose. »

Enfin, la bataille s’est terminée. Dans un bain de sang, tu le sais, car les mots vont vites, les chuchotements et murmures pleurés arrivent jusqu’à toi. Cela, pourtant, ne te fait que peu réagir, Roi des Blancs, même si tu sais ce que cela signifie… vous avez échoué en parti à protéger. Ainsi la guerre continuerait de faire rage, plus forte que jamais. Laissé seul par ton compagnon Noir, tu t’apprêtais à retrouver un coin calme pour rendre à ton hôte le contrôle quand ton homologue roi se glisse à tes côtés. Un instant, tu es silencieux, pas certain de ce dont il veut parler en premier lieu. Mais Obéron connaît Hypérion, il sait que ce n’est pas de l’Impératrice fraichement assassinée dont il est question. Certainement plus de cette Rhéa nouvellement grandit et changé. Pourquoi s’intéresser à son écrin plus qu’à un autre. Tu soupires, Roi des Blancs, mais tu réponds malgré tout pour rassurer.

« En vie. Blessée mais en vie. »

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 246
J'ai : 34 ans
Je suis : baron de Sylvamir, voleur de la Cour des Miracles, ancien Fils des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et Astrid, duchesse de Valkyrion
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Anthim d'Erebor, Rackham l'Îlien et Joséphine Siguardent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 15:16

Le sang coule et imbibe un peu trop le tissu des vêtements du baron de Sylvamir. Blessé lors de la bataille par une Sentinelle, la coupure de son bras rendait celui-ci lourd et difficile à déplacer. Mais peu lui importait en vérité la douleur qu’il ressentait et la fatigue complète de son corps après avoir bataillé sous les atours du Roi Blanc, il n’avait plus qu’une chose en tête, retrouver Mélusine et s’assurer de son état. Lorsqu’ils l’avaient déposé un peu plus tôt à l’infirmerie de fortune avec le Fou Noir, sa blessure continuait à déverser son sang, et le baron craignait que sans soin de toute urgence, elle ne tienne pas. Il avait à peine échangé quelques mots avec le Roi Noir venu le trouver, lui aussi prit d’inquiétude, et s’était ensuite échappé pour se défaire des voiles du Roi Blanc.

Les Sentinelles étaient vaincus, c’était la seule certitude qu’il avait, mais à quel prix ?

L’impératrice Catarine était morte et l’Empereur Augustus blessé. Etait-ce cela le but de l’Ordre, tuer et détruire les têtes pensantes d’Ibélène ? Que l’empire du Savoir se fasse écraser par manque de cohésion de bannières sous laquelle se rassembler ? C’était terriblement triste et inquiétant, Hiémain le savait. Et pourtant, apprendre la mort de l’Impératrice n’éveillait que peu de sentiments dans le cœur du baron. Peut-être parce qu’en dehors de sa fidélité à Valkyrion – et plus précisément Astrid – sa véritable loyauté allait à Lorgol et à la cité des peuples libres, là où il avait grandit et était devenu qui il était. Non, il n’était guère touché par cette nouvelle, ou rien qui ne puisse l’émouvoir. Cependant, il percevait clairement l’horreur et les conséquences de ce qui venait d’arriver…

Des pensées bien vites éclipsées quand il parvint à l’infirmerie et ne vit nul par son épouse. Où était Mélusine ? Où était sa femme ? Et Agathe qui avait été laissé dans les environs aussi ? Où avaient-elles été transportées ? Laissant tomber le masque de froideur, il interrogea entre inquiétude et fureur les différents soigneurs et servants ici et là, jusqu’à ce que deux gardes viennent l’informer. Oh qu’il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas du tout l’idée d’être séparé de Mélusine. Si la savoir à Lorgol entre les mains de guérisseurs le rassurait un tant soit peu, avoir été laissé en arrière – bien que cela soit nécessaire – ne lui plaisait nullement. Sans compter que visiblement, Meldred et Arsène avaient été embarqué eux aussi vers la cité avec Mélusine. Gravement, il quitta l’infirmerie sans même faire soigner sa blessure, passablement irrité et toujours aussi inquiet. C’était la seconde fois que son épouse s’apprêtait à frôler la mort, et il ne pouvait non seulement rien faire ni être avec elle pour la soutenir.

Il préféra quitter les lieux, le palais en ruine et l’effervescence hurlante qui y régnait pour mieux se retrouver seul. Au fond de lui, même Stellaire et sa voix rassurante ne parvenait pas à calmer la fureur qui s’emparait du cœur du baron. Il s’en voulait terriblement. C’était sa faute si Mélusine était blessée, il n’aurait jamais du la laisser partir seule avant toute chose et certainement pas la laisser se placer sous la lame d’une Sentinelle. Il avait été imprudent. Sa lame n’avait rien pu protéger. Qui était-il s’il n’était pas capable de veiller sur sa propre épouse, la personne la plus importante pour lui ? Tu as conscience de ce qui doit être, Hiémain. Tu as fait un choix en m’acceptant, tu as suivi jusqu’au bout ce serment qui nous lie. Elle n’avait nuls reproches, la voix d’Obéron, et même, il percevait presque la fierté dans l’esprit millénaire qu’il côtoyait désormais depuis plusieurs années. Pourtant, ça n’avait rien de rassurant pour lui, ces quelques mots. Il doutait tant. Trop même. J’aurais du la protéger aussi. Nous avons tous prêté le même serment Hiémain. Mélusine le savait, comme toi tu le sais. Je n’ai pas la force de continuer ainsi, Obéron. Je n’y arriverais pas. Veux-tu abandonner ? Sincère était la question de l’esprit millénaire, et s’il percevait une pointe de déception dans la voix, il y sentait aussi de la tristesse. Il n’avait pas de réponse pourtant, et tous les trois, Stellaire, Obéron et lui savaient qu’il lui faudrait du temps pour la donner. Le temps de réfléchir. Le temps de faire face aux doutes.

Spoiler:
 

_________________

Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 195
J'ai : 49 ans
Je suis : Seigneur du territoire d'Ysgramor / Savant spécialisé dans le domaine de l'Histoire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibelène
Mes autres visages: Serenus Dardalion
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 16:25

Le jour se levait doucement sur la ville endeuillée. Assis sur un banc, un bras passé autour des épaules de Rolf et une main dans celle d'Elanin, je regardais les employés de l’auberge s’activer. Ils avaient tous la mine renfrognée, certains avaient les larmes aux yeux. L’heure n’était pas à la fête. L’Impératrice avait été tuée lors de l’attaque. J’avais appris la nouvelle peu de temps après être arrivé à l’auberge. J’avais mis plus de temps que prévu pour y parvenir. J’ai voulu être prudent, pour ne pas retomber sur une autre de ces machines tueuses, et j’avançais lentement et sans bruit. Et, si j’avais l’air ridicule, cela fonctionna car j’arrivais en vie et en un seul morceau à l’auberge. Elanin et Rolf étaient là, eux aussi en parfaite santé, même si Rolf saignait de la tête. Il m’expliqua en souriant qu’il avait fait une simple chute pendant sa fuite. Elanin avait eu peur, et restait constamment aux côtés de son frère, qui ne cessait de me poser des questions sur ce que j’avais vu.

Je ne cessais de penser à tout ce qu’il s’était passé. J’avais pris quelques rapides notes sans développer, car je ne m’en sentais pas le courage. Je me demandais aussi si mes sauveurs étaient en vie, et me promis de me renseigner sur eux pour les récompenser. Je n’avais pas grand-chose, mais ils sauraient apprécier le geste, c’était grâce à eux si j’étais encore en vie après tout. Je n’avais cependant pas prévu de rester longtemps. Les temps n’étaient plus aux affaires ou aux alliances, nous devions rentrer en Ysgramor, et attendre la suite des évènements. Mon domaine ne devrait pas trop souffrir des conséquences qu’impliqueraient la mort de l’Impératrice. Cependant, tout en jetant un regard à ma fille, je me dis que le moment serait peut être venu de la présenter à la Cour. Sa grande beauté et son intelligence seraient un atout précieux pour son intégration. Et je sais qu’elle n’en serait pas mécontente. Cela lui permettrait de voir du pays, de sortir de cet environnement froid et hostile qu’est Ysgramor. Rolf pourrait surement l’accompagner pendant un temps, il était temps qu’il se fasse lui aussi connaitre.

Un domestique vint me voir pour me prévenir que mon frère et sa famille venaient d’arriver. Ils avaient réussi à se réfugier dans la maison d’un ami, et, s’ils étaient en état de choc à cause du décès de l’Impératrice, ils allaient bien. Je me levais et allais à leur rencontre. Le teint pâle de mon frère ne me rassura pas. Il me dit à mi mot qu’il avait vu des machines tuer des personnes non armées, et qu’ils avaient eu de la chance d’en réchapper. Un peu de repos, et nous pourrons partir. Je ne tenais pas à m’attarder plus longtemps. Pendant ce temps, j’irais au palais, voir si je pouvais en apprendre un peu plus. Je soupirais et regardais ma famille réunie autour de la table. Les temps à venir vont être difficiles, et je devais être prêt à y faire face.

Spoiler:
 

_________________

La lecture n'est profitable qu'aux esprits possédés d'un goût immodéré de la vérité.
Baudelaire
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 263
J'ai : 29 ans
Je suis : Duchesse de Valkyrion
Fille du baron de Jaakyl

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : incertaine
Mes autres visages: Agnès d'Aurebois
La Noblesse
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 17:57

Le combat s’engage entre le Roi Noir et la sentinelle et je remarque également Nuage, le griffon de Mayeul qui vient à notre secours. Son hululement semble nous indiquer de le rejoindre alors je pousse Aubrée et le garçon vers le griffon, les suivant de près, nous éloignant par la même occasion des combattants. La sentinelle finit par être défaite et nous rattrapons les autres nobles menés par Séverine. Un mécanisme à étudier, pensée fugace qui se loge dans un coin de mon esprit, rapidement supplantée par les évènements présents. Bien que nos gardes se battent vaillamment, plusieurs sont blessés et je vois avec horreur deux autres ennemis foncer sur nous ou plus exactement vers la famille impériale.

L’empereur se défend, aidé par le Roi noir et son Cavalier mais l’impensable survient. L’Impératrice succombe à la seconde sentinelle, mon cri se bloque dans ma gorge et je hoquète, comme si le souffle me manque. Tout se passe très vite, un silence pesant s’abat alors que je peine à réaliser. Pourtant, je comprends que l’Ordre a souhaité détruire la lignée impériale et que notre protection a failli. Pendant plusieurs minutes je semble incapable de réagir, mais je finis par me ressaisir, je devais me montrer forte car il reste beaucoup à faire. Mon fils me rejoint, Ljära restant accrochée à mon homologue belliférienne. Les secours s’organisent et nous retournons au palais tandis que les Pièces de la Rose s’éclipsent. Je garde Aubrée à mes côtés en attendant de retrouver Ljöta. Destruction, mort et désolation marquent la ville et mon cœur est lourd, néanmoins je devrais patienter avant de laisser libre court à mes émotions.

Et pour cela, je vérifie que tout se passe bien à l’infirmerie, occupant mon esprit, me faisant la remarque que je devais également remercier Mayeul pour l’intervention de Nuage. D’ailleurs je finis par l’apercevoir parmi les blessés et je m’approche de lui pour m’assurer qu’il est entre de bonnes mains. Cela me donne l’impression de revivre notre première rencontre mais il ne sera peut-être pas en mesure de discuter. Donc je ne m’attarde pas outre mesure, préférant laisser l’équipe soignante œuvrer. Même réflexion pour notre empereur.

Spoiler:
 

_________________
Couleur d'écriture : #993300


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dragonnet en Chef • Livre I
avatar

Messages : 3225
J'ai : 31 ans
Je suis : Marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie Aubenacre • Freyja de Brunante • Ljöta d'Evalkyr • Rejwaïde Sinhaj
Dragonnet en Chef • Livre I
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 20:58

Je n’ai pas vraiment conscience de ce qui se passe autour de moi. Juste de bras qui me transportent – on me pose dans un lit – et des heures qui passent, dans un sommeil abruti de torpeur qui ressemble beaucoup à un coma épuisé. Tout mon corps me brûle, et je me sens si faible ! La douleur pulse dans mon épaule déchirée, et je me laisse sombrer dans l’obscurité, sans Rhéa ni Fantasme pour me retenir. Je perçois des allées et venues, vaguement, de très loin ; et lorsque deux bras m’emportent à nouveau à travers les ténèbres, je ne comprends pas vraiment ce qui se passe.

Un va-et-vient, encore ; je sens la magie imprégner mon épaule blessée, et je devine confusément que l’on me porte secours. Ce n’est que lorsque Rhéa s’en vient mêler son esprit au mien, toutefois, que la guérison prend un tournant significatif. Merveilleuse magie de la Rose Écarlate ! Les mages penchés sur moi n’ont pas conscience de l’assistance que leur apporte le Fou Noir tapi au creux de mes veines, et c’est tant mieux. Je laisse Rhéa me bercer de sa présence, dérivant dans un demi-sommeil abruti par la fatigue ; et c’est seulement lorsque les mages prennent congé, mon épaule dûment bandée et immobilisée, que je peux dormir vraiment.

Juste deux heures. C’est l’instinct qui me réveille – ou, peut-être, les pleurs de Meldred qui me tirent de ma torpeur. Mon bébé, mon bébé si parfait qui ne pleure jamais ! Il est là, dans les bras d’Agathe ensevelie dans les mille coussins d’un fauteuil confortable à mon chevet ; et de l’autre côté du lit où je repose, il y a le regard vigilant d’Arsène, à la lueur des bougies. Je reconnais la chambre où je suis : c’est la mienne, dans la tour de Séverac à Lorgol. Comment donc suis-je arrivée là ? C’est Arsène qui me raconte, de quelques mots entrecoupés : qu’il a fui l’atelier de Sönja avec Meldred, clandestinement, pour venir me retrouver ; qu’à l’infirmerie, Agathe était déjà là, et que le Cavalier Noir en personne nous a tous emmenés jusqu’ici pour que des mages s’affairent à combattre ma dangereuse faiblesse après avoir perdu tant de sang sous les coups des Sentinelles. Le petit ne se doute pas des réelles causes de mes blessures, mais je lis dans les yeux d’Agathe qu’elle sait très bien ce qui s’est passé. De mon bras valide, je serre Meldred qu’Agathe a placé contre moi, le berce tendrement – et elle me raconte la suite, terriblement sérieuse.

Comment le Cavalier nous a amenés directement ici, l’un après l’autre ; remis aux bons soins de Melbren, mon cher frère, qui a fait mander les mages immédiatement, et a procuré aux enfants des vêtements propres et des chambres pour qu’ils se lavent du sang et de la poussière. Qu’il a trouvé une nourrice pour mon fils, et qu’il a diverti de son mieux ma pupille et le petit orphelin tombé sous ma tutelle, le temps que je me réveille. Qu’il a fait prévenir mon époux de l’amélioration de mon état. Qu’il s’est occupé de Meldred avec grande tendresse. Qu’il s’est absenté de mon chevet juste quelques minutes pour faire envoyer des messages à Melsant, à Mélisende, à Castiel, à nos parents, et qu’il reviendra bientôt. Agathe m’apprend la mort de l’impératrice, les dizaines de morts, de blessés – la tête me tourne. Je suis fatiguée – si épuisée, par Mirta ! Je réfléchirai aux nouvelles demain. Ce qui compte, c’est que mes proches aillent bien. Nos parents, indemnes ; Melsant et Grâce, éprouvés mais vivants ; Hiémain, ô mon époux qui sera retenu au loin pour plusieurs semaines au moins. Ma Joséphine tendrement chérie – sous le nez de laquelle Arsène a volé Meldred, par Isil. Ce petit promet.

Il y a un reflet cristallin suspect dans les yeux d’Agathe, maintenant qu’elle s’est tue, et le regard d’Arsène brillait étrangement à la lueur du chandelier il y a quelques minutes, avant qu’il ne s’endorme. « Allez, viens par là. » J’ai chuchoté pour ma pupille, lui indiquant du menton l’ample espace vide sur le lit à mes côtés. « Grimpe à côté de moi, sous la couverture pour ne pas prendre froid. J’ai eu très peur pour toi, je serai plus rassurée si tu dors avec Meldred et moi, et Arsène aussi. » Elle hésite – ma proposition enfreint sûrement une sacro-sainte règle belliférienne, mais je n’en ai que faire. « S’il te plaît, mignonne ? J’ai besoin de sentir mes enfants près de moi, ce soir. » Je cale le bébé entre nous, veillant à ce qu’il ne risque pas d’être écrasé pendant notre sommeil, et pose mon bras blessé sur la taille d’Agathe par-dessus la couverture. Un mouvement derrière elle m’indique qu’Arsène s’est réveillé et s’est glissé dans le lit à sa suite, de l’autre côté ; effectivement, sa main vient accrocher la mienne et s’y nouer. Voilà Agathe bien entourée – je dépose délicatement un baiser sur sa tempe, presse doucement la main d’Arsène, et caresse le front de Meldred qui s’est endormi.

Ma famille va bien.
« Bonne nuit. »

Spoiler:
 

_________________








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 3755
J'ai : 37 ans
Je suis : Voltigeuse

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ermengarde, duchesse de Bellifère ; Alméïde, princesse d'Erebor, et son duc, Anthim ; Augustus, empereur d’Ibélène
Mes autres visages: Tristan d'Amar, Sitara d'Erebor, Meldred Vif-Ressac, Astrée Aubétoile
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 22:03

Il l’avait rejointe, l’avait écoutée, et il avait dit oui. Elle savait qu’il y aurait beaucoup de conséquences, et que ce ne serait pas facile, mais il avait dit oui. Elle étreignit sa main, alors qu’il lui disait qu’elle resterait ici, sachant pertinemment qu’elle ne le souhaitait pas. Il la connaissait bien, et savait très bien qu’elle n’avait aucune autre envie que celle d’y aller, mais qu’il lui explique au moins ce qu’il se passait la tranquillisa. Un peu. Corail continuerait à lui transmettre des images de ce qu’il se passait, et à se battre vaillamment pour elles deux. Elle était forte, sa griffonne, et ne renoncerait pas, à moins d’être incapable de poursuivre, comme Grâce actuellement. Et elle comptait bien se relever, dès qu’elle irait un peu mieux. Les médecins ibéens leur laissaient peu de répit, encore moins aux rescapés des incendies, touchés par la fumée plus ou moins gravement, qu’à ceux blessés par les sentinelles.

Leurs blessures étaient très importantes, mais les seconds nécessitaient des soins en l’instant, et du repos après, quand les autres devaient être surveillés. L’action des flammes, des brûlures, sur leur corps, et celle de la fumée sur leur respiration pouvaient faire que leur état dégénèrerait rapidement. Les bandages de Grâce étaient changés dès que le froid des linges posés sur elle n’était plus. Elle n’avait de cesse de tousser, malgré les verres d’eau qu’on lui imposait de boire, et malgré la potion qu’on lui avait donnée avant cela.

Elle tenta malgré tout de se relever, une nouvelle fois, avant de sombrer à nouveau dans le sommeil, pour ne se réveiller qu’en entendant une voix inconnue, et une un peu plus familière. Elle aurait voulu prendre sa fille dans ses bras, mais celle-ci lui échappa, à l’arrivée de… quelqu’un. Son cœur se serra malgré elle, alors que sa fille accourrait auprès de sa tutrice. Elle était venue la voir elle, mais… Mais elle était bien peu de choses, en comparaison avec Mélusine de Séverac. Et c’était probablement sa seule et unique faute. N’avait-elle enchaîné que les échecs, avec Agathe ? Très probablement.

Elle se lève malgré les conseils, s’accrochant comme elle le peut, s’aidant malgré sa faiblesse, uniquement pour voir le sombre Cavalier, intrépide, emporter sa fille. Où ? Que fait-il ? Elle devrait être rassurée, de la voir éloignée du danger, alors que les rumeurs lui parviennent, de plus en plus inquiétantes. Des nobles isolés, l’Impératrice et l’Empereur attaqués. Sa cadette est sauve, mais qu’en est-il de l’aînée ? Elle a conscience d’avoir perdu la plus jeune pour toujours, au profit de la femme à qui elle l’a confiée, et l’amertume de ne pas avoir réussi à améliorer leur relation la frappe à nouveau. Pas question, pourtant, d’abandonner Aubrée. Qu’elle tousse à nouveau beaucoup trop, ou que ses jambes peine à la porter… Elle continue, malgré tout, sachant qu’elle ne va pas aller bien loin. Mais si elle perdait l’aînée définitivement…

Elle parvient à peine à l’entrée du bâtiment transformé en infirmerie, tombant sur ses genoux, incapable de faire un pas de plus. Elle n’avait pas su protéger ses filles de leurs père et frères, dans leur enfance, et elle échouait une fois de plus.

Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Modo
avatar

Messages : 2624
J'ai : 30 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, Duc de Sombreciel Augustus, Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Les Voltigeurs • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 15 Juil - 22:18

Il a tenu le choc. La voix dans son esprit lui a murmuré des encouragements, tout le temps, l’aidant à ne pas s’effondrer. Il ne sait plus vraiment ce qu’il doit faire Mayeul, si ce n’est rejoindre l’infirmerie. Rejoindre les secours. Ne pas s’effondrer, mettre un pied devant l’autre. C’est facile, n’est-ce pas ? Il l’a déjà fait. Un pas. Un autre. La tête qui tourne, le cœur au bord des lèvres, sa vision qui s’obscurcit. Encouragement. Soutien. Continuer, oui oui.

Il n’a pas fière allure le major de Svaljärd, quand deux Voltigeurs le voient débouler devant eux, à peine conscient. Nuage est à ses côtés pour le guider, pas à pas, ses plumes ensanglantés par les blessures de son Voltigeur. Soulagement. Mayeul trébuche, et c’est le trou noir. Du brancard, des médecins qui s’affairent autour de lui, le Voltigeur n’en a pas conscience. Pas plus que de l’inquiétude de Nuage ou de son agacement face à son Voltigeur qui, visiblement, a épuisé ses forces.

Il alterne entre la veille et le sommeil Mayeul. Il a perdu du sang, beaucoup de sang, et la fumée qu’il a inspiré lui cause encore de violentes quintes de toux qui lui déchirent la gorge. Maintenant que son aide n’est plus nécessaire, le Voltigeur se laisse dorloter, épuisé. Son poignet est dans un sale état mais la blessure de son bras a été soigneusement recousue. A la duchesse qui vient s’enquérir de sa santé, il assure qu’il est entre de bonnes mains. Un guérisseur n’aurait sans doute pas été du luxe, car il le sait déjà le Voltigeur : sa convalescence va être longue. Les médecins le connaissent maintenant - cela lui rappelle étrangement Marianne - et sa nature casse-cou lui vaut bien des remarques agacées qu’il sait méritées. Le plus agacé sans doute, c’est Nuage, mais Mayeul est tellement fier de son griffon qu’il se laisse enguirlander sans trop râler.

Il est faible, le major de Svaljärd, mais contre sa promesse de ne pas essayer de se lever, les médecins autorise son ailière à venir le voir. Elle le trouve pâle et bien peu en forme, mais finit par lui exposer ce qu’il s’est passé. La mort de deux Voltigeurs, qui laisse une plaie amère. Les morts, les blessés parmi les nobles. Les sentinelles démantelées - ça, il sait. Et la mort de Catarine. La blessure de l’empereur. C’est un coup sur la tête, une nouvelle blessure. Ils n’ont pas réussi à défendre la famille royale, alors qu’elle était sous leur responsabilité. Il est le major de Svaljärd, c’était à lui de parer à la menace. De comprendre, bien avant, que l’Ordre n’allait pas les laisser tranquille.

Et les coupables ? Que sont-ils devenu, qu’ont-ils donné, les jeunes qui ont été arrêtés précédemment ? Ont-ils seulement parlé ? La Voltigeuse lui révèle que d’autres gens ont été arrêté, et sont en train de parler, probablement. Ceux qui les interrogent ne manque pas de motivation. « J’aimerais les voir, plus tard.» Annonce Mayeul d’une voix bien moins forte qu’à son habitude. Il ne précise pas que plus tard sera sans doute sans l’aval des médecins, mais il a besoin d’en savoir plus. Tout comme il avait besoin de savoir le sort de ceux sous ses ordres. Une fois laissé seul, c’est Nuage que Mayeul interroge. Grâce, Reja ? Saines et sauves, en voie de guérison.

Soulagé, Mayeul lâche à nouveau prise. Il a besoin de repos, malgré sa volonté d’aider à reconstruire ce qu’il reste de Svaljärd. Ce qu’il reste d’Ibélène, après la mort de son impératrice. Il est major de Svaljärd, il peut peut-être aider. Le Maréchal de Serre ? Vivant, aussi. Reja ? C’est sur l’image transmise à Nuage par un Sirocco amusé que Mayeul s’endort. Reja va bien. Et au milieu de tout ce chaos, c’est une pensée suffisamment réconfortante pour qu’il se laisse aller, succombant à l’influence des drogues pour fermer les yeux quelques heures.

Spoiler:
 

_________________


"What am I supposed to do
when the best part of me
was always you?"

The Script, Breakeven

Yeah :
 
Paroles : indigo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 87
J'ai : 35 ans
Je suis : pirate à bord de l'Audacia

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Rhéa et Philippe Jedidiah
Mes autres visages: AbigaÏl l'Embrasée ; Eponine Aubenacre
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 16 Juil - 23:00

Vira était prête. Elle se jeta dans la masse avec son amie Solveig. Quitte à périr sur la terre ferme, autant que ce fût aux côtés d'une pirate qui buvait autant qu'elle, jurait aussi bien qu'elle et se battait comme elle. Bref, c'était la personne qui fallait avoir à côté.
Mais la bataille fut de courte durée. L'homme qui lui avait dépanné la laine venait d'arriver et s'interposa dans son combat baragouinant quelque chose dont elle ne comprit pas grand chose. Le noblion, lui, était parti. La pirate l'observa avec curiosité, à la fois outrée de voir qu'il osait la déranger pendant qu'elle combattait avec une frénésie presque fanatique, et songeuse sur la personnalité étrange du voltigeur. Au final, après quelques coups bien placés, la chose, cessa de fonctionner. Ainsi donc ils avaient un endroit bien défini où ils pouvaient le stopper. Victorieuse, l'Îlienne adressa un signe de tête bref au voltigeur avant de se tourner vers Solveig, prête à lui taper dans la main en signe de victoire. Malheureusement, la kyréenne n'était pas du même avis. La nuit avait laissé place au jour et beaucoup affichaient une mine fatiguée par la nuit rude qu'ils venaient de passer. Entre les incendies et les combats, nombreux y avaient laissé la vie et les blessés paraissaient indénombrables. Malheureusement, Sol en faisant partie. Son combat lui avait laissé quelques traces bien sanglantes qui figèrent le sourire victorieux de l'Îlienne. Cette dernière ne s'en sortait pas trop mal, avec quelques éraflures et certainement une petite entorse au poignet pour avoir paré un coup plutôt énergique. Mais la pirate avait surtout esquivé habilement les attaques, surpassant son adversaire en agilité.

Sans rien dire, Vira passa un bras sous son épaule pour la soutenir et commença à l'emmener avec précaution à travers le champs de blessé, tentant de retrouver son chirurgien. L'aube avait amené avec elle son lot de blessés de guerre, d'orphelin, de morts et de pleurs. Mais l'Îlienne ne s'en préoccupait nullement. La fête avait mieux fini qu'elle n'avait commencé mais c'était bien la dernière fois qu'elle mettrait les pieds en Valkyrion. Après tout, si l'Audacia évitait ses eaux glacés ce n'était pas pour rien. Les derniers événements confirmaient en tout cas, qu'on était jamais mieux que à bord de Rhéa. Là, au moins, y avait pas de choses mécaniques qui essayaient de vous transpercer le ventre.

-DOC ! DOC !

La voix de l'Îlienne se transformait en un beuglement puissant. Elle parvint à trouver le chirurgien occupé à soigner des blessés. Pauvre gars. Il avait pas fini s'il commençait à rafistoler les gens. Au pire, un coup d'épée histoire d'épargner leur souffrance, beaucoup plus simple et efficace.  

-Doc ! reprit-elle en se rapprochant. T'soignes Sol, l'vide sang l'rouge là, s'coule vite, faut r'coller fort et tout là !

Elle le pressa, la Vira, essayant de lui faire comprendre dans un dialecte approximatif que Sol passait en premier, soutenant la blessée d'une main et agitant une de ses lames avec force, dans le vide, d'une autre. Fallait la soigner rapidement !

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 407
J'ai : 58 ans
Je suis : Maréchal de Serre, Voltigeur de la Griffonne Adamante & Cartographe. Jadis l'on m'a reconnu forgeron brillant à Val Griffon.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Augustus, Empereur d'Ibélène.
Mes autres visages: Tim l'Escampette
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 17 Juil - 11:44

Réveilles toi. Tu as assez dormi ! DEBOUT ! La famille impériale a besoin de toi !

Les yeux du Maréchal s'ouvrirent grand d'un coup, accompagné d'une respiration forte comme si on l'avait maintenu sous l'eau trop longtemps, il se releva assit sur son lit sous quelques grimaces. Son regard alla à droite puis à gauche tandis que sa tête semblait vouloir se dévisser de son cou. Il se sentait nauséeux et fiévreux en cette matinée, Richard, mais seule la situation du moment l'importait. Mal en point, sa peau le tirant et le faisant hurler sous des bandages de fortune, il avait fini par s'évanouir à son éveil précédent, celui qui avait suivi l'explosion de la caserne. Un tremblement au creux de son ventre lui mit le cœur au bord des lèvres alors qu'il se souvenait de sa dépêche.

La famille impériale !

Autour de lui les gens s’affairaient encore, moins sur son cas, mais la situation semblait s'être calmée. Pourtant, les mines sombres n'étaient pas pour le rassurer, tout au contraire. Il sentit les sentiments d'Adamante le frapper de plein fouet, soulagement, tristesse et honte ; et son sang ne fit qu'un tour alors qu'un vieux médecin arrivait à ses côtés pour le presser sagement de se reposer encore. Loin de l'entendre de cette oreille, le brûlé qu'il était sur une bonne partie du corps, le gauche, l'agrippa par le col et d'une voix toute aussi vibrante que menaçante demanda.

« L'Empereur ? » Un simple signe de tête et il sentit un poids lui être arraché. Il était vivant, peut-être blessé, mais vivant. Son soulagement fut de courte durée alors qu'il demandait d'un regard urgent et d'une voix à demi étranglée et teintée de crainte.
« Sa famille ? »
« Les enfants n'ont rien, mais l'Impératrice... Oh l'Impératrice, Maréchal, elle nous a été arrachée par l'Ordre malgré l'aide précieuse de la Rose Écarlate. »
L'homme baissa les yeux peinés, endeuillés puis les releva sur le visage de son patient.

La bouche entrouverte, le regard loin, le quinquagénaire semblait s'être perdu en lui en accueillant la nouvelle. Il lâcha le col de sa proie et le laissa partir, restant muet et groggy de choc. Son cœur avait dû manquer un battement ou deux lorsqu'il sentit sa vue se brouiller et sa conscience lui revenir, pleine de culpabilité.

Il avait échoué dans son devoir de protéger la famille impériale, il avait mentit en promettant à Augustus que la sécurité était optimale, il avait été inutile en se trouvant cloué au lit. Serviteur abjecte sauvé des flammes, comment pourrait-il encore seulement se tenir devant son empereur après ça ? Ses mots n'avaient été que vent et insultes prononcés à la famille impériale depuis qu'ils étaient à Svaljärd.

Son incapacité le sidéra alors que sa mâchoire se serrait à en saigner ; autant que ses poings sous la couverture. Douleur fulgurante, mais plus supportable déjà et moins que celle de son coeur, l'homme s'extirpa des draps, bien décidé à faire front à ses échecs devant son empereur. Au stade où il en était et même hors de cette situation, il était prêt à accepter n'importe quelle décision et insulte de la part de la famille impériale. Rien, à ses yeux, ne pourrait le racheter de son échec, l'Impératrice était morte et elle ne reviendrait pas.

L'image de Tybalt lui traversa l'esprit, était-il mort, lui aussi ? Sa gorge se noua à cette pensée un instant alors qu'il se démenait pour se vêtir à travers la douleur et le suintement de ses plaies. Avait-il perdu également son propre sang que la punition à son échec n'en serait qu'un pauvre prix à payer en comparaison, se disait-il douloureusement.

Tu as échoué à servir ton empereur et sa famille, Maréchal de Serre. Tu es prêt à tout pour te racheter auprès d'Augustus, mais cela suffira t-il seulement ? Te gardera t-il seulement en estime, serviteur incapable que tu es ?


HRP:
 

_________________
MEN RULE THE WORLD
© FRIMELDA

Richard #B8860BTybalt #2F4F4F
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles • Modo
avatar

Messages : 278
J'ai : 29 ans
Je suis : Couturière au service de Catarine d'Ibélène, Espionne à la Cour des Miracles (infiltration)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles, Castiel de Sombreflamme, Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Alméïde d'Erebor, Ilse Tonnevent, Aurore Aubétoile
La Cour des Miracles • Modo
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 17 Juil - 17:46

À l'abri, bien loin des combats qui font rage, Liselotte patiente tranquillement sans rien laisser paraître sur son visage. Elle observe ceux qui l'entourent dans cette auberge qui accueille déjà plusieurs blessés et des personnes apeurées, elle garde le silence aux côtés de le jeune aveugle qu'elle a entraînée à sa suite afin de l'éloigner du danger et des questions gênantes. Aucun mot sur l'Ordre n'a été prononcé depuis qu'elles sont arrivées en ce lieu, une seule mention serait bien trop risquée et cette petite s'est déjà un peu trop fait remarquer.

Alors que le temps passe, d'autres blessés sont accueillis et Liselotte est réquisitionnée pour donner un coup de main là où elle le peut. Loin d'en être ravie, elle met pourtant la main à la pâte, tendant l'oreille sur ce qu'il se raconte, à l'affût d'une information importante. Et celle-ci arrive, avant que le jour ne se lève ; l'impératrice a succombé. La petite couturière ressent un léger pincement au coeur pour cette femme au caractère affirmé qui l'a prise à son service, qui l'a engagée sous son toit et pour qui elle travaillait désormais depuis de nombreuses années. Une femme qu'elle appréciait, mais de tels détails n'importent que peu dans une telle situation. Elle savait dans quoi elle s'engageait il y a bien longtemps et elle sait que sa position privilégiée en vaut la peine. La mort de l'impératrice n'était qu'un pas de plus, un mal nécessaire, vers de plus grands accomplissements. Alors Liselotte encaisse en silence la nouvelle, prie Sithis de l'accueillir en son royaume puis continue à se rendre utile là où on la demande. Elle n'est pas d'une grande aide pourtant, car d'autres affluent, bien plus compétents.

Liselotte s'apprête à laisser le travail à ceux qui savent ce qu'ils font quand elle aperçoit, plus tard, la silhouette d'une Voltigeuse qu'elle connaît bien. Celle-ci s'effondre sur le pas de la porte alors elle s'avance jusqu'à elle, tentant de la relever. « Ca va aller Grâce. » déclare-t-elle d'une voix qui se veut apaisante avant qu'elle n'interpelle un jeune homme qui passe devant elle. « Vous voulez bien me donner un coup de main ? » Il s'exécute, l'aide à relever Grâce en se positionnant de l'autre côté et tous les deux l'amènent sur une couchette de fortune. Liselotte reste à côté de la Belliférienne qu'elle observe avec attention ; son visage est encore légèrement couvert de suie et il est plus pâle que d'ordinaire. Liselotte s'empare d'un verre d'eau et le tend à la Voltigeuse. « Bois un peu, ça te fera du bien. » Ca n'effacera pas tout le mal qui lui est arrivé cette nuit, mais au moins, elle est en vie. Certains ne peuvent en dire autant.


Spoiler:
 

_________________


On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





dialogues • mediumvioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Socle de glace
» Le Feu et la Glace réunies... [PV Goupixa]
» Résumé de l'intrigue
» MOIS DE GLACE
» Une nouvelle amitiée [.Nuage de Glace -Feuille de miel]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibélène :: Valkyrion :: Svaljärd-
Sauter vers: