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 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

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La Cour des Miracles • Modo
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin - 17:06

Cette foire est réellement le moment idéal pour s'enquérir de tout ce dont elle a besoin. Depuis que Liselotte est arrivée en début de semaine au sein de la délégation venue d'Ibelin, elle fait le tour des étals, négociant avec les marchands pour obtenir les meilleures fourures et divers accessoires de bois ou de cuir. Elle a obtenu la permission de l'impératrice de se fournir en tissus et autres matières pour lui confectionner des vêtements et la petite couturière s'est fait un plaisir de dénicher les meilleurs éléments ; renard, zibeline et autres fourrures douces et chatoyantes sont passées entre ses  doigts experts et elle visualise déjà quelques robes et manteaux qui sauront ravir sa clientèle.

Bien qu'elle ait fait la majorité de ses emplettes les jours précédents, Liselotte ouvre l'oeil pour ne pas rater une occasion en or. Elle déambule parmi les étals d'un pas serein, léger, assuré. Depuis le temps qu'elle vit à Ibelin, les températures nocturnes du duché du Savoir ne la surprennent plus et elle s'est parée d'une longue cape de laine, réhaussée de fourrure, pour profiter pleinement des festivités tout au long de la nuit. Un tel événement est également l'occasion de faire quelques rencontres, de récolter quelques informations et autres bruits de couloir, d'être au coeur de ce qu'ill se passe pour ne rien manquer. À son cou, brille une gemme discrète, dont la luminosité tend parfois à s'accentuer pour des raisons qu'elle seule connaît. Une trouvaille sympathique dans un marché de Lorgol, qui lui permet de savoir si la personne en face d'elle a honoré Mirta au cours de la dernière journée. De quoi récolter quelques potins juteux lorsque celle-ci se met à brille face à une femme dont le mari est absent, à tout hasard. Et donc, de quoi ravir la petite couturière.

À trois jours du début des réelles festivités, la capitale ne se désemplit pas et elle reconnaît quelques visages familiers qu'elle salue avec un plaisir non dissimulé. Quelques camarades de la Cour des Miracles sont là ; elle aperçoit d'ailleurs Mélusine et Hiémain, entourés de leur petite famille mais ne s'attarde pas, rejoignant plutôt des connaissances venues de Sombreciel avec qui, elle le sait, elle pourra célébrer comme il se doit.


Spoiler:
 

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin - 19:11

Nul besoin de vous esquiver ou d'en venir à une bagarre qui vous aurait exposés bien trop, vu votre situation particulière. Vous avez beau être récemment arrivés, Solveig et toi, Vira a plus de bouteille sur l'Audacia. Puis, dans tous les cas, au vu de la tension ambiante, avec la fin de la trêve et la guerre, le moindre grabuge pourrait vous envoyer aux cachots – et tu n'oublies pas que tu es assurément considéré comme déserteur dans ton duché.
Sol a donc réglé cette histoire sans que vous n'ayez à sortir vos poings ou vos armes. Une petite tirade dans un patois que tu ne reconnais pas, sûrement du coin, et les hommes ont fini par décamper sans autre embrouille. Tu la remercies pour son intervention et vous ne vous attardez pas ici. Tu suivras néanmoins ses conseils : tu seras prudent et tu ne remettras pas les pieds dans cette taverne – adieu, bière délicieuse.

Une fois dehors, pourtant, alors que vous avez mis suffisamment de distance entre vous et la taverne, vous perdez Vira. Elle vous suivait, puis d'un coup, elle n'est nulle part en vue. Vous avez beau scruter autour de vous, aller dans un sens, revenir à votre lieu de départ, aller dans un autre : rien. Vous continuez malgré tout vos recherches, guidés par l'inquiétude, et vous approchez d'une place où des musiciens échauffent leurs instruments. Une foule raisonnable danse sur la mélodie, rires et chants fusant par endroits. Un sourire apparaît automatiquement sur tes lèvres alors que tu laisses la mélodie t'étreindre un bref instant.

Le Destin choisit ce moment pour te ramener sur terre. Tu bouscules quelqu'un par inattention. Tu reportes immédiatement ton attention sur la jeune fille qui n'a rien demandé et la rattrapes de justesse par l'épaule. « Je vous prie de m'excuser, la musique a accaparé mon attention, l'espace d'un instant. » Tu laisses retomber ta main et lui offres un sourire contrit. « J'espère ne pas vous avoir fait mal ? »

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Dernière édition par Géralt de Rives le Jeu 22 Juin - 22:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 20 Juin - 20:10




Chroniques d'Arven

Intrigue 2.4

De Glace et de Sang

Du 29 au 31 juillet 1002



Intrigue animée par Lemon Tart



Le froid n'est pas un obstacle pour tous ceux décidés à profiter pleinement de ce qu'offre la capitale kyréenne. Les auberges et les tavernes réunissent une foule dense, les quelques artistes qui sont assez courageux pour jouer dans la rue après la nuit tombée attirent le chaland et, l'alcool aidant, la fête continue jusqu'au petit matin, au son de la musique entraînante et des éclats de rire. Les étals ferment pour la nuit, les marchands remballent et se préparent à une nouvelle journée productive, les derniers éléments pour les concours sont installés.

La nuit semble s'écouler sans aucun incident, en dehors de quelques échauffourées, alcoolisées ou non. Ce n'est qu'au lever du jour que l'on réalise que quelque chose s'est passé, sans réellement savoir quoi. Des gardes patrouillent dans les rues de Svaljärd, plus alertes que jamais. Il arrêtent des gens au hasard pour les interroger ou pour les fouiller, et ils ne semblent pas enclins à faire preuve de tolérance vis à vis de ceux qui ne coopèrent pas ou qui font du grabuge.

L'inquiétude règne dans la capitale, des rumeurs parcourent la ville concernant des intrusions au palais et des personnes mises en garde à vue sans qu'on ne sache réellement pourquoi. Malgré l'atmosphère pesante, la foire continue et les Savants commencent à apporter leurs inventions pour les démonstrations qui auront lieu dans deux jours, sous le regard curieux des visiteurs.






Deuxième Tour

Consignes



IRL : du mardi 20 juin au mardi 27 juin (18h).
IRP : le 30 juillet 1002, matin.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP à la Fatalité et vous serez les bienvenus ! Je vous rappelle juste que nous sommes en guerre, et que les Faës - et les mages - ne sont pas admis en Ibélène.

• Le tour démarre le matin du 30 juillet et continue au cours de la journée. Gardes et Voltigeurs sont plus présents encore, ils fouillent les gens qui leur paraissent suspects et en arrêtent certains pour les questionner. Tenez-vous à carreaux si vous ne voulez pas être les prochains :sisi:
Les festivités continuent, les estrades pour les différents concours sont installées, l'inquiétude est présente, les rumeurs se répandent.

• Dans cette atmosphère de tension, n'oubliez pas de présenter des documents attestant de votre appartenance à l'empire du Savoir. Des habitations, projets divers d'étudiants en architecture, sont à la disposition des touristes à des prix abordables. Les inscriptions aux divers concours sont également payantes, 10 fleurons par personne (l'Académie ayant financé les inscriptions de leurs élèves).

• Les visiteurs viennent d'un peu partout dans l'empire pour l'événement, débarquant tous à des moments différents durant la semaine qui précède. En dehors de ceux qui arrivent de Lorgol, il est impossible de venir par portail. Pour le tableau des distances, c'est par !

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 0:38

Ce soir là, Sybille troqua ses plantes contre un peu de chaleur humaine. Un homme qui la renverse, une véritable aubaine oui ! Le mot "renverser" est néanmoins un peu bourrue. Ce pirate était grand et fort. Mais son coup d'épaule ne donna pas d'ailes à la frêle étudiante. Absorbée elle aussi par la musique, elle manqua de perdre l'équilibre. Mais l'homme qui sentait la mer, les femmes et la bière, l'avait rattrapé par l'épaule avant qu'elle ne perde tout honneur. Il devait faire bien nuit mais de çà et là passaient la chaleur de flambeaux. Mais c'était sa chaleur à lui et la douceur de ses peaux que son corps semblait avoir attendu. Peut-être que cet homme était un criminel. Peut-être même était-il en cavale ! Non, il était trop aimable pour être un mécréant, s'était dit l'étudiante. Alors Sybille sauta sur l'occasion en se massant l'épaule. Ces bruits de percussions et de cordes pincées sur la placette exigeaient des déhanchements cielsombrois. Mais sans un cavalier pour la ramener à bon port, l'amusement et le lâché prise, c'était cuit.

" Je vais bien Monsieur, merci. " Lui avait-elle dit alors. " Mais vous m'offririez bien une danse pour vous faire pardonner ? "   C'était un peu osé et elle tenta, timidement et en bégayant, de se rattraper par une réplique confuse. "Si ça ne vous dérange pas Monsieur..."

Les plantes avaient fait de Sybille cette nuit là une créature bien plus sociable qu'à l'habitude. Le lendemain matin, ses souvenirs étaient marqués d'une danse avec un inconnu et de quelques pieds écrasés. Mais son plan avait fonctionné. Cette nuit là, au moins le temps d'une chanson, Le Destin et cet homme lui avaient permis de s'amuser, puis de rentrer sans un mal. Avant de se lever elle remercia Le Tisserand. Car Trelor lui avait fait vivre une nuit de songes et de merveilles.

Mais ces vacances perdirent de leurs charmes quand, à l'auberge où elle créchait, de sombres rumeurs lui vinrent aux oreilles. À peine sortie un garde l'arrêta. Une aubaine se dit-elle d'abord. Mais elle eut droit à un contrôle de papiers avant d'obtenir la direction des concours. Heureusement pour elle, tout était prêt dans une pochette bien ordonnée. D'ordinaire insouciante notre aveugle prit un grand nombre de repères sur la route. L'odeur de poisson de la maison voisine. Celle accrue de la paille et de la chaume de la suivante. Le piquant du poivre d'un étal et l'agréable de la fourrure d'une autre échoppe. Mais moins de dix minutes après le début de son exploration un nouveau garde l'interpella.

" Garde de Svaljard. Prière de me montrer vos papiers et m'expliquer ce que vous faites à cette maison."

Eh bien quoi ! On ne peut plus se concentrer sur les détails d'un lambris, ni sur l'odeur d'un mur ?! L'ambiance globale était-elle si tendue que ça pour que l'on remarque dans la foule une adolescente inspecter de près la poutre d'une habitation ?

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Dernière édition par Sybille Alcali le Jeu 22 Juin - 0:54, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 16:49

Je me prête volontiers au jeu des questions-réponses avec Séverine, lui présentant Svaljärd et Valkyrion. Puis lorsqu’elle aborde le sujet de mes enfants, mon sourire s’élargit, fière qu’elle les trouve charmants, mais je prends quelques secondes avant de répondre.

- Si, ils en profitent mais je préfère que cela soit de jour. La soirée me semble plus propice aux débordements et je souhaite leur éviter cela. Leurs précepteurs les accompagnent et, même si mes enfants peuvent profiter des distractions, leurs maîtres trouvent souvent un sujet d’étude avec les nouveautés que les savants amènent avec eux. Mêler apprentissage et fête peut être un bon moyen de voir les études différemment.

J’ai souvenir que ma visiteuse vient seulement de se marier et je présume qu’elle n’a pas encore d’enfants. Mais puisqu’elle a abordé le sujet de la famille, je m’enquiers de son devenir en Bellifère.

- Et vous Séverine, envisagez-vous d’en avoir ? J’espère que vous vous adaptez à vos nouvelles fonctions et à votre nouveau duché.

Je sais qu’elle est la cousine de Castiel et j’ai eu vent des mésaventures qui ont ponctuées sa vie. D’ailleurs je m’interroge sur ses récents statuts, néanmoins je ne cherche pas à creuser la question, considérant que ce sont des histoires de famille. Cependant, je me dois de garder un œil sur le tissage politique ibéen. Nous poursuivons notre balade, s’arrêtant pour observer certains spectacles, discuter de certaines créations présentées au public. L’atmosphère est festive et légère, j’en oublie presque la guerre. J’espère qu’il en va de même pour mon invitée et qu’elle profite pleinement de l’occasion.

***

La bonne humeur qui m’habite depuis la veille est ternie par nos gardes venant nous réveiller de bon matin. Rapidement alerte et éveillée, j’écoute leurs rapports. Des intrusions ? Hjalden et moi nous préparons rapidement, revêtant des habits simples, avant de les suivre vers la salle du trône. Un pli soucieux barre mon front tandis que j’essaye de comprendre comment cela a pu advenir. Dans la grande salle, je peux constater qu’il manque un certain nombre d’éléments précieux. Des voleurs ? Mes soupçons se tournent vers la Cour des Miracles. J’ordonne qu’il soit fait un point de situation pour savoir si d’autres biens ont été dérobés et je vois avec mon mari pour qu’une revue de notre dispositif de sécurité soit effectuée.

Puis, je fronce les sourcils lorsque j’entends faire mention d’arrestations. Mais je n’ai pas l’occasion de m’appesantir sur le sujet lorsque je vois Matvei s’avancer vers nous.

- Bonjour Sénéchal, vous semblez soucieux.

Aurait-il été victime de nos intrus ? Ou de quelque chose s’étant passé durant la nuit ? Je le laisse expliquer ce qui motive sa venue de si bon matin.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 17:13

Plus tôt dans la matinée.

'Attaqué. Le palais a été attaqué !' Se répétait-il en rogne en arpentant les couloirs du Palais de la Capitale. Des gardes paralysés, une poudre étrange utilisée -semble t-il- et pire encore, par plusieurs. Qui ? Combien ? Quel en était l'objectif ? Mais surtout, la question qui le rongeait : Comment cela avait-il pu arriver ?! Richard en était presque à s'arracher les cheveux après avoir constaté les faits. Il avait juré fièrement à son empereur qu'il avait pleine confiance en la sécurité en place pour la fête. Il avait même assuré que tout était sous contrôle. Et voilà qu'à présent sa parole était bafouée. Une tâche à son Devoir. Un échec impardonnable qui n'en resterait point là. Sur sa vie et celle d'Adamante, il ferait vivre le pire aux responsables, dans cette vie ou dans la suivante, pour cet affront. Parole de belliferien.

Le Maréchal claqua son poing sur un mur de pierre sculpté après s'être entretenu avec les plus hauts. Un voltigeur qui traînait dans le palais, se fit donner pour ordre d'alerter les capitaines. « Que les Majors continuent leurs besognes. Ils seront au courant bien assez tôt. Dis leur que c'est une urgence, que ça vient du Maréchal. » pressa t-il davantage la recrue en claquant du pieds. Et s'il ne mettait pas la main sur les capitaines, Le Harnois espérait que le gueux aurait au moins la jugeote de faire appel aux Majors qu'il trouverait sur son chemin. Il se doutait également que outre ces derniers, d'autres viendraient, ceux qui avait pressenti, les plus proches peut-être du lieu. Adamante pendant ce temps, qui avait ressenti sa frustration et sa colère, s'était déjà élevé au dessus du palais. Et tout ses sens en éveil, avait commencé un tour de repérage en solitaire, Non sans pousser un gros cri se rapprochant plus d'un signal qu'autre chose.

Faisant les cents pas à présent dans ce que l'on pouvait clairement qualifier de cour, il attendit, regard au ciel, percevant les images de sa griffonne. Le capitaine du Vol de Bellifère fut le premier a arriver, suivi de Hjalmar d'Evalkyr puis de Grâce de Sombregemme. Et malgré qu'elle ne soit ni capitaine, ni homme – et donc, pas dans ses bonnes grâces, plus que loin de là à dire vrai, l'homme refoula du mieux possible sa misogynie et son dégoût, pas l'heure pour ça... pas l'heure.... même si le regard qu'il lui porta était tout aussi significatif que des mots. D'autres arrivèrent, et les grosses têtes présentes, il s'adressa, haut et fort.

« Le Palais a été attaqué durant la nuit. Quelques rouspétances fusèrent, des chuchotements qu'il laissa passer, des claquements de langues, des mines aussi grincheuse que la sienne que cela ai pu se produire. Il n'y pas de signalement précis. Il marmonna entre ses dents, des gens masqués que les témoins disaient... la belle affaire ! Masqués, disent les témoins. Des lâches. » S'emporta t-il, la colère lui montant aux joues.

Une question posée sur la sécurité intérieure, légitime, à laquelle il répondit. « Certains gardes ont été paralysés par une espèce de poudre. Il fronça les sourcils devant le manque d'information dont il disposait au final. Je compte sur vous, pour faire passer le message. Que tout comportement suspicieux que vous apercevrez fasse l'objet d'une enquête et n'hésitez pas, oh non n'hésitez surtout pas, à faire usage de la force si certains refusent d’obtempérer ! » Gronda t-il.

Il refit le tour des voltigeurs présents. « Les alentours du lac, les abords de la Capitale et du Palais, les ruelles, les places, les tavernes, les coins que seul les kyréens pourraient connaître. Il dévisagea les kyréens présent. Et que sais-je d'autres encore. Je veux que tout soit fouillé ! Retournez moi Svaljärd s'il le faut ! Personne ne sortira de la Capitale tant qu'on aura pas résolu cette affaire et mit la main sur ces misérables ! » Un peu trop extrême au vu de la taille de Svaljärd n'est ce pas ? Mettez-ça sur le compte de l'âge et de sa fierté entachée.

Un geste de bras. Un mot. Un ordre. « Rompez. » Il ferait également passer le mot, répondrait aux questions si besoin. Il était hors de question qu'il reste sur la touche. Lui aussi, chercherait.


HRP:
 

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Dernière édition par Richard le Harnois le Mer 21 Juin - 20:55, édité 1 fois
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La Confrérie Noire
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 17:29

Hier soir, Aubrée s’était écroulée sur son lit. La fatigue et ses douleurs aux pieds n’y étaient pas pour rien. Seulement, elle n’a pas trouvé le sommeil de suite, à cause de l’excitation de la journée… Et du groupe de fêtards qui s'était invité sous les fenêtres du palais chanter de douces paroles à l’attention de Ljöta, qui dormait dans la chambre d’à côté. Douces paroles qui ne seront pas rapportées ici pour des raisons de bienséances, et parce que les joues d’Aubrée ont tendance à s’empourprer dès qu’elle y repense. Elle s’est levée plusieurs fois, mais à chaque fois que l’un deux la voyait apparaître à sa fenêtre, ils riaient et repartaient de plus belle, jusqu’à ce que les gardes s’en mêlent et leur disent de décamper. Elle les avait suivi des yeux pour être sûre qu’elle pourrait enfin dormir, quand elle a repéré un peu plus loin quatre… Non, cinq silhouettes dans l’ombre. Seulement, le temps qu’elle réfléchisse, elles avaient déjà disparues. Aubrée avait simplement haussé les épaules et est retournée se coucher.

Seulement, le matin, en se levant, elle a bien vu tous les visages préoccupés et soucieux des habitants du palais, ainsi que l’augmentation du nombre de gardes postés dans les couloirs. Au début, elle n’y a pas réellement fait attention. Elle a quand même fini par interroger Ljöta à ce sujet, qui lui a expliqué qu’il y aurait eu une intrusion dans le palais pendant la nuit.

Aubrée n’a pas fait tout de suite le lien. Elle a simplement hoché la tête, et est partie se préparer pour la journée à venir sans se poser plus de questions. Seulement, alors qu’elle se coiffait, elle a repensé aux silhouettes de la veille. Et plus elle y pensait, et plus elle se demandait si ce n’était pas lié. Devait-elle en parler ? Et à qui ? Elle suppose que cette information peut être importante, mais la croiraient-ils ? Peut-être auraient-ils pu penser qu’elle avait rêvé. Ou alors, elle aurait pu les mener sur une fausse piste, et lui en vouloir après.

Alors, elle a préféré garder le silence pour l’instant, et observer et réfléchir un peu avant de rapporter ce qu’elle a vu. En retournant dans les rues de Svaljärd, elle se rend compte que la sécurité a augmenté partout, et que les contrôles d’identité se font beaucoup trop fréquemment pour être anodins. Enfin, ce n’est pas cet incident qui gâchera la fête, elle se l’est promis. Déambulant au hasard dans les rues, elle finit par repérer, de dos, une silhouette qu'elle connaît très bien, penchée au-dessus de ce qui semble être un étal de pâtisseries. Heureuse et surprise, elle s’avance sans hésiter vers sa sœur avant de s’incruster près d’elle. « Bonjour toi. Tu vas bien ? » Elle a l’air rayonnante en tout cas. « Tu veux bien venir faire un tour avec moi ? J’ai plein de trucs à te raconter. » Sans attendre de réponse, elle la prend par le bras, et l’entraîne avec elle dans les rues de Svaljärd. Elle est contente de se trouver près de sa petite sœur, et pour une fois, c’est Aubrée qui se lance dans un joyeux babillage décousu de toute logique.

Seulement, elles se font contrôler au coin de rue suivant, rappelant à Aubrée les événements de la veille. Elle attend que le garde soit assez loin, pour regarder sa sœur et lui glisser à l’oreille, sur le ton de la confidence : « Dis-moi… Si tu pensais savoir quelque chose d’important, est-ce que tu irais le rapporter, même si tu n’en es pas sûre ? » Elle précise. « Tu sais qu’il y a eu des intrusions au palais ? En fait, je crois que j’ai vu quelque chose, hier soir. » Et elle lui explique rapidement ce qu'elle a vu, sans s’attarder sur les paroles de la chanson. « Tu ferais quoi, toi ? » Elle demande son avis à sa sœur. Aubrée aussi a bien changé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 17:45

Vira était une femme exceptionnelle. Mais Solveig n'était absolument pas tranquille quant à sa disparition. Elle les avais très certainement perdu, jusque là, rien de grave. Mais la guerrière ne pouvait pas compter sur son amie dans une telle situation. De nombreuses qualités et de nombreux défauts, elle pouvait mettre sa main à couper qu'elle n'allait pas être d'une grande discrétion.

Scrutant la nuit, Géralt et elle avaient choisi de se rapprocher d'une grande place qui attirait l'attention par les chants et les danses. Vira aimait l'agitation et ici l'air était plus chaud grâce aux danseurs qui dépensaient leur énergie sans compter.
Les sourcils froncés, Solveig avait tout de même adopté une attitude décontractée pour ne pas attirer plus que nécessaire l'attention sur eux deux mais cet effort lui coûtait énormément. Elle aurait voulu appeler de tous ses poumons son amie.
Pourtant ses traits perdirent de leur rigidité quand elle reconnue la jeune fille que bouscula Géralt. La demoiselle aveugle de l'autre fois ! Sybille quelque chose, un nez hors du commun mais des goûts esthétiques très particuliers.
Un sourire lui fut même arraché quand elle vit avec quel toupet elle réclama une danse a son pirate d'ami.
D'une tape dans le dos, Solveig ne résista pas a l'encourager d'aller danser. Ils n'étaient pas à une danse prêt.

« Fait la donc danser ! »


Sur cet encouragement, elle avait suivi le mouvement, dansant à son tour une bonne partie de la nuit, oubliant le temps. Finalement fatiguée, elle avait tourné les talons, allant attendre à l'écart de la foule, profitant du silence d'une rue, assise sur un tonneau renversé, la kyréenne attendit.

Lorsqu'elle rouvrit un œil, elle se rendit compte qu'elle s'était assoupie une vingtaine de minutes. Se redressant quelque peu ankylosée, elle fut surprise du changement que l'aube avait entraîné.
Les visages étaient plus sérieux, les gardes plus pressés. Quelque chose avait dû se passer.
Ou était Géralt ? S'étirant du mieux qu'elle le pu, elle regarda a l'abri de sa petite rue un contrôle qui avait lieu sur la place. L'angoisse remonta dans le ventre de la jeune femme. Vira avait elle eu des problèmes ? Était on au courant que des pirates se trouvaient là ?
Encore dissimulée dans son coin, Solveig n'osait pas bouger. Pourtant elle mourrait d'envie de sortir chercher non plus une mais ses deux compagnons.

Spoiler:
 

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Il était un ex petit navire
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 22:57

Il a le sommeil léger, Matvei, et c’est bien tôt qu’il est réveillé. Il a le coeur qui tangue encore un peu, de la soirée qui s’est poursuivie bien tard et des derniers verres dont le goût est encore présent sur sa langue. Lui aussi a entendu les fêtards chanter quelques grivois couplets destinés à la princesse de Valkyrion, bien que leurs chambres ne soient pas voisines, et ça ne l’a pas aidé à s’endormir. S’il n’est pas intervenu avant les gardes du palais, c’est bien parce qu’il est aussi gêné que la demoiselle de compagnie de Ljöta à la seule idée des obscénités que les saoulons ont raconté. Un coup d’oeil par la fenêtre de sa chambre, avant qu’il la quitte : plus personne en vue.
Bien. Problème réglé.

Sur son chemin jusqu’à la salle à manger, cela dit, une forme inerte au sol attire son attention. Un garde du palais, en livrée grise, assis au sol et complètement immobile. « Est-ce que tout va bien, mon brave ? », demande Matvei, mais aucune réponse ne lui vient.

Aucune, si ce n’est ce regard qui le suit, alors qu’il s’accroupit au niveau du visage de l’homme. Un regard qui semble l’implorer en silence.

Aidez-moi.

♦♦♦♦♦

C’est préoccupé qu’il a pris un frugal repas, pour ensuite retourner au chevet du garde paralysé. Celui-ci a été rejoint par deux autres malchanceux atteints du même mal, tous trois étendus dans les quartiers de repos des nombreux domestiques, mais l’homme qu’il a trouvé dans le corridor non loin de ses appartements est le premier à retrouver l’usage de la parole. Sa prononciation est molle, mâchée, mais ce qu’il réussit à articuler est troublant. Il doit absolument en informer son duc.
On l’informe que celui-ci, ainsi que la duchesse, sont dans la salle du trône et ce détail, sans qu’il sache pourquoi, le chicote. La salle du trône n’est pas un lieu de loisir, ni de rencontre intime, et il voit bien mal Hjalden et Astrid y deviser gaiement alors que rien ne les y appelle. Il s’y rend sans plus attendre, toquant simplement pour annoncer son entrée à ceux déjà présents dans la pièce. L’homme accorde un signe de tête à ses souverains comme salut. « Bonjour Sénéchal, vous semblez soucieux. Je crains l’être, duchesse. » Il s’adresse à elle autant qu’à Hjalden, dont le faciès sérieux se fait plus dur et sévère à chacun de ses mots. « Trois gardes ont été attaqués, cette nuit, dont l’un d’eux non loin des appartements de la noblesse. Ils ont été paralysés à l’aide d’une poudre, mais n’ont pas pu reconnaître leurs assaillants, ni discerner leur nombre. Ceux-ci étaient masqués. » Il reste sobre et précis, dans ses descriptions, sans se fendre de sentiments additionnels, mais qu’ils ne sont pas trompés quant à sa colère à propos de tout cela. « Des résidus de poudre ont été retrouvés, autour d’eux. J’ai demandé à ce qu’elle soit expressément analysée, afin qu’on établisse son temps d’action, ainsi que sa provenance. » Oh, Matvei a déjà une idée sur le sujet. Probablement une poudre cielsombroise ; ils ne font pas que des drogues, après tout, et il est aisé de dériver une substance récréative pour en faire une bien plus nocive. Puis, en ces jours de marchés et d’inventions exposées, il devient bien plus facile d’obtenir ce genre de produit. Quant à celui ou celle pouvant l’avoir utilisée… pratiquement n’importe qui.

Ses yeux clairs dérivent du visage d’Hjalden, pour se poser sur la salle du trône. Quelque chose semble… changé. Quelques détails qui manquent, qui échappent à son oeil acéré, qui irritent en lui un étrange pressentiment, qu'il ne sait pas encore identifier.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 21 Juin - 23:25

Réveil brumeux d’une nuit bien courte. Encore ébranlée de s’être fait surprendre à enrichir son patrimoine personnel d’un bijou supplémentaire, au détriment des règles élémentaires du commerce, Agathe s’était réfugiée dans l’étroite pièce lui servant de chambre au sein du palais. Le petit Meldred dormait sans doute et les grands conversaient probablement d’un sujet pointu et important, autour d’un vin chaud savamment épicé. Ils avaient été adorable avec elle, tous, à cracher, incendier et diminuer le Seigneur d’Ysgramor avec délicatesse et civilité. À pousser l’éventualité de couper les mains qui se poseraient sur son épaule, dans un futur proche comme lointain. Mélusine avait revu les événements avec elle afin de parfaire ici et là cette tentative maladroite et avait souligné qu’elle n’était ni la première, ni la dernière à se faire surprendre. Que l’apprentissage devait passer par là. Elle savait tout cela, Agathe, et les entendre la rassurait. L’envie de demeurer seule et de panser son orgueil blessé était néanmoins bien présente, et carnet de croquis entre les pattes , elle avait veillé jusqu’à ce que sa bougie s’éteigne d’elle-même.

Devant un kiosque de pâtisseries, la blondinette cherchait un gâteau à la noisette comme un Cielsombrois chercherait des herbes parfumées pour bourrer sa pipe. Dépitée, elle se résigna à payer des biscuits fourrés à la framboise, une moue légèrement boudeuse sur ses lèvres fleuries. Puis il y avait eu cette silhouette familière. Aubrée! Han! Si elle allait bien? Bien sûr que si! Si elle voulait faire un tour? Assurément! Lorsqu’Aubrée glissa sa main sur son bras, Agathe déposa la sienne par-dessus, pour la garder là, pour retenir sa soeur auprès d’elle. Il lui semblait qu’il y avait toujours un siècle ou deux séparant chacune de leur rencontre. Et comme à chaque fois, les premiers instants éloignaient les éventuelles querelles et rancoeurs pour ne laisser finalement que deux petites soeurs complices, comme jadis. Même les contrôles d’identité étrangement fréquents ne diminuaient en rien sa bonne humeur.

- Si j’étais témoin de quelque chose d’important… Sans en être certaine…?

Elle repensait à Arnaut. Agathe n’avait rien dit, malgré tout ce temps, malgré sa tentative d’enlèvement raté, au Tournoi des Trois Opales. La blondinette avait cette réputation de bien aimer être dans le secret pour mieux potiner, sauf lorsque le sujet était important. À la précision de son aînée, elle fronça les sourcils. Elle avait bien entendu quelques rumeurs, ici et là, sans réellement comprendre les enjeux de cette intrusion au palais. C’était donc vrai; ça expliquait la garde si présente et les contrôles si fréquents!

- On devrait aller là où tu les as aperçu, Aubrée, pour mieux comprendre comment ils s’y seraient pris. Ensuite, nous pourrions en parler à nos tutrices… Dame de Sylvamir saura quoi faire de cette information.

Mélusine de Sylvamir saurait surtout si les enfants des miracles étaient ou non liés à toute cette histoire. Elle en doutait, toutefois, la jeune apprentie. Il n’y avait aucune logique derrière ces événements pouvant relier ses frères et soeurs des pavés. Elle n’avait même pas songé à aviser Grâce de Sombregemme, tant la voltigeuse était loin dans ses pensées, tout autant que dans sa vie. Quant aux gardes… Il était évident que la loyauté de la dernière des Martel allait à sa tutrice avant quiconque.

Elle resserra avec douceur la main d’Aubrée, comme pour la rassurer, alors qu’elles approchèrent le palais ducal. Lorsqu’on les questionna sur leurs intentions à errer dans les environs, la cadette annonça avec une candeur bien impertinente qu’elles ne désiraient que manger les biscuits fraîchement achetés, loin de l’effervescence que les voltigeurs créaient, depuis l’aube. En voulait-il, de ces biscuits? ...Non? Agathe avait gloussé à l’oreille de sa soeur tout en la suivant jusqu’au fameux endroit où elle avait repéré les silhouettes, au détour d’une rue longeant le palais. Tout en mangeant les fameux biscuits, grisées par le sucre, les soeurs Martel fouillèrent l’endroit désormais désert. Oh..! Au sol, une bourse oubliée. Elle la pointait du doigt, les yeux grands.

- Aubrée..! Regarde.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 13:46

Elle avait froid, Vira. Elle se sentait de partout, il était mordant, pire qu'une épée qui lui embrocherait l'estomac. Elle fut donc sincèrement reconnaissante quand le Voltigeur lui négocia la polaire. Elle sortit la monnaie pour lui donner les pièces, même si la pirate n'avait pas compris le prix, mais Celui-Dont-Elle-Ne-Remettait-Pas-Le-Nom en avait décidé autrement et Vira finit par lui faire un grand sourire, retenant la claque dans le dos qui lui démangeait la main. Un truc lui disait qu'il la connaissait très bien, et qu'il verrait avec le Capitaine pour le remboursement... et qu'elle devait éviter ce genre de familiarité avec eux. Elle s'enroula dedans, poussant un soupir d'extase en sentant une douce chaleur se propager dans tout son corps. Il lui adressa quelques derniers dont elle ne compris pas grand chose, en dehors de « faveur » et « revoir ». En gros, elle pipa qu'il valait mieux pour elle qu'elle tournât les talons, ce qu'elle fit aussitôt. Elle avait des amis à retrouver.
Ce fut une Vira réchauffée qui se remit en marche, fendant la foule, essayant d'apercevoir une des deux seules têtes qu'elle connaissait ici. Ben dis donc, ce bateau était vraiment immense et les moussaillons beaucoup trop nombreux. Jamais elle n'arriverait à...

-DOC !

Elle brailla d'une voix rauque, surpassant de quelques octaves le brouhaha général. Quelques têtes se tournèrent vers elle mais la pirate ne s'en préoccupa guère. Elle venait d’apercevoir Géralt qui... dansait. Elle pouffa, moqueuse, se rapprocha de lui et attendit qu'il eût fini pour le rejoindre. Cette fois, c'était Solveig qui avait disparu... La nuit n'était pas prête d'être finie...

**

Le matin commençait à se lever et Vira émergeait doucement de son sommeil. Elle se sentait très fatiguée et aurait bien dormi plus longtemps. La nuit dernière, ils s'étaient couchés tard. Ils avaient passé la nuit à chercher Solveig et, à part un événement étrange se manifestant par des poules qui l'avait poursuivi après avoir joué dans une flûte qu'elle avait ramené, les deux compères avaient fait chou blanc.
Après un rapide petit déjeuné, ils étaient retournés dehors pour poursuivre leur recherche. Enroulée dans sa nouvelle polaire, Vira scrutait les quelques badauds qui profitaient de la matinée. Les visages étaient inquiets et des rumeurs parvinrent à ses oreilles. La pirate comprit vaguement que des choses s'étaient passés, sans savoir quoi exactement, mais le nombre de gardes dans les rues la convainquit que quelque chose d'anormal se passait. Elle lança un regard inquiet à Géralt. Elle n'avait pas peur de grand chose, hormis de se retrouver enfermée et de ne plus jamais remonter sur l'Audacia. Il fallait faire profil bas. Surtout que les gardes arrêtaient les passants par hasard pour vérifier leurs papiers. Par Omen ! Où était donc Solveig ? Où avait-elle passé la nuit ? Les recherches se poursuivirent. La fête s'était de moins en moins amusant... il fallait la retrouver.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 16:37

La première journée s'est terminée tranquillement pour moi, cette rencontre impromptue m'a incité à retourner dans mon atelier, vérifier ce que j'allais présenter le lendemain sur mon étal, cette poupée articulée, un véritable régal. Elle respirait la simplicité ; les enfants allaient adorer jouer avec cette merveille. Ce faisant je pense au petit Meldred, un sourire aux lèvres en imaginant la chair de mon cousin alliée à celle de Mélusine ; un magnifique bébé innocent dans toute sa splendeur... malgré que je ne supporte guère chose et humain, Meldred fait partie de ce cercles de personnes que j'adore le plus au monde. Il est au centre de mon intérêt quand il est dans les parages et j'espère les voir tous les trois dès demain...  il est bien trop petit pour jouer avec mon invention, mais une idée me vient, subrepticement, inexorablement, j'imagine son petit visage, ce poupon... demain matin, je laisserai mes mains devenir  instrument, les pièces s'assembler.

Au préalable je vais dormir, pensant à ce que je prépare, ma surprise ; elle sera noyée parmi tant d'autres mais elle trouvera son propriétaire en les mains potelées de Meldred. C'est le sourire aux lèvres que je me lève sous un climat, austère, tendu ; les rues s'animent peu à peu mais les voltigeurs semblent animés d'une prospection sans limite. Je regarde partout, me demandant ce qu'il a bien pu se passer. L'un deux me demande mes documents... me pliant de bonne grâce, un poil surprise je lui soumets les documents officiels en ma possession avant de m'enquérir de ce qu'il se passe « je peux savoir ce qu'il se trame ? Un souci ? » ma phrase reste sans réponse, bien entendu, cela aurait été trop beau que j'obtienne une réponse. J'ai l'envie d'aller m'enquérir des événements de la nuit en haut lieu mais, mes neurones, mon imagination orientent mes pas vers une toute autre direction... je verrai ça plus tard...

Une fois arrivée à l'atelier, je m'entretiens avec d'autres savants déjà affairés à sortir leurs inventions, tous semblent avec ce regard fermé, comme inquiet... d'autres souriants, les derniers un peu comme moi, remplis simplement d'incompréhension.


Mon bureau à peine plus loin, des bouts de bois, une petite boîte de musique ; c'est l'affaire d'une petite heure pour que s'assemble un mobile animé projetant de la lumière au moyen de lucioles phosphorescentes. Le noir, le cauchemar des parents, celui des enfants... eles  prendront le relais pour rassurer l'enfant, une douce musique s'évaporant alors que le mobile tourne.

Ils me remercieront... peut être ou peut-être pas... l'un de mes camarades se rapproche de moi me questionnant « qu'est ce donc Sönja ? » je murmure « c'est pour Meldred, le fils de Hiémain, il me fait craquer ce petit bout ».

Je prends alors mon invention prévue pour exposer, le mobile et je vais m'installer alors que les voltigeurs s'affairent... ce n'est pas aujourd'hui que la quiétude serait troublée repensant à l'inconnue que j'ai rencontrée la veille. Je m'installe un sourire aux lèvres, gardant un regard vigilant sur ce que l'on expose, fronçant les sourcils dès qu'un inconnu vient à toucher d'un peu trop près nos merveilles ; j'interviens même « excusez moi c'est fragile, touchez avec vos yeux ce sera mieux » ; je ne tolère point ces touchers manifestes sans le respect du à l'inventeur... si seulement ils s'imaginaient le plaisir que l'on prenait à inventer dans nos ateliers.


Des brouhahas à peine plus loin m'incitèrent à lever les yeux ; des gardes intervenaient... climat de suspicion, d'incompréhension ; dès que l'un deux arrivera à proximité je tâcherai d'en savoir un peu plus... il le faut
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 17:37

Agathe l’écoute avec attention, et répond à sa question. Elle s’inclut même dans les recherches, pour le plus grand plaisir de son aînée. Ainsi, elle veut bien l’aider, et en plus elles vont partager quelque chose ensemble. Peut-être que, bientôt, leurs différends ne seront plus qu’un lointain – très lointain – souvenir, et qu’elles pourront discuter plus de quelques heures sans finir par ressasser le passé. Aubrée acquiesce simplement à ses paroles. Oui, il faut qu’elles aillent voir seules. Elles en parleront après à Dame de Sylvamir, pour lui demander conseil.

En s’approchant du palais ducal, les deux sœurs se font intercepter par un garde armé, qui leur demande ce qu’elles font par ici. Avant qu’Aubrée ne puisse ouvrir la bouche pour rétorquer sèchement que ça ne le regarde pas ou qu’elles vivent au palais, sa cadette se lance dans un joli mensonge à propos de biscuits et de coin tranquille, avec une facilité déconcertante. Aubrée n’ajoute rien, laissant Agathe proposer des biscuits au garde, mais baissant tout de même les yeux au sol pour éviter qu’il ne lise dans son regard la surprise et l’admiration naissante pour sa sœur. Enfin, l’homme s’éloigne, et Agathe glousse. La plus grande relève la tête en souriant. « Ouah. Bravo Agathe. » Ce n’est même pas ironique; Aubrée est tout ce qu’il y a de plus sincère en ce moment même. Elle est incapable de mentir si facilement, elle. Et elle n’aurait jamais pensé qu’Agathe puisse prendre autant d’assurance et inventer aussi rapidement une histoire crédible pour tromper un garde. Visiblement, son apprentissage à la Cour des Miracles porte ses fruits. 

Riant telles deux enfants, les blondines arrivent rapidement sous les fenêtres du palais. La pâtisserie à la framboise dans une main, sa sœur dans l’autre et le nez en l’air à la recherche de la fenêtre de sa chambre, Aubrée doit offrir un bien étrange spectacle. Finalement, elle entraîne sa cadette vers l’endroit où elle pense avoir vu quelque chose. Pensée qui se retrouve avérée puisque Agathe repère rapidement une petite bourse en cuir tombée au sol, qui a dû rouler jusqu’au mur. Terminant son gâteau rapidement, elle lâche la main d’Agathe pour s’avancer vers l’objet. S’agenouillant au sol, elle la ramasse sans hésitation et l’observe. Elle est bien tentée de l’ouvrir, mais son instinct l’en empêche. Qui sait ce qu’elle pourrait trouver à l’intérieur ? En tout cas, elles ont une preuve qu’Aubrée n’a pas rêvé. 

L’aînée glisse la bourse dans sa poche et s’apprête à se relever et à retourner vers sa sœur, mais une voix s’élève derrière elle, la faisant sursauter. « Halte-là. Montrez-moi vos papiers, toutes les deux, et expliquez-moi ce que vous faites ici. » Mince. Mince ! Elle ne veut pas dire ce qu’elle sait au garde. Elle ne veut pas que ses découvertes se sachent par le biais d’un rapport, mais elle veut les annoncer elle-même. Il faut mentir. Elle ne peut pas faire moins bien que sa sœur. Alors, elle plaque un léger sourire sur ses lèvres, et prenant un air innocent, elle se retourne pour faire face à l’homme. Tendant le papier attestant de son appartenance à Ibélène sans broncher, elle penche légèrement la tête. « Et bien… Ma sœur avait un peu bu hier soir, et elle s’est amusée à lancer mes jolis rubans depuis la fenêtre de ma chambre. Nous sommes simplement revenues les chercher. » Elle a montré tour à tour Agathe, puis la fenêtre, et enfin le long ruban vert qui traînait dans la poche de son long manteau. « Bon. Ça ira pour cette fois. Mais ne venez plus traîner par ici. » « Compris ! Viens Agathe, partons retrouver Dame de Sylvamir, elle doit s’inquiéter. » Et sans plus attendre, elle entraîne à nouveau sa cadette derrière elle. Ça a marché. Ça a marché ! Elle n’y croit pas elle-même. Se rapprochant de l’oreille d’Agathe, elle murmure en riant. « Désolée de t'avoir donné le mauvais rôle. Allons vite retrouver la Marquise. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 20:25

Les voltigeurs s'étaient élevés à son signal, haut dans le ciel de Svaljärd, plus encore jusqu'à ce qu'il se décide à arracher ses yeux de leurs silhouettes mouvantes. Le Maréchal était en rogne et il n'en revenait toujours pas de ce qui s'était passé. Les mains sur les hanches, le regard perdu sur le sol, il poussa un juron en envoyant voler plus loin un caillou d'un coup de pied – symbole peut-être de ce qui attendait les fauteurs de trouble s'il leur mettait la main dessus. Un cri familier lui fit relever la tête. La griffonne se posa à ses côtés et lui fit comprendre par images et sentiments qu'il ne fallait pas se laisser aller et qu'au contraire de lapider le sol, mieux valait qu'il garde son énergie pour attraper ces gredins. Une approbation muette et voilà qu'il se glissait sur son dos, avec moins d'agilité qu'auparavant, avant de s’élever. « Allons y. »

Le regard sérieux, l'homme se mit à survoler les ruelles après avoir fait le tour du Palais. Repérant Hajlmar au dessus de la place, il se décida à aller à sa rencontre pour lui demander s'il n'avait jusque là rien aperçu de suspicieux. La réponse du kyréen ne l'étonna guère, malheureusement, des ivrognes à ajouter à la liste de ceux déjà derrière les barreaux... rien d'autre pour l'heure.

Il poursuivit son vol, ses traits pincés n'invitant guère à le mettre davantage en rogne. Il rumina en reconnaissant, parmi les images envoyées par Adamante, la jeune Martel et sans doute sa sœur... bien pressées, mais disposant de papiers assurément. Si elles ont des informations, elles s'en iront les partager avec la sombre germe qui leur sert de mère. Pensa t-il. Nouveau cri d'Adamante, furieuse cette fois, et voilà qu'elle attirait son attention sur... une pirate ? « Non. Oh que non. Impossible qu'elle y soit, cette illettrée même pas fichu de se faire comprendre ! » S'insurgea t-il, descendant plus loin du dos d'Adamante, qui lui projeta des images de plumes arrachées, il fila, bien décidé à la choper... mais c'était peine perdu, avec la foule présente, l'horreur des mers avait disparus – fusse t-elle bien elle. Il grimaça en regardant les blondes passer plus loin, espérant qu'aucune des deux ne soit la donzelle qui avait réussi à figer ainsi les traits de son gamin en un sourire béat et complètement idiot.

On le poussa et il tiqua, se retournant pour faire face à un poivrot cherchant à foutre une main baladeuse sur la cuisse d'une femme. Si cela n'avait été que ça... il aurait laissé passer. Mais il était rogne et il avait été poussé... non, valait mieux pas le chercher car ce n'était pas le moment. On ne pousse pas Le Maréchal de Serre ! Il attrapa le poignet du vicelard, le lui tordit avant de plaquer l'homme contre un mur de pierre froide sous un grognement bestial du gueux. « Papiers. » Se contenta t-il, hargneux. L'homme gigota, visiblement dans une position inconfortable. « Dans m'pioche.  'M popoche. » Par Kern que c'était irritant de discuter avec un sac à vin ! Son sourcil tressauta et Richard alla les chercher de lui-même avant de ruminer en les découvrant, serrant davantage sur sa prise jusqu'à le relâcher et le confier aux bons soins des gardes. Vu son état, le gueux n'aurait même pas été fichu de lui révéler des informations sur la dernière heure qui s'était écoulée, alors sur les douzes dernières heures, il pouvait courir ! Il se tourna vers la femme et même s'il avait pu la reconnaître, il ne se détourna pas de son devoir et de sa mauvaise humeur.

« Vos papiers également. » Elle semblait en état de parler, d'aligner des mots, elle, aussi poursuivit-il. « Avez-vous vu quoique ce soit d'étrange dans la soirée et jusqu'à l'aube ? » Le tout sans la quitter des yeux et en se concentrant également sur les images de sa griffonne qui observait les estrades dédiées aux concours.


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 21:34

Plutôt que de quitter sa rue, elle préféra la longer dans l'autre sens. Elle ne voulait pas s'exposer, pas ici, pas maintenant. Bien que ses papiers étaient en règles, elle sentait qu'il aurait suffis d'un rien pour que le destin lui fasse un croche pâte. Comme se faire contrôler par un garde connaissant le petit scandale interne dont elle avait fais l'objet.
Resserrant les pans de sa cape contre elle, elle frotta ses bras comme elle pu en raison de sa petite sieste non désirée dans les courants d'air glacial de la cité. Elle mourrait de faim et l'alcool ingurgité la nuit précédente lui donnait la désagréable impression d'avoir le palais pâteux.
Mais elle aurait volontiers sacrifier un petit déjeuner et un feu en échange de ses amis.

Tout en essayant de ne pas paraître bizarre, elle traînait les pieds lorsqu'un garde arrivait au pas de course ou tournait la tête pour admirer une vitrine ou encore pressait le pas quand la rue se faisait déserte.
Tournant de nouveau au coin d'une maison modeste, elle s'engagea sur une nouvelle voie, où quelques poivrots décuvaient gentiment.
Elle les dépassa, prête cette fois à s'engager dans les coins de la ville qu'elle avait écumé non loin de la place avec Géralt. Il ne devait pas être loin, c'était..
Un mouvement d'air, Solveig se retourna pour regarder au niveau de ses jambes une main qui venait brutalement de se faire arrêter par la poigne d'un autre.
Sa capuche c'était envolée, des mèches s'introduisirent a la commissures de ses lèvres.
Quand elle releva les yeux se fut pour assister au contrôle d'un homme encore sous les emprises de l'alcool qui embrassait avec force un mur de pierre. La jeune femme se fit violence pour ne pas attraper son épée.

Solveig ne put s'empêcher de sourire en reconnaissant le maréchal. Sourire qui disparu pourtant aussitôt. Ce n'était absolument pas le moment de tomber sur lui. Avait il eu le temps d'envoyer un courrier ? De le recevoir ?
Une longue sueur froide descendit insidieusement le long de sa colonne vertébrale alors qu'il lui réclamait a son tour ses papiers.
Attrapant les papiers réclamés a l'intérieur de sa tunique, elle les déposa dans la main ouverte du Harnois sans poser de question, la peur nouant son estomac avec trop de force pour qu'elle ose prononcer un mot.

Sa main droite vint se coller contre sa cuisse pour y essuyer la sueur qui y perlait. Il fallait pourtant qu'elle reprenne contenance, c'était indigne d'une joueuse telle qu'elle. Elle aspira l'air a travers ses lèvres légèrement bleuies par le froid et se lança.

« Maréchal. C'est gentil d'épargner a mon auguste popotin une telle visite. J'imagine que ça explique le contrôle, il va certainement faire de la prison n'est ce pas ! »

Elle avait murmuré ces mots comme pour ne pas attirer d'avantage de curieux. Elle avait trouvé la force de blaguer alors que son cerveau tournait à plein régime pour faire court à cette rencontre. Elle était terrifiée a l'idée que Géralt et pire, Vira ! La retrouve maintenant.
Elle admira le pauvre type faire quelques bulles de salives alors qu'il continuait à lui tordre le poignet avec une fureur contenue.
Le visage du Harnois semblait crispé d'impatience, Solveig préféra ne pas le faire attendre plus longtemps. Il était sans équivoque en train de travailler, elle n'allait pas pousser plus loin sa chance puisqu'il ne semblait pas avoir reçu quoi que ce soit. Sinon elle n'aurait pas donné cher de sa peau.

« Non, j'ai dansé toute la nuit je n'ai pas fais attention à quoi que ce soit, désolée. »

Elle ne résista pas à l'envie de jeter ces mots pour voir si quelque chose allait changer dans son regard avant de pointer du doigt sa destination. Elle aurait tout le temps plus tard de rire d'elle même quand elle se sentirait enfin en sécurité.

« Je dois y aller, est ce que je peux récupérer mes papiers ? »

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Dernière édition par Solveig de Sovnheim le Ven 23 Juin - 10:52, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 22 Juin - 22:56

Il retient avec peine un bâillement Mayeul, résistant à l’envie enfantine de se frotter les yeux. Il est crevé, réellement. De patrouille une partie de la nuit dernière, il a été réveillé après seulement quelques heures de sommeil par l’un de ses Voltigeurs, tandis qu’ils étaient tous convoqués par le maréchal de Serre; et le moins que l’on puisse dire, c’est que les nouvelles sont mauvaises, et que Mayeul comme Nuage voient le sommeil s’éloigner au fur et à mesure du discours de leur supérieur. Palais attaqué... inconnus masqués... les ordres tombent, et Mayeul s’efforçe de ne pas penser à son lit. Au moins, il n’aura pas le temps de penser à l’envie qui le tenaille : le sommeil sera bien plus important.

Inquiétude. Le Voltigeur passe la main dans les plumes de Nuage, qu’il a rejoint brièvement après le discours du maréchal. Les ordres sont clairs, et Mayeul sait où diriger ceux de sa division : près des murs, un boulanger possède une boutique avec vue sur une des entrées du palais ducal. Il arrive souvent à Mayeul d’y passer, et les autres Voltigeurs n’y sont pas non plus inconnus. Certes, les ordres sont de fouiller et d’arrêter toute personne au comportement suspect, mais aller grappiller quelques informations sur d’éventuels fauteurs de troubles auprès de la populace locale ne sera sans doute pas une perte de temps. Après tout, Richard le Harnois avait raison, plus tôt : qui d’autre que les kyréens pour mieux connaître Svaljärd. Mayeul est un kyréen d’adoption depuis bientôt six mois, mais il a su charmer les gens. Il aime tellement plaire, le Voltigeur, qu’il ne lui faut pas longtemps pour se faire apprécier - ou détester, aussi, parfois.

Les gens sont inquiets, tendus, tandis que le major et son ailière se dirigent vers leur cible, à pied. Mayeul a laissé Nuage se reposer un peu, arguant qu’il en fallait au moins un de reposé sur le duo qu’ils forment tous les deux, et le griffon tournoie dans le ciel non loin d’eux. Réprimant un nouveau baillement, Mayeul observe un bref moment le comportement de quelques gardes ducaux devant eux, regrettant quelque peu leur manière de s’y prendre. Les ordres sont les ordres, mais ordonner que l’on vérifie les papiers de tous les gens un peu éméché ou au comportement étrange est le meilleur moyen de faire naître l’inquiétude parmi la population locale. Et avec la guerre présente dans tous les esprits, clairement, Arven n’a pas besoin de ça.

Arrivé devant l’échoppe, Mayeul s’efface pour laisser son ailière y pénétrer et s’apprête à la suivre quand un mouvement, le long du mur, attire son attention. Un banal passant ? Ou quelqu’un qui fuit l’arrière-boutique à leur arrivée ? Qu’importe, cela vaut le coup de vérifier. Revigoré, Nuage plonge et survole l’individu, s’assurant de ne pas le perdre tandis que Mayeul lui lance d’une voix forte. « Dites, je peux voir vos papiers ? » C’est un ordre, à n’en pas douter. Il n’a pas la main sur la garde de son épée le Voltigeur, mais se tient néanmoins sur ses gardes. Poursuite. Excitation. Les sentiments du griffon sont clairs, et Nuage a envie d’action. Pour sa part, Mayeul se contenterait d’un banal contrôle de papiers. Et d’une miche de pain, sait-on jamais !

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 8:41

Julius était arrivé dans la capitale kyréenne en début d'après-midi. Si les jours n'étaient pas des plus chauds et qu'il avait connu mieux, il devait admettre que pour Valkyrion et pour les natifs du duché, ces journées pouvaient paraître relativement chaude. Revêtu de son armure, il avait néanmoins pensé, contrairement à la première fois qu'il était venu, à prendre un long manteau de fourrure à l'intérieur fait de cuir. Il l'avait acquis ici-même, à Svaljärd, il y avait de cela plusieurs années. Il avait tenu à avoir quelque chose qui était à la fois chaud, confortable, et souple, propice au combat. C'était un tailleur qui le lui avait réalisé, monnayant une assez belle somme que Julius avait à l'époque vol... Emprunté. Si il était revenu, ce n'était pas pour un nouveau manteau, mais bien pour voir tout ce que les savants avaient comme inventions. Il avait parcouru les étals tout le reste de l'après-midi, s'arrêtant parfois devant quelques étals qui l'intéressaient plus que d'autres et discutant avec quelques savants. La nature curieuse du jeune combattant était en effet mise à rude épreuve devant tous ses savoirs, devant toutes ses inventions, devant toutes ses technologies, devant les créations plus ou moins débordantes des savants et de leur imagination sans limites.

Et puis, comme beaucoup, il s'était retrouvé le soir à errer dans les tavernes. Il en avait finalement trouvé une où il avait passé la nuit à boire, chanter et où il avait même raconté quelques exploits de lui-même, bien sûr, et de ses confrères guerriers dans certaines missions. Le belliférien devait l'admettre, il aimait cet endroit. La boisson coulait à flots, la chaleur des hommes venaient vous réchauffer le cœur comme le corps, et Julius avait passé une bonne nuit.
Le réveil fût plus dur. Il avait légèrement mal au crâne, sans doute à cause de la sacré cuite qu'il s'était mise hier soir. Pour une fois, il n'avait pas terminé avec une fille dans son lit. Ou alors il ne s'en souvenait plus. Il se passa de l'eau sur le visage et dans ses cheveux qu'il coiffa avant de sortir de l'auberge dans laquelle il avait passé la nuit. Lorsqu'il sortit, il remarqua immédiatement que le climat avait changé. Non seulement dans la température qui semblait plus fraîche, mais aussi dans les consciences.

En effet, des gardes patrouillaient, en nombres, les rues de la capitale ducale des terres glacées. Le Belliférien sentait une atmosphère lourde qui pesait sur la ville. Comme si quelque chose de grave s'était passé. Un meurtre? Un vol? Au vu des événements récents qu'Ibelène avait connu, peut-être que cela avait un rapport avec des mages infiltrés dans la cité pour tenter de dérober quelques savoirs ou de porter atteinte au duché des glaces. Après tout, il se disait que les chevaucheurs avaient bien avancé en Erebor et on avait pu voir son altesse l'empereur arriver avec sa garde, ainsi que tous les voltigeurs du duché sur le pied de guerre, participant à l'événement en même temps qu'il le surveillait. Leur présence était à la fois rassurante et pesante. Cela signifiait que la sécurité n'était plus la même qu'auparavant. Finalement, le guerrier préféra longer les murs, à l'ombre des ruelles pour éviter de se faire remarquer. Il esquiva ainsi quelques patrouilles. Mais d'un côté, il aurait bien aimé avoir une explication. Il se stoppa soudain alors que les gardes interpellaient une jeune femme. Une autre patrouille arrivait dans sa direction. Techniquement, il ne craignait rien, mais il n'était pas trop disposé à subir un interrogatoire serré aussi ne bougea-t-il pas d'un pouce, espérant éviter, par son immobilité, les questions. La présence de son épée le rassura néanmoins. Si jamais il y avait un problème, il était à même de se défendre, et il avait eu la bonne idée de conserver sur lui son armure pensant avoir une éventuelle chance de s'en sortir en cas de coup dur bien que cela s'annonçait difficile de résister face à tant de soldats. On notait néanmoins que tout le monde semblait à cran ici, et la présence des soldats patrouillant dans les rues, armes au poing, n'était pas pour rassurer en fait. D'autant que certains possédaient un tact délicat, si délicat que l'on se demandait si parfois ils ne voulaient pas vous agresser. Une chose était sûr, Julius avait connu des jours bien meilleurs à Svaljärd.

Toute la question en fait, c'était de savoir pourquoi il y avait une telle présence militaire dans les rues, et si les habitants tout comme les voyageurs qui étaient présents ici couraient un risque quelconque. Avait-on repéré des dragons non loin? Voulait-on renforcer la sécurité pour rassurer la population? Julius n'en savait rien, mais visiblement, il ne tarderait pas à le savoir. La patrouille qui se dirigeait dans sa direction n'avait pas changé de cap, et elle l'accosta. Les soldats se placèrent de manière à l'empêcher de fuir ce que ne chercha même pas à faire le guerrier. L'erreur aurait été stupide d'autant que pour l'heure, il ne craignait rien. On lui demanda ses papiers. Julius fouilla dans son manteau et... Zut! Les papiers! Bon sang... Ils étaient restés dans la sacoche de la selle qui était sur son cheval. Soit à l'écurie en fait.
- Je suis désolé, je n'ai pas de papiers sur moi, là tout de suite, ils sont sur mon cheval, à l'écurie.
- Mouais?! Grogna ce qui semblait être leur capitaine. Conduis-nous là-bas, on va vérifier ça ensemble.
Et Julius se retrouva sous bonne escorte pour aller rejoindre sa monture.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 13:12



La Fatalité intervient

On demande un PNJ à l'allée n°3 !




[en réponse à Mayeul]

Levé à l'aurore, comme tous les matins, le petit Sven effectue son travail avec automatisme. Ses paupières sont lourdes, il travaille de façon distraite et laisse échapper un grand bâillement lorsqu'une taloche derrière la tête finit de le réveiller. « Au boulot, tire au flanc, l'pain va pas s'faire tout seul. » Le gamin hoche la tête avec respect et continue à pétrir la pâte. Son apprentissage en plein coeur de Svaljärd est une opportunité en or, mais durant Lughnasadh, c'est à peine s'il peut se reposer et il n'a qu'une hâte, c'est que tout le monde retourne chez soi pour qu'il puisse retourner à sa routine.

Il se remet au travail, écoutant et observant distraitement par la fenêtre de temps en temps ; il reste de nombreuses personnes qui font la fête dans les rues malgré les températures glaciales de la nuit, agglutinées autour des différents feux ou rassemblés dans les tavernes. Le gamin pousse un soupir de ne pas pouvoir en faire partie.

Lorsque les premiers clients affluent, la bonne odeur de pain chaud emplit la petite boulangerie et il est enfin autorisé à prendre une petite pause en allant effectuer quelques achats pour son maître. Il passe le coin de la rue quand il se fait interpeller. « Dites, je peux voir vos papiers ? » Il se fige et se retourne pour apercevoir l'insigne de Voltigeur à la poitrine de l'homme. Un peu impressionné, malgré sa grande taille d'adolescent un peu dégingandé, il fouille rapidement ses poches et lui remet des documents recouverts d'un peu de farine.

« Voilà m'sieur. J'peux faire aut' chose pour vous m'sieur ? » Le petit apprenti du boulanger semble bien heureux à l'idée d'être un peu plus retenu que prévu avant de retourner travailler. Alors quand on lui demande s'il a vu des choses durant la nuit, il réfléchit très sérieusement. « Y'avait plein de gens qui faisaient encore la fête m'sieur. Le fils du forgeron s'est fait tancé parce qu'il était pas rentré, il dansait avec la p'tite Brunhilde, j'l'ai entendu jusqu'ici. » Mais encore ? Rien d'étrange ? « Un m'sieur était furieux, j'l'ai vu à côté d'une grosse charrette, mais il faisait trop nuit pour que j'voie c'qu'il y avait dedans. Il parlait d'concours et d'surprise j'crois, qu'il fallait pas encore tout déballer sinon ils allaient tout gâcher, qu'ils voulaient pas s'faire prendre. J'ai pas entendu l'reste, l'vieux maître avait b'soin d'moi pour surveiller l'four et si j'l'écoute pas, il peut s'mettre en colère. Une fois... » Le gamin se fait interrompre et renvoyer à ses activités du jour. Il salue bien bas le Voltigeur et repart faire ses courses.



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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 13:42

La nuit a été courte et plutôt mouvementée. Liselotte a peu fermé l'oeil de la nuit et pour cause, elle était un peu occupée. Toutefois, ça n'affaisse en rien le sourire rayonnant qu'elle affiche régulièrement, ni la malice qui luit dans ses yeux. Alors dès le réveil, elle a fait une toilette rapide et s'est à nouveau rendue dans les rues de Svaljärd. En tant que jeune domestique de l'impératrice, elle a rapidement eu vent des derniers événements, par le biais d'autres serviteurs présents au bon endroit au bon moment. On ne lui a pas donné beaucoup de détail mais elle n'en a guère besoin pour savoir que l'atmosphère du jour sera plus tendue que la précédente. Ses papiers en ordre sur elle, Liselotte ouvre grand les yeux et les oreilles alors qu'elle parcourt la capitale d'un air serein. Quel dommage que de voir les mines soucieuses de toutes ces personnes qui pourtant rayonnaient la veille, tout cela à cause d'une intrusion au palais. D'un autre côté, elle peut comprendre l'appréhension qui se répand comme une traînée de poudre ; si elle avait voulu s'en prendre à une personne importante, elle aurait aussi profiter d'un événement si grand que les coupables puissent se fondre dans la masse. Les autorités doivent avoir songé à la même chose.

Liselotte s'arrête auprès de l'étal d'un marchand pour acheter un peu de tabac quand elle reconnaît la silhouette de Mayeul, tourner à l'angle d'une maison. Elle verse les fleurons qu'elle doit, fourre le tout dans une besace et s'avance d'un pas tranquille vers le Voltigeur. Il semble en pleine conversation, alors elle patiente un instant à l'abri des regards, écoutant sans en avoir l'air ce qui se dit, puis laisse un instant au gamin de s'éloigner pour rejoindre son ami.

« Mayeul, je me demandais quand j'allais te croiser. Tu as la tête de quelqu'un qui a passé une courte nuit, très cher. » Et pas nécessairement de la meilleure façon, se dit-elle, en réalisant que sa gemme ne s'illumine pas devant le Cielsombrois. Peut-être pourrait-elle lui proposer de se détendre un peu, tout à l'heure ? Mais tout d'abord, elle demande avec une innocence parfaitement jouée. « J'ai entendu dire que vous cherchiez ceux qui se sont introduits dans le palais, c'est vrai ? Vous avez trouvé quelque chose ? » Elle affiche une moue légèrement inquiète, celle de l'employée inquiète pour une patronne qu'elle apprécie malgré leur distance. Peut-être pourra-t-elle en savoir plus sur où en sont leurs recherches ?


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 14:22

Finalement il avait peut-être sauvé le poignet du sac à vin car c'est à Solveig de Sovnheim, guerrière, dont il réclamait les papiers à présent. Quelques jours s'était écoulés depuis cette première rencontre, elle avait l'air de bien se porter malgré une nervosité apparente. Comment était-elle rentrée ce jour là ? Sans grabuges ? De nouvelles mouches tuées sur son chemin ? Richard, lui, avait dû faire avec le surplus d'affection d'un Tybalt  goûtant à sa première beuverie, ce qui avait été loin d'être une partie de plaisir. Réceptionnant ses papiers sans un sourire aimable, elle en profita pour le remercier d'avoir secouru ses fesses, ce à quoi il ne pipa mot puisque c'était faux ou tout du moins loin d'avoir été dans ses intentions.

« Le hasard fait bien les choses. » marmonna t-il d'un regard scrutateur sur sa personne. Vrai, il n'avait pas ouvert la lettre disposée sur la table, trop épuisé et prit au dépourvu avec les intrusions. Serait-elle d'Alrik que cela ne l'étonnerait pas. « J'ai reçu un courrier d'Alrik. » S’avança t-il en ne la lâchant pas des yeux et en regrettant, au vu de ses réactions, de ne pas avoir prit le temps de le lire. Le sac à vin fut confié aux gardes quand elle répondit à sa question. Danser. Elle savait danser. Qui avait été son partenaire ? Lui avait-elle marché sur les pieds ? Il haussa un léger sourcil de surprise laissant échapper un simple et presque trop indifférent : « Je vois. » Avant d'en revenir aux papiers. Il était regrettable qu'elle ne sache rien... mais il ferait avec et finirait bien par avoir une information. Un coup d’œil à la paperasse qu'il lui retendit d'un mouvement sec.

« Faites attention à vous. » Lui fit-il très sérieusement comme indiquant que les alentours pouvaient être dangereux autant qu'il pourrait être sur son dos rapidement si elle causait le moindre problème. Pas de traitement de faveur. Parlant de problème, il avait reçu l'image d'un mouvement près des estrades d'exposition de la part de sa griffonne.

D'un signe de tête il prit congé de la kyréenne et se mit en marche. Arrivé près des estrades, l'agitation semblait s'être dissipée quelque peu. Son œil vigilent remarqua vite fait une jeune savante semblant inculquer quelques manières à un homme, lequel s'excusa d'une grimace avant de s'éclipser. Quelque chose semblait étrange, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Frustration que Adamante partagea en décidant de le tenir à l’œil dans la foule. Il s'approcha de la table d'exposition. Ils étaient là tôt et jusqu'à tard, ces savants, ils étaient les vedettes en quelque sorte de Lughnasadh, peut-être dès lors cette personne saurait-elle quelque chose d'utile.

« Vos papiers mademoiselle » demanda t-il presque poliment tout en poursuivant alors qu'il lui laissait le temps de réagir et de les chercher, son timbre de voix et sa stature n'invitant guère à un refus. « Avez-vous vu quoique ce soit vous semblant étrange depuis hier ? » Posa t-il. Puis se mordant la langue, ne pouvant se défaire du sentiment que quelque chose aurait pu lui échapper, reprit presque aussi-tôt. « Cet homme, avez-vous échangé plus qu'un avertissement avec lui ? »


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 16:27

La question de la duchesse mit de moins joyeuse humeur Séverine, mais elle n'en laissa rien paraître, laissant échapper un petit rire avant de répondre : « Je crois que je ne suis pas en mesure de décider cela non plus! »  Faisant référence à la prédominance que prenait Martial sur elle.

Le reste de la soirée fut néanmoins ponctuée de plaisirs et de joies et c'est les joues rosies par le froid et pleine de bonne humeur que la nouvelle princesse rentra au palais et se retira dans ses appartements où Martial l'attendait.  Elle ne savait pas comment il avait passé la soirée et cela l'importait peu.

Néanmoins, en voyant sa tenue, l'humeur de son époux se rembrunit.  Ce n'était pas une robe pour être portée en public.  Séverine argua que c'était jour de fête et qu'elle était sortie en compagnie de son homologue, donc qu'il était approprié qu'elle se vêtisse de ses plus beaux atours.  Bien qu'elle ne le mentionna pas, elle se sentait humiliée chaque fois qu'elle sortait en public affublée de ces tenues sévères qu'affectionnaient tant les hommes bellifériens pour leur épouse.  Depuis leur mariage, Séverine s'était montrée plutôt sage, n'avait pas fait de débordements.  Même si elle savait ronger son frein, elle ne pouvait changer son caractère provocateur et impétueux : chasser le naturel et il revient au galop.  Cette contestation fut encore moins au goût du prince et sans qu'elle ne la voit venir, la gifle fusa.  Surprise, elle porta sa main à sa joue.  C'était la première fois que Martial usait de violence envers elle.  Elle était indignée, cela paraissait, mais elle tenta de se contenir.

Et sans égards pour elle, oubliant tout ce qu'elle lui avait appris sur les manières d'honorer Mirta, il la prit avec violence.  Une façon de lui montrer qu'elle lui était soumise et qu'il ne voulait pas entendre à nouveau contester ses décisions.

C'est une Séverine défaite qu'il laissa, partant sans lui dire où il allait et elle n'osa pas soulever la question, retenant ses pleurs.  Elle ne s'était jamais sentie aussi humiliée de toute sa vie et elle blâma la faute non pas sur l'homme qui venait d'abuser d'elle, mais bien sur Castiel.

Plus tard en soirée, Prudence était venue avec des compresses pour effacer les rougeurs de sa joues : il n'était pas question qu'on la voit le lendemain rougie et bouffie.

Lorsqu'elle s'éveilla et eu terminé sa toilette le lendemain matin, elle trouva le palais plonger dans l'effervescence.  Elle ne savait toujours pas où était Martial, il n'était pas revenu après leur semblant de dispute.  Elle savait qu'elle n'avait pas droit d'aller à sa guise, mais elle avait faim et personne n'avait songé à lui apporter à manger.  Quel oubli indigne de la part des serviteurs!  Si elle n'avait pas été mariée à un Belliférien prompt à lever la main sur elle, elle aurait hurlé à grands cris.  Fait un scandale tout au moins.  Elle se contenta d'enfiler une robe, une atrocité de son nouveau duché, et après avoir reçu quelques nouvelles de Prudence, qui balbutiait terrorisée qu'il y avait eu des intrusions au palais pendant la nuit - c'était ce que Séverine comprit de son discours décousu - elle se décida à sortir dans les couloirs et chercher sa chance.  Si jamais Martial la trouvait, elle pourrait prétexter la peur, l'inquiétude.  Son insécurité à être laissée seule loin de lui, cet homme fort qui l'avait enlevée et saurait la protéger.  Elle saurait bien feindre la panique.

Elle marchait lentement dans les couloirs, cherchant un visage familier, quelqu'un qui pourrait la guider.  Et la protéger si jamais Martial la trouvait dehors.  Après tout, les consignes étaient claires : interdiction de quitter ses appartements seule.  Un témoin pour les larmes de panique qu'elle feindrait si jamais elle était prise la main dans le sac pourrait l'aider à s'en sortir.  Et puis les festivités continuait et elle comptait bien représenter Bellifère dignement tout en profitant des distractions.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 17:06

Lorsqu’Aubrée avait prit la bourse entre ses mains, Agathe avait retenu son souffle, les lèvres ouvertes en un “O” parfait. Définitivement trop peureuse pour toucher elle-même cette mystérieuse bourse, elle était fascinée et un peu envieuse de l’audace de son aînée. Et si les gardes songeaient qu’elles l’avaient dérobée? Si les voltigeurs croyaient que le contenu leur appartenait? Peut-être était-ce des drogues indécentes de Sombreciel? Ou alors une arme redoutable? De l’explosion, du séisme, de l’ensemble des possibilités, il n’y avait rien eu. Aubrée avait gardé fermé ce fameux sac et l’avait dissimulé, à l’approche des hommes armés. Ils controlèrent une fois de plus leur identité et la mignonne tendit ses papiers la liant indubitablement à la Marquise de Sylvamir dont la réputation expliquait à elle seule sa soit-disant beuverie.

Des excuses d’Aubrée, Agathe haussa les épaules avec toute la simplicité du monde. Un garde qu’elle ne reverait probablement jamais de sa vie, et qui n’allait probablement jamais se souvenir d’elle non plus. Ça lui était bien égal, tant qu’elles pouvaient fuir ensemble, les deux soeurs! Lorsqu’elle jeta un regard par-dessus son épaule afin de s’assurer qu’on ne les suivait pas pour vérifier une fois de plus leur identité, la toute jeune se crispa. Son élan vers le palais fut interrompu, car entre deux inconnus, elle le reconnut. L’homme. Le même que dans la foule, la veille au soir, au moment de son vol. Si elle avait cru qu’il s’agissait d’un simple étranger qui avait croisé son regard par curiosité et hasard, elle n’en était plus trop certaine, Agathe, désormais. Se pouvait-il qu’il soit ici pour l’enlever, comme au Tournoi des Trois Opales? Elle en doutait, Agathe. Il ne ressemblait en rien aux hommes de Bellifère. Peut-être était-ce l’inverse…? Si elle ne devait sortir que pour acheter quelques pâtisseries, il était vrai que son départ commençait sans doute à dater. Hiémain... Souhaitait-il la protéger jusqu'à la faire suivre? Tirée par la main par son aînée, la cadette abandonna ses réflexions dans cette rue afin de rejoindre l’enceinte protectrice du palais.

Elles déboulèrent bien vite devant les appartements luxueux destinés au Sénéchal. Agathe arrêta sa soeur chérie avant qu’on ne les introduise au sein de la suite pour vérifier sa présentation. Les sourcils froncés, toute soucieuse de l’apparat de son aînée, la blondinette prit soin de replacer quelques mèches de ses cheveux, de replacer sa jolie cape, sur ses épaules, et de pincer quelque peu ses pommettes pour en faire ressortir un joli rose bien frais. Elle fit de même avec sa propre robe, s’assurant de son irréprochabilité, puis entra rejoindre sa tutrice.

Il était encore tôt, mais la petite famille semblait bien éveillée, avec les récents événements et le règne exigeant qu’exerçait Melbred sur son entourage. Même si son envie premier était de tendre les bras et de baiser le nez mignon et adorable du petit être qu’elle considérait comme son propre frère, Agathe prit sur elle de ne pas déroger de sa mission matinale. Elle présenta Aubrée, d’une petite voix posée, puis exposa à Mélusine que sa très brève sortie prévue, toute sécuritaire et encadrée devait-elle être, s’était révélée beaucoup plus intéressante. Elle raconta sa rencontre avec Aubrée, puis les doutes de cette dernière quant aux silhouettes aperçues, la veille.

- J’ai cru qu’il serait profitable que nous allions inspecter nous-même la rue, avant de venir vous voir. Nous avons trouvé cette bourse et nous croyons qu’elle… Qu’elle leur appartenait.

Elle précisa qu’elles n’avaient pas ouvert les cordelettes, par prudence. Jamais Agathe n’évoqua la peur, alors que Hiémain de Sylvamir était probablement dans les parages.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 19:27

Le soleil se lève réchauffant les pauvres êtres qui s'étaient fait  surprendre la veille ; mais au fur et à mesure que la lumière s'enfilait dans les ruelles, entre les étals l'on pouvait voir les voltigeurs affairés, criant, interrogeant ; les guêtres reconnaissables des gens de Svaljärd ne semblaient pas faire figure de confiance et un par un chacun d'entre eux devait présenter ses papiers. Je le vois ce remue-ménage depuis mon étal. Un regard vers le cadeau pour Meldred, une méfiance à l'égard de ceux osant toucher d'un peu trop près nos inventions, froncement de sourcil et parole suffisamment sèche pour décourager l'intrus de toucher plus précisément les précieuses créations.

Est-ce ma curiosité par rapport à ces événements qui semblent s'être déroulés cette nuit ou l'ambiance globale de cette journée qui me  rend encore pus froide que je ne le suis habituellement. Peut-être les deux. Regard fuyant, froid à l'égard des clients, des personnes encombrant les rues ; les allers et venues sont  plus rapides, peu nombreux étaient ceux se posant quelques minutes devant les étals, comme si chacun courrait après quelque chose d'inconnu, fuyant devant les voltigeurs. Il se passe quelque chose c'est une évidence.

Je soupire un instant croisant les bras devant moi, levant les yeux au ciel je pense pour moi-même que ce doit être simplement une impression, due à ces festivités. J'aime cette contrée de Svaljärd, sa froideur, reflet de mon âme, bon nombre de temps j'y passe mes heures perdues. Inconscience de l'instant, rêverie manifeste troublée par une parole qui ne laisse  pas le moindre doute, un voltigeur venant s'enquérir de son identité.

Un instant je lui fais face, plantant mon regard dans le sien, haussant un sourcil ; sérieusement l'habit ne fait pas le moine mais pour ma part il me semble bien que j'ai la tête de l'emploi ; j'hésite un instant, affrontement du regard avant de sortir le sésame lui tendant « Bonjour, vérifiez par vous-même je vous en prie » ; certes il fait son travail mais autant d'inquiétude, d'interrogation commencent moi-même à faire monter cette envie d'en savoir plus, toujours.

Au vu de la stature de l'homme, j'ai cette impression qu'il pourrait m'en dire plus, je le laisse me questionner, levant les yeux au ciel discrètement avant de commenter sa dernière  interpellation « que sous-entendez vous là Monsieur ? » d'ailleurs pour ma part je suis dans ma contrée mais quel est il lui ? En quel honneur les voltigeurs ne devraient ils pas être courtois ni poli « j'ai simplement protégé mes créations » puis regardant l'homme « je vous serais gré par ailleurs de reculer d'un pas, tout voltigeur êtes vous, sachez que les créations que vous frôlez sont la prunelle de mes yeux » ; fronçant les sourcils à son égard, je le fixe « ça va mon identité vous revient au vu du nom présent sur ce sésame et à votre première question hormis des étrangers abusant de l'alcool non je n'ai rien vu pourquoi donc ?  » concluai-je sifflant entre mes dents.

Non mais sérieusement entre le voltigeur  d'hier qui m'a envoyé paître alors que je cherchais simplement à défendre mon camarade marchand et celui-là on peut dire qu'ils sont vraiment sur les dents « je pourrais  savoir ce qu'il se passe ? Ma contrée habituellement calme et qui devrait être festive semble bien troublée ce matin ? Quel est donc le mal qui ronge ses rues ?  Et ne me dites pas rien je ne suis pas née de la dernière neige » ; ma voix se faisait plus posée, tranquille... moi qui aspirais à trouver une personne capable de m'expliquer ce qu'il se passait je sentais que je faisais face à l'un d'entre eux ; manipulation, calculs, il faut savoir ranger sa froideur quand cela est utile...
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 23 Juin - 22:05

Cette première soirée, malgré ma rencontre avec la voleuse et son défenseur haut placé qui m’avait laissé un gout amer dans la bouche, s’était bien terminée. Mes enfants avaient des étoiles pleins les yeux et les bras pleins de paquets. Rudolf serait content, son absence serait compensée par une montagne de cadeaux de la part de sa sœur et de son frère. Un bon repas dans l’auberge qui nous accueillaient, et nous voilà au lit, épuisés mais heureux. Le lendemain promettait d’être encore meilleur, et je me promis, même si c’était difficile, de ne plus chercher à arrêter moi-même les voleurs, la prochaine fois, j’appellerais directement la garde, ça sera plus rapide. Un copieux petit déjeuner, et nous voilà déjà dehors. Je gardais mes enfants à mes côtés, et avait laissé Elanin glisser son bras au creux du mien. Elle ne se souvenait plus de ce qu’il s’était passé il y a quelques temps, mais moi, je n’avais pas oublié. Je n’avais pas oublié la douleur quand j’avais appris sa « mort ». Je ne lui avais rien dit, de peur de l’effrayer, mais elle avait remarqué que quelque chose me tracassait. Elle n’avait rien demandé, mais était restée à mes côtés, et cela me rassurait. Quand je l’avais auprès de moi, cela voulait dire qu’elle était en vie, et que j’étais dans la bonne réalité.
Rolf ouvrait la marche, et, à ma grande surprise, une jeune fille que je ne connaissais pas le rejoignit aussitôt. Le sourire aux lèvres, il me signifia du regard qu’il partirait de son côté. Je penchais la tête sur le côté et les regardais s’éloigner. Elanin ne put s’empêcher de rire et de me dire qu’ils s’étaient rencontrés la veille, mais qu’elle n’en savait rien de plus, il allait falloir que j’enquête de mon côté.
Il y avait cependant une ombre au tableau. Malgré l’ambiance festive, je pouvais sentir que les gens n’étaient pas rassurés. Les gardes et les Voltigeurs étaient sur les dents, je ne savais pas ce qu’il se passait exactement, mais je gardais mes papiers sur moi, prêt à les dégainer au moindre mouvement.
Les griffons ne cessaient de passer et repasser au-dessus de nos têtes, et Elanin eut bientôt tout un bouquet de plumes entre les mains pour son petit frère. Je les mis dans ma sacoche et continua ma route avec elle. La journée passait lentement, au rythme des chansons, des danses et des sacs de marrons chauds que nous dévorions comme des enfants. Je me demandais alors qu’est ce qui pourrait arriver de mal. Nous étions en Valkyrion après tout.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 24 Juin - 0:00

Il s'était montré poli, trop poli presque et voilà qu'en retour il écopait d'une autre tête de jeune le regardant de haut, alors qu'il lui suffirait probablement d'un coup de tête pour enraciner la greluche de manière définitive au sol. Être trop fragile à grande gueule devrait apprendre à se faire petite. Vraiment. Il la laissa ceci dit parler, elle et ses airs, analysant le document présenté. Un sifflement désagréable et il releva le nez des papiers, un sourcil haussé, une main prenant place à côté d'une invention.

« Est-ce de l'insubordination que j'entends dans vos propos ? Il releva bien la tête, lui retendant ses papiers sèchement, Non. Bien sûr. Répondit-il pour elle, léger, les yeux plissés, d'un timbre tempétueux et perceptiblement malveillant. Vous seriez arrêté aussi tôt pour trouble à l'ordre public si c'était le cas. Mais vous en êtes consciente, naturellement. » Menace et froideur. Un mot plus haut qu'un autre et il n'hésiterait pas à la donner aux gardes. Une cellule plus froide encore que l'air circulant dans les rues, avec des soûlards pour la remettre à sa place et naturellement lui apprendre davantage sur la situation actuelle puisqu'elle semblait vraiment s'y intéresser depuis son petit étal. Peut-être voulait-elle visiter ces sombres recoins au fond ? Avide d'une nouvelle expérience lugubre et frissonnante.

Il n'était pas d'humeur, du tout, sa parole avait été bafouée, mais son autorité restait intacte. Cette savante et ces babioles dont il n'arrivait même pas à trouver un usage intelligent lui demanda alors des détails sur la situation, indiquant clairement qu'elle n'était pas stupide. Stupide non, sotte oui, sans nul doute. Pour qui se prenait cette petite dinde ? Un homme comme lui possédait le respect de beaucoup, plus qu'elle n'en gratterait jamais à ses yeux toute sa vie durant. Elle le prenait pour une poire visiblement, pas de chance pour elle, il était du genre à ne pas apprécier.

« Vous n'êtes pas idiote non, mais vous n'êtes pas une lumière pour autant. Siffla t-il. Des gardes et des voltigeurs courent de partout, arrêtant le moindre fauteur de trouble et à l’affût de n'importe quelle source d'information. Il arqua un sourcil, ôtant cette main qu'elle ne supportait certainement guère de voir si près d'une création, croisant les bras, comme pour lui faire comprendre que c'était ce qu'il faisait actuellement en l'interrogeant sur le gueux précédent. La raison est pourtant claire et devrait même vous sauter à la figure. »

Il s’arrêta, reprit une respiration et reprit plus sérieusement encore si cela était possible, plus imposant, plus étouffant, plus grinçant. « Je réitère donc ma question, mademoiselle, cet homme vous a t-il paru plus étrange qu'un autre, a t-il fait ou dit quelque chose susceptible d’intéresser les gardes et les voltigeurs. » Il ne menaçait pas cette fois, mais l'aura pesante était bien là, prête à embrasser la jeune femme, prête à la soumettre, prête à la mener aux cachots sans un froncement de sourcil. Un geste habituel intensifia le tout, sa main portée sur la garde de son épée. Il ne mentait pas quant à ses intentions de la jeter derrière les barreaux si elle n’obtempérait pas à l'autorité en place.

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Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang
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