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 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

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Dragonnet en Chef • Livre I
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 20:56

Il fait froid, dans la cour du palais ducal. La nuit est tombée, et je frissonne dans mon manteau de fourrure, Meldred blotti contre moi, qui pleure nerveusement dans cette agitation qu’il ne connaît pas. Mais la température n’est pas seule responsable du tremblement léger qui agite mes doigts : la peur rétrospective y est sûrement pour quelque chose. Les explosions successives qui ont troublé la soirée de fête ont vraisemblablement fait des victimes ; et si l’aile du palais touchée avait été celle où j’ai pris logis, avec mon époux, notre fils, nos pupilles, et toute notre maisonnée ? Et si Hiémain avait été blessé ? Ou notre Meldred si petit encore ? Arsène, ou Agathe ? Joséphine ? Mon regard croise celui de mon mari par-dessus la tête d’Arsène, cramponné au pan de son manteau, et je sais que nous partageons la même indignation devant la lâcheté de cet attentat – je ne crois pas qu’il puisse s’agir d’accidents. Pas aussi rapprochés, pas comme ça : je crois peu aux coïncidences.

Mon regard se tourne vers Agathe, toute frêle sous la trop légère cape dont Joséphine l’a enveloppée après l’avoir attrapée au vol sur la patère de sa chambre avant d’évacuer les lieux avec nous. Pauvre Agathe, si inquiète – je devine que ses pensées vont vers sa sœur. Vers sa mère, aussi, sûrement ; il me semble bien l’avoir entendue l’appeler, dans le chaos et la confusion.

A nouveau, mon regard croise celui de Hiémain. Il faut savoir, il faut comprendre ; et dans le secret de mon esprit se dessine une idée. Trois adultes, trois enfants ; Joséphine assurera la sécurité de Meldred, tandis que Hiémain et moi pourrons veiller sur les deux plus grands. Contre moi, le bébé mignon que je chéris plus que ma propre vie s’est un peu apaisé, et je le tends délicatement à Joséphine, qui l’engouffre immédiatement dans les plis de sa cape pour lui tenir chaud. « Garde Meldred pour moi, ma Josette – j’ai à faire, Hiémain aussi. Je t’en prie, retrouve Père et Mère, place-toi près d’eux avec le petit, jusqu’à ce que nous revenions. » Elle acquiesce, elle a compris ; et je la vois se détourner de nous, emportant vers mes parents mon enfant adoré.

Je sais que mon époux dispose d’un réseau étendu chez les enfants des Miracles, plus que le mien ; qu’il emmène Arsène se renseigner avec lui, cela sera formateur pour le petit et lui permettra de concentrer son esprit d’enfant sur autre chose que la terreur des explosions. Pour ma part, j’emmènerai Agathe – vers quelque chose de plus sombre, de plus noir.

Tout cela passe silencieusement entre nous – il a placé la main sur l’épaule d’Arsène et lui communique le réconfort de sa présence, j’ai pris Agathe contre moi et la serre dans mes bras, la berçant doucement. Dans mon cœur, la possibilité que ce soit moi qu’elle appelait, vulnérable et paniquée, murmure un océan d’affection silencieuse. Le tumulte fait rage autour de nous, dans une tempête de cris et de hurlements, mais nous sommes isolés dans notre bulle de calme. Oh, tant d’émotions qui passent, dans le regard clair de Hiémain ! Il en lit sûrement tout autant dans le mien – sois prudent, veille bien sur le petit, retrouve-moi quand tout sera fini, je t’aime – je t’aime. Il hoche la tête, imperceptiblement ; et c’est terminé, l’instant est passé. « Agathe, viens – on va chercher ta sœur. Elle est sûrement à l’abri dans la suite de la princesse Ljöta, tu sais ; mais je ne veux pas que tu t’inquiètes, alors nous allons la trouver. »

A un garde qui tente de nous empêcher d’entrer dans le palais, je sers à peu près le même prétexte. « Je suis la baronne de Sylvamir, mon brave, l’épouse du sénéchal Hiémain ; je suis à la recherche de la sœur de ma pupille, qui est dame de compagnie de Sa Grâce la princesse Ljöta. » Il nous laisse passer, devant cet étalage de titres ronflants et l’assurance de mon maintien ; et j’entraîne Agathe à ma suite dans une antichambre vide dont je verrouille soigneusement la porte. Seule la lueur des flammes au-dehors éclaire faiblement l’intérieur ; mais cela ne m’empêche pas de plonger le regard dans celui de mon apprentie, mortellement sérieuse à présent. « Petite, ce qui se passe maintenant devra toujours rester entre toi et moi. Ce secret devra être gardé, sur ta vie, Agathe. Promets. »

Elle promet. Ô Isil, fais que ma confiance en elle ne soit pas mal placée ! Qu’elle soit digne d’être l’une de tes filles, et d’appartenir à la vaste famille des Miracles…
Prestement, je défais l’épaisse mante de fourrure, la pose sur ses épaules pour la réchauffer.
Bientôt, je n’en aurai plus besoin.

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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 20:56


Le Fou

La Rose Noire





Dans un frisson silencieux, la pulsation ancienne résonne dans l’air de la nuit. Je suis là. Me voilà. Vibrante dans l’obscurité, ta présence s’éveille et pulse doucement ; tandis que Vespéral se dessine sous tes doigts, complice et attentif, prêt à répondre à ta volonté. Tu caresses le bois, de ton pouce, rasséréné de sentir ton compagnon familier ; tandis que, dans ton esprit, Fantasme t’accorde sa pleine et entière attention. Mais vous n’êtes pas seuls, pour une fois, ton arme, ta monture, ton écrin, ton esprit et toi : cette fois, non, vous avez… un spectateur.

« N’aie pas peur. Mélusine est – toujours là. » Du bout des doigts, tu tapotes doucement ton cœur – ô Fou si fantasque, cette fois, tu te forces à réprimer ton exubérance. Tu aimerais que tes Rois soient là – mais le Blanc sera plus utile auprès des contacts de son écrin, et le Noir est – quelque part. Loin. Occupé. Avec l’écrin de ta Tour, très certainement. Tu ne sais pas vraiment. Que tu aimerais avoir Simon près de toi – ou ton Cavalier si fringant, ou bien ta Reine si sage, ou encore ton Pion si enthousiaste. Il n’y a guère que toi dans l’immédiat ; et en lieu et place d’Épines déterminées, tu as comme escorte une blondinette éberluée. Que tu n’as pas le droit d’effaroucher : ton écrin lui est férocement attachée, et Rhéa elle-même apprécie la mignonne.

Soit.
Pour cette fois, tu seras sage.

« L’Ordre du Jugement  est peut-être impliqué dans ces événements. Nous ne croyons pas aux coïncidences. Je dois enquêter, débusquer les criminels s’ils sont encore là, les forcer à sortir de leur tanière. J’ai besoin de tes yeux, petite Voleuse : pour observer. Sauras-tu repérer les comportements suspects sur mon passage ? Sauras-tu repérer ceux qui me fuient, qui m’évitent, me contournent ? Cela n’est pas sans danger, mignonne, je dois t’avertir ; j’avancerai au-devant des errants dans le palais, tu devras me suivre, seule, loin, dans l’obscurité. Est-ce que tu as en toi le courage qu’il faut pour cette mission-là… Agathe ? »

Les échos de la voix de Mélusine ont fait résonner le prénom murmuré. Elle l’aime, sa petite Belliférienne timide, tu le perçois clairement à chaque battement de ce cœur que vous partagez : chaque fibre de son être s’inquiète pour les enfants échoués sous son aile – pour le bébé qu’elle a porté, certes, mais aussi pour le petit Voleur orphelin, et pour la blonde enfant déracinée. Tu ne peux pas laisser cet amour maternel te détourner de ta mission, pourtant, il faut savoir, il faut comprendre, pour déjouer le plan tissé par l’ennemi, pour protéger les innocents et accomplir ton serment. Mais tu peux faire en sorte que la petite reste en relative sécurité. Ta main libre vient effleurer la joue satinée, et tu cherches ses yeux sous le voile sombre qui masque les tiens. « Nous t’avons fait confiance, en te montrant notre secret. Tu connais le moyen de nous détruire à présent ; tu as entre les mains notre avenir. Nous t’avons fait confiance, Agathe, nous tous qui sommes le Fou : est-ce que, toi, tu nous feras confiance en retour ? Est-ce que tu nous prêteras ton regard, est-ce que tu nous aideras à découvrir la vérité sur ce qui s’est réellement passé… ? »

Dans le couloir, tu entends un bruit de course : de lourdes enjambées, qui passent devant l’antichambre où vous êtes retranchées, et qui s’estompent graduellement dans le lointain. Il y a peu de mouvement dans ce secteur – si la petite consent, si la petite accepte, alors, alors… Alors, tu pourras enquêter.

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La Noblesse
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 21:40

Une autre journée qui se terminait, et une soirée qui commençait en beauté... Nous ne pouvions pas rêver mieux. L’esprit plein de chansons et d’histoires, nous restâmes au coin du feu. Je somnolais, mon livre entre les mains, tandis que Rolf chuchotait avec sa sœur. J’entendis quelques mots de leur conversation et comprit que mon fils s’était enfin décidé à parler de la jeune fille que nous avions vu dans la matinée à sa sœur. Il lui raconta dans les moindres détails leur rencontre, et veillais bien entendu à ce qu’en entende pas un mot. Je compris que cette fille risquait d’être un obstacle pour mes projets pour lui, je devais veiller à ce qu’il ne s’y attache pas trop. De toute manière, une fois la fête passée, il l’oublierait. Une petite voix dans ma tête me dit que ces messes basses pouvaient être aussi dues au fait que j’avais l’air de dormir, et que mes chers enfants ne souhaitaient pas me réveiller. Bien. J’en aurais la confirmation demain, si Rolf vient me parler de cette rencontre avec cette jeune demoiselle ou s’il préfère s’en abstenir.

Notre repos était nécessaire, et devait bientôt prendre fin, nous avions rendez-vous chez un de mes plus vieux amis pour un repas. Nous serions nombreux, et la soirée promettait d’être parfaite. Quand vint l’heure pour nous de prendre la route, Rolf me secoua doucement l’épaule. Une dizaine de minutes plus tard, chaudement habillés, nous empruntâmes le chemin qui menait à la demeure de mon ami. Nous avions déjà parcouru quelques rues quand un énorme vacarme nous firent sursauter. Des explosions. Nous étions à proximité du palais et je compris, à cause de la fumée et des cris, que cela ne faisait pas partie de la fête. Suivis de mes enfants, j’allais en direction du palais, là où avait eu lieu l’une des explosions. Une partie de moi craignait pour nos vies, pour mon Duché, mais une autre était excitée. Un évènement pareil bouleverserait beaucoup de choses, et je voulais être présent. Je pourrais apporter mon propre témoignage, ainsi que ceux des personnes présentes à mon projet de livre. Un livre d’Histoire doit tout aussi bien relater les faits récents que les plus anciens, selon mon avis.

Malheureusement, je doutais d’arriver à temps, ils auraient surement fermé les portes du palais. Je les comprenais, aucune personne ne rentre, aucune personne ne sort, et ils attraperont le coupable de cette explosion. Je devrais me contenter des propos des nobles habitant dans le palais. Je marchais sans me retourner, me faufilant parmi la foule. Je croisais des gens tout aussi intrigués que paniqués, et les ignorais pour le moment, cherchant à rejoindre le palais. Soudain, je m’arrêtais et me retournais. Mes enfants. Où étaient-ils ? Rolf, Elanin, je ne les voyais pas. Je les avais semés sans le vouloir. Je les cherchais du regard, les appelais, mais, au bout de quelques minutes, je sus que je les avais perdus. Que devais-je faire ? Appeler un Voltigeur pour les retrouver serait la meilleure solution, mais ils avaient à faire à cause de l’explosion. Ils n’auraient pas le temps de s’occuper d’un petit seigneur. Je devais les retrouver moi-même. Mais par où commencer ? Ils savaient que je voulais me rendre au palais, ils sont peut-être déjà là-bas. Ou alors, ils sont retournés à l’auberge, et ils m’y attendaient déjà. Je ne savais pas quoi faire et je sentais la peur m’envahir. Ils étaient peut-être… Non, ne vaut mieux pas penser au pire. Je devais rester calme et les retrouver. Je décidais de commencer par le palais, étant donné que c’était plus près que l’auberge. La peur au ventre, je me faufilais dans la foule, et accélérais le pas.

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La lecture n'est profitable qu'aux esprits possédés d'un goût immodéré de la vérité.
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 30 Juin - 13:44

L'ambiance à Svaljärd était chargée. C'était un peu comme ces jours d'orages où tout le monde s'active plus vite mais moins efficacement. Quand les cheveux se dressent sur le sommet de la tête et que les oiseaux volent bas. Sauf que la météo n'avait rien à voir là-dedans cette fois. Il allait se passer quelque chose et c'était comme si tout le monde était au courant. Sibylle quant à elle essayait de rejoindre une grande place tout en longeant les murs. Celle où elle avait dansé hier avec cet inconnu. Le souvenir de cette soirée lui réchauffa les joues et le cœur. Le temps d'une danse l'étudiante avait pu goûter aux joies de l'adolescence. Ces bonheurs insouciants. Mais notre aveugle n'a jamais vraiment eu l'occasion d'en jouir. Toujours la tête plongée dans un livre ou les mains dans la terre. La solitude s'était-elle éprise de la jeune fille, comme une volonté du destin ? Encrée si bien en elle, cette solitude, qu'elle n'avait presque jamais eu le droit à l'insouciance. Sauf une fois au chalet. Cette nuit... particulière. Avec cette Dame de Bellifère... Encore un souvenir pour lui réchauffer le visage et les cuisses.

En route pour la foire, avant même d'arriver là où les stands se tenaient, on les interpella. Yacinthe, sa guide et camarade de classe, s'arrêta. La main de son "amie" se crispa d'une drôle de façon sur la sienne tandis qu'un homme se dirigeait vers elles. Pourtant Sybille était sereine. Des contrôles de sécurité aux abords de la foire dans une ville sous tension. Rien de plus banal. Mais l'homme dut adresser un regard sans équivoque à sa compagne qui la lâcha. Un échange de main s'opéra et Sybille eut d'abord un geste de recul, effrayée.

" Ne vous inquiétez pas jeune demoiselle, je vous rends à votre amie rapidement. " Dit l'homme, avec un sourire rassurant, avant même que Sybille n'ait eu le temps de dire Rhododendron.
Notre aveugle esquissa un sourire forcé pour apaiser sa collègue. En prenant sa main l'homme avait effectué une pression familière sur sa paume. Un signe qu'elle avait déjà rencontré auparavant .
" Je n'en ai pas pour longtemps, Yacinthe. Attends moi là...

Sybille se voulait rassurante. La poigne se fit plus pressante. Il avait la voix grave et basse. Presque pressé. Mais sa tenue respirait le propre et le soigné. Un homme qui d'ordinaire n'inspire pas la crainte.
" Vous feriez mieux de vous tenir prête, Mademoiselle Alcali. Nous vous enverrons un signal plutôt... clair. Il faudra alors vous assurer que l'on s’intéressera plus à vous qu'à nos propres affaires..." Il parlait si bas que personne d'autre qu'elle ne dû l'entendre. Sybille n'eut même pas le temps de répondre que déjà la rendait-on aux mains de la nommée Yacinthe. On aurait dit une partie du jeu de la bombe où l'on se passe une balle. Sauf qu'ici, c'était la main de l'aveugle.
" Vous voulez toujours ces nouvelles connaissances Mademoiselle Alcali, pas vrai ? Passez une agréable journée mesdames."

Et il disparut dans la foule. Yacinthe voulut interroger sa camarade de classe, mais la poignée de main l'omnibulait. C'était sans aucun doute celle que l'ordre avait prit l'habitude de lui faire pour se signaler à elle. Une diversion contre un petit coup de pouce dans ses recherches ? C'était dans ses cordes ! L'Herboriste demanda à son amie de la ramener à l'auberge. Oui, tout allait bien. Non, ce n'était pas grave si elle manquait l'exposition. Une fois dans sa chambre elle organisa ses affaires, qui n'avaient pas quitté leurs valises pour ne pas les perdre. Puis il y eut le signal comme le jour se couchait. Et quel signal !!Cris, sirènes, grondement de la terre. Figée sur place son cœur se remplit d'effroi. Les rues autour de l'auberge se remplirent d'une foule angoissée. Prenant sa besace elle se précipita dehors. La peur commençait à lui enserrer le corps. Tout se déroula très vite. Des gens hurlaient "Le palais brûle !" ou "La caserne a explosé !".  Du Savoir contre des morts ? Des larmes auraient pu perler sur son visage si elle en avait eu le temps. Mais l'angoisse de son engagement la frappa. Il fallait qu'elle agisse. Ok ! Mais pour faire le bien, alors.

" GAAAAAAARDES !!" hurla-t-elle à pleins poumons. " J'ai des infor-..." Non... " GAAARDES !

Sa besace pleine d'herbes médicinales, il allait falloir que Sybille réponde aux attentes de l'Ordre sans se faire suspecter de crimes.

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La Confrérie Noire
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Ven 30 Juin - 22:27

Le nez vers le plafond, la blondine rêve, laissant divaguer ses pensées. Elle est bien trop fatiguée pour se concentrer sur une en particulier. Les événements de la journée lui reviennent en mémoire. Les silhouettes, ses recherches avec Agathe, sa rencontre avec sa tutrice et l’adorable Meldred, les gâteaux… Ils avaient ensuite communiqués les informations et Aubrée s’était sentie fière, d’avoir pu détenir d’aussi précieuses informations. Elle était ensuite retournée près de Ljöta, et s’était empressée de tout lui raconter. Et maintenant, elle se repose dans sa chambre, histoire d’être opérationnelle pour la soirée. Peut-être qu’elle retrouvera Tybalt à nouveau, qui sait ?

Elle n’a pas le loisir d’aller plus loin dans ses rêveries. Une violente déflagration la fait sursauter. Fronçant les sourcils, elle se lève de son lit pour aller jeter un œil par la fenêtre, cherchant des yeux l’origine du bruit. Elle écarquille les yeux en voyant s’élever dans le ciel du soir des flammes rougeoyantes. Elle se retourne et s’apprête à enfiler ses chaussures et une veste pour sortir se renseigner, mais elle n’en a pas le temps. La seconde explosion retentit. En un instant, la blondine est propulsée au sol, comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’une plume. Péniblement, la jeune femme se relève. Elle porte les mains à son crâne, comme pour faire taire les sifflements douloureux qui résonnent dans ses oreilles. Un homme apparaît dans l’encadrement de la porte ouverte par le souffle. Elle le voit crier, mais elle ne l'entend pas, ses oreilles sifflent trop fort. Voyant qu'elle ne comprend pas, il se rue vers elle, et sans ménagement, la tire par le bras en lui indiquant de suivre le mouvement, et vite. Trop sonnée pour réfléchir, la jeune femme s'exécute sans trop comprendre, comme si elle était en train de rêver. Ou de cauchemarder.

Ce n'est qu'une fois dans la cour, au contact de l'air glacial qu'elle reprend ses esprits. Agathe. Où est Agathe ? Grands dieux… Aubrée aimerait faire demi-tour, courir jusqu’à la chambre de sa sœur, s’assurer qu’elle est toujours là, mais elle ne peut pas. La foule de nobles qui se presse autour d’elle l’en empêche. Et puis, Agathe est sûrement avec sa mentor. Elle espère juste qu’elles n’ont pas rejoint Sithis... Ljöta. Il faut qu’elle trouve Ljöta. Aubrée se fait violence pour ne pas tous les bousculer, et créer de la panique là où il y en a déjà assez. Mais des yeux, désespérément, elle cherche ces visages familiers, de l’aide. Elle ne voit pas son mentor. Elle n’était déjà plus dans sa chambre, mais ailleurs dans le palais… Elle doit aller bien, elle n’était normalement pas dans la zone de l’explosion. Aubrée s’emmitoufle dans la couverture qu’on a disposé sur ses épaules. Elle ne sait pas qui lui a donné, elle ne s’en souvient pas. Les pieds nus gelés par le froid, elle piétine sur place. Ses oreilles sifflent toujours, mais moins fort. Elle arrive à entendre les gens autour d’elle. Elle entend des mots qui font peur. Explosion. Attentat. Morts. Blessés. Caserne des Voltigeurs. « Maman… » Le mot lui a échappé. Pitié, que Grâce soit toujours en vie. La blondine se pince les lèvres. Il faut qu’elle trouve Agathe. Ce n’est plus une option.

Sa panique grandissant à mesure qu’elle analyse la foule à la recherche de sa cadette désespérément absente, elle soupire de soulagement en repérant Hiémain, le mari de Mélusine, accompagné d’Arsène… Agathe ne doit pas être loin ! Elle espère. Elle se précipite vers lui, mais son visage se décompose quand elle se rend compte que ni Mélusine, ni Agathe ne sont avec lui. Elle a peur, à cet instant, Aubrée. Elle a peur pour sa sœur, peur qu'il ne lui soit arrivé malheur. Ignorant la boule qui se forme peu à peu dans sa gorge, elle lance un regard désespéré et apeuré en direction de Hiémain. « Agathe… » Elle n’ose pas poser de question. Est-elle toujours en vie ? Pourquoi ne sont-elles pas là ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 1 Juil - 19:45

Elle observe de loin, la silhouette menue, enveloppée de ses fourrures. Immobile dans une rue soudain noire de monde, en proie à l'agitation, elle pose son regard sur les flammes qui s'élèvent à l'horizon, pas le moins du monde surprise par la tournure des événements. La veille, elle a supervisé les installations qui ont mené à ce feu d'artifice et une heure à peine avant la première explosion, elle est sortie se mettre à l'abri, afin de ne pas être prise dans le brasier qui finirait par s'emparer des lieux. Sur son visage dansent les flammes et à ses oreilles résonnent les cris de détresse des habitants de Svaljärd. Ils ont empêché les estrades d'être la cible de l'Ordre, mais ils n'ont pas vu ce qui leur pendait au nez.

Liselotte songe à tout cela et une sensation dérangeante vient s'emparer d'elle. Depuis qu'elle est entrée dans l'Ordre, elle joue la parfaite membre, prête à tout pour cette cause que pourtant, elle n'a jamais embrassée. Elle n'y voit depuis toujours qu'un moyen d'accéder aux plus hautes marches d'un pouvoir qu'elle a pu effleurer du bout des doigts. Dans cette autre vie, bien que la mort l'ait fauchée, elle a porté ce masque sombre et elle a su ce que cela signifiait. Ses ambitions nourries par cette vision d'un chemin possible, elle a redoublé d'efforts, à la Cour comme dans l'Ordre, pour en gravir les marches et pour écarter les obstacles. Faire chanter et manipuler, elle connaît. Mais la destruction la plus totale, comme celle qui survient sous ses yeux, voilà une limite qu'elle n'avait pas encore franchie. Laisserait-elle autant de gens mourir pour une cause en laquelle elle ne croit même pas ? Même si cela lui permet d'atteindre la plus haute marche ?

La couturière tourne la tête puis s'éloigne, d'un pas tranquille tout d'abord puis plus rapidement. Ses pas la mènent le long des rues glacées de la capitale kyréenne, puis jusqu'à ce second foyer de flammes qui n'était autre que la caserne de Svaljärd. Au-dessus de sa tête, de nombreux griffons et Voltigeurs tournoient, récupérant l'eau du lac pour éteindre l'incendie. Elle songe un instant à Mayeul, qui est major ici. Se trouve-t-il dans la fournaise ? N'aurait-elle pas dû trouver un prétexte pour l'éloigner de tout cela avant qu'il ne soit trop tard ? Liselotte retire son manteau, inutile à la chaleur des flammes, puis elle se joint à la chaîne d'hommes et de femmes qui transporte l'eau à terre. Elle sait que la nuit est loin d'être finie, elle sait quoi d'autre se prépare, mais elle sait également qu'elle est assez éloignée du danger là où elle se trouve.


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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 2 Juil - 11:54

Au final, c'était leur tour. Vira sortit ses faux papiers à l'allure très vrais de sa poche pour les fourrer dans les mains du garde. Il les regarda avec suspicion, lorgnant la femme pirate et son compagnon de la tête au pied.

-Que faisiez-vous la nuit dernière ? Où étiez-vous ?

Comprenant vaguement qu'il lui parlait de quelque chose qui ne nécessitait pas une réponse pleine de juron et de blalbla îlien, Vira se contenta de lui adresser un sourire poli. Oh, elle savait très bien le faire de temps en temps. C'était très rare mais c'était bien là. Elle laissa Géralt répondre, la Vira préférait ne pas réitérer l'incident d'hier. Même si, hier, était une cause vitale pour elle. Après tout, c'était une question de survie, elle avait failli mourir de froid. Elle hocha la tête aux dires de Géralt, bien qu'elle ne comprît pas spécialement tout et adressa un petit signe de tête au garde lorsqu’il finit par leur lâcher la grappe, avant de pousser un long soupir soulagé. Effectivement, quelque chose ne tournait pas rond et il fallait vite trouver Solveig. Vira était en tout cas sûre d'une chose : elle ne remettrait plus jamais les pieds ici. C'était beaucoup trop de pression, beaucoup trop terrestre et beaucoup trop loin de l'Audacia qui, d'ordinaire, ne se risquait pas non plus de ce côté d'Arven. D'un commun accord avec Géralt, ils décidèrent de se rendre jusqu'au portail de leur arrivée, espérant y retrouver Solveig. Les vérifications des papiers se poursuivirent sur leur chemin et ils se firent encore interceptés deux fois. La pirate prenait son mal en patience, attitude inouïe compte tenu de son impatience légendaire. Mais elle avait assez de jugeote pour savoir qu'un seul faux pas ne lui permettrait de ne plus jamais revoir l'Audacia. Elle n'était certes pas une grande savante mais le calcul était très clair dans sa tête. Surtout lorsqu'il s'agissait de Rhéa.

Elle était là, près de leur portail, aussi fraîche et pimpante que d'habitude. Lorsqu'elle se retrouva devant elle, Vira lui assena une grosse claque sur l'épaule et commença à parler à voix basse, l'invectivant de tout les noms, d'un un Îlien très prononcé où elle étale son inquiétude, pas mal de remontrances et quelques injures avant de la claquer une nouvelle fois dans le dos avec un sourire satisfait. Voilà une bonne chose de faite. Ils allaient maintenant s'attacher pour ne plus se perdre. Ils passèrent le reste de la journée à se promener, contempler les stands, observer les animations et déambuler dans l'énorme fête de Svaljärd. Ils mangèrent rapidement mais ne se quittèrent plus. Le début de soirée se leva avec une baisse de température et les lumières commencèrent à illuminer les rues. Puis... des explosions retentirent soudainement. L'une n'était qu'un échos lointain alors que l'autre manqua de faire trembler les bâtisses environnantes et un nuage de fumée s'éleva par leur droite. Ils se regardèrent intrigués, sur leur garde, Vira agitant la tête de tous les côtés. Mais ce fut Sol qui s'élança la première en direction de l'explosion alors que ses deux compagnons la suivirent précipitamment. Ils se retrouvèrent face à une bâtisse en feu, dont les flammes léchés amoureusement les murs. Des gens s'agitaient autour, des cris retentissaient de partout alors qu'une chaîne humaine se formait pour éteindre le feu. Pourtant il faisait plutôt chaud ici, cela faisait du bien. Ils pourraient juste rester là et profiter un peu... Ah mais non. Ses compagnons en avaient décidé autrement et, poussant un soupir attristé, Vira les suivit. Ils commencèrent alors à participer activement à éteindre l'incendie gigantesque qui leur faisait face. Un peu d'action ne faisait pas de mal. Enfin !

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 2 Juil - 14:08

« VITE, SORTEZ. »

Tel avait été le cri de Hiémain lorsqu’une deuxième explosion avait retenti, si proche qu’il savait pertinemment que c’était le palais lui même qui avait été touché. Si proche, que les appartements avaient été pris d’un tremblement imprévisible, meubles et personnes chutant sous le coup de l’onde de choc. Un regard entendu à Mélusine qui tenait toujours Meldred dans ses bras et elle sortit rapidement pour se mettre à l’abris, Agathe et Joséphine sur les talons. Lui, il accourut dans la chambre d’Arsène, prenant le gamin apeuré qui se cramponna fermement à lui. Une fois assuré qu’il ne restait plus personne dans les appartements de Sylvamir, invités ou serviteurs, il décampa pour retrouver sa famille dans la cour du palais. Les dégâts vus de l’extérieur étaient indescriptibles. Comme déjà dévorés par le temps, l’aile touchée par l’explosion ne semblait être qu’une ruine vieilli par les années, mais encore fumante des flammes qui la dévorait. Qui donc avait pu perpétrer pareil attentat ? L’Ordre. De concert, la voix d’Obéron, Stellaire et la sienne se superposent pas la pensée. Il n’y avait qu’eux pour attaquer en pareille occasion et avec autant de moyens. Au moins, le baron est rassuré que toute sa famille soit présente. Toute oui, car même Sönja arrive, et elle semble parfaitement indemne. Le visage d’ordinaire si neutre de Hiémain semble en l’instant apaisé de la voir bien portante.

« Les dieux soient loués, tu vas bien. » Dit-il en prenant sa main. « Nous allons tous bien, mais j’ignore encore les détails. L’Ordre est certainement derrière tout ça. » Murmure-t-il sombrement.

A peine a-t-il fini de parler à sa cousine qu’il croise le regard de Mélusine. Il sait, sans même échanger une parole, ce qu’elle pense et ce qu’elle veut faire. Elle a certainement raison, se mettre à l’abris, loin d’ici, et trouver le cause de ce massacre est ce qu’il faut faire. Il acquiesce, gardant la main de Sönja dans la sienne, son autre main sur les petites épaules d’Arsène qui ne l’a pas lâché. Il restera avec lui. Agathe avec Mélusine. Meldred avec Joséphine. La pauvre petite dame de compagnie semble bien inquiète pour sa chère amie, et même si elle consent sans grande peine à prendre le petit dans ses bras et obéir à Mélusine, elle ne peut s’empêcher de lui embrasser tendrement et avec inquiétude les joues, chuchotant avec des larmes aux bords des yeux : « Je le protégerais sur ma vie. Mais je t’en prie Mélusine, promet de faire attention à toi. » Et dans un dernier baiser sur ses lèvres, elle disparaît dans la foule des nobles à la recherche des parents Séverac.

Une dernière fois, le regard de Hiémain effleure celui de Mélusine. Et dans un silence, un instant qui n’appartient qu’à eux, se murmure des mots qu’eux seuls peuvent comprendre. La séparation est dure, mais ils n’ont pas le choix. Il espère juste qu’elle prendra garde à elle. Rhéa veille sur elle. Obéron a raison et il le sait, mais est-ce pleinement suffisant ? Il ne peut y songer. Il replace alors son attention sur Arsène et Sönja.

« Accompagne moi, je dois en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé. Je serais plus rassuré de te savoir avec moi Sönja. » Comme il serait plus rassuré d’avoir Mélusine et Meldred avec lui aussi, mais ce sont là des pensées prises par les sentiments qui l’assaillent. « Allons-y. » S’il lâche la main de sa cousine, il conserve sa prise rassurante sur Arsène. Il devait trouver ses frères et sœurs des Miracles qui en sauraient peut-être plus sur ce qui était arrivé, et peut-être avaient-ils aussi des indices sur d’autres choses à venir. Car il était difficile de croire que l’Ordre s’arrêterait si facilement.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 1:41

Elle ne pouvait dire si son attente avait été longue, elle avait l'impression d'être passée dans un état second, les bras toujours resserrés sur sa poitrine, cherchant à conserver sa chaleur en restant immobile et surtout à ne pas trop croiser le regard des gardes déterminés à vérifier l'identité de chacun avec zèle. En temps normal elle en aurait rigolé mais la crainte sourde dirigée vers la situation de ses compagnons de voyage l'empêchait de rigoler des airs constipés de ceux chargés de la sécurité lancé en une course effrénée et pas toujours très efficace.
Elle avait bien vu en l'espace d'un quart d'heure le même groupe se faire contrôler deux fois d'affilé.
Elle s'était une fois ou deux décidée à faire quelque pas pour chasser la rigidité de ses membres mais n'avait quasi pas quitté son poste, déterminé qu'elle était à attendre toute la journée si il le fallait a cet endroit. Si à la tombée de la nuit Géralt et Vira n'était toujours pas avec elle, elle était résolue à se renseigner du mieux qu'elle pouvait sur les locataires des geôles de la capitale.

Ce fut avec un bonheur sans nom que brusquement une main vint percuter son épaule avec force. Vira était là, devant elle à lui susurrer des mots doux dans sa langue de singe. Alors qu'elle lui claquait une nouvelle tape dans le dos avec affection, les bras de la guerrière se déployèrent pour l'attraper dans une étreinte de soulagement. La secouant de gauche à droite quelques secondes en riant, elle ne releva pas le langage fleuri de son amie, trop heureuse et soulagée de voir qu'elle s'était seulement imaginée les pires scénarios. Lâchant Vira pour administrer le même traitement à Géralt, elle se permis un énorme soupire de soulagement avant de repartir en leur compagnie parcourir la ville pour tenter de rattraper ce premier jour de fête terni par leur séparation et les contrôles intempestifs.
Un instant elle songea à leur dire qu'elle s'était faite contrôler par le maréchal lui même mais décida sagement de garder cette information pour elle.

La soirée tombait de nouveau et Solveig avait jeté son dévolue sur une pâtisserie recouverte de sucre glace acheté à la sauvette. Alors qu'elle mordait dedans à pleine dents, une détonation retentit, faisant sursauter brutalement la pirate qui en lâcha sa douceur. Reprenant une position instinctive de défense, elle écouta le son de nouvelles détonations, le regard dirigé dans la direction d'où le son provenait.
Malgré l'obscurité tombante, elle nota de ses iris dilatés les nuages de fumées épais. Bientôt la nuit serait écartée par un halo de lumière.
La kyréenne n'attendit pas de le voir, elle s'élança d'un bond, piétinant sans un regard son achat, la main sur la garde de son épée pour l’empêcher de battre sauvagement sa cuisse. Elle pouvait entendre Géralt courir à ses cotés et Vira grommeler contre cette course dans le froid et le verglas mais seul l'accident avait son attention complète.
Lorsqu’en fin ils arrivèrent, Solveig eut la confirmation qu'il s'agissait de la caserne. Son sang ne fit qu'un tour, son patriotisme refaisant surface, elle se précipita droit sur l'incendie, retirant sa cape dans un seul geste. Tout autour du bâtiment qui partait en fumée le givre fondait, provocant d'énormes flaques aux alentours. Jetant son habit dans celle qui était la plus proche, Sol prit le temps de la faire rouler dans l'eau pour bien l’imprégner avant de l'enfiler de nouveau, prête à prendre la tête d'une chaîne qui commençait à s'organiser grâce à une voltigeuse bien connue de la guerrière.
Bien que sa présence était appréciée par la pirate, elle ne fit aucun geste pour aller à sa rencontre. Le temps n'était pas celui des petits gâteaux et des verres partagés, elle attrapa des mains de Géralt le sceau d'eau qu'il tenait pour plonger son contenu dans le brasier qui séchait déjà ses manches spongieuses d'eau glacée et la peau de son visage.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 12:02

Les flammes s’emparent peu à peu du Palais alors que j’ai rejoint Hiémain, le regard qu’il me lance tout comme ses paroles me touchent ; il reste celui que j’apprécie le plus dans cette famille déchirée… mais quand il enchaine, ses mots suivants, l’Ordre, il n’est point dupe tout comme visiblement Mélusine qui après un bref échange de regard avec son mari s’éclipse naturellement ; un bref échange de regard entre eux deux, cet échange que je jalouserais presque au fond de moi-même, mais ils sont heureux, cela se ressent à  leur contact et c’est pour moi le principal en cette heure. C’est bien pour cette raison que je me sens doublement coupable de ce qu’il se passe en ce moment, dans Sväljard.

Je me ressaisis assez difficilement, mais il le faut, pour eux, pour l’Ordre, pour l’avancée de ce monde, c’est effectivement une évidence, il ont compris que l’Ordre est derrière tout ça ; rester stoïque, simplement hocher la tête à cette affirmation, rester neutre ne pas faire transparaître quoique ce soit pouvant éveiller le moindre doute en Hiémain. De toute manière je n’ai pas participé techniquement à cette attaque mais je les ai aiguillés. Je serais même en mesure d’aller les aider ; si je n’étais pas pro-Ordre j’aurais peut-être orienté la tendre épouse de Hiémain vers des endroits judicieux indiqués… mais cela serait allé contre ma nature profonde. Double personnalité, protectrice à l’égard de sa famille mais partisane active de l’Ordre, ses projets et ses aspirations profondes…. Je n’ai pour l’heure pas manipuler ma propre famille mais viendra le temps ou peut-être je devrai le faire de manière insidieuse et discrète…

Je me sens partagée de plus en plus, l’envie de comprendre, d’en savoir plus. Je cherche du regard d’autres savants rencontrés les jours précédents sans les trouver. Je repense à la caserne, nul doute qu’ils sont affairés peut-être en ces lieux. Ma main dans celle de Hiémain je ne puis trop m’échapper me laissant guider. Lui aussi veut savoir, récupérer des informations… mais s’il vient à savoir que j’ai participé indirectement à cette attaque comment va-t-il réagir ? c’est pourquoi je reste sur cette attitude conforme aux circonstances, m’inquiéter des victimes, participer à l’enquête, se noyer dans la foule pour ne pas être perçue comme une coupable.

Alors que nous sortons de la je m’adresse simplement à Hiémain « je me retrouve rassurée également à ton contac, mais Mélusine… elle ne craint rien rassures moi ? » ; je ne me pardonnerai nullement s’il lui arrivait quoi que ce soit. Alors que nous sortons, je l’oriente à un endroit plus calme « viens par-là je connais quelques petits chemins, dis-moi où tu veux te rendre ». Je veux l’éloigner du palais, le plus rapidement possible, en mon for intérieur je ne peux m’empêcher de penser que ce n’est que le début… c’est toujours ainsi… ils ont frappé fort d’entrée mais la seconde frappe risque de l’être tout autant si ce n’est plus… c’est dans cette optique que  je suis désormais devant, la main dans celle de Hiémain, un coup d’œil à Arsène en lui faisant un clin d’œil je lui dis « Ne t’inquiètes pas Arsène tu ne risques absolument rien d’accord ? » ; j’aurais aimé emmener tout le monde mais j’ose espérer que entourés des gardes, ceux-ci les protégeront… un regard inquiet vers la cour, des visages affolés, je le suis tout autant… non je ne peux pas les laisser ainsi « excusez moi je reviens » ; je cours vers Joséphine portant toujours Meldred et lui dis « allez dans la rue ne restez pas dans cette cour vous êtes trop proche du château… je crains que cet attroupement ne soit visé, je vous en prie écoutez mon conseil ».

Une fois Joséphine sortie accompagnée des personnes recherchées je passe au côté des gardes leur glisse un mot « éloignez les du château, on ne sait pas ce qu’il risque de se passer par la suite ».

Je  me précipite vers Hiémain un clin d’œil à son égard « désolée, mais j’ai peur que l’attroupement censé les protéger ne soit en réalité un piège pour les éliminer je ne pouvais laisser ainsi ».


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Dernière édition par Sönja de Sylvamir le Lun 3 Juil - 14:08, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 14:07

« Je te suis. »

C’était une nouvelle rassurante que de savoir Sönja avec lui et disposée à rester, sans prendre le risque de retourner dans le danger. Il n’était déjà pas très à l’aise de savoir sa Mélusine partie en direction du palais, alors devoir s’inquiéter en plus pour sa précieuse cousine, la seule de sa famille qui parvenait à l’accepter, il aurait eu du mal à garder les idées claires. Elle l’abandonne pourtant pendant une seconde, sa chère Sönja, attrapant Joséphine dans la foule de noble, là où elle cherchait Maximilien et Ismalia comme le lui avait demandé Mélusine. Il ne sait pas trop ce qu’elle peut lui dire, sans doute lui conseiller de partir une fois les parents Séverac trouvés, mais cela semblait l’évidence même. Contre lui, il sent la prise d’Arsène sur son manteau se resserrer, le froid et la peur faisant trembler le petit garçon fort courageux. Il est fier de lui, Hiémain, de ce petit bonhomme qui malgré le danger ne se laisse pas avoir par la panique. Même si la crainte englobe sans doute tout son être, il parvient à rester calme et le suivre sans un mot.

Et puis une silhouette à la chevelure blonde s’arrête tout à coup devant lui, alors que Sönja n’est pas encore revenue. Sans mal, il reconnaît le visage d’Aubrée, prise d’une peur indescriptible, et seul le pauvre murmure qui franchit ses lèvres parvient au baron. Une seconde, il lâche Arsène - qui lui ne le lâche pas - pour prendre la jeune fille par les épaules, dans un geste rassurant et infiniment bienveillant. Elle semble un peu à l’ouest, la pauvre jeune fille, et il tente de la calmer.

« Aubrée… Aubrée du calme, tout va bien. Agathe va bien. Mélusine veille sur elle, elles sont parties se mettre à l’abris. Tu n'es pas blessée, ça va ? » Il l’observe, la jeune fille échappée de Bellifère, et son état, s’il n’indique aucune blessure, n’est pas très rassurant. L’explosion l’avait visiblement surprise alors qu’elle était en train de se reposer. Pieds nus sur le sol glacé de Svaljärd, c’était un coup à attraper la mort. « Bon sang, tu ne peux pas rester comme ça. Vite, quelqu’un ! » Grogna-t-il en direction d’un serviteur. Le pauvre tentait d’aider d’autres nobles, il semblait submergé de choses à faire. Mais il était le seul dans le coin à ne pas aider pour éteindre les flammes. « Allez vite chercher des chaussures pour cette jeune femme avant qu’elle ne finisse gelée sur place. Et un manteau ! Dépêchez-vous ou vous aurez certainement à en rediscuter avec la princesse Ljöta. » L’homme ne discuta pas longtemps et disparu comme il put dans la foule à la recherche de ce qu’avait demandé le Sénéchal. En attendant, il couvrit la jeune femme de son propre manteau de fourrure, le temps qu’elle puisse se réchauffer un peu.

C’est à ce moment là que Sönja revint, adressant un clin d’oeil à son cousin par la même occasion, expliquant ce qu’elle avait fait avec les gardes et Joséphine. Il fut une seconde surpris par l’initiative de la jeune femme et surtout la remarque. Fronçant les sourcils, l’air pensif, il demanda alors : « Qu’est-ce qui te fais penser ça ? » C’était une possibilité, il ne pouvait le nier. Après tout, les nobles attroupés ici étaient plus encore vulnérables… mais était-ce vraiment ça que cherchait l’Ordre ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 15:39

C’est entre les bras de Mélusine qu’Agathe se reprit enfin. Elle plongea son museau glacé contre son cou, elle s’y blottit, elle réclama un peu de chaleur. Tout ira bien. Tout ira bien, Mélusine veillait sur elle. Aubrée devrait bien aller, aux côtés de la princesse Ljöta. Elle acquiescait, Agathe, avec gravité et sérieux, autant pour se convaincre elle-même que pour faire comprendre à sa tutrice qu’elle avait bien entendu. Qu’elle l’avait comprise, dans cette foule chaotique et nerveuse. Les cris de Meldred se perdaient bientôt au loin, au rythme des pas de Joséphine; Mélusine l’attirait dans l’autre sens, en direction du palais. Elles allaient y retourner…! Pour Aubrée. Agathe se concentrait sur ce point précis, alors que la peur la travaillait douloureusement. Mélusine savait ce qu’elle faisait. Elles le faisaient pour Aubrée. Tout ira bien.

Dans l’antichambre, Agathe douta. Pourquoi refermer et verrouiller la porte? L’air gravissime de sa tutrice la laisse toutefois muette, scellant ses lèvres de la moindre question. Les yeux dans les siens, solennelle, elle lui fit promettre. Agathe promit. Sur sa vie. Elle n’avait rien dit pour Arnaut. Elle n’avait rien dit pour les occupations de sa soeur. Elle n’avait rien dit pour ses propres petites affaires, à la Cour des Miracles. Elle comprenait l’importance du secret, la toute blonde bien trop curieuse.


Elle serait ses yeux. Agathe Martel serait les yeux du Fou Noir. Elle était utile à une entité plus grande que nature, à un spectre étrange et mythique qui avait désigné sa tutrice comme écrin. La petite frissonnait toujours sous sa cape et son manteau, non par froid, mais bien par appréhension. Si elle échouait? Allait-elle réellement devoir être celle qui désappointait ce personnage de légende? Mélusine, là, derrière ce voile et ce personnage, devait lui faire confiance, elle aussi, pour l’avoir entraînée jusqu’ici et lui avoir dévoilé ce secret qui pourrait bien lui coûter sa vie.

Alors Agathe hocha la tête tout en murmurant un Oui. Oui, elle l’aura, ce courage, Belliférienne peureuse et nerveuse qu’elle était, elle ferait en sorte de l’avoir, de marcher à contre-sens de ce que son instinct lui dictait. Avait-elle déjà fait preuve de courage? ...Non. Mais ce soir, elle n’avait pas le choix. Le danger était toujours là. Ça se ressentait physiquement, chez la petite Belliférienne qui avait appris à le reconnaître. Mais quelque chose d’imperceptible changeait les élans désordonnés du coeur d’Agathe. Elle avait un but. Elle avait des directives à suivre. Cet encadrement domptait un peu le chaos environnant, en même temps que la peur qui lui serrait le ventre. Elle devait agir dans cette mission pour laquelle le légendaire Fou Noir l’avait désignée.

- Je veux être digne de votre confiance.

Comment devait-elle l’appeler? ...Monsieur le Fou? Fou Noir? Votre Grandeur? De tous ces choix, Agathe opta pour le silence. Devant pareille entitée, elle n’appelait pas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 16:28

Le souffle court. Les jambes brûlantes. Une goutte de sueur qui perlait sur son front, Julius affichait tous les symptômes d'un homme qui commençait à fatiguer. Les deux silhouettes courraient plus vite qu'il ne l'aurait pensé. L'une d'elle s'était aperçu qu'on les suivait, et ils avaient accélérés la cadence. Julius avait cru pouvoir tenir. Il avait cru. Mais il devait admettre que ses concurrents avaient eux aussi de l'énergie à revendre. Finalement, le combattant profita d'un élément pour se jeter sur l'une des silhouettes. En effet, il profita d'une carriole arrêtée là dans la rue pour courir dessus, prendre une bonne impulsion et sauter sur l'une des ombres. Ils chutèrent sous l'impact de Julius qui était parvenu à s'agripper aux épaules de celui qu'il poursuivait. Cela provoqua immédiatement l'arrêt de son partenaire qui se retourna vivement. Julius roula sans pour autant lâcher prise. Le coeur de Julius battait la chamade. L'autre le força à le lâcher, mais sans attendre, instinctivement, la rapière de Julius sortit plus rapide que jamais de son fourreau, pointant la poitrine du fuyard.

- Bon, aller, ça suffit maintenant. Qui êtes-vous? Et pourquoi fuyez-vous ainsi alors que ces explosions ont eu lieu au palais? Vous avez quelque chose à voir avec ça? Les questions fusaient. Julius ne laissait même pas le temps aux silhouettes encapuchonnés de répondre. Voyant néanmoins un certain mutisme dans leur comportement, il empoigna le col de celui qu'il avait fait chuter et le plaqua contre un mur alors que son épée devenait plus menaçante. Il ne comptait pas se laisser faire Julius, et il ne comptait pas les laisser partir sans avoir eu plus d'informations. Mais tout ce qu'il obtint, ce fût l'approche non des plus rassurante, du partenaire de la silhouette qu'il tenait. A bout, et épuisé aussi, Julius reprit:
- Bon alors? Vous avez perdu votre langue? Peut-être que la parole vous reviendra une fois une lame dans la gorge non? J'ai jamais essayé ce genre de méthodes pour remplacer les cordes vocales, mais quelque chose me dit que je devrais... Alors?

Le silence des deux silhouettes n'étaient plus aussi certains qu'au début. La personne que Julius tenait à la pointe de son épée semblait plus dubitative que tout à l'heure alors que son partenaire était moins confiant. Ou alors Julius jugeait peut-être mal leurs réactions; Mais toujours était-il qu'il ne voulait pas perdre son temps. La moitié du palais de SvalJärd brûlait, et ce n'était pas à cause d'une cheminée ou le feu s'était soudainement emporté. De plus, d'autres explosions avaient eu lieu, et quand deux personnes fuyaient ainsi les lieux d'un drame, en sautant pas la fenêtre qui plus est, c'est qu'elle ne devait pas être bien innocentes. Julius ressera sa prise et préféra avertir l'autre silhouette qu'il n'avait pas au bout de sa lame.
- Un geste de trop, et j'appelle les gardes! L'effet fût immédiat. L'autre stoppa immédiatement tout mouvement. Et avec ce qu'il vient de se passer, je pense qu'ils doivent patrouiller dans pas mal d'endroits. Alors? Je vais avoir une réponse, où il faut que j'emploi les grands moyens?
C'est vrai, Julius n'avait pas pour qualité la patience, surtout dans ce genre d'événements, et il s'en moquait bien en fait pour l'heure. Tout ce qu'il cherchait, c'était des réponses. Il voulait comprendre. Il voulait qu'on l'éclaire parce qu'à l'heure même il était perdu.
- êtes vous responsables oui ou non? Mais comment se fier à leur réponse était aussi une autre question qu'il préféra garder pour lui. De toute manière, le plus simple serait peut-être d'appeler la garde au plus vite.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 19:07

Agathe va bien. Agathe va bien. A l’abri. C’est tout ce que voulait savoir Aubrée. Soulagée, elle s’autorise à respirer. Elle hoche la tête, encore un peu perturbée. « Je… je crois. » Elle ne sait même pas si elle est blessée. Elle sait juste que ses oreilles bourdonnent encore, et que ses pieds se congèlent si vite que ses orteils pourraient se décrocher tout seuls. Ils doivent avoir viré au bleu, maintenant. Mais curieusement, elle ne les sent pas. C’est presque mieux que les chaussures qui la compressent en permanence. Oh, si elle avait été plus polie avec ce cordonnier, peut-être que tout cela ne se serait pas passé ainsi. Mais l’heure n’est pas au regret. Ce qui est fait est fait.

La blondine s’efforce de retrouver une respiration normale. C’est bon. Tout va bien. On va lui chercher de quoi se couvrir, des chaussures, un manteau, Hiémain lui a prêté le sien, Agathe est en vie, à l’abri, sa mère… Sa mère, elle ne sait pas. Mais elle est forte. Elle va s’en sortir, c’est obligé. Elle a fui de Bellifère de son plein gré et seule, elle est forcément quelque part, sûrement à sauver ceux qui en ont besoin. Et Ljöta… elle est quelque part, aussi, Aubrée en est sûre. De la même façon que pour Grâce, la princesse des glaces est obligatoirement non loin, en sécurité, bien trop intelligente pour se laisser prendre au piège, elle en est persuadée. Elle partira à sa recherche après avoir eu des chaussures. Elle hésite à demander à Hiémain où sont Mélusine et Agathe pour les rejoindre, mais s’en empêche. Agathe a sa mentor près d’elle, elle va bien, c’est l’essentiel. Elle n’a pas besoin d’être avec elle pour le moment. Pour le moment, sa priorité, c’est Ljöta.

Apaisée, elle sourit même à Arsène, doucement. Elle n’a plus peur, maintenant, et compte bien rassurer le garçon, même s’il a Hiémain sur qui compter. Le garçon lui avait bien caché ce pan de son histoire, d’ailleurs, lors de leur première rencontre. Elle s’était laissée berner par ses grands yeux et son sourire angélique, et avait cru tous ses mensonges, jusqu’au dernier. Il avait l’air si sûr de lui, et il paraît si petit et vulnérable, en cet instant… Cependant, elle ne lui dit rien, et se contente de lui sourire un peu, ce qu’elle trouve plus encourageant que n’importe quelle parole.

Le serviteur revient vite, une paire de bottes fourrées dans une main et un long manteau. Elle se débarrasse alors du lourd manteau du baron, le rendant à son propriétaire, enfilant dans la foulée celui que lui tend le domestique. Elle s’assoit – se laisse tomber – au sol, pour pouvoir enfiler ses bottes plus facilement. Comme toutes ses chaussures depuis une semaine, elles sont assez inconfortables, mais au moins, elle peut sentir ses pieds congelés se détendre sous l’effet de la chaleur. Se relevant à l’aide du serviteur, elle hoche la tête. « Merci. » Aussi bien adressé à l’homme qu’à Hiémain. Merci de l’avoir rassurée. Merci pour le manteau et les bottes. Et alors que le serviteur s’apprête à s’éloigner, elle lui attrape le bras. « Attendez… Vous savez où je peux trouver la princesse Ljöta ? » Le voyant acquiescer, elle se cramponne un peu plus à son bras. « Conduisez-moi à elle. » Et elle s’éloigne, suivant le serviteur, prenant congé du baron et du futur-apprenti-voleur-pirate-voltigeur, pour aller retrouver sa mentor de princesse.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 21:12

« Je vais bien. » Il allait bien. Trois petits mots, mais suffisant pour tranquilliser, un peu, Grâce – il pouvait au moins les prononcer. Soupirant de soulagement, elle continuer à ôter les débris, à les frapper, les pousser, aussi vite que possible, pour le voir. S’assurer que tout allait vraiment bien. Parce qu’elle savait qu’il pouvait mentir, pour la rassurer. Pas que ce soit idiot, ça l’aidait à continuer, et à aller plus vite. À avoir, peut-être, des paroles malheureuses. Elle ne savait pas exactement ce qui liait Reja à Mayeul, mais quelque chose, c’était sûr. Et le silence soudain l’inquiète. Elle crie pour réveiller son ami – est-il seulement évanoui ?-, et frappe avec plus de frénésie dans tout ce qui s’amoncelle devant la porte, jusqu’à ce qu’elle soit rudement poussée par la porte qui s’ouvre, retenant difficilement une exclamation de douleur. Qu’importe.

Mayeul est là. Devant elle. Vivant. Pas trop amoché. Et avant de le suivre, comme il lui ordonne, comme elle soit qu’elle doit le faire, elle le prend dans ses bras et l’étreint avec force, peut-être trop, mais ça n’est pas grave. Il s’en remettra. Mais elle a cru le perdre, et aussi agaçant qu’il soit, elle ne l’aurait pas supporté… Pas du tout. « Le Destin soit loué, tu es vivant. J’ai cru que l’on allait te perdre… » Elle finit par le relâcher, par mettre fin à cette brève étreinte qui n’a duré que très peu de temps, et à le suivre sans prêter attention aux dégâts, au feu qui gagne du terrain, ne pensant qu’à Reja. Et Mayeul, vivant. Mais elle ne sera soulagée que quand ils auront récupéré son ailière. Quand ils seront tout trois sortis.

Alors elle avance, elle court presque, pour pousser Mayeul à se presser, pour la retrouver. Un peu plus, et il sera peut-être trop tard. Elle hocha à peine la tête, à l’entendre la remercier, hésitant à lui crier dessus. Au lieu de quoi elle détacha le foulard qui la protégeait, pour l’attacher de force autour de son visage. Il était encore humide, pas assez mais un peu, et il en avait davantage besoin. Et peut-être y aurait-il de l’eau dans la chambre de Reja.

Elle suit Mayeul sans hésitation, arrête de respirer en la voyant inerte, en la décelant difficilement, dans la fumée qui occupe la chambre. Pas de temps à perdre. Mayeul ne peut pas la porter, même s’il prétend que tout va bien, il est blessé. Forcément blessé. Alors elle prend Reja sur son dos, comme elle le peut. « Empêche là de basculer en arrière. Prends un drap, quelque chose, déchire le et couvre lui le visage. Et attache la à moi. Et fais moi un nouveau foulard. »  Il obéit, rapidement, sans trop protester, même s’il lui dit qu’il peut porter Reja lui-même. Hors de question.

Elle le laisse faire, essayant de communiquer avec Corail. Guide moi, guide nous, grâce à Nuage. Montre moi le feu, dehors, qui nous empêcherait d’avancer. » Et elle avance, elle ne perd pas de temps, elle court tout en se retournant pour voir si Mayeul la suit. Elle n’a pas conscience de perdre son souffle, de tousser de plus en plus à cause de la fumée, elle ne peut pas y prêter attention. Elle n’a pas le temps. Tout finira par brûler, par s’écrouler, et eux par être piégés. Elle saisit quand même la main de Mayeul – hors de question qu’ils se séparent. Même si ça complique son avancée. Même si elle a mal, même si elle a peur de cogner ou de faire tomber Reja. Elle n’abandonnera aucun d’entre eux. Aucun.

Elle avance, elle titube de plus en plus, mais elle se sait proche. Droite. Gauche. Tout droit. Tout droit. Lumière. Elle se laisse tomber, une fois à l’air libre, serrant Reja d’un bras, tenant la main de Mayeul de l’autre. Elle est épuisée, et elle tousse en continu. Elle se sent faiblir, la fière Voltigeuse. Elle tournerait presque de l'oeil.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 3 Juil - 23:17

L’étreinte de Grâce, imprévisible et soudaine, lui a fait reprendre pied avec la réalité, obligeant son esprit à s’ancrer dans le présent. Il aura le temps de paniquer, pus tard. D’avoir mal aussi, mais plus tard. Pour l’instant, il y a Reja à sauver. Et combien d’autres ? Le cœur de Mayeul se serre à l’idée des autres Voltigeurs pris dans les flammes, l’idée que se sont ses hommes, à lui, qui sont coincés là dessous. Nuage a déjà battu le rappel, pour lui, et la détresse d’un des griffons de son escadre ne laisse guère de mystère quand au sort de son Voltigeur. Mais Reja, il peut la sauver. Elle est en vie, Sirocco l’a confirmé. Il aura le temps de pleurer les morts, plus tard. Bien plus tard. A-t-il seulement le choix en la matière ?

Alors il repousse tout, Mayeul, avec détermination, pour ne penser qu’à Reja. Qu’à Grâce, qui a bravé les flammes pour venir l’aider. Elle ne le questionne pas la Voltigeuse, sur sa volonté à retrouver l’Erebienne, et Mayeul en est infiniment soulagé : il n’est même pas bien sûr de pouvoir tout expliquer lui-même. Au lieu de ça, elle lui attache son propre foulard autour du visage, atténuant un peu les quintes de toux. Et s’il proteste pour la forme le major de Svaljärd, il sait bien que contre Grâce, il n’aura pas le dernier mot. Il se contente donc d’un signe de tête, s’efforçant de ne pas tousser, de ne pas trop respirer cette fumée qui s’infiltre partout.

Et lorsqu’il a défoncé la porte, c’est l’ailière de la jeune femme qui rentre en première dans la pièce, laissant Mayeul serrer les dents. Sous l’impact de son bras contre la porte, sa blessure saigne plus que jamais, et le pansement de fortune est imbibé de sang. Il proteste pourtant quand Grâce se charge de Reja, mais il doit bien se rendre à l’évidence : il est un peu trop amoché pour la porter. Une nouvelle quinte de toux le plie en deux, avant qu’il ne se plie aux ordres de Grâce. Sa tête est un peu cotonneuse, et il a du mal à faire le point, le Voltigeur. Sa tête a rudement heurté le mur lors de l’ode de choc qui a suivi l’explosion, et il s’est un peu trop cogné le crâne ces derniers temps pour que ce soit un simple détail. Une fois Reja solidement installée sur le dos de Grâce, Mayeul laisse la Voltigeuse prendre les devants, traînant quelques pas derrière pour finir par se pencher en deux et rendre son dîner de la veille. Pas bon signe, il le sait.

Nouvelle quinte de toux, nouvel étourdissement, et le Voltigeur se raccroche aux murs à moitié écroulé. Il doit sortir d’ici. Suivre Grâce. Ses yeux ont du mal à se fixer sur quelque chose, mais il reconnaît la silhouette de Reja, familière. Affichant une assurance qu’il est loin d’éprouver, tant le monde tourne autour de lui, Mayeul se laisse docilement prendre par la main, bien peu enclin à protester, même pour la forme. Respirer fait mal, penser fait mal, marcher fait mal aussi... Y’a-t-il une seule chose qui ne fait pas mal, dans ce monde qui se réduit, pour le Voltigeur, à Reja et à Grâce ?

Enfin, la lumière. Des bruits, des clameurs, Grâce qui trébuche. Assailli par le soulagement de son griffon, le major de Svaljärd remarque à peine qu’ils sont pris en charge. On dépose Reja sur un brancard de fortune pour l’emmener il ne sait où, et il se rappelle de Ilse, pendant le tournoi, qui a failli être tué à l’infirmerie. Il esquisse un geste pour retenir les secours, pour demander à Grâce de l’accompagner, mais une quinte de toux le plie en deux avant que le monde ne bascule sur son axe et que les ténèbres ne l’engloutissent. Sa dernière pensée est pour Valda : protège Reja. Qu’il ne lui arrive rien. Que tout ne recommence pas.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 4 Juil - 2:06

Maman.... Au feu ... Explosion... Le Palais brûle... Apportez de l'eau... Et dans tout ce vacarme une tache colorée. Aveugle invisible dans la cohue. Mais pas sourde. Comment l'être, à quelques rues du drame. Est-ce que l'Ordre avait orchestré tout ça ? Et pourquoi ?! Cet homme qui était venu lui confier une mission. Tout ce temps où l'étudiante donnait des informations depuis l'Académie. Pour un massacre ? Au nom de quoi, de la connaissance ?! Sybille secouait la tête pour se persuader qu'il devait y avoir des raisons à tout ça. Jamais l'Ordre ne lui avait inspiré de crainte. Jamais l'Ordre ne lui avait parlé de crimes ou d'attentats. Oui; tout ça avait une raison. Un motif valable. Et l'adolescente avait une mission dans tout ça.

" GAARDES !"  Elle n'allait pas attirer grand monde comme ça. Ils devaient être des dizaines à crier ces mots. Il lui fallait quelque chose de plus intéressant. L'aveugle se mit donc à essayer de traverser la rue en direction d'une intersection. " J'ai des médicaments !! Et des informations sur les meurtriers ! GARDES ! QUE QUELQU'UN M'ECOUTE ! Je peux vous aider !!" Se mit l'aveugle à crier à tue-tête .

Mais les gens la bousculaient. Un coup d'épaule associé à un "Dégag' d'là " la propulse contre un mur. Heureusement que cette bâtisse se trouvait là. Si elle était tombée à terre, elle se serait certainement faite piétinée. Quelle idée, ça. Une auberge près des quartiers royaux.

Le cœur de la jeune fille battait à tout rompre. Longeant les murs pour éviter qu'on ne l'écrase elle finit, non sans mal, par atteindre une intersection. Sa mission, son désir de secourir l'angoisse, la peur. Autant de sources d'adrénalines pour l'aider à faire porter sa voix. Alors elle hurla encore.

Contre elle, sa grosse sacoche en cuir. Serrée de toutes ses forces sur sa poitrine. Dedans, des tonnes d'herbes. À appliquer en cataplasmes pour soigner des brûlures. À fumer ou mâcher pour atténuer la douleur ou débrider. De ces choses dont certains usent pour décupler leurs forces le temps d'un effort. Mais entre de mauvaises mains, chacune de ces feuilles, de ces fleurs et de ces poussières pouvait être un poison. "Un peu de ciguë dans votre thé, ma reine ? Pour atténuer la douleur..." . Personne d'autre qu'elle ne pouvait les utiliser à bon escient. Mais elle ne songeait pas à mal en voulant offrir leur usage. Ni ne songeât-elle qu'elle était manipulée. La panique lui faisait perdre ses moyens. Une situation de stress inédite. Si un de ses plans fonctionnait, elle s'en mordrait les doigts... Si sa tentative de faire diversion venait à marcher, ce pourrait être un drame. Et pourtant Sybille mettait toute sa conviction dans ses appels.

" Que quelqu'un m'écoute !! Je sais des choses au sujet de ce qu'il se passe !". Pitié, que Trelor la fasse garder espoir. Que le Tisserand l'aide dans ce cauchemar. Car les cris finirent par avoir raison de Sybille. Son corps se mit à trembler, des larmes lui coulèrent sur les joues. Pitié Trelor, que ce cauchemar cesse et qu'un garde vienne la secourir de ce mauvais songe. Que lui dirait-elle ? Quelque chose pour les occuper. Des herbes à distribuer. Une direction à suivre. Il fallait à tout prit qu'elle puisse aider à la fois le peuple et l'Ordre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 4 Juil - 14:12

Chaos. Incendie. Gravats. Éboulements. Destruction.

Le palais fut réveillé par le bruit fracassant de l'explosion. Melsant lui-même sortit de sa torpeur en une fraction de secondes, guerrier habitué à se réveillé rapidement et avoir les idées claires. Ou presque claires alors qu'il cherchait d'instinct Grâce à ses côtés, avant de se rappeler qu'elle était à la caserne. Lui, au palais, dans les quartiers nobles. Le plafond s'effrita, avant de s'écrouler. Melsant récupéra son arme et se mit à courir alors que les pierres le heurtaient et le blessaient. Partout, les gens couraient. Son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine. Le palais avait été attaqué. Il n'y avait pas d'autre solution possible. Un accident ? Il n'y croyait guère. Il était inquiet pour Mélusine, pour Melbren, pour Meldred, son neveu... Il y avait aussi les filles de Grâce, qui se trouvaient normalement dans l'enceinte du palais.

Et Grâce...

Il sentait Soie qui s'était affolée, et il la rassura sur son état d'une pensée. Blessé, mais rien de grave. En attendant, il essayait de faire preuve de sang-froid, de taire ses propres angoisses pour ses proches pour organiser au mieux l'évacuation des gens vers la Cour et tenter de maintenir un semblant d'ordre. Ce n'est qu'après qu'il comprit que la Caserne avait également été touchée... Ce qui devait être une fête se transformait en catastrophe. Mais pouvait-il s'avouer surpris ? Non... Les Voltigeurs et les gardes étaient sur le pied de guerre depuis le début des festivités après tout. Et ils n'avaient pas su empêcher ce drame pour autant. On ne pouvait pas tout prévoir, malgré une vigilance maximum.

Arrivé dans la cour, il chercha des visages connus. Il avait laissé ses affaires dans sa chambre, ne portant que son pantalon et sa chemise, totalement débraillé. Mais il avait eu le réflexe d'embarquer son arme... Il était conditionné. Il interrogea autour de lui, apprenant ainsi que sa famille était en vie et pas blessé. Au moins ça. Quant à Grâce, Soie le rassura aussi à ce sujet. Il usa de son statut pour se faire trouver un manteau et des bottes alors que le froid ambiant se rappelait à lui après la décharge d'adrénaline et quand ce fut fait, il quitta l'enceinte du palais pour se diriger vers la caserne. Pourtant, son attention fut détournée par les hurlements d'une jeune femme. Il hésita quelques secondes, pressé par l'envie de serrer Grâce et de s'assurer qu'elle allait bien et son sens du devoir... Qui l'emporta. La silhouette de Soie planait au dessus de la ville, ombre noire et rassurante. Il s'approcha à vive allure de la jeune femme, lui attrapant fermement mais doucement, le bras.

« Tu sais des choses dis-tu ? Alors parle ! »

Il était envahi par un sentiment d'urgence. C'était Soie. Vite. Urgence. Grâce. Bon sang, elle allait bien, que faisait-elle ?

« Tu viens avec moi. »

Il ne laissait pas le choix à Sybille, l'entraînant au pas de course, jusqu'à la caserne en flamme alors que Soie s'agitait encore et toujours, jusqu'à apprendre que grâce avait sombré dans l'inconscience. Il accéléra encore le pas, traînant la pauvre jeune fille derrière lui.

« GRÂCE ?! »

Blessée. Comme Reja et Mayeul. Pris en charge par les secours. Il se pencha sur la blonde Voltigeuse, jouant des coudes pour la récupérer et la prendre dans ses bras, l'emportant à la suite de Reja. Il l'allongea alors, désemparé, se saisissant de sa main, alors qu'on lui expliquait qu'elle avait été intoxiquée par les fumées.

« Allez Grâce, reviens... »

Il releva le regard sur Sybille qu'il avait embarqué dans cette galère.

« Qu'est-ce que tu sais ? »

Sa voix était dure, son visage fermé.

« Je suis Major du vol d'Euphoria à Sombreciel. »

Il était sans doute judicieux d'encourager la jeune femme à faire confiance en lui confiant être une figure d'autorité.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 4 Juil - 17:26

Tu sors tes papiers et réponds à la question de l'homme avec honnêteté. Il finit par vous laisser, mais ce ne sera pas le seul contrôle auquel vous serez soumis avant qu'enfin, vous retrouviez Solveig. Tu laisses Vira l'enguirlander avant de la serrer dans tes bras quand elle t'enlace. Impossible de nier le soulagement qui te submerge, au vu de la tension ambiante de la ville. Malgré cela, vous continuez votre tour de la foire, vous fondant encore et toujours dans la masse. Vous n'entendez pas grand-chose concernant ce qu'il s'est passé. Vous vous occupez donc de vos affaires.
Du moins, jusqu'au soir.
 
En pleine conversation et dévorage de douceur pour Solveig, des explosions retentissent, assourdissantes malgré l'extérieur et, bien vite, vous réalisez que le château a été touché, mais également la caserne. Solveig s'élance sans hésitation et tu la suis de près, Vira juste derrière toi. Vous intégrez l'une des files humaines sans hésitation pour rapatrier l'eau jusqu'à l'incendie. Certes, vous devez faire profil bas, mais qui viendrait vous chercher dans cette foule humaine entière dédiée au sauvetage de la caserne et de ses habitants ?
 
Sans un mot, tu attrapes les seaux et autres récipients des mains de Vira et les donnes à Solveig, gestes répétitifs qui finissent par mettre à l'épreuve vos muscles bercés par la chaleur des flammes et le froid glacial de l'air, contraste ô combien éprouvant pour le corps.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 4 Juil - 20:54




Chroniques d'Arven

Intrigue 2.4

De Glace et de Sang

Du 29 au 31 juillet 1002



Intrigue animée par Lemon Tart



La nuit tombe mais l'on voit comme en plein jour dans la capitale éclairée par les flammes. L'incendie de la caserne est peu à peu maîtrisé ; les directives données rapidement ont permis d'empêcher la propagation et les secours ont pu promptement s'occuper des blessés. L'explosion a causé deux morts parmi les fiers Voltigeurs de Svaljärd, le Maréchal de Serre n'a pas encore repris connaissance, mais devant l'ampleur des dégâts, tous s'estiment heureux de ne pas avoir à déplorer plus de pertes.

Au palais, les flammes sont plus difficiles à contenir. Plus grandes, plus affamées, amplifiées par un Savoir qui a fragilisé la structure de l'aile touchée, elles se répandent rapidement. Les gardes se voient forcés de suivre les conseils d'une savante à proximité et ils se décident à éloigner la foule du palais afin d'éviter d'en faire une cible facile en cas de nouvelle attaque. Raisonnement logique, du moins pour le moment. Sur place, alors que les nobles sont évacués, l'on s'active à maîtriser l'incendie et l'expertise du sénéchal et architecte présent sur les lieux est d'une aide inestimable.

Dans les rues, la panique est toujours présente. Des familles séparées hurlent dans l'espoir de se retrouver, des enfants pleurent l'absence de leurs parents, des hommes et des femmes craignent pour ceux qui se trouvaient à proximité des explosions. Dans l'une de ces rues, un guerrier a rattrapé des silhouettes suspectes et les questionne avec véhémence. Mais il est seul, le fier guerrier, et il ne voit pas une troisième personne qui parvient derrière lui pour l'assommer, lui faisant perdre connaissance pour plusieurs minutes. Il faut espérer qu'il se souviendra du visage des fuyards et qu'il saura les décrire aux autorités compétentes.

Au coeur du palais, une présence millénaire parcourt les couloirs à la recherche de coupables. Ombre suivie par une ombre, le Fou Noir fait trembler ceux qui ont des choses à se reprocher. Et alors, elle l'aperçoit, cette jeune femme terrifiée, aux yeux écarquillés devant la pièce de la Rose Écarlate. Elle finit par baisser les yeux, par fuir du regard le sombre Fou, mais pas asse vite pour échapper à l'observation attentive d'une apprentie voleuse. L'adolescente est interceptée et remise entre les mains des autorités ducales pour de plus amples investigations.

Près de la caserne, une jeune femme aveugle est retenue par un Voltigeur. Elle accapare son attention, elle gagne du temps, elle fait ce qu'on lui a demandé de faire avec un zèle inattendu. Et pendant ce temps, la princesse kyréenne se mêle aux siens, s'approche des gardes qui les guident à travers les rues et leur propose un itinéraire plus sûr afin de mettre à l'abri les têtes couronnées, plus particulièrement la famille impériale - un itinéraire qui les mène droit dans le piège. Puis elle est rejointe par son apprentie et dame de compagnie.

Parmi les membres de l'Ordre, c'est l'effervescence. Dès les premières explosions, ils ont couru jusqu'à une bâtisse légèrement excentrée, à quelques pas du lac. Près de là, une charrette dont la marchandise est recouverte, est dissimulée aux regards. Son contenu est enfin dévoilé ; à l'intérieur, de lourdes sphères métalliques, mélange d'orsang et de sylvacier, pratiquement indestructibles. Elles semblent récentes, rutilantes, et pourtant elles sont anciennes, oh tellement anciennes. Il ne faut que quelques instants pour les actionner et les sphères se déploient, se transformant peu à peu en êtres de métal armés de lames et de boucliers.

Des sentinelles.

Elles sont une vingtaine, toutes en état de marche, toutes dangereuses et toutes se dirigeant tout droit vers le palais pour terminer ce que l'incendie a commencé.






Quatrième Tour

Consignes



IRL : du mardi 4 juillet au mardi 11 juillet (18h).
IRP : le 30 juillet 1002, la nuit.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP à la Fatalité et vous serez les bienvenus ! Je vous rappelle juste que nous sommes en guerre, et que les Faës - et les mages - ne sont pas admis en Ibélène.

• Le tour se déroule la nuit du 30 juillet. Les incendies sont peu à peu maîtrisés, les nobles sont escortés et éloignés du palais, mais ils doivent faire face à d'autres dangers. Une vingtaine de sentinelles traversent les rues et se rendent droit sur le palais et ses alentours, blessant et tuant ceux qui se mettent en travers de leur route. Pour avoir une idée de leur apparence, cliquez ici et ici.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 5 Juil - 15:38

Un discours. Un plan. Quoi dire. Que faire. Tant de choses à réfléchir et si peu de place dans son esprit. Comment penser lorsque ses oreilles sifflent. Tant les informations qui fusent... Sa cervelle de moineau était remplie des cris alentour. Sybille ne se rendait même pas compte comme elle tremblait. Elle sanglotait. Pauvre créature fragile. Accablée d'un tel fardeau si soudainement. Jusqu'à ce qu'un homme lui agrippe le bras. Geste brusque mais sans trop de douleur. La voix de l'inconnu lui arriva directement aux oreilles sans faire fit du reste. Il la sortit de sa torpeur avec une injonction. Mais à peine voulut-elle ouvrir la bouche qu'il l'entraîna par le bas. Commença alors une course effrénée. Une série de bousculades dangereuse. Le sauvage perçait la foule comme une lame bien aiguisée. Tandis que Sybille flottait derrière lui comme une voile déchirée. Envoyée valser à la moindre vague. Un pavé lui arracha même l'une de ses bottes de cuir. Gravée de fleurs colorées. Reconnaissable entre toutes. Et pourtant Sybille ne le remarqua qu'une fois arrêtée. Heureusement que ses chaussettes étaient épaisses. Mais ici, la neige avait fondu. Des gens gémissaient autour d'elle.
Haletante, presque sonnée, l'adolescente se recroquevilla sur elle même. En position d'attente elle se ferma au reste du monde. Des gens cherchaient des bandages, d'autres des proches. Et d'elle, qu'allait-on faire maintenant ? Puis on l'interrogea. Faisant semblant de reprendre de la contenance elle s'efforça de s'en tenir au semi-plan qu'elle avait à moitié monté. Sans trop savoir où tout ça finirait. Peut-être dans un cachot? Mais non, si c'était l'Ordre qui le lui avait demandé, c'est que ce ne devait pas être si mal.

" Je sais que..." étouffant un sanglot, Sybille prit une grande inspiration puis continua.
" Que c'est l'Ordre."

Major du vol d'Euphoria à Sombreciel ? Son pouls se stabilisa un peu. S'il venait de sa terre natale, on pouvait lui faire confiance ! ... Quelle naïveté. Maintenant, jetons un dé 20, rajoutons la compétence Mensonge à son charisme naturel. Exécutons le plan et sortons nous de cette situation qui pue du boudin.

" Un homme, je ne le connais pas. Mais il m'a dit de venir si je ne voulais pas d'ennuis. Que d'autres viendraient aussi. Beaucoup d'autres. "

C'est bien Sybille. Continue comme ça. Maintenant un lieu.

"Il m'a parlé d'une taverne. Au Nord de la ville." Nouveau sanglot de stress. Bon timing, vraies larmes.  "Mais je ne veux pas y aller !!" Dit-elle plus fort, presque en criant. Elle essaya de réprimer un sanglot. " J'ai peur Monsieur !!!" Un final sur une vérité. Sybille enfouit son visage entre ses mains et pleura cette fois pour de bon.

Ce devait faire un bon paquet d'années qu'elle n'avait pas aussi bien pleurer. Un autre "Aidez-moi !" quelque part lui arracha une salve de hoquets de larmes. L'adolescente était véritablement terrorisée.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 15:28

La chaleur du feu réveillait les membres ankylosés de la pirate. Un véritable délice dans le froid maintenant quotidien de Valkyrion. Un froid qui la glaçait et ne cessait de lui faire regretter les clapotis de l'océan infini contre la coque parfaitement sculptée et polie de Rhéa, la belle. D'elle-même, jamais l'Îlienne n'aurait bougé un seul de ses orteils pour venir en aide à ces glaçons, dompteurs de pingouins. Mais ses amis en avait décidé autrement. Solveig, dans un parfait élan de patriotisme, s'était élancée pour prendre part à la chaîne humaine et éteindre le brasier étincelant de la Caserne qui flambait gaiement. Quant au Doc, il était encore pire. Vira pouvait comprendre la bouffée de patriotisme qui étreignait Sol, mais l'altruisme inné du Doc lui semblait parfaitement exaspérante. Les gens généreux et altruistes sont les pires fléaux de l'humanité. Même si avec la cohue qui régnait, personne ne lui prêtait d'attention, l'Îlienne ne pouvait décemment restée statique, à regarder les flammes et attendre qu'elles s'éteignissent alors que ses camarades participaient à la sauvegarde du bâtiment.

Les flammes commençaient à peine à s'affaiblir. Les choses auraient pu s'arrêter là mais le Destin en avait décidé autrement. Omen l'avait bénie cette fois, mettant sur son chemin des êtres étranges, issus de ce qui paraissait être une mécanique complexe. Les personnes responsables de ce travail incroyable devaient être des savants qualifiés. Armés jusqu'au dent, elles se dirigeaient vers le cœur de la ville, décimant tout sur son passage. Vira se retint de sautiller sur place, heureuse d'avoir enfin des « gens » sur qui elle pouvait taper sans craindre de finir en prison pour ne plus jamais revoir Rhéa. Parce que, à en croire les kyréens qui se jetaient sur eux pour les retenir, ils n'étaient pas spécialement les bienvenues. Vira regarda un peu partout, cherchant sa fidèle Sol du regard, mais les visages éclairés à la lueur des flammes affaiblies ne lui permit pas de voir grand chose. Le Doc, en revanche, n'était non loin d'elle, et elle lui cria quelque chose en Îlien, montrant les ennemis d'un grand geste de la main. Puis, elle tira ses deux fidèles lames et se rua sur l'une des choses qui se trouvait à proximité. Dans un cri guerrier de chez elle, elle engagea alors un combat acharné. La chose, telle qu'elle fût, était rodée pour la bataille, avec une force sauvage et implacable. C'était un peu la sensation qu'elle aurait pu éprouvé en se heurtant de plein fouet à un mur. Ses lames étaient petites et fines mais très affûtées. Elles étaient les prolongations de sa main, telles les griffes d'une panthère sauvage. Vira les avait toujours manié avec une maîtrise parfaite et si elles étaient moins solides qu'une épée, dans ses mains, elles faisaient des dégâts démentiels. Le combat promettait d'être intéressant car jamais la pirate n'avait affronté de telles créatures. Et, à en croire, les bruits de fer qui commençaient à s'élever de part et d'autres, elle n'était pas la seule à avoir engager un combat.

Mais Vira était tout de même en mauvaise posture. Aussi agile et adroite fût-elle, la pirate avait l'habitude de combats en mer, sur des terrains délimités avec de quoi faire son bonheur autour d'elle pour la suppléer dans des sauts et acrobaties en tout genre. Ici, il n'y avait que le plat, les gens, le feu et son ennemi. Un endroit beaucoup trop vaste pour qu'elle pût y être parfaitement à l'aise. Et lorsque l'une de ses lames se figea dans un des rouages de la machine en face d'elle, Vira comprit qu'elle devait rapidement changé de tactique sous peine de ne plus jamais revoir l'Audacia. Et pour de bon cette fois.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 20:52

Alder, par pitié, sauve mes enfants.

Je n'avais jamais été très croyant, jusqu'à ce soir, et, malgré tous les dieux que je connaissais, je n'arrivais qu'à prier celui ci. Ce soir, où tout a basculé, où le palais était en proie aux flammes, où la foule paniquée hurlait. Je courais en direction du palais, le souffle court. Mes enfants seraient surement là bas, ils seraient surement avec des gardes, ou des Voltigeurs, ils seraient en sécurité. Je l'espérais de tout mon cœur. Je manquais plusieurs fois de m'étaler par terre, de finir piétiné, mais je tenais bon. Je devais les retrouver. Le palais, enfin, je n'étais qu'à une dizaine de mètres. J'arrêtais d'avancer, cherchant Rolf et Elanin autour de moi, hurlant leurs prénoms, mais seuls les cris de la foule et le rugissement des flammes me répondirent. Bon sang, où étaient ils ? Après un long moment passé à chercher, à questionner les rares passants qui voulaient bien m'aider, je me décidais à retourner vers l'auberge. Avant de partir, je jetais un dernier coup d'œil au palais, gravant cette vision dans ma mémoire, afin que je puisse, plus tard, la restituer dans mon carnet. Si je n'avais pas été à ce point préoccupé, j'aurais surement cherché à entrer dans le palais, pour assister aux événements. Mais je ne pouvais pas. La prochaine fois peut être... Tant que la Guerre ne serait pas fini, nous risquions d'avoir beaucoup d'autres événements de ce genre...

Je pris donc le chemin de l'auberge, me frayant un passage, cette fois ci plus facilement, dans la foule. Celle ci était déjà moins dense, et cela rendait la tâche plus simple. Soudain, une sorte de machine très étrange fit son apparition. Cette chose avançait droit vers moi à une vitesse qu'à mon avis, aucun cheval n'aurait pu égaler, puis elle changea de forme. Je regardais avec effroi les rouages tourner, les pièces bouger pour donner à cette chose une forme quasi humaine, avec des bras, une tête, d'affreux petits yeux, et pire que tout, des lames. Je les avais déjà vu. Au Musée. Terrorisé, je restais immobile, le regard fixé sur celles ci. La foule s'était comme évaporée face à cette apparition et, bêtement, je ne les avais pas suivis. Je n'avais qu'une petite dague sur moi, et rien d'autre. Mais j'avais le pressentiment que je n'étais pas la cible de cette chose. Je levais ma dague devant moi et reculais. J'avais le choix. Soit je l'affrontais, et, dans tous les cas, j'en sortais perdant, soit je m'enfuyais. La deuxième possibilité semblait la plus adéquate, mais le monstre penchait plus pour la première, vu comme il s'avançait vers moi, menaçant, prêt à enfoncer ses lames dans mon ventre.

Je décidais de ne pas lui laisser le choix. Dague à la main, je fis volte face et pris les jambes à mon cou. Je n'avais pas beaucoup de chance d'en sortir vivant. Cette chose allait bien plus vite que moi. Je courais, puisant dans les forces qui me restaient et, au bout d'un moment, je me retournais. Je ne le voyais plus, je l'avais semé ! Tout en courant, et en regardant derrière moi, je sentis le soulagement m'envahir. Pas pour longtemps.
N'ayant pas regardé où j'allais, je n'avais pas vu la deuxième Sentinelle que je manquais de percuter. Sous le choc, je reculais. Je m'arrêtais et croisa le regard d'une jeune femme, armée, qui semblait en difficulté. Elle avait déjà enfoncé une de ses lames dans les rouages de la machine, mais le combat était loin d'être gagné. J'avalais ma salive et vint me placer à ses côtés, dague à la main. Je lui dis, tout en haletant :

"- Les présentations seront pour plus tard. Pour l'heure, il faut sortir de ce pétrin. Il faudrait coincer l'une de vos lames dans ce qui le fait avancer. On pourrait gagner du temps."


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Dernière édition par Raygnar d'Ysgramor le Jeu 6 Juil - 22:24, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 21:36


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Glacé d’horreur, tu observes la scène sans y croire : dans la cour du palais, où tu as remis entre les mains des gardes la jeune femme suspecte repérée par Agathe, tu les vois arriver. Oh, il n’y en a que quatre, mais elles sont redoutables, tu le sais : ces Sentinelles de l’ancien temps, ces merveilles du Savoir recluses au Musée des Savoirs Perdus pendant des siècles avant que l’Ordre ne les en retire. Vos Tours ont étudié les deux spécimens endommagés que vous avez rapportés, et en ont conclu qu’intactes, elles doivent être redoutables ; et tu en as la preuve, alors que les merveilles mécaniques déploient lames et boucliers, tranchant dans les chairs comme s’il s’agissait de beurre. Tu vois les membres tomber, le sang gicler en éclaboussant tout ce qui se trouve à portée, tu entends les hurlements se muer en gargouillements – et ces quelques secondes de stupeur sont tout ce qu’il faut aux dangereux ennemis pour se rapprocher de la mignonne Agathe, paralysée à tes côtés.

C’est le déclic qu’il te fallait – en une arabesque instinctive, tu déploies devant toi la majesté de Vespéral, décochant coup sur coup deux flèches qui distraient suffisamment leurs cibles pour te permettre de te glisser entre elles, entraînant la blondinette à ta suite. « Cours, petite ! Cours pour ta vie, droit devant, je te suis ! » Du bras, tu as indiqué le cloître menant à l’entrée du palais. Une Sentinelle s’approche, Vespéral chante, une flèche fend les airs ; l’assemblage pirouette follement, dans un cliquetis de métal et de rouages, avant de foncer vers vous à nouveau. Tu sais que l’interrupteur pour les désactiver est sous leur pectoral, à l’intérieur de leur torse ; mais encore faut-il les immobiliser suffisamment longtemps pour pouvoir y accéder !

Côte à côte, la petite Belliférienne et toi remontez le couloir, grimpez l’escalier, vos quatre poursuivants sur les talons – non, cinq ! Non, six ! Par Valda ! Vivement, tu diriges Agathe devant toi ; mais tu sens qu’elle fatigue, elle qui n’a pas de magie pour soutenir ses membres fourbus, qui n’a pas Rhéa pour apaiser sa crainte et assurer son pas. Tu perçois la rage de Fantasme qui vole à tire-d’aile pour vous rejoindre, aux côtés de Stellaire qui soutient sûrement son propre partenaire – Hiémain sait sûrement que vous êtes en danger, Rhéa appelle silencieusement Obéron de toute la ferveur de sa foi depuis tout à l’heure – il faut simplement tenir. Tenir encore. Juste un peu. « Agathe, cache-toi là, derrière la tapisserie ! »

Tu rabats le tissu sur la petite, et d’un bond léger tu sautes sur la balustrade du palier, surplombant l’escalier. Les voilà, les six poursuivants – sept à présent, par tous les dieux du Panthéon – et, méthodique, tu fais tomber sur eux un barrage de flèches enragées. Les retenir ! Mais elles se détournent, une à une – bientôt, n’en restent que trois dans les degrés. Les autres sont sûrement parties chercher des proies moins résistantes, mais celles-ci semblent décidées à te réduire en morceaux… Pauvre Fou danseur, seigneur des hauteurs, mais terriblement impuissant au corps à corps ! Comme tu aimerais voir près de toi la splendeur d’Ordalie, la puissance de Tonnerre, la résolution de Chant-du-Matin et Chant-du-Soir, la solidité de Parangon, ou même la vigueur de Mande-Étoile ! D’une flèche bien ajustée, tu fais tomber une lourde draperie sur l’une des Sentinelles, l’emberlificotant tout à fait, et tu emmaillotes la seconde dans le tapis qui recouvre les marches – mais pas assez rapidement, pas assez lestement, car Vespéral saute de tes mains à cause d’un coup bien ajusté, et des mains froides, si terriblement froides et implacables, attrapent chacun de tes bras, tirant pour les déboîter.

Fantasme hurle de rage, dans les cieux du duché, à quelques minutes de vol encore, et c’est une prière jumelle qui fleurit sur les lèvres de ce corps que Mélusine et Rhéa partagent ; tandis que l’une appelle Hiémain et l’autre Obéron.
C’est la fin pour ton écrin, petit Fou désarmé ; que peux-tu faire pour le sauver ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 6 Juil - 21:36

Il y existait un vieux dicton scandant que lorsqu’on croyait qu’une situation ne pouvait empirer, celle-ci finissait irrémédiablement par devenir plus chaotique. Il y avait, derrière ces mots, une vérité presque implacable que le Destin ne semblait pas décidé à changer. Le palais avait beau être en proie aux flammes, celles-ci bien difficile à contenir, qu’autre chose d’autrement plus dévastateur et dangereux avançait vers des cibles faciles et vulnérables. Il ne les voit pas encore, Hiémain, occupé à se faufiler dans les ombres avec sa cousine et Arsène, à la recherche de plus d’informations, mais il ne tarde pas à être frappé par la voix de Stellaire au plus profond de son esprit. Une voix pressante, des mots inquiets.

Hiémain ! Rhéa… Mélusine est en danger ! Ton épouse est attaquée par vos ennemis. Des sentinelles.

Il sait de quoi il s’agit. Il se souvient sans peine de ces machines de mort surveillant les couloirs et trésors du Musée perdu au coeur de Vivedune. Comment oublier ces merveilles du Savoir oublié par les Ibéens, ces créatures de métal incapables de sentiments, créées pour tuer. Son sang ne fait qu’un tour, il n’a pas besoin qu’on lui répète. D’un coup, sans prévenir, il s’arrête violemment dans sa marche, faisant sans le vouloir tomber le petit Arsène le suivant de près, qui l’avait alors percuté par surprise. S’il l’aide à se relever, c’est aux mains de sa chère cousine que le baron confie l’enfant, ordonnant d’une voix autoritaire :

« Partez-vous réfugier dans un endroit sûr ! Vite, je sais qu’un plus grand danger arrive. Si tu le peux, trouve Joséphine et Meldred, emmène les avec toi. Et surtout ne cherchez pas la bataille. »

Il sait que ses paroles sont certainement énigmatiques, ils n’ont après tout pas encore croisé ces sentinelles se dirigeant vers le palais et se baladant dans la ville… mais il n’a pas le temps de donner plus d’explication. Un dernier regard à ces deux précieux membres de sa famille et il fait machine arrière, courant de toutes ses forces pour retrouver Mélusine au plus vite. Il a peur pour elle, peur qu’elle ne soit blessée ou… ou même pire. Sa course ne cesse que lorsqu’il a pu pénétrer le palais déserté de ses gardes, les pauvres tentant vainement de faire évacuer les nobles ou encore… affronter les machines assoiffées de sang. Protégé des ombres, il finit néanmoins par revêtir les habits du noble Roi Blanc, priant Obéron de retrouver son épouse et de la sauver.

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Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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