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 Les touristes ne sont pas des pigeons !

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Message Sujet: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Mer 14 Juin - 1:21




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Alcali Sybille & Solveig de Sovnheim

Les touristes ne sont pas des pigeons !

Mais cette veste avait l'air rudement douce...




• Date : 25 juillet 1002
• Météo : Froid, sec, mais ciel bleu et dégagé.
• Statut du RP : PV avec Solveig de Sovnheim
• Résumé : Débarquant à Svaljärd quelques jours avant le début des festivités, Sybille se fait alpaguer dès la sortie du portail par un arnaqueur de touriste. Heureusement ou non pour elle, Solveig vient s'en mêler.
• Recensement :
Code:
• [b]25 juillet 1002:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2287-les-touristes-ne-sont-pas-des-pigeons#69687]Les touristes ne sont pas des pigeons ! [/url] - [i]Sybille Alcali & Solveig de Sovnheim[/i]
Débarquant à Svaljärd quelques jours avant le début des festivités, Sybille se fait alpaguer dès la sortie du portail par un arnaqueur de touriste. Heureusement ou non pour elle, Solveig vient s'en mêler.


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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Mer 14 Juin - 2:40

Festival du savoir. Aussi appelé le "Lughnasadh". Quand Sybille reçut sa convocation elle avait sauté de joie. La retenue n'est jamais de mise avec elle et ses réactions se veulent toujours les plus sincères. Au fond, elle se doutait d'être conviée à l’événement. Mais une part de l'adolescente hésitait toujours. Même une fois devant le portail, valise à la main. "Ça se produit vraiment ?!" . Ou des pensées de type "Est-ce que je le mérite ?". Des inquiétudes aussi. " J'vais pas m'en sortir, je n'ai pas le niveau pour...". L'herboriste avait préparé ses affaires avec le plus grand soin. Faisant attention à prendre des vêtements chauds. Ce serait sa première visite en Valkyrion. Peut-être qu'il était censé y faire "plus" doux que d'ordinaire, mais les températures s'annonçaient quand même trop froide pour elle.

"Rah, ça ne pouvait pas se passer quelque part de chaud ? Une plage de sable fin, par exemple..." grommela-t-elle en achetant une parie de bottes fourrées à Lorgol.

Oui. Sybille reste une adolescente comme les autres. Remplie de contradictions ! Découvrir de nouvelles plantes l'excitait plus que tout d'ailleurs. Surtout celles qui ne poussent et ne fleurissent qu'à une période très courte et précise de l'année. Et dans des conditions d'une extraordinaire rudesse. Elle pourrait en faire des thèses complètes. Mais ne pas pouvoir marcher pieds nus, devoir se couvrir les oreilles et les mains... C'était autant de supplices qui, pensait-elle, l’empêcheraient de vivre l’expérience à son plein potentiel.
Il ne lui fallut pourtant que quelques secondes pour oublier ces petits détails. Après un voyage instantané avec ses bagages au travers d'un portail, l'air de la nouveauté la frappa de plein fouet. L'air froid et cinglant de Valkyrion aussi d'ailleurs. "Bénis soient mes gants et mes bottes finalement !". Rejoignant instinctivement les murs de pierre froide elle mit du temps à se repérer dans l'espace. Ce portail lui avait été crée par un professeur depuis l'Académie. Mais même à l'intérieur on pouvait entendre le vent rugir dehors. Ça l’effrayait presque, et l'omnibulait à la fois. Tant et si bien qu'elle n'entendit pas le garde venir à elle.

"Documents jeune fille ?".

Une fraction de secondes son cœur s'arrêta. La main portée à sa poitrine elle crû que son cœur allait lui atterrir aux pieds. Le garde attendit patiemment cependant, se doutant qu'une jeune fille parée d'autant de couleurs devait avoir de bonnes raisons d'être ici. Finalement Sybille finit par sortir une petite pochette de cuir de sa veste. Un professeur lui avait préparé l'ensemble des documents réunis en un seul dossier. Attestation d'Académie, de domiciliation en Lorgol, papiers d'identités et invitation explicite au Lughnasadh. On y avait même glissé l'adresse de l'auberge où on lui avait loué une chambre pour l'occasion. À croire qu'un bienfaiteur déboursait un paquet d'argent pour Sybille. Mais celle-ci n'y avait jamais rien vu de louche, persuadée que tous les étudiants bénéficiaient des mêmes avantages. Mais nous en reparlerons une autre fois. Ce qui nous intéresse ce fut sa première expérience de Valkyrion. Contrôles passés sans embûches elle se fia au bruit de la foule et aux mouvements des gens. Ainsi elle se dirigea non sans trop de mal dehors. Quelle déception cependant, il n'y avait pas de neige au sol... les rues ici étaient trop passantes et le re-doux avait bien fait son travail. Mais cela n'empêcha pas un marchand de venir bousculer notre étudiante.

"Rose, violet, marron ! En yak, en hermine, voyez ces beaux manteaux pour vous protéger !"

Et le discours était bien fait. Voilà un marchand qui ne perdait pas de temps. Mais ses bras, chargés de peaux trop odorante firent reculer Sybille. Pourtant il ne se dégonfla pas. Voilà une touriste à qui refiler n'importe quoi ! Car notre herboriste avait de modestes chaussures de cuir fourrées en laine. Son manteau était à peine suffisant, mais orné d'assez de fleurs de toutes les couleurs pour faire penser qu'elle était riche... et avec des goûts étranges. Sans parler de son gros sac en cuir ouvragé, bien rempli. Il n'avait même pas encore remarqué la cécité de Sybille. L’escroc continuait son argumentaire et l'étudiante fut prise au dépourvu. Le cumul des stimuli la paralysa. L'odeur de valkyrion, du froid, du bois, de la chaume. La puanteur de cet homme et de ses fourrures mal tannées. (Une disgrâce ici, soit dit en passant). Et tous ces bruits ! Confuse, ses muscles se raidirent. On aurait dit un petit animal qui attendait que ce mauvais moment passe plutôt que d'essayer de réagir. La jeune fille était tétanisée de peur.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Mer 14 Juin - 15:09

Tous les matins, Solveig avait pris l'habitude de partir tant bien que mal à cheval de Vatr pour la capitale.
Elle était terriblement décidée à finir ses achats avant de retourner sur l'Audacia. Un mystérieux sourire sur les lèvre en repensant à l'une de ses courses, elle chassa ce souvenir en se concentrant d'avantage sur sa monture

« Arrête de râler, un de tes congénères a du me porter jusqu'à Lorgol. »

Et quelle épreuve ça avait été pour la pauvre bête. Piètre cavalière elle s'était tout de même beaucoup amélioré avec le temps et les missions. Si aujourd'hui elle ses talents étaient devenus respectables, il lui arrivait de penser à ces atroces brûlures et aux muscles maltraités par ses premières chevauchées.
Attrapant la capuche de sa cape de laine noire, elle la plaque sur ses cheveux, coupant ainsi le vent à ses oreilles.
Même si elle l'avait voulu, jamais elle n'aurait pu oublier le froid qui régnait dans le duché. Mais le choc thermique avec les courants d'air chaud que traversait l'Audacia avait tout de même fait son effet sur la Kyréenne.

Son cheval passa au pas les portes de Svaljärd sans renâcler. Lui aussi devait apprécier d'avoir les oreilles enfin protégées par les hautes murailles de la ville.
Levant les yeux vers le ciel d'une pureté cristalline, elle se surpris de rêver d'un vin chaud.
Oh et pourquoi pas, il n'y avait personne pour la juger à cette heure de la journée. Et elle entendait même Vira l'encourager.
Mettant enfin un pied a terre, elle confia sa monture à un garçon d'écurie avant de s’emmitoufler cette fois complètement dans les plis de sa cape.
Avant de se rendre dans les boutiques de la ville, elle voulait jeter un œil aux portails qui s'ouvraient sur Lorgol. C'était un contraste assez saisissant avec Valkyrion de voir ces portails alors que les mages y étaient interdits.

Elle n'était pas la seule spectatrice, des groupes se formaient pour attendre une arrivée ou seulement regarder. Les marchands étaient aux rendez vous, du vendeur de grigri dit « typiques » mais qui ne l'étaient pas du tout, au vendeur de grignotages, ils avaient tous flairer le filon.

En particulier celui qui vendait des horreurs improbables à porter. Il avait l'air de s'être trouvé une victime d'ailleurs, la pauvre fille n'avait pas l'air décidé a l'envoyer bouler.
Haussant les épaules, Solveig tourna les talons. Ça ne la regardait pas.

Quelques pas plus loin elle s'arrêta pourtant, incapable de de lutter contre sa nature. Oh et puis zut, on allait finir par lui coller une étiquette de baby-sitter musclée mais elle avait toujours du mal a laisser les plus jeunes dans les situations difficiles dans lesquelles ils se fourraient.
Faisant demi tour elle fonça décidé vers le marchand.

« Je vais faire simple. Remballe ou j'appelle un ou deux vrais tanneurs »

Pourquoi faire compliqué quand on connaît la passion des Kyréens pour le travail bien fait. S marchandise était une honte a la corporation, si un artisan de Valkyrion lui mettait la main dessus, il pouvait dire adieux à ses frusques et à son commerce. Le regardant disparaître en grommelant des insultes a écorcher les oreilles d'une donzelle, Solveig se retourna vers la tache de couleur. Qui ne bougeait pas d'un pouce. Passant sa main dans un coucou devant les yeux de la jeune fille, la guerrière agrémenta son geste d'un « Youhou!  »

Pas vraiment de réaction. En même temps les yeux lui semblaient un peu perdus dans le vide.
«  Ah mais qu'est ce que je vais faire de vous. Toi aussi tu veux un jus de citron ? Nan on en trouvera jamais. Un verre de vin chaud peut être, t'as pas l'air d'avoir très chaud. Allez deux verres. T'avais trop peur de lui dire que tu valais mieux que ça ? »

Ces jeunes.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Mer 14 Juin - 18:39

Peu fière elle se sentait faible, mais qu'elle était faible ! Où était passée sa répartie ? Ainsi que son courage. Dans ses chevilles tremblantes tient ! Le vendeur gesticulait devant sa victime. Il semblait prendre tous les accents du monde pour se faire comprendre du plus grand nombre. Tantôt sa langue roulait maladroitement les "r" , tantôt il les crachait. Autant de gouttes qui atterrissaient sur le visage d'albâtre de Sybille pour venir rajouter de la fraîcheur à une ambiance déjà passablement glaciale. Cet homme puait. Il la dégoûtait. Mais il évoquait aussi de la pitié. Se rabaisser à vendre de la camelote, s'être tué à la tâche et avoir appris autant de langue. Ce marchand avait même certainement dû faire des provisions importantes en vue de l'afflux de touristes. À ces pensées la main se Sybille commença à se mouvoir. Elle glissa d'abord le long de son manteau en loden. Caressant les fleurs colorées brodées dessus au passage de ses doigts. Jusqu'au plus profond de l'une de ses grandes poches. Tout son corps était toujours paralysé, hormis cette main qui cherchait son porte monnaie. Quand soudain une voix brisa sa stupeur et la fit revenir à elle.
Et par voix, s'en fut une belle! Roque, ferme, glaciale à l'instar du décor. Et pourtant si salvatrice ! Cette femme avait été grandiose. Sybille prit sa tête entre ses mains et se frotta les joues. À la fois pour se réveiller, se nettoyer et se réchauffer. Un drôle de courant d'air lui était passé devant le visage. Comme si on avait secoué rapidement quelque chose devant ses yeux. Puis la femme devant elle sembla s'adresser à l'étudiante. Elle avait un drôle d'accent qui fit sourire Sybille. C'était agréable, cette nouveauté à ses oreilles. En pleine tirade de Solveig, l'adolescente s'inclina. Quand elle eût fini la jeune fille prit la parole.

" Merci de m'avoir sortie du pétrin Madame. Sybille Alcali, apprentie herboriste à l'Académie. " Et elle ponctua sa présentation en tendant la main devant elle. Le plus en face de la femme possible, mais la hauteur resta aléatoire.

Un peu plus et sa bouche aurait fini par geler s'était-elle dit. Cette prise de parole avait été salvatrice pour ses lèvres. Mais plus tard elle se rendra compte que passer la langue dessus allait être assassin. Cependant l''étudiante aura tout le loisir de le découvrir un peu plus tard. Présentation faite elle se releva face à la pirate. Elle resserra son manteau en loden violet sombre. Il n'allait pas la sauver longtemps.

" Si vous me montrez où boire un de vos "vin chaud" je vous en paierais un en signe de gratitude ! "

Rougissant, elle offrit son plus beau et sincère sourire au membre de l'Audacia face à elle. Sybille n'avait jamais bu de "vin chaud". Mais ce nom était composé de deux choses intéressantes. Le vin allait lui ravir les papilles, et sa chaleur lui remplir le gosier. L'idée de cette femme était merveilleuse. Elle se rapprocha même d'elle, se sentant ainsi plus en sécurité.

" C'est drôle, vous ne venez pas non plus d'ici. Vous sentez la mer et les chevaux... "

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Ven 16 Juin - 9:58

Jeune et jolie, elle attirait déjà l'attention. Mais avec ses choix de vêtements, elle aurait été un phare dans la nuit.
Elle était pourtant si figée que Solveig craignait que ce fut le froid n'en soit la cause. Pourtant elle avait vu une de ses mains bougées. Avec plus d'attention, elle chercha a percer ce visage un peu pale.
Elle avait vu un homme une fois, un vétéran qui lui faisait penser à elle. Dans sa jeunesse son œil droit avait été crevé. Ce fut le temps qui avait pris le gauche.
Cette même attitude figée mais à l'écoute, mais ici sa fragilité était exacerbé par son age
Pourtant elle soupçonnait une personnalité pleine de vie, très... en couleur.
Sa petite diatribe avait provoqué un sourire chez la fille. Elle ne tarda d'ailleurs pas à se présenter, comme sortie par magie de sa torpeur.

« Tu peux aussi oublier le madame Sybille, moi c'est Solveig de Sovnheim. Tu peux m'appeler par mon prénom, tu me rendras service. »

Ces jeunes étaient si biens élevés. Avait elle été comme ça à leur age ? Elle en doutait, elle gardait de sa propre enfance un souvenir plutôt farouche.
Cette jeune fille à la différence d'Eponine était plus âgée et étudiait déjà à l'Académie. Elle avait adapté son langage à son lieu d'apprentissage.
La main tendue avec approximation ne laissait plus aucun doute quand à son petit problème de vision. Solveig l'attrapa et la serra avec fermeté sans pour autant lui écraser les doigts.

« Tu sors de l'ordinaire toi. Va falloir que tu m'expliques certaines choses. »

Comme son choix de profession. Les couleurs et la forme n'étaient elles pas des caractéristiques importantes pour être herboriste ? Sa cécité n'avait pas l'air d'être vécue comme un problème, elle avait hâte de lui poser certaines de ses questions.
Sa proposition de payer la consommation tira un pouffement à la pirate.

« Si tu y tiens mais avant va falloir que tu me dises si tu as de quoi te payer quelques vêtements supplémentaires. »

Oh par … cette gamine était d'une fraîcheur désarmante, elle lui offrait un sourire délicieux accompagné de petits rosissements. Solveig éprouvait de la reconnaissante envers les dieux d'être revenue sur ses pas. Elle était l'évocation même de la tentation, elle aurait réussi a se débarrasser de l'indésirable précédent qu'elle se serait retrouvé avec un autre sur le dos.
La voyant se rapprocher, Solveig par instinct aurait reculé. Mais s'adaptant à sa nouvelle compagne, elle ne fit pas un pas, la laissant prendre ses dispositions pour son confort.
Haussant les sourcils avec beaucoup de surprise, elle l'écouta évoquer ses odeurs très impressionnée par son nez.

« Alors ça c'est fort. Et a ton avis, je côtoie plus la mer ou les chevaux ? »

L'un dans l'autre elle ne pouvait pas vraiment se tromper. Le premier évoquait son présent, le second son passé mais il était certain que la demoiselle sentait plus précisément le cheval qui l'avait porté jusqu'ici. En ce qui concernait la mer, elle devait avouer qu'elle n'arrivait pas a savoir comment elle avait pu sentir ça. Elle avait pris un bain depuis son arrivée tout de même.
Attrapant son bras comme elle l'aurait fais pour sa mère, elle coinça le sien avec pour l'emmener plus loin du chahut, direction une vrai boutique, avec de quoi réellement la réchauffer sous son manteau.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Mer 21 Juin - 2:01

C'était véritablement intéressant de discuter avec cette femme. Elle avait un franc parlé assez déstabilisant. À Bourg-Caravelle les gens palabrent avec emphase. Ils s'étendent souvent sur d'innombrables sujets à la fois sans que le flux de leurs idées ne tarissent jamais. À l'Académie les gens sont courtois à l'excès. Comme si les études les faisaient devenir riches et influents. Ils mettent des formes de politesse à tout vas, parlent en dissimulant leurs intentions et se comportent comme de riches barrons. Mais cette femme était à l'opposé de ces deux concepts. Madame de Solvenheim était franche. Elle avait cette rigueur du Nord et ce gout de la parole utile. On ne met pas de formes aux phrases comme si c'était une perte de temps. On en vient à l'essentiel sans changer sans cesse de sujet. L'opposé de son amie Eponine. Solveig coupait les mots comme si elle craignait la quantité de syllabes par phrase. Et cet accent ! Un ravissement pour les oreilles .

" Tu sors de l'ordinaire toi. Va falloir que tu m'expliques certaines choses. "

Ha ! Le rosissement des joues de l'adolescente s'accrût. Cette femme impressionnante s'intéressait à elle. Quel honneur !

" Je n'ai rien de si intéressant, je vous assure... " marmona-t-elle dans son écharpe, plus pour elle même que pour son interlocutrice.

Ah, la société... Être au centre de l'attention de quelqu'un. Ça la terrifiait presque, notre petite aveugle ! Que les gens la fixe lui importait peu; elle en peut pas le remarquer ! Mais que l'on en vienne à s’inquiéter de ses économies, c'était une nouveauté ! C'est vrai qu'elle ne roulait pas sur l'or mais sa bourse d'étude devrait lui suffit amplement. Sybille n'est d'ordinaire pas très dépensière. Elle brode et tisse elle même ses tissus, s'inquiétant plus de la solidité de ses coutures que de l'esthétisme de ses tenues. L'habitude de repas simples et fugaces lui permettent également de lui économiser quelques fleurons. Mais si elle s'inquiéta de ne pas contenter Solveig, elle négligea le calcul des prix faits aux touristes.
Le court de ses pensées fût interrompu par une inquiétude de Solveig. Au sujet de sa tenue et de l'achat d'une nouvelle. Sybille s'empressa de lui offrir son sourire le plus serein. L'adolescente s’apprêtait à mentir. Ses lèvres commençaient déjà à gercer avant d'avoir passé une heure dehors. Le vent pénétrait déjà son petit manteau. Mais personne n'avait à s’inquiéter pour elle. Il fallait qu'elle se débrouille seule. Elle évinça donc rapidement le sujet.


" Oui oui Mada.. Solveig !  " se corigeat-elle  " Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai emporté mes vêtements les plus chauds !" Et ça, c'était vrai en plus. Mais la nuit montrera que ce ne serait pas suffisant.

Et Sybille embraya sur autre chose. Elle avait serré la main de Solveig. Celle-ci était chaude, mais calleuse. En face d'elle se trouvait donc une femme qui travaillait. Vous m'direz, une dame au foyer ne parlerait pas comme un bretteur. Une fois proche d'elle son nez ne l'avait pas trahi.

" Vous sentez fort le cheval ! Mais ce sont vos cheveux qui vous trahissent. Et votre peau douce... il n'y a que le sable et la mer pour rendre des mains à la fois sèches mais parfaites et pures. Vos ongles sont propres, aussi. "

Une belle salve de compliments ! Sybille se tût brusquement. Il devait être malvenu de complimenter ainsi publiquement quelqu'un. Il parait qu'il faut garder ce genre de pensées pour soi. Mais c'est vrai ! Les riches ont la peau moite et enduites de parfums. On applique des onguents aux femmes pour dissimuler la puanteur des rues. Solveig sentait le naturel. Le sable et le sel se chargeant naturellement de purifier son corps.
" La magie de la mer..."
Rêveuse et soupirant quelques instants elle secoua la tête et frappa ses joues pour se réchauffer le visage. Se souffler dans les mains lui effleura l'esprit mais elle ne voulait pas apporter d'inquiétudes à l'enfant de Messaïon devant elle. L'aveugle commença donc à inspecter de l'ouïe les horizons. Tout lui irait pour se diriger quelque part. Le fumé d'un sanglier rôti, l'odeur de la levure, le bruit de choppes s'entre choquant.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Jeu 22 Juin - 16:06

Sol coula un long regard évocateur sur cette Sybille. Cette fille avait quelque chose d'extraordinaire, jamais elle n'avait rencontré une jeune personne de son âge avec une perception si fine du monde.
Alors qu'au début elle avait perçu cette jeune demoiselle comme un lapin perdu figée par le monde extérieur qui la percutait avec rudesse, elle se rendait compte qu'elle était beaucoup plus que ça. Et qu'elle voyait beaucoup plus que d'autres même sans ses yeux.
Tout dans son visage trahissait pourtant l'écoute parfaite et l’analyse. Pour un peu, Solveig l'aurait soulevé pour la mettre sous une cloche de verre avec une étiquette « outil fragile et complexe, ne pas toucher; Détecteur performant »

« Sois tu es une fausse modeste ou alors tu n'as pas encore assez côtoyé de personnes. »

Les gens n'allaient jamais plus loin que le bout de leur nez. Et même si la guerrière travaillait sur sa perception du monde, elle était consciente que beaucoup de choses lui échappaient encore, pas assez attentive aux détails qui en disaient pourtant long. Elle était encore trop martiale, trop à la surface des choses.

Le sourire gercé de sa jeune amie quant à son inquiétude sur le froid qui devait très certainement percer ses vêtements rassura pourtant la kyréenne. Perspicace sur certains points certes, mais cette jeune femme en devenir partageait encore la bêtise des gens de son age. Ouf.

« A ta guise mais ne tarde pas trop à les enfiler. Si tu agites ta bote un peu trop violemment je te parie qu'un orteil va se décrocher. »

Le sourire de la pirate était rieur et taquin. La main qui avait attrapé la sienne l'avait serré comme pour appuyer ses certitudes de jeunes filles qui cherchait à la jouer à la dure.
Mais l'explication de Sybille lui fit comprendre que la pression n'était pas seulement dû à un réflexe, elle était allée chercher ses explications au plus près de la première des sources. Ses mains.
Intelligente au possible ce lapin. Les mains d'une personne en disait très long sur son histoire.
Amusée par cette salve de compliment elle serra la main de l'étudiante pour tenter son tour.

« Tu dois être meilleure que moi à ce jeu est de loin. Mais voyons voir. Je parie que tu adores la lecture. Et que tu n'as jamais vu la mer. »

Elle ne pouvait nier qu'elle avait un sens de l'humour vraiment mauvais, elle riait de sa blague vilaine qu'elle était.

« Désolée désolée, tu as les mains aussi douce que celles d'un enfant et mon nez est juste capable de trouver les meilleurs tavernes, j’espère que je ne t'ai pas blessé avec cette blague nulle »

Au moins le reconnaissait elle allègrement. La kyréenne entraîna à sa suite Sybille, pour se rapprocher au plus prêt d'un vendeur de douceur a qui elle commanda deux vins chauds.
L'homme débonnaire, versa deux grands verres à ces dames a qui il offrit même un caramel avec un clin d’œil.
Solveig regarda sa jeune amie tremper ses lèvres dans le brevage. Pourquoi ce petit lapin était venue seule ? Si elle ne doutait pas qu'elle pouvait se débrouiller seule malgré sa difficulté a se libérer des lourdauds de la capitale elle se disait quand même qu'une jeune personne de son age avait tout intérêt de s'amuser pour les festivités et de ne pas rester seule.
Sur cette belle pensée, son œil fut attiré par une vitrine. Ces jeunes années lui revinrent en plein visage.

« Dis moi, tu aimes vivre dangereusement ? »

Des patins à glace, rien de moins rien de plus. Et le lac bordant Svaljärd était parfait pour ce genre d'hobby.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Ven 30 Juin - 21:15

Joli brin de femme face à elle. Et quel caractère ! Mais parler aussi franchement relevait-il de la folie ou d'un excès de jugeote. À l'évocation d'une "fausse modestie" Sybille répondit par un sourire franc et un haussement d'épaules. Elle n'allait pas avouer à sa camarade que c'était plutôt la deuxième option qui la définissait. D'ordinaire l'herboriste ne côtoie que ses plantes. Il y avait bien eu quelques élèves ou professeur pour la complimenter ,mais elle passait plutôt globalement pour un monstre. Personne avant cette Solveig n'avait considéré sa cécité comme un don. Sauf son père, dont l'avis n'avait que peu de valeur. Quel abominable homme dirait ouvertement "Tu es une handicapée et bonne à rien !". S'il en existait bien, ce n'était pas le cas d'Argenthar Alcali. Non, lui, il avait toujours poussé sa fille à utiliser ses facultés disponibles à leur plein potentiel. Ça lui semblait donc plutôt banal pour elle. La remarque sur sa tenue lui fit offrir un second sourire. Plus gêné cette fois. D'autres vêtements ? Comment dire... elle avait déjà presque tout enfilé de plus chaud en sa possession ? Une touriste idiote non préparée... Mais non ! Ne voyons pas les choses comme ça !

" Merci de vous inquiéter Solveig, mais je devrais vite me faire à ce froid de canard !"  
Et encore un mensonge qu'elle espérait entonner avec sa plus grande confiance. Alors qu'au fond d'elle, une petite voix lui disait "Ecoute bien cette native d'ici, sinon tu vas t'en mordre les Mr Freeze ! À défaut des doigts qui te manqueront." . Puis l'on revint au sujet de sa cécité. Un "jeu" ? pouvait-on qualifier son quotidien d'un jeu ? Son sourir se figea pour rester poli et ne pas montrer qu'elle était touchée par cette pique. Puis l'emploi du verbe "voir" finit d'achever sa patience.

" Non, je n'ai jamais senti la mer. . Tout en se voulant aimable Sybille prit la peine de souligner le changement de verbe. Mais omis de préciser qu'elle ne savait pas lire...

Un peu plus de ce franc parler et Sybille aurait perdu toute la contenance et la pudeur qu'elle essayait d'adopter. Mais la Nordique se pressa de s'excuser et la promenade commença. Une femme forte capable de sentir la bière de loin ? C'était assez inhabituel pour piquer la curiosité de l'étudiante. Solveig l'emmena bien à un vendeur de "vin chaud". Il n'était pas bien loin et avait eu raison de se placer près des portails. Cette boisson lui coûta un bras mais Sybille paya sans rechigner avant même la réception des gobelets. Vilaine fierté mal placée. Mais c'était un devoir de dame que d'honorer une parole donnée. Puis vint la dégustation. Douce chaleur traversant le petit pot de terre cuite. Et cette odeur d'épice ! L'étudiante prit son temps pour essayer de comprendre ce qu'elle avait sous le nez.

"  Dis moi,-     " Moi".  " Tu aimes vivre dangereusement ? "

Xylophages et autres insectes mangeant du bois ! Est-ce qu'elle avait vraiment osé faire cette blague nulle ?!

" Je risque chaque jour de rentrer en collision avec des objets mortels. Je m'apprête à boire une boisson inconnue dans un pays glacial où je n'ai aucun repères. Mais je me porte plutôt bien malgré tout. Vous avez une idée particulière ?

Sybille n'avait qu'un gout du risque relatif. Le danger était synonyme même de sa vie. Goûter une plante vénéneuse. Sentir des pollens potentiellement toxiques. Se piquer à ses épines aussi acérées que des lames. Le risque ? Le quotidien oui. Elle en prit d'ailleurs un de plus en se décidant de gouter à son breuvage. L'anis et la cannelle lui firent arracher une petite moue. Et la chaleur lui brûla même les lèvres. Comparée à la température que sa peau avait prise elle eut l'impression d'embrasser une braise ardente. Au point qu'elle dut porter son gant à sa bouche. La chaleur procurée par l'alcool la fit même toussoter.

" Dé-délicieux ! *kof*"

C'était vraiment bon ! Mais il allait falloir d'abord s'habituer à cette quantité de goûts, de saveurs, d'épices et à la température du breuvage avant de pouvoir l'apprécier autrement que par petites lapées. Si Solveig la voyait comme un lapin, Sybille se transformait maintenant en petit chaton lapant son lait bienfaiteur... Sauf que c'est du vin. Du lait pour d'autres sans doutes.

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Message Sujet: Re: Les touristes ne sont pas des pigeons !    Ven 7 Juil - 15:04

Oh elle l'avait vexé mais elle notait tout de même que c'était sans plus. Le nez dans son verre elle regardait avec amusement cette jeune adulte en devenir renifler les vapeurs qui se dégageaient. C'est vrai qu'elle n'avait pas spécialement réfléchi à son age. En Valkyrion le vin chaud se consommait tôt. Mais il n'était pas rare de voir dans d'autres duchés les jeunes totalement ignorant en terme d'alcool. Elle espérait quand même qu'un malheureux verre n'allait pas être suffisant pour la mettre KO, elle avait des projets la guerrière !

Faisant fit de son sens de l'humour aussi pourri que le sien, Solveig rigola sincèrement à sa petite tirade.
C'était assez bien résumé en réalité. Elle allait peut être devoir lui toucher un mot sur ça d'ailleurs, ne pas suivre des étrangers même si ils vous tirent d'un mauvais pas.
C'était tout de même le grizzli qui se fout du pot de miel. Vers ses 20 ans, elle avait elle même suivi un homme bien plus âgé qu'elle tout ça sur des motifs hasardeux. Sybille l'avait suivi pour faire plus ample connaissance, Solveig ne pouvait pas en dire autant. A l'époque elle avait suivi cet homme pour participer à un paris quelque peu immoral pour se battre contre un autre jeune.
Quitte a choisir, elle préférait tout de même la situation de la jeune aveugle à la sienne.

« Pas faux mam'zelle. Faudra d'ailleurs que tu m'expliques ton choix de carrière avec ton petit problème technique, c'est coui... c'est courageux. »

Mettant ses lèvres dans son propre verre, Sol prit le temps de siroter sa boisson offerte avec bonne humeur. Elle ne disait jamais non à un verre. Mais cette fois c'était à elle de mettre la main à la poche. Buvant une gorgée de plus, elle colla son pied contre celui de la jeune fille et fit quelques estimations de pointures.

« Bon, tiens moi ma boisson je vais rapidement faire une course et je reviens. »

Elle s'était décidée pour la boutique de patins. La fille était aveugle, pas unijambiste.
Attrapant la main de sa jeune compagne, elle lui refila sa boisson et s'en alla à grande foulée vers la boutique qu'elle lorgnait.
Elle en ressortie avec deux paires de patins à glace, louée pour quelques heures.
Elle ne s'était pas vraiment amusée dans sa jeunesse mais elle n'était pas passée à coté des joies des lacs gelés.

« Je suis là, merci pour mon verre »

Faisant passer son chargement, sur son épaule, elle bu d'un trait ce qu'il lui restait et ne put s’empêcher de garder plus longtemps ses projets pour elle.

« Allez termine ta boisson, je t’emmène au lac, on va faire du patin, tu vas adorer. »


Son bras de nouveau coincé avec le sien, Solveig partit d'un grand éclat de rire en voyant le visage de Sybille. Oh elle ne doutait pas que ce qui allait suivre allait être sportif, mais elle ne doutait pas non plus d'être capable de gérer une aveugle sur la glace. Si elles se coordonnaient, pas moyen qu'on l'inculpe du meurtre d'une jeune étudiante de l'académie.

Spoiler:
 

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Les touristes ne sont pas des pigeons !
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