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 Celui qui cache son secret est maître de sa route

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Le Pavillon Noir
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Le Pavillon Noir
Message Sujet: Celui qui cache son secret est maître de sa route   Mer 14 Juin - 19:58


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Louis de Brunante

Celui qui cache son secret est maître de sa route

Ou quand on parle à coeur ouvert



• Date : Le 12 février 1002
• Météo : Clémente, malgré l'hiver. La nuit est cela dit fraîche, à Brunante, et le vent souffle fort.
• Statut du RP : Solo, privé.
• Résumé : Louis a appris de la bouche de son fils, en janvier, que Léopold était en bien mauvais état. Malgré la rancune qui le ronge, il décide de faire une illégale excursion à Brunante, afin de peut-être une dernière fois voir son père.
• Recensement :
Code:
• [b]12 février 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2290-celui-qui-cache-son-secret-est-maitre-de-sa-route]Celui qui cache son secret est maître de sa route[/url] - [i]Louis de Brunante[/i]
Louis a appris de la bouche de son fils, en janvier, que Léopold était en bien mauvais état. Malgré la rancune qui le ronge, il décide de faire une illégale excursion à Brunante, afin de peut-être une dernière fois voir son père.


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Message Sujet: Re: Celui qui cache son secret est maître de sa route   Jeu 15 Juin - 1:15

Il connaît tout de son domaine, tout comme il connaît tout de sa demeure. Il sait comment déjouer les gardes, comment entrer sans faire un seul son. Il sait quelle fenêtre est toujours ouverte, il sait quelles ombres sauront le protéger. Ni le froid, ni la nuit, ni le vent, ne dérangent le pirate, qui s’est bien rapidement introduit au coeur même de ce qui a déjà été sa maison. Brunante. Comme il y a longtemps, depuis qu’il a marché entre ces murs ! Il s’oriente sans même avoir besoin de voir, connaissant par coeur les corridors qui mènent jusqu’à la chambre de son frère. Il toque à la porte, discrètement, et dès que celle-ci s’ouvre sur son cadet, il fond sur lui, la main plaquée sur sa bouche pour l’empêcher d’hurler. Ou serait-ce juste de s’exclamer. Le regard de Laurent est alarmé et sa prise sur son bras est forte, le temps qu’il réalise qui est devant lui, qui le maîtrise ainsi, et que la peur se dissipe, faisant place à un autre sentiment. Il recule, entraînant Louis dans sa chambre, et c’est uniquement la porte refermée qu’il consent à reprendre sa main et à laisser l’autre homme parler. Peut-être à regret, car ses premiers mots, prévisiblement, sont des reproches : « ’spèce d’idiot, mais qu’est-ce qui te prend ? Comment es-tu entré ici ? Trop facile, qu’il fanfaronne, dans un infime filet de voix rauque et cassée. Une tape derrière sa tête vient accueillir la réplique. T’aurais pu être surpris, grand crétin, je te rappelle que tu es recherché, répond aussitôt le marquis, aucunement impressionné. Et depuis quand est-ce une façon de saluer son frère ? »

Certes. Il a raison. Aussitôt, il le prend dans ses bras, le gratifiant d’une forte étreinte qui lui est retourné avec la même force. « Tu m’as manqué », souffle Laurent dans son oreille, alors qu’ils se serrent avec force dans leurs bras. Louis n’en pense pas moins. Il a beaucoup pensé à son petit frère, depuis son départ de Brunante. C’est avec lui qu’il avait envie de fêter la grossesse d’Ilse, c’est à ses côtés qu’il avait envie de tempêter contre Liam, ce sont même ses mots moralisateurs, qui lui ont manqué. L’accolade dure encore quelques secondes, avant qu’ils se séparent. Il regarde rapidement son cadet, un peu inquiet, mais rapidement rassuré. Il semble en forme, bien portant. C’est tout ce qu’il demande. « Qu’est-ce qui t’arrive ? Rien d’grave », qu’il réussit à répondre. L’expédition à Rivepierre a été fructueuse pour l’Audacia, mais lui s’est plutôt récupéré une grippe carabinée (et donc l’interdiction de dormir avec Ilse, la maladie pouvant compliquer sa grossesse si elle advenait à l’attraper) et une extinction de voix, à force de tousser et de cracher sans lendemain. Ça fait des vacances, lui a sifflé la canonnière, hilare, et il planifie une revanche, en douce. Une douce revanche, évidemment. « Pourquoi es-tu revenu ? Quelque chose à voir avec ce procès dont Liam m’a parlé ? » Son petit frère croise les bras, trahissant sa nervosité, et à quel point l’idée lui déplaît. Louis hoche la tête, un peu abattu. Oui, ça a tout à voir avec le procès. Il est prévu que cette nuit, il se rende. Qu’il soit arrêté par les autorités ansemariennes, qui seront plus clémentes que celles outreventoise, il le sait déjà. Il n’est pas prêt, il ne le sera sans doute jamais, mais il doit le faire. Avant cela, il y a autre chose, et en un murmure, il le révèle : « Papa. »

Laurent comprend. Laurent hoche la tête, à son tour, et lui indique de garder le silence. Ils sortent de la chambre, à pas de loup, et il se fait mener jusqu’à une chambre isolée. Derrière la porte, il entend une respiration lourde et sifflante. Il craint, un peu, et il laisse alors son frère toquer, puis entrer, le suivant sans un bruit. « Laurent ? », demande son père, qui se redresse légèrement dans son lit. Louis le voit à peine, dans la pénombre, mais ce qu’il voit suffit à le peiner. Il a encore dans son esprit les souvenirs de son enfance, les rares escales de son père à Brunante, fier et indomptable, capitaine plus grand que nature, qui a marché les planches de son navire jusqu’à ce que la cécité l’en empêche. Il n’a depuis fait que se diminuer, homme qui n’a jamais été fait pour être à terre. Là, c’est pire que tout, et il sait que dans la chambre déjà rôde l’ombre de Sithis. Si maigre, son père, si faible, et pourtant, au premier craquement de la porte, il a réagi. « Oui, c’est moi. Avec qui es-tu ? » Impossible de cacher à Léopold qu’il y a une deuxième personne, dans cette pièce. Il y a trop longtemps qu’il a développé ses autres sens, sa vue étant inutile. « Avec Louis. »

Un silence.

« Viens ici, mon fils. »

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Message Sujet: Re: Celui qui cache son secret est maître de sa route   Mer 19 Juil - 5:04

Ils restent longuement silencieux, père et fils, alors que Louis vient s’asseoir tout juste sur le bord du lit, sans pouvoir quitter Léopold du regard. Attristé devant ce qu’il voit, et peut-être plus que jamais convaincu que seule la mort pourra réussir à l’évincer, cette fois, de cette vivenef qu’il aime tant. Laurent est toujours à la porte, discret, prêt à intervenir si… si quoi que ce soit tourne mal, il suppose. Prévoyant Laurent, qui connaît que bien trop le caractère de son frère, sans parler de celui de son père… Léopold se redresse tout à fait et il l’aide à réarranger les coussins du lit, afin qu’il puisse être assis sans trop de mal. Son expression n’a rien de fatiguée, qu’importe l’heure fort tardive, et plutôt tout d’attentive. Comme s’il pouvait le voir, à travers les cataractes laiteuses. Une main un peu hésitante atteint son épaule, puis se place à la base de sa nuque, juste sous les cheveux auburn. « Comment vas-tu ? Bien, qu’il réussit à chuchoter, ignorant la douleur qui chatouille sa gorge meurtrie par la toux. Ne parle pas trop, petit. Quelle idée, de naviguer en plein hiver. » Il se raidit et d’à peine un pouce s’écarte, sans rien ajouter, et un éclat de rire ténu accueille sa réaction instinctive. Celui d’un homme qui n’a jamais été dupe, quant à ses activités, et qui a tout tu. Par loyauté, peut-être. Pour se faire pardonner, peut-être aussi. « Je suis peut-être mourant, mais je ne suis pas sénile, mon fils… Je me doute bien que tu as rejoint ta tante dès que tu as quitté Brunante. Tu… tu es un meilleur frère pour elle que je l’ai été. »

Une certaine énergie s’est emparée de son père, lisible jusque sur son visage éternellement tanné par le soleil, au point ou même l’enfermement et les hivers ne peuvent point blanchir sa peau. Laurent a allumé quelques chandelles et il peut désormais mieux le distinguer, cet homme qui ne lui semble subitement plus si vieux. Sa main repose toujours sur sa nuque, recueillant dans ses infimes gestes les réponses à ses questions. « Elle va bien ? Hochement de tête positif.. Bien. Et ses enfants ? Elle en a combien, déjà, trois ? Négatif. Plus ? Quatre ? Hochement de tête positif, puis haussement des épaules. Comment, tu ne sais pas ? Je veux bien croire que j’ai pu perdre le fil, mais toi… L’est enceinte, qu’il lui précise alors, dans un craquement de voix. Encore ? Elle a prévu de s’arrêter, ou elle veut nous repeupler tout le continent, avec son forban ? Elle a fini par avoir un garçon, ou elle nous pond encore que des filles ? Positif. S’appelle Leo. » Il sourit, le Louis, alors que son paternel tombe dans un silence un peu contemplatif. Leo. Comme lui. Honneur qu’il ne croyait certainement pas mériter et qui le touche, fait monter un sourire sur ses lèvres. « La démone. »

Il rit, encore, et vient caresser le visage de son fils aîné. Détaille les traits qu’il connaît par coeur, effleure les boucles lâches, qui portent le parfum humide de Lorgol. Quelques nouvelles cicatrices, qu’il trace des doigts, avant de reposer sa paume à côté de son cou. « J’aurais dû le savoir. Que tu serais comme elle. Cette idée qu’a eu ton grand-père de te placer sous Atal… » Il claque de la langue, de légère désapprobation, sans que pourtant son visage suive. Le Destin a de bien drôles de desseins et si Benjamin de Brunante a placé l’aîné de ses petits-enfants sous Atal, ce n’est certainement pas pour rien. Le Seigneur des Vagues, protecteur des capitaines, pour cet esprit enflammé qui n’a jamais assez de parcourir les flots. « Le petit m’a dit que tu l’avais vu, en janvier. Positif. Les traits de Léopold s’éclairent, autant que les siens se rembrunissent. Plus d’un mois, depuis qu’il a vu Aymeric. Sacré petit bonhomme, celui-là. Il me rappelle toi, quand tu avais son âge. Impossible à tenir en place, toujours en train de chercher à explorer tout ce qu’il peut. Il fait la misère à Liam, aussi. Comme toi. » Louis pouffe en silence, à la remarque teintée de reproche, et la main ridée vient lui pincer l’oreille en réprimande de son hilarité. « Il manque de camarades, cela dit. Le palais d’Outrevent n’est pas un endroit bien drôle, pour un enfant de cet âge, surtout seul. » Il peut bien le dire. Il acquiesce et doucement, se lance, afin d’annoncer la nouvelle qui le tiraille depuis son projet de venir à Brunante. Depuis qu’il a su que son frère reprenait le marquisat et que son père, malade, se retirait tout à fait des affaires du domaine. « Ma… Sa quoi ? Sa copine ? Sa canonnière ? Son amie ? Il ne sait pas quel mot utiliser pour décrire Ilse à son père. Alors il évite le sujet, remerciant la cécité de Léopold pour épargner à son géniteur la vision de ses joues roses. J’vais être père. ‘core. »

Laurent, à l’affût de chaque mot de leur conversation, s’agite contre la porte, et il se retourne à temps pour accueillir son étreinte enthousiaste. « T’es sérieux ? Il acquiesce, encore, et son frère le serre à nouveau dans ses bras. Comme il en a rêvé, lorsqu’Ilse lui a annoncé sa grossesse. Comme il aurait tant voulu le lui dire, il y a des mois. Tu d’vrais la voir… », qu’il commente avec affection. Il aimerait la lui présenter, sa blonde au ventre de plus en plus rond. À lui, à sa mère, à son père. Son père qui fixe le vide, sans rien dire. Il se doute bien que la nouvelle d’un enfant bâtard ne le réjouit pas… pas tout à fait. Pas lui, qui s’est toujours fait si rigide sur ces choses, toujours si à cheval sur le protocole. Certainement l’influence de Marisa, parce que ce n’est pas sur le pont d’un bateau au pavillon ansemarien qu’on apprend ce genre de choses. Finalement, une larme, à peine, perle au coin des cils du marin, qui l’essuie d’une main malhabile. « Je suis content pour toi, Louis. C’est… c’est merveilleux. Ça aussi, j’aurais dû me douter que ça arriverait, un jour… Je suppose que tu ne tiens pas cela uniquement de ta tante. » La formulation est étrange et c’est au pirate de rester interloqué, tentant de comprendre ce que veut dire son père. Que ne tient-il pas uniquement de sa tante ? Le fait de faire des enfants ? Il est Ansemarien, il est de Brunante, le contraire serait en effet étonnant. Ou, parle-t-il de quelque chose d’autre ? Son père soutient son regard, même sans le voir, jusqu’à ce que la lumière se fasse dans l’esprit de Louis, et que la compréhension s’accompagne d’une vague subite de colère.

« Tu QUOI ? »

Le cri lui déchire la gorge et le perd dans une quinte de toux terrible, qu’il tente de contenir pour ne pas alerter les résidents de Brunante. Cela dit, il en est incapable, et à chaque inspiration qu’il prend, la toux reprend de plus belle. Jusqu’à le laisser pantelant, plié en deux, son frère prudemment penché à ses côtés, lui demandant si ça va. Alors que non, ça ne va pas. « Tu… tu as un… un bâtard ?, qu’il prononce, le goût du sang dans la bouche alors qu’il force sa voix éteinte et cassée, dans un râle de douleur. Ce n’est pas grave, Louis. Pas… ‘as ‘rave ? » Les sons s’échappent, fuient, se cassent et disparaissent, alors que la voix manque à l’appel, l’empêche d’exprimer convenablement toute sa fureur, et c’est brusquement qu’il repousse son frère, l’expédiant sur le tapis de la chambre d’une ruade. L’expression de Laurent est équivoque et il met encore moins de temps à relier les points entre eux, lorsqu’il le voit baisser la tête, coupable. « Tu… », hoquète Louis, sans pouvoir terminer son accusation. Tu savais. Ainsi donc, son père a un bâtard. Léopold de Brunante, un bâtard. Cette espèce de grenouille de bénitier de Nep et de Levor, sire la morale et la rigueur, adepte de la droiture et de l’emmerdement maximal… un bâtard. Il en perd son souffle, le pirate, alors que la rage le fait frapper contre le lit, l’édredon étouffant le son de ses poings. « ’spèce d’hypocrite », qu’il siffle près des oreilles de Léopold, avant de se détourner pour faire les cent pas.

Il veut tout savoir. De ce bâtard. De cette histoire qu’il ne connaît pas et qui cadre si peu avec ce que leur père leur a toujours inculqué, de peine et de misère. Par la barbe de Nep, il est le premier à mépriser Freyja pour ses choix de vie ! Pour vivre en éternel concubinage avec Philippe, tous deux joyeusement entourés de leurs enfants qui n’ont rien de légitimes et qui pourtant portent le nom de leur père. Un autre coup est donné dans le lit, duquel enfin ressort la voix distante de leur père : « Sa mère s’appelle Anabelle… Anabelle. Pas de nom de famille. Sans doute oublié, au fil des années, alors que son souvenir se faisait plus lointain. Il y a pourtant une certaine tendresse, dans la voix de Léopold, alors qu’il dévoile ce chapitre inconnu de sa vie. Une Compagne. Peut-être pas l’une des plus belles, mais dotée d’un charme… à rendre fou un homme, mon garçon. Et fou, je l’ai été. Je descendais au port de Lorgol uniquement pour la voir. Uniquement pour sentir son parfum. J’ai dépensé des fortunes, pour la faire mienne, pour qu’aucun autre ne la touche, jusqu’à… jusqu’à promettre de l’épouser. Un long soupir accueille l’aveu. Celui d’un homme effectivement rendu fou, au point de promettre ce qu’il ne pouvait point accomplir. J’ai pensé le faire, puis l’emmener sur l’Archipel, là où personne ne le saurait, où nous pourrions passer nos hivers ensembles, mais… Levor me garde de trahir une de ses filles. » Levor n’est pas un dieu clément, et Marisa non plus. Elle ne doit pas le savoir, sinon, son père aurait depuis bien longtemps expié, du fil de sa propre lame, il en est certain. Ils le savent tous les trois, les hommes assemblés dans cette chambre. « Je ne suis plus retourné à Lorgol. Et un jour, j’ai reçu une lettre. M’annonçant que j’avais une fille. Mélodie. À peine plus jeune que Laurent. J’ai trouvé la lettre, il y a quelques mois, en rangeant la correspondance de Papa », avoue le Laurent en question, qui encore évite son regard. Cela le calme un peu. Ce n’est pas comme s’il le savait depuis des années, ou comme si Léopold l’avait mis dans la confidence. L’excluant, lui, de ce secret qui chamboule bien des choses. « Je ne sais pas si elle est encore vivante. Anabelle. Je n’ai jamais répondu à sa lettre et elle n’en a pas envoyé d’autres, et cette… cette Mélodie, n’a jamais… » Léopold hoche sa tête doucement. Anabelle est peut-être morte, et Mélodie tout autant. Emportant avec elles l’infidélité d’un époux, d’un père, d’un homme qui s’est pris au dangereux jeu de Mirta, et qui y a perdu une de ses filles.

La rencontre se termine dans le silence. Dans des étreintes sans mots, tremblantes encore de peine et de colère, et pourtant sincères. Lorsque Louis quitte la demeure, cela dit, il ne se dirige pas jusqu’aux Chevaucheurs qu’il aperçoit voler dans le ciel, sous la lumière de la lune. Il passera plutôt la nuit dehors et au petit matin, il prendra le premier portail de retour vers Lorgol. Son arrestation attendra.

Il la retrouvera.

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