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 Toujours se méfier d'une femme

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La Noblesse • Modo
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Je suis : Premier Conseiller du Duc Castiel de Sombreflamme, ancien régent de Sombreciel, Comte de Séverac.

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Message Sujet: Toujours se méfier d'une femme   Ven 16 Juin - 0:25


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Séverine de Bellifère &
Maximilien de Séverac

Toujours se méfier d'une femme

Surtout lorsqu'elle est mêlée à un complot. Même contre son gré



• Date : 27 juillet 1002
• Météo : Fraîche mais belle
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Maximilien ne pensait pas revoir de sitôt Séverine de Bellifère... surtout qu'il n'a aucun souvenir de l'avoir épousé dans une autre trame temporelle. Ni d'avoir comploté l'assassinat de son duc.
• Recensement :
Code:
• [b]27 juillet 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2318-toujours-se-mefier-d-une-femme]Toujours se méfier d'une femme[/url] - [i]Séverine de Bellifère &
 Maximilien de Séverac[/i]
Maximilien ne pensait pas revoir de sitôt Séverine de Bellifère... surtout qu'il n'a aucun souvenir de l'avoir épousé dans une autre trame temporelle. Ni d'avoir comploté l'assassinat de son duc.


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Message Sujet: Re: Toujours se méfier d'une femme   Ven 16 Juin - 0:29

Séverine de Bellifère... cela sonne tellement étrange, aux oreilles du comte, qu’il lui a fallu répéter les mots plusieurs fois dans le secret de sa chambre. Il serait dommage qu’il fasse une bourde, tout de même. Surtout qu’en ce moment, il a l’impression d’en faire, sans même le savoir. Ce qu’il s’est passé au cours des deux derniers mois lui laisse un étrange sentiment. Il se souvient, lui, d’avoir câliné le petit Meldred, d’avoir fait son travail, d’avoir fait des rencontres diplomatiques... sauf que ses proches ne s’en souvienne pas. Certains lui ont parlé d’assassinat, de guerre qui n’existe pas, d’un tas de choses incohérentes. Pour un peu, il soupçonnerait quelques drogues. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’il a souligné, prudemment évidemment, lorsqu’on lui a dit pour la première fois.

Mais qu’importe. Il ne sait pas comment démêler le mystère Maximilien, car si eux sont certains, lui sait bien ce qu’il a vécu ! Et honnêtement, entre la rupture de la trêve, la guerre qui fait toujours rage et les préoccupations engendrées par leur déplacement à Svaljärd, il n’a pas le cœur à se préoccuper de quelque chose qui n’est sans doute arrivé que dans l’imagination de ceux qui lui ont raconté. Un détail le trouble, pourtant : ces récits, ils ont tous un fond commun. Un rêve, alors, une illusion, évoquée par un mage ? Mais les mages sont traqués, désormais, et n’ont plus d’accès en Ibélène. Alors, comment ? Et surtout, pourquoi ?

Elles sont nombreuses, les questions qu’il se pose, mais le comte de Séverac le sait, le moment n’est guère propice pour s’y pencher. Il a choisit de profiter de Lughnasadh pour conclure quelques alliances et contrats commerciaux, qu’il compte soumettre à son duc plus tard dans la semaine. Pour le moment, c’est dans les appartements loués par la délégation venue de Bellifère qu’il a rendez-vous, pour discuter un peu autour de quelques verres de vin chaud. Il connaît bien les législateurs et serviteurs de la duchesse Ermengarde, le comte, et sait déjà comment les négociations vont se dérouler. Ils vont boire, parlementer, boire encore un peu avant de conclure un traité qui sera lucratif pour tous. Malgré la guerre, les échanges demeurent, car Ibélène doit demeurer unie. Bellifère et Sombreciel le sont plus que jamais, depuis le mariage de la cousine de duc.

Il y pense, parfois, Maximilien. Sans culpabilité aucune - Sombreciel avant tout, après tout - mais avec une pointe d’inquiétude. Donner Séverine au futur duc de Bellifère était un pari risqué, car qui sait si la jolie jeune femme ne va pas parvenir à lui faire tourner la tête, avec ses paroles fielleuses et ses charmes bien trop cielsombrois ? Les Bellifériens ne sont guère éduqués pour suivre les avis de leurs épouses, mais Maximilien se méfie de la nouvelle duchesse, et de son intelligence bien trop développée pour son propre bien. Il n’a aucune mémoire, lui, des instants qu’ils ont partagé il y a quelques mois de ça. Renverser Castiel de Sombreflamme, en se servant de sa cousine Séverine... oh, douce ironie du Destin !

Un domestique le conduit dans un appartement mais e lei et place de ceux qu’il devait rencontrer, c’est la jolie Séverine qui s’y trouve. La surprise du comte est grande, mais il se reprend bien vite, rôdé qu’il est aux subtilités politiques et aux jeux qui en découlent. Elle voulait le surprendre? Elle sera bien surprise, la demoiselle. « Princesse. » Il bute à peine sur les mots, Maximilien, même s’ils lui arrachent presque la gorge. Pour le moment, il n’a pas encore à lui donner un autre titre. « J’ignorais que les femmes de Bellifère avaient droit de regard sur les tractations politiques » Les Bellifériennes, non, sûrement pas. Séverine, sans doute. « Votre époux préfèrera sûrement qu'on l'attende. »S'il a seulement eu vent de la présence de la jeune femme ici. Mais qu'importe, la seule chose qui compte est de rappeler à la jeune dame sa place. Sous Martial. Sans aucun mauvais jeu de mots.

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Message Sujet: Re: Toujours se méfier d'une femme   Sam 17 Juin - 20:04

Séverine savait que Maximilien de Séverac viendrait rencontrer Martial pour parler de politique.  Plus précisément à quel sujet, elle ne le savait pas, du moins pas encore, puisque l'héritier de Bellifère ne communiquait pas ce genre d'informations à sa femme.  Ça ne la concernait pas, disait-il.  Et si la flamboyante Cielsombroise n'était pas du tout d'accord, elle se taisait et acquiesçait en silence.  Elle attendait tranquillement son heure.  Peu à peu, elle saurait bien s'attirer les bonnes faveurs de celui qui était son époux, voir même réussir à obtenir quelques informations intéressantes de sa part.  Et plus tard, devenir une source d'influence plus importante auprès du jeune homme.  Elle se contentait pour le moment de ne pas se mêler des histoires politiques et des questions destinées aux hommes dans son nouveau duché d'appartenance, pour mieux se concentrer à l'ardue tâche de séduire un peu mieux chaque jour l'homme qu'elle avait épousé.  Après tout, leur période de fréquentations avait été plutôt courte.  L'espace de quelques minutes avant que Castiel ne soit défait comme le pleutre qu'il était.  Puis suite à son enlèvement, on avait célébré la noce, malgré l'absence de sang sur les draps qui avaient accueillis leurs ébats scellant l'alliance.  Depuis, elle s'efforçait de faire sa place dans ce monde d'hommes où elle ne comptait point tenir le rôle d'une simple spectatrice.  C'était un processus ardu et lent, mais la Cielsombroise était patiente.  Elle attendait depuis plus de deux ans déjà de se venger de Castiel, celui qui avait mis à mort ses parents, l'avait dépouillée de ses titres avant de lui en offrir de meilleurs pour mieux la vendre.  Comme elle le haïssait!  Elle attendrait le temps qu'il faudrait, mais un jour, elle se vengerait de lui.  Et durement.  Violemment.

Aux alentours de l'heure de rendez-vous annoncé entre le délégué de Sombreciel et son tendre aimé, Séverine se dirigea vers le petit salon où aurait lieu la rencontre, avec plus ou moins l'accord de Martial.  En vérité, il n'était pas tout à fait au courant qu'en parlant de servir des rafraîchissements pendant leur discussion, elle avait comme intention de rester tout le temps de l'entretien à leur disposition.  Elle ne dirait rien, n'énoncerait point le moindre mot.  Se ferait oublié comme si elle n'était pas là.

Comme elle l'espérait, le comte de Séverac fur le premier à arriver sur les lieux des deux hommes.  Sa surprise de la voir fut plutôt manifeste et amusa un instant Séverine qui ne se laissa pas perdre de contenance.  Elle non plus ne se souvenait point d'avoir fomenter un coup d'état en sa compagnie contre Castiel, dans une autre vie, dans un autre temps.  Être si près du but, accompagnée de celui-là même dont son cher cousin ne doutait pas un seul instant de sa loyauté, c'était trop beau, mais trop douloureux pour s'en souvenir.  Elle ne s'expliquait donc pas comment elle avait un énorme trou de mémoire de près de deux mois, et son face à face avec le bras droit de son ennemi juré ne lui causa pas plus d'émotions que de rencontrer un tubercule.

« Sire, » s'inclina-t-elle lorsqu'il la salua.

Elle sourit, composant une attitude calme devant les insinuations très claires que sous-entendait le conseiller à propos de sa présence.  Sa maîtrise d'elle-même était mise à dure épreuve depuis qu'elle avait entré dans les rangs de la noblesse belliférienne et seuls ses motifs ultérieurs la motivait à se contraindre, à garder son esprit pour elle-même et attendre son heure.

« Je vous prie, asseyez-vous.  Il n'est nul question de débuter avant l'arrivée de Martial, vos propos m'étonnent, » glissa-t-elle sur un ton qui se voulait mielleux.  Elle ne savait point quand le sus-mentionné arriverait et elle ne voulait pas réduire à néant des mois de travail avec des paroles de travers.  « Vous ne me trouvez ici que pour vous offrir des rafraîchissements.  Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que mon époux les servent pour vous, n'est-ce pas?  Ce n'est pas un travail d'homme.  Qui plus est, peut-on faire confiance à de simples serviteurs désormais? » ajouta-t-elle en désignant les coupes et la carafe posées sur une table basse à proximité des fauteuils.  Après tout, le continent était en guerre, un espion se serait glissé avec facilité n'importe où.

Elle s'assit quelque peu à l'écart, lissant avec beaucoup de concentration les plis de sa robe, comme si rien de tout ce qu'elle pourrait entendre dans cette pièce ne pouvait l'intéresser.

« J'ose espérer qu'aux dernières nouvelles, mon cousin Castiel et sa jeune épouse se portaient bien, » s'enquit-elle comme si cela l'intéressait quelque peu.  Elle n'en avait cure, mais les seuls sujets qu'elle pouvait aborder étaient bien de cet ordre, d'une banalité à mourir et d'un ennui profond.  Et surtout d'aucun intérêt.

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Message Sujet: Re: Toujours se méfier d'une femme   Sam 1 Juil - 17:40

Il est surpris de croiser Séverine en train de l’attendre, en lieu et place de son mari. Mais il s’y attendait un peu, en vérité, qu’elle tente quelque chose. Tenterait-elle aussi de polluer le relations cordiales entre Bellifère et Sombreciel ? Les deux duchés sont alliés, désormais, unis par des liens fort, et Maximilien ne cesse pas sa correspondance avec la sage Ermengarde. Qu’espère-t-elle Séverine, en lui parlant ? Des excuses ? Il sait bien que non. Alors, autre chose, sans doute. Quelque fourberie à mettre en place. Et dire que dans un monde tout autre, il a été jusqu’à l’épouser ! « Il est plaisant de constater que vous avec compris où se trouve votre place. » Acquiesce Maximilien d’un ton grave, alors que ses yeux ne quittent pas la jeune femme. Malgré son apparente docilité, il la connaît. Il l’a gardé à l’œil, pendant longtemps, et sait que la jeune Séverine ne plie pas aussi facilement. « Votre époux est un homme admirable, d’avoir su vous l’apprendre aussi vite. » Oh, il n’est pas un idiot Maximilien, il sait pertinemment comment le futur duc est parvenu à imposer son autorité. Et en toute honnêteté, il n’en a que faire.

Qu’elle souffre, Séverine, sous le joug de Martial de Bellifère : tant qu’elle reste l’épouse soumise de ce dernier, il n’a que faire de son sort. Cruel ? Peut-être bien, mais il espère qu’ici, elle ne sera pas une menace pour Sombreciel, ou pour Castiel. Lui donner le pouvoir d’une future duchesse est risqué, même si la misogynie belliférienne l’empêchera certainement de tenter quoi que ce soit. Le pari est risqué, mais la politique demande de prendre des risques. Et de sacrifier quelques têtes. Même celle aussi bien faite que la brillante Séverine. « Il est sûr que vous êtes bien plus digne de confiance qu’un serviteur. » Il ne cherche même pas à cacher son ironie le conseiller ducal. Il se méfie de Séverine comme on se méfie d’un serpent d’Erebor. « Mais servir est une tâche qui vous sied particulièrement, je dois bien l’avouer. » Il y a tant de venin, dans ces quelques mots ! Tant de sens cachés, mais Maximilien sait que la jeune femme les décryptera sans peine. Après tout, son sacrifice ne sert-il pas la couronne de Sombreciel ?

« Le Duc et la Duchesse se portent très bien, merci. La grossesse de la duchesse Madeleine lui va a ravir. » Est-ce une autre pique, destinée à souligner le bonheur de Castiel et la félicité du couple ducal ? Cet enfant éloigne un peu plus Séverine d’une couronne qu’elle a sans doute eut l’impudence de convoiter, et cela ne peut être innocent, dans la bouche de Maximilien. L’union de la jeune femme et de Martial reste infertile pour le moment, même si le conseiller suppose que ce n’est pas faute d’essayer pour le Belliférien. En est-elle ravie, Séverine ? Maximilien l’ignore, en vérité. Un bébé viendrait sans doute entraver la soif d’ambition de la jeune femme, mais désormais qu’elle est la futur duchesse, cela change-t-il quelque chose à ses rêves ? De toute façon, le conseiller ducal n’a aucune intention de cesser de faire surveiller la jeune femme. Il achète ses informations à prix d’or à la Cour des Miracles, et cela e va pas s’arrêter de sitôt.

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Message Sujet: Re: Toujours se méfier d'une femme   Mer 5 Juil - 13:26

Oh quelle humiliation que d'être traitée ainsi, avec tant de complaisance par cet horrible Maximilien de Séverac.  À qui elle impute l'idée de la vendre aux Bellifériens.  Pour la coincer, la faire taire.  Elle ne croyait pas Castiel assez politiquement intelligent et mature pour arriver à une telle idée.  Qui d'autre que son conseiller à l'âme pervertie pourrait lui suggérer une telle idée.  Et ce qui enrageait encore plus la jeune femme, c'était de savoir que c'était un plan plus ou moins brillant.  Isolée à Hacheclair sous l'égide d'un homme qui ne lui reconnaissait aucun droit à émettre une opinion, qui ne la considérait principalement que comme celle de lui offrir une descendance et appuyer encore un peu plus son droit au trône ducal Belliférien, ses mesures d'action pour nuire à son cousin tant honni étaient réduites considérablement.  Néanmoins, elle était consciente que c'était un pari dangereux.  Elle ne craignait pas l'adversité et si elle se terrait pour le moment dans son coin, il ne s'agissait que de se renforcer avant de frapper plus fort et plus durement.  Exactement quand ils ne s'y attendraient plus, qu'ils la croiraient complètement transformée par sa vie de Belliférienne.  Oh, si elle supportait tant d'humiliations pour le moment, ce n'était pas pour s'en faire une vie de toujours.  Elle avait ses projets et ses idées.  Et si se retrouver à la tête d'un duché n'était pas pour complètement lui déplaire, elle aurait préférée être liée à un autre d'entre eux.  Un de ceux qui lui permettrait de se consacrer à l'étude du ciel qu'elle chérissait tant tandis que son époux s'occuperait des affaires internes du duché.  Elle ne voyait d'intérêt à sa position que cet accès à la fortune et elle doutait bien que l'on ne l'autoriserait pas à piger dans les coffres de Bellifère pour ses objectifs personnels.  Pas quand les femmes n'avaient littéralement aucun droit.

Mais elle encaissait.  Sa fierté heurtée, elle l'enfouissait au fond de son cœur, nourrissant sa haine dévorante pour Castiel, pour son profiteur de père.  Oh, elle n'avait nulle foi en cette histoire que la famille de Séverac avait accueilli Castiel par bonté d'âme.  Personne ne le ferait sans avoir de motifs plus importants derrière la tête.  Peut-être était-il née une affection par la suite, la famille du comte ayant accompagné le futur duc dans tous ses premiers pas, mais Séverine ne se laissait pas duper.  Maximilien Séverac avait certainement quelque chose à gagner en agissant ainsi et peut-être alliait-il cela à une forme d'amour paternelle pour le duc cielsombrois, mais il n'y avait nul doute qu'il était très satisfait de sa position dans les jeux de pouvoir.  Qui ne le serait pas.  Oui, réjouis-toi de m'avoir emprisonnée dans la meilleure prison que tu aies pu trouver, songeait-elle.  Oui sale vieillard obnubilé par je ne sais quelle promesse faite par Castiel, ris, moques-toi.  Trouveras-tu ton humour aussi savoureux quand je me serai vengé de toi?  Il y a amplement les moyens, même d'ici, ne crains point.  Dire qu'ils furent associés contre celui qui formait leur unique lien dans une autre vie.

« Vous me voyez ravie d'entendre pareilles nouvelles.  Il me fait plaisir à savoir que ma cousine Madeleine s'épanouit dans son nouveau duché, » répondit-elle avec toute la grâce dont elle était capable.  Séverine était une manipulatrice née et elle savait bien jouer son jeu.  S'il croyait qu'il réussirait à tirer d'elle quelque faux pas en lui désignant la désolation de sa propre situation en comparaison du supposé bonheur du couple ducal en Sombreciel, il espérait à tort.

« On raconte beaucoup de bonnes choses sur Madeleine, il ne fait point de doutes qu'elle sera une merveilleuse duchesse et une excellente mère. »

Oui, l'idée de tenter quelque coup contre la progéniture de ce cousin tant abhorré avait quelque chose d'extrêmement tentant.  Elle y songeait parfois, dans un recoin de son esprit.  Elle savait que si quelque chose devait arriver à sa cousine, Martial ne resterait pas les bras croisés.  Cependant, Séverine qui avait commencé une correspondance avec la jeune femme ne risquait-elle pas de se prendre à son jeu?  Après tout, elle s'abandonnait dans cette correspondance avec elle de façon si allègre et confiante, il était difficile de ne point développer d'attachement pour elle.  Et si Séverine était prête à utiliser les autres pour accomplir sa vengeance, elle n'était dénuée de cœur comme d'autres.  Blesser des gens hors de ce conflit ne serait appliqué qu'en dernier recours.  Oui, elle avait des manières plus sinueuses et tortueuses, qui demandaient plus de temps, pour atteindre son but et elle saurait trouvé le point faible où frapper.  Durement.  Douloureusement.

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