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 Je te salue, Maari, pleine de grâce

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J'ai fait allégeance à : Marjolaine du Lierre-Réal et Gustave de la Rive
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Message Sujet: Je te salue, Maari, pleine de grâce   Dim 18 Juin - 0:58




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Faustine de la Fugue & Marjolaine du Lierre-Réal

Je te salue, Maari, pleine de grâce

Parce que tu es belle comme une étoile




• Date : 19 juin 1002
• Météo : Il commence à faire chaud
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Faustine a modelé sa première vivenef, et c'est une réussite qu'elle est fière de présenter à sa souveraine.
• Recensement :
Code:
• [b]19 juin 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2325-je-te-salue-maari-pleine-de-grace#70232]Je te salue, Maari, pleine de grâce[/url] - [i]Faustine de la Fugue & Marjolaine du Lierre-Réal[/i]
Faustine a modelé sa première vivenef, et c'est une réussite qu'elle est fière de présenter à sa souveraine.

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Message Sujet: Re: Je te salue, Maari, pleine de grâce   Dim 18 Juin - 1:05

Parfaite.
Elle est parfaite.

Il est bien rare que Faustine soit satisfaite de son travail, mais cette fois, sa création est réellement parfaite, oui. Le tapotement discret de la main de Malion sur son épaule dit bien toute sa fierté, et sur un hochement de tête approbateur que le vieux professeur se retire. C’est… c’est presque une révélation. Des mois, qu’elle travaille sur cette œuvre délicate – adieu, granit froid, calcaire capricieux : c’est le bois, pour ce beau projet, qu’elle s’efforce de modeler vraiment, pour la première fois. Pas une petite statue mignonne, pas de petit pantin, pas de jolie marionnette ; non, une vraie conscience. Un esprit capable de réflexion, d’apprentissage et de progression…

Elle la regarde, la femme de bois, sculptée dans un bois délicat d’après les croquis des artistes du palais. Des traits fins, élégants, nobles et gracieux, si conformes à ceux qu’elle a en tête ! Du bout des doigts, elle caresse doucement la joue ciselée. L’esquif est prêt ; il reste à présent à en animer l’égérie. Elle a déjà versé dans le bois une quantité considérable de son propre sang, sculptant l’âme comme d’autres sculptent le corps, modelant la conscience d’un toucher aussi délicat que la caresse de la brise matinale entre les buissons des jardins, aux premiers jours de l’été. Elle sent l’énergie vibrer au sein de la forme de bois, frémir à chaque effleurement de son esprit, prête à s’éveiller. Pas encore, songe la modeleuse attentive, attends encore un peu. Nerveuse, elle sort d’un coffret doublé d’un épais rembourrage de velours deux fioles emplies d’un liquide carmin. Le cristal a été enchanté pour conserver l’étincelle de vie dans un sang prélevé, et Faustine perçoit la vibration au creux de ses paumes. Avec mille précautions, elle répand le contenu de la première fiole sur le bois, inspirant profondément tandis que tout un panel de souvenirs et d’émotions se répand à l’intérieur du bois. C’est comme si un croquis au fusain prenait soudain mille et une couleurs : la statue se pare de nuances et de reflets irréels. Ce sang lui a été donné aveuglément, en toute confiance ; et elle espère de tout son cœur que son propriétaire approuvera ce qu’elle en a fait.

Puis vient le moment délicat de l’éveil. L’autre fiole contient un sang puissant, chargé de mille et uns rêves secrets, d’un espoir d’enfant, d’une confiance aveugle et d’un amour simple. Un sang recueilli suite à un accident, un sang innocent. Le sang du capitaine auquel la mage va lier l’esquif. Délicatement, intensément concentrée mais sereine, presque en transe, elle répand le liquide sur le bois. Pendant quelques secondes, rien ne se passe. Allons, c’est maintenant : ton moment est venu, éveille-toi. La gentille poussée a suffi : dans un frémissement ardent, la statue frissonne, et un nuage de copeaux s’envole. Lorsque le tourbillon se dissipe, les traits se sont affinés – et les yeux sont ouverts, et la statue bouge. Malhabile, elle tend le bras en direction de Faustine. « … Mère… ? » La voix est hésitante, mais le timbre adulte déjà. Un sourire ravi, lumineux comme un soleil triomphal, illumine le visage d’ordinaire si sérieux de Faustine. La statue secoue légèrement sa tête de bois, bat de cils si fins qu’ils en sont un miracle ; ses idées semblent se mettre en place, et elle reporte ses prunelles peintes sur la mage – des prunelles cerclées d’un fin cercle écarlate, apparu spontanément. « Tu es la voix de mes songes, la présence dans mes ténèbres, n’est-ce pas ? Tu es ma mère, ma foi, mon serment et – une part de… moi… ? » Les fins sourcils se froncent. « Qui suis-je, mère ? »

La gorge serrée, prête à pleurer, Faustine caresse la joue qui pulse maintenant de vie, tiède sous sa paume. « Tu sais qui tu es, mon enfant. Mon sang t’a donné la magie nécessaire, j’ai choisi de te donner mon enfance et mes rêves, puis ma solitude et mon abandon, pour que tu saches que protéger ton capitaine est ta vocation. Je t’ai donné un sang de mère, pour que tu sois pleine de compassion et d’amour, prête à protéger tes passagers avant toute autre chose. Et je t’ai donné le sang de ton capitaine, pour que tu l’aimes plus que tout le reste. Le navire dont tu es souveraine se nomme Aventurier. Dis-moi, mon enfant, quel nom tu souhaites porter ? »

La figure de proue réfléchit. Sa main de bois recouvre celle de Faustine, et elle baisse les yeux, perdue dans ses pensées. Lorsqu’elle les relève vers elle, carmin dans l’écarlate, un sourire hésitant joue sur ses lèvres. « Maari… ? Est-ce permis ? C’est le nom que je veux, c’est le serment que je fais. Être la protectrice de mon capitaine, l’aimer comme le ferait une mère, et assurer sa sécurité, toujours. » Une larme glisse sur la joue de Faustine. « C’est un très bon choix. Tu es belle comme une étoile sous les lunes jumelles, je suis fière de toi. Es-tu prête à rencontrer ton capitaine ? » La figure de proue acquiesce, et Faustine sourit. « Très bien. Tu es dès à présent vivenef d’Ansemer. Je te salue, Maari, pleine de grâce… »

Quelques instants plus tard, les présentations sont faites à l'autre bout du palais.

« Cette vivenef, c’est l’Aventurier. Il t’emmènera dans mille aventures, dans l’enceinte du palais, Rose : et regarde, sa figure de proue s’appelle Maari. N’est-elle pas jolie ? » « Elle est belle comme maman ! »

Et comment donc ; c’est tout de même le sang de Marjolaine qui a donné sa personnalité à la figure de proue miniature. Rose est ravie. Maari observe d’un air curieux son petit capitaine tumultueux de presque cinq ans, et la petite princesse cavale autour de son cadeau dans une symphonie de cris de joie, au beau milieu du salon de réception de sa mère, où la duchesse la regarde s’exclamer avec un bien doux sourire. Amusée, Faustine montre à sa filleule comment déplier le petit marchepied qui lui permettra de monter à bord de la toute première vivenef à roulettes du continent, et l’enfant hurle de joie lorsque l’esquif s’ébranle lentement sur le tapis, en direction de l’antichambre. Dans le silence qui retombe, ponctué par des explosions de joie de plus en plus distantes tandis que la petite a  vraisemblablement mis le cap tout droit sur le bureau de travail de son père pour montrer sa trouvaille, la ménestrelle reporte son attention sur sa duchesse, énorme sur son siège rembourré de mille coussins qu’elle s’empresse de redresser pour améliorer le confort de son amie.

« Je voulais attendre son anniversaire, pour la lui offrir. Mais tu es si fatiguée avec ton terme qui approche, et je sais qu’elle t’épuise, alors je me suis dit… que ce présent l’occuperait dans les jardins, au moins quelques temps. » Un glapissement ravi en provenance de l’escalier signale à la modeleuse que Rose vient visiblement de découvrir que son nouveau jouet a reçu des enchantements de lévitation pour éviter toute chute impromptue. D’une main affectueuse, la ménestrelle effleure la joue de Marjolaine. « Comment l’as-tu trouvée ? Les artisans du palais l’ont sculptée à ton image, elle ne s’en est que peu écartée en s’éveillant. Elle te ressemble, sais-tu ? Douce, loyale, et farouchement dévouée à Rose… »

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Message Sujet: Re: Je te salue, Maari, pleine de grâce   Dim 18 Juin - 16:36

Elle était de plus en plus fatiguée, son gros ventre rebondi lui nuisait dans ses déplacements.  Elle ne savait plus comment se coucher pour dormir, ni comment s'asseoir.  Elle avait toujours un sentiment d'inconfort dérangeant et ce poids sur son pelvis la faisait souffrir.  Pourtant, comme toujours, elle supportait ses malheurs avec cette complaisance et cette patience qui la caractérisait si pleinement.  Elle continuait de s'occuper de la petite princesse, qui à l'approche de ses cinq ans ne manquaient pas d'énergie et refusait de faire sa sieste l'après-midi.  Tu n'avais plus l'énergie de continuer à tresser des couronnes de fleurs pour Maari, mais à ce stade-ci de la grossesse, elle avait sûrement déjà entendu tes prières.  Et avec un sein aussi énorme, tu ne doutais même pas un seul instant de mettre au monde un beau fils en bonne santé et bien rose.  Une main sur ton ventre, tu contemplais avec un sourire doux l'expression de joie de ta petite fille lorsqu'elle découvrit le cadeau que lui avait préparé sa marraine.  Oh c'était atrocement la gâter que de lui offrir un tel présent, mais Marjolaine n'avait pas envie de faire de reproches à ce propos à celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie.  D'autant plus qu'elle était tellement fière d'elle.  Si la duchesse n'était pas dotée de la magie du sang comme ses parents, elle la comprenait assez pour savoir à quel point obtenir un tel résultat demandait un travail de longue haleine et beaucoup de technique.  C'était la première conscience éveillée que créait Faustine et elle était touchée qu'elle l'offre à sa fille.  Elle le regarda tendrement la fillette prendre la route du bureau de son père – elle n'en doutait pas un instant – pour lui montrer son nouveau jouet, les cris s'espaçant et apportant un peu de calme à la mère bien éprouvée.

« Merci Faustine, j'apprécie énormément ce que tu fais pour moi, pour Rose.  Je crois que je n'aurais pu lui offrir de présent qui lui plairait plus, » déclara-t-elle, pensant encore plus à son enfant qu'à elle-même.  La ménestrelle était toujours pleine d'attentions pour elle et prenait son rôle de marraine bien à cœur et Marjolaine lui était beaucoup plus reconnaissante de cela que de tout ce qu'elle entreprenait pour lui faire plaisir à elle.  La femme enceinte se préoccupait beaucoup plus du bien-être et du bonheur de sa progéniture que du sien même.  Faustine était beaucoup plus qu'une dame de compagnie pour la duchesse et l'idée même de parler d'elle en usant ces termes ne lui avait jamais frôlé l'idée.

Son amie parlait avec enthousiasme en décrivant la figure de proue de cette vivenef à roulettes et si elle-même ne s'était pas sentie si lasse, elle aurait probablement montré le même.  Et peut-être un soupçon de l'excitation de la petite fille dont on n'entendait presque plus les rires.

« Oh, elle est merveilleuse!  Tu as donné vie à une conscience! s'exclama-t-elle en prenant cette main si tendre qui venait d'effleurer son visage, la serrant doucement contre son cœur, Toutes ces années à travailler, à étudier porte enfin fruits.  Il n'y pas de mots pour exprimer la joie que j'éprouve pour toi. »

Ses yeux brillaient de fierté.  Elle se souvenait de l'époque où Faustine était arrivée chez elle, brisée par cette magie et maintenant, elle pouvait l'utiliser jusqu'à donner une vie.  C'était magnifique.

« Cette vivenef répondant au nom de Maari est aussi ton enfant et je suis persuadée qu'elle te ressemble assez pour lui confier la sécurité de Rose, » ajouta-t-elle avec un sourire.  Elle leva une main pour repousser quelques mèches folles qui tombaient sur le front de Faustine.
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