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 À la courbe de tes yeux

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La Noblesse
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Message Sujet: À la courbe de tes yeux   Dim 18 Juin - 17:43


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Castiel de Sombreflamme & Madeleine de Sombreflamme

À la courbe de tes yeux

Ou quand bientôt, ce sera celle de ton corps



• Date : Le 29 mars 1002
• Météo : Doux soleil, malgré un temps encore très froid.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Madeleine est barbouillée, depuis une semaine, et Castiel, inquiet, a exigé d'une cohorte de médecins qu'ils trouvent ce qui se passe avec son épouse. La nouvelle que doit lui annoncer sa douce est loin d'être désagréable.
• Recensement :
Code:
• [b]29 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2331-a-la-courbe-de-tes-yeux]À la courbe de tes yeux[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Madeleine de Sombreflamme[/i]
Madeleine est barbouillée, depuis une semaine, et Castiel, inquiet, a exigé d'une cohorte de médecins qu'ils trouvent ce qui se passe avec son épouse. La nouvelle que doit lui annoncer sa douce est loin d'être désagréable.


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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Dim 18 Juin - 20:43

Rien ne va bien.
Du tout.

Isolé dans ton laboratoire, tu tentes en vain de te bricoler quelques fioles explosives, afin d’occuper ton esprit tourmenté. En vain, car chaque fiole que tu manipules se casse entre les gants épais destinés à protéger tes longs doigts d’artiste, car tu ne cesses d’échapper alcools et tissus au sol, car tu finis toi-même par tout lancer dans les murs en hurlant. Tu finis essoufflé, immobile au milieu des débris, pas plus distrait que précédemment. Même, que plus embêté par ton ridicule échec à effectuer cette tâche si simple, que tu réalises habituellement presque sans y réfléchir, tant celle-ci est devenue habituelle. Tu ne réussis pas à te concentrer sur quoi que ce soit, depuis bientôt un mois.
Depuis l’accouchement de Mélusine. Depuis l’enlèvement d’Alméïde. Depuis son retour, nue, terrifiée, traumatisée, pratiquement muette, abandonnée sur les marches de ton palais comme une pauvresse.

Depuis que, de surcroît, ton épouse montre quelques signes de maladie, depuis quelques matins. Il a bien assez - et même trop - d’Alméïde, des horreurs qu’elle a probablement subi, tu n’as pas envie de ton épouse soit également victime de ces sombres machinations. Tu n’as pas hésité à soupçonner que tout ceci n’est qu’empoisonnement et malices, paranoïaque jusqu’au bout, et tu as donc mandaté une équipe complète de médecins - formée uniquement de dames - afin qu’ils examinent Madeleine. Tu les as bien encouragé (menacé) dans leur tâche.

Peut-être ont-elles terminé leurs examens ?

C’est ce qui te tracasse, te taraude, et tu te rends à ces idées. Un domestique forcé de nettoyer plus tard, tu es en route vers la chambre de ton épouse. Tu as tenu à ce qu’elle ait ses propres appartements, voisins des tiens, se garantissant ainsi calme et intimité lorsque nécessaire. Le palais d’Euphoria bourdonne toujours d’activité, de jour comme de nuit, et tu préfères que ta Belliférienne de duchesse s’adapte à son rythme, autant que faire se peut, à tout cela. Tu toques doucement à la porte de la chambre de Madeleine et sa dame de compagnie vient t’ouvrir, s’effaçant pour ensuite vous laisser seuls. Ta douce est assise dans un des canapés, l’air préoccupé, et tu tentes de ne pas t’attarder à cette expression qui attise tes craintes. Si ton visage pâle est marqué de cernes, tu dors encore moins qu’à l’habitude et surtout encore plus mal, le sien est toujours frais comme celui d’une rose, bien qu’elle soit un peu pâlichonne, la maladie aidant. Tu déposes un baiser sur son front, puis sur ses lèvres, avant de la rejoindre dans le canapé. « Vas-tu mieux, ma douce ? », lui demandes-tu, attentionné, inquiet, sans que tu puisses le cacher. Tu préfères t’enquérir de sa santé avant d’aller rencontrer les pauvres doctoresses, qui attendent probablement nerveusement de te révéler le mieux. Ou le pire.

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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Dim 18 Juin - 21:38

Cela faisait bien plusieurs jours que la jeune duchesse de Sombreciel se sentait mal. Elle s'était tout d'abord rassurée en songeant que le changement de climat entre Bellifère et son nouveau lieu de résidence y était pour quelque chose mais, les symptômes ne perdant pas de leur intensité après un ou deux jours, elle avait elle aussi commencé à s'inquiéter.

Si elle avait préféré garder le silence sur ses maux, préférant ne pas alerter son époux ou qui ce soit d'autre, il avait bien fini par remarquer que quelque chose n'allait pas et elle n'avait pas pu nier. Ainsi, elle s'était retrouvée affublée d'un armada de médecins, toute des femmes en l’occurrence, qui souhaitaient l'examiner au plus vite afin de connaître l'origine de son mal. Bien qu'elle n'en dirait rien, Madeleine ne pouvait s'empêcher de songer que son cher époux avait agi dans l'excès. Certes elle se trouvait mal et cela pouvait s'avérer inquiétant, mais peut-être pas au point d'amasser une telle foule rien que pour cela. Enfin, quoi qu'il en fut, la jeune femme se laissa aux mains de ces dames qui en savaient bien plus qu'elle quant à la gravité de ce qu'elle pouvait bien avoir.

On lui fit subir une batterie d'examens auxquels elle se plia sans rechigner, bien que mal à l'aise face à tant de regards fixés sur elle. L'inquiétude qu'elle lisait dans le regard de ces médecins l'angoissait plus qu'autre chose, même si cette inquiétude n'était pas liée à son mal mais plutôt à la crainte de ne pas trouver l'origine de ses maux et de n'avoir rien à dire par la suite au duc de Sombreciel. Ses colères en effrayait plus d'un et il allait sans dire que si cela concernait Madeleine, il risquait d'y avoir du grabuge. Comme souvent dans ce palais à vrai dire, bien moins calme que celui dans lequel la jeune femme avait grandi. Il respirait le calme et le silence reposant, tout l'inverse du palais d'Euphoria en somme dont les couloirs et les recoins sont recouverts par le bruit et l'agitation.

Madeleine, qui s'était échappée dans ses pensées tandis que les médecins s'affairaient autour d'elle, fut tirée de ses pensées par l'une des femmes qui s'adressait à elle. Ce qu'elle lui annonça la laissa tout d'abord sans voix tandis que ses yeux s'arrondirent de surprise. Était-il réellement possible qu'il s'agisse d'une telle chose ? Se levant du canapé où elle se trouvait assise, elle réclama que l'on la laisse seule. Une fois la pièce vidée de toute présence autre que la sienne et celle de sa dame de compagnie, elle se laissa retomber sur le divan, se mordillant pensivement la lèvre inférieure. Si seulement elle avait pu s'entretenir avec Ermengarde, elle aurait sans aucun doute eu d'avisés conseils à lui donner. Or, elle se trouvait ici, seule.

On frappa doucement contre le bois de la porte mais la jeune femme ne bougea pas. Elle oscillait encore entre la peur et la joie, ou la tristesse et l'appréhension, ou l'euphorie. Tant d'émotions se bousculaient qu'elle ne savait où donner de la tête, si bien qu'elle réalisa seulement la présence de Castiel lorsqu'elle sentit ses lèvres douces sur son front puis sur ses propres lèvres, lui tirant un sourire fugace. La question qu'il lui posa ensuite la conforta dans l'idée qu'elle ne savait pas comment lui annoncer une telle nouvelle. Une moue prit place sur ses lèvres délicates avant qu'elle ne hoche la tête positivement, souhaitant avant tout rassurer son époux concernant sa santé.

" Un peu mieux, en effet, depuis que je connais l'origine de mes maux. " Commença-t-elle doucement, ne sachant pas très bien que dire ensuite. Elle espérait en vérité que Castiel l'interrogerait de nouveau, ainsi pourrait-elle peut-être mieux formuler ce qu'elle s'apprêtait à lui dire.
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Jeu 22 Juin - 22:40

Le sourire de Madeleine ne te rassure pas, tant il semble incertain. Les Bellifériens sont un peuple de franchise, qui ne joue que bien peu des mots et des mensonges, et tu peux donc percevoir que quelque chose trouble ton épouse. Tes attentions n’y changeront rien. « Un peu mieux, en effet, depuis que je connais l'origine de mes maux. » Oh. Elle sait déjà, alors que tu ne sais pas. Tes lèvres se serrent et se pincent, signe de ta contrariété. Cela dit, tu te rassures. Si ç’avait été grave, nul doute que ces dames auraient attendu que tu sois présent pour annoncer la raison de ses maux à Madeleine. Ce doit donc être bénin. Rien qui l’inquiète, dans tous les cas : elle le dit elle-même, elle va un peu mieux depuis qu’elle connaît la nature de ses maux.

Ta main vient caresser sa joue et tu ne te retiens pas pour l’embrasser une nouvelle fois, profitant de l’intimité garantie par la chambre. Le chemin jusqu’aux démonstrations publiques d’affection reste encore à parcourir, mais pour Madeleine, tu sauras te faire patient. Il y a tant de choses, que tu dois apprivoiser ! « Que t’ont dit les médecins ? Pour ma part, j’ai pensé à soit un coup de froid, ce qui ne serait pas étonnant vu la saison et la différence nette de climat entre Bellifère et Sombreciel, soit une intoxication alimentaire. Je sais que tu as eu quelques difficultés à te faire à notre gastronomie, mais avec ces cuisiniers venus de Bellifère, tout devrait rentrer dans l’ordre. J’ai également spécifié à tout le monde de ne pas te servir d’omelette, disons… spéciale. Ou habituelle, tout dépend de la vision des choses. Pas si tu ne leur demandes pas. La surprise peut être désagréable, pour qui ne s’y attend pas, et je ne voudrais pas que tu te fasses une mauvaise idée de nos spécialités par la maladresse d’un cuisinier. » Tu lui parles bien d’omelette aux champignons hallucinogènes, oui, comme s’il s’agissait de la pluie et du beau temps, t’emportant dans tes explications sans même attendre une réponse à la question que tu as posé. Classique, n’est-ce pas ? Tu demandes, tu réponds toi-même, étalant avec un paisible enthousiasme les mesures prises afin de faciliter l’intégration de Madeleine dans sa nouvelle vie. Vos cuisiniers ont été un brin piqués, de se voir adjoint quelques Bellifériens passionnés de moutarde, mais ils ont bien compris que s’ils ne satisfaisaient pas le palais gourmand et délicat de la duchesse, ils perdraient bien vite leur emploi. Et même leur tête.

Tu ne cesseras pas de menacer ton personnel parce que tu es marié, que tout le monde soit rapidement détrompé.

Tu en viens à t’interrompre, comme si tu te rappelais subitement que tu avais posé la question à une autre personne et non pas à toi-même : « Quel est leur verdict ? Ai-je bon ? » Franchement, tu ne vois pas autre chose. La dernière option viable dans ton esprit étant des maux, disons, féminins, mais probablement qu’elle ne t’aurait pas laissé alarmer tout le palais pour cela. Ou, si, incapable de te parler de cela, car trop intime ? Bon sang, tu ne sais pas comment elles fonctionnent, ces Bellifériennes… comme c’est excitant à découvrir !

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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Jeu 29 Juin - 3:55, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Ven 23 Juin - 12:13

Un petite sourire vint prendre place sur les lèvres de la Belliférienne à l'entente de la tirade de son époux. Qu'il s'emportait vite le Cielsombrois, n'ayant à dire vrai aucune patience et ce dans n'importe quel domaine. Cela avait toutefois amusé la jolie damoiselle, après tout il était rare que l'on parle autant en Bellifère, d'autant plus pour des choses qui paraissaient à première vue bien peu intéressantes. Il ne s'agissait que de barbouillements à l'origine et pourtant Castiel semblait s'être posé tant de questions qu'elle ne peut s'empêcher de ressentir une légère chaleur s'emparer d'elle. Une chaleur agréable d'ailleurs.

Le mariage qui l'unissait au duc de Sombreciel n'en était pas un d'amour et elle le savait. Toutefois, loin de ce à quoi elle s'était attendue, elle avait remarqué qu'il faisait de nombreux efforts afin de la mettre à l'aise, de la connaitre et surtout de prendre soin d'elle. Ce qui bien évidemment avait d'abord surprit la jeune femme : elle qui ne connaissait que trop peu Castiel avait songé qu'il ne s'intéresserait pas bien longtemps à elle et la laisserait s'acclimater seule à tout les changements qui avaient bousculé sa petite vie. Or c'était tout l'inverse et cette constatation la fit sourire à nouveau. Son époux remplissait son rôle, bien qu'il ne soit sans doute trop inquiété à son sujet.
Elle devait toutefois reconnaître que chacune des raisons qui auraient pu conduire à une maladie et qu'il cita auraient pu être vraies. Il était pourtant bien loin de la vérité, si bien que la jeune femme ne perdit pas son sourire tandis que Castiel finissait de parler.

Elle songea vaguement aux plats Cielsombrois et reconnut en son fort intérieur qu'elle était soulagée que des cuisiniers de son duché d'enfance prennent bientôt le relais. Pas que la cuisine Cielsombroise était mauvaise mais ... elle était loin d'égaler celle de Bellifère, il n'y avait pas le moindre doute à avoir là-dessus.

La question que posa une nouvelle fois son époux, attendant cette fois une réponse la tira de ses réflexions et elle se leva du canapé, marchant quelques pas afin de réfléchir davantage. Elle était plutôt franche la jolie Belliférienne, aussi ne savait-elle pas très bien comment faire. Quoi qu'il en fut, il lui faudrait bien se lancer, aussi stoppa-t-elle sa marche et se tient-elle face à Castiel qui paraissait l'observer tout en attendant. Si attendre lui était possible, puisque la patience du duc de Sombreciel était comme qui dirait très très courte.

" Navrée mais tu as tout faux, sourit-elle doucement. Même si je dois reconnaître que la cuisine Cielsombroise est un peu particulière face à celle que je connais depuis mon enfance. En fait ... Ce que j'ai va nous concerner tout les deux. J'attends un enfant. C'est assez tôt je dois dire ... mais ... J'attends notre enfant. "

Elle baissa les yeux vers son ventre. Où grandirait un petit-être très bientôt.
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Jeu 29 Juin - 4:58

Elle ne te répond toujours pas et si cela a le don d’agacer ta patience, qui est loin d’être infinie, ceci ne fait surtout que faire revenir ton inquiétude au grand galop. Ce doit être plus grave que tu le penses, finalement, si elle ne sait pas comment te l’annoncer. Et déjà, aux bénins maux que tu lui imaginais se substituent des diagnostics plus sombres, impliquant empoisonnement et sang craché de ses délicats organes internes, probablement déjà en train de se nécroser à chaque seconde qui passe. Tu la suis des yeux, dans sa marche pensive, jusqu’à ce qu’elle s’arrête et offre enfin un soulagement à tes pérégrinations mentales toujours plus terribles : « Navrée mais tu as tout faux. Fichtre. Tu es habituellement plutôt doué, en devinettes, et à voir le doux sourire qui orne son visage, tu devines que tes autres possibilités sont également fausses, sans même avoir besoin de les verbaliser. Encore heureux. Même si je dois reconnaître que la cuisine Cielsombroise est un peu particulière face à celle que je connais depuis mon enfance. En fait ... Ce que j'ai va nous concerner tous les deux. J'attends un enfant. C'est assez tôt je dois dire ... mais ... J'attends notre enfant. »

Votre enfant.

Tu restes coi. Sans même respirer, d’abord, soutenant le regard de Madeleine, à la recherche d’une blague, ou d’une supercherie, que tu ne trouves évidemment pas. Elle ne jouerait pas de cela. Ce ne serait pas elle. Sur ce genre de sujet encore moins. Le souffle te revient peu à peu et tu descends tes yeux sombres jusqu’à son ventre encore plat, que tu détailles sans y voir un seul changement. Pas un gonflement inhabituel. Ni là, ni au niveau de ses hanches au moelleux appréciable, ni de sa poitrine si agréablement charnue, ni aucun autre de ses membres tout aussi délicieux à empoigner, tâter, mordiller et taquiner. Tu l’aurais remarqué, ha ! « N-n-notre enfant ? » Tu répètes ses derniers mots avec une voix dubitative, sans vraiment y croire encore. Déjà ? La lignée de Sombreflamme n’a jamais été très fertile et même si tu gratifies Madeleine de tes plus tendres attentions dès que tu as l’occasion de glisser le nez sous ses jupons, tu ne pensais certainement pas que déjà… Un sourire grimpe peu à peu sur ton visage pâle, encore marqué du choc de l’annonce, et une douce fébrilité monte en toi. Tu as cessé de détailler sa silhouette, qui ne te révélera aucune vérité à ce moment de cette grossesse. Tu es revenu à ses yeux clairs, que tu soutiens sans ciller. « Vraiment ? Elles… elles sont… certaines ? C’est, c’est vraiment cela ? » Tu veux que ce soit cela. Tu le veux puissamment, comme tu n’as rarement voulu que bien peu de choses.

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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Mar 4 Juil - 0:03, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Jeu 29 Juin - 17:47

La réaction de Castiel fit monter une légère angoisse chez la nouvelle duchesse qui ne sut très bien comment prendre cette absence de paroles de la part du Cielsombrois. C'était bien rare qu'il reste sans voix le duc de Sombreciel et il fallait reconnaître que le voir ainsi, silencieux et les yeux écarquillés, était une vision bien surprenante et tellement rare. Ainsi la blondinette ne put s'empêcher de penser que cette nouvelle ne le réjouissait peut-être pas, ou qu'il ne désirait pas cet enfant, ou qu'il aurait préféré attendre, ou encore qu'il hésitait à partir et la laisser ainsi. Rien de très positif à vrai dire et cela effrayait d'autant plus la Belliférienne qu'elle ne s'était absolument pas préparé à ce genre de situation.

Ce fut lorsqu'il répéta ses derniers mots que la damoiselle se mordit légèrement la lèvre, ne sachant pas comment prendre ces deux petits mots. Est-ce que Castiel allait lui dire qu'il ne voulait pas de cet enfant ? S'il s'agissait de cela, alors elle ne saurait pas trop comment réagir. Elle prit une courte inspiration, songeant que le duc de Sombreciel ne pourrait se comporter ainsi et préféra attendre qu'il parle à nouveau, l'angoisse ne pouvant s'empêcher de monter en elle comme une traînée de poudre. Finalement elle se rassit sur le canapé, songeant au regard que le duc portait sur son corps quelques secondes plus tôt.

Il eut du mal à formuler sa question suivante et elle ne put s'empêcher de sourire légèrement, les lèvres tremblantes. Hésitait-il à formuler une telle question dans l'espoir que ce qu'elle lui avait annoncé était faux ? Madeleine ne connaissait pas Castiel depuis assez longtemps pour juger de sa réaction à ce moment. Toutefois, elle crut apercevoir au fond des yeux éberlués de son époux une lueur de bonheur. Peut-être. Elle l'espérait tout du moins.

" Oui ... Oui, elles sont sûres. Je ... tu, cela te fait-il plaisir ? J'avoue que je ne sais pas très bien moi-même comment réagir. "

Il y eut un léger silence, puis la jeune femme ne sut pas très bien pourquoi mais elle se mit à pleurer dans un hoquet. Trop d'émotions, sans doute, et elle ne put se retenir bien qu'elle n'avait montrer à quiconque la moindre de ses larmes. Peut-être était-ce déjà les hormones, ou bien le mélange de toutes ces émotions, ou son incertitude quant à l'avis de Castiel sur cette grossesse. La jeune Belliférienne avait bien trop d'émotions à gérer, entre son arrivée à Sombreciel, le choc de culture entre les deux duchés et maintenant cette grossesse. Grossesse qui, malgré tout, l'enchantait.

" Désolée je..je ne sais pas très bien...pourquoi je pleure..." Ne put-elle s'empêcher d'ajouter en hoquetant, et en souriant.
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Mar 4 Juil - 1:27

Tu prends à peine conscience de ce que peut renvoyer tes interrogations soupçonneuses, cette hésitation qui te ressemble bien peu, surtout à une jeune femme qui vient d’apprendre quelque chose d’aussi important et décisif qu’une grossesse. Tu es peu empathique, égoïste dans tes réactions, et tu veux uniquement savoir si Madeleine te parle de vagues prédictions faites par un ensemble de doctoresses terrifiées, ou si c’est une certitude. « Oui ... Oui, elles sont sûres. Je ... tu, cela te fait-il plaisir ? J'avoue que je ne sais pas très bien moi-même comment réagir. » Elles sont sûres. Tu repasses chaque mot de Madeleine dans ton esprit. Il n’y a aucun doute sur le sens de ceux-ci, mais lorsque ta logique accepte enfin de quitter ses dires, c’est pour cueillir la détresse de ses paroles et de ses sanglots.

Oh, vil personnage que tu fais ! Comment peux-tu être si insensible, au point de ne pas porter attention à ta propre épouse et à cette nouvelle qui la trouble bien plus qu’elle peut te troubler ?

« Désolée je..je ne sais pas très bien...pourquoi je pleure... Oh non, ma douce, ne pleure pas, je ne voulais pas te faire pleurer », protestes-tu en effaçant ses larmes du bout de tes doigts, puis de quelques baisers sur ses joues. Pourtant, tu sens tes propres larmes se mêler aux siennes, et tu ris, appuyé contre son visage. Tu ris de votre sensibilité, de ta réaction ridiculement froide, alors qu’en toi explose une grande joie. À quelque part dans le palais, un chat persan se fend subitement de profonds ronronnements de bonheur, sans pourtant quitter une autre femme de ses yeux. Tu serres la blonde entre tes bras, pour te calmer, et la chaleur de son corps, les rondeurs que tu sens appuyées contre toi, semblent prendre de toutes nouvelles significations. « Je suis très, très heureux, que tu réussis enfin à articuler, tout contre ses cheveux. Je ne pensais pas que ce serait si… si rapide », avoues-tu enfin, dans un gloussement un peu étranglé. Tu te rappelles des mots de Maximilien, en novembre, alors qu’il s’assurait que la princesse d’Erebor n’était pas enceinte de toi. Comme il a dit qu’il savait à quel point ces choses vont vite, et comme il avait raison, comme bien souvent, ton cher père ! Alméïde. Par deux fois, ton esprit a effleuré ton aimée, celle pour laquelle tu as bravé raison et interdits. Tu ne pensais pas que ce serait Madeleine la première enceinte. Tu pensais que ce serait Alméïde. Tu pensais que ce serait elle, ta duchesse. Si rapidement, tous vos plans ont été changés, jusque dans ce détail qui est loin d’en être un. Tout ceci est surréel. « Il faut… il faudra l’annoncer à tout le monde. Dès que tu seras prête. » Soyons sérieux : malgré toutes tes bonnes intentions, tu ne tiendras pas une journée avec ce secret, tant tu es heureux. À la première occasion, tu sais que tu le diras au premier venu. Ou, au moins, aux membres de ta famille. Puis, tout le reste du monde. Tu trépignes déjà d’impatience.

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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Sam 15 Juil - 12:45

" Je suis très, très heureux. "

Un petit rire franchit les lèvres de la jeune duchesse, hésitant entre les rires et les larmes. Cette grossesse faisait décidément naître en elle bien trop d'émotions, mais ce fut surtout le soulagement qui prit le dessus lorsque Castiel lui annonça sa joie quant à cette nouvelle. Elle avait pensé pendant un temps qu'il ne voulait peut-être pas d'un enfant, ou peut-être pas d'elle ou tout du moins peut-être pas si tôt. Après tout, celle dont le duc de Sombreciel était tombé en premier lieu amoureux n'était pas Madeleine mais bien Alméïde, pour laquelle justement le duc avait épousé d'abord Madeleine. Si elle avait accepté cette union pour l'avenir de leurs duchés à chacun, elle ne pouvait s'empêcher quelques fois de se sentir de trop dans ce triangle amoureux fort étrange. Cependant, c'était elle qui avait été nommé duchesse, c'était elle qui avait épousé le duc en première et c'était aussi elle à présent qui lui donnerait un enfant. De plus, elle ne désirait aucunement se montrer jalouse d'Alméïde : Castiel lui portait autant qu'à elle une attention toute particulière et elle n'avait aucune raison de remettre en doute la sincérité du duc de Sombreciel.

Elle sentit bientôt des larmes couler sur les joues de son époux et elle ne put s'empêcher de sourire. Il était heureux, comme elle l'était et il s'agissait de la plus belle chose qui fut. Ce futur événement allait sans doute les rapprocher davantage et elle espérait que l'un comme l'autre s'investiraient dans cette grossesse si rapide. Et malgré la rapidité de la chose, Madeleine ne pouvait s'empêcher de se sentir emplie d'une certaine fierté. Elle allait donner la vie, elle allait donner à Castiel un enfant, signe de leur union et de leur engagement l'un envers l'autre. Oh ! qu'elle serait contente également Ermengarde en apprenant la nouvelle de la grossesse de Madeleine; et rien qu'à cette idée la jeune femme se sentit plus heureuse encore.

" Je ne pensais pas non plus que cela serait si rapide, mais c'est une excellente nouvelle... oh j'aimerais tant pouvoir avertir ma tendre grand-mère, Ermengarde, de cette nouvelle. Je suis sure qu'elle en sera ravie ! "

Elle se sentait légère à présent, les larmes sur ses joues séchant peu à peu tandis que Castiel y déposait des baisers légers qui devaient sans doute avoir un goût salé. A la dernière réplique de son époux, elle ne peut s'empêcher de rire doucement. Le duc de Sombreciel n'était pas un homme de patience et elle songeait même qu'à peine sortit de la pièce, il se précipiterait en avertir tout le palais puis irait en avertir chaque passant de chaque rue. Cette image la fit sourire et elle ne put s'empêcher de doucement le taquiner, la joie brillant sur son visage.

" Oh je doute que tu puisses garder cela bien longtemps pour toi, je parie même qu'une fois sorti d'ici, tu iras l'annoncer à tout le monde. " Ajouta-t-elle en riant doucement.
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Jeu 20 Juil - 17:51

Tes baisers chassent ses larmes, les transforment en sourires, changent la tristesse en cette joie qui vous unit tous les deux. Tu n’as jamais craint la paternité, autant que tu as pu craindre d’un jour devenir comme ton père, dont le fantôme s’éloigne à chaque jour. Tu n’as jamais eu peur de ces enfants à venir, convaincu que tu saurais quoi faire, le moment venu, et que tu ne pourrais certainement pas faire pire que tes géniteurs. Tu te rappelles, ému, du poids si léger de Meldred entre tes bras. De ta rage destructrice, calmée par cette étrange félicité, ce bonheur déjà si grand. « Je ne pensais pas non plus que cela serait si rapide, mais c'est une excellente nouvelle... oh j'aimerais tant pouvoir avertir ma tendre grand-mère, Ermengarde, de cette nouvelle. Je suis sûre qu'elle en sera ravie ! » Tu hoches la tête, sans cesser tes attentions, éparpillant tes baisers jusqu’à sa mâchoire, cette fois, et contre son cou, où il n’y a plus aucune larme à effacer. Que le plaisir d’humer son parfum et de parcourir sa peau de tes lèvres taquines.

La belle n’est pas dupe, quant à ta patience, et tu relèves la tête pour bien la regarder, alors qu’elle se moque gentiment de toi : « Oh je doute que tu puisses garder cela bien longtemps pour toi, je parie même qu'une fois sorti d'ici, tu iras l'annoncer à tout le monde. Tout le monde ?, répètes-tu innocemment. Peut-être… peut-être au moins à Maximilien. » Et Melsant. Et Mélisende. Et Melbren. Et Mélusine. Et Ismalia. Et Joséphine. Et Alméïde. Et bébé Meldred. Et, puis, ils font pratiquement partie de la famille maintenant, à Agathe et Arsène. Et peut-être la dame de Sombregremme, puisque les paris sont en sa faveur. À ce point, certainement, l’annoncer au continent en entier n’est pas loin de ton pieux plan : tu en es déjà à répandre le tout entre trois duchés et la Ville Libre !
Tu t’accordes quelques secondes de réflexion, perdu dans le regard de Madeleine, avant de te décider pour une sage option, plus à même de respecter la pudeur de ta douce. « J’ai une proposition. Annonçons-le à Maximilien, Melsant et, et Alméïde, tous trois à Euphoria. Alméïde… tu sais que tu ne pourras pas lui cacher cela, même si tu le voulais vraiment. Tu ne sais pas comment tu lui annonceras cette nouvelle, alors qu’elle se remet à peine des horreurs vécues. Tu ne sais pas, mais tu es confiant qu’Aïon t’inspirera, le moment venu. Nous enverrons ensuite des courriers urgents à l’attention d’Ermengarde et Martial, ainsi que des autres membres de ma famille. Dès qu’ils auront reçu le tout...  nous pourrons l’annoncer officiellement au reste du duché. Qu’en dis-tu ? » Vous êtes duc et duchesse, alors garder une grossesse secrète n’est pas vraiment envisageable, alors que c’est rien de moins que l’héritier, ou l’héritière, de ton trône, qui grandit dans le ventre de ton épouse. Une occasion de fête, pour tout Sombreciel ! Et même pour tout l’empire !

« Il nous faudra dignement fêter cela », que tu ajoutes, la tête déjà pleine d’idées quant aux festivités à venir. Avant même l’embauche d’une sage-femme, et l’achat de robes qui mettront toutes magnifiquement en valeur le corps de ton épouse, qu’il te tarde déjà de voir s’arrondir. Que les Bellifériennes soient cloîtrées tout au long de leurs grossesses, alors que les Cielsombroises les célèbrent sans honte et affichent fièrement leurs rondeurs, ne t’effleure même pas l’esprit. Tu veux que le monde entier le sache et célèbre !

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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Jeu 27 Juil - 17:33

" J’ai une proposition. Annonçons-le à Maximilien, Melsant et, et Alméïde, tous trois à Euphoria. Nous enverrons ensuite des courriers urgents à l’attention d’Ermengarde et Martial, ainsi que des autres membres de ma famille. Dès qu’ils auront reçu le tout... nous pourrons l’annoncer officiellement au reste du duché. Qu’en dis-tu ? "

Un doux sourire vint prendre place sur les lèvres de la belle qui hocha doucement la tête tout en laissant les lèvres de son époux parcourir sa peau, la chatouillant quelque peu. Tout ceci était un véritable bouleversement autant qu'une immense joie et Madeleine ne pouvait s'empêcher de se sentir soulagée. En tant qu'épouse et plus particulièrement en tant que duchesse, elle se devait de donner à son époux des héritiers et le fait qu'elle soit aujourd'hui enceinte et attende son premier enfant confirmait qu'elle était capable de remplir ce rôle. Le rôle de femme et de duchesse. Prochainement peut-être prendrait-elle même un rôle plus politique au sein de ce duché, mais fallait-il encore qu'elle en apprenne davantage à son sujet. Après tout, en Bellifère, elle n'avait jamais eu à prendre de décisions et encore moins à exprimer ses idées.

A la question de Castiel, la jeune femme hocha doucement la tête, ses cheveux blonds effleurant ses épaules dans ce geste délicat. Elle appréciait grandement que le duc retienne son envie débordante d'annoncer à tout le continent cette grossesse et lui propose plutôt avant de prévenir leurs familles respectives. La duchesse songeait également à la réaction qu'aurait sa chère grand-mère, espérant qu'elle serait aussi heureuse qu'elle l'était elle-même et lui enverrait une lettre prochainement. Quant à Martial, Madeleine n'imaginait pas d'autre réaction pour lui que de le voir heureux, d'autant qu'ils s'étaient toujours bien entendus. Quoi qu'il en fut, la Belliférienne aujourd'hui Cielsombroise quitta ses pensées pour se tourner vers son époux.

" Je pense qu'il s'agit d'une très bonne idée en effet. J'ai grande hâte que la nouvelle arrive à ma famille, et je ne doute pas que cela leur confère également une aussi grande joie que la mienne. "

Il n'y avait pas meilleure nouvelle qu'une naissance future après tout.

La jeune damoiselle se tendit cependant à l'entente du mot "fête". Bien qu'elle ai eu vent des célébrations de Sombreciel pour divers grands événements, elle ne put s'empêcher de songer aux mœurs de son duché de naissance pour lequel se montrer enceinte était tout bonnement impensable. Or, à ce qu'il semblait, la chose était bien différente en Sombreciel et les femmes portant un enfant, au contraire, se montraient ouvertement dans des tenues et des parures qui mettaient leurs nouvelles formes en valeurs. Ainsi, Madeleine se trouvait dans une position fort délicate. D'un côté, son éducation lui disait de refuser de sortir mais sa raison, elle, lui exposait clairement que désormais, elle se devait d'oublier les mœurs de Bellifère pour se faire à ceux de son nouveau chez-elle.

" En Bellifère, les femmes restent enfermées chez elle durant leur grossesse. Ne put-elle s'empêcher de préciser. On m'a dit qu'ici, les choses étaient différentes mais je n'en sais pas plus ... "

Elle désirait en savoir plus, et informer subtilement son époux sur la pudeur qui la prenait à l'idée de bafouer cette tradition dont on lui avait répété l'importance depuis sa plus tendre enfance.

" Oh ! cela peut sembler tôt mais il faudra penser à trouver des idées de prénoms pour ce futur enfant. " Sourit-elle, l'idée venant de germer dans son esprit.
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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Mar 1 Aoû - 5:35

Tu espérais que ta proposition plaise à Madeleine et tu as visé juste, puisqu’elle accepte sans plus attendre : « Je pense qu'il s'agit d'une très bonne idée en effet. J'ai grande hâte que la nouvelle arrive à ma famille, et je ne doute pas que cela leur confère également une aussi grande joie que la mienne. » Comment penser le contraire, de toute manière ? Tu imagines la duchesse Ermengarde ravie, déjà, de cette union fructueuse pour vos deux duchés, et plus encore pour sa petite-fille tant aimée. Et même Martial, qui ne te porte pas dans son coeur, devrait être… heureux, tu le supposes, pour sa cousine, presque sa soeur tant ils sont proches. Et tout le duché, certainement, fera des gorges chaudes de l’incroyable fertilité de Madeleine, et pour une fois, ce ne sera pas bien différent de ce que ton propre duché fera, ce qui t’amuse bien.

Ta belle blonde en profite pour préciser, causant chez toi une certaine perplexité fort comprenable : « En Bellifère, les femmes restent enfermées chez elle durant leur grossesse. On m'a dit qu'ici, les choses étaient différentes mais je n'en sais pas plus... Enfermées ? » Mais pour quoi faire ? Tu essaies d’imaginer une Cielsombroise restée enfermée, tout au long d’une grossesse, et cette seule idée est risible. Impossible. Pas ton peuple, qui prend plaisir à l’exposition et à l’insoumission, à l’insolence et à la provocation ! Alors tu secoues la tête, afin d’écarter tout ce qui peut bien lui venir à l’idée : « Au contraire, ici, Madeleine. Ta grossesse sera célébrée partout, pour le don que nous fait Maari, suite à l’honneur que nous avons fait à sa soeur Mirta. Hors de question qu’on te dérobe aux regards. Si ce n’était que de moi… il n’y aurait que bien peu de choses de cachées, sur ce corps. » Tu glousses à cette idée, la tête déjà enflammée d’images affriolantes qui feraient rougir ton épouse si elle avait la possibilité de lire dans ton esprit. Vous êtes un peuple peu fertile, les drogues, les alcools et les morts précoces n’aidant pas à la reproduction, et chaque naissance est prise comme un véritable cadeau. Cette grossesse encore plus que les autres, pour cet enfant couronné avant même de voir le jour. Une réception assez simple, peut-être deux, trois cent personnes, dirons-nous, au moins. La base, afin de montrer la santé et la beauté de ton épouse, cette plénitude que tu as hâte de la voir embrasser. Puis, une sage-femme, ou deux. Une doctoresse, ou deux, ou quatre, ou dix. « Oh ! cela peut sembler tôt mais il faudra penser à trouver des idées de prénoms pour ce futur enfant. Tu bats des mains, comme un enfant surexcité. Oh, oui ! Ce sera amusant ! » Votre enthousiasme à tous les deux revient et s’alimente, alors que tu te prends déjà à rêver des mois et années à venir. Fille ou garçon, cela t’importe peu, d’ailleurs : tu désires seulement un enfant en bonne santé et une épouse qui le sera tout autant, tout au long de sa grossesse et de son accouchement, et même ensuite. Pour d’autres enfants encore.

« Et il, ou elle, n’aura que quelques mois de différence avec son cousin Meldred. Que j’ai hâte de l’annoncer à ma Mélusine ! » que tu commentes, proprement exalté et excité que votre premier enfant ait comme potentiel camarade de jeu bébé Meldred. Tu ne tiens plus en place alors tu te lèves, presque dansant autour du canapé où est assise Madeleine, avant de te rasseoir avec la même énergie. Tu prends les mains de ton épouse dans les tiennes, puis les embrasses. Les doigts, leur dos, les paumes, les poignets. « Il nous faudra remercier et honorer Mirta et Maari de leur cadeau, avant toute célébration. » Et quelles idées as-tu, à ce propos… des idées qui s’accordent à ta voix un peu plus basse, plus charmeuse, à ton regard noir et profond, complice de tes sous-entendus. Quelle meilleure façon de remercier les déesses que celles qui ont lieu dans votre duché, le tien de naissance et le sien de mariage ? Un clin d'oeil canaille, rieur. Tu joues. Tu ris. Tu as envie de danser, de chanter, de hurler, de l'aimer.

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Message Sujet: Re: À la courbe de tes yeux   Lun 18 Sep - 16:39

Un sourire et un rire ne put s'empêcher de franchir les lèvres de la dame à la dernière réplique de son époux. Elle sait bien que la pudeur n'est pas chose courante en Sombreciel, mais il y a tant de choses qui diffèrent en Bellifère qu'elle s'en sent encore tout étourdie quelques fois. Montrer ses formes et sa grossesse, elle ne peut y penser et pourtant c'est bien ainsi que cela se fait ici. On ne se cache pas, on dévoile ces parties du corps que l'on cache en Bellifère et que l'on ne doit surtout pas montrer sous peine de finir sous une pluie de regards qui jugent et qui pense, et surtout de terminer avec une étiquette de débauché sur le dos. Les coutumes ont tendance à s'ancrer dans un peuple comme dans les mentalités et pour Madeleine, offrir ses formes à la vue de tous est comme une insulte à tout ce que l'on lui a toujours appris. Ermengarde en serait toute retournée si elle savait ou si elle voyait cela. D'un autre côté, Bellifère n'est désormais plus totalement chez elle et pour être une bonne duchesse de Sombreciel, apprendre et suivre les coutumes locales était la moindre des choses. Même si tout ceci l'effrayait, bien entendu. Le changement était toujours une chose angoissante après tout, mais elle n'était pas seule et savait que Castiel serait là pour l'épauler.

L'enthousiasme du Duc à l'évocation des futurs prénoms la fit sourire à nouveau. Madeleine avait l'impression de ne pas pouvoir cesser de sourire, comme si la joie ne demandait qu'à s'exprimer de cette façon et qu'elle ne pouvait rien contre. Des prénoms ... Elle songeait qu'ils en trouveraient beaucoup au final. Pour filles, pour garçons ... Un peu de tout, de ce qui leur plairait à tout les deux. Le prénom ne lui importait pas tant mais elle tenait à ce qu'elle autant que son mari apprécie celui-ci pour pouvoir le prononcer, le murmurer le soir en attendant la naissance de cet enfant qui les rapprochait d'une manière bien plus forte encore qu'il n'était possible de le faire autrement. La jolie blonde se sentit femme accomplie, tout du moins sur ce point puisqu'elle devait encore devenir une duchesse et une épouse accomplie, même si elle ne se débrouillait pas mal non plus dans ce dernier rôle.

A la référence de Meldred, la jeune femme hocha la tête doucement, songeant à Mélusine qui serait, elle l’espérait, aussi heureuse qu'elle de cette grossesse. De ce qu'elle en voyait, Castiel restait le plus extatique face à cette nouvelle. Il ne tenait pas en place et ne pouvait s'interrompre de parler, de commenter et de lancer des idées à la volée que Madeleine se contentait de prendre en souriant, riant parfois face à tant d'impatience et de pur joie à la fois. Elle éclata d'un doux rire lorsqu'il se mit à danser autour du canapé où elle-même se trouvait assise, n'ayant sans doute pas tant de fougue que n'en avait son époux et étant sans aucun doute plus modérée dans ses réactions qu'il ne l'était lui-même. L'éducation encore une fois, mais cela ne l'empêchait pas de montrer son bonheur et son enthousiasme à cette nouvelle fabuleuse.

" Il nous faudra remercier et honorer Mirta et Maari de leur cadeau, avant toute célébration. "

Le ton a changé et la duchesse s'en est bien évidemment aperçu. Elle devine les idées qui animent les pensées de son époux et ne peut s'empêcher de penser que l'aimer à cet instant ne serait qu'une consécration à la nouvelle qu'elle lui a annoncé. Pourtant, elle hésite, pudique encore sans doute mais ne refusant pas pour autant ce que lui propose son époux. Elle est son épouse et si elle n'est pas encore une mère, elle reste une femme qui ne saurait résister bien longtemps au regard brûlant de l'homme qui se trouve face à elle. Les baisers qu'il dépose sur sa peau la font frisonner et elle le regarde, les yeux brillants.
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