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 Tout va bien se passer. Aie confiance.

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La Noblesse • Modo
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Je suis : Premier Conseiller du Duc Castiel de Sombreflamme, ancien régent de Sombreciel, Comte de Séverac.

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Message Sujet: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Mer 21 Juin - 23:47


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Grâce de Sombregemme,
Melsant de Séverac & Maximilien de Séverac

Tout va bien se passer. Aie confiance.

L'inquisition. Ou presque. Vaguement.
Fuis :sisi:




• Date : 26 juillet 1002
• Météo : Fraîche
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ismalia et Maximilien rencontrent Grâce et Melsant. Une discussion s'impose, après tout, Grâce fera peut-être partie de la famille, il faut apprendre à la connaître.
• Recensement :
Code:
• [b]26 juillet 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2341-l-inquisition]Tout va bien se passer. Aie confiance.[/url] - [i]Grâce de Sombregemme,
 Melsant de Séverac & Maximilien de Séverac[/i]
Ismalia et Maximilien rencontrent Grâce et Melsant. Une discussion s'impose, après tout, Grâce fera peut-être partie de la famille, il faut apprendre à la connaître.


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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Mer 21 Juin - 23:50

Lughnasadh rassemble beaucoup de monde, y compris les dirigeants d’Arven : chaque duc et duchesse y a été convié, de même que l’Empereur, et c’est une occasion unique de créer de nouvelles alliances et de resserrer les liens politiques. Arrivé quelques jours plus tôt en compagnie d’Ismalia, Maximilien n’a pourtant guère envie de quitter son épouse. Ils sont donc partis arpenter les rues, comme lorsqu’ils étaient jeunes et que les responsabilités de Séverac leur étaient encore légères. Serrés l’un contre l’autre pour mieux affronter la fraîcheur des rues, les époux Séverac profitent de la fête, des jongleurs des rues et des spécialité locales.

Ils choisissent même un nouveau cadeau pour Meldred, leur petit-fils honteusement gâté, certes, mais si adorable ! Ils ont passé une partie de l’après-midi à le chouchouter et à le câliner, profitant également du bonheur de voir Mélusine et Hiémain. Meldred dans les bras, les petits doigts de l’enfant serrés sur le sien, Maximilien ne peut le nier : il est un grand-père comblé. Cajolé, admiré, aimé, Meldred est un petit garçon adorable, et Maximilien rechignerait presque à le laisser aux bras de sa fille.

C’est encore de leur petit-fils bien aimé dont parle les époux Séverac, jusqu’à ce qu’une silhouette familière les interpelle, accompagné par une jeune femme dont l’identité est demeurée mystérieuse un long moment. Mais Melsant ne rechignera pas à présenter sa bonne ami à ses parents, sans doute. Ses frères et sœurs seront jaloux, qu’Ismalia et Maximilien aient l’honneur de la première salve de questions ! Mais Ismalia est la plus à même de mener l’interrogatoire : l’Erebienne n’a pas sa langue dans sa poche, en ce qui concerne les questions ! Et il leur incombe après tout, en tant que parents, d’apprendre à connaître la femme que leur fils aîné a fait tomber dans ses filets.

De Grâce de Sombregemme, anciennement Martel, ils connaissent les grandes lignes : belliférienne, voltigeuse, mère qui a abandonné ses enfants... il n’est pas très difficile de connaître son histoire. Mais ce n’est pas ça qui intéresse Ismalia et Maximilien : ils veulent la connaître, réellement, la jeune femme. Pas par des on-dits, aussi fiables soient-ils. « Dame de Sombregemme, c’est un plaisir que de faire enfin votre connaissance. » « Melsant nous a beaucoup parlé de vous, mais nous avions hâte de vous rencontrer en personne. » Comptez sur Ismalia pour mettre les gens mal à l’aise. « Marchons un peu, voulez-vous ? Cela nous réchauffera efficacement. » Sans plus de cérémonie, Ismalia se glisse au bras de Grâce, éclipsant Melsant. Après tout, il a assez profité de la jeune femme, il peut bien partager un peu avec ses parents ! « Dites-moi tout, je veux tout savoir : comment Melsant vous a-t-il fait la cour ? » Continue la dame de Séverac, sous le regard amusé de son époux.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Lun 10 Juil - 22:50

Melsant n'était pas mécontent de revenir à Valkyrion. Il y a fait ses armes après tout. Il y a des amis et connaissances et y garde de beaux souvenirs. Il s'était habitué au climat glacial. Même s'il préférait sa position actuelle, parce qu'il était monté en grade, reconnu à sa juste valeur et aussi parce qu'il s'était rapproché de ses terres natales, il gardait une petite place pour les terres gelées dans son cœur. Et puis, c'était là que vivait sa sœur adorée, avec son époux et leur adorable fils alors forcément... il n'était pas objectif. Il était convié à Lughnasadh, en tant que noble ibéen important. Mais il était également là en renfort en tant que Voltigeur si jamais des troubles venaient à éclater. Grâce, en revanche, était de service pour les festivités. Les rues commençaient à se parer aux couleurs de la fête, s'animant pour les visiteurs.

Ils profitaient de ce calme relatif avant la tempête que seraient les festivités réelles. Grâce avait un moment à elle et il comptait bien lui voler le temps qu'elle pouvait lui accorder. Ils étaient emmitouflés dans des fourrures kyréennes, profitant simplement des lieux, parlant de tout et de rien, alors que Melsant lui faisait part d'anecdotes en lien avec les lieux qu'ils pouvaient arpenter. Pourtant, il s'arrêta net en voyant ses parents. Et bien... on dirait qu'il était temps de faire les présentations. Il pressa le coude de Grâce avec un sourire malicieux :

« Est-ce que tu es prête à passer l'épreuve du feu ? »

Et sans vraiment attendre sa réponse, il haussa la voix :

« Messire et Dame de Séverac, mes hommages ! »

Naturellement les deux interpellés se retournèrent alors que Melsant s'avançait avec un grand sourire ravi, traînant Grâce dans son sillage. Il donna l'accolade à son père, déposa un baiser sur la joue de sa mère et n'eut même pas besoin de faire les présentations alors que son père prenait la parole le premier, avec pudeur, tandis que sa mère n'y allait pas par 4 chemins. Heureusement, qu'il en fallait beaucoup au Major pour être mal à l'aise. Parce que beaucoup l'auraient été de confronter leur conquête à leurs parents, non ? Sa mère décida de supplanter Melsant au bras de Grâce, le laissant démuni. Il soupira et leva les yeux au ciel, alors que sa mère interrogeait déjà Melsant sur la façon dont il avait séduit Grâce. Et s'il espérait de l'aide de la part de son père, il comprit vite que c'était peine perdue à son regard amusé. Il lui lança avec une fausse rancœur.

« Tu pourrais au moins faire semblant de compatir, tu sais. »

Puis à sa mère :

« Maman. Je ne suis pas certain que Grâce ai envie de parler de ça. »

Elle demeurait belliférienne et était moins libérée que les cielsombrois sur certains sujets. La façon dont Melsant l'avait courtisé faisait partie des sujets délicats.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Mar 8 Aoû - 0:50

Dire que Grâce appréhendait était en deçà de la réalité. Elle avait déjà vu, à distance, les parents de Melsant, rencontré la plupart de ses frères et sœurs, et en appréciait même quelques uns. Mais elle était presque anxieuse, de devoir être présentée officiellement à Maximilien et Ismalia de Séverac – ce qu’elle aurait nié avec ferveur, si quelqu’un avait osé le sous-entendre. Elle savait que Melsant et elle avaient du mal à comprendre l’attachement ou le manque de ce dernier, qu’ils avaient mutuellement envers leur famille, et elle savait que c’était là quelque chose qu’il leur serait difficile à faire, malgré les parallèles qu’elle essayait de faire, avec les gens qui comptaient pour elles, les gens de l’Audacia, Freyja en tête, et ceux qu’elle connaissait en dehors – Mayeul, ou Melsant, justement, qui avaient une place spéciale à ses yeux. Et ses filles, même si elle peinait encore à savoir où leur relation se situait dans sa vie, la place qu’elle devait occuper. Une place importante, peut-être.

Mais ce n’était pas réellement le moment d’y penser. Elle n’allait pas obtenir de réponse à ses questions au sujet d’Aubrée et Agathe, en l’instant. Même si… Même si elle leur avait parlé de Melsant, même si elle avait essayé, essayait encore, de leur faire une place dans sa vie. Peut-être y pensait-elle particulièrement maintenant, pour éviter de penser à cette rencontre qui l’attendait. Peut-être aurait-elle dû se défaire de ses obligations, prétexter que l’on avait besoin d’elle, pour assurer la sécurité. Elle était, après tout, là en tant que Voltigeuse, et non sur ses jours de repos. Elle devait travailler, et il aurait été facile de prétendre être retenue par ses obligations. Mais elle n’était pas femme à faillir à ses obligations, ou à laisser la crainte prendre le dessus. Elle ne l’avait que rarement fait, et elle ne comptait pas le faire actuellement. Ils n’allaient pas la manger, n’est-ce pas ? Elle espérait simplement qu’ils aient plus de retenue que leur duc égoïste, gâté, et qui se souciait bien peu des autres. Elle cessa de sourire, à la pensée de leur unique échange à ce jour, espérant qu’il ne s’en reproduirait pas un semblable de sitôt.

Elle se remit les idées en place, alors que Melsant venait la chercher à la Caserne, frissonnant malgré elle, face au froid. Elle s’y habituerait, à terme, mais elle peinait à accepter d’être entravée par ces fourrures, pourtant adaptées à sa fonction de Voltigeuse et à sa carrure, pour lui laisser sa liberté de mouvement. Elle aurait été inutile, si elle n’avait pu se mouvoir avec grâce et agilité, comme il convenait de pouvoir le faire pour une Voltigeuse. Pourraient-ils profiter d’un moment seuls ? Elle le souhaitait, mais le Destin semblait bien taquin, et décidé à ne pas lui accorder ce répit qu’elle désirait tant. Elle se figea légèrement, en entendant la question de Melsant, le regardant avec quelque détresse. Le devait-elle vraiment ? En était-ce réellement une ? Elle se ressaisit toutefois rapidement, se forçant à sembler confiante – elle en avait l’habitude, après tout, en Bellifère. Se réapproprier ce masque était plus difficile qu’elle ne l’aurait cru, malgré tout.

« Comte, comtesse. C’est un plaisir, que de vous rencontrer. » Elle hésita un bref instant, sur l’attitude à adopter. Devait-elle faire une légère révérence, devant eux ? Ils étaient nobles, titrés, et elle n’était que dame de Sombregemme, détentrice de ces magnifiques terres en Erebor, fruit de la générosité du duc, de la sultane et de la princesse, et de celles dont Ermengarde de Bellifère l’avait tout aussi généreusement dotée pour lui permettre de vivre et de poursuivre sa carrière, et elle leur était bien inférieure. Elle n’eut guère le temps d’y penser davantage, qu’Ismalia de Séverac prit son bras en l’ôtant de celui de Melsant, comme si elles étaient de vieilles camarades. L’inconfort se peignit un bref instant sur son visage, mais avait-elle réellement le choix ? Il fut, de toute façon, bien vite remplacé par l’embarras, et une certaine rougeur sur ses joues, qu’elle aurait aimé ne pas voir en présence des parents de Melsant. Elle lui lança un regard reconnaissant, à son intervention, avant de brièvement baisser les yeux, pour mieux regarder ensuite son interlocutrice. Et réagir instinctivement – une erreur, probablement. Ses instincts lui avaient fait défaut face à Castiel, elle espérait que ce ne serait pas le cas maintenant. « Peut-être est-ce moi, qui lui ai fait la Cour, Comtesse. » Ce n’était pas tout à fait vrai, pas du tout même, alors qu’elle sortait de son cocon belliférien, mais la femme fière en elle ne pouvait pas admettre qu’elle avait des attentes qui allaient à l’encontre de sa révolte face à Bellifère, ou encore qu’elle était bien incapable de séduire qui que ce soit. Volontairement, du moins, bien qu’elle n’en ait pas conscience. « Il m’a surtout permis de ne pas me sentir dépassée par un monde que je ne connaissais pas, un monde hors de Bellifère, et qui n’avait rien à voir, à vrai dire. Cela doit sembler dérisoire, mais… Elle secoua légèrement la tête. Elle ne préférait pas en dire plus, avouer qu’elle aurait peut-être abandonné, aurait retrouvé sa vie désastreuse, si elle n’avait eu aucun repère. Elle n’était pas prête à le confier à Ismalia et Maximilien de Séverac, et n’était pas certaine de l’avoir évoqué de cette façon, auprès de Melsant, même si elle avait du le lui dire à mi-mots. « Sans doute était-il suffisamment ouvert d’esprit, pour ne pas isoler la femme que j’étais alors. » Cela suffirait bien, comme explications, non ?

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Jeu 10 Aoû - 21:53

L'amie de Melsant ne semble guère à l'aise avec la familiarité, mais si elle devient, un jour, l'épouse de leur fils, elle devra apprendre à s'y faire. Ismalia est  chaleureuse et attentionnée, s'affairant déjà aux côtés de la jeune femme. Les Séverac sont une grande famille, ses membres sont soudés et ne comptent pas devenir plus discrets ! La réflexion de Melsant amuse encore davantage Maximilien, qui attrape le bras de son fils pour suivre les deux femmes. "J'ai appris que pour vivre heureux, contrarier les envies de ta mère n'est pas une bonne idée. Elle ne va pas la manger tu sais." Ismalia ne mange pas ceux qui courtisent ses enfants. Pas le premier jour en tout cas. "Valkyrion ne te manque pas trop ?" S'enquiert le comte avec curiosité. Il est heureux de voir Melsant de retour à Euphoria, mais le dépaysement peut être source de déprime parfois.

Les deux femmes marchent devant eux, bravant la foule et le froid. Ismalia, loin de prendre mal la réflexion de la Voltigeuse, éclate de rire. "Cela ne me surprendrait pas, vous avez l'air assez décidé pour le faire. Melsant n'a guère trouvé de femme à son goût jusque là, il est heureux que vous ayez fait le premier pas en ce cas." Elle ignore si son fils a entendu la remarque, mais elle est vraie, après tout. Les paris en cours dans le clan Séverac sur les épousailles de Melsant en sont la preuve. Ismalia serra un peu plus sa main sur le bras de la jeune femme, soutien léger à ce qu'elle a probablement dû vivre en quittant Bellifère. "C'est flatteur pour moi également, de savoir mon fils capable d'aider ainsi une jeune dame telle que vous." Elle sourit doucement à Grâce, avant d'enchaîner. " Votre fille Agathe a hérité de cette force je pense." Après tout, la jeune fille est la dame de compagnie de Mélusine, et ils l'ont beaucoup côtoyé ces derniers jours.

"Comptez-vous avoir d'autres enfants ?" Demande Ismalia, espiègle, poursuivant le sujet de la conversation. C'est une question légitime, n'est-ce-pas ? Elle souhaite être grand mère à nouveau, après tout. Et le fait que Melsant a probablement entendu la question n'est pas innocent, certainement. Maximilien décide de choisir ce moment pour intervenir, mettant un bras autour des hanches de son épouse. "Avez-vous déjà eu l'occasion de rencontrer notre petit-fils ?" C'est une fierté partagée qui brille dans les yeux de Maximilien et de son épouse, lorsque le premier évoque le bébé adorable de leur fille. Qu'elle n'a pas choisi d'abandonner, elle.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Dim 3 Sep - 16:05

Grâce était naturellement tendue face aux parents de Melsant. C'était toujours un moment délicat que rencontrer les géniteurs de l'être aimé, non ? Cela rendait l'union un peu plus officielle. Il n'avait aucun problème avec ça, bien entendu. Mais Grâce était la première femme qu'il présentait ainsi... Cela ne devait pas leur échapper et ils allaient se faire un malin plaisir à lui poser quantité de questions et à la jauger, certains qu'elle était importante aux yeux de leur fils, toujours si discret sur ses fréquentations jusqu'à maintenant. Contrairement à ses frères et sœurs, bien plus fantasques et décomplexés.

Face à l'intrusion de sa mère, il demandé à son père d'intervenir. Ce qu'il ne fit pas, lui donnant une petite leçon sur la façon de vivre heureux en ménage. Ne pas contrarier son épouse adorée. Melsant soupira. Sa mère était adorable. Affectueuse. Mais elle pouvait aussi se montrer résolument têtue et redoutable. Il le fallait bien pour élever tout ce petit monde. Ça n'avait pas été de tout repos.

« Tu sais que c'est une technique qui s'apparente à de la lâcheté j'espère ? »

Un léger sourire moqueur flottait sur ses lèvres, avant qu'il ne secoue la tête à la question de Maximilien :

« Pas vraiment. J'y ai laissé de bons souvenirs et de vrais camarades. Mais le climat rugueux n'était pas toujours agréable. »

Et puis, il avait toujours voulu se rapprocher de sa famille. Être transféré à Euphoria en Sombreciel était donc son but et il était enfin atteint. Naturellement, la mère du Major s'empressa de récupérer Grâce et de lui poser des questions. Sur la façon dont elle avait mis le grappin sur son fils par exemple. La réponse de grâce faisant rire Melsant, malgré son inquiétude que toute cette pression soit mal vécue par la Voltigeuse et qu'elle se sente acculée. Pourtant, c'était une bonne réponse de la part de la Belliférienne, qui ravit la maman qu'était Ismalia qui ne manqua pas de souligner le fait que Melsant n'avait pas ramené beaucoup de femmes à la maison. Alors, c'était à la fois flatteur et embarrassant quand même. Il avait eu des aventures, mais jamais rien qui ne justifie une présentation dans les règles. Cela rassurerait peut-être Grâce concernant le comportement de l'homme. Et il fut satisfait d'entendre Grâce louer sa façon de procéder avec elle. Et sa mère en concevoir une réelle fierté.

« Je te promet que je ne lui ai pas demandé de te dire ça ! »

Il eut un élan de gratitude pour sa mère quand elle ajouta qu'Agathe avait du hérité cette force de Grâce. Elle doutait tellement d'elle et craignait pour ses filles qu'un tel avis d'une personne extérieure ne pouvait qu'être bénéfique. Cependant, sa gratitude s'évanouit quand Ismalia aborda le sujet des enfants... oula... Cela allait vite, beaucoup trop vite !

« Maman... »

Avertissement, lassitude. Et Maximilien en profita pour faire diversion en parlant du petit fils dont ils étaient si fiers.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Jeu 21 Sep - 21:58

Grâce s’y attendait. Non, elle savait qu’elle allait voir la famille de Melsant, à Svaljärd. Elle avait eu beau se dire que tout se passerait bien, qu’ils étaient déjà plus ou moins avertis des choses, qu’ils connaissaient ses filles, ou au moins Agathe, et qu’ils ne pouvaient pas être plus terribles que les hommes de Bellifère, elle appréhendait beaucoup cette rencontre. Beaucoup plus qu’elle ne l’admettrait jamais. Elle savait que, contrairement aux coutumes de Bellifère, la famille était sacrée, chez les Cielsombrois. Ou chez les Séverac, elle n’était pas certaine de ce qu’il en était réellement. Peut-être les deux, à vrai dire. Et elle peinait à comprendre cela, malgré l’attachement plus fort qu’elle ne l’avait cru, ou qu’elle ne s’était laissée le croire, qu’elle ressentait pour ses filles.

Mais il était trop tard pour reculer, alors qu’Ismalia de Séverac saisissait son bras pour passer le sien dessous, l’éloignant de son fils. Était-ce pour lui dire en toute confidentialité qu’elle estimait qu’elle ne conviendrait pas à Melsant, à ses yeux ? Elle poussa un soupir discret, voyant qu’elles ne s’éloignaient pas assez pour ça – c’était bon signe, non ? À moins qu’elle ne veuille pas que son fils se… Non, elle devait arrêter de penser au pire. Elle avait vécu bien pire, et même si elle devait subir une certaine déconvenue, même si elle devait revivre sa rencontre avec le duc de Sombreciel… elle s’en sortirait. Elle n’appréciait guère Castiel de Sombreflamme, mais les choses ne s’étaient pas envenimées avec Melsant pour autant. Même si ce serait plus délicat, si ses parents ne l’appréciaient pas. Elle serra les dents, un peu crispée, essayant de s’obliger à sourire.

« J’ai… peut-être exagéré un peu les choses. Lors de notre première rencontre, je quittais Bellifère pour la première fois, et n’étais certainement pas en mesure de faire le premier pas. Ça ne devait guère être surprenant, après tout, n’est-ce pas ? Mais vous avez raison d’être fière de votre fils. Il aurait pu… se détourner, comme les autres. Je ne le pense pas capable de me mener la vie dure, pas sans raison, mais il aurait peut-être pu ne voir que la femme scandaleuse qui a osé abandonner sa famille derrière elle, et qui ne méritait nulle attention. » Elle ne savait toujours pas réellement que penser, de cela. Elle s’était sentie cruellement isolée, et peut-être serait-elle revenue en arrière, pour vivre une vie encore plus misérable, si elle n’avait pas eu le soutien de quelques personnes. Freyja. Les pirates de l’Audacia. Melsant, aussi.

Elle déglutit, avant d’adresser un franc sourire, quoi que surpris, à la femme. Réalisait-elle à quel point cette remarque faisait plaisir à Grâce ? Avait-elle seulement idée de l’étendue de ses paroles ? Elle se sentait bien trop distante de sa cadette, dépréciée par elle, malgré… malgré tout. Et une phrase qui pouvait probablement paraître tout ce qu’il y avait de plus anodin, de plus insignifiant, lui faisait espérer l’inverse, lui réchauffait le cœur, bien plus qu’elle ne l’aurait jamais admis. Ismalia de Séverac, en toute simplicité, lui redonnait un espoir, qu’elle avait l’impression d’égarer à chaque seconde qui passait. Elle ne savait réellement si elle cessait d’y croire, ou si les infimes petits gestes de son quotidien dans les relations avec sa fille contribuaient à briser cet espoir, mais cette phrase, si anodine… Oh, si seulement elle savait l’importance qu’elle avait.

Elle hocha la tête, murmurant des remerciements, le temps de reprendre contenance… avant d’être désarçonnée, et de rougir furieusement, tout en devenant un peu pâle. Si elle avait laissé échapper un petit rire, alors que Melsant se défendait d’avoir préparé le discours de Grâce… ou celui de sa mère, elle n’en était pas sûre, elle perdit toute maîtrise des mots, comme si elle n’avait jamais su parler, balbutiant malgré elle. Elle babillait sûrement bien plus que ce petit fils, que venait d’évoquer Maximilien de Séverac, essayant sûrement de lui sauver la mise. Elle lui en était reconnaissante, autant que de sentir l’emprise d’Ismalia de Séverac sur son bras se relâcher. Grâce se rapprocha malgré elle de Melsant, sans pourtant saisir sa main ou son bras, bien que ça ait pu la tranquilliser.

« J’ai eu le plaisir de le rencontrer, en effet, même si cela a été assez bref. C’est un enfant adorable, et plein de joie. Il a la chance d’avoir les parents qu’il a, et une famille aussi aimante. » Elle était sincère, plus que sincère, malgré la tristesse qui teintait quelque peu sa voix. Elle repensait malgré elle à Agathe, si heureuse elle aussi, auprès de la famille de Sylvamir. Et au fait que, peut-être, elle ferait mieux de la leur confier, définitivement. Ses lèvres s’affaissèrent légèrement, bien malgré elle. Prenant une grande inspiration, elle posa son regard sur Ismalia de Séverac. « Il est tentant, comtesse, de saisir la diversion de votre époux, et de ne pas vous répondre. Mais je ne suis pas femme à fuir, aussi inconfortable que soit ce que l’on me demande. Aussi déroutant que ce soit, pour moi, de répondre à une telle question. »

Elle se tue un moment, cherchant ses mots. « Surtout quand je ne suis pas certaine de la réponse que je dois vous donner. Vous connaissez très bien ma… situation. Tout le monde la connaît, mais vous mieux que quiconque, je suppose, car votre fils m’a aidée à arracher mes filles à leur calvaire, votre fille est un mentor pour la mienne, et la seconde semble apprécier la vie à laquelle elle a pu prétendre, grâce à votre seconde fille. Je ne pensais pas cela possible, avant que ça n’arrive réellement. Je ne l’envisageais même pas, pas plus que cet appel de mon aînée. Je m’étais résignée à ne jamais les revoir, à ne jamais être mère, avant cela. » Elle se perdait, alors qu’elle aurait dû aller droit au but. « Je serai toujours reconnaissante à votre fils et à votre famille pour tout cela. » Elle laissa échapper un rire nerveux. « Vous devez vous demander où je veux en venir. Je ne sais pas si je peux en avoir encore, ni même si je suis capable d’être mère, dame de Séverac. Je veux rendre Melsant heureux, et je saurai m’effacer si je ne puis le faire. Mais j’apprends à être la mère de mes deux filles, et je n’ai pas la sensation d’exceller. Pas même la sensation de réussir, si je dois être sincère. »

La voltigeuse laissa un silence s’installer, cherchant ses mots de manière assez ostensible. « Il ne se passe pas un jour, sans que je ne regrette de ne pas les avoir emmenées avec moi. Sans que je ne me questionne, sur le fait que je sois partie. Aurais-je du rester ? Je suis persuadée qu’Aubrée et Agathe n’auraient pas eu de mère, pour d’autres raisons… » Si les traces de coups qu’elle avait reçus en arrivant à Lorgol avaient vite été remplacées par d’autres, elle en avait un souvenir vivace. Et elle refusait de dissimuler l’attitude de son mari. « Je veux donner à voir fils l’amour qu’il mérite, ce qu’il désire, mais je dois aussi apprendre à être une mère pour mes filles. Je leur dois ces années que je leur ai volé. Et je ne pourrais faire des enfants, si je dois les négliger. Je veux connaître le bonheur, le vrai bonheur, mais elles doivent le connaître avant moi. Ces derniers mois que j’ai passés avec Melsant sont ce que j’ai connu de plus approchant, et il serait un crève-cœur d’y renoncer. Mais n’est-ce pas cela, qu’être mère ? Veiller au bien-être et au bonheur de ses enfants, avant le sien ? J’ai de toute évidence échoué à cette tâche, et je n’ai aucune idée de la façon dont m’y prendre, mais je m’y essaie. » Elle s’était perdue dans tout ce qu’elle disait, et peut-être perdait-elle même Ismalia de Séverac, mais c’était un reflet parfait de son état d’esprit. Elle voulait construire quelque chose avec Melsant, mais elle ne le ferait pas au détriment de ses filles. Au détriment de sa famille. Même si elle avait fait une croix sur toute relation avec ses fils. Et si elle n’était pas capable de former une vraie famille avec Aubrée et Agathe, surement n’était-elle pas capable de fonder une famille avec Melsant. Son sourire s’affaissa, à cette pensée, alors qu’elle se raclait la gorge malgré elle. « Je sais que ce n’est pas la réponse que vous attendez, mais si je n’arrive pas à lier mes filles et à me lier à elles, à ce que nous formions une réelle famille, je doute être en mesure d’en fonder une avec Melsant, je serais probablement une très mauvaise mère… Et je ne sais même pas si je ne suis pas stérile. » Elle n’avait jamais tant avoué son impuissance, pas même à Melsant, à qui elle avait confiée être démunie quand ça concernait ses filles. Mais se sentir incapable d’être mère ou de gérer une famille… Ismalia de Séverac comprendrait-elle ? Elle semblait être une très bonne mère, mais ne la rejetterait-elle pas, parce qu’elle risquait de faire souffrir son fils ?

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Dim 8 Oct - 21:39

Ismalia et Grâce un peu en avant, les deux hommes en profitent pour échanger quelques mots. Cela fait longtemps que Maximilien n'a pas eu l'occasion d'échanger plus de quelques phrases avec son fils aîné, et c'est avec amusement qu'il accueille le commentaire moqueur du Voltigeur. Oh, il verra bien, Melsant, que parfois le bonheur conjugal vaut quelques sacrifices. Ismalia est une femme adorable, mais son caractère s'avère parfois…extrême. L'interrogatoire est léger, et malgré les quelques paroles faussement outragées de Melsant, il n'est pas réellement poussé. Ils en auraient, les époux Séverac, des questions ! Compte-t-elle avoir d'autres enfants, épouser Melsant, abandonner la Voltige pour élever pleins de petits héritiers ? Cela ne semble pas être du goût de la jeune femme. Melsant pourrait se retirer, après tout, élever ses enfants et s'occuper de son domaine : cela ne choquerait pas grand monde, après tout. Mais c'est peut-être trop tôt pour cette question.

Pas pour celle concernant les enfants, pourtant. Maximilien intervient, détournant la conversation sur Meldred et sa bouille adorable, mais Grâce, à son crédit, ne se défile pas. Elle se montre suffisamment honnête, d'ailleurs, pour préciser ses propos précédents et Ismalia reste silencieuse. Evidemment, que leur petit Melsant ( qui a bien grandi depuis) a l'esprit assez ouvert pour ne pas fonder sa première impression sur des racontars d'arriérés de Bellifère ! Et comment ne pas être fier, en tant que parents, de voir leur fils aider une femme à laquelle tous tournent le dos ?

Grâce se répand en remerciements lorsqu'Ismalia évoque la force d'Agathe, avant de très vite déchanter. Mais pourtant, à nouveau, Grâce fait preuve d'une grande honnêteté. Inutile de nier, elle est une mère passable, et l'abandon de ses enfants, bien que compréhensible, reste une erreur dont elle pourra difficilement se remettre. La réponse est confuse, le flot de paroles de la Voltigeuse est constant, mais les époux Séverac comprennent les grandes lignes. Grâce ne veut pas avoir d'enfants tant que les siens ne seront pas heureux, et c'est tout à son honneur. A la fin de son discours, c'est Maximilien qui se charge d'alléger l'atmosphère, brusquement refroidie. " Sombreciel a des potions pour tout, vous savez. L'une de mes filles a même une potion pour faire un enfant à une autre dame." Il semble sérieux, Maximilien, autant que son rang l'exige, mais c'est une blague, très probablement. "Ne vous en faites pas Grâce, nous n'avons aucune intention de juger vos propos ou vos décisions." Ils seraient malavisés de le faire, alors que Melsant ne l'a pas fait. Même s'ils sont curieux sur bien des points. "Melsant sera un merveilleux père, il pourra vous apprendre s'il le faut." Un peu cru, peut-être, mais tellement vrai ! On ne peut pas être l'aîné d'une grande fratrie sans avoir appris deux ou trois choses au passage. Parce que non, les époux Séverac ne sont pas attristés par le possible aveu d'impuissance de Grâce. Il y a tant d'enfants à adopter, il n'y a qu'à voir le petit protégé de Mélusine, cet Arsène avec de grands yeux qui leur rappelle, immanquablement, Melbren au même âge.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Dim 29 Oct - 15:24

Malgré lui, Melsant se crispa en entendant Grâce se dépeindre comme une femme scandaleuse qui avait abandonné ses enfants. C'était bien entendu ce qui avait circulé sur son compte (et encore, c'était là la version édulcorée, parce qu'il avait entendu bien pire) mais l'entendre elle-même le proférer... Surtout à ses parents pour qui la famille était plus importante que tout... Sa mère adorait ses enfants et jamais ô grand jamais, il ne lui serait venu à l'esprit de les abandonner un jour. Il était plus tendu aux côtés de Maximilien, mais sa mère ne répondit rien. Est-ce que c'était bon ou mauvais signe, il n'aurait su le dire en vérité. Mais cela créa une réelle inquiétude chez lui en tous les cas, même si sa mère pouvait au moins concéder à Grâce d'être lucide et honnête. Après, que ses parents apprécient ou non la jeune femme ne changerait rien du point de vue de Melsant. Il était adulte et ne se laissait plus dicter sa conduite par qui que ce soit. Mais ce serait un réel soulagement si elle était acceptée et appréciée de la famille, naturellement. Il s'emballait peut-être cela dit. Ils ne s'étaient rien promis après tout... Ils se fréquentaient, couchaient ensemble, mais il n'était pas question d'avenir ensemble. Ils n'avaient jamais abordé le sujet, se contentant de vivre au jour le jour.

Cette rencontre avec les parents de Melsant rendait tout cela bien plus officiel. Mais Grâce ne se défilait pas. Il ignorait si elle s'en sortait avec brio, étant finalement la première conquête de Melsant qu'ils interrogeaient. Sa mère avait du ronger son frein pendant trois décennies quand même ! Mais quand vint la question des éventuels enfants de Melsant et Grâce, il aurait aimé pouvoir s'enfuir et emporter sa Voltigeuse avec lui. Parce qu'elle n'avait pas à répondre à cela, parce qu'il était bien trop tôt pour lui mettre une telle pression sur les épaules.

« Grâce... » Il intervint, comme pour lui dire qu'elle n'avait pas à répondre et en cela il fut reconnaissant à son propre père de faire de même, mais encore une fois, la belliférienne montra l'étendue de son courage, car oui, il en fallait pour se confier ainsi à ces gens qui n'étaient rien de plus pour elle que les géniteurs de l'homme qu'elle aimait et de femmes qui étaient devenues les tutrices de ses filles. Sans doute se sentait-elle redevable, mais pas au point de se confier ainsi. Melsant eut un sourire crispé à la fin du discours un peu confus de Grâce. Les mots s'étaient bousculés dans sa bouche. Et cela le peinait de la sentir si peu sûre d'elle dans son rôle de mère. Et également, que cette conversation se fasse avec ses parents, plutôt qu'avec lui seul. Il aurait préféré aborder tout cela en privé.

Ismalia demeura silencieuse encore, alors que Maximilien intervenait dans ce silence de plomb pour parler de potions aidant à la procréation. Son fils lui jeta un regard d'avertissement. Parce que Grâce n'était pas vraiment ouverte aux mœurs cielsombroises encore. Heureusement, il redevint sérieux en la rassurant, avant de conclure que de toutes façons, Melsant serait un merveilleux père et qu'il pourrait apprendre à Grâce. « Merci de ta confiance. C'est sûr qu'après avoir été l’aîné de jumelles et de garçons aussi turbulents que Castiel et Melbren, je suis armé. »

Il soupira ostensiblement, avant de prendre la Voltigeuse par la taille, protecteur. « Il me semble que tout ceci est précipité. Je tiens énormément à Grâce, suffisamment pour vous la présenter, mais j'aimerai que vous évitiez de la faire fuir tous les deux à l'interroger aussi férocement ou à déjà exiger d'elle un quelconque devoir matrimonial. Nous n'en sommes pas là, il lui faut effectivement renouer avec ses filles, qui doivent elles aussi accepter que leur mère fréquente quelqu'un... Je ne leur ai pas encore été présenté officiellement. Ne vous emballez pas. » Il esquissa un petit sourire. « Je sais que cela fait des années que vous attendez le moment où je trouverai quelqu'un et aurai des enfants, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Non pas que je n'imagine pas Grâce parfaite dans ce rôle, mais je préfère ne rien précipiter. »

Il se détourna alors de ses parents pour embrasser délicatement Grâce avant de murmurer : « Tu as été formidable. Je suis désolée pour cette inquisition. » Il la relâcha, avant d'approcher de sa mère et de lui biser doucement la joue : « Ne fais pas fuir la seule femme qui me fait envisager un avenir avec elle, d'accord ? »

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Jeu 9 Nov - 19:12

Elle se sentait tellement maladroite, alors qu’elle voulait simplement prouver l’attachement qu’elle avait pour Melsant à ses parents. Elle se demanda un moment s’ils cherchaient à la déstabiliser volontairement, à la questionner ainsi. Elle comprenait qu’ils veuillent s’assurer du bien-être de leur fils, et du fait qu’il aurait ce qu’il désirait mais… Ils n’en avaient pas parlé eux-même, pas vraiment, se contentant de profiter de leur relation naissante. Elle n’était pas réellement nouvelle, mais tant de choses avaient changé, depuis qu’ils s’étaient rencontrés. La situation de Grâce était totalement différente, et ils n’avaient pas réellement envisagé être réellement ensemble. Elle, du moins, ne l’avait pas envisagé, avant de lui demander son aide pour sortir ses filles de la situation dans lesquelles elle les avait laissées. Abandonnées. Elle avait beau ne pas apprécier le terme, c’était malgré tout une réalité qu’elle ne pouvait ignorer. Et elle devait réparer cela, avant de songer un seul instant à fonder une nouvelle famille – ce qu’elle dit sans ambages à Ismalia de Séverac.

Sa franchise lui avait déjà joué des tours, notamment au sein de son précédent Vol, et continuerait très probablement à lui en jouer, mais elle avait été réduite au silence pendant plus de vingt ans, et elle refusait que ça soit encore le cas, ne leur en déplaise. Si cela devait donner une mauvaise opinion d’elle au Séverac et qu’ils devaient tenter de dissuader Melsant de s’investir avec elle… Alors il devrait faire preuve de force, et ne pas céder. S’il en venait à les écouter malgré tout, elle serait cruellement déçue, blessée plus que déçue, à vrai dire, même si elle ne l’admettrait pas, mais elle s’en remettrait. Elle n’aurait pas le choix, de toute façon. Même si elle avait confiance en Melsant. Il savait ce qu’il en était. Il la connaissait, il connaissait ses réserves et sa culpabilité, quant à ses filles. Sa volonté de ne pas reproduire ses erreurs, et même de les réparer.

Elle regarda un instant Maximilien de Séverac, interloquée par ses propos, avant de sa laisser aller à rire… en espérant que ça ne soit pas une réaction déplacée. Ils ne croyaient pas réellement qu’il soit possible d’avoir un enfant avec une autre femme, n’est-ce pas ? Le sérieux sur son visage la fit douter un instant, et elle n’avait pas ignoré pour autant l’allusion à de possibles potions contre la stérilité… Elle savait bien que de nombreuses potions existaient, y compris pour lutter contre le fait d’avoir des enfants, ce qu’elle se garderait bien de dire même si elle y avait eu recours par le passé et y avait encore recours, mais elle était assez incrédule quant au fait que l’on puisse faire quelque chose contre le fait d’être incapable d’avoir des enfants. Quoi qu’elle se promit, dans un coin de la tête, de questionner Ismalia de Séverac, si la question se posait réellement, et qu’elle semblait incapable d’en donner à Melsant. Elle ne se sentait pas capable de porter un enfant pour le moment, mais… Elle ne pouvait pas ignorer qu’il en voulait, n’est-ce pas ? Elle prit un certain temps avant de retrouver son sérieux, malgré le doute que le Comte faisait peser dans son esprit. « Excusez-moi, j’espère ne pas vous avoir offensé. Je dois vous accorder d’être particulièrement inventifs. Je serai curieuse d’en apprendre plus, sur ces potions. » C’était un pas en avant, non ? Ne pas nier les possibilités.

Elle prit une légère teinte cramoisie, alors que Maximilien de Séverac affirmait que son fils serait un merveilleux père – et qu’il pourrait lui apprendre. Si elle avait été soulagée de l’entendre dire qu’ils ne la jugeaient pas, elle se sentait légèrement dépassée, par cette affirmation. Elle le savait, elle en avait même parfaitement conscience, mais cela rendait les choses encore plus difficiles. Il n’était pas celui qui risquait d’être défaillant dans cette relation, et elle ne le savait que trop bien. Elle déglutit difficilement, hochant la tête, incapable de dire quoi que ce soit. Malgré le fait qu’il la faisait se sentir encore moins capable, à la saisir par la taille, elle tira la force dont elle avait besoin du contact que Melsant avait instauré. Elle retint une grimace à l’idée qu’il accentuait cette idée qu’elle était impuissante, préférant poser sa propre main sur celle du Voltigeur. Accentuer leur proximité, même si cette simple étreinte la perturbait encore. Elle se voulait affranchie, mais était loin de l’être, sur bien des points. « Je ne peux vous faire de fausses promesses, je ne veux pas vous en faire à vrai dire, il n’est pas dans mon intention de vous tromper, mais j’espère rendre votre fils heureux, quelle que soit la façon dont les choses évoluent. Et si nous devons clarifier certaines choses, j’ose croire que, pour le moment, j’y arrive. Je sais que vous avez des attentes particulières, des inquiétudes aussi, peut-être, mais soyez assurés que le bonheur de Melsant est très important pour moi. »

Elle accentua la pression de sa main sur celle de Melsant, pour le remercier de son intervention, espérant que son ajout suffirait à tranquilliser le couple en face d’elle pour le moment. Elle sourit malgré elle, alors qu’il l’embrassait. Il y a quelques temps, elle n’aurait même pas osé faire cela. C’était bon signe, non ? « Je t’aime, Melsant. » La surprise se peignit sur son propre visage. Lui avait-elle déjà dit ? Elle n’en était plus sûre. Elle était presque sûre que non. C’était spontané, mais était-ce le moment ? Elle n’en était pas sûre non plus. C’était pourtant la vérité. « Je… Je ne dirais pas que c’est facile, de répondre, mais je sais qu’ils comptent pour toi. Et s’ils comptent pour toi, alors ils comptent pour moi. » Elle le laissa aller, pourtant, incertaine de l’attitude à adopter, alors qu’il s’approchait de sa mère pour l’embrasser. Il aurait été scandaleux qu’elle agisse ainsi avec sa propre mère, et les liens qui unissaient les Séverac continuaient de la surprendre... et de la rendre un peu envieuse.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Mer 15 Nov - 22:42

Ils sont curieux les époux Séverac, c'est indéniable. Après tout, il s'agit de leur fils, et de la première jeune femme qu'il apprécie suffisamment pour qu'ils puissent enfin la rencontrer ! Qui aurait pu les en blâmer, alors que des paris sur la sexualité de Melsant courrait parmi ses frères et sœurs ? On les avait même brieffé sur les questions à poser, un détail passé sous silence pour les principaux interrogés évidement. Maximilien sent Melsant anxieux et stressé, comme si leur interrogatoire pouvait faire fuir Grâce. Et encore, ils y mettent un certain tact parce que la demoiselle est Belliferienne.

Leur fils aîné le remercie pour le vote de confiance, avant de nouer son bras autour de la taille de la Voltigeuse. Il douche les ardeurs de ses parents avec rapidité, et un simple regard échangé avec son épouse suffit à Maximilien pour qu'un assentiment muet passe entre eux. Privilège d'années de mariage et de jeu politique, ils se comprennent sans difficultés. Les questions attendront une prochaine rencontre, ou que la tension retombe, peut-être. Grâce en tout cas ne semble pas tant sur la défensive, puisqu'elle interroge Maximilien sur les possibilités de potions qui existe en Sombreciel. "Avec une autre femme ? Melsant ne vous suffit donc pas ?" Ismalia rit doucement à ses côtés, habitué à l'humour parfois bien mal placé de son époux. Il risque de choquer la jeune femme, il le sait pertinnement, et Ismalia adresse finalement un sourire rassurant à la Voltigeuse avant de frapper doucement le bras de son mari, réprimande amusée et joueuse "Il plaisante, n'ayez crainte. Je serais ravie d'avoir cette discussion avec vous, nous pourrons débattre ensemble des bienfaits des élixirs cielsombrois."

Nullement repentant, Maximilien la regarde avec amusement avant que Melsant ne serre encore davantage la jeune femme contre lui, bien décidé à la protéger de cette avalanche de questions que l'on pourrait juger déplacées. Elle se défend vaillement la Voltigeuse, et c'est un point sur lequel les époux Séverac la rejoignent : eux aussi souhaitent le bonheur de Melsant. Elle semble souhaiter y contribuer, en tout cas. Les amoureux échangent à voix basse et quand Melsant vient embrasser sa mère, Maximilien en profite pour se rapprocher de Grâce. "Nous sommes une grande famille vous savez, et je suis fier de penser que nous sommes parvenus à rester soudés malgré les épreuves traversées." La Voltigeuse doit se demander où le comte veut en venir, et il ne tarde pas à préciser sa pensée. "Peu importe vos origines, Grâce, nous serons heureux de vous accueillir dans notre famille si Melsant vous en juge digne." Car c'est bien de l'avis de son fils aîné dont il s'agit, pas du sien ou du reste de la famille Séverac. Quoique. "Je ne vous demande pas d'être une bonne épouse, pas même une bonne mère, seulement de ne pas créer de tensions au sein de notre cocon familial. Ne blessez pas Melsant, n'exigez pas qu'il prenne un autre chemin que celui qu'il désire. Il est heureux avec vous, alors si vous n'êtes pas sûre d'être à la hauteur de ses attentes et de celle de notre famille, je vous en prie : ne restez pas."

Ce n'est pas une menace, à peine un avertissement : Maximilien ne tolèrera pas qu'une étrangère vienne gâcher le bonheur récent de la fratrie Séverac. Mélusine est mère, Mélisende s'épanouit dans ses devoirs, Castiel s'apprête à être père avec une jeune femme qu'il aime de tout son cœur, et est sur le point d'en épouser une autre. Melbren semble heureux de sa vie, lui aussi. Non, tous ont mérité un peu de paix et de tranquillité malgré cette guerre et ce chaos qui couve : la proximité de Melsant et de Grâce ne doit pas venir leur enlever ce bonheur éphémère, mais mérité.

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Message Sujet: Re: Tout va bien se passer. Aie confiance.   Dim 19 Nov - 19:58

La rencontre entre Grâce et ses parents n'était pas si catastrophique que cela. Même si Melsant avait conscience que c'étaient deux univers différents qui risquaient de se heurter. Il savait aussi que ses parents étaient la patience et l'ouverture d'esprit incarnés. Cependant, il connaissait aussi suffisamment sa mère pour craindre qu'elle ne juge pas Grâce apte à rendre heureux son fils. C'était bien la seule chose qui pouvait rendre Ismalia mauvaise. C'était une mère modèle et aimante. Elle était un modèle pour le Voltigeur, comme la droiture et l'amour que lui portait Maximilien. Ils étaient un couple assez unique en Sombreciel où le la fidélité était un concept assez étrange. Mais pourquoi multiplier les partenaires quand on était comblé par une seule ? Et si Melsant était resté seul si longtemps, n'ayant que des partenaires pour s'amuser, c'était probablement parce qu'il courait après un certain idéal.

Il était tendu lors de cet entretien. Entre Ismalia la maman poule qui adorait ses enfants et faisait tout pour leur bonheur, et Grâce, la maman indépendante qui avait fui sa vie et laissé ses enfants derrière elle pour s'accomplir avant de sortir ses filles des griffes de Bellifère, il y avait un sacré fossé. Le manque de délicatesse de sa mère le choquait. La franchise de Grâce le rendait aussi fier que nerveux. Maximilien venait à son aide fort heureusement. Même si Melsant se tendit quand il fut question de faire des enfants. Voire de lutter contre une possible stérilité liée à l'âge de Grâce. Ce n'était pas très délicat comme intervention, ni comme suggestion, ni de parler de pouvoir faire des enfants pour des couples entièrement féminins, mais la Voltigeuse ne sembla pas trop s'en offusquer. Finalement... heureusement que ces deux là reprenaient une histoire commencée il y a des années et interrompue par les aléas de la vie maintenant. Face à cette rencontre il y a 10 ans, Grâce aurait fui et ne serait jamais revenue. Cependant... Malgré lui il prit la réponse de la jeune femme comme une porte ouverte à une éventuelle descendance. Soit elle disait cela pour leur faire plaisir et avoir la paix, soit elle l'envisageait sérieusement. Et son père ne loupa pas l'occasion de taquiner la jeune femme. « Oui enfin, pas tous les élixirs non plus. »

Décidant qu'il était temps de reprendre un peu la conversation en mains, il se rapprocha de Grâce pour l'assurer de son soutien, allant jusqu'à l'enlacer d'un bras pour faire bloc avec elle contre ses parents. Même si ce n'était pas une vraie opposition. Ses parents comprirent le message alors qu'il était question de famille... Ce fut le soulagement... Et les quelques mots glissés par grâce à Melsant le firent sourire avec sérénité, tandis qu'il allait embrasser sa mère. Et c'est là que le patriarche fit un petit rappel de la situation assez exceptionnelle des Séverac. Malgré lui, Melsant hocha la tête pour approuver ses propos. Ils étaient restés unis. La perte d'un enfant aurait pu les séparer, mais ce n'était pas arrivé. Cela dit, l'aîné des enfants n'y était pas totalement étranger alors qu'il avait tout fait pour maintenir la cohésion, malgré son jeune âge. C'était son tempérament. Et finalement, elle reçut la bénédiction des parents... Avec une mise en garde qui assombrit le regard du Voltigeur. « Il n'y aura aucune tension. » Le ton était sec et sans appel. Franchement, pourquoi cela arriverait-il ? Grâce avait son caractère, mais c'était une femme intelligente et avec un bon fond. Elle voulait juste faire ses preuves et n'était pas dénuée d'ambition ni de fierté. Rien que ne soit condamnable. « Je ne suis pas fragile et je sais prendre soin de moi et gérer ma vie. Je sais que vous vous inquiétez pour nous tous, mais c'est inutile. Personne ne me fera dévier de mon chemin. Pas davantage que je n'influencerai Grâce à changer de route. » Il récupéra la main de Grâce dans la sienne, avec un sourire assuré : « Je suis heureux avec elle et je le resterai. Maintenant, si vous voulez bien nous excuser... » Il fit un clin d’œil à ses parents, avant de les saluer et d'emmener Grâce dans son sillage, laissant probablement ses parents échanger leurs impressions loin de leurs oreilles. « Cela ne s'est pas si mal passé. Ta franchise a joué en ta faveur, je n'en doute pas, mais qu'importe l'avis de mes parents ou de mes frères et sœurs, je sais ce que je fais. » Et il scella ses paroles par un baiser, avant de retourner à la visite de la ville avec la Voltigeuse.

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