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 On est pas sorti d'la grotte !

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Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
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Message Sujet: On est pas sorti d'la grotte !   Dim 25 Juin - 22:07




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Rejwaïde Sinhaj & Mayeul de Vifesprit

On est pas sorti d'la grotte !

Aucun sous-entendu . Jamais.



• Date : 28 juillet 1002
• Météo : Belle, avec quelques passages nuageux.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Mayeul se souvient parfaitement de ce qu'il s'est passé durant la trame alternée et, un peu perdu dans sa vie actuelle, éprouve le besoin d'en parler avec Reja. Elle saura sûrement le réconforter.
• Recensement :
Code:
• [b]28 juillet 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2363-on-est-pas-sorti-d-la-grotte]On est pas sorti d'la grotte ![/url] - [i]Rejwaïde Sinhaj & Mayeul de Vifesprit[/i]
Mayeul se souvient parfaitement de ce qu'il s'est passé durant la trame alternée et, un peu perdu dans sa vie actuelle, éprouve le besoin d'en parler avec Reja. Elle saura sûrement le réconforter.


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Dernière édition par Mayeul de Vifesprit le Dim 25 Juin - 22:10, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   Dim 25 Juin - 22:09

Il en a passé des semaines sur le front Mayeul, depuis son retour de cette réalité étrange . Plus que ça même, lui a-t-on certifié, mais il n’en a aucun souvenir. Réellement aucun. Être rapatrié pour surveiller Lughnasadh est presque une pause bievenue. Et autant ne pas le nier, le major de Svaljärd espère trouver Reja, bien conscient qu’ils ont des choses à discuter.

Il lui a écrit, quelques poèmes, durant les semaines qui ont suivi leur retour. Ce qu’il s’est passé entre eux, sous cette tente et à quelques autres endroits, semble tellement irréel maintenant que Mayeul est revenu dans la vie qui est la sienne. Et pourtant, c’est arrivé. Mayeul en a des souvenirs bien plus précis que ces pseudos-jours où il a guerroyé sur le front. Mais à quel point le Voltigeur peut-il se fier à ses propres souvenirs ? Il a repris de la drogue - oh, bien peu, et à une consommation moindre qu’avant - et ses pensées sont brouillées, lui échappant à chaque fois qu’il veut les examiner réellement. « Tu dois te reprendre, Voltigeur. » Agacé, Mayeul plaque les mains sur ses oreilles, comme si cela pouvait faire taire la voix accusatrice qui flotte dans son esprit. Il ne pensait pas devoir à nouveau faire face à la mort de Mathilde, et sait parfaitement qu’il n’en est pas capable. Pas sans aide. Ecrire à Marianne a été un appel au secours, presque désespéré, mais Mayeul sait que cela ne suffira pas. Tout dépend de lui, et il n’est pas sûr de vouloir affronter à nouveau ses démons.

Alors, pourquoi vouloir voir Reja ? Peut-être parce qu’elle a été la seule à qui il pouvait se raccrocher dans ce monde là, avec Nuage et leur lien instable. La mort de Denys a touché le Voltigeur plus profondément qu’il n’a voulu l’admettre devant quiconque. Et Reja sait ce qui s’est passé. Elle est la seule à pouvoir lui confirmer qu’il n’est pas fou, et que la drogue n’a pas emporté le peu de lucidité qu’il lui reste, certains soirs. Et puis autant ne pas le nier, il a apprécié ces moments avec elle. Elle lui manque, un peu. Ce qui n’était qu’un jeu au départ, un défi personnel, celui de séduire une Erebienne qui l’attire autant qu’elle l’intrigue... cela s’est mué en autre chose, et Mayeul a beau le nier de toutes ses forces, il sait que quelque chose a changé. Il aurait dû coucher avec elle et ne plus la croiser. Passer à d’autres bras, d’autres nuits, d’autres visages.

Mais il ne peut pas. Il lui a fait une promesse, et il ne peux pas la briser, n’est-ce pas ? il a promis à Alméïde, aussi, qu’il ne blesserait pas sa sœur. Et Mayeul a beau s’aveugler lui-même, se jurer que c’est juste pour ça, parce qu’il ne veut pas faire de la peine à Reja... Il y a plus, bien plus. Tellement plus. Sauf qu’il n’est pas capable de se l’avouer. Parfois, il lui semble même entendre le rire lointain de Mathilde tandis qu’il nie de toutes ses forces, la tranquille assurance d’une voix dans son esprit lui affirmer qu’il y viendra, qu’il finira par reconnaître ce qu’il ressent. Même Nuage s’en amuse, tandis que Mayeul se débat avec ces sentiments que les cielsombrois aiment tant embrasser, mais qu’il se refuse à admettre.

Il n’est pas tombé sous le charme de l’Erebienne. Non non non. C’est autre chose, forcément : il a besoin d’elle, elle l’a soutenu tandis que son monde partait à la renverse. Quand il sera remis, cela ira mieux, et il l’oubliera. Peut-être. Sûrement ? Que Mirta soit clémente, par pitié. Il a bien assez de problèmes comme ça sans penser sans cesse aux yeux noirs de l’Erebienne et à ses caresses dont le souvenir le fait frémir encore bien des nuits. Panique. Réconfort. Neige blanche, ciel bleu, jeunes humains qui bâtissent des griffons de neige. Tout va bien se passer.

Il est tard lorsqu’il vient frapper à la porte de la chambre que Reja et Grâce partagent. Grâce qui n’y est pas, il le sait, Nuage l’a confirmé. La belliférienne aurait un rendez-vous galant ? Mayeul a déjà noté de la taquiner plus tard à ce sujet mais pour l’heure, sa gorge est serrée par l’appréhension, et il n’a pas le cœur à rire. C’est stupide. Lui, qui jongle avec les mots et en dispose comme il le veut, dont la langue est aussi agile qu’un Voltigeur sur sa monture, ne saurait pas quoi dire ? Stupide, oui. Ridicule. Il refoule ce sentiment avec résolution, et affiche un sourire décomplexé et insolent qui, il le sait, agace profondément la Voltigeuse tandis qu’un bruit retentit derrière la porte.

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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   Ven 30 Juin - 0:16

Il ne s’est rien passé. Rien passé du tout. Jamais, jamais, JA-MAIS. Ce n’était… rien qu’un rêve. Une illusion. Une autre vie. Oh, elle en a frémi, Rejwaïde, lorsque le choix lui a été donné ; comme si une présence incroyablement puissante lui demandait ce qu’elle voulait. Elle a failli oublier, tant cette réalité l’avait malmenée : sa mère bien-aimée en vie, mais qui la méprisait ! Sa sœur bannie, qui la haïssait ! Son frère vivant et sultan – et apparemment, également… son amant. Par Valda, quelle horreur – Reja a failli succomber et effacer tout ça, d’un revers de la main. Mais il y avait… le reste… ces moments inattendus, partagés avec Mayeul, sous la toile d’une tente de voyage erebienne. Ces moments absolument, totalement, définitivement déroutants. Non. Rien. Il ne s’est rien passé. Rien du tout. Jamais. C’est ce qu’elle s’est juré de prétendre : parce qu’il a pris la fuite, évidemment. Il a trahi la confiance qu’elle lui avait accordée, bien inconsidérément : il s’est esquivé, il n’a pas donné suite. Évidemment. C’est un homme. Qu’attendait-elle de plus d’un Cielsombrois ?

Elle a lu les poèmes, la Voltigeuse, ceux qui sont arrivés après son retour dans sa vie réelle. Elle les a lus, relus, jusqu’à les connaître par cœur, les empilant soigneusement dans un coffret, petit rouleau contre petit rouleau, étroitement enserrés de rubans de satin pour les préserver. Elle les a rangés là en prétendant vouloir les cacher, parce qu’ils ne signifient rien, parce qu’elle est agacée d’être ainsi harcelée, parce que… Parce que… Parce qu’elle n’arrive pas à oublier. Parce qu’elle ne veut pas, finalement. Parce qu’elle a aimé devenir le centre de l’univers pour Mayeul, même juste pour une heure. Parce que c’était bon, d’avoir quelqu’un juste pour elle, sans avoir à partager, sans avoir à lutter pour avoir sa pleine attention. Même si ça n’est jamais arrivé. Il ne doit jamais savoir, le Cielsombrois, qu’elle a cédé ; qu’elle a fini par consentir, par lâcher prise, par capituler, et qu’il a réussi à se moquer d’elle comme il le prémédite sûrement depuis le premier regard, à la Caserne de Serre, il y a de ça une dizaine d’années.

Elle l’évite, depuis. Bien sûr, il est major de Svaljärd et le festival de Lughnasadh a lieu précisément à la capitale kyréenne… mais il y aura quantité de Voltigeurs présents sur place, y compris le Maréchal de Serre en personne, elle n’aura sûrement pas besoin de le croiser. Ou du moins, de lui parler. Il y aura Grâce, il y aura Marianne : personnes bien plus intéressantes à fréquenter qu’un major cielsombrois indigne de confiance ! Et elle s’y est tenue, Reja, passant du temps avec son ailière pour renforcer leur efficacité, avec sa cousine pour tisser des liens familiaux auprès de quelqu’un d’autre qu’Alméïde. Plutôt efficace, comme technique, et bien agréable manière de passer le temps entre deux patrouilles avec Sirocco.

Seulement, voilà : on toque à sa porte, et elle sait que c’est lui.
Parce que Nuage a prévenu Sirocco qui lui a transmis l’information.
Un tantinet trop tard pour qu’elle ait le temps de prendre la fuite : satanés griffons vendus.

Contrariée, elle ouvre la porte à la volée, sourcils froncés ; et son regard noircit encore lorsqu’elle voit affiché sur le visage de son visiteur ce sourire goguenard qui l’insupporte au plus haut point. Immédiatement, l’agacement s’enflamme ; et, tapant du pied pour évacuer la frustration, elle lui claque noblement la porte au nez, à la volée, dans un tapage réjouissant. Adossée au battant, c’est un soupir d’exaspération qui lui échappe, avant qu’elle ne se retourne pour poser la main contre le bois qui vibre encore. « Je vais rouvrir la porte, maintenant. Si tu as encore ce sourire insolent, je te le fais ravaler à coups de sabre, c’est compris, Vifesprit ? »

Et tant pis pour le respect dû à la hiérarchie !


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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   Mar 4 Juil - 23:04

La porte s’ouvre à la volée, sur une Reja que Mayeul devine un tantinet furieuse contre lui. Elle a de quoi, sans doute. Elle a exigé quelque chose de lui, dans cette réalité lointaine, et il n’a pas su lui donner. Mais comment lui expliquer Nuage, la drogue, Deys ? Le fait qu’il est préféré la lâcheté des drogues plutôt que de céder à l’impérieux désir de passer Castiel de Sombreflamme - son duc, et le mari d’Alméïde ! - au fil de l’épée ? Comment lui expliquer la lâcheté, le manque de fiabilité, la douleur réveillée par la rencontre avec Mathilde ?Il ne peut pas, le Voltigeur. Il ‘a pas envie qu’elle sache. Alors il l’a fui, pare que c’est plus simple. Le Nuage de cette réalité a essayé de le convaincre de faire quelque chose, mais Mayeul est buté, lorsqu’il le décide.

Le sourire fait son effet, il le sait bien Mayeul, mais il n’a pas le loisir de placer une seule syllabe que la jeune femme lui claque la porte au nez, sans même écouter ce qu’il a à dire. Bien. Cela veut-il dire qu’elle a réservé à ses poèmes un sort bien peu enviable ? Mayeul brûle de lui demander, histoire d’en avoir le cœur net : il ne veut pas songer au pire, à savoir qu’il a gâché la seule chance qu’il avait. S’il en a jamais désiré une. Qu’est-ce qu’il désire, de Reja ? Pourquoi l’attire-t-elle autant ? Le défi, il le sait au fond, ne tient plus. Ces yeux noirs l’ont ensorcelés, il y a des mois de ça, peut-être même des années, et il ne peut plus se concentrer sur autre chose. Si elle ne veut plus lui parler, peut-être qu’il parviendra enfin à ne plus la désirer ?

La voix de Reja retentit derrière la porte, et Mayeul manque d’éclater de rire, autant de soulagement que de réel amusement. Elle ne le déteste pas au point de ne plus vouloir le voir et rien que ça, s’est rassurant. Cela ôte de son cœur un poids qu’il n’a pas vraiment eu conscience de porter le Voltigeur, et il se prépare une mine de circonstance, affichant un air quelque peu repenti. La porte se rouvre, et une Reja méfiante s’affiche dans l’encadrement de la porte, sabre au clair. Leurs instructeurs, à la Caserne de serre, leur indiquaient de ne jamais dégainer une lame à moins d’avoir la volonté de s’en servir. Le major esquisse une moue quelque peu ennuyé : cela s’annonce plus compliqué que ce qu’il pensait.

« Tu vois ? Pas de sourire ! » Fanfaronne Mayeul. Consternation. Le Voltigeur ignore Nuage pour se concentrer sur la jeune femme. Avant qu’elle ne pense à refermer la porte pourtant, il s’avance d’un pas, s’efforçant d’oublier le sabre erebien. « Je sais que je n’ai pas eu l’occasion de te croiser ces dernières semaines, et je comprends que tu puisses m’en vouloir. Cette vie, ce n’était pas la mienne, Reja. Je ne... » Il hésite un bref instant, le Voltigeur, avant de désigner le battant de la porte. « A vrai dire, je préférerais avoir cette discussion ailleurs que dans le couloir. » Annonce-t-il. La jeune femme n’a pas besoin de savoir que même si elle referme la porte, cela ne l’empêchera pas de lui dire ce qu’il a sur le cœur, même à travers le battant fermé, mais en vérité, il préférerait largement que cela se déroule en privé. « Je serais un invité exemplaire. » Souligne Mayeul avec amusement. Même si Svaljärd est plus chez lui que chez la jeune femme, en vérité.

Comment lui dire qu’il regrette tellement ce qu’il s’est passé ? Que dans cette autre vie, les épreuves étaient bien trop dures ? Mais il a choisi de se souvenir Mayeul, en partie pour ces moments partagés avec Reja. Pour Denys, aussi. Parce que pour la première fois depuis bien longtemps, le major de Svaljärd a eu quelqu’un sur qui compter, quelqu’un à qui se raccrocher. Elle a été le centre de son univers Reja, quelques heures, et c’est pour ça qu’il a voulu se souvenir.

Denys est son meilleur ami. Peu importe qu’il soit Faë, peu importe qu’il soit duc, ou que le temps et la distance ait fragilisé leur lien. Reja est... Il ne sait pas trop, Mayeul, ce qu’est réellement la Voltigeuse. Mais une chose est sûre : ces nuits, ces jours sans elle, il ne veut pas avoir à les revivre. Il s’en défend de toutes ses forces, il refuse de s’avouer la vérité, mais au fond, tout au fond, le major de Svaljärd le sait : il est tombé pour les beaux yeux de Reja. Rudement. Et coucher avec d’autres femmes n’a fait que renforcer cette certitude si bien cachée.

C’est sans doute pour ça qu’il prononce son prénom avec un léger accent, si loin de la façon dont les erebiens le prononce. Une façon pour Mayeul de rendre la jeune femme unique, à ses yeux. D’être le seul à pouvoir prononcer son prénom ainsi. Parce qu’il ne la veut qu’à lui. Il n’a pensé qu’à elle, durant ces dernières semaines sur le front.

Il est amoureux d’elle.

Et merde !

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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   Mar 18 Juil - 17:33

Elle agrippe son sabre comme le dernier rempart contre la perdition, la Voltigeuse, bien consciente de sa propre faiblesse lorsque Mayeul est impliqué. Oh, elle a tenu bon des années, ignorant les œillades, les avances, les sourires charmeurs – mais lorsqu’il est passé à l’étape des poèmes, il y a quelques mois en arrière, c’est devenu… plus compliqué, de le chasser de ses pensées. Et depuis janvier, il s’y est installé solidement, chevillé à ses rêves, et le souvenir de ces moments scandaleux partagés dans cette étrange vie éphémère ne fait rien pour arranger les choses. Elle est prête à lui laisser une chance, pour de vrai – une seule chance, par principe. Et bien sûr, Mayeul étant lui-même jusqu’au bout des ongles, voilà qu’il se met à fanfaronner. Consternation. Sirocco lui-même semble fort désabusé – il a bien fallu qu’il complote longuement avec Nuage pour arranger ce petit tête-à-tête, et sa cavalière peut comprendre sa déception à l’idée de le voir tourner court. Ses doigts se resserrent convulsivement sur la garde de son sabre, mais il enchaîne rapidement, comme s’il avait compris le sursis dans lequel il se trouve.

L’instinct de la jeune femme lui souffle qu’il n’hésitera pas à lui déclamer ce qu’il est venu lui dire à travers la porte fermée, quand bien même devrait-il le brailler à pleins poumons. « T’as intérêt à bien te tenir. Je partage cette chambre avec Grâce, et si tu fais quoi que ce soit de travers, je lui dirai. Et à Marianne aussi. » Elle a arqué un sourcil menaçant : elle a bien compris que ses deux consœurs exercent l’une et l’autre un contrôle relatif sur l’insupportable Voltigeur, et compte bien se servir du fait que la première est son ailière et la seconde sa cousine pour le faire tenir tranquille. Bon, elle ne lui dira pas que Grâce n’a dormi là que la première nuit avant de découcher systématiquement les suivantes. « Entre. »

Résolument, elle ouvre le battant en grand pour le laisser passer, le refermant soigneusement après son passage pour ne pas qu’ils soient interrompus. Dans l’âtre, un feu ronronne gaiement, et elle remet quelques bûches sur la pile pour entretenir le brasier. Elle a froid, Reja, dans cette contrée de neige et de glace, même au cœur de l’été ! D’ailleurs, elle a drapé sur ses épaules un châle épais prêté par Grâce, par-dessus le tissu bien trop léger de son sari. De la main, elle désigne à Mayeul le fauteuil un peu raide dans le coin de la pièce, s’installant pour sa part en tailleur sur le bord de son lit. Elle est un peu déconcertée : pendant des semaines, elle a repassé dans sa tête ce qu’elle pourrait dire, listant les reproches à lui faire, avant de se décider à feindre l’amnésie… or, maintenant qu’il est là, elle aurait presque envie d’autre chose. De lui parler d’Alméïde, peut-être, de ce que sa sœur lui a révélé sur ce qui s’est vraiment passé ; ou de lui montrer ses tatouages, peut-être ? Ou… ou pas, non. C’est une mauvaise idée ; elle doit se tenir à ce qu’elle a décidé. Il ne s’est rien passé. Elle ne se souvient de rien, car il n’y a rien à se rappeler.

Rien à regretter. Et surtout pas le fantôme de ce qui aurait pu être et qui ne sera jamais. Quel intérêt de pleurer un avenir révolu, auquel elle n’a jamais vraiment cru ? Elle n’a pas besoin de pleurer son chagrin, non – elle n’a pas de larmes à verser, car elle n’est pas amoureuse de Mayeul de Vifesprit. Il ne s’est rien passé. Elle ne se rappelle de rien. Elle n’est pas tombée amoureuse. Jamais !

Relevant les yeux vers son invité, elle chasse ces pensées, scellant son cœur et se barricadant derrière une factice froideur. « Maintenant que tu es là, qu’est-ce que tu veux ? »


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