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 Trois petites mouettes et puis s'en va...

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 17 Juil - 18:10




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Tim l'Escampette, Vira Sabir & Solveig De Sovnheim

Trois petites mouettes et puis s'en va...

Sous l'Océan ~




• Date : 18 juillet 1002
• Météo (optionnel) : ensoleillé, chaud, pas une pète de nuage, c'est l'horreur !
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Tim veut se rendre à Svaljärd lui aussi ! Le hic, il est 'de corvée' parce qu’il est 'puni'. Il attend Vira pour lui parler à ce niveau. En l'attendant, il s'amuse avec sa fronde et touche par grand hasard une mouette... qui se multiplie par trois et peut-être encore davantage. Tim aime les additions et les multiplications.
• Recensement :
Code:
• [b]18 juillet 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2439-trois-petites-mouettes-et-puis-s-en-va#73756]Trois petites mouettes et puis s'en va...[/url] - [i]Tim l'Escampette, Vira Sabir et Solveig de Sovnheim[/i]
Tim veut se rendre à Svaljärd lui aussi ! Le hic, il est 'de corvée' parce qu’il est 'puni'. Il attend Vira pour lui parler à ce niveau. En l'attendant, il s'amuse avec sa fronde et touche par grand hasard une mouette... qui se multiplie par trois et peut-être encore davantage. Tim aime les additions et les multiplications.

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 17 Juil - 18:12

Je m'étais levé bien tôt, je savais qu'on me réquisitionnerait pour un travail dans les heures qui suivraient, mais je tenais avant ça à trouver Vira, l'îlienne bourrine! J'avais cru entendre qu'elle partirait bientôt pour Svaljärd, pour la fête et tout et, oui, je l'avoue, j'en étais complètement jaloux ! Je désirais ardemment y aller également, mais à force de prendre la poudre d'escampette face à des besognes, j'en avais été puni... et je trouvais ça fort injuste moi. D'autant que la kyrienne blonde au nom imprononçable et le boucher (celui qui se dit chirurgien) qui en fait glousser plus d'une, plus récents que moi dans l'équipage, eux, avaient le droit de s'y rendre d'après les dires! Quelque chose en moi criait au favoritisme, un autre côté, plus barbant, indiquait que je ne faisais que récolter ce que j'avais semé.

Remontant l'échelle après avoir quitté le pont des hommes et mon hamac, délaissant les bruits de caisses et de ronflements derrière moi, j'arrivais sur le pont supérieur pour me diriger ensuite vers la rambarde du flanc gauche. Guettant les pirates qui s’affairaient à leurs besognes je soupirais déjà devant celles qui m'attendaient. Pas d’îlienne encore en vue, je décidais de tuer le temps en sortant ma vieille fronde coincée sous ma ceinture, puis fouillais une poche de ma braie à la recherche d'un petit caillou. C'est que, quand le bateau est à quai, je regarde par terre pour en collectionner le plus possible, sait-on jamais que ça pourrait servir. Avec beaucoup de chance lors d'une escarmouche, un caillou lancé par mes soins atterrirait peut-être entre les deux yeux d'un ennemi... pas assez pour l’assommer, certes, mais assez pour le surprendre un peu (et accessoirement le mettre davantage en rogne). Je calais bien vite la pierre au centre, dans la poche dédiée, l'habitude du mouvement, puis larguais la petite masse après quelques moulinets rapides au-dessus de ma tête. Quelques secondes plus tard, un plouf se fit entendre qui me fit me mettre sur la pointe des pieds et me pencher davantage contre la rambarde. J'avais réussi l'exploit de toucher une mouette... le pire étant que je n'avais même pas fait attention à cette dernière, la malheureuse s'en était allée toute seule comme une grande à la rencontre du caillou, de MON caillou, mais il ne m'en fallait pas plus pour m’exciter et m'écrier fort.

« J'ai touché une mouette !  Coulé même ! » lançais-je fièrement, champion, au mousse non loin qui nettoyait le pont.
« Ferm'là l'Escampette y en a qui voudrait bien travailler dans l'silence. » me répondit-il semblant ne pas partager ma joie et mon exploit du moment, ce qui me fit tirer la grimace un peu. C'était pas tous les jours que je coulais une mouette, c'était même le premier !
« La Fronde ! C'est Tim la Fronde à présent ! » Ah bah oui, vu l’œuvre et le talent qu'il y avait derrière, un jour peut-être serais-je reconnu comme tel, mais ce n'était pas pour l'heure, pas encore, plus tard qui sait ; si je réussissais à assommer un dragon d'un tir peut-être. L'image d'un chevaucheur et de son dragon s'écroulant à mes pieds grâce à ma précision spectaculaire à nulle autre pareille s'imposa à mon esprit et me laissa bouche bée, c'était infaisable oui, mais tellement magnifique à imaginer... et inspirant aussi ! J'en ferais une histoire, clairement, et qui sait, peut-être deviendrait-elle Vérité un jour, contre ce chevaucheur maudit qui m'avait fait mouiller mon pantalon !
« Pfft si M'dame la Fronde veut bien m'excusailler. » Répondit le mousse plus âgé d'un ton purement moqueur et bon enfant, assez pour me faire marmonner mes connaissances.
« Ça se dit même pas. On dit EXCUSER, pas excusailler. »
« Pfah ! Qui s'en soucie ! »
lança une dernière fois le vieux loup de mer en se détournant de moi tout en ricanant dans sa barbe.

Je boudais un moment, tordant ma bouche, fronçant les sourcils qui se réduisirent bientôt à une grosse barre touffue au-dessus de mes yeux, croisant les bras contre mon torse avant d’apercevoir ma vraie cible au loin vers laquelle je m’élançais.

« Bonjour Vira ! » Trop loin. Vira ne m'avait sans doute pas entendu. Je prenais bien soin de ne pas mâcher mes mots en sa présence, j'aurais fait bien piètre 'professeur' sinon... car oui je me disais son professeur de langue ! En échange de quoi, j'en apprenais davantage sur les us et coutumes des îliens, sur les contes également. Je fis plus bas encore. « Vira,Vira pas. » Je souriais de ma trouvaille, même si j'étais certain que d'autres l'avaient déjà dit avant moi, de là à ce qu'elle la comprenne, j'en étais pas certain et je ne tenais certainement pas à lui expliquer ! Elle était féroce Vira, mais sympa avec moi !

Je la rattrapais vite et sautillais à côté d'elle.
« Dame Sabir. » Saluais-je extrêmement poliment en penchant le buste exagérément. Elle détestait cela et je me délectais de la voir sourciller. Je jouais peut-être avec le feu d'avis de certains, mais je ne me brûlais jamais les doigts ! Pour l'instant en tout cas.

Les mains dans le dos tenant fermement ma fronde, le torse bombé et le menton levé, un sourire de gagnant scotché au visage, je repris.
« Au cas où tu ne serais pas déjà au courant, sache que j'ai tué trois mouettes en un coup, moi. » J’acquiesçais mes propres paroles d'un mouvement de tête fier. Je sucrais un peu, mais c'était passable selon moi. Je détachais mes mains du dos et mimais la scène. « Comme ça ! Et Plaf trois fois après ! Splendide ! » J'avais peut-être la langue un peu longue, mais qu'est-ce que c'était bien de se vanter, si bien ! J'en avais même oublié ce qui m'avait amené à me lever si tôt ! « Tu me crois, je suis certain. C'est rien du tout, trois mouettes, au fond. » C'était plus une façon de me convaincre alors que je restais à ses côtés. Je me vantais et j'aimais ça, j'attendais juste qu'au moins une personne me croit ou me donne raison.

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Sam 22 Juil - 16:45

La Vira arpentait le pont des femmes, sa flamboyante chevelure rousse flottant au gré des vents iodés, alors que l'Audacia fendait l'océan avec grâce. L'Îlienne était soucieuse. Etat général qu'il était rare de rencontrer chez elle. Pourtant, la pirate ne pouvait s'empêcher de penser aux jours à venir. Elle qui, d'ordinaire, se souciait du futur comme des verres d'eau, se plongeait dans les jours à venir. Jours où, elle avait finalement accepté, sous les insistances plus que tenaces de Solveig, à l'accompagner chez elle pour une « super fête bien célèbre où il y aura de l'alcool ». Mais voilà, la rouquine n'avait plus marcher sur la terre ferme autant de temps depuis qu'elle était partie de l'Archipel, lorsqu'elle était petite. Vira était une femme de l'océan, une pirate sanguinaire et barbare qui vouait un amour profond au vivenef, surtout Rhéa, et au monde des coques et des mâts. Et même ses premières années de vie avaient été vécues au gré des vivenefs qui venaient barboter dans le port de l'Archipel. Elle était habituée à entendre ses bottes marteler le bois de Rhéa, donc elle connaissait chaque recoin, chaque petit détail. A dormir au son du clapotement de l'eau contre la sa coque. A embêter le vigile en haut du mât. A contempler le ciel infini de la nuit se reflétait dans les flots. A sentir le parfum iodé qui s'incrustait maintenant dans chacune des mèches de ses cheveux. Alors, l'idée de se dire que dans quelques jours, elle dormirait sur la terre ferme, dans un terrain immense où elle ne verrait aucune bastingage à l'horizon. L'horizon d'ailleurs. De la terre à perte de vue. Des vagues figées, immenses et verdoyantes. De quoi attiser une anxiété qu'elle ne se connaissait pas. Ma la pirate savait. Elle avait su de suite que sa vie se trouvait sur des vivenefs. Et elle savait que retourner sur la terre ferme sans avoir Rhéa sous les yeux, lui procurerait une source de stress et d'inquiétudes quotidienne. Mais après tout, elle avait accepté. Elle avait accepté parce que Vira savait que si elle n'essayait pas, elle ne saurait jamais ce que c'était. De vivre sur la terre. De découvrir l'intérieur des côtes qu'elle avait longtemps longé. Il fallait qu'elle sût. Et pour ça, rien que pour ça, elle avait fini par accepter. Et puis si jamais ça lui plaisait pas, elle boirait suffisamment d'alcool pour retrouver les sensations de tanguer. Lorsqu'elle verrait le sol bouger, ça apaiserait peut-être son cœur manquant d'eau de mer. Et puis, elle y allait avec Sol et le Doc. Et l'unique chose de positif qu'elle voyait à ce voyage, c'était qu'au moins, elle n'aurait plus à se coltiner les tâches barbantes que lui conférait son titre de Seconde depuis que les deux dernières avaient décidés de pondre leurs marmots en même temps. Les traîtresses. Elles lui refilaient leurs responsabilités pendait qu'elles faisaient « gouzi gouzi » devant des braillards.

Plongée dans des réflexions qui ne lui étaient pas coutumières, elle finit par quitter le pont des femmes pour rejoindre les mousses, ses compagnons pirates de toujours qui s'activaient à leurs tâches respectives. Elle ressentit une pointe d'envie. Elle aurait aimé les rejoindre mais pour le moment, elle se contenterait d'inspectrice des travaux finis. Freyja elle s'en sortait nettement mieux, elle. Puis une voix la fit se retourner et l'Îlienne se retrouva face à l'Escampette, celui qui délaissait ses tâches plus vite que tout le monde. Elle l'aimait bien au fond ce petit. Il voulait à tout prix lui apprendre à mieux parler sa langue mais Vira n'en avait cure. Elle préférait son jargon bizarre qui s'occupait de protéger sa réputation. Rien n'effrayaient plus les mousses que quand elle leur parlait en Îlien d'une voix menaçante, même si elle chantait une berceuse pour enfant. Ses salutations provoquèrent des grognements et elle passa une main dans ses cheveux avant d'ajouter d'une voix bourrue.

-Kes t'dis toi... chui pas dame!

Elle rajouta quelques grognements îliens bien à elle. Il savait très bien que ça la faisait tiquer mais ne se préoccupait de ce genre de détails, l'Escampette. C'était un effronté le Tim, et Vira ça la faisait rire. Elle adorait les effrontés comme Tim... même quand ils avaient tendance à raconter des bobards gros comme le cul de Feyja quand elle était enceinte !

-Ah oué ? T'me diras ! Pendant c'temps, qui tes tâches hein ? T'vois pas l'aut'es t'availlent là !

Elle désigna d'un geste les pirates s'activant au bord de l'Audacia pendant qu'il restait planté devant elle à lui raconter n'importe quoi.

-J'm'en vais tirer t'oreilles ! menaça-t-elle en s'avaçant d'un pas.
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 24 Juil - 14:25

Je sautillais comme une puce hors de sa portée au moment même où elle avait menacé de me tirer les oreilles en avançant plus près. « Cela ne sied guère à une Dame. » ajoutais-je mi sourire, pourtant en m'éloignant un peu plus. J'y tenais à mes oreilles, croyez-le ou non, c'était un de mes rares atouts physiques ! C'est qu'entre ma trombine mollassonne, mes bras longs et mes doigts de pieds en éventail, j'avais pas grand chose pour moi contrairement à mes sœurs. Loin de prendre la poudre d'escampette, mais à quelques distances tout de même je repris en ayant compris ce qu'elle semblait vouloir me faire passer comme message. Entre grincement, marmonnement et harcèlement intempestif de ma part, je commençais à saisir sa langue plus qu'elle ne semblait vouloir apprendre la nôtre.

« Ah non, ah non, je suis pas encore de corvées moi ! Je te jure Vira ! » Je pointais à mon tour un doigt vers un mousse assez gras dont le regard disait qu'il ne lui suffirait sûrement que d'une seconde pour casser en deux le balai qui occupait ses mains. « Quand Gratte-cul travaille, je dors et quand je travaille, c'est lui qui dort. »

C'était plus ou moins ça, j'aurais dû roupiller à l'heure actuelle, mais je voulais lui toucher deux mots à elle, à l'îllienne pas contente de ma façon de l'aborder nobliaute, mais qui ne m'aurait pas cassé en deux pour l'instant ni pour si peu – enfin je pense. Quant à Gratte-cul, c'était le surnom affectif que je donnais au large mousse qui me servait de référence horaire de corvées et de pionçage. Vira n'aurait nullement du mal à le voir lui en particulier puisqu'en plus de le pointer du doigt, ce dernier se mettait à se gratter la raie.

« Tu vois. » indiquais-je entendu en souriant quelque peu tout en hochant la tête satisfait. Oh, au début j'avais grimacé, surtout quand Gratte-cul s'était mit à sentir le bout de ses doigts comme il le faisait maintenant, mais j'avais prit l'habitude de la scène et puis, j'estimais que sur l'Audacia, plus rien ne pouvait me choquer ou me surprendre après plus d'un an de service. Sauf peut-être le boucher quand il avançait sur le pont... et encore, je prenais soin de longer les bords quand je le voyais et de l'observer à bonne distance.

Revenons à Vira, elle n'était pas impressionnée plus que ça par les mouettes, je raclais d'un pied sur le sol, songeur avant de lui clamer enfant. « C'est pas avec une épée que tu saurais faire pareil pourtant, enfin je dis ça, je dis surtout rien moi. » Oui, mieux valait ne pas pousser Vira dans les flots, elle aurait été capable de faire plus que me tirer les oreilles. D'autant qu'elle était à présent seconde... mes sourcils se mirent à danser au-dessus de mes yeux alors que je réfléchissais soudain à la situation. Devais-je l’appeler 'Seconde' ? Madame la Seconde remplaçante ? Mais surtout, si elle était seconde, cela voulait dire que sa parole était d'argent, celle du capitaine étant d'or. Du coup... j'avais peut-être des chances d'obtenir au final l'autorisation d'aller à Svaljärd en m'y prenant bien ! Je me frottais déjà les mains rien qu'à penser à ce que la fête serait avec moi de la partie. « Madame la Seconde. » ajoutais-je à la suite de ma remarque histoire d'arrondir les angles si elle préférait garder quelques distances vis à vis de son nouveau statut.

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Tim ~ #C44C51
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Jeu 27 Juil - 23:29

Il l'agaçait, l'Escampette, mais au fond, elle l'aimait bien, Vira. C'était un bon petit, même s'il mettait plus d'ardeurs à fuir ses tâches qu'à les effectuer. Et elle se méfiait bien de lui, la Vira. Elle savait qu'il fallait faire attention avec Tim. Il avait tendance à mentir facilement, entourlouper les autres et disparaître avant que l'on s'en rendît compte. Un petit malin. Elle fit mine de lui attraper l'oreille lorsqu'il réitéra son appellation et dissimula un petit sourire. Son regard se porta sur le dénommé Gratte-Cul qu'elle admira dans toute sa splendeur lorsqu'il fit honneur à son prénom. Elle dévisagea le mousse avec un air soupçonneux.

-Ouais... ç'm'paraît b'zarre l'histoire.

Tim trouvait toujours des combines astucieuses pour endormir la méfiance des autres, surtout lorsque ses tâches était un chiffre de l'équation. Elle se pencha alors vers lui, se baissant à sa hauteur, plantant son regard dans le sien, un sourire carnassier habitant cette fois ses lèvres.

-J'préfère l'couper l'trois gaillars com'toi d'un coup ! Pratique tsé !

Elle retrouva sa position normale et explosa d'un rire tonitruant, très fière de sa blague. Rire qui fut de courte durée car Tim choisit cet instant pour lui rappeler qu'elle était sa place. Place que la pirate aurait préféré oublié.

-T'm'appelles pas ça ! J'te dis ! 'ttention toi !

Son visage se fit plus sévère, sa voix plus dur. Elle plissa ses yeux, sa chevelure rousse semblant se foncer dangereusement alors qu'un petit nuage dissimula sournoisement le soleil l'espace de quelques secondes. La pirate le toisa de toute se grandeur, hésitant entre lui tirer vraiment les oreilles ou lui flanquer un bon coup de pied au cul pour son insolence. Finalement, elle opta pour une pichenette sur le nez, qui fit tout de même son petit effet. Satisfaite, elle eut un petit sourire.

-Fous moi l'paix, l'mousse, j'pas qu'ça faire.

Elle lui fit signe de retourner roupiller, déjà déprimée à l'idée de retrouver ses corvées de seconde. Et elle pouvait même pas les refourguer à Tim. La pirate était sur le point de le planter là lorsqu'une deuxième silhouette vint s'incruster dans leur conversation. Silhouette qu'elle reconnaissait très bien puisqu'elle appartenait à Solveig. Elle pourrait toujours refourguer ses tâches à Sol... puis elle se ferait bien taper sur les doigts par Ilse et se ferait passer un savon monumental par Freyja. Au final, c'était pas sa meilleure idée.

-R'gardes l'fouineur qu'vient chauffer l'main ! confia-t-elle à son amie en désignant Tim d'un coup de tête. T'veux pas l'foutre par d'ssus l'bord ?

Au moins il pourrait tuer ses trois poissons d'un valeureux coup de fronde. Et il viendrait emmerder personne avec vu que personne ne pouvait parler sous l'eau.
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Ven 28 Juil - 17:57

Tout tanguait toujours sur ce rafiot. A gauche, a droite, a gauche eeeet la guerrière fit l'effort sans précédent d'envoyer ses jambes tendues en dehors de son hamac. Le tissu tangua dangereusement et la toute nouvelle pirate en profita pour sortir totalement de ce lit du démon.
Elle s'était rapidement habituée à dormir la dedans mais un bon lit lui manquait quand même.
Étouffant un bâillement impressionnant pour ne pas déranger les ronfleuses du pont des femmes, Solveig attrapa sa combinaison de cuir pour l'enfiler sans se presser. Elle était finalement revenue aux bonnes vieilles habitudes, dormir presque nue ne choquait personne ici, elle ne se retenait donc pas de se mettre à l'aise pour roupiller gaiement avec une bonne vieille couverture rapiécé par le temps mais devenue aussi douce qu'une peau de bébé.

Une sangle ici, une autre là, elle attrapa l'épée suspendue près de son hamac avant de la fixer perpendiculairement a son dos. Un autre bâillement et elle attacha finalement sa touffe de cheveux indomptés par le sommeil. Elle était prête la guerrière.
D'un pas mal assuré elle se mit en route pour l'air libre, ajustant ses épaulières de fourrure, hésitant a aller quémander un morceau de pain au cuistot. Mais l'appel du ciel était trop fort, elle avait besoin d'air avant tout.

C'est en grimpant l'écoutille que le doux timbre de l’îlienne vint lui écorcher les oreilles. Étouffant un rire, elle se plaqua donc contre l'escalier, une main sur son épée pour la faire pencher et rentrer dans l'étroit passage et l'autre agrippant les marches comme si il s'agissait d'une échelle. On aurait dit un chat. Un chat qui allait bondir sur sa proie même si elle ne pouvait pas encore déterminer laquelle.
Elle ignorait l'heure, mais il n'était jamais trop tôt pour se réveiller avec du muscle.
Jetant un coup d’œil risqué à l'extérieur, elle vit le petit Tim qui lui tournait le dos. Tendant l'oreille elle l'entendit dire quelque chose comme quoi elle était incapable de faire « ça » avec une épée.. comment ça elle n'était pas capable sa Vira !

Elle ne savait pas ce qu'était le « ça » mais une chose était certaine, Vira avec de l’entraînement pouvait tout faire.
Sa bouche se tordit en un horrible rictus lorsqu'elle entendit le madame qui suivit. Ne pas rire, ne pas trahir sa présence.
Un mousse avait pourtant vu son petit manège et la regardait avec un drôle d'air. Posant délicatement son indexe sur ses lèvres, elle lui intima le silence et mima de cette même main le geste d'aller voir ailleurs. A contre cœur, il détourna le regard pour se concentrer sur sa tache non sans se gratter le cul au passage.
Grimaçant de dégoût, Solveig se concentra sur la scène qui l’intéressait. Vira était pas contente et le menaçait mais elle dansait l’îlienne ! La guerrière voyait bien qu'elle ne savait pas quoi faire de l'impertinent.
Heureusement qu'elle était là pour couvrir ses arrières... une pichenette sur le nez, voyez vous ça.

D'un geste incroyablement souple pour celle qu'elle avait été avant d'embarquer sur l'Audacia, Solveig se hissa sur le pont, accroupie, assise sur ses talons. Le tout était de ne pas faire de bruit... pas de bruit...
Des yeux d'un bleu perçants là fixèrent pour la prendre à témoin. C'était son signale, Solveig se redressa dans le dos du mousse et avec un gigantesque éclat de rire attrapa le petit Tim par la nuque avant d'attraper son calbute de l'autre.
D'un geste puissant du genou, elle le fit presque décoller pour le précipiter contre la rambarde. Son corps bascula en avant, la chute ne fut évitée que par la solide poigne de la guerrière qui garda fermement sa prise sur sa chemise et pantalon.

« Avec plaisir madame la seconde ! Dit donc qu'est ce que tu disais à ton supérieur hiérarchique l'Escampette ? Hein ? Répète donc ça à la kyréenne qui a pas tout entendu ! »

Reprenant son rire la ou elle l'avait arrêté elle desserra un peu sa prise pour le plaisir de le faire un peu hurler. Oh qu'elle était vilaine le glaçon.

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Il était un ex petit navire
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Mer 9 Aoû - 13:58

Vira pouvait être vraiment flippante quand elle n'était pas douce ; chose qu'elle n'était jamais a bien y réfléchir. Je sentis un frisson me parcourir l'échine lorsqu'elle m'indiqua préférer couper des enfants plutôt que descendre les mouettes. Le souffle contenu, j'évitais de peu de chuchoter un 'barbare', mais mes lèvres étant scellées, nul son ne trahi ma pensée. Lorsqu'elle se redressa en explosant de rire, je compris que ses mots précédents n'étaient que de l’esbroufe pour m'impressionner et grimace ou non, ça avait bien marché sur le coup. Je me repris cependant en ayant saisi ma place ou plutôt la sienne, elle était seconde actuellement, peut-être préférait-elle que l'on s'adresse à elle différemment. Peut-être détesterait-elle autant que mon 'ma Dame' et, si c'était le cas, cela serait ma petite vengeance personnelle pour les frissons de plus tôt.

Alors que je mettais en évidence son nouveau titre, je n’eus pas trop de mal à saisir qu'elle n'aimait pas ça, du tout même, j'étais bien content au fond, souriant en moi-même. Ma joie dissimulée devait pourtant s'être vu quelque part dans mon regard parce que la pichenette qui m'arracha une plainte, elle, était loin d'être du pipeau. Je me caressais le nez doucement, la regardant avec une pointe de reproche, avec plus de force elle aurait pu me le casser j'en étais certain ! Et qui c'est que j'aurais dû voir dans ce cas là ? Le toubib ! Et quand y a pas le toubib ? Le boucher ! Et le boucher il fait quoi ? Il coupe ! Bah ! Blanc de peau, noir de cheveux, sans nez, je n'irais pas loin dans la vie... autant qu'avec ma musique de rapaces, je ferais fuir plutôt qu'attirer la foule, ce que je ne désirais nullement.

J'allais pour grogner quand elle interpella un pachyderme, à moins que ce ne soit Gratte-Cul. J'avais senti une arrivée derrière, mais je n'avais pas eu le bon sens d'y porter un intérêt quelconque ; on était sur le pont après tout, des allés et venus, il y en avait à la pelle ; ce qui fut une grossière erreur de ma part pour le coup. Alors que j'allais pour jeter un coup d’œil en arrière, on me saisi par la nuque à m'en faire frissonner par la brusquerie de ce geste et lorsqu'on me chopa par le froc, je grimaçais et poussais un juron. Ça aurait pu être Vira, mais ça ne l'était pas ! J'avais peut-être tout l'air d'un piquet dans ma silhouette, mais je gardais ceci dit le poids d'un adolescent de quatorze ans en pleine croissance, aussi fus-je pris de surprise en me sentant décoller du sol l'espace d'un moment avant de basculer contre la rembarre.

Mes prunelles couleur d'eau avertirent rapidement mon cerveau du danger qu'il voyait, sommant ainsi mon corps de cesser de gesticuler comme un chat apeuré devant un broc plein. De l'eau il y en avait partout, là... et la femme à Gratte-Cul, dont je reconnaissais enfin la voix, aussi forte soit-elle, trouverait bientôt ses limites à me soutenir ainsi. Il était hors de question de lui faciliter la tâche à me lâcher ! Maudite kyreenne qui riait.

« Lâche moi, sur le pont ! Précisais-je, quelque fois que. Je n'étais pas du tout content de voir qu'on jouait ainsi avec mes quelques années d'existences. J'avais peur et la sueur qui sortait de tous mes pores était tout sauf mensongère, j'allais finir par lui glisser entre les mains comme une sardine. Je vais le dire au Second ! Grondais-je en lui lançant un regard de reproche. Et il te virera du bateau ! Ou pas, mais j'étais bien trop fixé sur le fait de m'agripper à la vie ; les ongles de mes mains déjà pénétrés dans la rembarre salvatrice qui me blessait le bas ventre ; que pour sortir des choses de pures logiques. Et ta vie de pirate n'aura même pas durée une année ! » Achevais-je comme s'il s'agissait de la plus grosse insulte que je connaissais alors que les embruns glacés venaient me rincer autant la bouche de mes bêtises que mon nez de la morve qui s'était mise à couler. « Vira ! » Appelais-je à l'aide, plaintif, sans politesse à lui saigner les oreilles cette fois ; autant qu'à l'ordre et à l'autorité qui lui appartenaient à présent, de finir ce calvaire.

Hrp:
 

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 4 Sep - 22:56

Ce qui était bien, avec Solveig, c'était qu'elles se comprenaient sans avoir forcément besoin de se parler. C'était plutôt une bonne chose, surtout lorsqu'on savait le peu d'intérêt que l'Îlienne portait au langage d'Arven. La Kyréenne surgit d'un coup et, avant que l'impertinent pût faire le moindre geste, elle le porta joyeusement vers la limite du pont, prête à le balancer par dessus bord. Les yeux de l'Îlienne étincelèrent de malice alors que ses lèvres s'étiraient en un sourire carnassier. Mais l'Escampette ne semblait pas spécialement apprécier le sort que la Kyréenne lui réservait. Enfin, si Vira devait choisir ses châtiments en fonction de ce qu'appréciait ou non les pirates à bord, elle n'avait pas fini. Elle regarda son visage se mettre à suer alors que la panique commençait à se reflétait dans ses yeux. L'Îlienne savoura ce petit moment, surtout lorsqu'il commença à menacer la pirate par des propos sans queue ni tête. Elle se demandait sérieusement si un petit bain ne lui ferait pas du bien lorsqu'il lança son nom dans une prière bien repentie. Elle le lorgna, haussant un sourcil et fit mine de réfléchir. Réfléchir longtemps. Après tout, une Dame se devait d'envisager toutes les possibilités. Alors qu'une pirate ne faisait que suivre ce que son cœur lui disait.

-C'bon l'ins'lent. T'peux rev'nir.

Elle lança un clin d'oeil à Solveig, sachant qu'elle n'avait pas préciser qu'il pouvait regagner délicatement le pont. Lorsqu'il fut de nouveau en sécurité, bien au sec, sur le sol tangent du navire, elle explosa d'un grand rire et lui ébouriffa affectueusement les cheveux. C'est que, au fond, la Vira s’ennuierait tout de même un peu sans son Escampette préféré.

-Bien fait. T'vois, faut pas chercher. Va r'trouver t'pauvres mouettes. T''me  gênes, petiot.

Elle lui adressa un petit sourire menaçant. Il était mignon ce drôle. Même s'il avait la fâcheuse manie de délaisser ses corvées et qu'il prenait plaisir à raconter des mensonges gros comme une vivenef. L'Îlienne se tourna ensuite vers son amie et sourit moqueusement.

-T'finis salir l'pont 'vec tes dégueulis ? Sinon y a l'Tim pour laver ! L's'ennuite l'môme tsé.

Elle éclata d'un rire joyeux comme si elle trouvait l'idée de Tim nettoyant les tripes de Solveig particulièrement amusante. Un humour tropical, sans nul doute.
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Mar 5 Sep - 0:34

Le bestiau pouvait gesticuler autant qu'il le voulait, elle en avait maté des plus imposants que lui.
Son rire redoubla en entendant le mousse la prier de le faire redescendre. Sur le pont. Cette précision charma la kyréenne qui ne pouvait qu'avouer que c'était assez intelligent pour quelqu'un paniquant presque aussi bien qu'un lapin chassé par un faucon pelerin.
Solveig regrettait de ne pas voir en cet instant son visage, elle avait toujours eu un petit penchant pour le regard de ses adversaires.
La guerrière avait du mal a maîtriser les larmes qui menaçaient de poindre en voyant son petit dos frêle suivre le rythme de son corps sécoué de ses éclats de rire. Une boucle infernale. Se raclant la gorge, elle eut pourtant la force de lui répondre.

« Va donc, va donc, je te regarde faire petit mousse. »

Sa poigne ne se desserra pourtant pas d'un millimètre. Tournant son visage angélique vers son amie, elle lui adressa son plus beau sourire en attendant son ordre. Oh elle savait déjà comment tout cela allait se finir. Il avait prononcé son prénom comme un moineau appelant sa mère, son îlienne d'amie n'allait pas pouvoir résister à ça. Ce qui ne loupa pas.

« T'es certaine Vira ? »

Le clin d’œil fut suffisant à Solveig qui poussa un soupire théâtrale avant de soulever de nouveau le poids du jeune homme pour le retourner vers le pont. Assurée de le lâcher en toute sécurité - sait-on jamais cet idiot dans une panique encore non apaisée pouvait encore trouver le moyen de basculer – la pirate ouvrit les doigts sur son pantalon et son col.
Encore tout sourire, elle adressa un superbe clin d’œil à ce lardon pas loin de devenir un homme.
Elle ne le quitta même pas lorsque Vira lui demanda si elle ne voulait pas profiter de la présence du jeune mousse pour lâcher un beau dégueulis qu'il se ferait un devoir de nettoyer.

« Nan, merci. Mais si il s’ennuie... tu parlais de fronde toute a l'heure. Tu n'as pas envie de nous défier en caillassage de mouettes ? T'avait l'air rudement fier de toi. »

Non elle n'avait pas tout suivie mais elle était certaine que cette graine de voyou devait encore vanter des prouesses imaginaires. Ce ne serait ni la dernière fois, ni la première n'est ce pas ?

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Mar 5 Sep - 18:14

Et je beuglais autant que j'implorais. Il n'aurait fallu que d'une seule erreur de sa part, d'une toute petite inattention et Plouf que j'aurais fait ! Et pas que. Avais-je si peu confiance en la kyrienne ? Oui on pouvait dire ça. Je pouvais l'apprecier, m'entendre et rire de temps en temps avec elle, elle était pourtant sur l'Audacia depuis trop peu à mes yeux que pour fermer les yeux en sa compagnie ; contrairement à Vira par exemple.

Mes insultes fusaient, puériles, irréfléchies, de par la situation dans laquelle je me trouvais. Pourtant viendrait le jour où elle partirait bien, sauf que je ne le savais pas encore, pas plus qu'elle. Elle, Solveig d'un nom à éternuer, qui rigolait à m'en faire trembler le corps comme un simple écho du sien. Elle que je détestais tout simplement en cet instant présent. Elle qui tenait ma vie de Passefil à un fil et qui m’empêchait de prendre la poudre d'escampette avec brio comme mon nom l'aurait souhaité. 'Je te regarderais faire' qu'elle disait. Ah ! Je me retenais d'attiser ses réactions, mais je doutais franchement qu'elle ne se montre aussi désinvolte face au Second des hommes.

Vira ! J'avais crié son prénom, envoyant valser les doux noms dont je l’affublais et qu'elle détestait tant. Elle fit mine de réfléchir ; ce qui soit-dit en passant, ne lui allait pas du tout, comme quand Gratte-Cul disait savoir lire en tenant une lettre à l'envers. Son ordre arriva, enfin, pas trop tôt d'après moi, mais ce qu'il fallait pour qu'elle s'en délecte de me voir me mordre les lèvres. La future femme à Gratte-cul me lâcha enfin, sur le pont, sans je n'eu bougé un seul de mes membres histoire de lui simplifier la tâche et de m'assurer de ma survie par la même occasion.

À terre je me remis bien droit, repassant mes vêtements de ma main, avec un regard lourd de reproche à la Seconde remplaçante. Je n'étais pas du tout content. Du tout. Et je le faisais bien comprendre en marmonnant entre mes dents tandis qu'elle alignait mon prénom avec le mot vomi, ramassage le tout en ciblant la kyrienne. Mais bien sûr ! Je retroussais le nez, silencieux, j'étais mousse certes, mais elle n'était pas une invitée de marque pour autant. En outre si elle vomissait tripes et boyaux ne serait-elle pas la honte de la piraterie ?  A moins qu'elle ne soit... porteuse d'un môme.

Mes yeux se retraicirent et se posèrent sur son ventre alors qu'elle me mettait au défi de refaire mon exploit de plus tôt.

« Bien sûr que je pourrais le faire, mais je ne suis plus d'humeur, fis-je en relevant le menton, boudeur, Et après m'avoir vu en exécuter cinq d'entre elles, je doute qu'elles soient assez folichonnes pour repointer le bout de leur bec face à moi de si tôt. » Je croisais les bras après m'être passé une main dans les cheveux, histoire de les recoiffer un peu de cette eau salée qui me les avait collés plus tôt. « Ça va pleuvoir. » Indiquais-je en regardant les nuages plus loin d'un signe de tête. Gratte-Cul travaillait toujours, mais il irait bientôt se reposer tandis que je reprendrais la main, j'allais me farcir la drache et j'en soupirais déjà. Peut-être qu'en laissant traîner la brosse, elle frotterait toute seule le pont le temps que ça passe. Enfin je me rappelais ce que j'étais venu faire si tôt et me tournais vers Vira une nouvelle fois.

« J'ai entendu que tu allais descendre bientôt pour te rendre à Svaljärd ! C'est vrai ? » demandais-je effaré. Et si elle me disait que oui, ce qui serait choquant, alors les rumeurs concernant pachyderme et boucher y allant avec elle seraient tout aussi plausibles. Aussi jetais-je un regard en coin à la kyrienne, jaloux déjà.

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Ven 15 Sep - 23:15

Il boudait le Tim et Vira explosa de rire devant sa mine déconfite et furieuse. Oh mais il était presque convaincant. Elle lui ébouriffa tendrement les cheveux. Enfin tendrement... Puis elle reporta son regard vers Solveig et imita son large sourire. Elle savait s'amuser, la Kyréenne, et Vira aimait les pirates qui savaient s'amuser. Malgré son estomac délicat, elle restait sur l'Audacia et se plaisait à tester ses limites. Le genre de tempérament qui plaisait à Vira. Sa proposition ne parvint, d'ailleurs, qu'à agrandir plus encore son sourire. Néanmoins, l'Escampette ne semblait pas la partage et se montra plutôt ronchon, même un tantinet suffisant.

-J'croyais trois, ricana Vira. Tsé pu l'compte, l'mousse ?

Elle explosa à nouveau de rire. Certes, elle ne savait pas lire, en avait rien à faire et préférait parler dans son jargon plutôt que d'apprendre correctement l'Arvenien. En revanche, elle savait compter et savait « lire » les nombres. En même temps, elle en avait besoin pour jouer aux dés et c'est d'ailleurs ainsi qu'elle avait fini par apprendre. Et puis c'est compliqué de parier sans connaître les chiffres. Puis il lui posa la question qui semblait lui brûler les lèvres depuis son arrivée. Ainsi c'était donc ça. Elle aurait dû s'en douter. Elle le voyait déjà venir, gros comme une baleine échouée en pleine marée basse. Elle sourit, l'oeil pétillant de malice.

-Ouais, j'vais là, moi. C'est l'glaçon qu'm'amène voir s'pingouins ! Tsé com' l'images qu'ta montré à moi, l'aut'fois !

En vrai, elle n'en avait jamais vu, Vira. Beaucoup d'animaux manquait à sa culture générale. Elle pouvait reconnaître les poissons entre mille, citer presque toutes les créatures marines qui nageaient dans l'océan mais la faune terrestre... ça c'était une autre paire de manche. Elle connaissait seulement de nom ceux qui finissaient dans son assiette. Et encore, pas tous. Elle échangea un regard avec Solveig. Elle était pas spécialement emballée mais la Kyréenne avait fini par la convaincre. En revanche, s'éloigner de Rhéa était une véritable torture. Depuis qu'elle était montée à bord de l'Audacia, elle y était rarement descendue. Et même lorsqu'elle fréquentait les tavernes, elle se positionnait toujours de façon à voir la silhouette de l'Audacia. Même sans parler de Rhéa, Vira n'avait pas passé une seule nuit à terre depuis qu'elle avait embarqué sur l’Orichalque quand elle était petite. Alors il avait fallu des heures de harcèlement et d'arguments de la part de Solveig pour venir à bout de sa réticence. Et elle ne partait toujours pas enjouée et rassurée. Surtout que Valkyrion n'était pas son duché préféré. Il était réputé pour ses eaux inhospitalières, entourées d'iceberg et de glaçon. L'eau y était gelée et elle avait entendu dire qu'il y neigeait tous les jours et tellement que les gens en avait jusqu'aux épaules et qu'ils étaient obligés de monter les uns sur les autres pour se déplacer. Bref, ça semblait tout sauf hospitalier. Puis elle doutait fortement du degré de leur alcool. En dessous d'un certain stade, ce n'était plus que de l'eau. D'ailleurs elle avait aussi entendu qu'ils fondaient leur glaçon pour les boire. En même temps, il marchait sur de l'eau poudreuse ou glacée presque toute l'année. L'eau c'était fait pour naviguer dessus, pas pour y marcher. Tout ça c'était pas normal. Surtout pour une Îlienne, originaire d'une île tropical où il ne neigeait jamais.

-Pou'quoi t'veux s'voir ?
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