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 Trois petites mouettes et puis s'en va...

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 17 Juil - 18:10




Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Tim l'Escampette, Vira Sabir & Solveig De Sovnheim

Trois petites mouettes et puis s'en va...

Sous l'Océan ~




• Date : 18 juillet 1002
• Météo (optionnel) : ensoleillé, chaud, pas une pète de nuage, c'est l'horreur !
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Tim veut se rendre à Svaljärd lui aussi ! Le hic, il est 'de corvée' parce qu’il est 'puni'. Il attend Vira pour lui parler à ce niveau. En l'attendant, il s'amuse avec sa fronde et touche par grand hasard une mouette... qui se multiplie par trois et peut-être encore davantage. Tim aime les additions et les multiplications.
• Recensement :
Code:
• [b]18 juillet 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2439-trois-petites-mouettes-et-puis-s-en-va#73756]Trois petites mouettes et puis s'en va...[/url] - [i]Tim l'Escampette, Vira Sabir et Solveig de Sovnheim[/i]
Tim veut se rendre à Svaljärd lui aussi ! Le hic, il est 'de corvée' parce qu’il est 'puni'. Il attend Vira pour lui parler à ce niveau. En l'attendant, il s'amuse avec sa fronde et touche par grand hasard une mouette... qui se multiplie par trois et peut-être encore davantage. Tim aime les additions et les multiplications.

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 17 Juil - 18:12

Je m'étais levé bien tôt, je savais qu'on me réquisitionnerait pour un travail dans les heures qui suivraient, mais je tenais avant ça à trouver Vira, l'îlienne bourrine! J'avais cru entendre qu'elle partirait bientôt pour Svaljärd, pour la fête et tout et, oui, je l'avoue, j'en étais complètement jaloux ! Je désirais ardemment y aller également, mais à force de prendre la poudre d'escampette face à des besognes, j'en avais été puni... et je trouvais ça fort injuste moi. D'autant que la kyrienne blonde au nom imprononçable et le boucher (celui qui se dit chirurgien) qui en fait glousser plus d'une, plus récents que moi dans l'équipage, eux, avaient le droit de s'y rendre d'après les dires! Quelque chose en moi criait au favoritisme, un autre côté, plus barbant, indiquait que je ne faisais que récolter ce que j'avais semé.

Remontant l'échelle après avoir quitté le pont des hommes et mon hamac, délaissant les bruits de caisses et de ronflements derrière moi, j'arrivais sur le pont supérieur pour me diriger ensuite vers la rambarde du flanc gauche. Guettant les pirates qui s’affairaient à leurs besognes je soupirais déjà devant celles qui m'attendaient. Pas d’îlienne encore en vue, je décidais de tuer le temps en sortant ma vieille fronde coincée sous ma ceinture, puis fouillais une poche de ma braie à la recherche d'un petit caillou. C'est que, quand le bateau est à quai, je regarde par terre pour en collectionner le plus possible, sait-on jamais que ça pourrait servir. Avec beaucoup de chance lors d'une escarmouche, un caillou lancé par mes soins atterrirait peut-être entre les deux yeux d'un ennemi... pas assez pour l’assommer, certes, mais assez pour le surprendre un peu (et accessoirement le mettre davantage en rogne). Je calais bien vite la pierre au centre, dans la poche dédiée, l'habitude du mouvement, puis larguais la petite masse après quelques moulinets rapides au-dessus de ma tête. Quelques secondes plus tard, un plouf se fit entendre qui me fit me mettre sur la pointe des pieds et me pencher davantage contre la rambarde. J'avais réussi l'exploit de toucher une mouette... le pire étant que je n'avais même pas fait attention à cette dernière, la malheureuse s'en était allée toute seule comme une grande à la rencontre du caillou, de MON caillou, mais il ne m'en fallait pas plus pour m’exciter et m'écrier fort.

« J'ai touché une mouette !  Coulé même ! » lançais-je fièrement, champion, au mousse non loin qui nettoyait le pont.
« Ferm'là l'Escampette y en a qui voudrait bien travailler dans l'silence. » me répondit-il semblant ne pas partager ma joie et mon exploit du moment, ce qui me fit tirer la grimace un peu. C'était pas tous les jours que je coulais une mouette, c'était même le premier !
« La Fronde ! C'est Tim la Fronde à présent ! » Ah bah oui, vu l’œuvre et le talent qu'il y avait derrière, un jour peut-être serais-je reconnu comme tel, mais ce n'était pas pour l'heure, pas encore, plus tard qui sait ; si je réussissais à assommer un dragon d'un tir peut-être. L'image d'un chevaucheur et de son dragon s'écroulant à mes pieds grâce à ma précision spectaculaire à nulle autre pareille s'imposa à mon esprit et me laissa bouche bée, c'était infaisable oui, mais tellement magnifique à imaginer... et inspirant aussi ! J'en ferais une histoire, clairement, et qui sait, peut-être deviendrait-elle Vérité un jour, contre ce chevaucheur maudit qui m'avait fait mouiller mon pantalon !
« Pfft si M'dame la Fronde veut bien m'excusailler. » Répondit le mousse plus âgé d'un ton purement moqueur et bon enfant, assez pour me faire marmonner mes connaissances.
« Ça se dit même pas. On dit EXCUSER, pas excusailler. »
« Pfah ! Qui s'en soucie ! »
lança une dernière fois le vieux loup de mer en se détournant de moi tout en ricanant dans sa barbe.

Je boudais un moment, tordant ma bouche, fronçant les sourcils qui se réduisirent bientôt à une grosse barre touffue au-dessus de mes yeux, croisant les bras contre mon torse avant d’apercevoir ma vraie cible au loin vers laquelle je m’élançais.

« Bonjour Vira ! » Trop loin. Vira ne m'avait sans doute pas entendu. Je prenais bien soin de ne pas mâcher mes mots en sa présence, j'aurais fait bien piètre 'professeur' sinon... car oui je me disais son professeur de langue ! En échange de quoi, j'en apprenais davantage sur les us et coutumes des îliens, sur les contes également. Je fis plus bas encore. « Vira,Vira pas. » Je souriais de ma trouvaille, même si j'étais certain que d'autres l'avaient déjà dit avant moi, de là à ce qu'elle la comprenne, j'en étais pas certain et je ne tenais certainement pas à lui expliquer ! Elle était féroce Vira, mais sympa avec moi !

Je la rattrapais vite et sautillais à côté d'elle.
« Dame Sabir. » Saluais-je extrêmement poliment en penchant le buste exagérément. Elle détestait cela et je me délectais de la voir sourciller. Je jouais peut-être avec le feu d'avis de certains, mais je ne me brûlais jamais les doigts ! Pour l'instant en tout cas.

Les mains dans le dos tenant fermement ma fronde, le torse bombé et le menton levé, un sourire de gagnant scotché au visage, je repris.
« Au cas où tu ne serais pas déjà au courant, sache que j'ai tué trois mouettes en un coup, moi. » J’acquiesçais mes propres paroles d'un mouvement de tête fier. Je sucrais un peu, mais c'était passable selon moi. Je détachais mes mains du dos et mimais la scène. « Comme ça ! Et Plaf trois fois après ! Splendide ! » J'avais peut-être la langue un peu longue, mais qu'est-ce que c'était bien de se vanter, si bien ! J'en avais même oublié ce qui m'avait amené à me lever si tôt ! « Tu me crois, je suis certain. C'est rien du tout, trois mouettes, au fond. » C'était plus une façon de me convaincre alors que je restais à ses côtés. Je me vantais et j'aimais ça, j'attendais juste qu'au moins une personne me croit ou me donne raison.

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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Sam 22 Juil - 16:45

La Vira arpentait le pont des femmes, sa flamboyante chevelure rousse flottant au gré des vents iodés, alors que l'Audacia fendait l'océan avec grâce. L'Îlienne était soucieuse. Etat général qu'il était rare de rencontrer chez elle. Pourtant, la pirate ne pouvait s'empêcher de penser aux jours à venir. Elle qui, d'ordinaire, se souciait du futur comme des verres d'eau, se plongeait dans les jours à venir. Jours où, elle avait finalement accepté, sous les insistances plus que tenaces de Solveig, à l'accompagner chez elle pour une « super fête bien célèbre où il y aura de l'alcool ». Mais voilà, la rouquine n'avait plus marcher sur la terre ferme autant de temps depuis qu'elle était partie de l'Archipel, lorsqu'elle était petite. Vira était une femme de l'océan, une pirate sanguinaire et barbare qui vouait un amour profond au vivenef, surtout Rhéa, et au monde des coques et des mâts. Et même ses premières années de vie avaient été vécues au gré des vivenefs qui venaient barboter dans le port de l'Archipel. Elle était habituée à entendre ses bottes marteler le bois de Rhéa, donc elle connaissait chaque recoin, chaque petit détail. A dormir au son du clapotement de l'eau contre la sa coque. A embêter le vigile en haut du mât. A contempler le ciel infini de la nuit se reflétait dans les flots. A sentir le parfum iodé qui s'incrustait maintenant dans chacune des mèches de ses cheveux. Alors, l'idée de se dire que dans quelques jours, elle dormirait sur la terre ferme, dans un terrain immense où elle ne verrait aucune bastingage à l'horizon. L'horizon d'ailleurs. De la terre à perte de vue. Des vagues figées, immenses et verdoyantes. De quoi attiser une anxiété qu'elle ne se connaissait pas. Ma la pirate savait. Elle avait su de suite que sa vie se trouvait sur des vivenefs. Et elle savait que retourner sur la terre ferme sans avoir Rhéa sous les yeux, lui procurerait une source de stress et d'inquiétudes quotidienne. Mais après tout, elle avait accepté. Elle avait accepté parce que Vira savait que si elle n'essayait pas, elle ne saurait jamais ce que c'était. De vivre sur la terre. De découvrir l'intérieur des côtes qu'elle avait longtemps longé. Il fallait qu'elle sût. Et pour ça, rien que pour ça, elle avait fini par accepter. Et puis si jamais ça lui plaisait pas, elle boirait suffisamment d'alcool pour retrouver les sensations de tanguer. Lorsqu'elle verrait le sol bouger, ça apaiserait peut-être son cœur manquant d'eau de mer. Et puis, elle y allait avec Sol et le Doc. Et l'unique chose de positif qu'elle voyait à ce voyage, c'était qu'au moins, elle n'aurait plus à se coltiner les tâches barbantes que lui conférait son titre de Seconde depuis que les deux dernières avaient décidés de pondre leurs marmots en même temps. Les traîtresses. Elles lui refilaient leurs responsabilités pendait qu'elles faisaient « gouzi gouzi » devant des braillards.

Plongée dans des réflexions qui ne lui étaient pas coutumières, elle finit par quitter le pont des femmes pour rejoindre les mousses, ses compagnons pirates de toujours qui s'activaient à leurs tâches respectives. Elle ressentit une pointe d'envie. Elle aurait aimé les rejoindre mais pour le moment, elle se contenterait d'inspectrice des travaux finis. Freyja elle s'en sortait nettement mieux, elle. Puis une voix la fit se retourner et l'Îlienne se retrouva face à l'Escampette, celui qui délaissait ses tâches plus vite que tout le monde. Elle l'aimait bien au fond ce petit. Il voulait à tout prix lui apprendre à mieux parler sa langue mais Vira n'en avait cure. Elle préférait son jargon bizarre qui s'occupait de protéger sa réputation. Rien n'effrayaient plus les mousses que quand elle leur parlait en Îlien d'une voix menaçante, même si elle chantait une berceuse pour enfant. Ses salutations provoquèrent des grognements et elle passa une main dans ses cheveux avant d'ajouter d'une voix bourrue.

-Kes t'dis toi... chui pas dame!

Elle rajouta quelques grognements îliens bien à elle. Il savait très bien que ça la faisait tiquer mais ne se préoccupait de ce genre de détails, l'Escampette. C'était un effronté le Tim, et Vira ça la faisait rire. Elle adorait les effrontés comme Tim... même quand ils avaient tendance à raconter des bobards gros comme le cul de Feyja quand elle était enceinte !

-Ah oué ? T'me diras ! Pendant c'temps, qui tes tâches hein ? T'vois pas l'aut'es t'availlent là !

Elle désigna d'un geste les pirates s'activant au bord de l'Audacia pendant qu'il restait planté devant elle à lui raconter n'importe quoi.

-J'm'en vais tirer t'oreilles ! menaça-t-elle en s'avaçant d'un pas.
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Message Sujet: Re: Trois petites mouettes et puis s'en va...   Lun 24 Juil - 14:25

Je sautillais comme une puce hors de sa portée au moment même où elle avait menacé de me tirer les oreilles en avançant plus près. « Cela ne sied guère à une Dame. » ajoutais-je mi sourire, pourtant en m'éloignant un peu plus. J'y tenais à mes oreilles, croyez-le ou non, c'était un de mes rares atouts physiques ! C'est qu'entre ma trombine mollassonne, mes bras longs et mes doigts de pieds en éventail, j'avais pas grand chose pour moi contrairement à mes sœurs. Loin de prendre la poudre d'escampette, mais à quelques distances tout de même je repris en ayant compris ce qu'elle semblait vouloir me faire passer comme message. Entre grincement, marmonnement et harcèlement intempestif de ma part, je commençais à saisir sa langue plus qu'elle ne semblait vouloir apprendre la nôtre.

« Ah non, ah non, je suis pas encore de corvées moi ! Je te jure Vira ! » Je pointais à mon tour un doigt vers un mousse assez gras dont le regard disait qu'il ne lui suffirait sûrement que d'une seconde pour casser en deux le balai qui occupait ses mains. « Quand Gratte-cul travaille, je dors et quand je travaille, c'est lui qui dort. »

C'était plus ou moins ça, j'aurais dû roupiller à l'heure actuelle, mais je voulais lui toucher deux mots à elle, à l'îllienne pas contente de ma façon de l'aborder nobliaute, mais qui ne m'aurait pas cassé en deux pour l'instant ni pour si peu – enfin je pense. Quant à Gratte-cul, c'était le surnom affectif que je donnais au large mousse qui me servait de référence horaire de corvées et de pionçage. Vira n'aurait nullement du mal à le voir lui en particulier puisqu'en plus de le pointer du doigt, ce dernier se mettait à se gratter la raie.

« Tu vois. » indiquais-je entendu en souriant quelque peu tout en hochant la tête satisfait. Oh, au début j'avais grimacé, surtout quand Gratte-cul s'était mit à sentir le bout de ses doigts comme il le faisait maintenant, mais j'avais prit l'habitude de la scène et puis, j'estimais que sur l'Audacia, plus rien ne pouvait me choquer ou me surprendre après plus d'un an de service. Sauf peut-être le boucher quand il avançait sur le pont... et encore, je prenais soin de longer les bords quand je le voyais et de l'observer à bonne distance.

Revenons à Vira, elle n'était pas impressionnée plus que ça par les mouettes, je raclais d'un pied sur le sol, songeur avant de lui clamer enfant. « C'est pas avec une épée que tu saurais faire pareil pourtant, enfin je dis ça, je dis surtout rien moi. » Oui, mieux valait ne pas pousser Vira dans les flots, elle aurait été capable de faire plus que me tirer les oreilles. D'autant qu'elle était à présent seconde... mes sourcils se mirent à danser au-dessus de mes yeux alors que je réfléchissais soudain à la situation. Devais-je l’appeler 'Seconde' ? Madame la Seconde remplaçante ? Mais surtout, si elle était seconde, cela voulait dire que sa parole était d'argent, celle du capitaine étant d'or. Du coup... j'avais peut-être des chances d'obtenir au final l'autorisation d'aller à Svaljärd en m'y prenant bien ! Je me frottais déjà les mains rien qu'à penser à ce que la fête serait avec moi de la partie. « Madame la Seconde. » ajoutais-je à la suite de ma remarque histoire d'arrondir les angles si elle préférait garder quelques distances vis à vis de son nouveau statut.

_________________
HISSE ET OH MATELOT
Ready here we come, we always get our way.
It's a pirate's life, every single day !
© okinnel.

Tim ~ #C44C51
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