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 Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.

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Message Sujet: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 8:11



MS présente

Soren
Arsaken

Bradley James

« Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même. »

Oh ! Vous êtes arrivés, je ne pensais pas vous voir lire par ici aussi tôt. Qui suis-je ? Une simple narratrice. Une simple narratrice qui va vous présenter notre jeune homme que voici : Soren Arsaken.

Soren est avant tout un grand aventurier qui n’hésite pas à s’embarquer dans de nombreuses situations dont il est difficile de se dépêtrer. Je ne compte plus les fois où il a escaladé de gigantesques arbres pour ne plus réussir à redescendre étant enfant, les fois où il a défié des brigands saouls dans une taverne, et même les fois où il a défié son propre père. Il ne supporte pas l’autorité à trop forte dose, il obéit seulement si on lui demande avec politesse. Il est têtu et était capable de défier n’importe qui étant adolescent. A présent, il a muri et à compris que parfois, il valait mieux ne rien dire et se contenter de faire. Enfin, rien n’empêche, il hait les injustices. Son poing reste à jamais serré lorsque sa colère et son indignation refont surface. Mais il ne dit plus rien lors des situations délicates. Ou presque. Notre blondinet peut changer les règles pour quelque chose qu’il juge juste, il est très fidèle et loyal envers ses amis, ses alliances et ceux auquel il a juré allégeance. Ceux qui le connaissent diront que c’est un excellent combattant, qu’il a hérité du talent de ses ancêtres. Il manie une arme avec brio, est un fin stratège. Il est sûr de lui et de ses analyses face au reste du monde. Tout ce qu’il peut décortiquer, examiner avec précision, il le fait. Vous ai-je déjà dit qu’il était très courageux ? Il ne me semble pas. C’est son côté intrépide et sans peur qui lui a permis de prouver sa valeur. Même si selon lui, il n’a pas encore atteint ce qu’il cherche : la perfection…
Depuis la mort de son frère, Soren est anéanti, son légendaire sens de l’humour et du sarcasme s’évaporent au fur et à mesure. Il n’est plus qu’un homme guerrier qui se bat avec un cœur déchiré en deux. La magie l’effraie, lui inspire méfiance et colère. Sa propre colère qui cache une douleur sans fin, sa propre colère qui le gagne si vite à présent. Soren a peur d’échouer, de faire des erreurs et de ne pas rendre fier son grand frère. Il a vécu tant de choses. C’est un survivant, aussi bien du cœur que du corps. C’est un survivant face au reste du monde.



© Love
Soren aime les sciences, il adore observer les étoiles et comprendre ce qu’il se passe ailleurs, ici et là. Aussi, le seul souvenir qu’il lui reste de son défunt frère est ce foulard, bleu nuit avec une aile d’oiseau brodée au centre, qu’il garde toujours autour de son cou. Il y tient énormément.



© Love
Âge : 23 ans.
Date et lieu de naissance : Le 11 décembre 979, dans la maison familiale, dans la contrée de Valkyrion.
Statut/profession : Guerrier.
Allégeance : A l'empereur d'Ibelène, Augustus et à Hjalden d'Evalkyr, duc de Valkyrion.
Dieux tutélaires : Protégé depuis sa naissance par Igni l'Embrasé, il voue cependant un culte à Kern le Guerrier, à Alder le Savant et à Mnémosie l'Archiviste.
Groupe principal : La voix des armes; → Plus d'informations ici.
Groupes secondaires : Peuple / Guerriers.   → Plus d'informations ici.
(Ne garde que tes groupes secondaires et souligne ensuite celui que tu souhaites avoir en rang sur ton avatar)


Ah mais vous êtes encore ici ? De quoi ? Vous souhaitez en savoir plus sur Soren ? Bon, très bien.
Laissez-moi vous raconter, ce par quoi il a commencé, d’où vient-il et ce qu’il a vécu…



Il neige.
Les flocons tombent rapidement.
Si rapidement qu'on ne peut entrevoir le lointain.
C'est un désert de glace, un enfer blanc.
Il fait si froid.
Les températures chutent à mesure que la nuit approche.
Ces marmottes qui se cachent dans leurs terriers, ces chevreuils qui quittent les plaines pour aller se réfugier en forêt, ces loups qui retournent dans leurs tanières.
Nous sommes le 11 décembre 979, à Valkyrion.
Dans la demeure de Richard Arsaken et de Marianne Arsaken crépite un feu de cheminée ardent. Un enfant, du nom de Baptiste Arsaken attend patiemment, assis sur le sol. Des épées tranchantes sont suspendues par des cordes. Une tête de cerf empaillée orne le mur du salon. Des fauteuils sont disposés autour de l'âtre avec des couvertures en laine de mou-ton. Dans cette modeste maison de pierre, six pièces permettent de vagabonder en toute sécurité en étant à l'abri du froid mordant de l'hiver.

C'est dans cette modeste demeure et dans cette chaleureuse famille qu'est né Soren Arsaken, fils d'un père guerrier et d'une mère Voltigeuse. Son berceau, mit près d'une toute petite fenêtre, filtre les rayons cristallins de la lune blanche. Doucement, l'enfant se laisse bercer par la douce voix de sa mère et le souffle du vent. Igni l'Embrasé le surveille déjà du coin de l'œil. Il respire tranquillement ce nouveau-né, son cœur bat dans sa poitrine et il savoure l'air qui s'infiltre dans ses poumons. A peine est-il arrivé dans ce monde qu'il profite déjà de ce pourquoi il se battra tout au long de son existence : sa propre vie et sa liberté.

____________

De la neige sur le sol.
Fidèle aux terres de Valkyrion, l'enfer blanc est et demeure ici.
Pas de tempête de neige.
Seulement du calme et du vent.
Et un enfant.
Oh, que dis-je, deux enfants.
Deux enfants qui se courent l'un après l'autre comme des chats bagarreurs. Six ans ont passé après la venue du petit garçon blond dans ce monde.
Soren et Baptiste sont devenus si proches qu'ils ne se séparent plus.
Ils sont de faux jumeaux en quelque sorte.
Le Yin et le Yang, peut-être.
L'un est clair comme l'eau qui s'écoule de la montagne. L'autre sombre comme la couleur du ciel la nuit.
Pas de méchant ou de gentil, juste deux âmes complémentaires.
Le plus âgé, tellement calme, tellement doux, obéissant et aimable.
Et le plus jeune, aha, que dire du plus jeune ; si intrépide, si têtu, si énergique. Le portrait craché de son père.
Tous deux se dirigent déjà vers un avenir différent. Soren s'intéresse davantage aux sciences que lui explique son oncle ainsi qu'à l'art de manier l'épée que Baptiste. Lui est attiré par les livres, par les histoires de magie ou par le don des Chevaucheurs ou des Voltigeurs. A vrai dire, Marianne craint qu'un mur entre magie et savoir finisse par se construire entre les deux garçons. Ils sont si différents. L'un va emprunter un chemin et l'autre un deuxième. Ces chemins les mèneront dans des directions opposées.
Peut-être finiront ils par se déchirer mutuellement avec les incohérences de leurs destins.
Enfin.
Ce ne sont que d'innocents garçons pour le moment.
N'ont-ils pas simplement besoin d'observer le monde avec leurs regards curieux et doux ? Si.
Alors, laissons-les où ils sont.
Oh, la nuit arrive, il est temps de rentrer. La famille regagne leur demeure, heureuse de pouvoir se revigorer face à un bon plat chaud.
Le repas terminé, les voilà qu'ils se dirigent vers leurs chambres respectives afin d'aller se faire bercer par Niobé, la déesse du sommeil.
Mais que se passe-t-il ?
Un dernier reste, se dirige vers la fenêtre pour aller observer les premières étoiles.
Devinez-vous de qui il s'agit ? De Soren, bien entendu.
Impressionné par le monde, parce qu'il l'entoure, avec cette envie constante de tout com-prendre. De ses iris bleu ciel, il observe les astres scintiller parmi les tristes nuages noirs de la nuit. Ce monde au-dessus de sa tête le fascine, l'attire, l'hypnotise. Quand son oncle reviendra, il lui posera toutes sortes de questions à propos de ces petits points blancs résidant sur le tapis noir qu'est le ciel. Il lâche un bâillement, se frotte les yeux avec ses petites mains frêles, et reprend finalement le chemin vers son lit.
Et il s'endort avec mille et une pensée dans la tête.

____________


Les rayons du soleil réchauffent les Kyréens.
Enfin un peu de réconfort après un hiver rude.
La neige est fondue et est remplacée par des fleurs jaunes.
Il n'y a plus de vent glacial qui vous fait rougir le bout du nez, juste une douce brise.
Un ciel bleu, des nuages blancs qui progressent en direction de l'Est.
Les rivières, torrents et ruisseaux ont repris leur course folle en direction des lacs suite au dégel.
Des animaux sortent d'hibernation, affamés.
Leurs empreintes se découpent dans l'herbe verte et dans la terre meuble.
Le printemps est comme la renaissance qui suit l'hiver mortel.

Soren entame sa douzième année de vie. Il a beaucoup grandi, ses cheveux ont poussé et sont presque devenus châtains. Mais ses yeux ont gardé le bleu qu'ils arboraient à sa naissance.
Le blondinet s'entraîne à combattre avec son épée en bois taillée par son propre père. Il se contente d'envoyer des coups sur cet épouvantail, sur cet arbre ou sur ce buisson. Il l'a fait virevolter, tourner, essayant d'imiter les gestes de son géniteur. Et ce n'est que lorsque que son paternel vient le voir, un sourire aux lèvres, que lui aussi, il se met à sourire.
« Un sourire des plus innocents pour un futur combattant. » répète Richard, en lui secouant la tête.
« En avant mon fils ! Montre-moi ce que tu sais faire avec cette épée ! » dit-il, en riant.
Les épées inoffensives taillées en sapin s'entrechoquent.
Des morceaux d'écorces volent.
L'enfant tombe.
Le père le relève.
S'en est fini pour aujourd'hui.
Tout en faisant la course, ils regagnent la demeure familiale.
Baptiste est là, assis sur la table de la cuisine, à lire un livre au sujet des dragons, de leurs origines, de leurs capacités. Cela doit bien faire le cinquième qu'il lit.

« Il n'est pas comme moi, il n'aime pas le bruit des épées qui se fracassent entre elles, l'acier brillant des armures ou les cris de guerre lors des combats. » pense Soren, en le fixant.
Ce n'est que quand son frère redresse sa tête en souriant qu'il se dit que, même s'il n'est pas comme lui, il reste son unique frère. Rien ne changera entre eux, ils sont liés pour la vie.
Le gamin aux yeux bleus se précipite dans le salon en entendant la voix de son oncle et aussi parrain. Il est un savant, un homme âgé d'une quarantaine d'années. Il lui montre des livres, lui lit des passages sur la médecine, sur la façon de soigner une blessure mineure ou com-ment reconnaitre certaines plantes à poison. Cependant, le passage qui intéresse le plus Soren et celui sur l'astronomie, sur les étoiles. Sa curiosité est à son maximum et, tant bien que mal, il essaye de retenir toutes les informations données par son oncle. Oh, ces informations sont suffisamment simples et concrètes pour qu'un enfant de 12 ans les comprennent, bien sûr.
« Mais c'est déjà mieux que rien. » songe l'élève.
Une fois le livre refermé, la « leçon » s'arrête.
Enseignant et élève redeviennent oncle et neveu.

Quand Soren entend le bruit des bottes de sa mère sur les pavés, il court en direction de la porte d'entrée pour l'accueillir. Étant une Voltigeuse, Marianne rentre tard, se lève tôt et travaille beaucoup à la Caserne. Ce n'est pas toujours facile, lui et son frère ne la voit que peu. Mais il l'admire beaucoup pour ce qu'elle fait avec son griffon. Elle défend les airs après tout.
C'est autour d'un bon repas que la famille partage leurs anecdotes, leurs journées et débattent.
Le parrain de Soren quitte la maison et repart chez lui à cheval.
Un petit thé au coin du feu et, alors que les étoiles parsèment le ciel, toutes les lumières s'éteignent pour faire place à un sommeil réparateur.

Soren continue de grandir, continue de se tracer un avenir sans réellement le savoir.
C'est la même chose du côté de Baptiste, qui sait, au plus profond de lui-même, que lui et son frère vont être amené à se séparer définitivement, un jour. Leurs ambitions et leurs avis sont si différents. L'aîné observe son cadet dormir paisiblement alors que lui ne peut fermer l'œil. Il l'aime son petit frère, énormément. Ils passent leurs journées ensemble. Le lien qu'ils ont fondé et comme une puissante chaine d'acier, presque indestructible.
« Presque. » se ressasse Baptiste en frissonnant.

____________


Nous sommes un jour de pluie.
Les gouttes d’eau s’écrasent sur le sol et trempent la terre, l’herbe, les rochers.
Le ciel est si gris, si triste.
Nous sommes peu de temps après l’anniversaire de Baptiste. Il a maintenant 15 ans.
L’adolescent est devenu si grand, si sûr de lui et si fort. Ses yeux noisette brillent d’un éclat de détermination.
Et de douleur.
Voilà maintenant plus de deux mois qu’il y réfléchit et plus d’un mois qu’il en a parlé à ses parents.
Mais pas à son petit frère. Il ne peut pas lui expliquer qu’il va partir ce jour même.
Il doit comprendre tout seul.

Baptiste prépare ses affaires, prépare tout ce qu’il doit emporter et se prépare à dire au revoir. Il observe une dernière fois sa chambre, les trésors trouvés par lui et Soren, les figurines taillées par leur père, les lits disposés de manière à ce qu’ils puissent toujours se voir, se parler et rire. Toutes ses choses ne font que lui serrer la poitrine. Combien de journée a-t-il passé avec son cadet à courir dans les plaines, à faire des batailles de neige, à construire des cabanes, à chasser des insectes et à rire aux éclats ? Son cœur se serre de plus en plus. Ses parents ont accepté son choix et il leur manquera. Mais…

« Mais ce n’est pas la même chose avec Soren. Ça n’a jamais la même chose. » murmure-t-il, le souffle court.
Avec courage, il ferme son sac et traverse le salon, la cuisine, en gravant dans sa mémoire la maison qu’il ne reverra plus avant longtemps. Sa famille l’attend à l’entrée. Et là. Et là les yeux innocents de son frère le fixent. Soren ne comprend pas. C’est se faire foudroyer sans aucun contact avec un éclair. Baptiste lève les yeux vers les poutres du plafond, soupire et finit par ouvrir la porte. Il passe le perron et se fait mouiller par la pluie battante. Elle trempe ses vêtements propres et ses cheveux bruns en désordre. Les arbres, les buissons, tous agitent leurs branches qui se fracassent les unes contre les autres. C’est un mauvais temps pour partir. Cependant, s’il ne le fait pas aujourd’hui, il ne le fera jamais.

Avec appréhension, le garçon se retourne.
La fierté dans les yeux de son père l’encourage.
La peine mélangée à la joie dans les yeux de sa mère le réconforte.
Et l’incompréhension dans les yeux de son frère le transperce.
Il embrasse ses parents.
Puis s’agenouille pour être à la hauteur de Soren.
« Tu t’en vas chasser ? Je peux venir ? » le questionne-t-il, de sa voix fluette.
« Non Achille, je m’en vais, je pars. » répond-il, doucement.
Il voit dans les yeux de son interlocuteur la douleur qui s’installe peu à peu. Faire subir cela à un enfant de 12 ans, c’est plus que cruel.
« Mais où vas-tu ? Tu as tout ce dont tu as besoin ici. » demande encore le petit, alors qu’il a déjà compris. Alors que des larmes minuscules apparaissent dans ses yeux bleus.
Comment lui expliquer ? Comment ne pas le faire souffrir encore plus ? Comment ne pas pleurer ? Comment faire pour le laisser ?
« Je pars à Lorgol, pour mon futur travail. Je veux que tu veuilles sur papa et maman. » articule le plus grand, avec peine.
« Mais et si moi je veux que tu restes ? ! » hurle à moitié Soren, incapable de quitter son aîné.
Des larmes ruissellent sur ses petites joues. Soren ne comprend pas, il ne comprend pas pourquoi maintenant. Il a besoin de lui et Baptiste a besoin de lui.
Sans prévenir, Baptiste attrape son petit frère et le serre dans ses bras.
C’est certainement la dernière fois qu’il le verra avant des années.
Alors, il s’abandonne à la tristesse qui le submerge et lâche toutes les larmes qu’il a pu garder ces derniers jours.
Tous les deux se font envahir par la tristesse, la douleur et la peine qui arrivent toutes les trois par vagues immenses.
Ils se noient dedans pendant de longues minutes.
La pluie les gèle sur place. Mais qu’importe.
Plus rien n’a d’importance au cours de cet instant.
Jusqu’à ce que Baptiste plonge son regard dans celui de Soren, les mains sur ses épaules.
« Sois fort, petit frère. » chuchote-t-il.
Puis il se relève, reprend son sac et se retourne.
Il part à pied, un cheval l’attend dans un village plus éloigné.
Il ignore les sanglots de celui avec qui il a joué, rit et grandit pendant 16 ans.
Peu de gens peuvent comprendre les liens qui unissent deux frères.
Ces mêmes liens qui les poussent à se protéger, à se réconforter, à ne pas s’abandonner.
C’est ce que Baptiste se promet de faire. Il n’abandonnera jamais son frère, quoiqu’il se passe.
Même si des milliers de kilomètres les séparent, il sera toujours dans un coin de sa pensée.
Même s’ils sont différents.
Même si l’un et magie et l’autre savoir.
Ils traverseront les obstacles pour se retrouver.
Entre deux mondes.

____________


Quatre ans se sont écoulés.
Quatre ans à passer des hivers, des étés, des printemps et des automnes.
Quatre ans à se perfectionner dans l’art de manier une épée, une lance, un arc.
Et maintenant, le voilà qui se dirige en direction de Lorgol, dans les Terres du Nord.
Après que son frère ait quitté Valkyrion pour partir afin de devenir un Chevaucheur, Soren s’était dit, à ce moment-là, que lui aussi ferait la même chose.
Donc le voici sur son cheval, prenant la direction du Nord.
Sauf que cette fois, il n’est pas seul.
Un deuxième adolescent l’accompagne.
Et cet adolescent se prénomme Xavier. Il s’agit d’un garçon aux cheveux mi-longs et bruns, également dotés de splendides iris couleur émeraude.
Les deux garçons se sont rencontrés dans une taverne, alors que Soren faisait une pause avant de reprendre la route jusqu’à la ville. Autour d’un verre, près du bar, ils avaient échangé quelques mots et avaient vite conclus de poursuivre leur route ensemble, pour minimiser les risques. Ils ne sont pas si bien entendus qu’à l’heure actuelle, voyez-vous. Notre blondinet n’est pas du genre à faire confiance rapidement aux gens, il se méfie énormément.
Cependant, le temps a passé à mesure que les deux camarades progressaient dans leur voyage. Et Soren a découvert que Xavier avait un bon fond, de l’humour et la ferme conviction qu’il devait protéger tout le monde. Y compris Soren, malgré lui.
Près du feu, au bord d’un lac ou en admirant le coucher de soleil, les adolescents ont fini par développer un lien de confiance et un début d’amitié. Ils chassaient et s’entraînent ensemble. S’ils avaient convenu de voyager à deux, c’était surtout parce que Xavier avait les mêmes ambitions que Soren : il voulait devenir un guerrier. Et pour cela, il fallait quitter leur compté. Abandonner leurs familles. Abandonner leurs anciennes vies.

A l’heure d’aujourd’hui, les compagnons de route filent au grand galop à travers une plaine.
Leurs cheveux volent au vent.
Les sabots des chevaux martèlent le sol, soulèvent des mottes de terre.
Des feuilles mortes balayent l’herbe douce.
Voilà maintenant deux semaines et demie que Soren est parti.
Il espère retrouver son grand-frère à Lorgol.
Sauf qu’au fond de lui-même, il a ce sentiment qu’il ne le reconnaîtra pas.
En quatre ans, tout change.
Les gens.
Les pays.
Et des choses se passent. Importantes ou totalement insignifiantes.
Voir Baptiste quitter Valkyrion a été quelque chose d’important et de poignant.
Il ne s’en s’est pas remis pendant une semaine entière.
Ensuite, il a réalisé, il a compris. Son ainé avait pris son avenir en main.
A présent, c’est à son tour.
Au moins il est accompagné, Xavier est un bon ami. Il est le seul être au monde qui arrive à lui parler de Baptiste sans faire entrer Soren dans une rage immense. Une rage qui dissimule un piteux chagrin. La blessure est cicatrisée, mais se rouvre de manière si simple. Et c’est  difficile de la dissimuler, cette blessure, cette faiblesse. L’adolescent aux cheveux dorés s’en veut pour cela. Comment peut-on être aussi faible sur quelque chose qui s’est déroulé il y a de cela des années ? Comment réussir à cacher ses émotions par rapport à cela ?



Les portes de Lorgol.
Ils sont enfin arrivés. A bout de souffle, épuisé.
Après avoir traversé Valkyrion, puis Erebor, Bellifère, une partie des Terres du Nord, ils ont finalement réussi.
La fatigue les fait somnoler, assis sur leurs chevaux.
Heureusement que l’excitation d’être ici, à Lorgol, de pouvoir visiter et trouver une caserne prend le dessus sur leur épuisement. C’est la seule chose qui les maintient debout.
La vue des immenses bâtiments impressionne nos Kyréens, habitués au strict minimum et aux maisons basses, presque enfouies dans le sol.

Avec appréhension, ils passent les portes.
Des tours majestueuses jonchent les bords des rues pavées.
Des banderoles, des rubans colorés tourbillonnent sous les effets des bourrasques.
Des clochers, des balcons à perte de vue.
Dans la rue circule des attelages, des carrosses luxueux, bien décorés.
Tout ceci paraît être comme la Ville Haute. Seuls les plus riches résidents ici.
À tous moments, Soren a l’impression que les tours vont s’effondrer, il se sent minuscule.
Alors, c’est donc cela, la ville ?
Habitué aux rases campagnes, à la neige, aux cultures, à la chasse et aux demeures sommaires, il découvre avec la plus grande admiration, la vie que connaisse les nobles, les gens au-dessus de l’ordinaire peuple.
Au loin, on aperçoit la mer, ses vagues qui viennent effleurer les bords de la plage en emportant avec elles des grains de sable. Aucun des deux n’avait un jour vu la mer avant celui-ci.
C’est magnifique, époustouflant.
C’est vrai que cette vie est à envier et Soren se dit qu’il aurait dû venir ici plus tôt. Bien plus tôt.
Rien que pour observer, pour étudier les mouvements de chaque nuage, de chaque oiseau, de chaque passant. Il veut tout conserver en mémoire et adresse une prière à Mnémosie, afin qu’elle l’aide dans sa tâche.
Il n’y a rien à dire, rien à commenter. Tout n’est que surprise et exaltation.

« Eh bien mon vieux, je crois qu’on est arrivé ! » lance le blondinet à l’intention de son camarade, en riant.
Ce dernier le considère quelques secondes et ils finissent par rire à l’unisson, en progressant dans la belle cité qu’est Lorgol.

____________


C’est un bel après-midi dans la Ville Basse.
Les gens déambulent, alternent entre leurs maisons et les boutiques.
La Ville Basse est certes bien différente de la Ville Haute, mais reste tout aussi plaisante.
Le soleil scintille, le ciel bleu est dégagé, il y a peu de nuages.
Des oiseaux picorent des miettes de pain sur les pavés, des chiens errants reniflent le sol, à la recherche de nourriture.
Notre blondinet remonte tranquillement la rue dans laquelle il se trouve, en jetant des coups d’œils furtifs aux habitations, aux tours.
C’est un jour de repos pour lui et il en profite.
Bien qu’il soit en apprentissage depuis seulement deux semaines, il s’est déjà fait méchamment amocher au niveau de l’épaule droite, ce qui l’empêche de correctement manier son épée. Xavier est à la caserne, en entrainement.
Soren va donc devoir s’occuper tout seul.
Une petite balade en forêt ? Un petit tour à la taverne ? Visiter la Ville Haute un peu plus ? Ou tout simplement, admirer la mer ?
Ou encore, se rendre à la caserne des Chevaucheurs et y chercher son frère.
Croyez-le, dès qu’il a pu, il s’est rendu dans la caserne et a demandé à voir Baptiste Arsaken. Mais il n’y était pas.
Depuis, l’apprenti guerrier espèce secrètement le trouver, dans les rues.
Mais comment faire si ni l’un ni l’autre ne se reconnaissent ?
Baptiste a dû changer encore plus que Soren ne peut le croire.

« Les chances que je le retrouve ici, dans cette immense ville sont minces, de toute manière… » songe l’adolescent, en soupirant de désespoir.
Peut-être que son grand-frère n’est plus là à présent, peut-être est-il parti à Faërie. Après tout, c’est là-bas que la magie est le plus exercée, c’est là-bas qu’il y a des dragons.
Ici, c’est un mélange entre deux peuples.
Ici, Soren se perd dans ses pensées, dans sa réflexion et dans sa détresse.
Il marche sans vraiment marcher.
Sa conscience est ailleurs.

« Soren ? C’est toi ? » questionne soudainement une voix grave.
Le concerné sursaute, comme réveillé d’un mauvais rêve et se retourne.
Qui est-ce ?
Il ne le connait pas, c’est certain.
Ces habits tout en cuir, ces bottes brunes et ce…
Et ce foulard bleu. Bleu nuit, avec une aile d’oiseau brodé dessus.
Le garçon ne connaît qu’une seule personne au monde qui porte ce foulard ;
Son propre frère.
« Baptiste… ? » murmure l’apprenti, stupéfait.
Un classique sourire de la part de son interlocuteur lui fait comprendre qu’en face se tient son aîné, son grand-frère qu’il a cherché pendant deux semaines. Il a grandi -encore-, ses cheveux bruns ne sont plus en pagaille et ébouriffés tel qu’ils l’avaient toujours été ; ils étaient coupés, bien coiffés. Sa voix a mué, son corps s’est développé. Il est méconnaissable.
Avec émotions, ils s’approchent l’un de l’autre et se prennent dans les bras, en se tapant dans le dos de manière amical. Moins de tendresse, mais plus de sensibilité, plus de compréhension rien qu’avec ces tapes dans le dos. Ils ne sont plus des enfants.
Et puis chacun se recule et se dévisage.
L’émotion se mélange à la stupéfaction.
« Tu… tu as tellement grandi. » déclare le plus âgé, en examinant son cadet des pieds jusqu’à la tête.
« Et toi alors, c’est à peine si je t’ai reconnu. » affirme le plus jeune, incapable d’en dire plus.
« Tu n’es plus le petit enfant qui jouait avec une épée en bois que j’ai connu. » constate Baptiste, en riant.
Ils rirent ensemble, un moment.
Puis l’apprenti guerrier lui raconte de manière brève tout son parcours pour venir à Lorgol, sa rencontre avec Xavier et son inscription récente à la Guilde des guerriers en tant qu’apprenti.
Ensuite, vient le tour de Baptise de tout narrer. Il a trouvé un dragon, un dragon couleur ambre. Son intégration n’a pas été simple du tout, il n’est pas apprécié de tout le monde à la caserne. Ceux qui ne viennent pas du monde magique ne sont pas toujours bien accueillis en tant que Chevaucheur, malheureusement. C’est ainsi, chacun est attribué « de force » a un rôle et si on ne s’y plie pas, on est jugé. Mais que peut-on y faire ?

« Tu sais que je pensais ne plus jamais te revoir ? » signale Soren, la mine triste.
« Je sais et j’en suis désolé, j’aurai dû écrire ou revenir à la maison. Mais devenir un Chevaucheur en étant un Kyréen n’est pas quelque chose d’aisé. Il faut se battre et ignorer les remarques déplaisantes. » explique l’apprenti Chevaucheur, la voix pleine de remords.
« Écoute, tu n’as rien à te reprocher. Moi aussi j’aurai pu t’écrire… Mais maintenant qu’on peut se voir, autant rattraper le temps perdu. » lance le blondinet, en souriant.
La joie les réanime.
Soren attrape son frère par l’épaule et ils se dirigent ensemble vers la taverne du coin.
Certains passants les fixent et finissent par lâcher un soupir d’exaspération.
C’est vrai que les deux complices parlent un peu fort, rient un peu fort.
Mais cela va faire quatre ans.
Quatre horribles années à vivre séparés l’un de l’autre.
Autant réparer leurs erreurs mutuelles et ne pas se soucier des autres, non ?


Le duo passa la journée à discuter de tout et de rien.
A détaler à toute vitesse dans les ruelles de la cité.
A faire quelques bêtises qui causèrent la fureur d’un ou deux Lorgois.
A boire, avec modération cependant, dans des tavernes.
A partir se balader à cheval et à chasser du gibier.
A s’allonger dans l’herbe fraîche et se moquer gentiment de l’autre.

Et à présent, la journée se termine avec la venue de la lune, la sœur argentée du soleil.
Étendu sous ses draps, le Kyréen revit chaque instant avec cette joie si forte, cet enthousiasme omniprésent. Ces deux choses qui, à chaque fois que le duo est complet, refont surface.
C’était un jour épuisant et magique.
Soren a réussi à retrouver le seul être au monde pour lequel il avait choisi la capitale des Terres du Nord et pas une autre.
Il est soulagé, libéré de son chagrin et ses tourments.
Maintenant il peut s’endormir tel qu’il le faisait étant enfant :
La tête dans les étoiles.
Et le sourire aux lèvres.

____________

Pendant plus d’un an, la vie de Soren n’est que sourire, entraînements, partage, détermination et encouragements. La vie dans la grande capitale lui plaît, il ne peut le nier. Le matin, il se lève, part s’entraîner, le soir il passe à la taverne, se balade dans les rues avec son ami Xavier et, va rendre visite à son frère aussi souvent qu’il le peut. Les matins où la ville entière se réveille, les soirs où les rues restent animées avec les lumières des bâtiments, la vue vers l’horizon avec la mer et ses vagues. Tout cela n'est que pur bonheur. Les campagnes et les pins de Valkyrion lui manquent un peu, il est parfois nostalgique de l’époque où il courrait dans la poudreuse avec son épée en bois. Cependant, le blondinet a tout ce dont il a toujours rêvé ici ; des amis, et la possibilité de rester aux côtés de son aîné, de pouvoir le voir, lui parler. Les quatre années passées à rester séparés ont été horriblement difficile autant pour l’un que pour l’autre. Peu de gens ont un jour compris ce qui les unissaient, même après maintes et maintes discussions à ce sujet. C’est à la fois quelque chose de simple et indescriptible. Dès lors qu'ils ont commencé à jouer, à rigoler, à faire des bêtises, à explorer les alentours de leur maison, un lien s'est forgé tout seul. Un lien forgé dans un acier si résistant que rien ne pourra un jour le briser. Pas même la mort en personne.  Qu'ils soient à des millions de kilomètres ou à deux mètres, ce lien s'étend à l'infini, il les lie, leur donne une force. Soren a toujours vu Baptiste comme un modèle, un exemple à suivre, Baptiste a toujours vu Soren comme une source de motivation.
Par-dessus tout, ils sont une ancre l'un envers l'autre. Une ancre qui les fait raisonner et les empêche de sombrer dans la colère, dans la tristesse, dans la douleur, de faire des choix absurdes ou illégitimes. Cette ancre les tire vers l'avant, vers l'avenir. Elle les pousse à dépasser leurs limites et à ne jamais s'arrêter.
Et tant que l'un vivra, cette ancre continuera d'exister pour l'autre.

____________


Une pluie fine tombe du ciel couvert pas des nuages gris.
C'est la fin de la journée, tous rentrent chez eux, dans leurs demeures.
Les mères courent avec leurs enfants dans leurs bras, en les protégeant de la pluie et du froid.
Nous sommes un jour d'automne.
Les oiseaux volent vers leurs nids, les chats se cachent sous le perron des portes et les chiens regagnent leurs niches.
Le soleil se cache, tout n'est que nuances de gris.
Pas de lumière, pas de chaleur.
Rien que le feu dans les cheminées pour réchauffer les Lorgois.
Et soudainement, deux individus passent à toute vitesse dans une allée. On peut encore entendre leurs rires.
Les deux Kyréens se dirigent tout droit vers la sortie de la ville, en direction d'un bois.
Pourquoi galopent-ils à toute allure sous la pluie et le froid mordant ?
Parce qu'une surprise les attend, dans une clairière, en dehors de la capitale.
Baptiste a fini son apprentissage et est à présent un Chevaucheur à part entière.
Peu apprécié de tout le monde, il a tout de même réussi à se faire des amis.
Et aujourd'hui, les deux adolescents vont pouvoir voir son dragon. Son splendide dragon ambre. Le Chevaucheur en a fait la promesse.
Pas de près, bien évidemment. Mais cela est bien assez pour satisfaire leur curiosité.
Donc ils filent aussi vite qu'ils le peuvent vers les portes de Lorgol.
Soren n'a rien dit de tout le trajet, pourtant il est fier. Si fier de ce qu'à accomplit son frère.

Les voilà arrivés, le cœur battant la chamade.
En réalité, ce n'est pas vraiment un bois.
C'est plus une immense clairière.
« Une piste d'atterrissage pour dragon. » songe Soren, en échappant un petit rire.
Le ciel est si sombre, si triste. On ne peut rien voir hormis d'immenses nuages grisâtres qui progressent vers l'Ouest.
Le déluge de gouttes d'eau se fait de plus en plus intense.
Les deux amis attendent, sous des arbres qui ne les protègent pas d'une manière très efficace.
Leurs vêtements sont gorgés d'eau. Leurs cheveux sont plaqués contre leurs crânes.
L'attente se fait si longue.
Le blondinet attend, observe les branches des chênes ployer avec les bourrasques, les gouttelettes qui finissent par s'écraser sur le sol après leur chute depuis les nuages.
La nature se déchaîne. On croirait presque qu'elle se met en colère. Mais contre qui ? Ou contre quoi ?
Une ombre gigantesque apparaît subitement sur l'herbe verte. Le vent se fait plus terrible encore.
Soren oriente son regard en direction des cieux et aperçoit un dragon, pour la première fois de sa vie.
Cette créature est si impressionnante qu'une sorte de crainte finit par le gagner.
Ces ailes, ce corps robuste, tout est à couper le souffle.
La bête descend de plus en plus.
En plissant les yeux, il entrevoit son grand-frère, minuscule en comparaison à l'animal qu'il chevauche.
Sans le voir distinctement, Soren devine sa joie.
Il est fait pour vivre du côté de la magie, pour voler parmi les oiseaux à l'aide de son dragon.
Les pattes du dragon ambre ont quasiment touchées la terre ferme.
Le battement de ses ailes crée de telles rafales que les arbres finissent par bouger eux aussi.
On se croirait en pleine tempête.

Soudain, un cri. Un cri de panique.
Une ombre finit par se détacher de celle du dragon.
Elle est plus petite, beaucoup plus petite.
Cette ombre continue de hurler en s'agitant.
Baptiste est en train de tomber. De très haut. De trop haut pour un humain.
Son cri est strident, si déchirant à entendre.
Xavier écarquille les yeux, choqué. Il commence à courir, se moquant du danger.
Pourtant Soren reste là. Incapable de bouger, mortifié à la vue de son frère en train de chuter.
Il voit la scène au ralenti, il voit tous dans les moindres détails.
Le dragon qui maintient son atterrissage.
Son ami guerrier qui se précipite sur l'herbe glissante, cherchant à aider d'une quelconque manière.
Et Baptiste qui poursuit sa chute, en hurlant.
Tout n'est que chaos. La pluie ne se calme pas, et le vent s'allie avec elle.
Soren ne bouge toujours pas, ne réalise pas.
Il croit que c'est un cauchemar, qu'il va bientôt se réveiller.
Oui c'est cela, ce n'est qu'un mauvais rêve.
Cependant, il a cette crainte. Cette crainte qui ne fait que grandir au fur et à mesure que son frère se rapproche du sol. Cette crainte qui lui fait comprendre de façon brutale que tout n'est que réalité.
Tout se bouscule. Le choc, le désespoir, l'incompréhension et l'impuissance.
Il se sent martelé de coups. Son cœur bat vite, très vite.
Et ce n'est que lorsque son frère touche le sol qu'il arrive à bouger.
Le temps semble s'écouler de nouveau normalement.
Son bras contre son front, il avance, les jambes tremblantes.
Il entrevoit le corps de Baptiste malgré l'averse. Il est là, il ne bouge plus. Ses côtes ne se soulèvent plus pour signifier qu'il respire. Plus rien n'émane de lui. Plus de joie, plus de panique, plus de douleur. Juste du vide. L'apprenti guerrier s'approche encore plus. Xavier est là, il le dévisage, le regard embrumé par la tristesse et la compassion. Soren se laisse tomber sur ses genoux, incapable de rester debout. Il n'y croit pas. Il ne veut pas y croire. Son énergie s'évapore dans les airs pour donner sa place à la douleur, à la tristesse, à la colère et au désespoir. Il fixe le corps sans vie. Son visage se déforme suite aux sanglots. Il ne peut pas articuler un seul mot, il est pétrifié. Pétrifié à l'idée de se l'avouer à lui-même. Le blondinet soulève le haut du corps de Baptiste, pose sa tête contre son front et se fait envahir par toutes ces émotions si négatives qu'il n'est pas capable de refouler. Les guerriers ne doivent pas pleurer, il le sait. Mais, c'est plus fort que lui, plus intrépide et plus vicieux. Rien ne sert de lutter contre ce démon. Ce démon que l'on appelle la Mort.

« Réveille toi, je t'en supplie. Réveille toi, dis moi que ce n'est pas la réalité, que je ne fais que rêver. » articule l'adolescent entre deux sanglotements, en croyant à peine ce qu'il dit.

Les larmes roulent sur ses joues. Il sent la main de Xavier se poser sur ses épaules en signe de réconfort, bien que son ami sache que rien ni personne ne puisse l'aider. Il n'y a rien à faire. Les yeux humides, il constate avec tristesse son frère, Baptiste. Ses cheveux bruns sont collés contre son crâne, ses vêtements de Chevaucheur avec sa ceinture en cuir sont tous ruisselant d'eau. Son dragon ambre s'est posé, il a l'air d'être horrifié. Est-il triste, lui aussi ? L'infinité de gouttes d'eau qui arrivent depuis les cieux poursuivent leur interminable chute. Le vent ne se calme pas. La pluie ne se calme pas. Tout empire. Soren se sent poignardé, se sent blessé et incroyablement seul. Il pleure à n'en plus s'arrêter. Ses iris bleues sont soulignées par des rougeurs. Encore une fois, son frère part. La scène se répète. Les éléments déchaînés, la tristesse émanant de chaque être. Tel l'enfant qu'il était à ses 12 ans, il faiblit et abandonne sa fierté. Plus rien n'existe. Plus rien sauf ce corps froid dans ses bras. La blessure saigne, abondamment. Il n'y a rien pour l'arrêter. Les sanglots redoublent. La douleur, la tristesse, le sentiment d'être abandonné, la peine, le désespoir, tous se mélange pour former ce poignard, ce couteau qui le transperce. Il a tout perdu. Il a perdu son ancre. Le lien est là, Soren le sent. Il réchauffe son cœur à l'aide d'une faible lueur. Mais l'ancre n'est plus, elle est brisée, détruite, éparpillée en mille morceaux.

« Non, non, non, tu ne peux pas me laisser, par encore une fois. J'ai besoin de toi, Baptiste. Reviens. On s'est fait la promesse de ne jamais s'abandonner, tu te souviens ? » murmure le cadet, tout bas.
Inutile de préciser qu'il pleure toujours. Encore plus. Il a l'air si innocent comme cela, n'est-ce pas ? Même si des guerriers le trouvent ainsi, à verser un torrent de larmes sous la pluie battante, le corps de son frère dans les bras, il s'en moque. Son frère est mort. Il n'a juste qu'une idée en tête : prendre une épée, et se la planter dans la poitrine. Peut-être est-ce ridicule et affreusement idiot, mais cela abrégerait ses souffrances. Il était heureux, tellement heureux. Aucune journée n'avait été mauvaise cette année. Aucune sauf celle-ci. Est-ce une malédiction ? A chaque fois que le bonheur sonne à la porte du blondinet, on lui reprend. Ne mérite-t-il  donc pas d'être heureux toute sa vie ? Deux fois que la magie lui arrache Baptiste. Une colère s'ajoute à ces autres sentiments. Son cœur bat si rapidement. Sa blessure saigne, mais ne tâche pas l'herbe. Ses pleurs ne s'arrêtent pas. Rien ne s'arrange, au final.

« Rien ne s'arrangera, de toute manière. » pense le garçon, en fixant son aîné, la mine désespéré. « Plus rien. »
Tout augmente.
Aucune chose ne s'apaise.
Soren n'arrive plus à réfléchir, à raisonner.
Il a juste envie de s'endormir pour l'éternité.
Le bonheur ne reste jamais bien longtemps à ses côtés.
Il a perdu son frère, son ami, son modèle, son compagnon de jeux étant enfant.
Il est si perdu, si triste.
« Il est mort.» s'avoue enfin Soren, en sanglotant de plus belle.
Et sans prévenir, il finit par hurler.
Hurler jusqu'à ce que ces poumons ne puissent plus conduire l'air.
Hurler jusqu'à ce que sa gorge soit en feu.
Hurler jusqu'à ce que ses émotions s'évacuent, jusqu'à ce que les dieux remarquent sa présence. Pour qu'ils se rendent compte que tout ceci est injuste.

Sous un ciel gris, un jeune homme est mort.
Et sous ce même ciel gris, un autre jeune homme gardera une cicatrice à vie.



On ne peut être totalement impassible face à la Mort en personne.
Lorsqu'elle fauche ceux qui vous sont chers, les émotions négatives s'accumulent.
Tristesse. Peine. Douleur. Abandon. Désespoir.
Voilà leurs noms.
Et pendant une soirée entière, ces mêmes noms ont tourbillonné à l'intérieur du blondinet.
Le voici sur la tombe de son frère, le regard orienté vers le bas.
Inutile de décrire ses émotions, son ressenti.
Accroché à son cou, le foulard du défunt. Probablement un des seuls souvenirs « matériel » qu'il a de lui.
Il inspire et expire lentement.
Et finit par scruter le nom gravé sur une petite pancarte en bois.
Il prie pour se souvenir de ce nom.
Enfin quoique, non. Nul besoin de prières.
Il s'en souviendra à jamais, peu importe son âge ou sa situation.
Il est et restera toujours son frère, son grand-frère ; Baptiste Arsaken.

« Je combattrai le plus grand des dragons en ton honneur, mon frère. » chuchote Soren, en serrant le foulard entre ses doigts.

Puis il s'éloigne.
Il s'éloigne en retenant et contenant toutes les larmes et les hurlements qu'il a envie de déverser.
Il n'est plus que colère et tristesse.
Il ne hait pas la magie ou le monde magique. Mais il s'en méfiera.
Bien d'autres aventures attendent notre garçon.
Du moins une partie de notre garçon. L'autre est absente, cachée dans les recoins de son âme.
L'autre est la joie, l'humour, l'énergie...
Tout ce qu'il était avant.
Mais qui, qui pourra le faire redevenir celui qu'il était et qu'il a enterré ?
Qui pourra redevenir son ancre, son repère ?

____________


Il a tout quitté. Il a tout abandonné.
La mort de son frère et la fin de son apprentissage ont sonné son départ de Lorgol et des Terres du Nord. Il a laissé Xavier, seul, dans l'immense capitale, sans réellement comprendre ce qu'il faisait. Mais à quoi bon ? Un être cher de plus ou de moins, qu'est-ce que cela représente ? Soren perd tout sans le vouloir. Alors autant rester en solitaire et découvrir le monde d'Ibelène. La découverte du pays l'intéresse grandement. A deux, cela aurait été tellement plus agréable, plus fascinant. Pourtant, le guerrier a  le sentiment d'être maudit, ou d'incarner lui-même la malédiction. Ce sentiment le ronge, l'oblige à s'écarter des autres. Il se sent vide et à la fois incontrôlable.  Ses crises de colère, de panique et de doutes vont et viennent, à tous instants de la journée. Le deuil n'est pas entièrement fait. Voire quasiment pas. Pleins de remords, de regrets le hantent. A présent, il traverse à cheval les terres de Bellifère, le duché situé au Nord de Valkyrion. Il n'y a que de grandes plaines rases à l'horizon, des buissons dégarnis. Des vaches, des bisons sont rassemblés par des bergers armés de bâton. Le soleil scintille d'un éclat doré parmi les nuages blancs. Une brise légère vient piquer les yeux du garçon. Ses joues sont rouges et rêches, dû au vent dont il n'a pas su se protéger ces dernières semaines. Des courbatures lui parcourent tout le dos et les jambes. Des cernes bleutées forment des poches sous ses yeux bleus. Le guerrier ne compte plus les jours et les nuits depuis qu'il est parti. Il sait seulement qu'il est parti depuis longtemps. Tout passe si vite. Il essaye de ne plus penser à sa vie à Lorgol. Ou même à sa vie à Valkyrion.  Elles n'étaient faites que d'un bonheur destiné à être détruit et de malheurs qui le poursuivent jusqu'à aujourd'hui. Le jeune homme doit écarter ses sombres souvenirs de son avenir. Il passe de nombreuses nuits à ne pas dormir, en scrutant le ciel étoilé et en serrant le foulard de son grand-frère entre ses mains.

« Arrêtez de ressasser le passé... Je n'y arriverai jamais. Tout me suit sans que je le demande, sans que  je fasse quoique ce soit. Cela me réveille en sursaut lorsque je pense avoir trouvé la voie du sommeil. Oh Mnémosie, pourquoi me fais-tu cela ? » chuchote Soren, depuis une bute de terre surplombant un petit village.

Il a besoin de retrouver quelqu'un à aimer. Amitié ou amour, peu importe. Une personne qui ne sera pas affecté par la malédiction qu'il transporte. Et qui donc, ne partira pas.
Ce fardeau est impossible à supporter. Il pèse lourd sur ses épaules. Trop lourd.
Même s'il a choisi sa situation.
Même s'il la mérite.

____________



Que penses-tu de ce qui est arrivé à l'impératrice d'Ibélène ? Est-ce que sa mort te réjouit ou au contraire es-tu attristé par cette nouvelle ?
• TA RÉPONSE ICI

Une épidémie se répand en ce moment dans tout Arven, touchant uniquement les mages. Qu'en penses-tu ? Es-tu prêt à venir en aide aux malades ou les laisseras-tu se débrouiller ?
• C'est une question complexe auquel il est difficile de répondre avec justesse. Soren ne... hait pas la magie. Autrefois, il était en colère, il était blessé et avait soif de vengeance. Il pensait que la magie avait tué son frère. Peut-on lui en vouloir d'avoir pensé cela ? Cependant il a grandi et mûri, il a compris que les peuples et créatures magiques n'y étaient pour rien, que ce n'était qu'un simple et tragique accident. Alors oui, il aidera les malades autant qu'il le peut et que ses capacités lui permettent. Soren a beau être un guerrier, il n'aime pas voir des innocents mourir. Cette épidémie est grave, il faut l'arrêter coûte que coûte.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est la ville qu'il l'a accueilli lors de son apprentissage, la ville qui lui a fait vivre de merveilleux moments et d'horribles moments. Soren vit à Lorgol à présent. Elle est un peu sa ville de coeur, il apprécie beaucoup les ruelles étroites de la Ville Basse et les grandes tours de la Ville Haute. L'animation qu'il peut y avoir certains soirs, ce sentiment qu'il a de se sentir chez lui, de se faire accepter l'aide à oublier, à s'évader. Il a souffert et a évolué dans cette cité, il l'aime beaucoup. Certes, le fait qu'il y ait la présence de magie le fait parfois se sentir oppressé, stressé ou bien affreusement triste. Mais, c'est ce mélange de peuples, ce mélange de Magie et Savoir qui lui permet de rester proche de son grand-frère. Sans cela, peut-être aurait-il perdu à jamais le lien qui les unissait jadis.







Dans la vie, je m'appelle Marie et j'arrive sur ma 14ème année de vie uhu. J'ai découvert le forum via Top 50 RPG et voici ce que j'en pense : Magnifique, vraiment ! Voilà très longtemps que je cherche un forum RPG médiéval avec un contexte fantastique, et j'ai eu un coup de cœur en voyant le votre !.
Je tiens juste à préciser que Soren est le premier humain que je joue, donc je risque d'avoir un peu de mal à écrire. Mes anciens personnages sur d'autres forums étaient des animaux !
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  



Dernière édition par Achille Arsaken le Jeu 17 Aoû - 9:11, édité 22 fois
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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 8:12


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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 8:13

Bienvenue parmi nous pour de bon, Kiarra !
Je suis ravie que tu aies sauté le pas :siwi:

Tu peux dès à présent aller demander ton parrain :cute:
Je te laisse ton topic ouvert en section Demandes et Questions, n'hésite pas au besoin ! :sisi:
J'ai hâte de découvrir ton personnage :fan:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 8:43

Merci pour l'accueil Mélusine :foufou:.

Je m'étais dis qu'il fallait que je termine mon histoire avant de m'inscrire mais je n'ai pas pu résister bien longtemps je l'avoue haha.
Je me dépêche donc de la terminer !
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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 9:28

Un Guerrier ! Dans mes bras ! :siwi: Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche ! je veux un rp avec toi :vv:

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Hey:
 

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 9:48

Owi, un guerrier !
*Octavius fait la java avec Serenus*

Bienvenue ici, Achille ! Amuse-toi bien avec ta fiche :coeur:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 9:48

Bienvenue ici :haww:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 9:53

Bienvenue :cute:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 9:59

Bienvenue le guerrier ! Et courage pour ta fiche ! :miguel: Je sens déjà l'homme en toi ! C'est bien !

& tu as du courage de te lancer dans un rôle humain, je n'ai jamais osé faire un personnage animal (les elfes de maisons, ça compte pas :argh: ) et je ne crois pas que je m'y lancerais un jour ! Bref un changement sympa. Accroche toi. :miguel:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 10:54

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ♥

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 12:20

Hello bienvenue ! :hey:
Bon courage pour finaliser ta fiche. :eheh:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 12:24

bienvenue à toi et bon courage pour la rédaction :keu:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 12:44

Bienvenue ici :hey:
Tu as l'air de t'être bien lancée, courage pour la suite :pompom:
Hâte de voir ton personnage tout entier :oui:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 15:30

Merci tout le monde pour l'accueil !

Serenus Dragalion > Pourquoi pas un RP plus tard, mais j'ai perdu mes bases, ça fait un moment que je n'ai pas fait de RP ;;

Richard le Harnois > Oooh c'est super gentil ce que tu me dis là. :cute: Les animaux ne sont pas si durs à jouer, vraiment. Ils n'ont pas juste la même façon de penser et l'anatomie n'est pas la même on va dire. xDDD
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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 17:09

Courage et bienvenue ! :cute:

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 18:25

Aaaw... Un jeune guerrier très blond. :**:

Bon courage pour la fichette!

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mer 9 Aoû - 19:51

Bienvenue à toi! Bon courage pour ta fiche!
Et tu vas voir, tu es tombé sur le meilleur forum pour transiter d'animal à humain! J'ai hâte de te croiser en jeu!

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Message Sujet: Re: Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.   Mar 15 Aoû - 6:55

Merci à toutes les trois ! :haww:

Je poste ce message sous les conseils de mon parrain parce que je risque de ne pas pouvoir passer ni avancer correctement sur ma fiche cette semaine ! Je pars de mercredi jusqu'à dimanche (et peut-être même un peu plus). J'aurai mon ordi avec moi, donc j'essayerai tout de même d'avancer un peu sur mon histoire et mes questions.

En espérant que cela ne pose pas de soucis ! Des bisous :**:
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Soren Arsaken - Qui combat trop le dragon devient le dragon lui-même.
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