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 Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit

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Message Sujet: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 10 Aoû - 19:53


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Octavius le Rouge & Maelys Aigrépine

Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit

Un mariage (ou un enterrement)



• Date : 31/03/1002
• Météo (optionnel) : Nuageux. L’orage menace, étrangement.
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Maelys revient tout juste de sa mission en Ansemer, avec les autres Chevaucheurs Lagrans, harassée et blessée… Mais la première chose qui lui vient en tête en revenant à Edenia est de demander des comptes à Octavius, sur cette histoire de mariage, et accessoirement de passer ses nerfs.
• Recensement :
Code:
• [b]31/03/1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2517-parce-que-ma-colere-nest-quun-amour-maladroit]Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit[/url] - [i]Octavius le Rouge & Maelys Aigrépine[/i]
Maelys revient tout juste de sa mission en Ansemer, avec les autres Chevaucheurs Lagrans, harassée et blessée… Mais la première chose qui lui vient en tête en revenant à Edenia est de demander des comptes à Octavius, sur cette histoire de mariage, et accessoirement de passer ses nerfs.

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Dernière édition par Maelys Aigrépine le Jeu 10 Aoû - 19:57, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 10 Aoû - 19:56

Nous sommes comme des braves, qui reviennent du front. Sauf qu’en réalité… Il ne devait s’agir que d’une simple fête en Ansemer, sur le domaine des Bohémont. Thomas a encore la trace de quelques brûlures éparses, et moi un solide bandage au front, d’où filtrent quelques mèches sombres. Mirage, comme la plupart des autres dragons, a été préservé à des fins de guerre. Je le vois prendre son envol presqu’aussitôt quand l’imposant portail généré par les mages lagrans se referment derrière les derniers Chevaucheurs dépêchés sur place. J’échange quelques mots avec Thomas avant de partir de mon côté, quittant le parvis de la guilde des mages pour effleurer celui de la guilde des guerriers. Il est bon de rentrer chez soi, même si ce n’est que de courte durée, et même si… J’ai des comptes à régler avec une personne, précisément.

Je n’ai pas encore vraiment pris le temps de digérer tout ce qui s’est passé ces derniers temps. Entre mon entrevue avec Tristan, et le choc de l’avoir appris mage du Sang… Il a trouvé de bon ton de m’envoyer prendre l’air ailleurs, loin du front. Ben voyons ! Il ne voulait certainement pas m’avoir dans les pattes, même si j’ai bien accueilli la perspective de passer un peu de temps en Ansemer, de revoir quelques amis et… Louison. Oui, Louison qui a vendu la mèche, sur cette histoire absurde de mariage, quand le premier concerné n’a pas daigné m’en parler. Peut-être que ça lui semblait couler de source, juste… C’est idiot ! Il ne comprend pas le second degré ou… ?

Maelys ! Quoi ? Tu es revenue ! Je me fais percuter par un boulet de canon au poil brun et rêche, avant même de comprendre ce qui m’arrive. J’encaisse le coup, et prends Vesper dans mes bras pour le serrer contre moi, tâchant de tenir éloignée ses griffes et ses crocs acérés. Oh tu m’as manqué toi… Tu vas bien ? Oui. Tu es sûre ? Oui, oui. Ca n’a pas l’air. T’es chiant, Vesper. Je me disais bien. Et puis, s’il est là, ça veut dire aussi que…

Je relève la tête, et croise aussitôt son regard bleu. Mon cœur bondit dans ma poitrine, mais mes yeux se plissent avec une expression inquisitrice. J’ai refermé inconsciemment mes mains sur le carcajou, qui ne proteste pas contre ce traitement. Je ne lui ai rien dit du tout. C’est bien. On a quelques comptes à régler lui et moi. Autant que je lui en parle de vive voix… Tu vas le frapper ? J’en meurs d’envie ! Et tu vas l’embrasser après, comme d’habitude. Mais tais-toi !

Je le repose au sol pour avoir les mains libres, et comme si ça pouvait m’aider à me dispenser de ses commentaires. Il me court entre les jambes, avant de se figer, quand il remarque que je suis occupée à tirer mes lames de son fourreau. Tu es sérieuse, Maelys ? Oh que oui. S’il croit pouvoir m’enlever, il faut bien qu’il se montre à la hauteur de ses prétentions, là, de suite.

Je ne lui laisse pas le temps de parvenir jusqu’à moi. Il va devoir traverser un déluge de lames si c’est son intention. Il sait aussi bien que moi que ce sera gagné dès qu’il sera parvenu au corps à corps… Ou pas. Je suis vraiment en colère, avec tout ce qu’il s’est passé, tout ce que j’ai appris… Et lui ne sera pas épargné non plus. J’hausse le ton, vindicative : « En garde, Octavius ! » Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir, à se demander si je suis sérieuse ou non. Une pointe de douleur me traverse le crâne, mais la première lame part aussitôt à toute vitesse.

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 17 Aoû - 22:40

Les jours de congé sont rares, au service de la dame Angélique, qui est toujours fort occupée. Toujours un thé à telle baronnie, un bal à tel comté, une soirée à la cour de Lagrance, une visite dans tels jardins, et il ne sait pas encore quoi. Aujourd’hui, cela dit, il a bien demandé à être libéré de ses fonctions, serait-ce quelques heures, pour motif personnel. La blonde a froncé le nez et a accepté, non sans avoir tenté de le cuisiner à propos de ce motif personnel, qu’il a réussi à garder pour lui-même, ô miracle. Les conseils de Sa Grâce Denys ont été bien mis en oeuvre, depuis leur conversation en février, avec la dame Angélique et ses invités plus que souvent. Et à chaque fois qu’il réussit à quelques questions inquisitrices, il remercie intérieurement le duc.

Un jour de congé, donc, parce que Maelys revient d’Ansemer. Elle lui a manqué, sa mignonne, et ça lui a tout pris pour ne pas aller l’accueillir à la Guilde des Mages, comme elle l’a fait lors de son arrivée en Lagrance. Entre autres parce que Vesper lui a assuré qu’elle viendrait le rejoindre à celle des Guerriers, dès son arrivée. Même pas de passage à la caserne ! Et l’air de rien, Octavius s’est retrouvé un peu satisfait, de constater qu’il passe avant les autres Chevaucheurs. Avant le retour au front et les rapports remplis, suite à ce qui s’est passé en Ansemer - les nouvelles vont vite, en Faërie. Tu m’as dit qu’elle était blessée ou pas, d’jà ? Presque rien, le rassure le Familier, qui d’un coup se redresse du sol. Elle arrive ! Vesper, attends ! Trop tard : le carcajou est parti avant lui dans les couloirs, à une vitesse de croisière impossible à atteindre pour l’estropié qu’il est, et c’est donc plus lentement qu’il descend les étages jusqu’à l’extérieur de sa guilde. Plus lentement, mais avec empressement, quand même, et en tentant autant que possible de ne pas laisser son sourire niais s’afficher sur ses traits.

Puis, dehors, son expression neutre se modifie, se fait… déplûe. « Qu’est-ce qui t’es arrivé ? », qu’il demande, sans même la saluer, inquiété par ce bandage qui lui barre le front, comme si elle tentait une triste parodie du duc d’Erebor. « Tu m’avais dit qu’elle avait presque rien ! », qu’il reproche aussitôt à Vesper, ses yeux pâles passant des yeux noirs de Maelys à ceux, tout aussi sombres, de son Familier. Sales Cielsombrois ! On dit que les Lagrans sont menteurs, mais par Kern, ces damnés enfants de l’Esprit ne sont pas mieux ! « En garde, Octavius ! Mais t’es sérieuse ?! »

Apparemment oui, car la réponse à sa question est une lame, volant en sa direction.

Agile, malgré un gabarit qui laisse croire le contraire, il évite l’arme - et la deuxième, et la troisième, qui viennent à lui. Attention ! Et une quatrième, qui revient en sens inverse, récupérée du sol. Il n’a pourtant pas encore sorti son épée de son fourreau, se contentant de danser entre les lames, sans quitter Maelys des yeux. Maelys qui grimace, à chaque mouvement. Sa mage fatiguée, qui pourtant s’obstine à l’attaquer, sans qu’il comprenne pourquoi. « Mais qu’est-ce Lame. qui Lame. t’prend ?! » Lame. Un bruit de ferraille, alors que cette fois, sa propre lame est sortie et qu’elle a intercepté avec précision la dague volant vers lui. Elle ne les fait pas voler au hasard, envoyées dans un ordre que son épuisement l'empêche soit de voir, soit de modifier. Ce n'est pas le moment de jouer à ça ! Et ce spectacle qu’ils donnent, tous les deux, au milieu d’Edenia ! Ah là, Octavius peut en être plus que sûr et certain, la dame Angélique va tout savoir de son motif personnel : bagarre avec sa petite amie ! Merveilleux !

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 28 Sep - 17:20

Son inquiétude à mon égard le rend touchant… Mais je ne compte certainement pas me laisser attendrir, ou pas maintenant. On a des comptes à régler, et ce n’est pas vraiment mon état actuel qui me préoccupe. Ca ne suffira pas à arrêter ce déferlement de lames. Et puis, Vesper a raison. Je n’ai presque rien.

Le glouton n’en mène pourtant pas large, coincé entre nous deux. Il se montre étonnement raisonnable à se réfugier sur le côté, sans tenter de me stopper ou me faire part de commentaires bien sentis. Vesper sait pertinemment que c’est entre nous deux que ça se joue, et que chercher à apaiser ma colère ne provoquerait que l’effet inverse.

Parce que, oui, je suis mortellement sérieuse. Et je cherche à l’atteindre, avec chacune de mes lames. Si j’aurais pu croire au début à de la chance, ou l’imputer à mon état de faiblesse… Je me rends bien vite compte qu’il a une pleine maîtrise, le guerrier. Il danse entre mes lames, sans même prendre la peine de les regarder, se repérant d’instinct au sifflement qu’elles produisent à chaque mouvement. Ses yeux, d’un bleu pénétrant, restent rivés aux miens. Un océan qui plonge dans l’abysse.

Il ne comprend pas, et bientôt, c’est le fer qui répond au fer. Il intercepte ma fine lame de la sienne, avec précision. Je m’épuise bien trop vite. Je finis par vaciller, et les mouvements de ma magie doivent être hautement prévisibles pour lui. J’ai l’impression de ne plus parvenir à manipuler qu’une lame à la fois, surtout depuis que j’ai perdu sa jumelle de l’ombre.

Je prends ma tête à deux mains, et pousse un cri de rage, qui les fait toute trembler à l’unisson, comme un écho vibrant qui les choque de plein fouet.

« Quand est-ce que tu comptais me le dire, exactement ?! » Une autre lame vole. « Tu en parles à Louison… » Et une autre, qui ricoche dans un tintement contre le fer. « Qu’est-ce que tu crois que ça me fait, de l’apprendre par quelqu’un d’autre ?! » Elle en ramasse une, excédée, et réduit la distance qui les sépare à néant. Son ton, toujours aussi vindicatif, à lui cracher presque au visage cette fois : « Et quand est-ce que tu comptais me demander mon avis au juste ?! » Cette fois, ce n’est plus sa magie qui guide la lame, alors qu’elle la dirige vers lui. De sa main, guidée par la colère, par l’incompréhension. « Idiot ! »

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Sam 7 Oct - 6:58

Tout ceci est proprement absurde, se répète le guerrier en son fort intérieur, alors qu’il pare et évite les lames sans sembler un seul instant réellement incommodé, ou inquiété, par celles-ci.Il n’a pas souvenir que Maelys et lui se soient quittés en si mauvais termes, lors de leur dernière rencontre. Même, très loin de là. Est-ce un exercice ? Un test quelconque ? Quoiqu’il en soit, elle ne ralentit pas, malgré la faiblesse qu’il perçoit dans ses attaques, et le cri qu’elle pousse fait trembler toutes les lames autour d’eux, toutes reliées par la force de cette magie, de ce cri. « Quand est-ce que tu comptais me le dire, exactement ?! » Elle va devoir lui donner plus d’indices, parce qu’il ne voit pas du tout de quoi elle peut bien lui parler, sa féroce Chevaucheuse. Ses sourcils se froncent encore, jusqu’à en faire un seul et lui barrer tout à fait le front, trahissant le grand questionnement qui bouillonne dans ce crâne.
Mais vraiment, de quoi parle-t-elle ?
« Tu en parles à Louison… » À Louison ? Il rouvre les yeux. Louison ? Elle a vu Louison ? Mais, de quoi, de quoi il a parlé à Louison, la dernière fois ? De son genou. De Faërie. De… de Maelys. Et, et - OH ! « Qu’est-ce que tu crois que ça me fait, de l’apprendre par quelqu’un d’autre ?! » Par les couilles d’Alder - il a deviné de quoi elle parlait. Il s’est figé, l’épée abaissée, gênée de s’être fait prendre en flagrant délit de planifications de mariage - et même pire ! Si elle savait tout ce que l’Ibéen planifie, en son absence… elle serait peut-être encore plus furieuse. Il range son arme sans l’interrompre. « Et quand est-ce que tu comptais me demander mon avis au juste ?! Idiot ! » Il n’est même pas difficile pour Octavius d’arrêter le poignet de la jeune femme, ni de lui retirer la lame de la main, et s’emprisonner ses deux poignets dans sa poigne solide. Ça lui rappelle des souvenirs, qui le feraient bien sourire (un peu jaune), mais il ne le fait pas. C’est sérieux.

Lui a gardé son calme - toujours, et il se penche vers elle afin qu’elle l’entende bien, alors qu’il abaisse la voix afin de ne pas alarmer toute la rue : « Si tu parles... du mariage… j’t’en ai déjà parlé. L’an dernier. En novembre. Il précise au fur et à mesure qu’il parle, les sourcils sombres de Maelys se fronçant dans son beau visage. Tout de même, elle ne peut pas avoir oublié novembre. La semaine ensemble. La semaine qui avait scellé bien des choix. Ce qu’ils vivent maintenant. Mais il se fait patient, envers son amoureuse fatiguée et blessée. T’sais, quand je parlais de t’enlever, et que peut-être, tu étais d’jà à moi, parce que j’t'avais sorti des gradins, et que j'avais presque décapité le duc, et que ça comptait pas vraiment pour un enlèvement, finalement, et qu'tu devais me choisir, comme en Valkyrion, et… j’étais sincère. Et je t’aurais dit avant, quand même. Il tient à la vie, et à tous ses membres, en bon état et encore attachés à son corps. Mais si tu parles pas de ça, j’suis perdu. Pis j’viens d’tout gâcher. Tu, tu veux pas qu’on en parle… où tu pourras m’taper comme tu veux sans qu’personne nous voit ? » Et où elle pourra s’étendre, au cas où le traiter d’idiot soit trop épuisant et la mette finalement à terre.

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Ven 20 Oct - 21:59

Il en met du temps à comprendre… Le glouton aurait presque envie de lui souffler à l’esprit, de peur qu’il se prenne une de ses épées vengeresses, à force de danser parmi les lames. Il ne le pensait pas si souple, le fier guerrier, aussi doué pour parer les coups que les esquiver. Et il a de l’endurance, en plus. Il comprend très bien pourquoi avoir jeté son dévolu sur lui, mais quand même… Ca va finir par mal se terminer.

Il baisse sa garde, et ne prend pas la peine de répondre à mes accusations. Je suis en rage, à lui foncer dessus avec les dernières forces qu’il me reste. Octavius m’épingle en plein vol, comme un vulgaire insecte. Je lâche un cri de frustration, à me démener pour m’extirper de sa prise, mais rien ne parvient à l’ébranler. Jamais rien. J’ai toujours fini seulement par me faire mal, quand je tentais de m’en prendre à lui… Sauf à le prendre en traître, dans cette arène qui nous avait monté l’un contre l’autre. Savoir que je n’aurais pas le dessus sur lui ne m’a jamais arrêtée. Je lui remettrais bien un coup dans les tibias, tiens, pendant qu’il essaie de me maintenir sous son emprise.

Je rive un regard rageur à ses yeux bleus, si limpides, si calmes… Je serre les poings, quand il se rapproche de moi, sur le ton de la confidence. De quoi, en Novembre ? Il ne m’en a jamais parlé. Du tout. Je m’en serais souvenue, tout de même, non ? Si nous avions parlé de nous marier et… Oh. Je sais, à la taverne. « Je croyais que c’était seulement… » Que ce n’était pas sérieux, tout simplement. Que c’était pour… Draguer ? Mais son regard, lui, ne me trompe pas. Le guerrier était parfaitement sincère, ce jour-là. Je cesse de me débattre dans sa prise, décontenancée. Louison m’a bien expliqué, encore et encore, que leurs coutumes étaient… Les femmes, en Bellifère, sont choisies puis enlevées. On ne laisse pas la place à l’amour de naître, on l’impose. Mais les Kyréennes, elles, doivent le consentir. Ma tête me brûle. Je n’ai pas l’esprit assez clair pour réfléchir posément à tout ce qu’il a pu me dire ce jour-là et… Surtout, tout me paraît si irréel, si… « Tu m’as embrassé. C’est pour ça que tu… Parce que tu croyais que j’avais consenti à… Mais Octavius ! C’est pas comme ça que les choses se passent ! Pas chez moi en tout cas et… » Je m’interromps, quand il me glisse à demi-mots qu’il préférerait changer d’endroit. Je regarde autour de nous, pour voir quelques passants qui se sont arrêtés pour nous observer avec des yeux incrédules, occupés à chuchoter entre eux. Je gronde, vindicative : « Il y a rien à voir, dégagez ! » Je les vois reprendre leur route, ou faire semblant de s’occuper à nouveau de leurs affaires, comme si de rien. Les lagrans…

Je me détends, dans sa prise. Les lames au sol sont redevenues inoffensives, et ma tête me fait mal à nouveau. « Tu veux bien me lâcher ? Je suis calme. Promis. »  

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 26 Oct - 4:03

« Je croyais que c’était seulement… » Quoi ? Qu’il blaguait, peut-être ? C’est qu’il est bien connu pour son grand sens de l’humour, Octavius la Rigolade. Qu’il disait ça à la légère ? Comme s’il parlait de mariage à la première donzelle venue. Pas lui. C’est un engagement trop sérieux à ses yeux et ça ne lui viendrait même pas à l’idée de proposer ça à n’importe qui. Depuis son enlèvement raté (et heureusement raté)… rien de rien. « Tu m’as embrassé. C’est pour ça que tu… Parce que tu croyais que j’avais consenti à… Mais Octavius ! C’est pas comme ça que les choses se passent ! Pas chez moi en tout cas et… Pis j’viens d’tout gâcher. Tu, tu veux pas qu’on en parle… où tu pourras m’taper comme tu veux sans qu’personne nous voit ? » Sa demande, un peu gênée, fait aussitôt taire la Chevaucheuse, et celle-ci semble subitement remarquer qu’ils sont bien devant tout le monde. Devant tous ces damnés Lagrans qui les regardent comme s’ils avaient le panache du Roi Blanc sur la tête.
Faire preuve de force envers sa compagne n’est certainement pas mal vu en Bellifère, où personne ne sourcillerait même s’il lui prenait l’envie de la gifler en public, mais c’est très loin d’être le cas en Lagrance. Le simple fait qu’il la maintienne ainsi fait jaser et tous ces regards posés sur lui le gênent affreusement. Allez savoir ce qu’ils pensent, tous ces imbéciles en robe ! « Il y a rien à voir, dégagez ! » À l’invective agressive, il joint son meilleur regard sombre, et tous les regards se détournent aussitôt.

Mieux.

Octavius sent la force de Maelys faiblir, sa tentative de se dégager de sa poigne se faire moins vigoureuse. « Tu veux bien me lâcher ? Je suis calme. Promis. J’te surveille, petite. » Plus taquinerie qu’autre chose, mais qu’elle soit avertie. Au moindre mouvement brusque, il la ceinture et la balance sur son épaule. Il relâche ses mains et il ramasse lui-même les lames au sol, sans craindre leur coupant, pour ensuite les remettre à la petite Lorgoise. Qu’il prend ensuite sous son épaule afin de la conduire à l’intérieur de la tour, pratiquement toute cachée contre son torse.

Le responsable de l’accueil salue timidement la Chevaucheuse, qu’il a l’habitude de voir, et les deux amants sont rapidement précédés de Vesper, qui cavale devant eux dans les couloirs où il habite désormais la majorité du temps. Il connaît par cœur le chemin jusqu’à la chambre du guerrier et c’est à peine s’il s’arrête aux tournants pour les attendre. De son point de vue actuel, la vue qu’il a, justement, sur le crâne de Maelys est imprenable, et donc sur cet inquiétant pansement qu’elle porte tout autour de sa jolie tête. Qui le tracasse encore une fois. Il réussit toutefois à attendre qu’ils soient tous trois dans la chambre et que la brune soit bien assise sur le lit pour se planter devant elle, les bras croisés sur son torse : « Tu m’dis qu’est-ce qui t’est arrivé ? Même si c’pas grave, j’veux savoir. J’suis ton… compagnon. V’là. J’ai l’droit d’savoir c’qui arrive à ma compagne. » Maturité excessive. Admirable. Surtout ainsi placé, avec cet air excessivement sérieux, pour mieux cacher l’inquiétude qu’il couve. Puis, comme ça, ils évitent de parler de mariage. C'est très bien comme ça.

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Dernière édition par Octavius le Rouge le Dim 12 Nov - 17:11, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Jeu 26 Oct - 17:42

Je soupire, à lever les yeux au ciel. Je ne suis pas si petite. C’est lui qui est trop grand !
Je me tiens tranquille, même si je bouillonne, à maugréer dans le col de ma veste. Je n’ai pas envie qu’il me tourne en ridicule, à vouloir m’attraper là, maintenant, et m’emmener de force jusqu’à sa chambre de la Guilde. On dirait que ce n’est apparemment pas son intention, alors que je le regarde d’un œil méfiant, quand il me tend mes armes. Je les remets dans leur fourreau, avec une expression renfrognée, sans faire le moindre commentaire. Et puis quoi ? Il l’a bien cherché.

De toute façon, je n’ai jamais su rester énervée longtemps avec lui. Il suffit qu’il me prenne ensuite son épaule, pour que sa chaleur m’enveloppe et me détende. Je rends un salut rapide de la main au guerrier qui me salue à l’entrée, avant d’être entraînée vers les appartements du mien. Je m’assois sur son lit, dans un soupir retentissant. Je me sens subitement idiote, d’avoir réagi ainsi. Je relève le regard vers lui, pour le voir me toiser, bras croisés, avec son regard noir – trop bleu plutôt – et cette expression si concernée ! « On m’a balancé une bouteille, ou deux… Non, c’était une carafe. Les pirates ont débarqué pour voler la relique durant la fête et… » Je m’arrête aussitôt, à plisser les yeux en retour. « T’essaierais pas de détourner la conversation, là ? On parlait de ton… De notre… De ce mariage ! »

Je me lève, pour pointer un doigt inquisiteur sur son torse. C’est fou ce que ces muscles ressortent, quand il est campé bras croisés comme ça… Non, ce n’est pas du tout ce à quoi je pensais. « Oh et puis… Tu m’énerves ! » Oui, comme ça. Je préfère me détourner de lui, de peur que ma colère s’effrite à son simple contact. Je m’avance vers la fenêtre, et me retourne aussitôt. Je lui rappelle, sur un ton incisif : « Je suis Chevaucheuse. Mon devoir, c’est de veiller à la sécurité des habitants, et de nos frontières. Que ce soit des maudits pirates qui s’en prennent à eux, ou ces Ibéens ! Ca ne sera ni la première ni la dernière fois que je risque de revenir blessée suite à un affrontement. Et ça, c’est trois fois rien ! » Je retire le bandage autour de mon crâne, comme pour lui prouver. J’ai deux beaux hématomes, un à l’avant et un à l’arrière du crâne. Ils jaunissent déjà, ce qui me donne pâle allure mais est plutôt rassurant. Les guérisseurs ont fait du bon travail, à refermer les quelques plaies, là où les projectiles ont frappé fort avant de se briser. Il ne reste que de fines lignes qui disparaîtront bien vite. J’ai seulement un mal de crâne pas possible, qui me prend de temps à autre. Je le sens pulser dans mon front depuis que j’ai cherché à m’en prendre à Octavius, et mes sourcils froncés, dans une expression renfrognée, cachent plus ou moins bien la douleur lancinante à mon crâne.

« J’aime mon travail, tu sais. » Je baisse le regard, puis dépose le bandage sur le lit. Les bandes sont à peine salies par le sang. « J’ai Mirage qui veille sur moi. Mais là, dans une fête… C’était le chaos. Les dragons ne pouvaient pas intervenir au sol. Mais Thomas était là. Il a même sauvé une gamine des flammes, et a failli récupérer la relique mais… C’était pas suffisant. Elle a disparu. » Je pousse un profond soupir et me laisse à nouveau retomber sur le lit. Vesper saute pour venir s’enrouler à côté de moi, ce qui laisse une place à ma droite, que je tapote de la main pour l’inviter à venir plutôt que de rester là les bras croisés. « T’as pas à t’inquiéter pour moi, tu sais ? Rien ne sera pire que ce qu’on a déjà dû vivre au Tournoi des Trois Opales… Et j’ai quand même réussi à  obtenir aussi une Opale de Feu non ? Allez viens-là, il faut qu'on parle je crois bien. »

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Dim 12 Nov - 18:32

« On m’a balancé une bouteille, ou deux… Non, c’était une carafe. Les pirates ont débarqué pour voler la relique durant la fête et… » Je m’arrête aussitôt, à plisser les yeux en retour. « T’essaierais pas de détourner la conversation, là ? On parlait de ton… De notre… De ce mariage ! Merde. Grillé. Non. » Réplique trop rapide, trop bourrue, trop peu convaincante, aussi. Oui, il essayait complètement de détourner la conversation et son attention. La demoiselle se lève du lit pour pointer un doigt inquisiteur en sa direction, mais Octavius sent son regard un peu trop s’attarder au niveau de ses pectoraux et de ses bras, et il baisse les yeux pour voir ce qu’elle regarde dans cet instant de silence un peu soudain. Vérifier s’il a une tache sur ses habits. Verdict : pas de tache. Que son torse. Oh. Tiens donc. Il faut croire qu’il a tout de même réussi à détourner son attention. Il retient son sourire et une blague vaseuse. C’est sérieux. « Oh et puis… Tu m’énerves ! »

Pareillement.

L’Ibéen ne bouge pas, la laisse s’éloigner jusqu’à la fenêtre, à la recherche d’un peu d’air frais printanier, ou juste d’autre chose à regarder que sa silhouette. Maelys n’a pas terminé de lui rappeler son travail, ses engagements, qu’elle a déjà été blessée et qu’elle le sera encore. « [...] Et ça, c’est trois fois rien ! » Octavius se rapproche d’elle et détaille tout ce qu’il voit, une fois le pansement dénoué. Des bosses et des hématomes, des lignes marquées là où les bouteilles, ou la carafe, ou il ne sait pas quoi, s’est écrasé sur son crâne. Foutus pirates ! Sales bandits ! Ils n’ont pas assez de piller tout le reste du continent, ils doivent aussi s’en prendre à des reliques pleines de poussière ? Aucune idée d’à quoi peut bien ressembler le machin qu’ils ont volé - dans sa tête, une relique, c’est un bibelot mal taillé, et il imagine mal tout un festival se faire autour d’un bibelot mal taillé, mais bon, les Faës ! - mais ça ne valait certainement pas tout ça. Sourcils bien froncés, comme sa Maelys. Ça ne lui plaît pas. Pas du tout. Et qu’elle aime son travail, qu’elle soit protégée par Mirage, il s’en fout. Elle le dit : ce n’est pas assez. Il sait qu’elle ne l’entend pas dans ce sens, mais lui, c’est ainsi qu’il le voit. Ce n’est pas assez. Pas pour lui, qui la préférerait sagement en sécurité, sagement non loin, sagement dans une maison. Pas pour lui, qui est avec elle bien justement parce qu’elle n’est pas sage. Pas du tout.
Il regarde le lit, qu’elle tapote de la main. Invitation à la rejoindre. Elle et Vesper. Il reste d’abord bien campé sur ses deux pieds, avec toujours cette tête déplûe. « T’as pas à t’inquiéter pour moi, tu sais ? Rien ne sera pire que ce qu’on a déjà dû vivre au Tournoi des Trois Opales… Et j’ai quand même réussi à  obtenir aussi une Opale de Feu non ? Allez viens-là, il faut qu'on parle je crois bien. » Il n’a pas envie de parler. Il n’aime pas cela.

Il le faut, pourtant ! Alors, en grognant, Octavius s’assit sur le lit. Vesper aussitôt se défait de sa position et vient s’étendre à moitié sur les genoux de la Chevaucheuse, à moitié sur les siens, le museau enfoui dans les vêtements de sa mage. « Je sais qu’tu peux te défendre toute seule, c’est pas ça. Ça, il en est même fier. Ça m’fait chier, c’est tout, de t’savoir là-bas, alors que moi, j’suis ici. Tu peux mourir n’importe quand, pis jamais m’revenir, et j’peux rien y faire. » Ce n’est pas comme ça qu’il a été élevé, et il entend dans sa tête les voix de son père et de ses oncles lui rappeler qu’il doit toujours défendre sa femme, envers et contre tout. Et lui, non content de ne pas avoir officiellement de femme, ne peut pas la protéger. « Et j't'aurais pas enlevé comme ça, sans te demander et sans prévenir... », termine-t-il en bougonnant, le rose revenant à ses joues. Octavius a un plan, quand même. À peu près.

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Mar 14 Nov - 21:53

Ouh… Qu’il me fait une sale tête. Je le vois bien, sourcils froncés, visage fermé. J’aurais envie de le secouer pour qu’il me dise ce qu’il pense vraiment, ce qu’il a sur le cœur… Mais en soi, son expression est déjà assez équivoque. Il n’aime pas du tout l’idée que j’aille me battre, que je me mette constamment en danger. Il ne veut pas comprendre mes motivations, et s’en fiche pas mal. J’ai vraiment envie de lui hurler dessus, s’il ne restait pas aussi stoïque, muet. Mais qu’est-ce qu’il veut ? Que je reste tranquillement à la maison, à lui préparer la tambouille le soir ? Non mais il m’a bien regardé, au juste ? Il est en Lagrance, maintenant. Il est temps qu’il s’acclimate !

Je croise les bras, avec cette même mine renfrognée qu’il prend, alors qu’il reste campé sur ses appuis et refuse de me rejoindre. Je vais lui sauter dans le dos et m’accrocher jusqu’à ce qu’il se décide… C’est tentant d’utiliser ma magie pour faire basculer le colosse en avant, qu’il comprenne un peu que je ne suis pas dénuée de force, et que je sais très bien me débrouiller par moi-même. Il verra, tiens, s’il cherche à me sortir du lit au cœur de la nuit pour une histoire d’enlèvement ! Je vais le mordre jusqu’au sang. Je vais lui envoyer tous les objets à portée que ma magie saura capter jusqu’à ce qu’il me lâche, ou alors pire… C’est moi qui vais l’enlever, tiens.

Je soupire entre mes lèvres, quand il prend enfin la peine de s’installer à côté de moi, à grogner comme un ours. Ah et on dirait qu’il sait parler, finalement, cet ours ! J’hoche vigoureusement la tête, quand il reconnaît que je sais me défendre seule, l’invitant à poursuivre. Je lui fais les gros yeux, à la suite de son discours. « T’as qu’à venir te battre sur le front, en tant que mercenaire si c’est que ça… » Je ne le pense pas vraiment. J’enfonce mon menton dans le creux de ma main, et refuse de le regarder. Je n’ai pas envie de me laisser attendrir par sa simple vision. Parce que même avec cet air bougon, il est craquant. « Je ne peux pas me soustraire à mes devoirs du front. Moi aussi, je préférais qu’on soit en temps de paix. Mais… Mais j’ai pas le choix ! Et s’il m’arrive quoi que ce soit, Vesper est constamment avec toi. Tu le sauras. Tu peux prendre le premier portail en direction du front si ça te chante, les mages passent leur temps à faire le relais alors… » Je risque enfin un regard dans sa direction, hésitante. « Moi aussi, j’aimerais pouvoir passer plus de temps avec toi, et… Et j’aimerais bien me battre à tes côtés, à nouveau. Mais sinon on peut… Je ne sais pas… Tu te plais en Lagrance ? » Je ne peux pas abandonner Mirage, ni mes fonctions de Chevaucheuse. Ca, jamais. J’hésite. S’il me dit que non… Et qu’est-ce que je ferais ? J’ai encore en tête clairement ma dispute avec Tristan, qui m’a proposé d’intégrer un autre Vol si je le ferais. On serait plus à l’abri en Ansemer, certainement. Je pourrais avoir des missions plus tranquilles, tant qu’on ne m’appelle pas en renfort mais… Est-ce que je le veux vraiment ? Octavius se plairait peut-être plus là-bas. Je baisse le regard. « P… Pourquoi on ne se marie pas à la Lagrane ? Ou même à la Kyréenne ? Tu n’as pas besoin de m’enlever et… En fait, je ne suis pas sûre que qui que ce soit s’opposerait à toi, hormis Mirage bien sûr. » Il ne l’aime pas. Même pour lui, ça ne doit pas être un grand secret. « Je… Il s’est passé quelque chose avec mon Capitaine. Tu sais, le mage puissant dont je te parlais… » Plus si puissant, maintenant qu’il a renié sa magie pour une autre impie, en vérité. « C’est devenu un mage du Sang, qui chevauche un dragon d’argent et… Je ne sais plus pour qui je me bats. Il m’a proposé de changer de Vol, si je doutais autant de lui. Thomas a un pied à moitié en Outrevent déjà, avec Cassie qui passe son temps là-bas alors… Si tu veux qu’on parte pour un autre duché, je… On pourrait. Tu te plairais peut-être plus en Ansemer. » Parce qu’il a déjà fait un grand sacrifice pour moi, à venir ici, où il passe son temps à attendre mes rares permissions du front… Je peux bien en consentir un pour lui aussi, s’il le veut, non ? C’est ça, être un couple. Je crois bien.

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Lun 20 Nov - 22:53

« T’as qu’à venir te battre sur le front, en tant que mercenaire si c’est que ça… Tu sais que c’pas ça », qu’il répond sur le même ton, sans quitter ses airs boudeurs. Ils sont ridicules, l’un et l’autre, à ne pas oser se regarder. Octavius sait qu’il ne pourra pas rester fâché bien longtemps, si Maelys le regarde avec ses grands yeux noirs, au milieu de son visage si adorable, au-dessus de cette bouche gourmande qu’il meurt d’envie d’embrasser (en partie parce qu’elle est là, juste à côté, et qu’il n’a pas encore pu le faire). Rah, même penser à cela l’attendrit ! Il se concentre sur le mur devant eux, comme si c’était la chose la plus intéressante en ce moment, alors que la Chevaucheuse parle. Lui dit ce qu’il sait déjà, ce qu’il partage bien trop, ce qu’il ne peut pas changer. Y’a bien qu’en Sombreciel, que l’amour bouge des montagnes et déclenche des guerres et il ne sait pas quelles autres conneries. Pour les honnêtes gens, c’est difficile de faire bouger un putain de grain de sable.

Un coup d’oeil en biais, discrètement - merde, elle aussi le regarde. Les damnés grands yeux noirs auxquels il ne sait absolument pas résister. Damnée femme. « Moi aussi, j’aimerais pouvoir passer plus de temps avec toi, et… Et j’aimerais bien me battre à tes côtés, à nouveau. Mais sinon on peut… Je ne sais pas… Tu te plais en Lagrance ? » La question le déstabilise, le surprend, et le guerrier tourne tout à fait son visage vers elle. Son expression boudeuse, de moins en moins convaincue à chacun de ses précédents mots, est tout à fait étonnée. Est-il… bien, en Lagrance ? Il ne s’est jamais vraiment posé la question. Octavius essaie de ne pas trop se poser de questions, en général, ça n’apporte que des problèmes - son père serait certainement d’accord avec ça. Il est trop surpris pour répondre tout de suite, pour dire autre chose qu’un « Euh » d’une grande éloquence. « P… Pourquoi on ne se marie pas à la lagrane ? Ou même à la kyréenne ? Tu n’as pas besoin de m’enlever et… En fait, je ne suis pas sûre que qui que ce soit s’opposerait à toi, hormis Mirage bien sûr. » L’Ibéen se garde bien de lui parler de toutes les bêtises que lui a fait croire Louison - passant de Vesper à son capitaine et au gardien de sécurité de la caserne de Lagrance. Il ne faudrait pas lui donner des idées, à sa belle, ce serait dommage.

La Chevaucheuse baisse les yeux, un peu le menton. Fuit son regard. « Je… Il s’est passé quelque chose avec mon Capitaine. Tu sais, le mage puissant dont je te parlais… Hochement de tête sur moue assombrie. C’est devenu un mage du Sang, qui chevauche un dragon d’Argent et… Je ne sais plus pour qui je me bats. Il m’a proposé de changer de Vol, si je doutais autant de lui. Thomas a un pied à moitié en Outrevent déjà, avec Cassie qui passe son temps là-bas alors… Si tu veux qu’on parte pour un autre duché, je… On pourrait. Tu te plairais peut-être plus en Ansemer. » Octavius ne peut pas retenir une moue de dégoût lorsqu’elle lui parle de son capitaine, devenu (ça se peut, ça ?) mage du Sang. Il a beau s’habituer à la magie, à vivre dans cet empire, dans ce duché, mais son éducation ibéenne est trop rigide sur ce point pour accepter cela. Magie bannie, magie perdue qui aurait dû le rester, et qui pourtant circule de plus en plus librement en tout Arven. Particulièrement en Faërie. Très très particulièrement en Lagrance. Il peut comprendre que Maelys ait perdu confiance en cet homme. Qu’elle n’ait plus l’impression de le connaître. Même, mesquin, il est satisfait de cela - mais ça ne semble pas la rendre bien heureuse, tout cela. Une de ses mains vient chercher une de la Bassoise, qu’il enferme dans sa poigne solide. Si petite, si menue, pourtant si forte. Ça ne cessera jamais de l’amuser. « T’sais, j’ai… j’ai commencé à chercher, pour une maison, pour toi et moi. Il avait les joues roses - elles sont désormais rouge Bellifère. Vesper lève son museau vers Maelys, l’oeil ravi. C’est vrai, j’étais là ! Parce que si j’veux t’épouser comme les Kyréens, il nous faut une maison, pour le sang, et, ‘fin, il faut une maison. Une maison à lui. À eux. Quelque chose qui lui appartienne. Pour vrai. J’sais pas… j’sais pas si j’serais mieux ailleurs, tu sais. Lagrance, c’est très différent d’Ibélène, mais ça pourrait être pire. Sans doute que j’serais mieux en Ansemer, pis encore, j’en sais rien. C’est quand même d’sacrés escrocs. De toute façon, j’m’en fous d’où elle est, c’te maison, tant que j’suis avec toi, pis que t’es bien. »

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Sam 9 Déc - 15:07

A voir son expression, Octavius ne s’est jamais réellement posé la question, de s’il se sentait bien en Lagrance. C’en est presque touchant, à quel point ça lui paraissait comme une évidence de me suivre ici même, lui qui a tout quitté pour moi. J’en rougis presque, mais ne m’arrête pas pour autant de parler, surtout à constater qu’il n’arrive pas à rester fâché bien longtemps, quand c’est finalement moi qui le détourne de ses préoccupations premières. Ce n’est même pas par malice. J’ai vraiment besoin de savoir ce qu’il en pense, parce qu’il est ce point d’ancrage que j’ai pu trouver, dans mes pires moments, comme dans les meilleurs. Parce que je l’aime, tout simplement, même si je ne m’en suis rendue pleinement compte qu’à l’évocation de ce mariage dans la bouche même de Louison.

Mais tout de même, des fois, j’ai seulement l’impression que je suis la seule à me poser des questions, et que lui se contente de réagir à l’instinct. Il est pire que moi. Octavius est peut-être d’une nature plus calme et réservée, mais il réfléchit encore moins que moi, seulement concentré sur l’instant présent. Comment il a pu songer au mariage, alors ? Ah, oui. Evidemment. A en croire Louison, c’est surtout pour régler une situation plutôt inhabituelle pour lui : Être avec quelqu’un en dehors des liens du mariage. Nous sommes aussi similaires que différents, sur bien des points.

Au moins, notre avis sur les mages du Sang paraît être le même, à voir cette mine dégoutée qu’il affiche. J’ai toujours une affection profonde pour Tristan, mais cette admiration pour mon Capitaine, qui m’a si longtemps guidée, est réduite à néant. J’ai appris à le connaître davantage ces derniers temps, en dehors de notre affiliation de Chevaucheur, et à l’apprécier en tant que personne… Seulement, il m’a déçu. Son combat n’est pas le mien, et nous éloigne l’un de l’autre. J’aurais dû m’inquiéter davantage, sur l’île des amoureux du vent. Mais non. J’ai décidé de lui faire confiance, lui si sûr de devoir toujours nous protéger, alors que peut-être… Peut-être que la tendance aurait dû s’inverser.

Je sens la main d’Octavius contre la mienne, qui m’extirpe de mes pensées. Si grande, si puissante. Je relève le regard vers lui, et il me fait aussitôt oublier mes préoccupations premières à évoquer une… Une maison ? Pour… Nous ? Je rends un regard effaré à Vesper quand il relève le museau, si enthousiaste, alors que je ne sais définitivement pas où me mettre. Je deviens rouge, moi aussi, et on est comme deux idiots. J’ai le regard brillant. Je pars d’un léger rire à l’entendre, si plein de préjugés envers les ansemariens, mais à me dire au fond, qu’il est bien n’importe où si c’est avec moi.

Mon cœur bondit dans ma poitrine. Je retire ma main soudainement, pour enrouler mes bras autour de son cou, et l’embrasser avec fougue, avec une passion non contenue. Je ne me recule que pour mieux le regarder, avec ce sourire amoureux aux lèvres. « Je t’aime, idiot. »

J’entends Vesper couiner avec désapprobation, compressé entre nous deux. Je me recule encore un peu sous son air de reproche pour le laisser se glisser sur le matelas. S’il était moins souvent toujours dans nos pattes aussi… Je l’oublie un peu pour coller mon petit poing contre la poitrine du colosse, avec un regard de mise en garde ensuite. « Par contre, n’espère pas que je vais rester sagement à faire la cuisine dans notre nouveau chez soi… » De toute façon, si tu la laisses faire, je ne te laisse que quelques années à vivre avant de mourir d’intoxication alimentaire, Octa’. Je souffle avec mépris, et lui lance un regard noir, à ce glouton. « Je m’améliore ! » Oui, bon, je ne pouvais sans doute pas faire pire. « Je vais mettre de l’argent de côté. Et puis, si tu veux, on peut couper la poire en deux et se trouver une maison à la frontière ansemarienne-lagrane. Ce sera sans doute l’endroit le plus sûr en Lagrance, en plus, et… Ca fait sans doute un peu loin des capitales, par contre. » J’étais déjà à réfléchir, à ce qui pourrait le mieux coller. N’empêche… Tous les deux, on avait toujours vécu sans vrai foyer. « Ca me fera bizarre d’avoir un endroit où poser mes affaire, hors de ma chambre d’étudiante à l’académie, ou de la caserne. Je… Je me sentais pas vraiment chez moi, chez mes parents non plus. Je sais pas… A quoi ça va ressembler ? »

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Message Sujet: Re: Parce que ma colère n’est qu’un amour maladroit   Mer 13 Déc - 1:56

L’idée de la maison ne semble pas ravir Maelys. Elle semble même plutôt effarée, qu’il ait pu penser à ça, ou à quoi que ce soit. Il aurait dû savoir que ce n’était pas une bonne idée ! Avoir des idées, ça n’a jamais été sa force, et il aurait dû se retenir, une fois de plus. Octavius se renfrogne un peu, prêt à dire que tout cela est idiot. La petite Chevaucheuse ne suit pourtant pas le cours de ses idées et enroule soudainement ses bras autour de son cou, pour mieux l’embrasser avec fougue. Baiser qu’il rend avec énergie, cédant enfin à l’envie qui le tenaille depuis avant même qu’il l’ait vue. « Je t’aime, idiot. M‘si », grogne-t-il en réponse, en sachant qu’elle ne doit pas avoir compris grand chose. Mais l’essentiel.

Vesper émet un bruit, un couinement qu’Octavius ne l’a jamais entendu faire, et quand il baisse la tête, il comprend que le carcajou s’est senti un peu compressé par leurs ardeurs amoureuses. Il rigole un peu bêtement et laisse Maelys s’écarter un peu plus, libérant le glouton du poids conjugué de leurs corps, afin qu’il puisse leur laisser un peu d’espace. Le guerrier, lui, rapproche de nouveau la jeune femme, et contient mal son amusement à son petit coup de poing, assorti d’un regard noir qui se veut peut-être intimidant, mais qui ne fait que lui plaire. « Par contre, n’espère pas que je vais rester sagement à faire la cuisine dans notre nouveau chez soi… De toute façon, si tu la laisses faire, je ne te laisse que quelques années à vivre avant de mourir d’intoxication alimentaire, Octa’. T’es généreux, avec “quelques années”. Je m’améliore ! » Glouton et guerrier pouffent et ricanent de la véhémence de la Chevaucheuse. Après l’essai désastreux de ce pain coupe-faim, elle peut en effet uniquement s’améliorer ! Ce n’est même pas un défi ! C’est la seule option possible ! Cela dit, cela veut dire qu’elle n’est pas contre l’idée de la maison - et la suite de ses paroles lui confirme qu’elle est même prête à participer au projet, monétairement. Il n’en espérait pas tant, et il lui faut toute sa force mentale pour se retenir de lui dire que non, il paiera cette maison seule, en tant qu’homme du couple. Avant de se dire que ça lui mériterait peut-être un autre coup. Qu’il le veuille ou pas… Maelys participera. « Ca me fera bizarre d’avoir un endroit où poser mes affaire, hors de ma chambre d’étudiante à l’académie, ou de la caserne. Je… Je me sentais pas vraiment chez moi, chez mes parents non plus. Je sais pas… A quoi ça va ressembler ? On n’a pas b’soin de quelque chose de très grand, toi et moi. À moins que tu veuilles que mirage aussi ait sa chambre », ricane-t-il, sachant bien que le message passera de l’esprit de Maelys à celui de sa monture. Depuis qu’il est en Lagrance, il comprend un peu mieux à quoi ressemblent les habitations lagranes - soit à rien de ce qu’il y a en Bellifère, ou en Valkyrion. Tant qu’on ne lui fout pas du marbre et des fleurs et des conneries comme ça partout… il n’a pas spécialement d’avis.

Une de ses larges mains descend dans le dos de la Basseoise et vient confortablement se caler sous une de ses fesses, qu’il englobe pratiquement toute entière dans sa paume. Une pression appréciatrice du galbe musclé de cette partie tendre du corps de sa petite amie. « T’as pas envie de sortir, un peu, pour fêter ça ? J’ai très envie de t’garder ici, mais je sais pas si tu vas vraiment te reposer, crâne Octavius avec un sourire canaille, les sous-entendus brillant très peu subtilement dans ses mots. Pis ça fait longtemps, m’semble, qu’on a juste bu une bière. Ou n’importe laquelle cochonnerie de liqueur de fleurs qu’ils font, ici. Peut-être même qu’on pourra se battre, encore. Comme à Lorgol ! » Allez savoir : pour lui, c’est une sortie romantique.

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