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 Arrivée à Lorgol

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Je suis : une artisane perlière, doublée d'une mère célibataire. Oh et, accessoirement, une fugitive recherchée.

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Message Sujet: Arrivée à Lorgol   Dim 22 Oct 2017 - 9:57


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Eponine Aubenacre et Quintille Aubenacre

L'arrivée de Quintille à Lorgol

Un nouveau départ



• Date : 11 juin 1002
• Météo (optionnel) : Temps clair, léger vent sur les quais.
• Statut du RP : En cours
• Résumé : Quntille vient d'arriver à Lorgol après un voyage en vivenef depuis Aubenacre. C'est toute émue qu'elle découvre la ville aux travers des yeux de sa fille, Eponine qu'elle retrouve après l'avoir envoyé loin de leur famille, pour sa propre protection. Elle va redécouvrir une ville qu'elle a connu des années plus tard, espérant désormais que sa vie y sera bien meilleure.
• Recensement :
Code:
• [b]11 juin 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2824-arrivee-a-lorgol]Arrivée à Lorgol[/url] - [i]Eponine Aubenacre et Quintille Aubenacre[/i]
Quntille vient d'arriver à Lorgol après un voyage en vivenef depuis Aubenacre. C'est toute émue qu'elle découvre la ville aux travers des yeux de sa fille, Eponine qu'elle retrouve après l'avoir envoyé loin de leur famille, pour sa propre protection. Elle va redécouvrir une ville qu'elle a connu des années plus tard, espérant désormais que sa vie y sera bien meilleure.



Dernière édition par Quintille Aubenacre le Dim 22 Oct 2017 - 16:13, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Dim 22 Oct 2017 - 9:57

Les derniers jours avaient été affreux. Simplement affreux. Imaginer qu’elle ne puisse plus comprendre sa propre fille avait été la pire chose qui lui soit arrivée. Et de très loin. Evidemment, pour beaucoup, son vécu aurait pu être jugé comme plus difficile, mais sa fille était ce qu’elle avait de plus précieux au monde. Penser, un seul instant, que la complicité et l’amour qui les unissait pouvaient avoir disparu… ça lui a brisé le cœur plus sûrement que les années de viols subies par son paternel. Il est vrai que ça a eu l’effet d’un véritable électrochoc. Le genre d’électrochoc aux côtés duquel on ne passe pas à côté. Alors quand Géralt, accompagné de son amie Marianna est venu la chercher en Aubenacre, elle n’a pas hésité une seconde. Attrapant sous son bras Gédéon – enfin, façon de parler, elle a mis les voiles loin de ce pays de malheur, refusant d’y rester une minute de plus. L’occasion de partir se présentait à elle, comme sa mère des années plus tôt, elle quitta ce royaume castrateur au possible, afin d’y vivre une vie nouvelle. Oui, elle avait une quarantaine d’années, mais elle ne s’était jamais sentie plus vivante que le jour où ils sont venus la chercher. Lui donnant, enfin, l’occasion de tourner la page, de faire quelque chose de son existence. Elle ne mentait à personne en disant qu’elle n’avait besoin de rien et ne laissait personne d’important derrière elle. Ce n’était que la pure vérité. Les quelques hommes qui vivaient dans la demeure familiale ne comptait plus – si tant est qu’ils aient pu compter un jour – pour elle. C’était désormais du passé. Révolu. Elle décida d’avancer, sans un regret, sans un regard en arrière. Refusant de laisser Gédéon derrière elle, c’est ensemble qu’ils partirent.
Ce fut son premier voyage, sa première fois sur un vivenef. Etrange. Encore plus quand elle senti le poids d’un regard inhumain sur elle. Enfin. Elle n’en savait trop rien, mais elle le définissait de la sorte. Ça avait été une sensation bien différente de tout le reste. Comme quand elle avait senti Marianne pour la première fois. Une femme. Bien étrange. Bien différente des autres femmes de Bellifère.  Pourtant, elle lui fit confiance instinctivement. Etrange non ? Cette sensation de protection qu’elle dégageait, associé à ce parfum fringant de liberté. Elle avait été bouche-bée. Etait-ce possible d’être ainsi ? Etait-ce, ne serait-ce, qu’envisageable ? Quintille n’avait jamais rien connu d’autre que la vie dans les Landes et dire qu’elle était bien différente du reste d’Arven était un doux euphémisme. En vérité, elle n’en savait rien du tout. Ses premiers pas sur le bateau avaient été… Catastrophiques. Elle n’avait cessé de tomber. A tel point que, grognonne, elle avait refusé de se relever. La fois de trop. Assise sur le pont, par terre, les jambes écartées et les bras croisés, pirates ébahis devant son comportement, elle avait protesté. « Je ne me lèverai plus jamais ! Hors de question que ce bois me fasse encore une fois tomber ! » Têtue comme une mule, même Géralt avait laissé tomber. Apparemment Monsieur disait qu’il fallait juste attendre, que ça lui passerait. Un peu plus et elle l’aurait imité, dans sa barbe évidemment. Evidemment, elle n’avait rien contre le bateau en lui-même, bien qu’il semblât lui filer une sacrée nausée. Nombreuses furent les fois où, accoudée au bastinage, la tête au-dessus des vagues, elle rendit son repas, verte comme une mauvaise huitre... Au fil du voyage, elle s’était habituée au roulis et avait appris à marcher de manière à ne plus tomber malade. En vérité, ce n’était pas si compliqué que ça, mais elle refusa de le reconnaître. Préférant répéter à tords et à travers qu’au moins, en Bellifère, elle ne vomissait pas n’importe comment. Pour autant, personne ne se faisait avoir ; sa gentillesse était bien trop évidente dès qu’il s’agissait d’aider, de donner un coup de main, ou d’occuper les plus jeunes.
Avec le temps, elle se fit à la compagnie – qu’elle jugea plaisante – des pirates. Au moins, ils avaient le mérite de ne pas essayer de la toucher, ou de l’embêter. A vrai dire, son caractère devait beaucoup y jouer. Jamais elle ne fut aussi tranquille. C’était plaisant. Rassurant. Un doux avenir semblait lui faire face. Un avenir qu’elle n’arrivait pas encore à imaginer. Elle espérait pouvoir revoir très rapidement Eponine, sans savoir quand tout ceci serait possible. Les retrouvailles avec sa sœur avaient été rapides et émouvantes. Depuis longtemps, Quintille avait attendu ce moment, la serrant dans ses bras si fort, qu’elle avait cru pouvoir l’étouffer. Et puis, dès qu’elle avait pu, elle avait monopolisé sa sœur. L’aînée voulait tout savoir. Tout. Jusqu’au moindre détail. C’est les yeux embués de larmes et de fierté qu’elle l’avait félicité. Lui confiant qu’elle ne l’avait jamais vu aussi rayonnante. Ravie d’avoir fait le bon choix, de l’avoir poussé à partir de la demeure familiale.

L’arrivée à Lorgol avait été un grand moment. Déjà, il avait fallu manier le bateau pour l’emmener dans les quais. Une manœuvre habituelle qui avait suscité une grande inquiétude chez Désirée. Ils étaient enfin arrivés. Ce n’était plus un rêve, les voix et les bruits qu’elle entendait, étaient la résonnance d’une nouvelle vie. D’une ville qu’elle avait – de façon très courte – fréquentée. Un nouveau départ. Un départ qu’elle espérait meilleur. C’était la petite voix de sa fille, de son trésor, qui l’avait guidé tout le long des quais (après un énorme câlin). C’était la petite main d’Eponine dans la sienne qui avait guidé l’aînée à travers les quais de la Ville Basse, esquivant les passants, laissant un sourire émerveillé se dessiner sur le visage de Désirée. A travers les yeux de sa fille, elle découvrait un monde qu’elle n’était pas en mesure de voir, un monde qui lui offrait une nouvelle chance. Tenant fermement sa petite main, Quintille refusait de la lâcher, comme si le seul lien avec la réalité – si peu tangible – était cet amas de chair et d’os, dans sa grosse paume effritée par tant d’années passées à travailler les perles. C’était vrai. Elle ne rêvait pas, son malheur était terminé. Loin derrière elle. Alors qu’elles se dirigeaient vers la Taverne, Quintille s’arrêta, se mettant à la hauteur de sa fille. Sans être capable de le voir, elle passa une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles, nettoya une trace sur le bout de son nez avec un peu de salive et esquissa un léger sourire. « Tu te plais ici ? » Une courte inspiration. « Personne ne t’as fait du mal ? » Le doute, léger, ponctue ses propos, si jamais ils venaient à toucher à un seul cheveu de sa petite fille, la douce Quintille pouvait très vite devenir un ours féroce.
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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Lun 23 Oct 2017 - 9:25

-L'AUDACIA EST LA ! L'AUDACIA EST ARRIVEE !

Je lève la tête d'un geste brusque, juste à temps pour voir un petit garçon surexcité brailler dans la salle principale que la célèbre vivenef revient de son sauvetage. Tonton Géralt. Tante Quittou. Il m'en faut pas plus. Je lâche tout ce que j'ai dans les bras, c'est-à-dire les couverts que je débarrassais. Le bol, pas tout à fait fini, tombe bruyamment sur la table, envoyant valser le reste de son contenu par terre. Quant à l'assiette et aux couverts, ils trouvent misérablement le chemin du sol, dans un grand fracas. Mais moi je suis déjà loin. Je me suis déjà ruée vers la porte, loin du bol, de l'assiette et des couverts. Il me semble entendre Félicie me crier quelque chose d'un ton paniqué mais je suis déjà dehors, laissant la porte grande ouverte. Mais il fait chaud, c'est pas grave. Moi je cours déjà vers la vivenef, mes pieds nus parcourant la distance avec une avidité impatiente. Oh. C'est sûrement ce que Félicie a voulu me dire. Mettre des chaussures. Mais j'ai tellement l'habitude de marcher pieds nus. Déjà à Riven, à la maison, quand je fuyais le matin avant le levé du soleil pour aller le voir de dehors. Félicie me l'a déjà dit plusieurs fois ce matin « va mettre tes chaussures ». J'ai dit « oui, oui » et puis j'ai oublié. Et maintenant je cours dehors nus pieds. Mais j'aime être nus pieds. J'aime sentir la terre et ses moindres défauts sous ma peau. Et le mieux, le mieux c'est quand je sens l'eau et le sable. Félicie, parfois, me rappelle maman.

A bout de souffle, je finis par arriver sur le ponton au moment même où les pirates commencent à sortir. Je lève les yeux, cherchant du regard tonton Géralt ou tatnte Quittou, priant pour qu'il ait réussi, comme il me l'a promis avant de partir. Quand il a pas voulu que je les accompagne. Et finalement je les vois. Ils sont là ! Ils sont là ! Je pousse un cri de joie et me précipite plus encore, pour leur sauter dans les br... Mais... Mais...

Ma... Maman ? Pétrifiée, je me suis arrêtée net, incapable de faire le moindre mouvement, croyant rêver cette apparition. Mais si. C'est... c'est maman ? Je sens que je tremble de partout alors que je la vois avancer maladroitement sur la passerelle qui relie Rhéa au quai. Et derrière maman, il y a tonton Gédéon. Non... non, non et non. Je frotte mes yeux, me pince, me tire les cheveux et regarde encore. Mais si. Maman est là.
Maman.

-MAMAN !

Cette fois je hurle et je parviens à bouger et je la réceptionne dans mes bras alors qu'elle franchit les dernières mètres qui séparent le ponton du quai. Je pleure, je crie, je pleure encore et je lui dis plein de trucs que je comprends pas moi-même. Mais je suis promis de plus pleurer mais elle est là. C'est elle, c'est maman ! Maman est ici avec moi ! On est plus séparée, je la quitterai plus jamais, je resterai toujours avec elle. Et je continue de pleurer et de la serrer. J'en oublie tout le reste, comme savoir si tonton Géralt ou tante Quittou vont bien. Je suppose que oui, si maman est là c'est que tout le monde va bien. Parce que ce moment est si heureux, si rempli de bonheur que le reste ne peut être qu'aussi merveilleux. Finalement, au bout d'un moment, je finis par m'en détacher et la regarde, les yeux éperdus d'amour. Elle n'a pas changé, et je ne l'ai pas oublié. Ses traits sont restés les mêmes, à jamais graver dans ma mémoire et mon cœur. L'instant d'incrédulité, de bonheur passé, il laisse sa place à une envie frénétique et joyeuse de tout lui faire découvrir. J'ai tellement de choses à lui dire que je sais même pas pas où commencer et je finis par tout mélanger ensemble :

-Maman tu sais j'ai gagné un collier, j'ai tout trouvé toute seule et je me suis faite une super copine, Lena et y a Aubrée et Agathe qui sont là aussi, Aubrée elle m'apprend à lire parce que je vais rentrer à l'Académie. J'y suis allée avec tonton et c'est tellement beau et magnifique, il y a des statuts de griffons et de dragons qui volent ! Ils volent tu te rends compte ? Comme les oiseaux mais eux ce sont des statuts ! A la Taverne tout le monde est gentil, Félicie s'occupe bien de nous et tu sais...

En fait je sais plus trop ce que je dis mais maman est là et c'est tout ce qui compte. Elle finit par s'arrêter et s'accroupir devant moi, le visage tellement tendre que j'ai envie de pleurer encore une fois. De bonheur parce qu'elle est là. Je m'empresse de la rassurer.

-Non non, personne me fait du mal, tout le monde est très gentil ! Et tu verras maman, ici c'est très beau, y a tellement de choses à faire et à découvrir. Je te dirais tout !

Je lui plante un gros bisou sur la joue et lui prend la main, bien déterminée à tout lui montrer.

-Ici c'est le quai principal, là où tous les navires s'arrêtent il y en a encore plus qu'à Riven mais il y a pas la plage, le sable est plus loin. Puis tu as les étales avec ce que le marchants vendent parfois directement ici, y a plein de poissons différents c'est rigolo d'aller les voir. Et ensuite devant y a les habitations ! Y a une dame très gentille dans le coin mais elle est toujours avec différents monsieurs, je sais pas très bien qui l'a enlevé, et quand je lui ai demandé, elle m'a dit qu'elle était à tout le monde et m'a offert une pâtisserie ! Viens, maman, viens, on va rentrer à la Taverne, je vais te présenter Félicie et peut-être que Lena est là aussi ! Allez, vite vite !

Je suis tellement impatiente que j'en oublie le reste, et finit par m'arrêter d'un coup, totalement atterrée à l'idée d'avoir oublié tante Quittou et tonton Géralt.

-Mais, mais ! Tante Quittou ? Et tonton Géralt ! J'ai pas dit bonjour, ils vont comment ? Tante Quittou a rien ? Dit ?

Oh mais quelle piètre nièce je fais moi avec tout ça !

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Lun 30 Oct 2017 - 16:18

Le plus difficile dans sa vie, ça a été de vivre sans sa fille. Sans ses nouvelles. Sans savoir ce qu’il advenait d’elle. Bien sûr, elle avait totalement confiance en Géralt et ne doutait pas de lui. Il saurait prendre soin d’elle. Forcément. Mais si ? Mais si ça ne suffisait pas ? Mais si elle ne survivait pas à… N’importe quoi ! Elle était jeune, trop jeune pour être séparée de sa mère, non ? Les jours suivant son départ, Quintille avait très mal – trop peu – dormi. Le sommeil la fuyait, son stress l’envahissant à chaque soirée qui pointait le bout de son nez. Chaque soir venu, elles avaient leur rituel. L’histoire de Quitterie. Mythe, légende, tout était bon pour faire de Quitterie l’idôle de sa fille, pour lui insuffler l’espoir de résister, de survivre. Des fois, elle se morigénait à ce sujet, qui lui disait que sa sœur était encore en vie ? Et puis elle se reprenait, qu’importe la vie – ou non vie – de sa sœur, Eponine devait se battre pour survivre. Elle devait s’accrocher à quelque chose pour tenir bon. Pour avancer. Malgré leur famille horrible. C’est ce qu’elle lui donnait. Ce qu’elle ne lui donnait plus. Est-ce qu’elle était nourrie correctement ? Est-ce qu’elle avait un toit sous lequel dormir ? Des repas ? Est-ce qu’on lui insufflait suffisamment d’amour ? Parfois elle craignait qu’elle devienne femme avant qu’elle ne puisse le lui expliquer. Elle se réveillait en sursaut, sa fille mère, inconnue à sa propre génitrice. Puis elle se reprenait, Géralt l’empêcherait. Forcément. Et s’il mourrait ? Sa vie n’était devenue qu’une suite d’inquiétudes maternelles, encore et encore. Incessantes.
Lorsque l’opportunité s’était présentée, lorsque la fuite avait été possible, l’espace d’un instant, tous ses doutes s’étaient éteints. Tous. Sans exception. Elle avait tout donné pour s’enfuir, sans se retourner une seule seconde. Ils étaient partis. Ses pieds sur le sol de Lorgol le lui confirmaient. La petite main de sa fille dans la sienne le lui affirmait. Elle était partie. A jamais. Elle ne reverrait plus son père. Ne souffrirait plus de ses affronts. Parfois elle s’inquiétait de la future femme qui devra le subir, avant de se rappeler qu’il valait mieux que ce soit n’importe qui, plutôt qu’elle ou sa fille. Le reste n’avait pas d’importance, personne n’était venue la sauver non ? Alors pourquoi devait-elle s’inquiéter du bien-être d’éventuelles inconnues ?

Les phrases de sa fille s’enchaînent, encore et encore. N’ont aucun sens. Un sourire étire ses lèvres, ses doigts parcourent les joues de son enfant. Qu’importe. Qu’elle parle. Entendre sa voix lui avait terriblement manqué. L’entendre aussi heureuse était un bonheur, même si elle ne comprenait rien de ses histoires. « Je suis contente. » Elle sourit, embrasse sur sa joue sa petite. « Tu me diras tout, j’espère bien ! Je veux tout savoir. » Elle éclate d’un rire sincère, heureuse, simplement. Sa petite main la tire en avant, la voilà désormais qu’il lui parle de la ville, lui explique ce qu’elle voit. Elle lui parle des quais, des bateaux, de la catin sans doute du quartier. Grincement de dents. Diable qui pouvait donc laisser une enfant voir ce genre de choses ? Maudits pirates. Pourtant elle ne dit rien, de toute façon, il valait mieux, ces mêmes pirates avaient pris soin de sa fille et l’avaient emmené en terre ferme, autant pas se faire ennemie des nouveaux alliés non ? Eclatant d’un rire sincère, elle essaye de suivre la cadence imposée par sa fille. Cette dernière ne va pas vite, mais elle n’y voit rien l’aînée. Alors elle ne va pas courir et risquer de bousculer quelqu’un. « Doucement Eponine, on a tout le temps ne t’en fais pas ! » Elle esquisse un sourire aimant à l’égard de sa fille. « Je préfère qu’on passe un peu de temps ensemble avant. » La petite finit par s’arrêter d’un coup, frênant subitement sa mère dans son élan. « Eh bien ! » S’exclame-t-elle, amusée. Pas le temps de dire quoique ce soit que l’enfant reprend la parole. « Ils vont très bien. Ils ont tous les deux faillis voir le contenu de mon estomac sur le vivenef, mais sinon ils sont en parfaite forme. » Un peu trop pour Quintille qui n’avait que trop peu apprécier que son frère tente de la raisonner et de la rassurer, même si c’était son rôle et son amour pour elle qui avait parlé. Elle ne lui en voulait pas, non, elle aimait juste râler quand le moment se présentait. Et quand les nausées menaçaient de la submerger, autant dire que discuter n’était pas dans ses intentions.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Mer 29 Nov 2017 - 23:57

Je sais pas combien de temps j'ai pas vu maman mais jamais... non jamais je l'ai vu aussi heureuse et j'en suis toute heureuse. Toute bouleversée. Encore plus heureuse que d'habitude. Elle rit, elle a l'air légère, maman et tant mieux. Elle est plus loin, maintenant elle est avec moi et je la quitterai plus. Enfin si... quand je vais aller à l'Académie mais c'est pas maintenant et on sera qu'à un portail de distance ! On sera à côté ! Je pourrai venir la voir souvent !
Tellement prise par ma frénésie de tout lui montrer, maman trouve que je vais trop vite et préfère ralentir le pas. Mon cœur se gonfle quand elle dit vouloir passer d'abord du temps avec moi et je hoche la tête avec empressement. Moi aussi. Elle m'a trop manqué, maintenant elle est là et je la veux pour moi toute seule. Je souris juste quand elle me donne des nouvelles de tout le monde et je soupire de soulagement. J'irai leur faire des bisous après. Il faudra que je serre tonton Gédéon très fort contre moi aussi parce qu'il m'a beaucoup manqué. Il allait souvent se promener avec moi quand on était là-bas, je me demande avec qui il y allait. Tout seul ? Et s'il croisait grand-père ou oncle Gaston ? Non, mieux vaut pas penser à ça. Ils sont loin maintenant. Ils sont loin mais ils ont tout de même réussi à attraper tante Quittou et j'ai un élan d'inquiétude soudain et m'empresse de regarder tout autour de moi, guettant des têtes connues et indésirables. Mais personne n'est là et je me sens un peu soulagée. Ah. Ouf. Je ris même quand maman me raconte son voyage.

-C'est vrai ! Tu as voyagé sur l'Audacia ! Elle est belle hein ? C'était comment ? Je suis montée dessus moi aussi ! Un jour je serai pirate et je guérirai les gens comme tonton Géralt et tante Quittou et j'aurais un dragon aussi !

Ça fait beaucoup de choses mais je sais pas encore comment me décider dans tout ça. Puis y a dame Solveig aussi qui est forte et arrive à faire évanouir les hommes avec un coup de pied entre les jambes. On m'a dit que ce sera plus clair une fois à l'Académie. J'espère que ça se passera bien du coup. Je regarde autour de moi et repère ce que je cherche. Le boulanger. Il y a la boulangerie ici qui fait de très bon beignet et je dois le faire goûter à maman. Heureusement tonton Géralt et tante Quittou me donnent parfois quelques pièces que je garde et je vais pouvoir payer au moins un beignet à partager avec maman. Puis si elle a vomi, elle va bientôt avoir faim !

-Viens maman, je veux te faire goûter quelque chose.

Toute excitée, je la tire vers la boulangerie, commandant mon beignet contre quelques piecettes sous l'oeil bienveillant de la femme du boulanger qui me demande quelques nouvelles. A force, elle me connaît. Puis elle connaît bien aussi les membres de l'Audacia, n'étant pas si éloignée de la Taverne. D'ordinaire moi qui suis si timide, je m'empresse de répondre, trop impatiente.

-C'est ma maman ! je crie comme si elle ne peut pas m'entendre. C'est ma maman, c'est tonton Géralt qui l'a sauvé en allant sauvé aussi tante Quittou ! Il a ramené ma maman !

Toute fière et heureuse, j'agite la main de maman trop heureuse de enfin la présenter à quelqu'un après en avoir autant parlé. Si ça se trouve, en plus, j'ai ennuyé les gens avec ? Mais la boulangère se contente de rire, de me féliciter et de s'enquérir de la santé de maman, exprimant sa joie d'enfin la connaître. Puis elle me donne mon beignet et nous invite à revenir la voir autant de fois que l'on veut. J'agite la main pour la remercier et met le beignet tout chaud dans les mains de maman.

-C'est la boulangère, j'explique inutilement. Elle est très gentille et son mari fait des beignets très bons. Vas-y maman goûtes ! Tu vas voir !

J'ai tellement envie de lui montrer plein de trucs que je sais même pas où donner de la tête. J'ai envie de l'emmener à l'Académie pour qu'elle s'imprègne de son aura si imposante mais je déchante rapidement en me disant qu'on aura jamais le temps d'y arriver. Bon c'est pas grave, je lui montrerai demain !

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Mar 30 Jan 2018 - 15:34

La naïveté de sa fille l’impressionnera toujours. Oui, sans doute que l’Audacia était belle, Quintille n’en était pas très sûre. Ce qu’elle avait perçu l’avait plutôt étonnée, surprise, désarmée. Ce n’était qu’un bateau aux premiers abords, puis elle avait cru sentir une présence. Sans vraiment en être certaine. C’était étrange, instable. « Tout ça ? » S’exclama joyeusement Quintille. « Tu seras une grande guérisseuse, j’en suis sûre. » Elle éclata d’un rire léger devant les rêves et envies de sa petite fille. C’était beau de la voir rêver à un grand avenir. C’était magnifique. Aurait-elle pu avoir tout ça, si elle ne l’avait pas fait fuir du domicile familial ? Bien qu’elle refusât de se poser la question, elle savait pertinemment qu’elle n’aurait pas eu le même avenir. Si tant est qu’elle aurait eu un avenir. Enfin, tout ça était derrière elles, et définitivement. Elle en était persuadée, certaine.

« Me faire goûter quelque chose ? » Répète, de façon étonnée, l’aînée. Quelle petite curieuse ! Sa main toujours dans celle de sa fille, elle suivie la traction exercée par la plus jeune sans discuter. Avec plaisir, à vrai dire. Ce n’était pas tous les jours que sa fille lui faisait découvrir des petits plats ou gourmandises, elle ne voulait pas le manquer. Pour rien au monde. Elles passent la porte d’une boutique et des douces odeurs sucrées emplissent ses narines. Une chaleur, agréable, envahit l’espace et Quintille s’y sent de suite à l’aise. Quelques pas de faits et une voix de femme se fait entendre. Cette dernière prend d’ailleurs des nouvelles d’Eponine. Au timbre de la voix, elle a l’intuition qu’Eponine n’est jamais livrée à elle-même et qu’elle veille sur elle. L’impression de sécurité qui entoure sa petite fille la rassure. Au moins, elle n’avait pas été seule. Perdue. Mais entourée. Ca soulageait ses inquiétudes de mère, même si la culpabilité de l’avoir laissé seule serait toujours présente, quelque part dans son cœur. « Doucement, doucement ! » S’exclame-t-elle, riant. Ses yeux perdus dans une noirceur indéfinissable cherchent le visage de la boulangère. Tendre, elle lui sourit. « Enchantée. » Ne tend pas sa main, craignant de la voir reposer dans le vide ou d’entrer en collision avec quoique ce soit. « Merci de veiller sur ma fille. » Ajoute-t-elle, réellement rassurée de voir qu’une autre femme prenait soin de son enfant.
Quelques minutes plus tard, Eponine glisse le beignet, chaud, dans les mains de Quintille. « Elle a l’air en effet. » Petit sourire sur les lèvres, elle coupe le beignet en deux et donne une partie à sa fille, avant de manger sa partie. Du bout des lèvres.
Le goût explose en bouche. Tendre, doux, sucré, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas goûté une viennoiserie aussi délicieuse. Ce n’était pas tous les jours qu’elle pouvait profiter de petites douceurs, alors quand ça arrivait, elle avait tendance à en profiter. Et pas qu’un peu. « Merci Eponine, c’est vraiment très bon. » Quelques secondes plus tard, elle avait terminé sa part, ravie d’avoir goûté le beignet de la boulangère. Un véritable succès. « Alors, qu’est-ce que tu fais de beau à Lorgol ? » Demanda-t-elle, curieuse d’en apprendre plus sur le quotidien de sa fille et de savoir ce qui lui plaisait vraiment, ce qui lui permettait de passer ses journées, de s’épanouir et de grandir.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Jeu 8 Fév 2018 - 14:41

J'ai jamais vu maman et comme ça et la voir ainsi sourire fait battre mon cœur tellement vite que je suis sûre qu'il va exploser. Elle a l'air tellement heureuse ! Et moi je suis heureuse de la savoir avec moi et heureuse aussi. Loin d'Aubenacre, loin de grand-père et loin de tous mes autres oncles. Je prends la moitié du beignet et pendant un instant, il y a un silence pendant qu'on le savoure. Comme d'habitude, il est succulent. La boulangère sait faire d'excellents beignets. Bien moelleux avec une petite dose de sucre dessus et ça fond dans la bouche. Je pourrais en manger des centaines. Parfois même, elle m'en donne quand elle me voit passer. Elle est tellement gentille. Mais je veux pas trop qu'elle le fasse non plus. On m'a toujours dit que c'était un peu indigne d'accepter la charité et qu'il ne fallait surtout pas en abuser. Alors, quand je peux, je vais lui payer les beignets. C'est vrai que je me sens mieux alors. J'ai pas fini de mâcher quand maman me pose une question et je m'empresse alors de finir ma bouche. Je sais pas pourquoi je veux aller aussi vite, surtout qu'elle va rester avec moi et qu'elle va pas repartir. Alors on a tout le temps. Mais je suis tellement excitée que je veux tout lui raconter le plus rapidement possible. Avec difficulté, je finis d'avaler ma dernière bouchée, tousse parce que j'en ai mis un peu à côté, puis reprend enfin mon souffle pour lui bredouiller ma réponse, encore coupée par quelques petites quintes de toux.

-Je fais plein de trucs ! Tu sais que Aubrée et Agathe sont là ? Et que Aubrée m'apprend à lire ?

J'avais tellement envie de lui raconter ça ! Tellement fière aussi !

-Je pourrai bientôt te lire des histoires maman ! je poursuis, véritablement enchantée par cette idée. Sinon je me promène beaucoup, je me suis faite des amis ! Mélinda, elle m'a fait découvrir Lorgol, elle fait du très bon miel. Et y a Dame Solveig qui est venue m'aider et m'a donné plein de gentils conseils. Sinon j'ai aussi Sybille que j'ai rencontré à l'Académie en allant faire un tour là-bas, elle étudie l'her-bo-risme. Oh et puis tante Quittou est merveilleuse ! Elle m'a même fait voler avec son dragon, tu te rends compte ? Elle a vraiment un dragon ! Puis j'ai visité un peu l'Académie avec tonton Géralt qui m'a acheté de jolies plumes et des carnets pour après.

Toute excitée, j'ai plus qu'une envie, lui faire toucher les plumes et tâter les cahiers pour qu'elle voit la bonne qualité des fournitures qu'il m'a offerte. Y a trop de choses à faire, je sais même pas où aller. Pourtant on a tout le temps maintenant. Je vais pouvoir l'emmener partout.

-Maman ici c'est vraiment bien tu sais, je reprends d'un ton plus posé. Et c'est encore mieux maintenant que tu es là. Tu verras Dame Freyja est une grande dame, je suis sûre que tu vas l'apprécier.

Je ne lui dis pas qu'elle m'intimide beaucoup, de toute façon, je suis facilement intimidée par tout le monde. Mais maman elle, y a rien ni personne qui lui fait peur.

-Et puis y a Tim et Lena aussi ! Ce sont mes deux amis ! Lena c'est la fille de dame Freyja, elle étudie à l'Académie comme moi et elle va m'aider une fois là-bas. Elle me raconte déjà tout plein de trucs, ça a l'air vraiment merveilleux. Et Tim il a toujours plein d'histoires à raconter, c'est incroyable tout ce qu'il sait. C'est parce que c'est un pirate qui voyage beaucoup. Et tu as dû rencontrer Dame Ilse aussi ? Elle s'occupe des canons sur l'Audacia, c'est elle qui m'a présenté à Rhéa ! Elle a un bébé dans le ventre et elle l'a fait avec un papa tu te rends compte ?!

Aussitôt je m'interromps, le souffle court. Trop heureuse de retrouver maman, j'ai totalement oublié cette histoire. Cette histoire de père. Et maman est là... peut-être qu'elle pourra me dire qui c'est ? Mais je viens de la retrouver et peut-être qu'elle va souffrir en m'en parlant ? Je veux pas lui faire de peine alors que je viens tout juste de la retrouver. Pourtant.... pourtant je n'arrive pas à penser à autre chose.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Dim 18 Fév 2018 - 17:18

« Pleins de trucs ? » A ce point ? Eh bien, elle en était ravie ! Son sourire ne semblait pas décidé à quitter ses lèvres et Quintille s’en réjouissait. Après tout, cela faisait bien des années qu’elle ne s’était pas sentie aussi heureuse dans son quotidien. Retrouver sa fille et le calme était un bien fou. Un rêve qu’elle n’osait pas espérer. Une réalité qui devenait, au fil des secondes, de plus en plus tangible. « Ah bon ? C’est super tout ça ! » Lui répondit sa mère. « J’ai hâte que tu me lises pleins d’histoires. » Elle disait vrai. Quintille avait toujours adoré qu’on lui lise des contes et qu’on lui fasse découvrir tout, voir n’importe quoi. Désormais dans une autre région du monde, auprès d’une autre culture, elle voulait en apprendre le plus possible. Alors si sa fille pouvait mêler le plaisir de lire, à la découverte d’un monde qu’elle découvrait, c’était juste parfait. La fierté étreignit le cœur de la mère, ravie de voir sa fille s’épanouir dans un environnement paisible et sécuritaire, qui lui permettra de se développer sereinement et de devenir heureuse. Sans doute bien plus heureuse qu’elle-même ne l’a jamais été. En soit, le seul objectif d’une mère : que la vie de ses enfants soit meilleure que la sienne. « Eh beh, ça en fait des choses ! » S’exclama-t-elle, ravie. « Le dragon, il est grand comment ? Et il est de quelle couleur ? » Curieuse, mais aussi ravie de voir que sa sœur avait développé un tel mode de vie, elle souhaitait en apprendre plus. Toujours plus. « Tu n’as pas eu trop peur ? » Demanda la mère, légèrement inquiète d’imaginer son enfant sur une créature monstrueuse, à des mètres du sol. D’un coup, elle avait un léger vertige. Changer d’idées, de suite. « C’est une noble attention de la part de Géralt. » Elle était ravie de voir que son frère avait tenu sa promesse, sans en avoir jamais douté. Eponine avait été excellemment bien entourée. Le plus important. Ça réchauffait son cœur et la confortait dans la difficile décision qu’elle avait dû prendre. Au final, elle avait été bénéfique et bien plus qu’elle ne l’avait jamais souhaité. Ces années passées à s’inquiéter de la sécurité et du bonheur de sa fille n’avaient pas été vaines.

Sourire sur le visage, elle entendait les propos de sa fille qui lui réchauffaient le cœur. « J’ai hâte de la rencontrer ! » Surtout si elle avait pris soin de sa fille, elle avait quelques mots à lui dire, des bons, évidemment, des remerciements surtout. Nombreux. Pour avoir veillé sur elle, pour lui avoir appris à prendre soin d’elle et pour tout ce qu’elle n’avait pas pu faire en tant que mère. Remerciements qu’elle adresserait également à, sans doute, 90% des individus présents dans la vie de sa fille. « C’est super ! » Tim, un garçon ? Hm, ça ne lui plaisait pas des masses, mais elle dit rien. Elle n’allait pas, déjà, protéger sa fille des êtres masculins. Et puis, elle devait lui faire confiance... Même si elle craignait pour sa sécurité. De toute façon, elle avait déjà décidé de se renseigner à son sujet. Et très vite ! Hors de question qu’elle laisse un garçon dans l’entourage de sa fille sans en savoir davantage à son sujet. « Oui j’ai rencontré Dame Ilse, une très gentille femme. » Elle n’était d’ailleurs pas surprise que sa fille l’avait apprécié. L’image forte qu’elle renvoyait avait dû l’impressionner, tout en la mettant en confiance. La dernière phrase de sa fille la fit légèrement trébuchée, tout en l’inquiétant. Etait-ce venu le temps des explications ? Elle n’en était pas encore sûre. Hésitante entre aborder le sujet, l’ignorer, ou le prendre à la légère, elle mit un certain temps avant de reprendre la parole. « Toutes les mamans ont besoin d’un papa pour faire un bébé. » Se permit-elle d’annoncer, en riant légèrement aux propos de sa fille. « Il est vrai que tu n’as pas connu le tien. » Elle soupira. « Un jour, nous en discuterons, mais pas pour le moment. » Arrêtant sa fille, elle descendit sur ses genoux, pour se mettre à sa hauteur. Sa main, tendre, délicate, trouva le chemin de son visage, dont elle fit le contour. « Il faut un papa pour faire le bébé, sinon ça ne fonctionne pas, mais après, par la suite, on peut faire sans. » Sourire sincère sur le visage, elle continua. « Je me suis occupée de toi parce que j’avais envie de le faire et je suis très heureuse comme ça. Si ça te rend triste, alors il faut m’en parler, d’accord ? » Demanda-t-elle, inquiète de voir ces questions naître dans la tête de sa petite fille. Elle savait que ça arriverait un jour, mais redoutait ce moment. Elle espérait juste pouvoir en parler plus tard, quand sa fille sera plus grande, plus mûre et que, possiblement, elle pourra supporter un tel aveu. Une telle difficulté. Qui le pourrait ? En tout cas, pour le moment, elle préférait ne pas mentionner ce « détail » de son existence. Tant qu’elle le pouvait en tout cas.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Mar 27 Fév 2018 - 21:14

Ainsi dame Ilse avait raison. J'ai un papa. Bizarrement, c'est le soulagement que je ressens en premier. Je me dis que, en fait, je suis normale. Je suis comme tout le monde. Moi aussi j'ai un papa. Comme ces autres enfants à Aubenacre qui se sont souvent moqués en inventant plein de choses insensées. C'est comme si un profond apaisement a pris possession de mon corps. Voilà, je peux dire que j'ai un papa, c'est juste que je ne le connais pas. Les paroles de maman suffisent à calmer toutes mes angoisses et je hoche juste doucement la tête, sous sa main. D'accord. Je ne poserai pas de questions. Au final, il est parti parce qu'il n'a pas voulu de moi. Peut-être qu'il ne m'a pas aimé. Mais maman, ça semble la faire tout de même souffrir et je ne veux pas la rendre triste alors que je viens juste de la retrouver. Ce qui compte c'est que j'ai maman. Et j'ai tonton. Et tante Quittou. Je n'ai pas besoin de papa. Dans une impulsion, j'entoure le cou de maman, lui déposant aussi un bisou sur la joue au passage avant de poser ma tête sur son épaule. Je la sens là, bien réelle, tout contre moi. Je soupire. Ce n'est pas un rêve, elle est bien là. Elle est revenue. Elle m'a retrouvée.

-Ne t'inquiètes pas maman, j'ai pas besoin de savoir. Toi tu es là, c'est le principal.

Peut-être qu'un jour je demanderai tout de même. Peut-être que ce jour, ma curiosité sera trop forte et je ne pourrai pas m'empêcher de poser des questions. Mais on en est pas là. Ces quelques mots ont suffi à calmer mes angoisses, à adoucir mes peines et à combler ce trou étrange dans mon âme depuis que dame Ilse m'a appris qu'il faut un papa pour faire un enfant. Pour le créer il en faut un mais pour l'élever, il peut ne pas être là. Et le principal, c'est la personne qui t'élève. Et moi j'ai les meilleures personnes autour de moi pour le faire. Je savoure encore un moment mon étreinte avec maman avant de me détacher en souriant et de prendre à nouveau sa main.

-Le dragon de tante Quittou s'appelle Serment, il a de belles écailles un peu violettes. On a l'impression que c'est un joyau quand il vole sous le soleil. Ça brille comme des centaines de pierres précieuses. Il est grand et tante Quittou m'a dit qu'il avait plus de deux cent ans tu te rends compte ? Mais il est puissant et très gentil. Mais tu sais maman, c'est extraordinaire de voler ! Le vent il fouette le visage et le monde devient minuscule ! Tellement petit qu'on ne voit même plus les gens qui sont dans les rues. Les maisons deviennent toutes petites et le soleil n'a jamais été aussi proche de nous. Mais ça fait un peu mal aux fesses, au bout d'un moment, j'avoue en grimaçant.

Maman ne peut pas voir mais moi, avec mes mots, j'ai pris l'habitude d'être ses yeux et de lui décrire tout ce que je peux voir, comme si ça peut lui rendre la vision. Pourtant j'ai pas encore assez de vocabulaires et je ne connais pas les plus beaux mots pour lui décrire vraiment la majesté du vol de Serment. En fait, il n'y a pas de mots assez beau pour décrire un dragon. Ils sont juste au-delà de tout vocabulaire commun.

-Il y a des livres à la Taverne, je pourrais te raconter quelques histoires le soir. Et j'ai même pu composer quelques nouveaux poèmes, je confie en parlant un peu plus bas. Je te les réciterai aussi.

Les poèmes c'est mon secret avec maman. Elle seule sait que j'en compose et elle a toujours été l'unique et la meilleure critique. J'ai eu de quoi le faire depuis mon arrivée et j'ai tellement hâte de tous les lui réciter !

-Tu veux faire quoi maintenant maman ?

Nos pas nous ont conduit non loin de la Taverne. Mais peut-être maman a envie de visiter encore un peu ? Ou alors elle est fatiguée du voyage et préfère se reposer un peu ?

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Mer 7 Mar 2018 - 15:52

Un jour ou l'autre, elle avait su que sa fille finirait par lui poser la question. Il était évident que grandir sans père, alors que tous les autres enfants semblaient en avoir un et sous le joug des moqueries, finirait par déclencher une série d'interrogations. Il n'y avait là rien d'inquiétant, juste le rappel d'une réalité sordide qu'elle préférait cacher à sa fille. Comment cette dernière pourrait se construire en se sachant née d'un viol ? Quelles conséquences cela pouvait-il avoir sur sa psyché et sur son développement ? Des questions qui avaient hantées ses nuits, ses journées, sa grossesse et les années passées à la voir grandir. Des questions qu'elle avait fini par laisser de côté, évitant toujours ce sujet, restant évasive, ignorant les quolibets et les moqueries. Puis, finalement, des années plus tard, Eponine le lui demandait. Évidemment. Elle s'inquiétait d'un futur qui semblait arriver bien plus vite que prévu, bien plus vite qu'elle ne le souhaitait. La petite fille grandissait et c'était, d'une certaine façon, plus difficile à supporter qu'il n'y parût.
Petit sourire sur les lèvres, elle s'émerveillait toujours de la sagesse qu'avait sa fille. Cette dernière déclarait ne pas avoir besoin de savoir, se contentant parfaitement de sa présence. Elle espérait que c'était réellement le cas, qu'elle n'avait pas manqué d'un père et qu'en tant que mère, elle n'avait pas échoué. Puis, elle savait bien qu'elle avait fait comme tous les parents : sans mode d'emploi. Essayant, échouant, recommençant. La perfection n'existait pas, mais elle espérait qu'elle avait rendu sa fille heureuse. Et suffisamment dégourdie pour se débrouiller dans ce monde de fou, sans avoir à dépendre d'un homme. Malgré ses origines bellifériennes. Oui, espoirs d'une mère qu'elle ne verrait peut être pas avant des années. Si tant est, qu'un jour, elle puisse les voir éclore. En tout cas, elle se contenta, cette fois-ci, de serrer la petite main de sa fille, un sourire sur le coin des lèvres. Pour aujourd'hui, elle n'aurait rien de plus à ajouter. Rien n'a expliquer. Elle s'en contentait parfaitement. Et s'en réjouissait intérieurement. " Un dragon ? " S'exclama surprise Quintille. Sa sœur chevauchait un dragon ? C'était autant inquiétant que merveilleux. Ne risquait-elle pas énormément ? Elle passa la main sur son front, une poussée d'inquiétude enserrant ses tripes. Sa sœur avait dû le faire plus de fois qu'elle ne pouvait l'imaginer et, à la dernière nouvelle, elle se portait très bien. Il ne fallait pas qu'elle s'en fasse. Et pourtant… " Il doit être magnifique. " Souffla l'aînée, presque déçue de ne pas pouvoir l'observer de ses propres yeux. La description de sa fille était magnifique et l'image qui prenait forme dans sa boîte crânienne lui donnait envie d'en savoir plus. De rencontrer cette créature. " C'est vrai que c'est très vieux ! " Elle eut un léger rire. " Ce sont des créatures extraordinaires… " Souffla-t-elle, tout aussi émerveillée que sa fille. Puis, la pierre tomba dans l'estomac de la mère. " Tu… Tu es montée dessus ? " Souffle-t-elle du bout des lèvres ? Est-ce que sa sœur était devenue folle ?
Faire monter une enfant, UNE ENFANT, sur le dos d'une créature de plusieurs mètres ? Etait-ce là l'éducation qu'elle lui avait donnée ? Dans son esprit de mère défilèrent des situations les plus dangereuses les unes aux autres, où sa chère enfant finissait explosée sur le sol. Son cœur tambourinait à sa poitrine, sa main devint moite et elle dut s'arrêter un instant. Eponine allait bien. Elle était là, elle allait bien. Ca n'empêcherait pas une sérieuse discussion avec Quitterie, qu'avait-elle dans la tête ?! Eponine était bien trop jeune pour monter sur une telle créature ! Avant de monter un dragon, n'aurait-il pas fallu lui apprendre à monter sur un cheval ? La chute est dangereuse, mais au moins elle ne risque pas de voler dans les airs et de s'écraser des kilomètres plus bas. " Je me doute que ça fait mal aux fesses… " Souffla la mère, beaucoup moins enjouée que sa fille et beaucoup plus silencieuse tout à coup. SA FILLE était montée dans le ciel. Sur une créature. Suffisamment haut pour ne plus voir les maisons. Elle allait tomber dans les pommes, c'était évident.

Quelques instants plus tard, elle décida de se déporter sur le côté, à la recherche d'un banc, sa main libre - l'autre étant prise par la petite main de sa fille - cherchant un montant. Ses tibias rencontrèrent le bois et elle s'y installa précipitamment. La tête lui tournait légèrement. Les images d'une chute vertigineuse ne quittant pas son esprit, elle préféra prendre le moment de respirer, avant de poursuivre. " Eponine. " Souffla la mère, plus ferme que quelques instants plus tôt. " Pour le moment, j'aimerai que tu ne montes plus sur le dragon. " La voix reste douce, mais l'ordre maternel n'est pas implicite. Demande gentille qui n'admettra pas de contestation, son cœur n'était pas encore prêt à accepter de laisser son enfant voler dans les airs.

Laissant la jeune fille lui parler des livres et des histoires, un sourire maternel fleurit sur le visage de Quintille à la mention des poèmes. Sur un air de conspiratrice, elle murmura à son tour. " Ca sera avec grand plaisir. Et je veux tous les entendre. " Ajouta-t-elle, ravie de voir que sa fille n'avait pas cessé d'écrire. Ayant toujours adoré les histoires et les poèmes d'Eponine, elle ne se lassait jamais de l'entendre. Jamais. Les années passées loin d'elle et loin de ses textes lui avaient laissé un cruel manque. Il était temps de combler ce vide.

Les minutes passaient et, finalement, Eponine se tut pour finalement lui demander ce qu'elle voulait faire. "Je serais ravie de découvrir un peu plus la ville." Lui proposa-t-elle, toujours partante pour marcher et découvrir les alentours, surtout au travers du regard de sa fille. Se relevant du banc, elle reprit la route, aux côtés de sa fille. "Parle-moi un peu de l'Académie." Lui demanda-t-elle, curieuse d'en apprendre plus à ce sujet. Elle qui n'avait jamais pu apprendre la magie et qui avait bien vite compris le potentiel de sa fille voulait savoir dans quoi elle l'avait embarqué. Avait-elle bien fait ?

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Dim 1 Avr 2018 - 16:23

Trop prise par mes histoires, je ne fais pas attention à l'air affolé de maman. Et je serais certainement encore à lui raconter mes histoires si sa voix ne m'avait pas interrompue. Je la regarde, un peu inquiète devant cet air soudain sérieux. Je frémis presque. C'est incroyable de dire qu'une telle tonalité pleinement maternelle m'a manqué. Pourtant c'est le cas. Je hoche donc la tête, gravement, parce que je sais qu'elle est très sérieuse. Elle doit s'inquiéter. Parce qu'elle ne connaît pas la sensation. Je demanderai à tante Quittou de lui faire faire un tour comme ça elle verra que ce n'est pas dangereux, que c'est génial, et elle me laissera monter à nouveau dessus. De toute façon, elle a dit « pour le moment ». Cela ne veut pas dire « plus jamais ». Puis je suis trop heureuse de l'avoir retrouvée pour contester.

Puis elle reprend de nouveau son air de conspiratrice et mes yeux s'éclairent encore une fois. Je lui souris largement cette fois. Je lui conterai tous les plus beaux poèmes que j'ai composé pendant qu'elle n'était pas là. Je lui lirai aussi des centaines d'histoires quand je me sentirai plus à l'aise. Et je dois lui montrer aussi plein d'endroits vraiment sublimes que j'ai pu découvrir ici. Je sautille donc quand on se lève du banc, heureuse de partager ce moment avec elle. Et heureuse de pouvoir lui raconter le peu que je sais de l'Académie.

-C'est très beau ! je m'exclame, vraiment enchantée. C'est grand et c'est.... c'est vraiment magique tu sais maman.

Je frissonne rien qu'à ce souvenir. Je sais que je me souviendrai toujours de cette première fois à l'Académie. Ce que j'ai ressenti. Quelque chose d'inégalable. Comme si l'Académie tout entière vibrait en moi. Comme si elle a totalement éveillé la magie qui m’habite. J'ai senti tout mon corps y répondre. Une sensation étouffante qui m'a aussitôt emporté. J'ai eu peur. J'ai tremblé. J'ai suffoqué. Mais au fond je sais que j'ai aimé. J'ai su à ce moment. J'ai su que j'ai trouvé ma maison. Je lève le regard vers maman. Un regard grave, sérieux.

-Maman, je crois que c'est là-bas.... chez moi.

C'est un souffle que je peine à dire tellement j'ai peur de la faire souffrir. J'ai été chez moi à Aubenacre. J'ai aimé chacun des moments passés avec elle, avec tonton Gédéon et tonton Géralt. Mais l'Académie...

-C'est... c'est comme si tout mon corps a répondu au chant de l'Académie tu sais, je poursuis dans un souffle. J'ai jamais ressenti ça avant c'est... c'est comme si elle m'appelait.

Bien au-delà de la beauté de son architecture ou encore des dragons et des griffons en pierre qui s'envolent, bien au-delà de toutes les richesses et du savoir qu'elle contient, c'est son âme qui a touché la mienne et qui l'a emportée entre ces murs. Une sensation que je ne suis pas prête d'oublier.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Dim 27 Mai 2018 - 20:06

"Magique ?" Elle éclate d'un rire ému, enchantée par l'enthousiasme de sa cadette. "Qu'est-ce qu'il y a de si magique ?" Elle avait hâte de découvrir l'endroit par les yeux de sa fille, hâte de savoir ce qu'elle en pensait, ce qu'elle y faisait, ce qu'elle y apprenait. Elle n'avait pas eu la chance d'apprendre la magie, sa lecture était déjà bancale, incertaine (et désormais impossible du fait de sa cécité), alors la magie ? Compliqué. Impensable même. Oh, Quintille avait bien conscience de ses capacités, elle n'était pas aveugle - enfin, façon de parler. Elle avait bien compris que l'eau qui la submergeait lorsque ses émotions n'étaient plus sous son contrôle n'était pas due à la pluie. Elle avait parfaitement compris que, dans son corps, il y avait bien plus que des os, de la chaire et du sang. Il y avait quelque chose qu'elle ne maîtriserait sans doute jamais et qu'elle ne pourrait pas appréhender. Sans doute, sûrement. Ce n'est pas grave, elle n'avait pas envie de découvrir quoique ce soit. Et puis, elle était réaliste, il ne lui restait pas énormément d'années à vivre, alors pourquoi les perdre dans un apprentissage inutile ? Non, ce n'était pas dans ses priorités pour le moment. Peut être qu'un jour elle viendrait à changer d'avis, mais dans tous les cas, elle doutait qu'une vieille femme de son âge pouvait encore entrer à l'Académie. Enfin passons. "Tu as appris quoi là-bas ?" Elle était curieuse.
Quintille l'avait toujours été. C'était quelque chose qu'elle cachait, qu'elle gardait pour elle. Après tout, avait-elle le droit, en tant que femme, de s'intéresser à quoique ce soit en Bellifère ? Elle en doutait. Ainsi donc, elle n'avait jamais vraiment développer cette part de sa personnalité, et comment ? Enfermée, battue, forcée à travailler pour un époux, difficile de découvrir quoique ce soit d'intéressant. Mais désormais à Lorgol, de toutes nouvelles possibilités s'offraient à elle. Des possibilités qu'elle appréciait bien trop. Qu'elle avait hâte de découvrir et de creuser.

"Tu crois ?" Elle était émue. Emue de voir que sa fille avait retrouvé goût à la vie, confiance en ses prochains et trouvé un endroit où se sentir parfaitement à l'aise. En sécurité. "Tu sais, je pense plutôt que c'est certain." Répondit-elle, pressant sa main dans la sienne. "Et c'est une très bonne chose. Une excellente chose même !" Continua la mère, ravie, heureuse pour sa fille. "Tu as peur de cet appel ?" Lui demanda-t-elle, un poil inquiète - tout de même - par ses propos. A vrai dire, elle n'était pas sûre d'être en mesure de la guider convenablement sur ce coup-là. Quintille n'y connaissait rien à la magie. Rien du tout. Alors en bâtiment étrange qui attirait les jeunes filles ? Encore moins. Pour autant, elle ne doutait pas d'Eponine, bien au contraire. Elle était sûre que c'était sa voix et que c'était le destin qui lui fallait. Un merveilleux et fantastique destin.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Ven 13 Juil 2018 - 0:27

Je crois qu'aucun mot ne peut suffire à décrire la magie de l'Académie. C'est un lieu unique. La magie habite chacun de ses recoins mais c'est plus comme si c'est l'Académie elle-même est magie.

-Tout, maman. Les murs, les couloirs, les tableaux... même les statuts ! Il n'y a que ça. Ça palpite, ça vibre... c'est vivant.

Je frissonne en y repensant avant d'enchaîner.

-Mais tu sais, j'ai pas encore commencé la formation mais tonton m'y a amené et je suis sûre que je vais apprendre plein de choses merveilleuse. J'ai bien réfléchi et je pense que je vais me spécialiser en magie élémentaire ! Je veux être utile aux gens avec ma magie. J'ai peur avoir du mal au début, je sais pas encore bien lire et écrire... et si les autres enfants se moquent de moi ?

Si ma magie peut être utile aux autres alors je serai heureuse. Je regarde maman, les yeux remplis d'une intensité qu'elle doit sûrement pressentir. Maman, elle n'a pas besoin d'yeux pour voir. Elle lit en moi, elle n'a pas besoin de ses yeux. Elle semble aussi deviner les choses avant moi. Peur ? Ça doit être ça, effectivement. Je dois avoir peur. C'est sûrement ça. Aussitôt, je serre maman contre moi, passant mes bras autour de sa taille, comme si je cherche à tout oublier.

-Oui, je chuchote.

Oui j'ai peur. Et je sais de quoi maintenant.

-J'ai peur qu'on soit séparé, je lance d'une voix faible. Parce que tu peux pas être avec moi là-bas et je veux plus jamais te quitter.

Je viens de la retrouver. Je viens tout juste de la retrouver. Et me voilà à ne plus vouloir la quitter alors que je viens de trouver l'Académie. Je viens de trouver l'endroit auquel j'appartiens. Je ressens un manque perpétuel depuis que je l'ai visité avec tonton. Je sais que je vais y retourner mais je suis tellement impatiente que ça me ronge presque de l'intérieur. J'ai envie de rester avec maman pour toujours mais j'ai tout aussi envie de rester à jamais là-bas. Est-ce que c'est une trahison envers maman ? Je me sens coupable de ressentir tout ça. Si seulement maman pouvait venir habiter avec moi là-bas. Elle dit que c'est une bonne chose. Si elle le dit c'est que ça doit être vrai mais, dans ce cas, pourquoi j'en suis toute triste ?

-Tu m'en veux maman ?

Tu m'en veux de vouloir tellement fort retourner dans un lieu où tu ne peux pas avoir accès ? Un lieu qui créera une fois encore un fossé entre nous ?

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Lun 16 Juil 2018 - 14:38

Entendre la passion et la joie dans la voix de sa fille était un plaisir inégalable. Quintille ne se souvenait pas d’avoir, ne serait-ce qu’une fois, entendue sa fille se réjouir autant. Bien sûr, elle avait déjà connu des petits plaisirs, des bonheurs certains, mais rien qui n’égalait ce qu’elle ressentait et comprenait aujourd’hui. Rien du tout. C’était fabuleux, merveilleux, elle se réjouissait énormément pour Eponine et espérait que ce bonheur durerait encore des années durant. Plus même. « J’espère pouvoir un jour voir cette Académie. » Surtout vu la description que sa fille en faisait. Un frisson parcourut son corps, dressant sur son passage tous ses poils. Vivant. Vibrant. A quoi donc pouvait-ce ressembler ce lieu ? Elle ne savait pas, n’arrivait pas à s’imaginer tout ça. « Je suis fière de toi. » Laissa-t-elle tomber, ravie d’entendre que sa fille souhaitait aider les autres, souhaitait être utile. C’était une vocation magnifique, une chance inouïe. Quintille avait encore du mal à réaliser l’étendue de ce qui se déroulait devant elle. Sa fille, sa fille à elle, allait avoir accès à la connaissance, la culture, allait pouvoir exercer un métier et user de la magie. Elle n’en revenait pas. Trouvait cela fabuleux et tellement merveilleux. Elle se réjouissait de l’avoir envoyé à la Capitale et de lui avoir permis de s’y épanouir. Ça avait été difficile, très clairement, mais ce n’était pas grave, ça ne l’était plus. Elle se rendait compte des opportunités que ça avait fourni à son enfant et c’était le plus important.

Elle comprenait les inquiétudes de sa fille et, d’une certaine façon, trouvait qu’elle faisait déjà preuve d’une grande maturité. « Ne t’inquiètes pas pour ça. S’ils se moquent de toi, ce n’est que pour cacher leurs difficultés à eux. » Elle haussa les épaules. « Tu sais, c’est toujours plus simple de s’en prendre aux autres que de travailler sur soi-même. » Elle le savait pertinemment, sa vie avait été conçue par d’autres personnes, qui préféraient s’en prendre à elle, plutôt que de voir qu’ils étaient réellement le problème. « Et puis tu sais, tu vas continuer à apprendre, apprendre à lire, à écrire, peut être à compter également. » Après tout, elle n’en savait rien. « tout viendra le moment venu, et tant que tu travailleras, tu ne feras que progresser. » En tout cas, elle en était certaine. Elle ne doutait pas des capacités de sa fille, ni de sa motivation. Le peu qu’elle entendait la rassurait déjà sur son futur. Elle savait qu’elle réussirait. Puisqu’elle s’en donnait les moyens, puisqu’elle voulait réussir et exercer ce métier là. Sa fille avait une chance qu’elle n’avait pas pu avoir, Quintille la poussera toujours dans cette direction, dans le but de lui offrir une vie meilleure, une vie plus sûre et plus sereine pour elle.

Les doutes de sa fille finirent pour éclore. D’une voix triste, elle lui fit alors par de sa peur. Le cœur de Quintille se serra, comprenant parfaitement. Elles avaient passé énormément de temps séparées, elles venaient à peine de se retrouver, et voilà qu’elles devaient – une nouvelle fois, se séparer. C’était difficile, très difficile. Pire même, elle s’y refusait. Pourtant, Quintille savait qu’elle ne pouvait pas. Culpabiliser son enfant sur ce sujet ne serait pas la solution. Alors elle allait devoir faire comme tout parent, alléger la charge de l’enfant, pour la prendre sur ses épaules. « On sera séparées, mais le temps que tu apprennes tout ce que tu dois savoir. » Elle passa sa main dans sa chevelure rousse, un petit sourire sur le visage. « Ne t’en fais pas, je ne serais jamais très loin. » Continuant, sa voix pas plus forte qu’un murmure. « Et puis tu sais, je ne te quitterai jamais. Je serais toujours avec toi, dans ton cœur. » Comme elle lui avait dit, bien plus tôt, quand elle était partie avec Géralt. « pourquoi t’en voudrais-je ? » S’exclama Quintille. Elle s’accroupit et serra dans ses bras sa fille, la rassurant par une étreinte douce et maternelle. « Tu dois suivre ta voie maintenant et je ne peux pas t’y accompagner. » Elle continua, haussant les épaules. « J’en suis ravie. Tu n’as pas besoin de moi pour réussir, tu es bien plus douée que moi. »

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Mar 7 Aoû 2018 - 23:30

Je soupire. Un soupire de contentement. Un soupire d'amour éperdu pour elle. Maman est formidable. Elle sait tout. Elle comprend tout. Elle me comprend mieux que personne. Elle perçoit mes craintes sans que j'aie besoin de les formuler. Ses mots pansent mon cœur torturer avec une incroyable douceur que elle seule peut faire ressentir. Elle a raison, je le sais. À Aubenacre aussi ils se moquaient de moi. Ils devaient avoir peur parce qu'ils ne me connaissaient pas. Et puis je n'avais rien de réellement engageant. Mes affaires étaient toujours un peu rapiécées, sales ou trouées. J'allais souvent sans chaussure pour le plaisir de sentir la terre sous mes pieds. J'adorais marcher ainsi sur le sable. C'est vrai que tout ceci n’incite pas vraiment les gens à venir vous parler. Mais je vais devenir forte. J'ai survécu à quelque chose d'horrible : la distance entre maman et moi. Et si j'ai survécu à cette séparation alors je peux ne pas m'étendre sur les brimades des autres. Faire comme s'ils n'existent pas. Après tout, je suis entourée de gens qui m'aiment et que j'aime alors pourquoi devrais-je me préoccuper de ceux qui ne m'aiment pas ? Enfin je sais aussi que c'est plus facile à dire qu'à faire.

Je savoure cette étreinte. Je ne m'en laisserai jamais. Elle m'a tellement manqué. Sentir les bras de maman autour de moi. J'ai encore dû mal à croire que c'est vrai. Qu'elle est bien là, contre moi, à me rassurer, à me murmurer des mots tendre à l'oreille. Comme avant. Comme si rien ne s'était jamais passé. Et comme d'habitude, elle trouve les bons mots. Les mots justes. Je soupire à nouveau, me délectant de cette étreinte maternelle. Oui, elle sera toujours dans mon cœur. Elle ne l'a jamais quittée. Toujours présente. Dans mes rêves. Dès que j'ouvre les yeux. À chaque pas que je fais. Je puise dans son souvenir pour tenir, m'efforçant de ne jamais oublié aucun des traits de son visage. J'ai eu tellement peur de ne jamais la revoir.

-Je sais pas, mais je te promets que je deviendrai forte, lui dis-je en la regardant dans les yeux. Je deviendrai si forte que plus personne ne te fera jamais de mal, ni à toi, ni à tonton Gédéon, et que personne ne nous séparera plus jamais.

Oui. C'est ma promesse la plus absolue. Celle que je suis résolue à tenir coûte que coûte. Je deviendrai tellement forte que plus personne ne blessera jamais les gens que j'aime. Je deviendrai assez forte pour protéger tout le monde.

-J'étudierai dur maman, pour tout réussir et dans cinq ans, plus personne ne te fera jamais de mal. Et je gagnerai tout plein de sous comme ça tu pourras te reposer et t'occuper de tonton Gédéon sans te soucier de rien.

Peut-être est-ce une douce utopie. Mais, en cet instant, j'y crois tellement que je me dis que ça se réalisera forcément. Je ne lâche pas ses yeux vides de vue, mettant toute ma détermination dans mon regard de façon à ce qu'il arrive à son esprit. Puis, je relâche un peu la tension, calme mes ardeurs. Je finis par sourire et attraper sa main si chaude qui m'a tant manqué.

-On rentre à la Taverne ? Tu dois être fatiguée du voyage. Je vais tout te montrer, tu auras ta chambre à côté de la mienne. Tout le monde est très gentil, tu vas voir !

Et sur ces entrefaites, pleine d'enthousiasme, je la tire vers la Taverne, désireuse de la présenter à tout le monde.

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Message Sujet: Re: Arrivée à Lorgol   Dim 2 Sep 2018 - 10:34

Quintille se doutait bien que se lancer dans une telle aventure ne devait pas être simple. Peut être même que c’était effrayant. Elle n’en savait trop rien, ne l’ayant pas vécu, mais c’est ce que la situation lui laissait à penser. Elle-même, à la place de sa fille, aurait été partagée par la peur et l’excitation. Alors ça lui semblait naturel que sa fille également l’était. Sa présence, elle l’espérait, la rassurerait pour ses années d’étude et sa formation, tout en espérant qu’Eponine ne tourne pas celle-ci qu’autour de sa mère. Elles ne pouvaient pas se le permettre, simplement parce qu’elle aussi avait le droit de vivre sa propre vie. Elle ne pourrait pas, tout le temps, se contenter de protéger sa mère et de l’aider à continuer son petit bonhomme de chemin. Après tout, Quintille avait eu une vie bien remplie, désormais elle devait s’assurer que sa fille aurait la sienne. « Oh ma chérie. » Evidemment, c’est ce qu’elle redoutait. « Tu le seras, nul doute. » Est-ce qu’elle pouvait réellement lui expliquer, maintenant, qu’elle ne pouvait pas se concentrer que sur ça ? Que ça ne devait pas être l’objectif de sa vie ? Elle n’en savait rien. Une courte hésitation s’installa en elle, qu’elle finit par laisser de côté. Elles auraient tout le temps d’en parler, sans aucun doute. Pour le moment, en tout cas, elle préférait passer du temps avec sa fille et la laisser rêver un petit peu. Avec le temps, doucement, patiemment, elle lui expliquera. Mais pas maintenant.

Embrassant la joue rebondie de sa fille, elle n’ajouta rien. Préférant laisser l’amour qu’elle lui portait parler à sa place. « Dans cinq ans, tu auras aussi l’occasion de faire ta vie tu sais. » Finalement, elle ne pouvait pas la laisser penser uniquement à ça. Bien sûr, c’était mignon, idyllique et Quintille était très fière des ambitions de sa fille, mais elle préférait qu’elle ne s’en contente pas. « Tu ne voudrais pas avoir ta maison, avec peut être, tes enfants ? » Lui demanda-t-elle, curieuse et pas du tout moralisatrice. Elle n’avait pas envie de lui donner une leçon, juste de voir ce qu’elle en pensait pour, peut-être, faire naître en elle une réflexion. Bien sûr, ça pouvait ne donner lieu à rien du tout, mais c’était toujours bien d’essayer. En tout cas, c’est ce que Quintille pensait en cet instant. « Avec plaisir ! Tu connais tout le monde, j’en suis sûre. » Elle laissa un rire s’épanouir sur ses lèvres et suivit, main dans la main, sa petite fille.

Il avait fallu beaucoup de temps et de sacrifice pour en arriver là aujourd’hui. Mais malgré tout ce qu’elles avaient enduré, Quintille était très fière des choix qu’elle avait fait. Aujourd’hui, sa fille semblait heureuse, en voie pour un super avenir. Elle était entourée de sa famille, de gens qu’elle aimait, à son sens c’était le plus important. Bien sûr, elle craignait toujours que le pire lui arrive, mais elle pensait qu’elle était plus en sécurité ici. Et de très loin. Alors elle préféra ne pas s’inquiéter. Elle allait vivre une belle vie, faire des études chouettes, avoir peut être son propre dragon et partir à l’aventure. Puis un jour, elle allait rencontrer quelqu’un, le bonheur, avoir des enfants et vivre parfaitement heureuse. En tout cas, elle le lui souhaitait.

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