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 Le reflet des non-dits

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Message Sujet: Le reflet des non-dits   Dim 29 Oct - 0:17


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Tyr Parle-d'Or & Merle Consent

Le reflet des non-dits




• Date : 15/10/1002
• Météo (optionnel) : Le ciel est gris, ombrageux. Les températures sont douces.
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Tyr revient tout juste à la Cour des Miracles après plusieurs mois d'absence, et cherche à s'enquérir auprès de Merle des événements à Roc-Epine... Et des informations qu'il aurait pu récolter sur Jamal.
• Recensement :
Code:
• [b]15/10/1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2861-comme-une-epine-dans-le-pied#97271]Comme une épine dans le pied[/url] - [i]Tyr Parle-d'Or & Merle Consent[/i]
Tyr revient tout juste à la Cour des Miracles après plusieurs mois d'absence, et cherche à s'enquérir auprès de Merle des événements à Roc-Epine... Et des informations qu'il aurait pu récolter sur Jamal.



Dernière édition par Tyr Parle-d'Or le Dim 29 Oct - 1:14, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Dim 29 Oct - 0:17

Je dégage un canard du pied, qui s’envole sur mon chemin pour se poser à peine quelques mètres plus loin. « Mais d’où vous sortez tous ? » Je leur lance un regard effaré, qu’ils me rendent avec une intense… Neutralité. Il faut dire qu’on peut difficilement trouver moins expressif qu’un canard. C’est déjà le cinquième que je me retrouve à pousser de ma route, et à mon souvenir, les canards ne hantent pas les rues de la Ville Basse. Je pousse un soupir retentissant, et décide de les ignorer pour poursuivre ma route. Qu’importe, qu’ils me suivent ! Ah… Les Dieux ont vraiment un sens de l’humour tout particulier. Au moins, ils ne sont pas agressifs.

Mes bottes frôlent ces dalles si familières, à nouveau. La Cour des Miracles, enfin… Comme il est bon de rentrer chez soi. L’illusion se rompt, pour me révéler cette ville dans la ville, de ces hautes tours et de son effervescence, intacts. Je salue plusieurs voleurs sur mon passage, et échange quelques mots avec certains d’entre eux. Cela faisait deux, voir trois mois peut-être, d’absence prolongée. Avec Merle et Tara partis au plus vite pour Roc-Epine, il ne restait que peu de Maîtres pour assurer en notre absence. Mais les Voleurs ont cette autonomie qui fait qu’ils peuvent très bien se débrouiller, et se sortir de la plupart des situations, sans grande assistance. Je sais déjà qu’ils n’ont pas chômé en mon absence, et ont largement profité du désordre ambiant pour piller les maisons des nobles en Faërie. Sans plus d’alarmes magiques, sur lesquelles ils se reposent si souvent, nombre de vols ont dû être grandement facilités. Nos affaires sont plus fleurissantes que jamais, depuis le début de la guerre, et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Je ne suis pas vraiment inquiet pour les coffres qui se remplissent à toute vitesse, mais plutôt pour nos quelques mages qui ont été pris dans la tourmente. Je gravis deux à deux les marches de la tour, pour me stopper devant la chambre de Mille-Visages. Je frappe à la porte, mais seul le silence me répond. J’ai une moue ennuyée, et hésite à frapper une seconde fois mais… Peut-être se repose-t-elle ? Je laisse retomber ma main dans un soupir, et fais les gros yeux à constater qu’un canard est présent à la fenêtre. « Encore toi ? » Je l’attrape pour le prendre sous le bras, et m’apprête à monter dans mes quartiers, tout en haut de la tour, quand je croise la route de Merle. Je me stoppe net, mon canard encore sous le bras. Le ridicule ne tue pas, paraît-il… Enfin, pourquoi lui ? Sans doute que le Maître du Charme venait lui aussi s’enquérir de l’état de santé de Mille-Visages.

Je plisse le regard. En temps normal, l’envie me prendrait sûrement de le contourner, à me contenter de le saluer d’un signe de tête, et pester les escaliers trop étroits. Sauf qu’aujourd’hui… Nous avons précisément besoin de discuter de ce qui a pu se passer à Roc-Epine. J’aurais préféré le faire avec Mille-Visages, mais il fera bien l’affaire. « Tu tombes bien, Merle. J’étais venu voir comment se portait Mille-Visages et… Cette porte reste résolument close. Tu pourras sans doute me le dire, et m’expliquer ce qui a pu se passer à Roc-Epine. Tu m’accompagnes ? » Discuter avec lui est suffisamment désagréable pour ne pas le faire en plus dans des escaliers. Mes quartiers seront bien plus confortables. Je le dépasse et continue de gravir les marches, à laisser retomber le canard derrière moi, qui me suis docilement. Un autre vient d’apparaître à la fenêtre suivante d’ailleurs… Avec un peu de chance, Merle glissera sur cette horde de canards et se brisera le cou dans les escaliers. Une mort totalement ridicule, et qui aura le mérite de rester mémorable !
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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Ven 17 Nov - 13:11

Dire que la situation est compliquée serait un euphémisme. Ce voyage avait été bien trop éprouvant, et pas uniquement pour les malades, loin de là. J’avais fait mon possible tout au long du chemin pour soutenir le convoi et pour aider les malades, et fort heureusement, nous n’avions pas fait le chemin pour rien. Roc-Epine nous avait reçu et écouté, les malades avaient été soignés et tout le monde était rentré chez soi comme si de rien n’était… Ou presque. Ce n’était pas si simple en vérité… Tous les évènements prenaient une allure bien trop étrange et oppressante que personne ne pouvait ignorer, encore moins nous à la Cour, encore moins les maitres. J’avais eu beau ne pas trop avoir le choix, et vouloir accompagner les malades oui, si je m’étais absenté, ça n’avait pas été de gaieté de cœur. Beaucoup de maitres avaient été absents en même temps et ce n’était pas pour me rassurer. Non pas que la Cour ne puisse se passer de moi, je ne suis pas arrogant à ce point, mais il est facile de se dire que sa présence peut changer quelque chose si jamais un drame survenait. Et malgré tout, sans moi, qui prendrait soin des enfants ? J’ai beaucoup de choses à rattraper et à me faire pardonner, même si je suis sans doute le seul de cet avis, et surtout, j’ai beaucoup de choses à effacer de mon esprit…

Et puis, comment passer outre ce que j’avais pu découvrir et apprendre dernièrement concernant Tara ? La voir sans ses artifices n’était pas réellement une surprise, ni la première fois, mais les raisons en étaient alors bien différentes. Et bien plus agréables je dois l’avouer. Mais ce n’était pas l’important. L’important à retenir était ce qu’elle avait murmuré, soufflé entre deux phases de sommeil et de fièvre, alors qu’elle délirait. J’en avais appris plus sur elle en quelques jours que durant toutes les années précédentes. J’en avais appris plus sur elle que n’importe qui même je pense. Des secrets qu’elle gardait et camouflait autant que sa véritable apparence. Et je ne savais pas trop quoi en penser… A dire vrai, l’un d’entre eux était particulièrement délicat pour moi. Tant à accepter qu’à gérer… Non parce que soyons francs, l’imaginer en tant que la sœur de…
Je frissonne rien que d’y penser. Certes, ils sont, ou avaient été, tous deux Maitre de la Stratégie, mais tout de même… il était tellement arrogant et intransigeant, tellement hypocrite et inconstant… Dire qu’il était Second des Ombres, c’était vraiment à se demander à quoi jouer le Fils des Ombres… Alors que Tara, elle…

J’esquisse un sourire, avant de soupirer et de stopper. Forcément, quand on parle du loup, on en voit… Hum. Je hausse un sourcil et le dévisage, enfin, lui et son canard. Et je dois me mordre la langue pour ne pas qu’une pique à son intention ne franchisse mes lèvres. Non parce que franchement, le voir monter à ses appartements avec un canard, il y a de quoi se poser des questions… Enfin, certains aiment les chèvres parait-il, que lui préfère les canards est donc tout à fait plausible. Pauvres bêtes... Mes lèvres s’ourlent d’un sourire à cette pensée et je le salue d’un signe de tête. Sauf que je ne peux me contenter de le dépasser et de faire mine d’être occupé. Je pourrais, mais étant donné qu’il s’adresse à moi, ce serait impoli… même face à lui oui. D’autant plus qu’il me parle de Tara et de notre voyage à Roc-Epine. Par Isil, qu’avais-je fait pour me retrouver dans cette situation ? J’acquiesce rapidement, avant de le suivre vers ses appartements, non sans marquer un nouvel arrêt en voyant un nouvel oiseau.

« Ferais-tu un élevage de canards secrets dans ta chambre ? Ils ont l’air de t’apprécier en tout cas. Sais-tu qu’en général, c’est sur les femelles de la même espèce que l’on teste ses techniques de séduction ? Mais ne t’en fais pas, loin de moi l’idée de te juger ou de songer à me répandre en ragots. »

Je repousse un canard en avançant et entre dans ses appartements, jetant un coup d’œil autour de moi. J’avance et vais triturer quelques babioles et objets trainants sur les meubles.

« Tara se remet, elle va bien. Je l’ai laissé ce matin, elle se reposait. » J’ai un léger sourire sans pouvoir m’en empêcher, avant de reprendre. « Peut-être s’est-elle rendue à sa tour, nouvellement acquise, je sais qu’elle s’est mise en tête de la rénover… » Je me tourne à nouveau vers lui, jonglant avec deux-trois objets sans doute hors de prix vu leur laideur. « Et le voyage pour Roc-Epine a été ma foi fort instructif… que désires-tu savoir Tyr ? Qu’a donc pu échapper au Second de la Cour ? »

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Jeu 28 Déc - 17:00

J’ignore cet idiot, même si l’envie me prendrait de le remettre à sa place. Comme bien souvent, Merle s’arrange toujours pour ne pas me fournir d’excuses suffisantes pour démarrer les hostilités. Il est plutôt doué à ce jeu, à louvoyer constamment. Il n’est pas Maître des Charmes pour rien. Mais aujourd’hui, son charme ne s’opère sur personne, contrairement au mien qui est foudroyant. J’aurais plutôt préféré l’être envers la gente masculine que les… Canards. Qu’ils débarquent à l’improviste en nombre sur les pavés de la Cour, et se mettent aussitôt à me suivre, à quelque chose de très déconcertant. Eux aussi, je ferais mieux de les ignorer, de ne pas leur prêter une attention soutenue. Avec un peu de chance, ils finiront par s’évanouir aussitôt dans la nature, si un maléfice n’est pas à l’œuvre !

Je suis presque satisfait de voir Merle si… Embêté. Il cherchait visiblement la meilleure façon de s’esquiver sans me faire ombrage, mais tout maître est-il, Merle ne pouvait pas se soustraire à un entretien réclamé par le Second des Ombres. Il m’emboîte le pas, mais s’arrête peu de temps ensuite, devant le ridicule de cette situation. Je ralentis le pas pour l’écouter, alors que j’aurais mieux fait de presser l’allure. Mon nouveau compagnon plein de plumes en profite pour sauter sur mon épaule, ses ailes me battant le visage le temps qu’il se stabilise. Je l’aurais bien repoussé, mais il était acharné, surtout pour un oiseau à pattes palmées. Un juron passe mes lèvres, désobligeant envers Balthazar le Duveteux.

« Non, bien sûr, loin de toi l’idée de répandre des ragots… je suis censé te croire ? Il vaudrait peut-être mieux que cela vienne de toi après tout, les autres voleurs apporteraient moins de crédits à tes paroles si cela me concerne. » Je n’ai pas pu m’empêcher de lui glisser une pique, bien au fait que Merle se faisait un plaisir de démonter ma réputation dès qu’il en avait l’occasion. Je n’en faisais pas de même, non. Jamais voyons. « Je ne comprends pas bien pourquoi ils se sont tous pris d’affections pour moi. Je te rassure… J’attire invariablement canes et canards. Je ne fais pas de jaloux, sauf avec toi bien sûr. » Parce qu’il l’était assurément. Rien à voir avec les canards, seulement avec mon statut qu’il m’enviait tellement. Je lui lance un de mes plus beaux sourires avant de reprendre mon ascension jusqu’à mon bureau.

Je repousse du pied quelques feuilles qui trainent par terre ça et là, puis referme la porte derrière Merle. Je l’invite d’un signe de main à s’installer dans un des fauteuils confortables auprès de la cheminée où… Un canard se trouve déjà. Je le retire du siège, sans me départir de mon sourire et de mon ton aimable. « Je sais quel plat déguster ce soir, tiens… Un bon magret ! »

Il était curieux, Merle, presque autant que moi. Je ne m’offusque pas de le voir trifouiller sur les meubles, à le suivre d’un regard vigilant. Je n’ai pas grand-chose à cacher aux autres maîtres-voleurs. Même si son tempérament m’agace au plus haut point – et que je ne le reconnaîtrais sans doute jamais – il sait faire preuve de compétences. Nous partageons la plupart des secrets de la Cour des Miracles, même s’il ne me viendrait pas à l’esprit de lui confier ma vie privée. Il saura toujours habilement le retourner contre moi.

Je n’aime pas entendre ce seul nom. Tara. Il réveille quelque chose d’enfoui en mois depuis une vingtaine d’années, et réveillé tout récemment. En temps normal, je ne relèverais même pas. C’est plus… Délicat, depuis la trame alternée. J’hoche lentement la tête, rassuré par les paroles du maître-voleur. Elle va bien, c’est l’essentiel, même si son sourire ne m’échappe pas. Le sous-entendu est plutôt clair, mais m’importe peu. Ils font bien ce qu’ils veulent de leur vie, tant qu’ils n’oublient pas tous les deux leur allégeance. Je devrais sans doute me méfier que Mille-Visages ne finisse pas par lui accorder plus de crédits qu’à moi, mais je lui fais confiance pour faire la part des choses entre quelques coucheries sans lendemain et ce qui importe réellement. « Repose ça, s’il te plaît, c’est fragile. » On ne jongle pas avec des objets qui valent une telle fortune. Voleur irresponsable.

J’hausse un sourcil, perplexe. « Instructif, dis-tu ? » Ah, bien sûr… Il ne perd pas l’occasion de me rabaisser. Je souris toujours, avenant. « Ton compte-rendu, justement, m’a échappé. Quand comptais-tu me le faire parvenir ? J’ai décidé de prendre les devants, puisque tu es trop occupé à jouer de tes mains ailleurs que sur une feuille… » Je croise les mains devant moi, et m’enfonce lentement dans mon siège. « J’ai cru comprendre qu’un important trafic de philtre de Mortessence avait été mis en œuvre, par peur de succomber à la maladie… As-tu pu remonter à la source sur place ? » J’attends de savoir si un nom particulier risque de ressortir, sous couvert de vouloir en apprendre davantage sur ce trafic qui a généré un nombre important de profit. « Et en as-tu appris davantage sur l’identité des responsables de cette… Contamination magique ? Nous avons manqué de perdre plusieurs de nos membres, dont l’un des plus éminents, alors autant prendre nos mesures pour que cela ne se reproduise plus. Et si nous remontons à la source, qui sait… Ce savoir pourrait sans doute nous simplifier la vie. » Qui n’a pas rêvé d’empêcher temporairement l’usage de toute magie pour s’assurer de dérober une pièce convoitée en toute impunité ? Le savoir, c’est le pouvoir.
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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Mer 3 Jan - 21:23

J’aurais pu passer cette matinée à errer dans les rues de Lorgol, à séduire quelques gentes demoiselles, ou à dérober quelques bourses malencontreusement soumises à ma vue. J’aurais pu apprendre de nouveaux tours aux gamins ou aller chaparder quelques pains avec eux. J’aurais même pu tomber dans une fosse emplie de crocodiles féroces et tenter de leur échapper, cela aurait fait une merveilleuse histoire à conter. Mais non. Les Dieux avaient voulu que mon châtiment soit pire et que je tombe sur lui. Je me mis à réfléchir sur ce que j’avais pu faire pour les contrarier autant sur les derniers jours, sans rien trouver de probant, alors que je les suivais, lui et ses canards, jusqu’à ses appartements. Enfin, voyons le bon côté, le voir avec ses volatiles est plus qu’amusant en vérité, et je vais avoir de quoi faire rire à gorge déployée dans les jours qui viennent à ce sujet.
J’ai un sourire amusé que je peine à réprimer en voyant l’oiseau se percher maladroitement sur son épaule. Décidément… Et j’ai une moue désolée, les sourcils un peu froncés, alors que je secoue la tête en portant la main à mon cœur.

« Voyons, tu me blesses Tyr de penser ainsi. Il n’y a jamais rien de faux qui franchit mes lèvres sache-le. Et beaucoup aiment mes histoires, mes paroles font merveilles auprès d’un grand nombre d’interlocuteurs avertis, qui ont eux-mêmes un public important. » Ainsi naissent les rumeurs et ragots… Non pas en les propageant seul à qui mieux-mieux n’importe comment… Et les mensonges seuls ne tiennent pas, il faut juste savoir comment présenter la vérité voilà tout. Je hausse un sourcil et le fixe un instant. « Des volatiles toujours est-il. Et je suis ravi de savoir que tu nourris ton égo avec de telles présomptions. Cela fait du bien de se sentir ainsi utile et important. Il faudra que tu me donnes l’adresse de ton bottier, que je puisse avoir les mêmes que toi, ce serait un privilège pour moi et je pourrais ainsi m’en vanter partout. Souhaites-tu que je rajoute oh combien je jalouse ta chevelure flamboyante ? »

Ce n’était pas tant un secret que cela, que je puisse désirer son poste, mais cela n’avait rien à voir avec lui. Ou plutôt si. S’il était plus compétent et plus sérieux, je n’y tiendrais pas tant. Je n’ai pas réellement besoin d’occuper un rôle plus important pour savoir à quoi m’en tenir ou pour connaître ma valeur, contrairement à d’autres. Et de nouveau, des canards dans ses appartements. Je souris, commençant à farfouiller.

« Avec autant de canards, ou de canes… tu pourrais offrir un festin à la Cour, les enfants en seraient heureux. »

Et si je fouille et touche un peu à tout, c’est autant par réflexe que pour l’agacer. Quoique j’en dise, il fait partie, malheureusement, de cette Cour que je chéris tant, et je ne m’attends nullement à trouver un quelconque secret ici. Les canards sont déjà une source d’amusement et de dérision suffisante pour le moment qui plus est. Et je fais mine que l’une de ces babioles m’échappe lorsqu’il me demande d’arrêter, la rattrapent de justesse avec une grimace. Comme s’il avait dû les payer… néanmoins, je les repose, n’en gardant qu’un que j’examine d’un œil critique pour essayer de deviner ce qu’elle peut bien représenter.

Je relève les yeux, le fixant d’un air surpris.

« Vraiment ? Tu ne l’as pas reçu ? Je t’ai pourtant fait un rapport tout ce qu’il y a de plus détaillé. C’est navrant, cela m’avait pris du temps… Ne l’as-tu pas laissé tomber à terre parmi le nombre de feuilles que tu juges sans importance visiblement ?… Ma foi, mes mains toutes occupées qu’elles sont au quotidien prendront exemple sur les tiennes pour se tenir plus sagement et pour recommencer ce précieux document. »

Je rejoins en quelques pas le fauteuil qu’il m’avait désigné et m’y installe en posant l’objet inconnu sur son bureau. Je m’adosse au dossier et le dévisage, me faisant un peu plus sérieux.

« Nombreux sont ceux qui y ont malheureusement eu recours oui. Pas parmi les nôtres, mais… » Je grimace. « Certains que je connaissais. J’ai trouvé certains revendeurs, que j’ai interrogé, plus ou moins… promptement. J’ai réussi à remonter à un fabricant, peu importe son nom étant donné qu’il était mort le lendemain. Et pas par ma main s’il est utile de le préciser. Le nom que tu attends n’est pas ressorti Tyr. Même s’il est derrière tout cela, rien ne m’y a conduit, rien ne mène vers lui. Et j’ai cherché pourtant… » Pas tant pour l’idiot qui me fait face que pour faire cesser tout cela. Et pour Tara accessoirement. « On sait de source sûre, ou quasi, que l’Ordre est derrière tout cela, quant à avoir un nom en particulier, c’est aussi impossible que de savoir ce que tu as fait pour attirer ces bestioles… » J’inspire alors que je repense à ma conversation avec Mélodie, et je le fixe. « Quoiqu’on puisse penser d’eux et de ce qu’ils font, ou du pourquoi ils le font, nous devrions enquêter à leur sujet. Essayer de localiser les têtes pensantes, y faire rentrer des espions à nous, trouver de quoi les maintenir éloigner de nous… de quoi les rendre moins puissants ou moins omniscients je ne sais. Pour protéger la Cour à tout le moins. Sans plus de renseignements sur eux, nous sommes impuissants. La Cour ne peut se permettre d’avoir si peu d’informations et de connaissances face à une organisation de plus en plus présente et importante… A moins que toi et le Fils des Ombres n’en sachiez davantage ?… Et il serait utile dans ce cas, de partager les renseignements à ce sujet. Et si ce n’est pas le cas, il nous faut y remédier rapidement. »

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Dim 28 Jan - 21:17

Je lève les yeux au ciel, frappé par la bêtise de mon vis-à-vis. « Allons donc ! T’entendre dire que rien de ce qui ne sort de tes lèvres est faux, est justement faux. Bientôt tu vas me dire être évidemment tombé amoureux de toutes les femmes à qui tu as susurré ses mots… Ah, bien sûr. Ton cœur est si grand, Merle, excuse-moi. » Je secoue négativement la tête, partager entre le rire et la consternation. Bien, bien… Allons-nous repartir immédiatement dans une joute verbale interminable ? Je ne lui ai pas demandé de venir dans mon bureau pour reprendre là où nous nous étions arrêtés la dernière fois, mais je crains que ce ne soit plus fort que moi. S’il faisait un minimum preuve de respect … Je n’aurais pas constamment besoin de le remettre à sa place ! « C’est de mon ego, dont on parle ? Je trouve qu’il y a tellement plus long à dire sur le tien. Tu disais quoi, à propos de tes histoires ? Je crois que j’ai cessé de t’écouter avant la fin de ta phrase à vrai dire. » Je lui rends un sourire de circonstance, rentrant volontairement dans son jeu. « Je savais bien, que tu adorais mes cheveux. Et si tu veux des conseils vestimentaires, Liselotte saura t’aiguiller comme il faut. »

Je soupire, de dépit. Je suis agacé par cet échange avant même qu’il ne débute vraiment, et ces canards présents en nombre ne m’aident pas à rester concentré. Je fronce les sourcils, vaguement perplexe, quand Merle entrevoit la possibilité de nourrir les enfants à sa charge pendant un temps avec ces canards. C’en est presque attendrissant mais… C’était seulement une blague. Je n’ai rien d’un chasseur. Ils sont sans doute dans mes quartiers pour une bonne raison. Il me faudra régler ce problème plus tard.

Pour le moment, il me faut gérer les humeurs d’un sale garnement quarantenaire, qui fait mine de laisser malencontreusement tomber un des artefacts reposés sur mon bureau pour mieux le rattraper. J’ai un sursaut intérieur. Difficile de contenir cet instant de panique, et mon regard se fait glacial, jusqu’à ce qu’il se décide à les reposer. N’aura-t-il de cesse de me provoquer ?

La réponse est non. Il ment encore, si effronté. « Merle, Merle, Merle… » Je soupire, dépité. « Ces feuillets sont soigneusement classés. Je n’ai simplement plus assez de place dans mes étagères. Chaque information, même la plus infime, à son importance. » Je suis seulement plus limité sur leur mémorisation, mais il sauterait immédiatement sur l’occasion de me rabaisser si l’envie me prenait de reconnaître mes limites. J’ai la mémoire longue, mais pas au point de me souvenir de tous les secrets que renferment la Cour des Miracles. Néanmoins, son rapport, je suis certain de ne pas l’avoir reçu. Pourquoi ? Parce que ses manquements m’agacent tout particulièrement, à chaque fois.

Il prend enfin la peine de s’assoir, avec un peu plus de sérieux. Je contiens mon agacement, alors qu’il daigne répondre à mes questions, et me force donc à prendre des notes pour ne rien en oublier. Je ne suis pas son scribe, mais son supérieur. Il a tôt fait de l’oublier. « Je vois. Ils ont bien couvert leurs traces, pour s’assurer de ne pas être retrouvés. » Je suis frustré, évidemment. Ma main se crispe sur ma plume, pendant que l’autre me masse les tempes. « Je me douterais que ce ne serait pas si évident, mais il aurait pu faire une erreur, avec ce trafic qui a pris de l’ampleur… » Il n’en a jamais fait, pas une seule piste en presque vingt ans. « L’Ordre, dis-tu ? Encore ? » Je me rejette dans le fond de mon dossier, poussant un profond soupir. Ils bougent plus vite que l’information ne nous parvient, ce qui est fortement dérangeant. « Le problème, Merle, c’est que je crains que certains de nos membres ne soient déjà rangés à leur cause. » Je n’évoque pas le nom du Fils-des-Ombres lui-même, mais ses dernières actions ont été en leur faveur, et Merle aurait pu aussi s’en rendre compte. Seulement, le remettre en cause devant lui pourrait m’attirer de graves ennuis. Merle sauterait sur l’occasion pour me mettre en mauvaise posture. La confiance n’existe que peu entre nous. « Nous avions des pistes concrètes sur les Sabliers du Temps, quand l’Ordre est rentré en action. Il est difficile de les prendre de vitesse, cependant. » Et puis… Ce n’est pas sur l’Ordre que j’aurais voulu me concentrer, mais insister sur Jamal ne ferait que le rendre plus suspicieux. J’hésite, soucieux. « Tu devrais voir directement avec notre Maître Espion ce qu’il est possible de faire à votre niveau pour pénétrer leurs rangs, obtenir davantage d’informations sur eux, un éventuel moyen de pression ou de quoi les devancer. Sache cependant que si, à mes yeux, lever l’ombre sur l’Ordre devrait être le principal sujet de préoccupations de nos espions, ce n’est pas ce qu’a décidé le Fils-des-Ombres. Il souhaite une collaboration entre nos deux ordres. Jusqu’à maintenant, le chaos généré par leurs actes nous a été très profitable, et la Cour des Miracles prend de l’ampleur. Les espions sont fortement sollicités avec les tensions politiques. Les voleurs profitent des failles dans les protections magiques et du désordre ambiant. Nous sommes effectivement gagnants, mais assurons-nous de ne pas nous prendre un revers à cause de cet Ordre énigmatique dont nous ne connaissons pas les mouvements à l’avance. Ce que tu me rapportes me laisse craindre que nous serons des victimes collatérales de leur fureur dévastatrice. »

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Ven 9 Fév - 19:21

Ce qui est amusant avec Tyr, c’est qu’il démarre toujours à la seconde même. Il a beau le réfuter ou (faire mine de) s’en agacer, il répond toujours à mes provocations et mes estocades avec tellement d’ardeur et de conviction que je suis bien obligé de continuer. Enfin, je continuerai quoiqu’il en soi c’est vrai, mais comme c’est d’autant plus divertissant… Je le fixe un instant avant de hausser les épaules en secouant la tête.

« Tu ne saurais comprendre, tu es bien trop impassible et dédaigneux pour cela. Malgré tout, sache que oui, j’ai aimé chaque femme au moment elle croisait ma route, durant une nuit, une semaine, peu importe. Cela te parait-il véritablement plus absurde ou douteux que de se dire que les femmes que tu as croisées n’ont été que de vulgaires passades, pour parler poliment, ou des pansements usagés pour t’empêcher de voir le vide de ton existence ? Je préfère ma façon de voir et de faire, cela ne te déplaise. » J’esquisse un sourire. « Et je ne mens incontestablement jamais donc. C’est là tout le talent du Charme. »

Je vois bien que ça l’exaspère, ou qu’à tout le moins, ça l’importune, pourtant, il ne parvient pas à passer outre sans me répondre. Pourquoi cesserais-je ? Je n’ai pas suivi la voix toute tracée du Charme pour me retrouver à court de mots, encore moins face à lui, il est tellement facile de l’agacer. Je fais claquer ma langue, comme je le ferai à un enfant osant me mentir. Et je souris.

« Mon égo se porte bien, je t’en remercie. Et ne t’en fais pas, j’apprends et m’améliore. Pas plus tard que l’autre jour, j’ai réussi à divertir les enfants, après avoir trouvé une perruque semblable à la tienne, et me vêtant non sur des conseils de Liselotte mais avec un modèle d’une de tes vestes. Comme quoi, tu es un modèle pour nous tous. »

Si je ne m’en amuse pas, il finira par me taper sur les nerfs aussi sûrement et aussi rapidement que je le fais visiblement avec lui. Alors j’en prends mon parti et je pousse un peu, juste pour voir. Sans parler que je suis clairement aidé par la présence de ces bruyants et encombrants volatiles. Je ne sais ce qui lui a pris, ce qui lui prend, mais ses appartements ressemblent tant à une volière que je ne peux les ignorer ou ne pas me moquer. Effectivement, je ne vais pas me plaindre qu’il n’écoute pas la seule phrase sans doute sérieuse du moment. Pourtant, du canard rôti…

Malgré tout, je trouve que je me comporte admirablement bien. Je n’ai rien cassé, je me satisfais d’apercevoir un éclat d’inquiétude dans ses yeux quand je joue. Bon. Soit. Je lui mens. Mais ! Je ne mens qu’à lui… ou presque. Enfin, je ne mens ni aux dames, ni à mes enfants et compagnons, n’est-ce pas là le principal ? Il n’empêche que je ne peux retenir un reniflement de dédain quand il parle de ses papiers qui jonchent tant les meubles et le sol sans une once de début de rangement. Comment fait-il ? Je proposerai bien d’aider à ranger, mais pas à lui. Et puis, plus vite je serai sorti, mieux je me porterai. Mes lèvres se plissent, pour réprimer un sourire ou une grimace à ses paroles, moi-même je ne sais trop, et je hoche la tête. Oui, chaque information à son importance, je ne le contredirais point sur cela. Mais de ce qu’il fait desdites informations par contre… Quand bien même lui aurais-je fais parvenir un rapport, qu’il l’aurait sans doute perdu entre son siège et l’étagère. Et pour lui dire quoi ? Je n’ai pas retrouvé ton homme, mais ta sœur oui ? Hum. Non, elle a dit qu’elle le ferait… Ah Tara, si tu savais ce que j’endure pour ne pas lui mettre les yeux en face des trous…
Je hoche la tête, la mine plus sérieuse, avant de lui jeter un coup d’œil et de reprendre, me penchant en avant pour de nouveau triturer une de ces babioles.

« Nous pouvons essayer de placer un homme ou deux de confiance, pour qu’ils s’intègrent au circuit de distribution et essayent de remonter jusqu’à… lui. »

Même si je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée, enfin pas pour ses raisons à lui. Je suis un instant des yeux sa plume qui écrit, avant de le regarder à nouveau. Et je grimace de nouveau. Oui, certains, comme moi jusqu’à présent, ou jusqu’à il y a peu je ne sais trop, ou d’autres encore oui… Je me demande… Je le dévisage alors qu’il reprend, parlant des volontés du Fils-des-Ombres à l’égard de l’Ordre, des avantages et de ses craintes. Quand il veut, il peut se montrer presque sérieux et intéressant, c’est impressionnant.

« J’irai trouver le Maître Espion en sortant oui… L’un n’empêche pas l’autre. Nous pouvons ouvertement collaborer avec eux, comme nous le faisons actuellement, tant pour obéir au Fils-des-Ombres que pour effectivement remplir les caisses de la Cour. Nous avons de toute manière besoin de ces travaux, que ce soit pour obtenir des informations autant que pour nous rendre encore plus indispensables et omnipotent que nous ne le sommes déjà. Et puis, il faut bien occuper les Enfants… » Je me radosse au fauteuil, les sourcils un peu froncés. « Je crains quant à moi qu’au final nous ne soyons pas uniquement des victimes que collatérales. Je commence à me dire que nous finirons par les gêner et leur nuire plus qu’autre chose, malgré l’apparente obligeance du Fils à leur égard… C’est toi l’as de la Stratégie, ne devrais-tu pas trouver une idée ou une solution magique ?… Tu devrais aller voir Tara… Mille-Visages, je sais c’est ce que tu voulais faire avant d’avoir le plaisir de tomber sur ma personne, mais non uniquement pour prendre de ses nouvelles. Pour lui parler vraiment. Et aviser de tout cela avec elle. Quitte à organiser une réunion avec le Maître Espion par la suite, et moi-même tant qu’à faire… J’essayerai de… de voir s’il y a moyen que ce dernier garde cette entrevue secrète. Aux yeux des autres. »

Du Fils-des-Ombres lui même ? Je ne sais trop. Est-ce seulement possible ? Lui en parler à lui est totalement insconcient, pourtant… s’ils ont raison, si les doutes qui commencent à me ronger, qui me montrent à quel point j’ai été stupide, si le Fils-des-Ombres est lui de leur côté pour je ne sais quelle raison… pour la Cour, je peux bien faire cela. Et s’il parle à Tara… Peut-être n’aurons-nous plus de Second… Non je ne sourirai pas. d’autant que Tara a raison et qu’il risque de ne pas apprécier ma… proximité avec sa sœur. Mais comme dit, si quelque chose en ressort, si nous parvenons après cela à prendre de l’avance sur l’Ordre... Pour la Cour et les Enfants…

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Sam 24 Fév - 17:37

Je me passe une main sur le visage, à lui rendre un regard consterné entre mes doigts. Ah, bien. Je suis impassible et dédaigneux maintenant. « Uniquement avec toi, l’ami. » On me qualifie plus souvent d’avenant et d’enjoué. Seulement… Il me donne rarement envie de rire, lui, ou seulement de rire jaune comme maintenant. « Oh excuse-moi Merle… J’avais oublié à quel point tu pouvais les aimer jusqu’à la déraison. J'aurais du mal à oublier les colères noires dans lesquelles tu te mets quand tu essuies un refus d’une de ces dames. Je crois avoir encore le nom en tête de quelques unes, maintes et maintes fois répétées. » C’était un coup bas, assurément, mais bien mérité. Je me penche en avant, les coudes appuyés sur mes genoux, avec un sourire amusé. « Alors tu es sûr qu’il se porte si bien, ton ego ? Permets-moi d’émettre quelques réserves… Surtout à te sentir obligé de te faire passer pour moi. »

Je me redresse en repoussant un canard du bout de ma botte, d’un air ennuyé. Ils sont combien, maintenant ? Quatre, six ? « Tu devrais en emmener quelques uns avec toi pour amuser les enfants. Ce sera plus distrayant pour eux que de te voir te tourner en ridicule. » Et peut-il, une fois pour toutes lâcher ces objets qui sont bien plus précieux que son insupportable personne ? Ah, voilà le secret ! Il me rend dédaigneux.

Je pousse un profond soupir, d’agacement, quand enfin une parole censée passe ses lèvres. Ma plume rature, mon esprit s’emballe pour de toutes autres raisons. Je devrais peut-être parler réellement d’une collaboration avec la Confrérie Noire, en commençant par cette affaire qui me tient en échec depuis si longtemps maintenant. Je refuse de confier cette tâche à d’autres, et c’est bien ce qui a été une réelle entrave jusqu’à présent. Mais la Confrérie Noire… Ils savent se montrer très efficaces et convaincants pour retrouver leur cible, peu importe où elle tente de fuir. Je me pince l’arête du nez et me contiens de briser ma plume en deux. Pas maintenant, je devrais remettre cette question épineuse à plus tard. Seulement depuis que le temps s’est emballé, c’est bien trop présent, comme une plaie rouverte difficile à ignorer.

Parler de l’avenir de la Cour des Miracles, même avec Merle, me paraît presque moins compliqué. Je me fige sur place, à l’entendre. C’est moi ou… Nous sommes d’accord sur quelque chose ? Il partage mes propres craintes, et s’aligne même sur ma propre ligne de conduite envers cet Ordre très envahissant sur la scène ces derniers temps. Bien, parfait. C’est… Inattendu. J’hoche lentement la tête, alors qu’il parle précisément de se rendre indispensable. « C’est aussi un excellent moyen de se protéger de tout revers, en effet. » Et, je crois mal entendre ? Ne vient-il pas de vanter mes mérites, en terme de Stratégie ? Je lâche un bref rire, alors qu’il me prend subitement pour un magicien qui serait capable de sortir une carte secrète de sa manche… « Oui, et bien, mes solutions et mes stratégies n’ont rien de magique. Je suis navré de te décevoir… Même si je suis à priori maintenant capable de sortir un canard de mon chapeau. » Rien de magique, non. Contrairement à Mille-Visages, en effet, qui est capable de biaiser la réalité pour adapter ses plans. C’est un atout non négligeable à bien prendre en compte si on cherche à doubler un ordre aussi puissant. Je réfléchis. « Il faudrait que nous infiltrions leurs rangs avec nos propres espions, des personnes de confiance… Et, Mille-Visages ? » Je réfléchis, presque sceptique. Vient-il de me proposer de programmer une réunion dans le dos du Fils-des-Ombres avec les autres Maîtres ? Oui, on dirait bien. M’allier à Merle contre lui est très dangereux, ce serait un peu comme lutter contre le feu par le feu. Je souris un peu. « Nous avons presque terminés les préparatifs pour ce vol d’envergure sur l’Académie. Notre prochaine cible pourrait très bien être cet Ordre si difficile à atteindre. Il est intéressant de toujours viser plus haut, non ? On risquerait de s’ennuyer dans le cas contraire, et un petit sablier ferait un très bel effet dans ma collection. Au fait, pourrais-tu également reposer ce que tu as dans la main ? »

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Lun 12 Mar - 22:36

Ah là ! Ce regard. Je sais, je suis horriblement infantile et désolant, je dirais bien que j’essaie de lutter contre, mais ce serait un mensonge. Mon sourire s’agrandit alors qu’il me répond, et je lève les yeux au ciel. Comme s’il n’y avait qu’avec moi. Et je le dévisage, grimaçant un nouveau sourire, avant de hausser les épaules.

« Que veux-tu, nul ne peut être parfait, même si tu l’es certainement toi. Je suis un tantinet… excessif je le reconnais. Ça fait partie de mon charme. Et cela n’arrive que rarement… Mieux vaut cela que de ne rien ressentir ou éprouver n’est-ce pas ? Tu dois savoir de quoi je parle. » Mes yeux se plissent d’amusement, faisant apparaître quelques fines rides aux coins de mes yeux qui, si elles marquent mon âge, n’ont fait qu’ajouter un peu à mon charme en vérité. « Je t’ai pourtant avoué jalouser ta chevelure il me semble. Mais… oui, je crois qu’il se porte plutôt bien, merci de t’en inquiéter. Je n’ai pas rencontré depuis fort longtemps de dame me mettant dans une colère noire comme tu dis si bien. Je suis donc totalement heureux, ne t’en fais pas. »

Je reporte un instant mon attention sur les volatiles et j’ai une moue avant de le regarder de nouveau.

« De un, sache que jamais je ne me tourne en ridicule, tant que je les fais rire, mon but est atteint. De deux…. Ils semblent bien trop attachés à ta personne, je ne suis pas certain de pouvoir les emmener loin de ta présence. Mais cela peut se tenter. »

Au pire, je pourrais amener les gamins ici pour qu’ils profitent du spectacle, sans doute ravis de voir le Second se tourner au ridicule avec ses canards. Oui, le monde est injuste, il est ridicule, moi non, mais la différence tient simplement à cette petite nuance qu’on appelle le panache. Quelque chose du genre. Enfin, j’oublie un instant tout cela, oubliant même momentanément que j’ai à faire à lui et qu’il est insupportable, quand nous abordons des sujets autrement plus sérieux et plus importants. Moins amusant certes, mais on ne peut pas passer tout son temps à titiller un supérieur chatouilleux non plus. D’autant que je sais pertinemment que cette affaire le touche bien plus personnellement qu’il ne l’avouera jamais. Et qu'elle me touche indirectement via Tara. L'une de ces femmes que j'ai donc aimé jusqu'à la déraison.... L'une des rares en tout cas qui m'importe réellement. Et peut-être est-ce grâce a elle que je parviens à être d'accord avec lui. Ou peut-être est-ce parce qu'une fois il se montre perspicace... Plus que je ne l'ai été ces derniers mois à ce sujet mais passons. Et je vois bien que ça l'étonne autant que moi, mais après tout concernant le bien-être et l'avenir de la Cour, il faut bien que nous le soyons parfois non ?
Je hoche la tête alors qu'il appuie et confirme mes paroles. Sans doute plus facile à dire qu'à faire, mais la Cour est suffisamment ancienne et établie pour ne pas se laisser déstabilisé si aisément. Je le fixe et mon sourcil se hausse alors que j'ai un sourire en coin.

« Vraiment ? Quel dommage. C'est vrai qu'en voyant ces volatiles de plus en plus nombreux l'on est en  droit de se poser des questions... Et nous avons des personnes de confiance qui sauront faire l'affaire. Peut-être certains disciples du charme, si cela te convient, ils auraient plus de facilité a se fondre dans le décor. Et oui, Tara Mille-Visages. N'a-t-elle pas pris ton relai au poste de Maitre de la Stratégie ? Deux têtes et deux point de vue valent mieux qu'un, elle pourrait aider. » Je sais bien ce qu'il pense et ce qui trotte dans sa tête alors qu'il réfléchit, qu'il pèse le pour et le contre, qu'il mesure les dangers et incidences. Je ne suis pas aussi bon stratège que lui, je sais malgré tout fort bien ce que tout cela implique... Même si je doute toujours de lui à dire, ou que je n’apprécie toujours pas son comportement en général. Mais je n’ai rien dit à haute voix, il peut bien en déduire ce qu’il veut. Je lui souris. « L’Académie, puis l’Ordre… Toujours plus haut, toujours plus loin, ça me convient on ne peux mieux. Que demander de plus ? Je ne dirais pas non à un souvenir du genre non plus, même si je n’ai pas de collection telle que la tienne… » Ou peut-être que si mais pas tant exposée… Je fronce les sourcils, avant de regarder ce que je tiens dans la main presque avec surprise. « Oh, pardon, c’est tellement tentant, il y en a partout, je ne m’en suis même pas rendu compte. » Je joue encore un peu avec la mini-statuette en question, avant de la reposer en esquissant un sourire. « Voilà de bien beaux objectifs. De quoi s’amuser dans les semaines qui viennent…
Souhaites-tu une réunion alors ?... Avec tout le monde ? »

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Ven 27 Avr - 11:09

Je penchai la tête, avec un sourire de circonstance. Je n’allais quand même pas m’abaisser à son niveau, non ? J’avais passé l’âge des enfantillages… Même s’il était plus vieux que moi, mais cette règle ne s’appliquait pas aux demeurés. Ah, là ! J’allais bientôt perdre mon calme légendaire, à devoir supporter son arrogance crasse. « Tu le penses vraiment ? » J’étais curieux, après tout, de comment pouvait-on me percevoir, même lui. Donnais-je réellement l’impression de ne jamais rien ressentir, rien éprouver ? Je n’étais pas quelqu’un de fermé. Faux, parfois, mais pas fermé. « Quand on dirige, mieux vaut ne pas s’émouvoir pour si peu, Merle. Mais je doute que tu saches un jour de quoi je parle… » C’était bas, mais tellement mérité. Une façon comme une autre de lui rappeler qui était Second, et qui ne risquait pas de l’être un jour, tant que j’occuperais ce poste.

Quant à ces maudits volatiles qui s’étaient pris d’affection pour ma personne, difficile de nier. Je roulai des yeux, et fis mine de ne pas remarquer celui qui tentait de prendre place sur mon accoudoir, au plus proche de moi. Mais si c’était l’unique problème qui m’était posé, tout irait pour le mieux. Je me renfonçai dans mon siège, las. « Faudrait-il encore que Mille-Visages daigne se montrer. » J’avais tenté d’entrer en contact avec elle, mais mon plus grand soutien se révélait bien absent ces derniers temps, ce qui ne faisait que renforcer mes soupçons à son égard. Je secouai la tête négativement, me forçant à me concentrer sur un problème à la fois. Ces préoccupations-là ne devaient pas me détourner de la Cour des Miracles, pour laquelle j’avais œuvré pendant près de vingt ans sans faillir, et qui constituait ma nouvelle famille, mon nouveau foyer, depuis les premiers jours à apprendre l’art de voler et baratiner aux côtés d’Hiémain.

Toujours plus haut, toujours plus loin, oui ! Je ne me cachais pas de mes ambitions, car un homme ambitieux ne rechignait jamais devant les obstacles qui se dressaient sur sa route, et ne se complaisait jamais dans la réussite. Il cherchait toujours plus, toujours mieux. Et l’Ordre… L’Ordre était un gros morceau. Mais si nous percions ses secrets, si nous trouvions un moyen de pression sur eux… Nous pourrions retourner la situation à notre avantage, et devenir les véritables maîtres du monde dans l’ombre. J’y croyais dur comme fer.

« Je peux donc compter sur toi, Merle ? » Mon ton fut presque agréable, sympathique, envers l’insupportable personnage. J’avais envie de lui faire ravaler son sourire mesquin avec cette statuette qu’il tenait en main, mais quelque chose me retenait. Précisément ce qui faisait de lui un des maîtres à la tête de la Cour des Miracles… Il avait de l’influence. J’avais besoin qu’il me soutienne dans mes démarches, et pas seulement Mille-Visages. Mon sourire s’étira, joueur, alors qu’il abondait dans mon sens. Je frappai dans mes mains. « Parfait, alors. Réglons déjà le cas de l’Académie, et nous passerons à la suite. Disons… Une réunion avec Mille-Visages – quand elle daignera se montrer – et à minima le Maître-Espion, toi et moi. Ce sera déjà un bon début, tu ne crois pas ? Les autres suivront. Je n’en doute pas. » Auront-ils réellement le choix ? Avec autant de Maîtres des Ombres et le Second bien décidé à en découdre ? Le Fils des Ombres avait beau avoir du pouvoir, il n’était qu’un anonyme dans la masse, bien difficile alors de se faire entendre. Et il ne pouvait décemment pas leur reprocher de soutenir la Cour des Miracles avant même cet illustre Ordre inconnu, pas devant les fils et filles des miracles réunis. En cela, Merle et moi étions d’accord sur un point, certainement le premier depuis notre entrevue. Ah, Merle, Merle… Il était un soutien indéniable, même si instable. Néanmoins, je pensais bien de ne pas me tromper, en avançant qu’il se soucierait avant tout de la Cour des Miracles, et qu’il serait derrière moi, pour le meilleur ou pour le pire.

« Nous en avons terminés, il me semble. Je ne pense pas que tu voudrais aborder un quelconque autre sujet auprès de moi, mais sait-on jamais, que tu puisses me surprendre… » Je me relevai, avec un sourire de circonstance, à replacer scrupuleusement tous les objets précieux qu’il venait de déplacer, autant pour les remettre à leur place que pour m’assurer qu’aucun n’avait disparu lors de ses manipulations. Les voleurs, même maître désormais, on ne les refaisait pas.

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Message Sujet: Re: Le reflet des non-dits   Jeu 17 Mai - 19:46

Un instant je me demande à quel point je peux l’agacer véritablement à me comporter ainsi,  à quel point il me pense aussi insouciant que je peux le laisser paraître et aussi écervelé qu’il semble le croire à l’instant présent. Oh, même avec le Second, cela m’arrange bien, cela m’amuse même plus qu’autre chose. Et puis, s’il pense que j’ai pu devenir Maître en étant idiot, c’est qu’il l’est lui encore plus que je ne pourrais l’imaginer… Oui, cela m’oblige à admettre qu’il n’est pas si sot, mais il lui faut bien quelques qualités n’est-ce pas ? Je laisse filer un léger rire.

« Que tu es totalement insensible ? Mon avis t’importe-t-il vraiment à ce sujet ? » Je secoue la tête. « Non, pas insensible. Distant et renfermé sans doute. » Je l’observe un instant et un mince sourire étend mes lèvres, avant que je ne me fasse blessé. « Oh voyons, je dirige également mon cher. Et à quoi bon vivre si on ne peut s’émouvoir de si peu ? Cela n’empêche pas les gens de m’aimer et se réjouir de ma présence, loin de là… Et tu vois, je sais être mature et raisonnable, je n’ajouterai pas que je doute que tu saches un jour de quoi je parle... »

Je le fixe un sage sourire aux lèvres. Ce n’est pas un secret non plus que tout Second qu’il soit que les Enfants des miracles m’apprécient plus que lui. Mais ce n’est pas le moment de jouer à cela… Oui, bon, j’en suis responsable et je relance le débat, mais il a beau essayer de rester imperturbable, je parviens toujours à lui tirer une réplique et à l’agacer. Avouez que c’est tentant ! Pourtant, je parviens, nous parvenons à nous faire sérieux, malgré les canards et malgré notre fantastique affinité naturelle.  Quand bien même je fronce un peu les sourcils quand il parle de Tara.

« Tara ne se cache pas. » Sauf de lui peut-être. Hum. « Elle a toujours été là quand la Cour a eu besoin d’elle, laisse-lui du temps. »

Du temps pourquoi, je ne saurais trop lui dire. Et ce n’est en aucun cas à moi de lui dire. Même si j’aimerais bien être là quand ça arrivera pour voir sa tête… et pour soutenir Tara oui évidemment. Quant au reste, je dois avouer être d’accord avec lui, aussi surprenant soit-il, tant sur ses projets à l’Académie que ceux avec l’Ordre, contre l’Ordre… Pour la Cour quoi qu’il en soit. Comment pourrais-je être contre de toute manière si c’est dans l’intérêt de ma famille et de mes enfants ? Je le dévisage, me demandant à quel point la Cour compte pour lui et à quel point n’envisage-t-il tout ceci que dans son propre intérêt… Mais non, je sais bien que la Cour est presque aussi importante pour lui que pour moi.

« Evidemment. Tu pourras toujours compter sur moi lorsqu’il est question de l’avenir des miens. La Cour ne prône-t-elle pas sur tout le reste ? » Je souris sans aucune arrière pensée ou moquerie pour une fois et je hoche la tête alors qu’il reprend. « L’Académie, puis une réunion à quatre. Et avec quatre Maîtres, les autres suivront forcément et tu le sais fort bien, c’est là tout l’intérêt de la chose... » Et je saurais bien convaincre les récalcitrants s’il y en avait, ce dont je doutais. Les Enfants des miracle se réjouiraient plus qu’autre chose de se mesurer à une telle entité. Je le suis des yeux alors qu’il se relève, mettant ostensiblement fin à l’entretien. Je lui souris en retour, de nouveau amusé. « Surprendre les gens est toujours source de plaisir pour moi, mais je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité. Et puis, tu dois encore t’occuper de tous ces voltatiles palmés. » Je m’incline devant lui, exagérement forcément. « Je retrouverais la sortie. Ce fut un plaisir que de pouvoir discuter ainsi avec toi cher Second. »

Au moins, cela m’avait-il diverti quelque peu… et cela avait été constructif, aussi étonnant que cela puisse paraître. Et non, je ne lui avais rien dérobé bien que la tentation ait été grande… Je suis mature comme je l’ai dit. On ne vole pas un autre Maître. Même lui.

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