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 Ce rêve bleu... ou pas

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La Noblesse
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Message Sujet: Ce rêve bleu... ou pas    Mar 12 Déc - 22:40


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Lauriane de Faërie et Sixtine d'Ibélène

Ce rêve bleu... ou pas

Les petits meurtres des familles impériales



• Date : 31 janvier 1003
• Météo (optionnel) : il fait nuit
• Statut du RP : privé. Ce rp se déroule en parallèle de l'intrigue 3.1
• Résumé : pendant le rêve, Sixtine et Lauriane se retrouvent face à face, pour le meilleur, et surtout, pour le pire.
• Recensement :
Code:
• [b]31 janvier 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3128-ce-reve-bleu-ou-pas#112518]Ce rêve bleu... ou pas[/url] - [i]Lauriane de Faërie et Sixtine d'Ibélène[/i]
pendant le rêve, Sixtine et Lauriane se retrouvent face à face, pour le meilleur, et surtout, pour le pire.


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Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Mar 12 Déc - 22:41, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Mar 12 Déc - 22:41

Tu entends vaguement la jeune fille paniquée expliquer son cas. Pauvre fille, encore une fois. D'un certain côté, tu l'envie. Elle a fui pour être libre et devenir qui elle veut être. Toi tu es condamnée dans une prison dont tu as l'impression ne jamais voir le bout. Chacun traîne sa malédiction. Celle de la fille, c'est de se confronter à nouveau à un père qu'elle pensait décédé. Peut-être a-t-elle besoin de revivre ce moment pour avancer? Tu ne connais pas les circonstances de cette mort et, autant le dire, tu t'en fiches un peu. Ce n'est pas une information utile pour toi. Et tu resterais bavarder avec le couple belliférien avec plaisir si un mouvement n'avait pas attiré ton œil. Tu reconnais cette démarche et ce visage, appartenant à Grâce de Sombregemme, cette voltigeuse belliférienne avec qui tu as partagé une toute autre aventure, il y a quelques années. Une aventure qui t'a poussé droit dans les cales d'une vivenef. Une femme que tu admires secrètement parce qu'elle a réussit à réaliser son rêve et que tu es très sensible à l'émancipation des femmes. Sûrement parce que tu en rêves tous les jours. Cette femme a su s'élever dans un duché très misogyne et devenir quelqu'un d'indépendant. Voilà quelque chose que tu peux récompenser, dans le fond de ton cœur. C'est donc avec un intérêt évident que tu assistes à l'échange. Tu te retiens de pousser un cri offensé lorsque la jeune fille attrape la dame de Sombregemme et s'avancer vers la porte. Tu présentes rapidement tes plates excuses à Martial et Séverine de Bellifère et te presses vers la dénommée Aubrée. De ce que tu comprends, elle est sa fille. Par tous les dieux, mais que dit-elle donc ? Tu n'es pas sûre d'être d'une quelconque utilité mais tu préfères assister à ce spectacle très étonnant au premier loge. Cependant tu n'es pas la seule et un effronté ose te bousculer pour te passer devant. Garder son équilibre en talons est tout un art mais dans ce rêve, il semble que tu sois destiné à ne pas le maîtriser et c'est donc ainsi que tu te rattrapes sur la personne la plus proche de toi pour ne pas choir royalement au sol. Quel est donc ce malotru ? N'a-t-il point vu qu'il venait de rentrer droit dans une Impératrice ? Certes, une Impératrice en rêve mais une Impératrice tout de même ! Comment ose-t-il ? Tu tentes d'apercevoir son visage pour le châtier comme il se doit mais le goujat a déjà disparu et c'est donc de fort mauvaise humeur que tu te remets dignement droite.

-Excus...

Ta phrase meurt aussitôt tandis que tu reconnais le visage de la personne qui t'a permis de ne pas te retrouver au sol. Celle dont ton royal postérieur doit le bénéfice de ne pas être couvert de poussière et de ridicule. Lauriane de Faërie. Une longue plainte se fait entendre dans ton esprit alors que tu te dis que ce rêve a pris la tournure d'un véritable cauchemar.

-Vous... laisses-tu échapper d'un ton des plus glacial.

Pour ne pas dire, dégoûter. Oh bien sûr que tu connais la famille impériale faëe. Tu es la première à dire qu'il faut rester proche de ses amis mais plus encore de ses ennemis. Et tu t'es admirablement bien documenté sur tes ennemis. Et la voir ainsi en rêve... ou plutôt en cauchemar. Ta première réaction est de lui cracher au visage. Guère matûre et distingué. Puis tu songes que tu as une image à conserver, même en plein rêve. Tu ne sais toujours pas si tu partages ce rêve avec des gens réels ou si tous ces gens sont seulement acteurs de ton propre rêve. Mais tu ne veux pas prendre de risque, une fois encore. Ta posture se fait plus impérieuse et tu relèves imperceptiblement la tête dans une attitude hautaine, voire dédaigneuse, alors que ton visage gagne une pointe de mépris. Une pointe mais bien palpable. Il ne sera pas dit que tu ne te seras pas conduit avec la plus extrême des politesses envers cette fausse impératrice vêtue de haillons. Néanmoins, tu ne t'abaisseras pas non plus à t'incliner devant elle. Tu n'es pas non plus stupide. Tu inclines très brièvement la tête en guise de salut, ce qui est déjà un honneur des plus extrêmes. Tu pourrais feindre l'indifférence et faire comme si elle n'existe pas mais cela pourrait passer pour de la lâcheté. Et tu n'es pas lâche. Surtout lorsque tu es ambassadrice de ton empire.

-Je pourrais dire que je suis ravie, mais je n'ai jamais été une bonne menteuse, lâches-tu avec une moue dédaigneuse.

Voilà un salut digne d'elle. Tu es assez satisfaite de toi-même.

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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Mer 13 Déc - 0:49

Tous ces retournements de situation laissaient Lauriane pantoise. Elle avait suivi avec intérêt l’arrivée de cet homme dont l’aura sombre n’échappa pas à ses yeux observateurs… Qui pouvait-il bien être ? Un autre ibéen si elle considérait sa peau mat d’Erébien. N’y avait-il donc que des ibéens ? Elle n’eut guère le temps d’y réfléchir plus en avant. Aubrée semblait méditer ses paroles. Et elle-même s’était juste un peu écartée, apparemment juste suffisamment pour que quelque chose ne l’attrape si vivement que son visage s’écarquilla de surprise. Son corps se mue en une danse bien singulière pour rester en équilibre afin de contrebalancer la personne qui avait décidé de se retenir de tomber grâce à elle.

Ni une, ni deux, son regard captura immédiatement la silhouette de celle qui s’était raccrochée à elle, la princesse d’Ibélène, qu’elle avait entraperçue tout à l’heure. Cette dernière ne semblait néanmoins pas tout à fait au jour que c’était sur l’impératrice de Faërie qu’elle s’était agrippée, trop occupée qu’elle était à essayer d’haranguer celui qui avait dû la pousser. Une moue amusée s’étira sur les lèvres de Lauriane, ses bras se croisant docilement sur sa poitrine. Lauriane est bien curieuse de savoir qui est cette jeune fille. Elle la connaît évidemment de nom, Sixtine d’Ibélène, et légèrement de vue car avant le début de la guerre, elle l’avait entraperçue à diverses occasions, quoiqu’elle devait être plus jeune. Avec la mort de leur père, son frère devenait empereur et elle était désormais réellement la première dame de l’Empire. Etait-elle vraiment taillée pour cela ? A vrai dire, Lauriane pensait que non. C’était une enfant. Pire, une enfant préparée dès son plus jeune âge à gouverner, donc souvent, une enfant imbue. Oui, à vrai dire, Lauriane n’était pas certaine d’avoir beaucoup de considérations de prime abord pour les héritiers d’Ibélène.

La suite lui confirma rapidement ses pensées.

La volte-face de la princesse, qui se coupe dans son élan en l’apercevant, avait quelque chose de terriblement comique. Et Lauriane continua à la fixer avec sa même moue amusée, attendant la prochaine réaction de la jeune fille qui était à peine plus vieille qu’Antonin. Sixtine ne semblait définitivement pas apprécier être tombée sur elle, et que ce soit en plus elle qui l’ait empêchée de choir au sol. L’amusement de Lauriane prend une toute autre propension dans sa tête quand elle lit dans le regard de Sixtine le mépris et le dégoût se dessiner. Oui, cette princesse ne doit décidément pas l’apprécier. Qu’est-ce que cette situation est bien cocasse. Lauriane en aurait presque oublié que tout ceci n’est pas réel tant… les réactions de ces gens semblent leur appartenir et n’être d’aucun fait de son propre esprit. Presque, car l’irréalité est d’autant plus prenante qu’elle est en face de Sixtine. Un étonnant et savant mélange indescriptible.

- Oui, moi ? la provoque légèrement Lauriane, l’incitant à une présentation un peu plus convenable. Car elle n’allait certainement pas ouvrir les présentations en premier quand c’était la demoiselle qui l’avait percutée.

Avouons-le, Lauriane ne cherche pas à être foncièrement diplomate car tout ceci ne peut être réel. Et au fond, rencontrer ainsi la princesse d’Ibélène est une aubaine. A priori, il doit se passer exactement la même chose dans l’esprit de Sixtine vu sa réponse très… fine. Oui, le mot convenait décidément bien. Nullement offensée, le sourire de Lauriane s’élargit un peu plus, profondément amusée de ce mépris que lui témoignait la jeune première dame d’Ibélène. Plutôt que de ne lui répondre aussi proprement, les yeux clairs de Lauriane s’évadèrent volontairement et visiblement sur la couronne qu’arborait fièrement la jeune fille, et qui ne laissait aucun doute. C’était la couronne de l’Impératrice d’Ibélène. Or, elle n’était pas impératrice. Juste la sœur de l’Empereur. Lauriane se sentait déjà de la taquiner là-dessus.

- Tiens, vous êtes impératrice maintenant. Vous n’avez pas loupé quelqu’un dans l’ordre de la succession, par hasard ? se moqua-t-elle avec une adresse que sa voix doucereuse avait bien mieux exprimée que ses mots.

Lauriane en profita pour légèrement se décaler, afin de remettre un peu d’espace entre elle et Sixtine, et peut-être pour mieux apprécier le spectacle de cette princesse mécontente. Et aussi parce qu’elle ne souhaitait pas gêner quelques autres, tout en gardant un œil sur le déroulé de ce qu’il se passait. Tout ceci n’était en fait qu’une vaste blague et Sixtine semblait parfaitement si fondre. N’avait-elle pas remarqué que la situation avait quelque chose de légèrement critique ? La jeune fille semblait très en dehors de tout ça. En soit, si rien n’était réel, pourquoi pas, mais il fallait bien avoir un sacré égo pour faire fi de tout un contexte, aussi irréel soit-il.

- Et vous n’avez pas vraiment l’air d’avoir loupé que ça d’ailleurs, enchaîna Lauriane, toujours aussi taquine, faisant référence à son comportement carrément déplacé pour la situation. Une exigence impériale à soumettre, peut-être ? termina-t-elle de la provoquer, assénant le coup de grâce.
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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Ven 5 Jan - 12:40

Son sourire ne te déstabilise en rien. Depuis le temps, tu es passée maîtresse dans l'art de dissimuler tes véritables sentiments et, sur ton visage, ne transparaît que ce tu veux bien montrer. La répartie de l'Impératrice de Faërie ne se fait pas attendre et loin de t'en offusquer, tu t'en amuses également. Au fond de toi, tu serais très déçue d'avoir à faire à une incompétente. Bien évidemment, les remarques sur la couronne siégeant fièrement sur ta tête ne manquent pas d'être de la partie mais tu restes digne et fière, pas gênée le moins du monde. Au fond de toi, cependant, tu aimerai tant serrer tes mains autour de son cou et l'entendre pousser quelques derniers râles avant de mourir. Enfin... ce n'est qu'un léger fantasme, tu ne te salirais les mains de cette façon pour rien au monde. Tu feins un léger soupir et tes lèvres s'arquent en un sourire légèrement hautain, teinté d'ironie.

-Je n'ai pas l'impression, médites-tu d'un ton parfaitement neutre. Il me semble être la seule représentante de la couronne de l'empire d'Ibélène ici... peut-être faut-il un terrain égal.

Tu laisses tes yeux parcourir l'assemblée comme pour être sûre de ce que tu avances. Bien évidemment, tu en es sûre. Mieux vaut assumer cette couronne que d'essayer de la cacher. Tu t'en rendrais que plus coupable et tu le sais.

-Si je représente la famille impériale, je n'ai pas d'exigence à avoir... je réponds au Duc de Bellifère.


Ça t'écorche la bouche de dire ça, inutile de te le cacher. Mais les apparences sont prioritaires ici, que ce soit en rêve ou dans la réalité. Tu ne peux te permettre de dévoiler le fond de tes pensées et tu l'air parfaitement humble et naturelle lorsque tu lui réponds. Même si ton visage ne perd en rien cette expression glaciale, condescendante et un poil méprisante destinée ton interlocutrice. Tu ne sais pas grand chose du tempérament de cette impératrice. Juste ce que ta mère a pu te raconter. Tu sais aussi qu'elle a été mise sur le trône après un coup d'état et qu'aucun sang impérial ne coule dans ses veines. Tu sais que cette prétendue famille impériale de Faërie est juste fausse, nourrissant un mensonge auquel ils veulent donner des consonances de vérités. Ce n'est pas en Ibélène qu'il se passera de telles choses. Ici, la famille impériale est respectée et honorée. Et personne n'envisagerait de venir la déchoir de son trône. Enfin... quand ton père était encore de ce monde. Parce que maintenant. Tu ne sais pas si tu peux être aussi rassurée en sachant que c'est ton frère qui va prendre la couronne. Tu le connais. Tu sais qu'il n'a aucune envie de gouverner et que les derniers temps ont été compliqué pour lui. Mais il reste ta seule famille. Tes sentiments sont de plus en plus mitigés et tu préfères les laisser de côté pour le moment. Tu dois te concentrer parce que ce qui se joue en ce moment passe en priorité. Tu ignores encore si les personnes ici sont aussi conscientes que toi ou s'il ne s'agit que d'êtres oniriques fabriqués par ton inconscient. Peu importe. Tu préfères jouer la carte de la sécurité, comme tu l'as toujours fait. Les apparences sont peut-être trompeuses mais restent très importantes. Tu n'as aucune envie de laisser quiconque deviner une infime parcelle de ce que tu peux penser. Alors tu continues de jouer et d'entretenir cette image de princesse impériale parfaite et obéissante, pas le moins du monde gênée par cette couronne qui trône sur tes cheveux et dissimulant parfaitement ta satisfaction de la voir ici. Là où est sa véritable place.
A la place, tu te contentes d'examiner de haut en bas la tenue vestimentaire très simple de celle qui siège sur le trône de Faërie.

-Je ne vous ai presque pas reconnue, cependant. Vous désirez peut-être un balais, pour compléter votre... euh... tenue ? proposes-tu avec toute la fausse amabilité dont tu es capable.

Toujours à frôler les limites de la politesse. Mais tu es dans un rêve. Tu dois faire attention, certes, mais tu peux aussi te permettre quelques libertés. Surtout lorsqu'il s'agit de l'Empire de Faërie et que son mari vient d'établir une trêve pour les funérailles de ton père comme s'il s'agissait d'un bon samaritain. Une mort dont, tu es sûre, il est mêlé lorsque l'on sait ses rapports plutôt complices avec l'Ordre. Le même Ordre qui a provoqué ce désastre lors des fêtes de Svaljärd. Alors oui, tu peux te permettre de te montrer plutôt venimeuse dans tes propos. Sans état d'âme. Aucun.

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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Mer 24 Jan - 0:04

Cette princesse ne se décontenançait pas pour si peu, constata Lauriane de son regard qui la toisait volontairement de haut. Elle n’aimait pas les enfants de la noblesse soit trop prompt à se complaire dans leurs droits de naissance. Il fallait plus de grandeur que cela. Néanmoins, c’était avec un certain plaisir qu’elle avait constaté comme Sixtine ne s’était laissé démonter. Il fallait du cran pour survivre à la place où elle se tenait. Etre une femme n’était chose aisée, surtout Ibélène, car si Faërie pouvait se targuer de donner une place importante aux femmes en de nombreuses occasions, cela était bien moins le cas à Ibélène. En soi, Lauriane était asse heureuse que cette jeune femme ait la carrure pour s’en sortir dans la vie.

Ce n’était néanmoins pas ça qui allait l’empêcher de se moquer un peu d’elle, et de la taquiner. En tout cas, elle semblait bien sûr de ses droits. Elle souhaitait certainement ardemment la couronne, l’humilité ne l’étouffait pas. Et Lauriane y répondit d’un simple sourire sarcastique.

- Sûrement, Princesse. Un terrain d’égal… Même elle ne devait pas croire à ce qu’elle avait avancé.

Ces propos suivants lui apportèrent néanmoins bien plus de matières à réflexions. Elle s’en remettait au Duc de Bellifère ? Pourquoi une telle chose ? Bien que femme, elle restait la première dame d’Ibélène. Après, elle était encore bien jeune. Mais à la vérité, le Duc ne devait pas l’être de beaucoup plus qu’elle. Il avait peut-être seulement plus d’expérience, c’était peut-être effectivement plus judicieux de faire ainsi. Mais enfin… Lauriane trouvait cela fort dommage. Et un instant, un sourire moqueur se tinta de bien plus de douceur. Elle lui rappelait sa propre fille, Armandine. Une vraie tête de mule elle-aussi, sans parler de l’inimité qu’elle avait pour sa mère. Ces deux-là se serait certainement entendues, ne put-elle s’empêcher de penser avec une certaine envie.

La pique suivante de Sa majesté d’Ibélène envoya valser ses pensées, étirant à nouveau un très long sourire sur les lèvres de Lauriane. Elle savait bien que cette jeune fille avait du répondant à revendre et ne rêvait que de cela, lui lancer des piques ! Au fond, Lauriane avait certainement initié ces moqueries car elle avait senti chez la jeune fille ce… dédain qu’elle semblait porter à l’impératrice de Faërie. Pourquoi exactement… Cela elle l’ignorait. Par jalousie ? Les causes étaient aussi multiples qu’au fond, sans importance. C’était encore une enfant.

- Vous me flattez, rétorqua-t-elle moqueusement. Néanmoins, vu les regards de dédain que vous m’avez jeté tout à l’heure, je doute du bienfondé de votre aveu ! Lauriane avait pour elle une observation très alerte. Mais non, je vous remercie pour votre proposition bien aimable mais il n’est nul besoin de s’accompagner d’un balais dès que l’on s’habille simplement. C’est une leçon d’humilité à laquelle vous devriez également vous essayer.

Et pour accompagner ses dires, l’impératrice inclina délicatement le port de sa tête, telle la référence avec laquelle elle saluait ses paires. Elle ne méprisait pas la princesse, sans vouloir lui être agréable non plus. Alors, elle continua sur sa lancée.

- Avoir du pouvoir signifie moins l’afficher que l’user à bon escient. Généralement, ce sont même ceux qui l’arborent à tout prix et paradent avec qui en ont le moins, finit-elle par observer, ses lèvres mielleusement souriantes, faisant explicitement référence à tous les attributs qui recouvraient la princesse. Cette leçon aurait néanmoins mérité plus de modération de sa propre part mais elle doutait dans tous les cas que Sixtine l’écoute alors autant en faire une plaisanterie jusqu’au bout. Qui plus est, vos atours sont assez mal adaptés à notre situation, pour votre malheur. Bon, Lauriane avait eu de la chance. Mais de façon générale, elle s’habillait aussi simplement car cela était bien plus pratique si brutalement sa survie ne dépendait plus que de ses propres ressources. Je pourrais peut-être vous apprendre à courir en robe, ou alors vous raccourcir votre tenue.

Les yeux pétillants de malice, Lauriane brandit les morceaux de miroirs coupants improvisées en dague et faisait déjà mine de s’approcher de la robe de la princesse !
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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Lun 29 Jan - 16:56

Tu ne sais pas si tu l'apprécies, ou si tu la détestes. Tu as tendance à respecter, admirer les femmes aux fortes personnalités comme l'impératrice qui se tient devant toi. En revanche, tu ne peux pas nier les élans de haine qui te submergent le coeur chaque fois que tes yeux se portent sur elle. Une pointe de jalousie, mêlée à de l'envie, certainement. Mais surtout... surtout parce que tu sais comment elle a accédé au trône. Tu sais comment l'Ordre les a beaucoup aidé. Et tu sais que c'est ce même Ordre qui a dévasté les fêtes de Valkyrion, tué ta mère et plongé ton père dans le coma... jusqu'à son trépas. Tu sais tout ça. Tu ne peux nourrir de bons sentiments envers une partisane de l'Ordre. Ce sont eux qui ont détruit ta famille. Et eux, également, qui ont propulsé ton frère sur le trône, brisant pratiquement toutes tes chances. Alors certes, ce n'est pas officiel, c'est temporaire, mais tu n'as jamais été naïve au point de croire qu'ils changeront d'avis. Ton frère sera couronné empereur et tu ne peux que prier pour qu'il le reste, t'offrant ainsi la possibilité de continuer de magouiller dans l'ombre... jusqu'à ton mariage. Triste destin que le tien.

Chacune de ses paroles est un venin de plus à distiller dans ton âme. Mais il en faut bien plus pour ébranler ainsi ta façade digne et fier. Ton visage reste impassible, comme hermétique à chacun des mots proférés. Les bas propos de cette impératrice ne sont pas grand chose face à des années de frustration, d'envie, de complots et de subtilité. Si elle croit ainsi te faire monter dans les tons, elle se trompe lourdement. Tu encaisses sans sourcilier, ton sourire froid toujours plaqué au visage. Tu ne bronches même pas lorsqu'elle s'abaisse à s'incliner devant toi. Qu'elle le fasse si ça lui fait plaisir. Si elle pense te donner une leçon avec ça... quelle naïveté. Tu n'as aucun mouvement de recul lorsqu'elle s'approche de toi avec ses armes improvisées. Qu'elle sache sans servir, tant mieux pour elle. Personnellement, tu préfères attaquer avec tes mots, chercher la faille de ton adversaire et asséner le coup de grâce au moment où il s'y attend le moins.

-Mais faites, je vous en prie, si vous n'avez que ça à faire.

Tu lui décernes ton plus doux sourire innocent. Qu'elle te coupe la robe si elle le désire, de toute façon tout ceci n'est qu'un rêve.
Autour de vous, la situation n'a pas l'air de s'améliorer, bien au contraire. Les menaces se poursuivent, les cris s'accentuent et tu entends certains échafauder quelques stratégies d'attaque, le but étant de se sortir de ce huis-clos fort désagréable. Il n'y a pas trop de temps devant vous, tu le sais. Mais, au fond de toi, tu ne veux pas louper l'occasion d'une telle conversation avec l'impératrice de Faërie, même en rêve. Même si tout cela n'est pas réel, au moins lui as-tu adressé la parole. Constater comment tu peux réagir face à elle.

-Je n'ai pas cette prétention, vous me surestimez, poursuis-tu sur le même ton neutre. Une couronne est une couronne. Le pouvoir vous ne l'avez que si certains ont décidé de vous l'accorder. Il est peut-être compliqué de le gagner... mais très aisé à perdre.

Tu en restes là. Tu n'insinues rien. Pourtant tu pries au fond. Tu pries pour que Faërie tombe, que cette guerre s'achève, que les libertés de tous soient conquises et que tu t'élèves finalement, impératrice d'Ibélène. Impératrice d'Arven ? Cette idée ne te séduit pas outre mesure. Régner sur le continent entier, tu ne sais si c'est une bonne chose. Surtout lorsque l'on est peu habitué aux moeurs d'autrui. Veux-tu priver Faërie de mages ? Non, peut-être pas. En revanche, faire de Faërie un empire vassal... voilà déjà une optique bien plus alléchante.
Un cri te fait tourner la tête. Autour de toi, les choses semblent s'accélérer.

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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Mer 31 Jan - 23:44

En un sens, Lauriane était ravie que la Princesse lui permette d’officier. Bien qu’elle l’ait initié avec plaisanterie, une petite coupe lui ferait du bien afin que ses mouvements ne soient pas gênés dans les épreuves qui les attendaient. Ces hommes derrière cette porte ne plaisantaient certainement pas. Cela ne lui plaisait d’ailleurs particulièrement pas que des personnes telle qu’elle soit mêlée à des situations si imprévisibles et dangereuses. Ses sourcils se froncèrent une fraction de temps à cette pensée mais son office méritait d’elle un sourire plus satisfait que cela. Glissant habilement autour de la princesse en quelques mouvements, ses doigts empoignèrent avec force le tissu de bonne facture donc résistant de sa robe pour que les éclats coupants puissent les entailler. Il en résultat un bon raccourci d’un peu plus d’une dizaine de centimètres et d’une légère fente sur le côté droit. Ça ne serait certainement pas de trop pour que la jeune femme ne s’empêtre pas dans ses mouvements !

Se replaçant devant elle, les yeux bleus de Lauriane luisaient d’amusement. Evidemment, la situation était trop grave pour qu’on puisse en rire mais… Sixtine était trop jeune et innocente pour qu’on enfonce sans cesse de la gravité dans son esprit. Elle avait certainement déjà eu son compte. Cela se lisait sur son visage dur malgré le sourire qu’elle peignait. Il était bien trop figé. Malgré l’indolente façade qu’affichait l’impératrice, la gravité de la situation, autant celle des hommes qui les menaçait que le statut en guerre entre Faërie et Ibélène, ne lui échappait pas. Cependant… Tout ceci n’était qu’un rêve, n’est-ce pas ? Le malaise était pourtant grand.

Le comportement posé qui s’empara de Sixtine l’avait interpellé. Leur altercation semblait d’un coup se mêler à merveille aux effusions qui les entouraient, aux étranges discussions qui étaient menés en parallèle concernant leur moyen de faire face à cette situation.

- Bien sûr, approuva-t-elle. Ce que Sixtine avait avancé était fort juste mais Lauriane n’était pas certaine qu’elle soit allée au bout de la pensée de la même manière qu’elle. Alors elle compléta juste un peu ses propos. Le pouvoir n’existe que parce que d’autres personnes sont là pour que vous l’exerciez. Le pouvoir n’a aucun sens seul. Cependant, elle n’était pas d’accord avec tout. Néanmoins, il n’est pas si aisé de le perdre. Comme vous l’avez si bien dit : il est compliqué de conquérir un pouvoirAlors cela signifie que celui qui le possédait ne l'a pas perdu si facilement. Les luttes de pouvoir étaient... des horreurs sans nom.

Cela avait été rapide, mais le léger flottement malicieux et taquin qui les avait entourés semblaient s’être envolé face au rappel de leur réalité. Ce que Sixtine avait évoqué pouvait sans mal renvoyer à la prise de pouvoir menée par Gustave et Lauriane. Chimène n’avait pas aisément perdu son pouvoir, à l’image du mal qu’ils avaient eu à le conquérir. Et en soi, Chimène n’avait pas perdu tout son pouvoir car ce dernier provenait notamment du peuple. Et ce dernier l’aimait toujours. La notion de pouvoir était une chose infiniment complexe en ces temps de trouble… Ce qui importait indéniablement était ce qu’en ferait ceux qui le possédaient.

- Vous savez… reprit l’outreventoise plus posément. Si Faërie et Ibélène étaient restés en paix, vous auriez certainement été proposée en épousailles à mon fils, Antonin. Vous seriez devenue Impératrice de Faërie. Elle aurait eu un pouvoir. Bien qu’avec Gustave ils avaient remis au goût du jour l’héritage masculin sur le trône impérial faë, elle savait que – à l’image de Gustave avec elle-même – Antonin aurait laissé toute latitude à son épouse. Un règne entre deux personnes égales, c’est ce qu’elle souhaitait au peuple faë. Aurait-elle estimé ce pouvoir ? l’aurait-elle usé à bon escient ? Lauriane ne pouvait s’empêcher de se demander ce que valait cette jeune femme. Son regard clair n’avait cessé de fixer avec calme la Princesse d’Ibélène, durant les longues secondes qui avaient suivis. Elle espérait sincèrement que cette dernière s’en sortirait.
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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Jeu 8 Fév - 22:30

Tu ne fais pas un geste, ne montre aucune mimique ou ne profère aucune parole lorsque Lauriane de Faërie commence à vouloir redécorer ta robe. Une robe magnifique confectionnée par dame Passefil. De ça, tu en es certaine. Certaine aussi parce que c'est l'unique couturière qui t'habille, depuis qu'elle a accepté de retourner à ton service. Pourtant, tu grondes au fond de toi. Voilà la preuve que cette impératrice n'est qu'une rustre, une sauvage qui ne semble pas tenir d'importances aux heures de travail que certains peuvent passer pour créer de telles œuvres d'art. Pourtant tu ne dis rien, tu laisses faire. Tu n'es pas une princesse qui ne s'arrête qu'aux parures. Tu t'intéresses à ce qu'il y a dedans. Les robes, le maquillage... tout ces faux-semblants sont utiles pour ébaucher les prémices d'une impression, mais cela ne suffit pas. Tu en es la preuve vivante. Tout le monde te voit comme cette princesse d'Ibélène fière et digne, si douce et si parfaite. Qui peut soupçonner ce que tu es réellement au fond de toi ? Cet esprit fin et calculateur, cette tête si cultivée qui enregistre tout et sait utiliser les informations au meilleur moment ? Personne. Peut-être certains nourrissent quelques petits soupçons, mais il n'y a jamais eu de preuves. Cela ne reste que de vagues doutes sans fondements, auxquels toi-même n'accordes que peu de crédit. Alors ce n'est pas cette impératrice faëe qui va t'apprendre qui tu es ou comment percevoir la vie. Mais qu'elle continue donc à te sous-estimer, si elle le désire. Tu n'es pas aussi sotte. Tu laisses même un sourire moqueur et dédaigneux se dessiner sur tes lèvres, comme pour lui montrer à quel point tu trouves tout ceci hautement ridicule.

-Tout dépend de qui détiens le pouvoir, ajoutes-tu d'un ton très neutre.

Ton regard est perçant. Visiblement, il a été très aisé à Chimène de Faërie de le perdre. Et très aisé aussi à l'usurpateur de le conquérir. Eux qui ont été aidé par l'Ordre, ce même organisme qui a causé le malheur de votre famille.
La dernière fois, toutefois, te surprend et tu n'as pas le temps de dissimuler la stupeur qui agrandit tes yeux. Tu restes interdite, comme si tu doutes d'avoir entendu ce qu'il vient de se dire. Puis, à nouveau, tes lèvres s'étirent en un sourire ironique et tu laisses même échapper un petit rire. Non mais c'est tout simplement ridicule. Toi ? Impératrice de Faërie ? Épouser Antonin de Faërie ? En d'autres circonstances, tu en rirais plus encore et n'hésiterais pas à tout raconter à Hjördis. Croit-elle donc que cette idée n'a jamais été effleuré ? Que tu n'y as jamais songé ? Que ta mère ne te l'a même jamais dit ? C'est une perspective parmi d'autres. Tu dois bien te marier, un jour. Une alliance avec Faërie peut s'avérer utile. Ta mère est bien faëe. Mais non. Tu ne seras pas celle qui portera la couronne de l'empire de la magie. Tu es Sixtine d'Ibélène, princesse impériale, joyau de l'empire. Ton cœur ne bat que pour les Ibéens, que pour le trône de ton père que vous a légué ton grand-père. Ta loyauté ne sert qu'Ibélène. Et si tu dois porter la couronne de Faërie, ce sera pour comploter afin de faire de cet empire un vassal d'Ibélène. Donc non, tu ne pourras épouser Antonin de Faërie et vivre dans un empire que tu ne considéreras jamais comme tien.

-Voyez-vous ça, souris-tu, goguenarde.

Te croit-elle donc uniquement intéressée par le pouvoir ? Croit-elle que ton unique but dans la vie c'est de ceindre une couronne sur ton front ? Bien évidemment que tu en rêves de cette couronne. Mais tu rêves de la couronne ibéenne. Tu rêves de la grandeur de ton empire. Tu la rêves, la convoites, la désire ardemment. Mais ta loyauté première va aux Ibéens et à leur bien-être. Et si tu dois t'effacer et œuvrer dans l'ombre de ton frère parce que c'est le mieux pour l'empire, alors tu le feras.

-Et marier votre fille à mon frère Octave est aussi dans vos projets ? demandes-tu innocemment. Pourquoi pas... après cette trêve si... généreusement proclamée, faisons donc un double mariage et mettons une fin définitive à cette guerre qui ne cesse d'envoyer des innocents au royaume de Sithis.

Ton petit sourire en coin ne te quitte pas. En voilà de charmantes idées.

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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Mer 14 Fév - 20:48

Quelque chose lui susurre que cette jeune femme n’aime pas vraiment le peuple Faë, même si, à cet instant, Lauriane aurait tendance à croire que c’était son aveuglement envers leur impératrice qui reportait cette haine sur son peuple. Elle-même n’éprouvait pas d’antipathie prononcé pour Ibélène. Évidemment, elle ne cesserait de prôner l’incontestable supériorité de la magie sur n’importe quel savoir et elle défendrait les Faës envers et contre tout des Ibéens. Cela s’arrêtait là, mais en soi… Cela était déjà bien suffisant. Chez Sixtine, cela semblait aller jusqu’à être plus viscérale. C’était l’impression qu’elle en gardait, en tout cas, ses yeux bleutés observant avec beaucoup d’attention la jeune tandis qu’elle lui répondait.

Sixtine semblait prendre avec beaucoup d'agrément et d’ironie ce qu’elle avait avancé, par pure curiosité de voir la princesse y réagir. Et sa façon d’y réagir fut très intéressante. Elle ne perdait pas de temps. A la vérité, oui, Lauriane y avait déjà songé. Et elle était certaine que Gustave également même si le sujet n’avait jamais été abordé entre eux. Quand il serait venu le temps de faire la paix, ou d’asseoir leur supériorité sur Ibélène dans le cas où la guerre serait gagnée par Faërie, marier Armandine à Octave aurait sûrement été une excellente idée. Néanmoins, ce genre de projet n’était plus sujet à discussion. Ibélène n’était peut-être pas encore au courant – néanmoins nul doute que ces nouvelles leur parviendraient, mais Armandine était déjà officiellement promise à Tristan d’Amar depuis le 13 décembre, tandis que la main de Gabrielle de la Volte a été accordée à Antonin depuis le 10 janvier. Et comme Lauriane ne doutait pas que Sixtine elle-même ne croyait pas en ces propres mots, lancés à quelques fins moqueuses, l’impératrice décida de ne pas directement y répondre. Ou alors peut-être Sixtine l’avait-elle avancé à unique fin de prendre Armandine en otage, ce qui était tout à fait hors de question ! Ils n’étaient pas si bêtes. Elle en retenait en tout cas tout dédain de la part de Sixtine pour Faërie.

- Vous savez bien que nous n’en sommes plus là, répondit-elle, un fin sourire aux lèvres, malicieux, mais bien plus délicat, pour rendre tout en subtilité les effronteries de la jeune femme. Vous êtes une jeune femme particulièrement intelligente, Sixtine. Quelque peu dédaigneuse, certes, mais vos manières vous servent. Et votre langue est audacieuse. Difficile de savoir si elle la complimentait ou l'invectivait. L’un n’allait peut-être pas sans l’autre dans leur situation. Vous auriez en tout cas fait une bonne impératrice Faëe. Oui, c’était ainsi, Lauriane avait décidé d’enfoncer un peu plus le clou envers cette jeune femme.

Dans le fond, cette Sixtine avait fait preuve d’une certaine mesure. L’avoir pour belle-fille aurait pu être très intéressant. Oh, elles ne se seraient jamais entendues, mais elle était convaincue que le caractère si digne de la princesse et la détermination de Lauriane auraient provoqué autant d’étincelles caractérielles que de choses intéressantes. Ce caractère ferait aussi toute sa force dans les épreuves qui l’attendaient. Lauriane avait néanmoins commis une erreur, celle de détourner trop son attention de la gravité de la situation dans laquelle ils étaient piégés.

Une horreur mesurée mais bien présente peignit son visage lorsque, le détournant d’un coup vers l’entrée, elle constata qu’un imbécile avait décidé de tous les prendre au dépourvu. L’envie de s’époumoner contre l’importun aurait pu être très vive si la situation n’était brutalement devenue critique. Le flot d’assaillants, d’abord ralenti par ceux qui étaient juste devant la porte, commença à s’évider dans le reste de la pièce. Et Lauriane n’était pas si loin de cette fameuse entrée. D’un geste sec, elle repoussa loin d’elle la princesse d’Ibélène.

Ne restez pas là ! Allez-vous mettre à l’abri.
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Message Sujet: Re: Ce rêve bleu... ou pas    Sam 17 Fév - 14:45

Ses mots sont du venins, tu en es consciente. Derrière ces louanges et ces compliments se cachent le poignard empoisonné qui t'assène des blessures sournoises. Certes, peu importe ce que tu choisis, tu sais que tu feras une bonne impératrice. Tu seras une excellente impératrice pour Ibélène, tu pourrais l'être pour Faërie et tu le serais certainement pour Arven. Tu le sais et c'est aussi pour ça que tu es autant frustrée de voir que ce trône et cette couronne ne cessent de s'éloigner de toi. Mais la couronne de Faërie ne t'intéresse pas le moins du monde. Si tu règnes sur Faërie, ce sera en tant que souveraine des deux empires, pas juste en tant que impératrice du duché de la Magie. La couronne t'obsède mais le bien-être de ton peuple passe avant le tien. Ainsi as-tu été élevée, et ainsi continueras-tu à oeuvrer pour l'empire. Et si ton destin est d'envier cette couronne de loin sans jamais te la voir poser sur ta tête, ainsi soit-il. Et cette impératrice faëe ne semble pas le comprendre. Peut-être ne voit-elle en toi que l'obsession d'un pouvoir qui ne sera jamais tien. Peut-être l'a-t-elle sentie. En tout cas, tu ne le nieras ou ne lui confirmeras jamais. Qu'elle continue de croire ce qu'elle veut, toi seule c'est qui tu es véritablement et de quoi tu es capable. Ton visage reste imperturbable et cette joute orale pourrait se poursuivre ainsi longtemps si la situation autour de vous n'empirait pas. Mais c'est bien le cas. Les bruits se font plus pressants, tu as l'impression d'entendre même quelques armes sortir de leur fourreau. Des exclamations, des cris, des grognements. Tu en as presque oublié que tout ceci n'est qu'un rêve et que, si ça se trouve, Lauriane n'est même pas là et que ce souvenir ne restera qu'une affabulation de ton cerveau. Tu t’apprêtes donc à prendre congé comme il se doit mais l'impératrice ne t'en laisse pas le temps. D'un geste brusque elle te pousse, osant faire pleuvoir quelques ordres bien autoritaire qui t'arrachent un froncement de sourcil désapprobateur et outré. De quel droit se permet-elle de te parler ainsi ? Cette bougresse te prend-t-elle donc comme n'importe lequel de ces enfants ? Pourtant, tu dois bien lui donner raison. Tu ne sais pas te battre et il n'est guère raisonnable de rester planter ici en manquant de te faire tuer.
D'un pas fier et digne, tu t'éloignes alors de cette foule oppressante qui a décidé de sortir les armes, même si ton regard est aussitôt capté par Grâce de Sombregemme, utilisée comme monnaie d'échange par sa propre fille. Et soucieuse du sort de la Voltigeuse que tu respectes et apprécies, tu ne parviens pas à en détacher tes yeux.

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