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 La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.

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Les Chevaucheurs
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Je suis : mage de l'Automne et chevaucheur ; fils du comte de Sombreval.

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Message Sujet: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Sam 16 Déc - 22:19


   
Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Lauriane de Faërie & Aaron de Sombreval

   
La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.

   

   


   
• Date : 28 décembre 1002
   • Météo (optionnel) : Venteux
   • Statut du RP : En cours
   • Résumé : Lauriane profite de la trêve hivernale et s'accorde une semaine au manoir familial de la Rive à Souffleciel pour s'occuper d'affaires concernant son domaine et prendre soin des derniers blessés de l'épidémie car la culpabilité la ronge toujours. Elle y rencontre Aaron, lourdement touché par l'épidémie.
   • Recensement :
   
Code:
• [b]28 décembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3138-la-guerison-nest-jamais-si-prompte-que-la-blessure#113842]La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.[/url] - [i]Lauriane de Faërie & Aaron de Sombreval[/i]
    Lauriane profite de la trêve hivernale et s'accorde une semaine au manoir familial de la Rive à Souffleciel pour s'occuper d'affaires concernant son domaine et prendre soin des derniers blessés de l'épidémie car la culpabilité la ronge toujours. Elle y rencontre Aaron, lourdement touché par l'épidémie.
   

   

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Sam 16 Déc - 22:51

Le temps était maussade ce jour-là, mais cela n'avait pas empêché Aaron de s'éloigner de la Caserne, une fois de plus. Peu importe la météo, chaque jour, le chevaucheur sellait l'un des chevaux et disparaissait pendant plusieurs heures. Bien sur, chacun savait qu'il se trouvait non loin de là, occupé à parcourir les étendues venteuses d'Outrevent, mais pour autant, personne ne proposait de l'accompagner. Aaron avait plusieurs fois décliné les invitations, avançant poliment le prétexte qu'il sortait seulement faire une courte sortie, ou bien qu'il était plutôt nécessaire d'aller surveiller tel endroit. En réalité, il ne souhaitait simplement pas être accompagné. Derrière ce qui ressemblait à une patrouille basique ou bien à une simple sortie se cachait en réalité bien plus que ça. Si l'aîné des Sombreval se forçait à sortir chaque jour, peu importe la pluie et le vent, c'était pour se rééduquer. Retrouver son équilibre, ses réflexes, sa musculature. Sa volonté d'être seul n'était en réalité qu'une façon d'éviter les regards compatissants ainsi que les rumeurs. Il ne voulait pas qu'on le voit épuisé comme il pouvait l'être par moment, pris de tremblements ou obligé de mettre pied à terre pour ne pas tomber.

Comme il haïssait cet état dont il héritait, et pourtant il ne pouvait blâmer personne d'autre que lui. Abigaïl n'était pas responsable, il avait pris la décision de faire appel à sa magie en toute connaissance de cause. Et s'il ne regrettait en rien son geste - qui avait permis d'éviter de retarder plus encore le convoi, voir de compromettre la mission - il ne supportait pas de se voir aussi affaibli et impotent. Sorti du coma depuis quelques semaines seulement, il réalisait chaque jour un peu plus à quel point sa convalescence serait longue. Sa masse musculaire avait entièrement fondue, ce qui lui donnait un air malingre malgré sa stature. Son visage s'était fait plus anguleux à cause des nombreux kilos qu'il avait perdu, et surtout, les tremblements qui agitaient ses mains et ses bras l'handicapaient quotidiennement. De plus, il avait perdu toute son endurance, et s'épuisait rapidement. Pourtant, Aaron refusait de se laisser aller et de s'accorder du repos. A peine avait-il eu l'autorisation de retourner à la Caserne et de remonter à cheval qu'il avait entrepris de pourvoir comme il pouvait à son rôle de chevaucheur et de retrouver sa forme physique.

Alors, chaque jour, il s'éloignait à cheval pour retrouver sa musculature et apprendre à gérer de nouveau son équilibre, ce qui lui serait indispensable pour chevaucher à nouveau Héritage. Car c'était sans doute ce qui lui pesait le plus, plus encore que de pouvoir à peine utiliser sa magie. Voila presque deux mois qu'il n'avait pas mis le pied à l'étrier pour chevaucher son dragon, et cela lui manquait. Le vol lui manquait, tout comme la sensation de liberté que cela lui procurait. Bien sur, Héritage était toujours là, présent plus que jamais, mais ça n'avait rien à voir. Aaron faisait l'amère découverte du revers de la médaille d'être un mage et un chevaucheur. Ce qu'il avait précieusement eu la chance d'obtenir pouvait lui être pris à tout moment.

De nouveau sur le chemin du retour de la caserne, Aaron aperçu une masse chatoyante au loin, au dessus de la mer. Il l'identifia aussitôt, et quitta sa trajectoire, poussant son cheval dans un petit galop. Il arrêta son cheval lorsqu'il fut au bord de la falaise, et mit précautionneusement pied à terre tandis qu'Héritage s'approchait. « Petit homme ». « Héritage ». S'ils étaient en contact permanent, Aaron était toujours heureux de retrouver son plus proche compagnon. Au vu de la situation actuel, l'aîné des Sombreval avait souhaité voir le dragon profiter de sa convalescence pour voler comme il le souhaitait. Après tout, c'était l'une des rares occasions où il n'avait pas besoin d'être dans les parages, au cas où une urgence se présentait à laquelle Aaron et lui devrait répondre. Quand bien même une nouvelle mission tombait pour son chevaucheur, Héritage ne serait pas de la partie, ou du moins pas sous la selle de ce dernier, encore trop faible pour le chevaucher. Si le grand dragon grenat savait que ce n'était que temporaire, il savait aussi à quel point cette incapacité était douloureuse pour son chevaucheur. « Ne t'inquiète pas petit homme, nous volerons bientôt à nouveau ensemble et rien ne laissera paraître que tu as été atteint ». Un sourire amer se dessina sur le visage d'Aaron tandis que la voix de son dragon résonnait dans son esprit. Lâchant les rênes de son cheval qui s'était mis à brouter, il posa une main sur le cou massif de son compagnon, passant sa main sur les larges écailles à la texture si familière. « Je sais, Héritage. Je déteste simplement me voir dans cet état. »

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mar 19 Déc - 16:30

Fouler à nouveau sa terre d’origine avait quelque chose de grisant. L’idée de séjourner directement au domaine de la Rive l’avait effleurée mais enfin, ce n’était qu’une trêve provisoire, la guerre n’était pas finie. S’il lui fallait être évacuée, la prudence imposait qu’elle reste à Souffleciel où cela serait plus aisé. La vérité, c’était qu’elle était incroyablement lasse. Depuis trois jours qu’elle était ici, elle ressentait plus que jamais la pesanteur du poids du pouvoir, des conséquences de leur décision. Les fortes bourrasques qui dévalaient les landes d’Outrevent lui avait rappelé comme il était bon d’être libre et non à l’affut du moindre faux pas. Sans qu’elle ne puisse en profiter, s’y laisser aller, car ce n’était pas ainsi qu’elle concevait les devoirs d’une impératrice. Lauriane s’était donc concentrée sur la raison qui l’avait amenée : une semaine pour se préoccuper uniquement du domaine de la Rive qu’elle aimait tant. Cela lui vidait les idées. C’était chez elle, elle ne pouvait l’oublier. Mais elle n’avait pas tenu qu’à se préoccuper de ça.

Lorsqu’elle était arrivée, des nouvelles complètes lui avaient été faites des terres d’Outrevent, dont la brève, et en apparence inutile information, que les chevaucheurs de la Caserne s’étaient bien remis de l’épidémie pour la plupart. Les pertes avaient néanmoins été importantes. Cela l’obsédait sans qu’elle ne permette à cette idée d’envahir ses pensées, sinon ça ne serait pas gérable. Mais là c’était différent, durant ces quelques jours elle pouvait se préoccuper d’autres choses que du royaume. Lauriane avait alors sollicité les mages de guérison s’occupant des derniers blessés de l’épidémie afin de leur demander qu’elle puisse les assister en toute discrétion. Elle voulait voir, elle voulait être présente… comme si ça aurait pu la dédouaner de quoique ce soit. Bien sûr que l’Ordre avait fait une erreur, bien sûr qu’ils n’avaient mis ni Gustave, ni elle-même, dans la confidence. Mais ils faisaient partis de la même équipe et ça ne les rendait pas innocent.

- Vous pensez qu’il se réveillera un jour ? murmura-t-elle, pensive, encore absorbée dans ses lointaines pensées.

Le mage de guérison qui officiait non loin d’elle, releva le visage à l’intonation de sa voix, souhaitant comprendre ce dont elle parlait. Ah oui, forcément. C’était le cas d’un chevaucheur qui avait eu la bêtise de continuer à combattre sur le front plus qu’il n’aurait dû et qui était aujourd’hui plongé dans un coma. Lauriane était perdue. Qu’est-ce qui avait pu traverser ses pensées ? N’avait-il pu se résoudre à abandonner le front et donner toute largesse aux ibéens de les envahir ? Avait-il dû défendre quelqu’un au péril de sa vie ? Ils n’en sauraient probablement jamais rien. Ses lèvres se pincèrent doucement.

- Qui peut le savoir ? Mais, même s’il sort du coma, il ne pourra certainement plus jamais être un chevaucheur. Les séquelles qu’il en garderait seront ou irréversibles ou très contraignantes à soigner, peut-être sur des années, voir plus.

Lauriane retint un soupir, très très las. Elle n’était finalement plus si sûre que venir avait été une bonne idée. Mais elle préférait l’avoir fait. Ce n’était pas parce que quelque chose nous faisait beaucoup de mal qu’il fallait mettre la tête dans le sable. C’était lâche. Elle pouvait bien au moins accompagner ces heures de ces grands blessés.

- Un autre chevaucheur est longtemps resté dans le coma, lui aussi. Il en est sorti début octobre mais son état physique est encore loin d’être stabilisé. Alors pour quelqu’un qui n’est pas encore sorti du coma, les chances sont très minces.

- Je comprends... répondit doucement Lauriane, alors que le mage laissait repartir le chevaucheur dont il venait de vérifier la résorption d’une blessure. Elle revint vers lui.

- Il doit d’ailleurs passer ici aujourd’hui car son état est toujours préoccupant. Vous le verrez certainement.

Etant donné que l’épidémie avait sévèrement touché les mages guérisseurs également, des aides dépourvues de magie avaient été engagées. Soyons clair, Lauriane se sentait proprement inutile, mais elle se pliait de bonne grâce aux tâches que voulaient bien lui confier les mages, que ce fut rafraîchir les blessés impotents ou accompagner quelqu’un. La jeune femme avait fait en sorte d’être relativement méconnaissable avec ses cheveux attachés en bataille, sa tenue d’assistante et son visage dénué du moindre artifice. Rares étaient ceux qui prenaient le temps de la regarder dans les yeux de toute façon. Elle n’avait pas souhaité qu’on alarme les patients de sa présence, elle n’était pas là pour les faire stresser. Ça avait été sa condition explicite. Ici, elle n’était pas impératrice. Pas tout à fait.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Dim 24 Déc - 19:35

Aaron resta de longues minutes, immobile, à contempler la mer. Il aimait cet aspect sauvage d'Outrevent ; ces côtes et ces falaises déchiquetées dont les pieds plongeaient dans une mer houleuse et parfois plus mortelle que bien des dangers. Il y avait ces plaines battues par le vent, où l'on se sentait parfois si petit qu'on perdait toute notion. Outrevent abritait un paysage sauvage, parfois semblable à un environnement hostile pour un étranger, mais le chevaucheur n'aurait souhaité être né ailleurs pour rien au monde. Il était Outreventois, et si cela compliquait bien des choses, il ne renierait pas son origine. Malgré la beauté enivrante de ce paysage, l'heure tournait, et il lui fallait se remettre en route pour rentrer à la Caserne. S'il s'absentait trop longtemps, le mage qui s'occupait de lui ne manquerait pas d'alerter ses compagnons, et l'aîné de Sombreval n'avait aucune envie d'attirer l'attention sur lui, d'autant plus qu'il était toujours fatigué lorsqu'il rentrait. Tapotant l'épaule d'Héritage, il lui sourit légèrement. « Tu devrais profiter de la météo pour voler. C'est celle que je préfère pour le faire ; c'est la plus amusante. » Sans avoir besoin de se retrouver sur le dos de son dragon, Aaron pouvait sentir le vent soulever ses cheveux et plaquer ses vêtements contre son corps tandis qu'Héritage plongeait et virevoltait au milieu des bourrasques. « Prends soin de toi . » Se retournant, Aaron retourna auprès de son cheval pour reprendre ses rênes. Mettre le pied à l'étrier et se hisser sur le dos de sa monture lui demandèrent bien des efforts, mais il se retrouva finalement calé sur sa selle et se remit en route.

Le chemin du retour fut silencieux et monotone. Si Aaron était en général plutôt volontaire lorsqu'il quittait la caserne, la fatigue et les tremblements ainsi que les douleurs liées au crampes avaient plutôt tendance à le rendre morose après plusieurs heures passées à cheval. Aussi, il avait le visage blafard et les traits tirés lorsqu'il parvînt non loin du bâtiment. Éreinté, il amena sa monture jusqu'à la porte des écuries, et mit pied à terre avec lourdeur. Il n'avait plus vraiment la force d'amortir ses gestes, aussi s'occupa t-il rapidement - mais convenablement - de son cheval, avant de quitter les stalles. La chevauchée avait réveillées les douleurs musculaires qu'il ressentait régulièrement depuis sa sortie du coma. On lui avait dit qu'elles étaient probablement liées aux tremblements et à la perte d'état physique qu'il avait brutalement subit, mais pourtant, les nombreuses heures passées à tenter de retrouver un état physique correct ne les avaient pas fait disparaitre. C'est pourquoi il se rendait régulièrement auprès du mage de guérison qui résidait à la caserne pour quelques temps. Celui-ci lui donnait parfois de quoi soulager les crampes et les tremblements, ainsi que de quoi dormir lorsqu'il en avait besoin. Et, régulièrement, il faisait le point sur la condition physique d'Aaron, lui donnant l'aval ou au contraire la restriction quant à ses activités.

D'un pas lourd, il pénétra donc dans la petite pièce où le mage avait l'habitude de s'activer. Sur quelques lits, des blessés ou rescapés de l'épidémie ou de tout autre mésaventure se reposaient tandis que le mage allait de l'un à l'autre. Il y avait également une jeune femme pour l'aider aujourd'hui, chose plutôt courante, aussi le chevaucheur ni prêta t-il pas attention. « Ah, Aaron, te voila. Qu'en est-il aujourd'hui ? » Le mage s'était tourné vers lui, en attente d'une réponse, et l'observa d'un rapide coup d'oeil, se faisant probablement une idée de ce qu'il en était réellement. « En effet. Mes jambes et mon dos me font souffrir. Et ma main gauche ne cesse de trembler. » S'il avait dans un premier temps pensé minimiser les choses, Aaron avait vite compris que le mage n'était pas dupe, et s'était résolu à être honnête avec lui, dans son propre intérêt. S'il avait du mal à accepter de dépendre de quelqu'un, il devait reconnaître que le soulagement apporté par les remèdes du mage était salvateur.

[Bon, moi qui ne voulait pas faire trop long, c'est encore raté. Du coup je m'arrête là, mais si tu veux faire réagir le mage ou Aaron pour s'asseoir, etc. tu peux (dans la limite du raisonnable bien sur  ]

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Dim 21 Jan - 22:22

Lauriane était absorbée par la lecture d’un rapport sur les blessés de l’épidémie, datant de quelques semaines seulement après son apparition. Oh, elle avait eu bien des occasions d’en lire durant ladite période, afin de mieux comprendre ce qui se passait, mais désormais c’était différent. Les lire c’était affronter, ne pas se voiler la face, ce que tant de personnes avait dû endurer. Un grand nombre y succombant… Cela avait quelque chose de particulièrement démoralisant. Elle s’infligeait cela à la fois comme une punition et comme un devoir. Le mage de soin qui officiait ne faisait plus attention à elle depuis un moment, trop occupé qu’il était. Et elle-même entendit à peine le nouveau venu faire irruption dans la salle, trop engorgée dans ses pensées. Un éclat de surprise pointa dans au coin de son œil quand elle comprit que c’était la fameuse personne que le mage lui avait évoquée. Il ne semblait pas l’avoir remarquée.

D’apparence, il ne semblait pas si mal en point, mais c’était sans compter ce qu’elle pouvait voir se refléter dans ses yeux. Un effort intense. Lauriane avait cet avantage pour elle, que l’exercice et le temps lui avait donné, de réussir à cerner assez bien les gens, de savoir où porter son regard pour obtenir les bonnes observations. Elle n’osait pas… vraiment dire quelque chose. Ce n’était pas son rôle. Et le souvenir des « séquelles irréversibles » dont lui avait parlé le médecin trottait dans sa mémoire. Evidemment, il avait pu sortir du coma assez tôt lui mais… qui sait s’il se remettrait un jour complètement ?

Avant que le mage soignant ne puisse répondre à l’énoncé de son patient, un chevaucheur accourut dans la salle de soin, le talon pressé, le visage alarmé.

- On a un blessé, il faut que vous veniez en salle d’entraînement !

- Très bien, j’arrive, acquiesça promptement le mage. Se dirigeant vers la sortie, il se retourna vers Lauriane et d’un rapide coup d’œil compléta. Vous savez comment faire, je vous laisse vous occuper d’Aaron. Je reviens rapidement.

Euh… oui. L’outreventoise acquiesça sans mot dire. Effectivement, le mage avait procédé à de nombreuses démonstrations devant elle hier mais, enfin, pas sur ce cas particulier. Heureusement qu’un document référait l’entier traitement du jeune homme. Un peu prise au dépourvu, l’impératrice le rejoignit, un sourire contrit aux lèvres, espérant qu’il ne verrait pas d’inconvénients à ce que le mage ne s’occupe pas de lui tout de suite.

- Bonjour, engagea-t-elle. Au fond, elle n’était pas parfaitement à l’aise. Ne pas être une noble était quelque chose qu’elle n’avait jamais eu à faire. Malgré tout, Lauriane ne voulait rien en laisser paraître, se servant du sourire aimable qui la guidait si bien en société. Venez, termina-t-elle par le prier.

Elle se sentait… plus coupable qu’elle ne l’aurait pensé. C’était compliqué. Pourtant, quelques minutes auparavant, il avait énoncé son état sans broncher. Quel sang-froid. Enfin, ils étaient des soldats, ils étaient nés pour affronter tout ça. C’est ce dont on aimerait se convaincre. Pourtant, Lauriane évitait au maximum de croiser le regard du chevaucheur, l’amenant jusque près d’un établi où elle put rapidement vérifier ce qu’elle était censée faire. Donc, sa main gauche tremblait… C’était un problème persistant si elle s’en référait au journal tenu par le mage.

- Je vais exercer différentes pressions sur votre poignet et votre main. Dites-moi si cela vous fait particulièrement mal ou si vous ne sentez strictement rien. Elle avait déjà effectué cette exercice les derniers jours. C’était les gestes de base en traumatisme apparemment, mais ça pouvait aussi permettre de vérifier chez lui si le membre fonctionnait bien. Joignant le geste à la parole, elle se saisit de la main du guerrier, les yeux rivés sur ce qu’elle faisait pour ne pas se trahir. Son propre visage en était presque froid, afin de ne pas laisser d’émotion la trahir, et ses yeux si concentrés. Pourtant, ses pensées étaient tout ailleurs. A la fois si loin d’ici, et si liés à ce chevaucheur. Finalement, sa question perça, de sa voix au timbre si calme, sans que ses orbes bleutées ne parviennent à se détacher de son office. Me permettez-vous de vous poser une question ? Quelques secondes flottent. Qu’est-ce qui vous a conduit dans une telle situation ?
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mar 23 Jan - 19:31

Le mage s'apprêtait à lui répondre lorsqu'un autre homme pénétra dans la pièce d'un pas rapide, l'air agité : « On a un blessé, il faut que vous veniez en salle d’entraînement ! ». Le concerné ne tarda pas à répondre, hochant la tête et se dirigeant vers la sortie. « Très bien, j’arrive. » Ce disant, il se tourna vers la jeune femme et ajouta avant de partir : « Vous savez comment faire, je vous laisse vous occuper d’Aaron. Je reviens rapidement. »  Une fois les deux hommes partis, Aaron haussa un sourcil et posa son regard inquisiteur sur la jeune femme. Il n'avait pas l'intention de passer sa journée ici, or si le mage était occupé, il ne voyait pas d'inconvénient à ce qu'elle s'occupe de lui, tant est que cela ne s'éternisait pas. « Bonjour ». D'un bref hochement de la tête accompagné d'un bonjour de politesse, le chevaucheur lui rendit son salut. « Venez ». Sans croiser son regard, la jeune femme le mena près d'un table sur laquelle trônaient divers parchemins, fioles et autre nécessaire appartenant au mage. « Je vais exercer différentes pressions sur votre poignet et votre main. Dites-moi si cela vous fait particulièrement mal ou si vous ne sentez strictement rien. » Joignant le geste à la parole, elle se saisit de la main d'Aaron, et commença à la palper. Son regard ne quittait pas l'objet de son travail, et l'aîné des Sombreval en profit pour l'observer en silence. Elle était jeune, et sans aucun doute issue d'une famille aisée. Son attitude et son apparence en étaient la preuve, pour autant elle ne mettait rien en avant et œuvrait comme n'importe quelle jeune femme. Le jeune homme aimait les gens humbles, c'était déjà un bon point pour elle.

Enfin, une question vînt briser le silence qui s'était installé entre eux :« Me permettez-vous de vous poser une question ? » Le chevaucheur hocha la tête. « Me permettez-vous de vous poser une question ? Question pertinente, en effet. Il n'y avait nulle cicatrice, nulle trace de blessure sur ses membres ou n'importe où ailleurs ; comment aurait-il pu souffrir de quelque chose sans avoir subi un traumatisme ? C'était là tout le problème de sa situation. Aucun mage n'avait été capable de trouver un moyen de faire disparaitre totalement ses séquelles. On les avaient observées, atténuées, mais elles restaient bel et bien présentes. La magie, lui avait-on dit. C'était la seule explication qu'on lui avait accordé. Les yeux toujours fixés sur la jeune femme, il répondit d'une voix profonde. « L'épidémie. J'ai usé de ma magie alors que j'étais atteint. » Quelques mots suffisaient bien. A quoi bon lui expliquer la situation ? A quoi bon lui raconter que la magie avait été son dernier recours pour empêcher Abigaïl de voler l'abeille, de gâcher la dernière chance des mages ou bien de déclencher une vague de panique et de superstition qui n'aurait fait qu'aboutir à la même conclusion ? Non, Aaron n'était décidément pas bavard. Il ne rechignait pas à  donner les informations, il attendait simplement qu'on les lui demande.

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Ven 26 Jan - 1:32

Lauriane avait eu l’impression de recevoir tacitement son accord lorsqu’elle lui avait finalement posé sa question. En refusant de le voir, elle avait plus senti que constater son hochement de tête. Elle n’y avait pas vraiment pris garde, plongée dans ses pensées qu’elle était. En tant qu’impératrice, elle ne pouvait être proche de chacun de ses sujets et, finalement, n’avait été que personnellement en contact avec tous ces soldats blessés par l’épidémie. Elle avait tenu certes à écrire une lettre au maximum de familles touchés par la perte d’un des leurs à cause de cette maladie, mais c’était bien autre que de s’entretenir avec ces personnes. Elle constatait ce monde de différence depuis qu’elle officiait ici.

Pour elle, cette question était horriblement importante : elle ne voulait pas être extérieur à eux. Elle souhaitait être présente. Évidemment, les devoirs d’impératrice et les dangers qui menaçaient le pouvoir l’en empêchaient pleinement. Cette situation, ces quelques jours, étaient vraiment inédits.

- Oui, ce n’était pas ce que je voulais direPardonnez-moi, murmura l’outreventoise. Le calme qu’elle affichait n'était que le reflet de sa concentration. Je ne vous cacherai pas que l’on m’en avait informée. Lauriane n’avait aucune raison de ne pas se montrer honnête – sauf sur son identité, bien évidemment – mais cela mis à part, elle ne souhaitait pas profiter de l’ignorance de ceux auxquels elle parlait. Qui plus est, elle était au courant de ce fait uniquement parce qu’elle en avait discuté un peu plus tôt avec le mage. Votre main semble bien fonctionner en tout cas.

C’était déjà ça de pris. Il valait mieux voir le verre à moitié plein que vide. Mais on devait lui dire ça à chaque fois qu’il venait, et ça ne devait pas être d’un grand réconfort vu que les tremblements persistaient malgré tout. Lauriane devait tout de même l’inscrire à la suite des notes du mage, se détournant quelques secondes pour se pencher sur la table et s’exécuter. Ses cheveux mal attachés en profitèrent pour glisser sur les environs de sa nuque. Et tant que la plume grattait, une profonde lassitude l’envahit d’un coup. Toute cette histoire était profondément injuste. Elle se sentait dépassée et, durant ce bref instant, elle ne souhaita plus qu’une chose. Être réellement une autre. Une vague seconde qui passa aussi vite qu’elle était venue. Lorsqu’elle se redressa, ses doigts s’étaient néanmoins saisis d’une petite boîte ronde dont s’échappait un parfum plus que douteux.

- Je souhaitais vous demander – après tout, il fallait bien qu’elle finisse le fond de sa pensée – ce qui vous a poussé à continuer de vous servir de votre magie malgré tout ? Son timbre n’avait exprimé nul reproche, seulement une profonde considération. Au fond, elle éprouvait autant de culpabilité que d’admiration pour ces soldats qui avaient continué à se mettre en danger. Mais c’est elle qui devait porter le poids de leur mort lorsque cela les y avait conduits... Et ce prix n'aurait pas dû être à payer.

Et cette fois, une fois redressée, elle n’avait pas pu éviter de croiser le regard du chevaucheur dont la profondeur des yeux sombres la saisit. La réserve qu’il avait montré quelques instants plus tôt dans ses propos semblait s’inscrire dans son comportement. Lauriane se sentit un instant prise au dépourvu et ressentit le besoin de se rattraper rapidement.

- Mais ma question est certainement indiscrète, veuillez m’excuser.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Dim 4 Fév - 21:42

Aaron se laissait faire, attendant la suite des choses. Il avait répondu à la demande de la jeune femme, mais pourtant cela ne semblait pas exactement être la réponse qu'elle attendait : « Oui, ce n’était pas ce que je voulais dire… Pardonnez-moi. Je ne vous cacherai pas que l’on m’en avait informée. » Son ton calme ne trahissait aucune émotion, sans doute occultées par la concentration dont elle faisait preuve. « Votre main semble bien fonctionner en tout cas. » Bien sûr qu'elle fonctionnait. Il pouvait s'en servir à loisir, ou presque. De toute manière, même les mages les plus avancés n'avaient pas pu cerner de manière précise l'origine des tremblements, comment une simple noble aurait-elle pu ? Néanmoins, elle faisait correctement les choses, et cette implication plaisait au chevaucheur.

La jeune femme se retourna quelques instants pour noter ses observations sur un parchemin. Aaron ramena sa main vers lui, mais bien vite les tremblements revinrent, comme à chaque fois qu'il avait présumé de ses forces. Les doigts écartés, il regardait   le dessus de sa main comme si elle ne lui appartenait pas vraiment. Comment en était-il arrivé là ? Il avait parfois du mal à s'en rappeler. La panseuse se tourna vers lui à nouveau, une petite boîte dans les mains. « Je souhaitais vous demander ce qui vous a poussé à continuer de vous servir de votre magie malgré tout ? » Ce disant, elle se redressa, croisant enfin le regard du chevaucheur. Et tandis que lui-même devait paraître bien impassible et taciturne, il décela une lueur de lassitude dans le regard de la jeune femme, comme une once de culpabilité. Pour autant, il était incapable d'en deviner l'origine. Était-ce à cause de lui ? Était-elle mal à l'aise ? Probablement. « Mais ma question est certainement indiscrète, veuillez m’excuser. » Quel mauvais gentleman il faisait, assis à la regarder sans rien dire. Elle souhaitait simplement l'aider - et probablement détendre l'atmosphère en discutant - et il ne trouvait rien de mieux à faire que d'être aussi aimable qu'un ours.

« Non. » Il ne quitta pas son regard tandis qu'il élevait une nouvelle fois la voix, un très léger sourire sur les lèvres. Il ne savait pas se montrer enjoué et chaleureux comme pouvait parfois l'être Duncan ou Maureen. Lui ne savait que se refermer sur lui-même. Pourtant, il fit un effort. « Au dernier stade de l'épidémie, plus de l'un d'entre nous s'est mis à délirer. L'une des mages de notre convoi a tenter de voler l'abeille qui permettait de nous faire gagner du temps, et représentait de ce fait notre dernière chance. » L'Aîné des Sombreval revoyait précisément Abigaïl en train de s'agiter et de clamer haut et fort ses accusations. Il avait bien essayé de la détourner de son but, sans succès. Pas même le croche-patte ne l'avait fait changer d'avis. Avec un soupir de lassitude, il repris : « Tout ce que j'ai mis en oeuvre pour la détourner de son but à échoué. Je n'avais plus d'autre solution. La laisser continuer aurait probablement déclenché des émeutes, il fallait que je l'arrête. Alors j'ai usé de ma magie. » Si seulement il avait su. Le referait-il, maintenant qu'il savait ce que cette simple décision lui avait coûté ? Oui, probablement. Il ne pouvait pas laisser plusieurs mages détruire leurs dernières chances de s'en sortir. Néanmoins, supporter les conséquences de ce choix n'était pas plus facile, que ce soit une bonne action ou non.


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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Lun 5 Fév - 18:00

Lauriane se serait presque mise à tapoter ses doigts contre la petite boîte qu’elle avait saisi durant cet échange. Elle n’était pas certaine d’être la plus apte à prendre soin de ces personnes. Elle repensa aux paroles de Marjolaine, quelques mois plus tôt, qui lui reprochait de manquer de cœur. Bien sûr qu’elle faisait toujours son devoir, avant tout. Et aujourd’hui, si elle était là pour soigner ces blessés, c’était parce que l’Impératrice qu’elle était le devait. Cela voulait-il pour autant dire qu’elle ne ressentait rien ? Non, elle savait que non… Car la vérité était que ce n'était pas la place d'une Impératrice. Alors, quoi ? Devait-elle se reprocher d’être d'apparence si stricte ? Ses pensées s’encombraient sans raison et elle ne put que sourire à l’inflexion soudaine du chevaucheur lorsqu’il lui assura que non.

- Merci, eut-elle le bon ton d’alors lui répondre, rassérénée, un sourire à nouveau palpable sur ses lèvres.

Ses yeux observaient si bien qu’elle lut la légère résistance que cela lui demandait, mais elle l’écouta avec beaucoup d’attention. Elle avait été au fait de la mise en œuvre de ce convoi, dernière chance de contrer l’épidémie, de survie pour les Faës. Elle ignorait néanmoins tous les tenants de cette expédition et entendre à quel point cela avait dû être éprouvant était bien différent de se l’être imaginé. De son soupir de lassitude, elle n'était pas sûre d'y voir l'ennui qu'une telle situation se soit produite ou celui de devoir à nouveau s'expliquer là-dessus. Lauriane n'aurait néanmoins imaginé d'où il venait... Alors… Il faisait partie de ceux qui avaient mené le convoi ? Cet homme s’était sacrifié pour permettre la réussite de cette mission… Lauriane avait beau cherché, elle n’arrivait néanmoins pas à éprouver de pitié pour lui. Accomplir son devoir, peu importe les sacrifices, devrait être la promesse de chacun. A sa place, elle n’aurait pas hésité non plus. Ils étaient Outreventois après tout. Tout le monde ne pensait pas de la même manière, mais, au fond, elle était certaine que le devoir n’était pas tant une question d’origine.

- Vous avez sauvé Faërie, vous nous avez sauvé. Vous avez fait ce qu’il fallait, argua-t-elle dans un léger sourire plein de confiance. Merci... Pour tout.

Evidemment, cela ne changeait rien au prix qu’il avait dû payer... Le problème était que ce prix qu’il avait payé était à cause de cette épidémie, qui n’aurait pas dû arriver. Et cette dernière ne serait peut-être jamais advenue si Gustave et elle-même n’étaient pas arrivés au pouvoir. L’Ordre n’aurait certainement pas eu les mêmes plans. Là résidait toute sa culpabilité… Ils avaient dû tous souffrir à cause d’eux, et tant perdre. Rien ne pourrait changer le passé, Lauriane le savait bien et allait de l’avant, mais ça ne changeait rien aux visions d'horreur qui défrayaient ses nuits. Un instant, ses yeux retombèrent sur le baume, se rappelant de sa présente tâche.

- Même si vous ne guérissez jamais totalement, vous y avez gagné une force qui vous permettra de tenir. Elle l'avait lu dans son regard. Le ton assuré de l’impératrice était légèrement revenu mais, à la vérité, Lauriane affichait un sourire chaleureux plus vif qu’à l’habitude. Elle était après tout présente pour les soigner et non pas pour s’appesantir sur ses remords. Cela passait en second, ses désirs passeraient toujours en second. Lui présentant en même temps le fameux baume récupéré quelques minutes plus tôt, elle compléta. Apparemment, les herboristes ont tenté une nouvelle formule d’onguent pour calmer vos douleurs. Il serait sûrement plus aisé que je vous assiste pour le dos, et je vous le laisserai par la suite. Terminant, l’index de la main qui tenait le baume en profita pour se soulever, pointant la direction d’un des lits.

Lauriane s’écarta légèrement plus par prévenance dont elle avait pris l’habitude qu’autre chose. En un sens, la réserve que ce chevaucheur arborait lui était familière. Elle non plus ne pouvait s’ouvrir à personne. Une ombre passa sur son visage, instant de faiblesse que le détournement instinctif de ses yeux bleutés avait apporté.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mer 7 Fév - 17:59

La jeune femme le contempla quelques instants, réfléchissant sans doute à ce qu'il venait de dire. « Vous avez sauvé Faërie, vous nous avez sauvé. Vous avez fait ce qu’il fallait. Merci. ». Oh non, il ne voyait pas les choses de cet angle là. C'était Braham et les autres qui avaient sauvé Faërie, pas lui. Lui n'avait fait que tenter d'éviter un imprévu, mais le guerrier aurait sans nul doute finit par trouver une solution pour empêcher Abigaïl de faire des siennes. « Même si vous ne guérissez jamais totalement, vous y avez gagné une force qui vous permettra de tenir. » Son ton était assuré ; elle ne doutait pas de ses propos. Ce n'était pas une suggestion, mais une affirmation. Aaron le savait, il avait simplement besoin de temps pour faire le deuil de ce qu'il avait - potentiellement - perdu. « Si c'était à refaire, je le referai. Je regrette parfois simplement que cela se soit terminé de la sorte. »

« Apparemment, les herboristes ont tenté une nouvelle formule d’onguent pour calmer vos douleurs. Il serait sûrement plus aisé que je vous assiste pour le dos, et je vous le laisserai par la suite. » L'index qui tapotait auparavant la petite boite se pointa vers un lit. Le chevaucheur connaissait ce genre de remède, le mage lui en avait déjà procuré auparavant. Seulement, d'ordinaire, il se débrouillait tout seul ; il n'était pas du genre à se laisser faire pour une broutille. Pourtant, le geste de la jeune femme ne semblait pas laisser de place à la négociation. Qui plus est, elle n'avait pas tort ; atteindre le dos n'était jamais simple, surtout lorsque ses articulations le faisaient souffrir. Une ombre passa brièvement sur son visage tandis qu'elle se reculait, mais disparut aussi vite qu'il était apparut. Aaron la dévisagea un instant, sans pour autant faire une quelconque remarque. Cela ne lui appartenait pas ; lui-même n'aimait pas faire part de ce genre de ressenti.

Suivant les indications de la jeune femme, il se leva, et se dirigea vers le lit. Jetant un nouveau coup d'oeil vers sa panseuse, il resta silencieux et commença à déboucler sa ceinture ainsi que sa veste. Grimaçant sous l'effet de la douleur, il retira son haut, se retrouvant ainsi torse nu au milieu de la pièce. Sans rien dire, il posa sa chemise sur une chaise. S'il avait perdu de sa musculature habituelle, ses épaules carrés et ses larges bras laissaient entrevoir l'entraînement physique intensif que suivaient les chevaucheurs pour se maintenir en forme. Néanmoins, les cicatrices qui barraient son bras gauche - souvenir des festivités de Bohémont - ainsi que quelques balafres rappelaient les risques qu'ils couraient à chaque mission. Avisant le lit sur lequel il était censé s'allonger, le chevaucheur se remémora les douleurs qui lui vrillaient parfois le dos lorsqu'il changeait de position et tentait de se relever. Il n'avait aucune envie de se retrouver coincé là, aussi déclara t-il d'une voix calme : « Si cela ne vous gêne pas, je préfèrerai rester debout. J'ai parfois du mal à me redresser après de longues heures de chevauchées. » Pas seulement, mais autant faire valoir l'excuse de sa sortie. Il n'avait nullement besoin de repousser ses limites pour peiner à se lever ou pour souffrir au moindre effort. Le temps et la fatigue faisaient parfois le reste.

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mar 13 Fév - 23:53

En quelques jours, ce mage lui avait tout de même inculqué de nombreux gestes de base pour aider les blessés, ne put-elle s’empêcher de penser tandis que son regard suivait le mouvement du jeune chevaucheur. Évidemment, elle avait toujours tenu à être présente pour penser les plaies de Gustave et était toujours restée au côté de ceux qui le soignaient. Cependant, la magie qui habitait leur merveilleux peuple ne lui était pas accessible aussi… bien souvent elle était parfaitement inutile. Durant cette semaine, elle avait l’occasion de soulager quelques personnes sur lesquelles la magie ne pouvait apparemment rien. Elle était heureuse de pouvoir se rendre utile auprès de ces personnes, dont la condition était plus ou moins de sa faute.

L’observant se dévêtir, Lauriane eut brusquement l’avancée d’un geste de la main en avant lorsqu’elle aperçut les traits de son visage se tordre. Que n’avait-elle pensé à lui proposer son aide dès le départ, elle n’y avait pas pensé ! Pourtant, son mouvement s’était avorté de lui-même en même temps que la pensée de lui porter secours était apparue. Parfois, la douleur était préférable à l’embarras… Encore derrière lui, il n’avait heureusement pas pu apercevoir ce geste. Et ce sont ses cicatrices qui s'imposent ensuite à son regard. La vie n’était tendre avec personne. C’était d’autant plus visible quand on passait tant de temps dans des infirmeries comme celle-ci… Et les mages qui y officiaient chaque jour devait en voir bien plus qu’elle. En un sens, toutes ces personnes avaient sans doute bien plus de courage qu’elle n’en aurait jamais pour diffuser autant d’espoir face à tant de souffrances.

Son œil s’ouvrit d’une légère surprise comme elle le vit hésiter. Elle s’apprêtait à lui poser la question lorsque la réponse vint plus vite qu’escompter. Bien sûr, elle comprenait.

- Bien sûr, il n’y a aucun souci, répondit-elle finalement, un sourire élargissant à nouveau son visage. En un sens, elle était heureuse que le problème ne fut pas plus ardu à résoudre. Pardonnez-moi néanmoins si je vous cause quelques douleurs supplémentaires. Ma dextérité risque fort d’être plus vacillante ainsi.

Sa voix s’était quelque peu déridée, faisant preuve d’un petit peu d’humour. Elle ne souhaitait pas que le chevaucheur se sente gêné de quoique ce soit. A l’infirmerie, les patients sont roi en soi. Débouchant rapidement le baume dont elle abandonna le couvercle sur le bureau de tantôt, elle rejoignit ensuite le chevaucheur. Passant les premières phalanges des doigts de sa main droite dans l’onguent, elle s’appliqua ensuite à faire pénétrer la texture dans sa peau avec autant de précision que possible. Lauriane avait craint que dans cette position elle ne maîtrise pas les pressions exercées mais elle avait oublié comme le corps de ces guerriers, taillé pour le combat mais aussi pour résister au vent les plus violents là-haut sur leur dragon, pouvait être résistant.

- Vous revenez donc d’une chevauchée ? reprit-elle rapidement, alors qu’elle avait commencé ses offices depuis peu. Non, ce n’était pas vraiment pour faire la discussion. Lauriane… pensait souvent à Outrevent. Sa terre d’origine lui manquait particulièrement. Le fait que leur relation avec Liam soit au plus bas ne l’aidait guère à s’y rendre. Et puis, elle était impératrice maintenant. Cependant, cette terre restait coincée dans son cœur. J’aime les landes de cette région, souffla-t-elle, rêveuse. Lorsque j’habitais encore ici, j’aimais les parcourir à dos de cheval. Évidemment, lui n’avait pas dû avoir les mêmes préoccupations lors de sa sortie… Mais elle aimait nouer un peu le contact avec ceux qui passaient par ici. Et ce chevaucheur-ci avait quelque chose de particulier. Je ne le peux plus depuis longtemps, celame manque. Elle n’aurait pas cru l’avouer ainsi mais cela avait un peu de bon ne "pas" être impératrice.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Lun 19 Fév - 18:18

Un sourire élargit le visage de la jeune femme tandis que le chevaucheur lui expliquait qu'il préférait rester debout : « Bien sûr, il n’y a aucun souci. Pardonnez-moi néanmoins si je vous cause quelques douleurs supplémentaires. Ma dextérité risque fort d’être plus vacillante ainsi. ». Qu'importe, ces douleurs ne seraient sans doute rien en comparaison de ce qu'il avait déjà ressenti en étant blessé dans diverses situations. Il entendit le bruit mat du couvercle posé sur la table, avant de sentir quelques instants plus tard les doigts agiles de la jeune femme sur son dos. C'était plutôt étrange comme situation, il devait le reconnaître, pourtant il était courant que les chevaucheurs - étant régulièrement amené à se battre - se retrouvent blessés. L'aîné des Sombreval n'avait simplement pas l'habitude d'accorder autant d'importance à sa convalescence. Aussi, il resta immobile et songeur tandis que sa panseuse s'appliquait à étaler le baume.

« Vous revenez donc d’une chevauchée ? » Il acquiesça silencieusement, tandis qu'elle continuait : « J’aime les landes de cette région. Lorsque j’habitais encore ici, j’aimais les parcourir à dos de cheval. Je ne le peux plus depuis longtemps, cela… me manque. » Ainsi, la jeune femme était d'ici. Il était presque certain qu'elle était issue d'une famille noble au vu de ses manières plutôt distinguées, pourtant il connaissait - au moins de vue - la plupart des Nobles de sa tranche d'âge en Outrevent, et son visage à elle ne lui disait pas grand chose. S'il l'avait un jour rencontré, cela faisait bien longtemps. Avait-elle quitté Outrevent depuis longtemps ? Les sourcils légèrement froncés, Aaron cherchait vainement un nom à mettre sur ce visage qui - s'il n'était pas familier - n'en était pas complètement inconnu pour autant. N'y parvenant pas, il se décida à lui demander directement. « Puis-je me permettre de vous demander votre nom ? Votre visage ne m'est pas inconnu.» Et quand bien même il la connaissait, que faisait-elle, désormais ? Pourquoi avoir quitté les landes d'Outrevent, et pour partir où ? Étant encore coincé ici un moment, autant profiter de ces temps à combler pour en savoir plus. « Puis-je également vous demander pourquoi vous avez quitté Outrevent si vous appréciez tant la région ? ». La curiosité l'avait poussé à sortir de son mutisme, et il trouvait la jeune femme de bonne compagnie en ces journées maussades où le temps semblait s'étirer sans fin.

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Jeu 22 Fév - 17:55

Lauriane s’était un peu perdu lointainement dans ses pensées, en même temps qu’elle parlait et officiait ses soins. Outrevent… Regrettait-elle la tournure qu’avait prise sa vie ? Être devenue la femme de Gustave. Normalement, elle s’interdisait de penser à toutes ces choses mais le pouvait-elle concrètement tout le temps ? Non. Elle était une simple humaine, comme tout le monde. Devenir la femme de Gustave lui avait permis de faire bien plus qu’elle ne l’aurait pu mais cela avait aussi grandement compliqué sa vie. Cela avait fait d’elle une impératrice et une parvenue, ce n’était pas facile à porter tous les jours. Revenir en Outrevent, simplement s’occuper de son domaine et de ces blessés, lui faisait du bien.

Et la question du chevaucheur claqua, la laissant interdite quelques seconde, sa main restant suspendue juste le temps de se reprendre. Aucun patient ne le lui avait demandé jusqu’ici et elle ne s’était pas attendu à ce que l’un le fasse. Elle refusait de mentir mais dire la vérité alourdissait déjà son crâne. On ne se comportait pas avec une impératrice comme avec une aide-soignante. Le temps qu’elle réfléchissait à ce dilemme, elle choisit de répondre à sa seconde question.

- Je suis une femme, je dépends du chemin qu’emprunte mon époux, lui répondit-elle, humour en bouche car, dans le fond, la réponse lui avait semblé assez évidente. En Outrevent, les femmes n’avaient pas la liberté des lagranes ou des cibellanes. Et c’était pour les mêmes raisons qu’elle ne pouvait plus profiter de son duché. Elle ne l’avait quitté que depuis un an, mais cela faisait longtemps que ses responsabilités et les ambitions de Gustave l’empêchaient de tout autre chose. Je n’ai pas quitté ces terres depuis bien longtemps maisMes devoirs ne me permettaient plus d’en profiter depuis bien avant. J’imagine qu’en tant que chevaucheur vous devez savoir ce que c’est

Lauriane remarqua que le baume avait pratiquement disparu sous l’épiderme du jeune homme. Elle se demandait vraiment si cela allait lui faire du bien… A priori, les chances que cela l’aide était mince. Et cela l’énervait. Ce chevaucheur méritait mieux que ce qui lui était arrivé ! Et l’impératrice qu’elle était était parfaitement impuissante à changer tout cela. Le bouillonnement en elle s’intensifiait. C’était pour ça qu’elle avait souhaité ne plus l’être cette semaine, par Levor ! Et venir en aide comme elle pouvait. Elle en avait complètement oublié la question sur son prénom.

- Comment vous sentez-vous ? Je ne vous ai pas fait mal ? questionna-t-elle finalement comme elle s’écartait, son office terminé, refermant le baume qu’elle attendait de pouvoir remettre au chevaucheur. Question un peu bête, le baume ne ferait rien de miraculeux, mais l’espoir faisait vivre. Je crains de ne rien pouvoir faire de plus. Le reste dépend du mage qui vous soigne. J’aurais aimé faire davantagePour vous, pour tous ces gens que l’épidémie a dévasté.

Elle aurait aimé pouvoir s’enfuir de tout cela quelques instants. Au fond, même si le chevaucheur était mal en point, et se fatiguait à ses exercices de chevauchée, elle aurait donné beaucoup pour pouvoir faire de même. Ressentir à nouveau un peu du vent libérateur de leur duché.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mer 14 Mar - 20:20

Il y eut quelques instants de silence tandis qu'Aaron attendait, interrogatif, la réponse à sa question, qui ne vînt cependant pas tout à fait. « Je suis une femme, je dépends du chemin qu’emprunte mon époux. » Etant issus d'Outrevent, ni lui ni elle ne pouvait ignorer cela. L'honneur primait dans ce Duché, et les femmes n'avaient bien souvent guère le choix. Pour autant, le chevaucheur aimait à penser qu'un mari attentif veillerait au bien-être de son épouse. La jeune femme se plaisait-elle sur ses nouvelles terres ? « Je n’ai pas quitté ces terres depuis bien longtemps mais… Mes devoirs ne me permettaient plus d’en profiter depuis bien avant. J’imagine qu’en tant que chevaucheur vous devez savoir ce que c’est… » Bien sur qu'il connaissait. Il connaissait également les devoirs qu'un titre de noblesse impliquait, et cela malgré-lui. Si les choses s'apprenaient à prendre une nouvelle tournure de ce côté-là, il savait que sa décision laisserait toujours des traces, et que son père ne cesserait jamais vraiment de le ressasser. Le jeune homme ne regrettait pas son choix, mais il savait qu'imperceptiblement, quelque chose avait changé dans la relation qu'il entretenait avec son père.

Le contact des doigts de la jeune femme disparut peu à peu tandis qu'elle s'éloignait légèrement, son office terminée : « Comment vous sentez-vous ? Je ne vous ai pas fait mal ? » Elle referma la petite boîte entre ses mains tandis qu'il se retournait. « Je crains de ne rien pouvoir faire de plus. Le reste dépend du mage qui vous soigne. J’aurais aimé faire davantage… Pour vous, pour tous ces gens que l’épidémie a dévasté. » Il fronça les sourcils en entendant ces derniers mots, plutôt ... étranges ? Ou du moins, peu communs. Dans sa phrase résonnait comme une sorte de culpabilité, comme si la jeune femme s'en voulait de ce qui était arrivé. Et Aaron ne comprenait pas pourquoi. Bien sur qu'il était désolé pour les autres victimes de cette épidémie, mais ce n'était la faute de personne, si ce n'était celles des instigateurs de la maladie. Qui d'autre pouvait-on blâmer ? Avait-elle un quelconque rôle dans cette histoire ? Le chevaucheur plissa les yeux tandis qu'il essayait vainement de se rappeler du nom de la jeune femme. Il l'avait sur le bout de la langue, mais ne parvenait pas à le trouver. Pourtant, plus le temps passait, plus la posture et les paroles de la jeune femme lui sautait aux yeux.

Attrapant sa chemise dans un geste lent, il l'enfila avec précaution tandis que le baume réchauffait légèrement ses muscles, apaisant les douleurs musculaires qu'il ressentait parfois.  « Vous avez déjà fait bien plus que ce que vous auriez dû. » Et, tandis qu'il rebouclait sa ceinture, il s'arrêta brusquement dans son geste. Un nom venait de lui traverser l'esprit, mais c'était improbable. Pourtant, une petite voix lui soufflait qu'il avait bel et bien raison. Relevant lentement les yeux pour les poser sur le visage de la jeune femme, il la dévisagea en silence, avant de reposer sa question. « Vous ne m'avez pas répondu, tout à l'heure.  J'aurai souhaité connaître votre nom pour pouvoir me rappeler de vous et vous remercier comme il se doit. » Derrière ces propos qui semblaient simplement destinés à lui gratifier des remerciements, c'était en réalité un moyen - courtois mais qui laissait peu d'échappatoire - pour le jeune homme de découvrir si son hypothèse était la bonne. Et si elle l'était, il s'en mordrait les doigts.

[Bon, du coup j'ai amené ça comme ça, mais je me demande si ça ne fait pas un peu gros avec le recul  :hm:
Enfin bon, dis moi si ça ne te va pas :3]

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mer 28 Mar - 23:56

Ce n’était pas vraiment le genre de choses auxquelles elle pensait, dissimuler ses propos. Bien sûr qu’en étant baronne puis impératrice elle avait toujours dû mesurer ses propos, mais garder la franchise aussi pure que possible avait toujours guidé son attitude. Et durant cette semaine, si elle n’avait pas souhaité révéler son identité de tous, elle n’avait pas non plus pensé à la dissimuler plus que ça. Elle n’avait jamais pensé que ses propos la révèleraient plus que ça. Lauriane… n’y pensait vraiment pas, uniquement tournée vers les affres que l’épidémie avait laissées derrière elle, et la sensation de pouvoir enfin se rendre un peu utile auprès d’eux. Cependant, dans le regard d’Aaron qui lui faisait, elle crut lire brusquement quelques lueurs étranges, qu’elle préféra laisser vacante pour se retourner, silencieuse, et rejoindre le bureau sur lequel elle nota rapidement qu’elle avait effectué le traitement demandé, laissant le chevaucheur se rhabiller. Ces lueurs lui avaient néanmoins distraitement rappelé sa question précédente, à propos de son nom, et qu’elle avait mise de côté.

Son timbre raisonnant la rappela à la réalité, chassant quelques secondes ses pensées, la ramena quelques pas vers lui. Que relever à ça ? Elle ne sut que répondre. Reconnaissante elle l’était pour ses quelques mots, mais peu convaincue au fond. Faire bien plus, elle aurait dû. Elle aurait dû confronter l’Ordre, mais quelles répercussions cela aurait-il pu avoir ? Avait-ce été un aveu de faiblesse de sa part, ou une décision raisonnée ? Lauriane n’en savait… rien. Et un immense désarroi l’envahi brutalement… Un vide si profond que toute sa peine depuis quatre mois s’y engouffrèrent. Ses doigts flottant contre le tissu de sa robe tremblèrent, à peine dissimulés derrière les plis.

La question raisonna enfin, une seconde fois. Lauriane ne pouvait plus éviter la confrontation. Et ne le souhaitait pas. Elle n’était pas venue pour mentir ou tromper ses sujets. Et c’est avec le respect qu’elle devait à chacun d’eux qu’elle répondrait donc cette fois à sa demande.

- Je me nomme Lauriane de la Rive, consentit-elle enfin à répondre, inclinant légèrement son visage par égard. L’impératrice avait choisi de se présenter sous son nom de jeune fille, la révélation serait ainsi peut-être moins choquante, bien qu’elle le douta. Mais ne me remerciez pasVous avez certainement fait bien plus pour Faërie que nous-même n’avons pu le faire.

Lui demander de ne pas faire preuve de trop de protocole maintenant qu’il savait qu’elle était impératrice ne lui était même pas venu à l’esprit. Personne ne le ferait, même si elle en faisait la demande. C’était ainsi que les choses fonctionnaient, encore… et encore. Sa respiration surchauffa au cœur de ses poumons. Lauriane se sentait… étouffer, sans pouvoir le montrer. Comment avait-elle pu en arriver là ? Comme tout à chaque noble qui devait sans cesse cacher son jeu et la moindre faiblesse. Qu’allait-il se passer ? Que pouvait-il réellement penser ? Qu’est-ce que ses sujets pouvaient réellement penser de l’implication de leur souverain qu’ils savaient lier à l’Ordre ? Personne ne lui dirait jamais en face qu’ils étaient fautifs, mais nombre devait le penser, et il fallait assumer. Sans faillir. Et c’est ce qu’elle faisait. Encore, et encore.

Et Lauriane réalisa enfin comme elle se sentait mal.

- Veuillez m’excuser, murmura-t-elle en se détournant. Toujours trop digne…

Mais où croyait-elle aller ? Probablement s’asseoir, se rafraîchir un peu peut-être, s’escamoter du regard du chevaucheur surtout, mais le vertige la prit trop vite et l’outreventoise chuta brutalement.

Blop :
 
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mer 4 Avr - 15:45

Les minutes semblaient être des heures tandis que le chevaucheur attendait une réponse. Il espérait en tout point s'être trompé, pourtant son instinct lui soufflait que - malgré tous les éléments en défaveur de cette hypothèse - c'était bien la réalité. Silencieuse, la jeune femme se retourna pour coucher quelques notes sur l'un des parchemins trainant sur le bureau. Cherche t-elle a gagner du temps ? A trouver une réponse convenable ? « Je me nomme Lauriane de la Rive » Ainsi, c'était donc elle. Si ce n'était pas là son nom le plus populaire, Aaron savait pourtant parfaitement qui se tenait face à lui depuis de longues minutes. L'impératrice de Faërie ; son impératrice. Et pas une fois il ne s'était agenouillé ni n'avait respecté les usages de la cour. Quel piètre chevaucheur il faisait là. Trop interdit qu'il était, il n'entendit que peu les paroles suivantes de la jeune femme, absorbé dans ses pensées, et surtout mortifié d'avoir manqué à l'étiquette. Il ne remarqua pas non plus la pâleur de sa panseuse, ni même sa respiration rapide. Il hésitait encore à s'incliner lorsqu'il vit avec stupéfaction l'Impératrice s'effondrer sous ses yeux.

Le chevaucheur n'eut que le temps de la rattraper avant que Lauriane ne cogne contre la table sur laquelle elle avait précédemment écrit ses notes. « Votre Altesse ! » Décidément, Aaron songeait qu'il aurait mieux fait de ne pas se présenter à l'infirmerie aujourd'hui. Le hasard lui jouait des tours bien trop saugrenus à son goût. Il appela le soldat en faction non loin de là, et lui déclara d'une voix pressante : « Va chercher le mage, dépêche-toi ! ». Sans demander son reste - la vue de la jeune femme inerte y étant probablement pour quelque chose - le garde s'empressa de disparaitre. Ne sachant que faire d'autre, Aaron pris l'Impératrice dans ses bras, et se redressa lentement. Il n'était plus aussi musclé que jadis, et ne pourrait la supporter longtemps, mais il ne pouvait pas la laisser par terre ; autant se déshonorer soi-même. Avec précaution, il la porta jusqu'au lit où la jeune femme avait voulu le faire s'allonger, et la posa avec autant de délicatesse qu'il pu. Lui qui n'était qu'un loup solitaire n'avait pas l'habitude de côtoyer des femmes de la sorte, et encore moins lorsqu'il s'agissait de la noble à qui il faisait allégeance. Non, vraiment, il aurait tout donné pour se trouver à des lieues d'ici. Malheureusement, c'était bien lui, pauvre chevaucheur fatigué et peu présentable, qui se trouvait au chevet de l'Impératrice de Faërie.

« Que s'est-il passé ? » Au grand soulagement du chevaucheur, le mage apparut enfin dans l'encadrement de la porte. D'un pas pressant, il se rendit jusqu'au lit, où il balaya la jeune femme d'un œil critique.  « Je ne sais pas ... Nous étions en train de discuter, et elle s'est subitement effondrée. » Le chevaucheur omis volontairement de faire part de leur sujet de discussion. Le mage ne pouvait ignorer l'identité de son aide, or il ne lui avait rien dit. Était-ce volontaire ? Se pouvait-il que la jeune femme ait volontairement cherché à cacher son statut ? Mais pour quelles raisons ? Trop de questions s'entassaient dans l'esprit du chevaucheur tandis que le mage le poussait sans ménagement pour pouvoir s'occuper de la jeune femme. Après un examen rapide, il alla fouiller dans ses étagères d'où il sortit une petite bouteille en verre fumé. Saisissant un chiffon propre, il versa un peu du liquide sur le tissu, puis vînt le placer sous le nez de la jeune femme.  « Cela ne semble pas trop grave. La fatigue, sans doute. Je dois retourner auprès du blessé. Elle ne devrait pas tarder à retrouver ses esprits. Faites-moi quérir au moindre problème. » Sans plus de cérémonie, il quitta à nouveau la salle avant qu'Aaron ait eu la présence d'esprit de lui rappeler qu'il n'était qu'un chevaucheur, et pas un guérisseur. Et si l'Impératrice était plus gravement blessée ? S'il y avait une autre raison à son malaise ? Et si elle était en colère contre lui ? Ce n'était pas que son estime personnelle qui avait été mise en jeu, mais bien sa vie entière. Comme un écho lointain, le souvenir du vide immense qu'il avait ressenti dans la trame alternée lui revînt alors, le faisant frissonner. Non, il ne pouvait pas revivre cela à nouveau. Tout, mais pas ça. Il n'y avait plus qu'à escompter que l'Impératrice lui pardonnerait ses nombreuses bévues. Avec un soupir, il tira une chaise jusqu'au pied du lit sur laquelle il s'assit en soupirant. Inutile de faire des plans sur la comètes, il aurait ses réponses bien assez tôt. Il espérait seulement que la jeune femme retrouverait ses esprits rapidement, et que ce n'était qu'un malaise sans gravité.

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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Mar 19 Juin - 16:39

Hmm… Ce n’était guère acceptable. Mais, ce n’était pas comme si cela était la première fois. L’inconscience avait saisi ses muscles, déformait les sons qui parvenaient à ses oreilles et la privait de sa voix. Et pourtant, son esprit vagabondait toujours, ni tout à fait contrôlable, ni tout à fait sauvage. Elle se souvenait d’une des fois les plus impactantes où elle s'était évanouie, quelques semaines après leur accession au trône si controversée… Elle ne lâcherait, elle ne laisserait leur donner tord et ces premiers temps avaient été si difficiles. Le mécontentement grondant encore. Il le fallait pour Gustave, mais aussi pour Antonin et Armandine. La pression, qu’elle avait pourtant refoulé tout au fond de son être, l’avait rattrapée alors même qu’elle assistait avec Gustave a un conseil. Que disait-elle à ce moment-là ? Quelque chose de… dangereux, probablement. Elle se souvenait, se rappelait, comme si cela faisait une éternité, que jamais leurs mots ne devaient oublier l’Ordre. Une pression… qui ne pardonnait pas, mais qu’elle ne rejetterait jamais. Les membres du gouvernement en avaient tout un plat pendant quelques semaines, puis l’incident avait été oublié. Les gens s’affolaient vraiment… pour trop peu.

- Hmgrh… Un marmonnement à la limite du grommèlement comme l’impératrice reprenait davantage conscience, s’extirpant de ses souvenirs nuageux.

Que s’était-il passé déjà ? Ah, oui. Fatigue et pression avaient eu raison d’elle alors qu’elle discutait avec un chevaucheur qu’elle soignait. Ce n’était pas bien judicieux… De lointaines voix lui revenaient en mémoire, celle du mage qui était passé. Heureusement qu’il n’avait pas retourné toute la caserne, elle ne souhaitait pas avoir à discuter de l’incident avec le Capitaine de vol. Elle n’était pas là pour cela, et tout cet incident l’ennuyait déjà suffisamment ainsi.

Ses paupières papillonnèrent faiblement quand les rayons lumineux les percèrent, ses doigts crispés, encore engourdis, venant maladroitement les protéger. Tous ses muscles ressentaient les courbatures oubliées de ces moments répétitifs et infinis où la tension les cinglait. Tous les nobles devaient la subir, eux plus que les autres certainement. Se redressant maladroitement, Lauriane reprit enfin conscience de la présence du chevaucheur, alors que ses iris bleutées s’étaient enfin réhabituées à voir le monde. Ses traits émaciés par sa fonction ne parvenaient pas à dissimuler les lueurs d'anxiété dans le fond de son regard. Impossible d’y couper, au vu de la situation. Etait-elle longtemps restée évanouie ? Probablement pas.

- Ne vous inquiétez pas, tout va bien, temporisa-t-elle en premier, sans être trop rapide, un sourire doux et confiant aux lèvres. Ses bras continuaient de la soutenir avec force, précautionneusement, mais elle se mut pour s’asseoir sur le bord du lit et retrouver une position plus louable. Vous ne serez pas inquiété pour ce qu’il vient de se passer, le rassura-t-elle. Ses pensées redevenaient à peine cohérente qu’une liste de priorités face à cette situation défilait déjà, et cela commençait par le fait qu’on aimait toujours trouver des coupables lorsque des drames survenaient. Heureusement, rien de grave, mais le chevaucheur devait douter. Un petit sourire contrit étira ses lèvres. Les derniers évènements nous ont tous beaucoup affectés. J’aurais certainement dû me reposer, mais il est difficile de rester inactif quand c’est votre devoir de protéger les autres. Sa propre stupidité lui apparaissait mais, ce n’était pas de la stupidité, c’était de l’acharnement à faire ce qu’il fallait. Le chevaucheur devait certainement le comprendre. Je suis navrée que vous ayez dû être mêlé à cette infortune, termina Lauriane, sachant pertinemment la situation inconfortable dans laquelle elle avait dû placer le chevaucheur.
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Message Sujet: Re: La guérison n’est jamais si prompte que la blessure.   Lun 16 Juil - 22:09

Le temps paraissait démesurément long tandis que le chevaucher patientait sur sa chaise, au pied du lit de l'impératrice. Son pied battait nerveusement le sol tandis que ses muscles tendus recommençaient à le tirailler, lui qui n'était pas allé s'allonger comme il le faisait d'ordinaire. La nervosité qui l'animait ne l'aidait sans doute pas non plus à se relâcher. Quand, enfin, la jeune femme soupira en reprenant ses esprits, Aaron se redressa brusquement, les yeux rivés sur elle. Il lui laissa le temps de reprendre conscience de ce qui l'entourait, ne la lâchant plus des yeux de peur que les choses recommence. « Ne vous inquiétez pas, tout va bien. Vous ne serez pas inquiété pour ce qu’il vient de se passer. Les derniers évènements nous ont tous beaucoup affectés. J’aurais certainement dû me reposer, mais il est difficile de rester inactif quand c’est votre devoir de protéger les autres. Je suis navrée que vous ayez dû être mêlé à cette infortune » Lentement, elle se redressa sur son lit. Le chevaucheur senti comme un poids s'élever de ses épaules en voyant l'impératrice se mouvoir à nouveau correctement et retrouver des couleurs. Il put respirer à nouveau, comme si l'inquiétude lui avait coupé le souffle.

Peu à peu, Lauriane se tourna pour s'asseoir au bord du lit. Aaron était toujours prêt à la rattraper s'il le fallait, mais il pressentait que le pire était passé. A dire vrai, avant la jeune femme, il n'avait guère eu l'occasion de voir quelqu'un s'évanouir, outre sa mère ou sa sœur. Et à chaque fois, elles avaient été emmené à l'intérieur sans que lui ait l'occasion de leur venir en aide. Les autres blessures qu'il avait connu, celles qu'il avait appris à reconnaître, étaient autrement plus sérieuses. C'était sans doute la raison pour laquelle il s'était senti si nerveux. D'un voix qu'il tenta de paraître maîtrisé, il répondit donc à son impératrice : « Je ne m'inquiète pas pour ma situation, votre Altesse, seulement pour vous. » Faisant rouler les muscles de ses épaules pour se détendre, il songea soudainement qu'un peu d'eau serait sans doute bénéfique. Se levant, il scruta la pièce à la recherche d'une carafe, qu'il trouva non loin de là. Le mage alla la chercher à grands pas avant de revenir vers la jeune femme, à qui il tendit un gobelet. Il ne savait trop comment se comporter face à elle. Après tout, n'était-elle pas son impératrice ? Pourtant, le fait qu'elle ait tenu à cacher son identité lui faisait penser qu'elle n'avait peut-être pas envie d'être traitée comme telle. Que risquait donc t-il à lui servir un verre d'eau ? « Vous n'êtes pas responsable de ce qu'il est arrivé. Chacun fait du mieux qu'il peut. ». Sa voix était calme, conscient qu'il était du poids qui pesait sans doute sur les épaules de la jeune femme. Il connaissait bien le poids de la culpabilité ou des remords, et il aurait donné cher pour pouvoir en faire abstraction.

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