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 Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?

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Message Sujet: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Ven 22 Déc - 16:59


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Rackham des Deux-Ancres et Bertin d’Ansemer

Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?




• Date : 20 décembre 1002
• Météo : Tempêteux, au-dessus de Port-Liberté
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Rentrant du front, Bertin fait une mauvaise chute au-dessus des toits de Port-Liberté. Soigné par Quitterie, il reçoit ensuite la visite du capitaine Rackham venu prendre de ses nouvelles.
• Recensement :
Code:
• [b]20 décembre 1002[/b][url=http://arven.forumactif.org/t3155-quaura-a-dire-mon-capitaine-de-cette-honteuse-chute#115289] Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ? [/url] - [i] "> Rackham des Deux-Ancres et Bertin d’Ansemer [/i]
Rentrant du front, Bertin fait une mauvaise chute au-dessus des toits de Port-Liberté. Soigné par Quitterie, il reçoit ensuite la visite du capitaine Rackham venu prendre de ses nouvelles.


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Dernière édition par Bertin d'Ansemer le Mer 10 Jan - 23:34, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Ven 22 Déc - 17:05

Allongé à la caserne, je songe aux derniers jours, aux dernières semaines, et je ne peux m’empêcher de soupirer. Lentement, je me redresse, refusant à mon corps le sommeil dont il a tant besoin. De toute façon, je sais que je n’arriverai pas à dormir tant que je n’aurai pas vu Jehanne et Bertille. Elles sont si près à présent. Je me maudis d’ailleurs de mon impatience qui a retardé nos retrouvailles. Un accident si bête. Quel exemple je fais pour les jeunes…

« Ambroisie, calmes-toi, je vais bien. »
« Peut-être mais tu es un idiot ! Si ça n’avait pas été de Quitterie, tu y serais passé ! »

Je sais ma dragonne rassurée malgré ses insultes, et je ne les relève pas. Nous savons tous les deux qu’elle a raison de toute façon. Je soupire légèrement. Je sais qu’elle est partie voler, survolant les côtes. Je lui souhaite de bonnes retrouvailles avec les siens, bien méritées. Elle n’a pas besoin de mes paroles pour savoir qu’il me faudra quelques jours – au moins – avant d’être suffisamment remis pour monter confortablement en selle. Avec la tempête qui s’annonce dehors, il n’y a aucune chance pour que je tente l’expérience en ce jour. L’idée même me fait rire légèrement, tellement elle paraît stupide, ce qui a le mérite d’éveiller mes muscles endoloris. Je grogne légèrement, à voix étouffée histoire de ne pas provoqué la colère de Quitterie davantage.

Les yeux fermés, je revois la scène d’un peu plus tôt, cette chute dont mes camarades se moqueront sans doute amicalement. Comment était-ce arrivé ? Je revois cette journée de vol, tâchant d’apprendre de mes erreurs, mais réfléchir demande un effort que je ne suis pas certain d’être prêt à fournir. D’ailleurs j’ai les temples qui se mettent à me marteler sourdement, et j’abandonne. Je m’appuie sur le lit d’une main pour m’aider à me redresser. Je suis incapable de rester là, immobile. À défaut de parvenir à réfléchir, je peux certainement commencer à me dénouer les muscles. Lentement, je traverse la pièce, évaluant ma convalescence à venir. Ç’aurait pu être fort pire, comme l’avais souligné Ambroisie, et je devrai m’assurer d’en remercier Quitterie une nouvelle fois.

Je finis par retourner vers le lit, m’y assoyant une nouvelle fois. J’ignore la douleur, à tout le moins je tente, mais j’entends néanmoins un grognement, celui d’Arthes, et son contact me fait plaisir.

« Hey petit, ne t’ai-je pas toujours dit que c’est dangereux de voler comme ça ? »

Elle semble amusée, ce qui m’allège un peu le cœur.

« Oui. Mais même aujourd’hui je ne peux être d’accord avec toi. Je ne saurais pas me contenter de garder les deux pieds sur terre, tu sais bien. »
« Oui, je sais. Malheureusement. Un jour ça nous tuera », déplore-t-elle.
« Allez, essaie de me dire que tu n’apprécies pas de pouvoir partager l’expérience avec moi et Ambroisie… »
« Je… »
« Je te taquine va. Je serai prudent. C’est promis. Et je passerai te voir prochainement, pendant mon congé. »
«  Quand tu auras vu ta femelle et ta petite. »
« Oui… »
« Je ne comprends pas pourquoi tu laisses ton frère s’occuper d’elle alors que tu ne demandes qu’à prendre sa place. »
« Parce qu’il le faut, nous en avons déjà discuté. »
« Oui, mais je ne comprends pas. »
« Je sais… et je ne te demande pas de comprendre. C’est ainsi que ce doit être, simplement. Mais n’en parlons pas maintenant, tu veux ? J’entends des pas dehors. »
« Tu ne peux pas fuir pour toujours petit. »
« Je sais. Mais plus tard. »

Je n’ai pas envie d’y penser maintenant. À cette fille qui n’est pas ma fille. Comme si je pouvais l’oublier, à toujours marcher sur des œufs pour éviter qu’on découvre notre secret, à Jehanne et moi. Les yeux rivés au sol, je ressasse ces pensées, une oreille tendue vers le reste de la caserne et l’activité bourdonnante de mes collègues.[/color]

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Message Sujet: Re: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Sam 6 Jan - 2:55

Allons donc, devait-il gérer au sein du vol d’Ansemer tous les grands maladroits de Faërie ? Il avait déjà fort à faire avec son épouse, le Rackham, ce n’était pas pour en rajouter une couche avec d’autres de ses Chevaucheurs qui avaient certainement la mauvaise manie de vouloir détruire des choses et/ou de se blesser aussi inutilement que bêtement. Il n’arrivait pas à croire que son ami (son prince, lui soufflait parfois la logique de son esprit) s’était cassé la figure de son dragon en rentrant sur la capitale et avait failli y passer. Par toutes les catins des ports ! Allait-il devoir le sermonner comme un enfant et le priver de vol pendant quelques jours pour s’être estropié de cette manière ? Et si Quitterie n’avait pu le soigner, hein ?! Qu’est-ce qu’il aurait pu dire à son duc pour expliquer la nouvelle infirmité de son frère, ou pire ! sa mort… Rien que d’y penser, il en frissonnait de colère. Bon sang ! Ce n’était pourtant pas difficile de s’arrêter et prendre du repos, plutôt que de rêvasser et laisser la fatigue vous envahir ! Bon, il pouvait bien parler, le Rackham, il n’était pas le dernier pour outrepasser les limites de son propre corps quand quelque chose le motivait. Mais quand même… Lui au moins pouvait se targuer de ne s’être jamais cassé la figure sur les toits de la ville depuis le dos d’Obsession.

Avoue que tu es surtout inquiet pour lui.

Le grognement mécontent qui fait office de réponse est bien suffisante pour donner raison à Calico qui, sur l’épaule de son mage échappe quelques cris qui ressemblent à de la moquerie. Mais en même temps, qui mieux qu’elle savait ce qu’il pensait ? Elle avait su bien avant l’îlien les sentiments qu’il entretenait pour Quitterie. Mais la mignonne et maligne Calico n’avait rien dit. Elle savait aussi que Rackham était prompt à réagir sur ce genre de révélation. Les sentiments, ce n’était pas son fort ! Tout du moins, sur leur compréhension.

Quittou a dit qu’il allait bien, même si ses blessures n’étaient pas anodines.

En mêm’ temps, il s’est frac’ssé sur les toits d’Port-Liberté. C’t’un miracle s’il s’pas brisé l’nuque.


Et ne serait-ce qu’imaginer cette possibilité, ça foutait l’îlien en rogne. Moins contre son ami que sur la perspective de le voir réellement blessé. Il l’appréciait vraiment le Bertin, c’était un camarade sur qui il pouvait compter et qui ne cherchait certainement pas à se donner des avantages par le nom et le titre qu’il portait. Cette simplicité était plus qu’appréciable et surtout, elle était naturelle. Tout ce qui pouvait plaire à l’îlien qui n’était pas homme à se prendre la tête ou à s’emmêler dans les titres pompeux de la noblesse. Certes, on pouvait dire aujourd’hui qu’il avait un titre, offert par Penny pour donner à lui et sa femme un petit pied à terre sympa en Ansemer. Mais tout seigneur était-il devenu que ça ne changeait rien à ses habitudes parfois rustres, parfois un peu bourrines qui faisait tout le charme des habitants de l’Archipel.

Et c’est avec tout ce charme d’ailleurs que Rackham se pointa à la chambre de Bertin, au sein de la caserne, dès que cet accident lui avait été rapporté et que les soins avaient été donnés. D’une assez bonne humeur malgré tout avec ce retour à la maison dû à la trêve hivernale, il ne frappa ceci dit pas à la porte et s’imposa avec son naturel envahissant ! Pas comme s’il s’attendait à trouver quelque chose de louche ou gênant. Quoique…

« Hé l'Bertin ! Ta p’tite m’ladresse à fait l’tour d’la caserne, j’spère qu’t’es pas d’venu ‘tropier. » Bon, l’humour est de mise dans ses paroles, et il ne manque pas d’adresser un petit sourire à son ami en refermant la porte derrière lui. Sur son épaule, Calico laissa échapper un petit couinement content, ainsi qu’un geste de la patte qui avait des airs de salut. Observant l’état de Bertin, le capitaine conclu avec un certain soulagement que celui-ci allait bien, comme le lui avait annoncé Quittou. Pourtant, c’est avec sincérité qu’il posa sa question, plus qu’évidente. « C’mment qu’tu t’sens l’ami ? C’pas une simple chute qu’t’as eu. »

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Message Sujet: Re: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Mer 10 Jan - 4:36

J’ai dû me perdre dans mes pensées, parce que je sursaute quand la porte ouvre. Un bref coup d’œil et j’aperçois Rackham à la vue de qui je me lève lentement.

- Capitaine.

C’est une formalité, et je lui souris en voyant que sa visite semble, pour le moment, plus amicale qu’autre chose. Je m’étonne un peu qu’il ne m’engueule pas comme sa femme un peu plus tôt, mais son trait d’humour me détend. Je réussis même à rire un peu avant de réaliser qu’il vaudrait peut-être mieux que je m’assoie, en fait. Maintenant. Je retombe maladroitement sur mon lit du coup, fermant les yeux un instant, étourdi. C’est insultant d’être dans cet état devant mon capitaine. Surtout que je n’ai pas besoin de lui pour savoir qu’on en parlera partout.

- Dis-leur qu’ils ont intérêt à se moquer pendant que je ne peux pas leur botter les fesses. Après ce sera trop tard.

Je blague. À moitié, mais je blague, et je lui offre un grand sourire ensuite. Ma chambre, ce n’est pas le grand luxe, mais sa simplicité me plait. Un lit, deux fauteuils avec une petite table basse, tout juste de quoi poser deux verres et discuter tranquillement, et de quoi poser mon matériel – armure, arme, tout ça lorsque je reste à la caserne. Pas de grandes tentures, pas de grandes tapisseries, pas de panoplie d’habits. À peine plus que le stricte nécessaire pour le soldat que je suis quand je vis ici. Je me relève en prenant mon temps cette fois histoire d’éviter un étourdissement inattendu, et je me dirige vers un des fauteuils, l’invitant à prendre place sur le second. Je n’ai rien à offrir à boire, mais je ne vais quand même pas rester assis sur mon lit non plus. M’assoyant, je pousse un léger soupir. La question de Rackham demeure un instant sans réponse pendant que je sonde à quel point j’ai envie de parler de la honte qui me serre quand même un peu la gorge.

- Je suis épuisé et j’ai mal partout.

Je lève le regard vers lui, ajoutant avec un brin d’hésitation dans la voix.

- Je suis désolé Rackham. Je sais que j’aurais dû m’arrêter pour vérifier mon équipement. Ça m’aurait évité le pire. Et ça aurait évité de donner un très mauvais exemple aux jeunes recrues.

Je soupire en baissant le regard un moment, cherchant une position un peu plus confortable avant d’abandonner avec un petit grognement sourd, destiné à moi-même et à ma folie.

- Tu peux m’engueuler, si tu veux. Comme ça ça sera fait. Ne serait-ce que pour l’exemple et pour ne pas donner l’impression que ta femme grogne et mord plus fort que toi.

J’ai même un petit sourire à cette phrase pour mon capitaine – parce que c’est bien à lui que je m’adresse évidemment – alors que je le taquine un peu. Je prendrai l’engueulade sans sourciller. Je la mérite. Et en fait je préférerais me la prendre à la figure maintenant que de devoir l’attendre sans savoir quand elle viendra.

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Message Sujet: Re: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Mar 6 Fév - 19:52

La chute n’a visiblement pas l’air d’avoir fait perdre à Bertin son humour. Et même si la douleur est visible – voire palpable – dans son regard, la fierté du Chevaucheur reste présente. Mais pas dit qu’elle soit intacte. Avec un rictus malin sur les lèvres, l’îlien observe son prince tenter de se relever pour le saluer. Pas une bonne idée, songe Rackham en constatant l’effort qui venait d’être fournit. Et si Bertin n’avait pas vite retrouvé une place assise sur le lit, nuls doutes que le capitaine aurait vu les jambes de celui-ci flageoler et céder sous son poids. Peut-être même qu’il aurait eu à le rattraper.

« J’leur d’rais ah ! » La blague du Bertin l’amuse et il ne se prive pas de partir dans un grand rire avant de reprendre un peu son sérieux. Mais il était vrai que d’imaginer toute la caserne parler – avec humour toujours – de cette petite affaire avait de quoi être drôle. Pour sûr, il tirerait les oreilles de ceux crachant avec malveillance sur l’accident, mais il ne priverait pas les bienveillants de rire un peu. Son prince était véritablement un homme assez ouvert pour accepter cela avec un sourire, quand bien même l’égo pouvait être quelque peu malmené. Mais s’il n’y avait que lui, ça allait, car le corps, c’était une autre histoire.

S’intéressant alors à l’état du Chevaucheur, celui-ci lui confirma ce que Quittou lui avait dit un peu plus tôt, et il était bien heureux de constater que cette dangereuse chute n’impliquait désormais que douleur et fatigue. Des membres cassés, un choc à la tête, tout cela aurait été plus ennuyeux et plus long à soigner. Connaissant le bougre, s’il avait voulu rentrer vite jusqu’à prendre des risques, une longue hospitalisation l’aurait rendu fou. Mais ce n’était visiblement pas ça qui tracassait le plus Bertin, en jugea-t-il devant l’hésitation et l’angoisse perceptible dans toute la posture de son Chevaucheur. S’installant face à lui dans le fauteuil où il l’avait invité à s’asseoir, Rackham croisa les bras sur le torse et observa un instant silencieusement Bertin. Allons donc, était-il à ce point honteux de sa chute et de son accident pour exiger de son capitaine des réprimandes ? Il devait bien mal le connaître alors, car si l’îlien avait véritablement voulu l’engueuler, il ne serait pas venu ici avec calme. S’il avait réellement eu l’intention de lui passer un savon, il déjà en train d’hurler à cet instant. Mais plutôt que de crier, il se mit à rire de nouveau de bon cœur, à la dernière remarque de Bertin ! Elle était bien bonne celle là !

« J’aim’rais bien voir ça tient ! » Quittou grognait et rallait, elle tapait des pieds les poings posés sur les hanches, mais c’était certainement moins fort et moins bruyant que lui. Car il était champion, le Rackham, lorsqu’il s’agissait de gueuler le plus fort, et il n’y avait bien que cet imbécile de Louis pour l’égaler. « Si j’voulais t’engueuler l’Bertin, j’l’aurais fait d’puis lon’temps. T’as bien assez pris comme ça, t’rentiendras la l’çon maintenant. T’vise pas d’r’commencer c’la dit, car c’te fois j’te promet d’gueuler. » Il part d’un nouveau rire, mais la menace reste là. Une fois il veut bien l’accepter, une seconde fois c’était trop. Pour une erreur aussi bête, franchement ! « Tu d’vais être pressé d’rentrer pour faire une telle ‘rreur, c’la première fois qu’ça t’arrivait. »

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Message Sujet: Re: Qu’aura à dire mon capitaine de cette honteuse chute ?   Mer 14 Fév - 6:24

- T’as intérêt ! lancé-je en joignant mon rire à celui de mon capitaine.

Un rire de bon cœur et qui pourtant sonne faux à mes oreilles, trop teinté qu’il est par les tensions qui m’habitent. Celles musculaires, déjà. Elles ont été grandement limitées par les excellents soins de Quitterie, Aura merci, mais elles me raidissent tout de même les côtes et le dos ce qui ne facilite en rien l’action de rire. Puis celles, moins évidentes, causées par la peur et la honte. Ces deux sentiments m’habitent, s’insinuant tous les deux à mesure que je prends conscience de la gravité des événements. Cela me serre autant les tripes que la gorge. J’ai trop de fierté pour le montrer ouvertement, mais ça s’entend dans mon rire, et sans doute Rackham en voit-il des éclats dans mes gestes, lui qui me connait bien à présent. Je n’ai jamais été particulièrement bon comédien auprès de ceux que j’apprécie. Le silence s’installe à nouveau et j’attends.

J’attends l’engueulade de mon capitaine qui ne vient pas. Plus surprenant encore, le voilà qui rit. Je sais qu’il a raison, que s’il avait voulu me faire des reproches il l’aurait fait il y a longtemps, mais je ne peux m’empêcher de figer à son rire. Quelques brèves secondes de silence interloqué avant que mon sourire ne s’étire légèrement et que je ne retrouve la parole.

- Tu ne t’adoucirais pas un peu, mon Rackham ? lui demandé-je avec le même petit sourire taquin, puis je retrouve soudain mon sérieux en soupirant. Nous savons tous les deux que je le mériterais amplement… Mais je t’en remercie. Sois assuré que je ne recommencerai pas. Contrairement aux apparences, je ne tiens pas à y passer ! Qui aurait cru que j’aurais frôlé la mort de plus près chez moi après un séjour au front…

Je nie légèrement de la tête avant de le fixer.

- Plus sérieusement, la tête de Quitterie, avec toute son inquiétude et sa peur aura suffit à tout me faire regretter. Et je ne te parle même pas de la colère d’Ambroisie.

J’ai été insulté par ma compagne dragonne. Elle, elle ne s’est pas gênée pour me marteler le cerveau de ses reproches. Je sens sa colère avec une distinction particulière. Elle n’a jamais été aussi froidement distante avec moi. La connaissant, elle s’est inquiétée, mais elle ne me l’avouera pas. La colère muette est parfois pire que les disputes mouvementées…

Un bref hochement de tête accueille le commentaire de Rackham sur ma presse de rentrer. Pressé ? Oui, certes, mais pour des raisons qu’il m’est difficile d’évoquer tellement elles sont risquées. Que puis-je me permettre d’énoncer devant mon capitaine ? Très peu. À mon ami cependant, un peu davantage, heureusement, même s’il y a des choses qu’il vaut mieux taire.

- Port-Liberté me manquait, aussi étrange que ça puisse paraître. Et l’appel d’un vrai lit était trop fort ! m’exclamé-je soudain avec un petit rire. Pour tout t’avouer – le sérieux s’empare soudain de nouveau de ma voix et je poursuis sur le ton de la confidence – je m’inquiétais pour mes proches, tant ici qu’au palais. Je savais que je ne trouverais le repos qu’après les avoir vus. J’aurais pu gagner deux ou trois heures de sommeil peut-être, avec de la chance. Mais au final ça ne m’aurait que propulsé au cœur de la tempête, tout aussi épuisé et éreinté que je l’étais… Même sans savoir qu’une tempête se levait sur la côte, il me semblait que pousser mes limites en sachant que j’arriverais avant la nuit tombée valait mieux qu’attendre une nuit de plus à ne pas trouver le sommeil. Ça me semblait être une meilleure option sur le moment.

J’explique sans chercher à justifier. Ce qui est fait est fait, j’ai pris une décision en fonction de mon état du moment, et de ce à quoi je m’attendais pour la fin du voyage. Était-ce la meilleure décision à prendre ? Nous le saurons jamais, reste que personne ne peut revenir en arrière pour changer le tout, et donc que de me justifier ne servirait à rien. Je ne compte même pas défendre mon point de vue si on tente de me reprocher mes actions. C’était stupide, oui… Mais tourner en rond en campant à la belle étoile dans une forêt ansemarienne n’est pas forcément une meilleure option ces derniers temps…

- Tu as envoyé une note au palais pour les prévenir que je vais bien ? J’aurais voulu rentrer ce soir, mais sachant que je tiens à peine debout, je crois qu’il vaut mieux que je dorme ici…

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