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 Sous une pluie de pétales

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Les Mages
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J'ai : 12 ans
Je suis : aspirante mage de l'Hiver en Magie Elémentaire, en 2ème année à l'Académie

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J'ai fait allégeance à : ma mère Désirée, ma tante Quittou, mon oncle Géralt et l'Académie
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Les Mages
Message Sujet: Sous une pluie de pétales   Ven 19 Jan - 21:20


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Denys du Lierre-Réal & Eponine Aubenacre

Sous une pluie de pétales

Un jour, mon prince viendra



• Date : 13 janvier 1003
• Météo (optionnel) : il fait beau
• Statut du RP : privé
• Résumé : Eponine sort dans la Ville Haute pour utiliser son théâtre de marionnettes lorsqu'une calèche manque de peu de la percuter. Choquée, une prince charmant vient la sauver
• Recensement :
Code:
• [b]13 janvier 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3254-sous-une-pluie-de-petales#121004]Sous une pluie de pétales[/url] - [i]Denys du Lierre-Réal & Eponine Aubenacre[/i]
 Eponine sort dans la Ville Haute pour utiliser son théâtre de marionnettes lorsqu'une calèche manque de peu de la percuter. Choquée, un prince charmant vient la sauver résumé


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Dernière édition par Éponine Aubenacre le Mer 14 Fév - 8:49, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Ven 19 Jan - 21:20

Une nouvelle année. Bien sombre. L'Académie est vide comme je l'ai pas connu depuis que j'y suis entrée. En fait, depuis le mois de septembre, beaucoup de choses se sont passées et ça se voit que l'Académie a également subi tous ces changements. Mais cette libération de la Chasse avec la mort d'un des professeurs... et de beaucoup d'élèves. Je vois encore les trois tués sous les griffes des Banshees. Je vois encore les chiens, la bave aux lèvres, se ruant sur nous pour goûter au sang. Des images terrifiantes qui ne cessent de me réveiller la nuit. Et cette peur qui me quitte pas. Cette peur d'être rattrapée par la Chasse. Ou d'apprendre la mort d'un de mes proches. Je prends des nouvelles presque tous les jours. De toute façon, maman me laisse pas sans nouvelle. Elle aussi a peur. Mais j'ai refusé de partir de l'Académie. Même encore aujourd'hui, alors que l'empereur d'Ibélène est mort et qu'une trêve a été déclarée. Une trêve qui, j'espère, sera prolongée. Nous n'avons pas besoin de nous faire la guerre. Nous devons nous unir et nous battre contre la Chasse. Et la mort de la Rose. J'espère que Tim va bien. Je sais à quel point il était lié au Roi Noir. Il m'a dit qu'il l'avait senti parce qu'il a changé d'écrin peu de temps avant les événements de l'Académie. Peut-être est-ce mieux pour lui.

J'ai pris le parti aujourd'hui, de changer un peu. On m'a conseillé pour vaincre ma timidité et gagner un peu confiance en moi, d'aller vers les gens. Et j'ai eu une idée. J'ai un petit théâtre de marionnette que j'ai gagné et que j'utilise pour faire des petits spectacles pour les enfants. J'en fait souvent autour de l'Académie et ça a un franc succès auprès des enfants de la Ville Basse. C'est un moyen aussi de faire sortir de l'esprit des gens cette Chasse. Et du mien aussi. Et aujourd'hui c'est samedi matin. Je suis sortie avec mon petit théâtre, le cœur encore battant à l'idée de devoir m'exprimer en public. J'en ressens les bienfaits, cependant. En fait, je me sens un peu bizarre depuis ces événements à l'Académie. Puis j'ai eu douze ans. Maman dit que j'ai grandi. Douze ans c'est presque être une jeune fille maintenant. Mais je sens encore ma timidité et mon appréhension dominer le reste. J'ai le cœur qui bat vite, les jambes qui tremblent et je me force à poursuivre ma route pour me trouver un petit endroit où animer mes marionnettes. Je sais que c'est toujours comme ça. L'appréhension du début puis que, ensuite, ça part pendant que je fais mon petit spectacle.
Je finis par dénicher une petite place où je m'installe sur un banc tout en préparant ma construction de fortune. J'ai eu peur, au début, de me faire gronder parce que la Ville Haute c'est un endroit tellement propre et tellement riche qu'une petite fille avec un théâtre de marionnettes ça doit faire un peu tâche. Mais, au contraire et à ma plus grande surprise, ça plaît beaucoup aux nobles et il y en a même qui m'ont donné des sous. J'ai beaucoup rougi et protesté, j'ai voulu leur rendre mais ils ont vraiment refusé. Alors je l'ai gardé et j'achèterai un cadeau à tonton Géralt et à maman avec. Je pense que c'est aussi parce que je fais partie de l'Académie et que l'Académie garde tout de même un grand prestige. Une fois tout installée, je prends ma place habituelle derrière le petit rideau et anime mes marionnettes. Je raconte l'histoire d'une petite fille rêveuse qui est arrachée de chez elle, séparée de sa maman parce qu'elle est différente et emmenée loin. Puis, elle finit par retrouver sa mère qui la rejoint et tout se termine bien. Il y a déjà des enfants qui traînent leurs parents ou leurs gouvernantes vers le petit théâtre pour écouter la suite de mon histoire.

Le trac commence à s'estomper pour laisser place à l'amusement lorsque tout bascule. Une scène qui se déroule presque au ralenti. J'entends un bruit sourd, comme une explosion, qui m'arrache un sursaut. Puis c'est des cris et l'horreur quand une grande calèche tirée par des chevaux paniqués fonce droit sur moi... et les enfants qui m'écoutent. Je pousse un cri strident qui a le mérité d'alerter ceux qui me regardent et leur laisse un laps de temps nécessaire pour éviter l'accident. Mais je reste pétrifiée, observant les chevaux ruer droit sur moi, tenant bêtement mes marionnettes. Puis un deuxième cri, qui ne sort pas de ma bouche cette fois, me réveille et j'ai juste le temps de me jeter sur le côté. J'atterris dans une position étrange alors qu'une douleur fulgurante me traverse la main. Le cochet a réussi à calmer ses cheveaux et je regarde avec horreur, mon théâtre piétiné, réduit en miettes, m'offrant la vision de ce que pourrait être mon corps si je n'avais bougé. Tremblante, le souffle court, les yeux embués par des larmes de douleurs, je reste au sol, incapable de bouger, sidérée par le choc, paralysée par mon poignet endoloris. Que vient-il de se passer au juste ?

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La Noblesse
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Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

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La Noblesse
Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Mer 14 Fév - 4:50

Ce séjour à Lorgol était empli de surprises. Toutes pas forcément des plus agréables, mais Denys se passait bien de ressasser les souvenirs des jours écoulés. Bientôt il quitterait la capitale des peuples libres pour retourner chez lui. Et par Cerah, Lagrance lui manquait horriblement. Pourtant, il ne détestait pas la cité, mais bien trop de choses étaient arrivées dans un laps de temps si qu’il ne s’y était pas particulièrement préparé. La raison première était sans aucun doute Mélusine et toutes les révélations qu’ils s’étaient échangés, chacun soutenant leur cause. Il y avait eu de bonnes et de mauvaises choses dites, des erreurs commises peut-être, des souvenirs remontés à la surface impunément… même s’il ne l’avait pas revu depuis ce jour, le duc ne pouvait s’empêcher de songer à ce qu’ils s’étaient dit, premières véritables paroles échangées depuis plus de dix ans. Ceci dit, la marquise de Sinsarelle était peut-être bien l’une des choses les moins compliquées qui lui était arrivées depuis qu’il était à Lorgol… Cette cité avait le don de réveiller bien des vices cachés et des morceaux de mémoire qu’on se gardait bien de conserver.

Oui, bientôt il rentrerait. Bientôt il pourrait retourner à ses affaires, maître de son domaine.

« Nous sommes bientôt arrivé mon seigneur ! Les rues sont un peu prises, à cause du marché. »

C’est ce que lui avait dit le cochet de son carrosse alors qu’il avait prit la route de la tour de Lierre-Réal, après un rendez-vous des plus sympathiques en bonne compagnie de la noblesse. Et bien qu’il n’ait pas été particulièrement pressé, son serviteur s’était néanmoins donné la peine de lui indiquer pourquoi il y avait ainsi des ralentissements sur la route empruntée.

« Faite au mieux. »

Avait-il simplement répondu alors, reprenant la lecture de ses correspondances en retard. Par bonheur, en ces temps de trêve, il n’avait pas de mauvaises nouvelles à déplorer en Lagrance et bien au contraire, les terres conquises par Sombreciel avaient été rendues et les frontières revenaient en place. De quoi mettre le duc de particulièrement bonne humeur. Jusqu’à ce que tout à coup, son véhicule s’emballe et prenne de la vitesse, sans que Denys pu comprendre pourquoi. Dehors, le cochet hurlait à ses chevaux de se calmer, mais une bonne distance fut parcourue malgré tout lorsqu’enfin les bêtes de calmèrent. Non sans avoir bousculées nombre de passants et fracassés quelques étalages à son passage. En tout cas, quelque chose avait cogné, il en était certain. Sortant du carrosse pour profiter de l’air frais après cette peur passagère, Denys observa les dégâts, non sans un regard désapprobateur au serviteur qui l’avait rejoint, descendu de son perchoir. Il n’avait pas fière allure et il semblait avoir eu tout aussi peur. Derrière lui, quatre gardes ducaux observaient aussi la situation, éloignant les curieux de la scène.

« Que s’est-il passé ?!
-Pardonnez moi votre grâce ! Une chose est passée devant les chevaux et leur a fait peur. Avec la foule, ils se sont emballés et ont eu du mal à se calmer ! Vous n’avez rien ?
-Non non, plus de peur que de mal. » D’un geste évasif, le duc éluda la question, tant il n’y avait pas besoin de s’y attarder. Il n’avait rien et c’était certes le plus important. « Pouvons nous repartir ?
-C’est que… une des bêtes s’est blessée à la cheville, votre grâce. Elle refusera d’avancer. » Il semblait tout à coup bien mal à l’aise, le cochet, conscient de ses nombreuses erreurs face à son duc.
« Et donc, vous comptez me faire marcher jusqu’à la tour peut-être ?
-Oh non ! Non votre grâce, absolument pas ! Je… je vais m’empresser de régler le problème.
-Faite vite. » Peu lui importait de savoir comment il comptait régler ledit problème, ce qu’il voulait, c’était rentrer chez lui rapidement. Même s’il faisait beau, le froid hivernal de Lorgol glaçait jusqu’à l’os.

Assuré d’avoir au moins une protection armée et magique avec lui, Denys se laissa à observer un peu plus les alentours. Une petite place où les gens avaient fini par ne pas trop s’attarder, propre ceci dit, loin de l’insalubrité de la Ville Basse. Puis il vit cette petite silhouette à terre à la chevelure rousse, non loin du carrosse. A côté d’elle, des débris d’il ne savait quoi, écrasé sans doute par les roues de son véhicule quelques minutes plus tôt. Elle ne bougeait pas, tétanisée par ce qui venait d’arriver. Par chance, elle semblait la seule qui avait fait les frais de cet accident, donc peu de dommages à rembourser (pour son serviteur, évidemment !). Intrigué, le duc approcha néanmoins, suivi de près par deux de ses gardes, les autres restant en alerte près du carrosse. Une fois aux côtés de la silhouette, il remarqua sans mal que c’était alors une enfant, qui avait manqué de peu de se faire écraser. Il soupira et s’accroupit près d’elle.

« Est-ce que tout va bien petite ? Tu es blessée ? »

Il n’allait décemment pas laisser cette pauvre gamine dans cet état, à plus forte raison s’il en était la cause. Il pouvait être hautain et égoïste, sûr de lui et mesquin, mais cette petite n’avait hélas rien fait. Et s’il se targuait bien de savoir muselé ses sentiments, il n’était pas encore cruel au point de blesser des enfants.

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Les Mages
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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Ven 23 Fév - 14:58

Pendant les minutes qui s'écoulent et s'éternisent, je perds la notion du temps. Les gens s'affairent autour de moi et je les regarde sans vraiment les voir, l'air encore choqué. Profondément choqué parce ce qu'il vient de se passer. A côté de moi, les restes détruits de mon théâtre ne me font aucun effet. Il devrait, pourtant. D'un côté je vais être triste, j'aimais beaucoup l'utiliser et ça m'a aidé pour gagner un peu confiance en moi. Je vais regretter de ne plus offrir aux enfants quelques sourires. Mais pour le moment, seul le choc me tétanise. Les battements de mon cœur sont toujours aussi rapides et ma vision reste un peu floue par quelques larmes de douleur. Les contours sont imprécis et paraissent presque irréels. Et c'est ainsi que la vision apparaît. Je le vois, cet homme noble aux allures princières, qui semble descendre du ciel pour cueillir ma détresse avec une attention en tout point touchante. C'est un rêve ? Un mirage de mon esprit causé par le choc ? Je ne sais pas. Mais sa voix est tellement douce qu'elle paraît caresser mes joues avec une infinie tendresse. Le temps s'est arrêté et je crois que j'ai même oublié de respirer. Mon esprit est entièrement subjugué par cette vision enchanteresse. Serait-ce mon...

-Prince charmant ?

La voix surgit de ma bouche dans un bredouillement presque incompréhensible. Elle me ramène toutefois à la surface. La vision disparaît le temps d'un clignement d'oeil avant que son contour ne se fasse encore plus précis. Il n'est plus question de mirage. L'homme est bien réel, accroupi près de moi, soucieux de mon état et en tout point charmant. Même plus encore. En fait, je ne savais même pas que quelqu'un peut être aussi beau. Les yeux écarquillés, je le fixe avec stupeur, incapable de prononcer le moindre mot alors que mon cerveau analyse la situation dans son ensemble. Puis, mes yeux passent de l'homme à deux autres personnes derrière avant de s'arrêter sur le carrosse. Un... un noble ? Alors c'est bien un prince ? Par Osir ?! Mais qu'est-ce que j'ai encore dit ? Cette fois effrayée, je m'incline bien bas. Enfin... aussi bas que ma station assise peut me le permettre.

-V... votre altesse, pardonnez-moi !

Je couine, blême. Comment ai-je pu me montrer aussi familière avec un noble ? A l'évidence, un noble de la haute noblesse tellement il dégage de charme et d'élégance ! Cette fois complètement éveillée, la douleur à mon poignet me rattrape d'un coup et je pousse un léger gémissement, plus par surprise que par douleur. Puis je me souviens qu'il m'a posé une question et que c'est encore plus mal élevé de ma part de ne pas y répondre. Surtout lorsque la noble personne me fait l'immense honneur de se soucier de ma santé. Je relève la tête, prête à lui répondre que tout va bien mais un deuxième élan douloureux me fait juste répondre pas une horrible grimace. Inutile de jouer les vaillantes, il voit bien que je suis blessée.

-Je... j'ai mal au poignet, je réponds très vite, un peu honteuse de ma faiblesse. Mais sinon ça va. Je crois.

Au moins, ce théâtre a eu le mérite de combattre un peu ma timidité. Je suis arrivée à aligner une phrase sans bredouiller et sans rougir. J'en suis tellement soulagée intérieurement que je songe même à le raconter à Tim et Mélinda. Le premier parce qu'il répète toujours que je suis trop timide et la deuxième parce que je sais qu'elle sera vraiment fière de voir mes efforts récompensés. Puis je me dis que lui aussi peut-être blessé, surtout s'il s'est retrouvé dans ce carrosse ! Et ce serait vraiment un égoïsme de ma part de ne pas m'en soucier alors qu'il prend la peine de venir vers moi.

-Vous... vous n'avez rien ?

Au moment même où je prononce ces mots, je les maudis. Et même s'il a quelque chose, comment une gamine comme moi va pouvoir y remédier ? Je suis stupide. Réfléchis avant de parler, Éponine ! Réfléchis ! Ce n'est pourtant pas compliqué !

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Lun 26 Mar - 20:15

Le choc se peignait très lisiblement sur le visage de la pauvre petite fille qui devant lui semblait peiner à reprendre ses esprits. Sous une tignasse rousse un peu en bataille, Denys pouvait percevoir deux petits yeux bleus comme éblouit par l’instant. Il pouvait comprendre cela dit, la peur avait dû lui terrasser le cœur, car à en juger les débris qui jonchaient le sol, son carrosse n’était pas passé très loin de la demoiselle. Il était bien heureux que les dégâts ne soient que matériels. Patientant à l’attente d’une réponse de la part de la jeune fille, il fut surpris du premier bégayement qu’elle lui adressa, fort peu compréhensible à ses oreilles.

« Qu’as-tu dis ? »

Demanda-t-il alors, curieux de savoir si les bredouillements incertains qu’il avait entendus étaient une réponse à la question posée plus tôt. Elle n’était pas bien âgée, cette petite. Bien plus que sa princesse adorée, mais pas assez visiblement pour encaisser sans trop de peur ce qui venait d’arriver. A sa tenue, il l’aurait pourtant prise pour une jeune fille de Lorgol, mais elle n’était pas crasseuse comme les gamins qui trainaient dans la Ville Basse. Une petite étudiante bien loin de l’Académie peut-être, en visite chez sa famille ? La chose ne l’intéressait en vérité que peu, seul l’instant présent comptait véritablement. Le choc de la petite se transforma peu à peu en surprise, puis en une déférence maladroite suivie d’un salut tout aussi pataud. Mais loin de s’en vexer, il eut pour la gamine un sourire conciliant et bienveillant devant le couinement de ses excuses. Bien vite éclipsé cela dit quand il nota le petit cri de douleur qui fit suite.

« Hé là, doucement. » Dit-il en la rassurant, l’invitant ainsi à ne plus faire de geste brusque ou s’encombrer trop de politesse en l’instant mal avisée. Il n’allait pas en vouloir à cette pauvrette de Lorgol d’agir à l’encontre de l’étiquette la plus basique, surtout s’il était – bien indirectement – la cause d’une blessure chez elle. Le poignet donc. Certainement en se poussant hors du chemin de son véhicule. « Montre moi. » Précautionneusement, il lui prit le poignet, passant ses doigts à l’endroit où c’était certainement foulé. Il n’était pas expert en matière de médecine – à plus forte raison pour un faë qui faisait plus confiance aux mages guérisseurs qu’aux médecins – mais il connaissait ce genre de blessure pour les avoir déjà expérimenté dans sa jeunesse. La question interrompt ses réflexions et le surprend, faisant lever un sourcil expressif sur son visage. Puis un nouveau sourire amusé. « Non rassure toi. Plus de peur que de mal. » Cette petite, malgré un statut bien inférieur au sien, avait un moins une éducation respectable, de ce qu’il pouvait en juger par son attitude.

« Les restes brisés là bas, ils étaient à toi ? » Questionna-t-il en tournant le regard vers lesdits débris, sans lâcher pour autant le petit bras de la demoiselle. « Si c’est le cas, je suis désolé que mon carrosse l’ait brisé en passant. » Oh c’était là plus une habitude bien polie chez lui qu’un véritable sentiment de culpabilité. Il savait que ce n’était pas réellement un problème. Moins que ce petit poignet abimé. « Je peux demander à mon guérisseur de s’occuper de toi, c’est la moindre des choses. » Bien sûr, il ne la forcerait certes pas à accepter, mais il se sentait pour sa part obligé de lui proposer, ce qui ne serait qu’un contretemps dans ses occupations. Et puis néanmoins, même s’il ne la connaissait pas, elle ne méritait pas qu’on l’abandonne pour une erreur qui était celle d’un de ses serviteurs.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Jeu 19 Avr - 10:44

Je ne sais plus si les palpitations de mon cœur sont dues au choc de l'accident ou à celui causé par l'arrivé du Prince. Parce qu'il doit forcément être prince pour se montrer aussi gentil, courtois et bien vêtu. Sans parler de cette aura charismatique qu'il dégage et qui me coupe presque la parole. Je ne sais plus vraiment si c'est un malheur tout ça. Si c'est une véritable malchance. Bien sûr, je suis assez triste de voir mon théâtre ainsi émietté sur la voie publique. Mais je me sens surtout incroyablement chanceuse de voir un prince tel que lui s'occuper de moi. Je ne pense pas le mériter toutefois et je rougis furieusement lorsqu'il attrape mon poignet pour l'examiner. J'ai envie de le retirer et de lui dire de ne pas me toucher parce que je suis toute sale et qu'il va se salir aussi mais je n'arrive même pas à reprendre mon souffle. J'ai presque l'impression que mon cœur bat maintenant dans la paume de ma main. C'est très déroutant. Pire encore. Ma question, loin de le contrarier, semble l'amuser et il me répond avec la plus extrême des gentilles. Une douceur qui manque de me faire monter les larmes aux yeux. Trop d'émotions en si peu de temps. Si la magie n'existait pas, je pourrais croire à une illusion, ou à un rêve merveilleux. Pourtant tout ceci est bien réel et j'en oublie presque les questions qu'il me pose tant je suis prise entre deux mondes.

-Oh... euh. Oui mais... c'est pas grave, c'est qu'un théâtre, je marmonne un peu piteusement.

Pourquoi est-ce que je n'ai pas l'assurance de Tim dans ces moments ? Ou les jolis mots de Mélinda ? Ou encore la témérité de Lena ? Et puis si, au fond, c'est un peu triste. J'aimais bien ce théâtre. Mais ce n'est que du matériel. L'important c'est qu'il n'y ait aucun blessé.

-J'en jouais pour les enfants. Je viens de l'Académie, précisé-je un peu plus assurément.

Bon, il ne m'a pas posé la question et ça ne doit pas vraiment l'intéressé mais au moins j'ai parlé sans balbutier et j'en ressens une certaine pointe de fierté. Mais à nouveau me voilà plongée en pleine confusion. Mon premier réflexe est de refuser, de lui dire qu'il ne faut pas s'inquiéter pour moi, que ça va aller, que je vais rentrer à l'Académie et que l'on me soignera là-bas. Mais je n'ai même pas le temps de prononcer ces mots qu'un mouvement réveille la douleur et me fait grimacer aussitôt. Je suis donc bien obligée d'admettre qu'il vaut mieux l'écouter et accepter sa proposition. Je ne me sens pas vraiment capable de rentrer à pied à l'Académie dans cet état. J'en ai pour quelques heures de marche et si, en soi, ça ne me dérange pas, la donne est tout autre avec un membre foulé.

-C'est... très gentil à vous. Merci.

Je rougis encore plus devant cette marque de faiblesse de ma part. Même s'il l'a proposé et que, du coup, ça ne doit pas trop le déranger, me voilà devenir une charge pour un Prince qui a sûrement autre chose à faire de ses journées que de s'occuper d'oisillons tombés de leur nid. J'essaye de contrôler les battements frénétiques de mon cœur. Ce n'est pas en perdant totalement mes moyens que je vais garder un discours lucide. Je dois me ressaisir. Pourtant, j'ai encore l'émotion bien présente et quand mes yeux se posent sur le théâtre, je frissonne en songeant que ça pourrait être moi. Je l'ai échappé belle. Quelques secondes de plus et c'était moi à la place de mon théâtre. Je ne dois pas penser à ça. Je suis en vie et tout va bien. Je vais même pas le dire à maman, elle sera folle d'inquiétude. Et puis... j'ai envie que cette rencontre soit mon petit secret à moi. Je pourrais même écrire un poème dessus... le Prince et l'Oisillon ? Un poème-histoire... je n'en ai encore jamais fait mais maintenant que je sais écrire, je peux m'attaquer à des registres un peu plus important. Et je demanderai à dame Libelle ce qu'elle en pense. Me sentant un peu plus confiante, je retire doucement ma main de la sienne, bien que à contrecœur. Sa main est chaude et douce. Et je me relève doucement, avec précaution. Mes jambes tremblent un peu mais c'est surtout l'émotion. Je n'ai pas non plus envie de faire attendre le Prince, il doit avoir des choses plus importantes à faire. Autour de nous, la foule s'est estompée et seuls quelques curieux s'arrêtent encore pour contempler brièvement l'étendue des dégâts. Je me sens un peu mieux maintenant que les regards ont bifurqué ailleurs. Je regarde le Prince et lui sourit timidement :

-Après, ne vous dérangez pas pour moi
, soufflé-je presque apeurée par mon audace. Je ne veux pas vous retarder.

Oh ce serait la première des impolitesses alors qu'il s'est montré si prévenant avec moi. On ne se montre pas égoïste envers un prince.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Lun 7 Mai - 14:34

Ainsi donc, il avait vu juste en supposant que cette petite venait de l’Académie. Une information somme toute peu intéressante mais qui avait le mérite d’exister. Cela confirmait qu’elle était bien loin de chez elle, et ce pour amuser les enfants du quartier. Une activité louable pour une gamine de cet âge, même si le duc n’y porta en vérité que peu d’attention. Bien qu’elle lui paraisse fort gentille et polie sous sa grande timidité, il y avait peu de chance pour que lui, souverain de Lagrance, et elle, petite demoiselle étudiante à l’Académie se rencontrent une nouvelle fois. Après cet incident, ils se sépareraient, laissant cet instant comme un fragment d’existence relativement insignifiant. Néanmoins, il comptait bien ne pas la laisser en plan, et la proposition, quoique certainement surprenante était sincère. Si la blessure n’avait rien de grave, il n’était pas question de laisser cette gamine rentrer à l’Académie avec le poignet foulé. Tout ça à cause de son cochet.

« C’est normal voyons. Quel homme serais-je de laisser un enfant blessé sur le bord de la route ? »

Il avança un autre sourire amusé. Soit, c’était un contretemps, et s’il avait été réellement occupé et pressé par le temps, il n’aurait accordé que peu d’importance à cette demoiselle, la confiant à quelques serviteurs avant de s’éclipser. Mais il avait la chance d’être relativement libre en cet après midi. Et malgré la timide audace et l’envie de ne pas déranger qu’avançait cette petite en se relevant, il balaya le doute d’un simple geste.

« Tu ne me déranges en rien… » Il voulu prononcer le prénom de la petite, mais il ne l’avait guère. « Si c’était le cas, je te l’aurais dit. » Au même moment, le garde à ses côtés s’approcha un peu plus, apportant ce qui semblait être des nouvelles. « Le cochet est revenu avec un autre cheval votre grâce, nous allons pouvoir repartir. –Oh. Il a fait vite. » Constat appréciateur, le duc tourna un regard en direction de son carrosse où, effectivement, le cochet était en train de se presser pour réatteler l’animal. « Armand est bien à la tour ? – Aux dernières nouvelles oui, votre grâce. » Bien, il aurait été bien ennuyeux que son guérisseur ne soit pas sur place. Tournant le regard vers la petite demoiselle rousse, il l’invita à le suivre.

« Nous allons pouvoir repartir, viens-tu ? »

La proposition tenait toujours le concernant, mais il n’allait pas non plus forcer cette petite à l’accompagner si elle ne le voulait pas. Pour autant, il lui tendit une main bienveillante, alors que plus loin, le cochet faisait signe qu’il avait terminé son œuvre. Il était temps de quitter cette petite place.

« Comment tu t'appelles au fait ? »

Vrai qu’un peu plus tôt, le prénom de la petite lui avait manqué. Et s’il n’avait certes pas l’intention de la revoir en d’autres lieux, il était plus poli et sympathique de l’appeler par son prénom plutôt que par des « Petite » et ses synonymes.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Jeu 17 Mai - 0:38

Je me sens toute chose. Me dire qu'une si noble personne prend à cœur mon sort, moi, une petite roturière qui étudie à l'Académie. Je préfère ne pas répondre parce qu'il n'y a rien que je puisse dire de plus. Je me sens vraiment flattée par sa considération mais je sais aussi que je ferai la même chose dans une situation inverse. Certains me disent que je suis naïve, mais je suis persuadée que nous naissons tous bons et qu'il reste toujours du bon en chacun de nous qui se réveille lors d'une situation qui nous porte à cœur. J'ai encore la preuve de ce que je crois en face de moi. Un prince qui vient en aide à une petite fille. De bon cœur. Sans rien attendre en retour. C'est un homme bon. Sauf que celui-là à vraiment des allures distinguées. Des allures qui me font presque croire que je suis aussi une princesse. Bientôt son majordome arrive, expliquant qu'ils sont prêts à repartir. Puis il réitère son invitation la main tendue. Je le regarde lui, puis sa main, puis rosit légèrement avant de l'attraper. Je n'ai pas le temps d'hésiter, j'abuse déjà suffisamment de son temps.

-Je m'appelle Éponine. Éponine Aubenacre, votre Altesse.

Je suis encore plus flattée de voir qu'il me demande mon nom. Je demanderai bien le sien mais j'ai peur de paraître impoli. Pourquoi donc un homme si important se donnerait la peine de m'indiquer son identité alors qu'il est probable que l'on ne se revoit jamais. Mais, en même temps, je me dis qu'il est impoli de ne pas demander le nom de quelqu'un qui vient juste de demander le votre. Et, alors que je le suis, je finis par me lancer, totalement paniquée parce que je m'apprête à dire, butant même sur les mots.

-Je... m... enfin... je veux dire. Pou... pourrais-je connaîtrelevôtre ?

Je me choque moi-même d'avoir osé prononcé une telle phrase et tente de rattraper le tir en bafouillant maladroitement avant de finir par ne plus oser rien dire tellement c'est incompréhensible. Je finis par baisser la tête, les joues en feu, rouge de honte. Je m'assoies dans la calèche avec une certaine appréhension. Je suis sale, couverte de poussière après être tombée et je ne suis jamais entrée dans un endroit aussi luxueux, même s'il s'agit d'une calèche. J'ai peur de salir et m'assois du bout des fesses, bien droite, essayant de toucher le moins de choses possibles. Le carrosse se met en place, faisant par moment, quelques pas vacillants, au rythme des pas posés des cheveux. Murée dans mon silence, encore honteuse par ma lamentable prestation verbale d'il y a quelques secondes, je n'ose même pas le regarder et porte mon attention sur les rues chiques de la Ville Haute qui défilent sous mes yeux. Quand je raconterai ça à tout le monde, personne ne voudra me croire.

Les rues se suivent, chacune offrant son paysage de richesses et de beauté distinguée. Je ne sais pas exactement combien de temps s'est écoulé depuis que je suis montée dans cette calèche mais j'espère intérieurement que cette promenade ne connaîtra jamais de fin. Une sorte de douce torpeur s'empare de moi alors que je me fais bercer par le léger balancement et le bruit des pas sur les pavés. Pourtant je parviens à garder les yeux ouverts. Il est très impoli de s'endormir devant quelqu'un. Surtout devant une noble personne comme lui et j'ai suffisamment fait de dégâts ainsi. Mais je surprends mon esprit à vagabonder paresseusement dans mon monde imaginaire. Et, tout aussi étrangement, ma honte commence à s'estomper, pour laisser place à un état de léger bien-être. Maman me dirait de ne pas monter ainsi avec un parfait inconnu mais j'ai l'impression que c'est différent. Comme si je le connaissais. Comme si je l'avais déjà vu. Sous une pluie de pétales peut-être. Au beau milieu d'un rêve.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Jeu 31 Mai - 19:04

A n’en pas douter, bientôt cette petite serait aussi rouge que sa propre chevelure. Honteuse ou timide, Denys n’en savait trop rien, mais chaque parole qu’il lui adressait était une raison de plus pour la voir se parer de couleurs, même le simple fait de lui demander son prénom. Etait-il à ce point intimidant ? Ceci dit, il pouvait comprendre que pour une petite fille de basse extraction, faire face à un éminent membre de la noblesse d’Arven pouvait faire peur. Même si le duc n’était pas particulièrement quelqu’un d’effrayant, bien au contraire, il était sans doute, aux yeux de beaucoup, considéré comme abordable et d’agréable compagnie. Néanmoins, après un temps d’hésitation, la petite décida d’accepter la proposition, déclamant d’une petite voix son identité. Eponine Aubenacre. Curieusement, il avait la sensation d’avoir déjà entendu ce nom là quelque part, sans parvenir à définir clairement le souvenir à la source de celle-ci. Ce n’était sans doute pas bien important, mais ce détail de déjà vu le titilla quelque peu. Pas assez cependant pour ignorer le babillage et les bafouillages de la demoiselle, plus rougissante que jamais à sa question qui, il en convient, aurait pu être déplacée. Néanmoins, alors qu’il invitait la petite à prendre place dans le carrosse, il répondit avec un petit sourire :

« Je m’appelle Denys du Lierre-Réal. »

Cela lui semblait presque étrange, pour lui, une personne si connue, de devoir se présenter. D’ordinaire, des serviteurs l’annonçait, ou les gens savaient qui il était sans qu’il ait besoin de dire quelque chose. Les armoiries de ses gardes par exemple, ou présent sur les portières de la calèche auraient dû mettre la puce à l’oreille de la demoiselle. Mais si elle était de la roture… hé bien il ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas tout connaître au monde. Mais la sensation était surprenante. Amusante même.

Une fois installés, le carrosse reprit enfin sa route, d’un pas fort mesuré cette fois, et qui rendait la fin du voyage des plus paisibles. Elle n’osait plus, visiblement, dire grand chose, la petite Eponine. Sans doute était-elle encore gênée de son audace passée à demander à un duc son nom. Pourtant, bien que plus intéressé par l’extérieur et l’idée de bientôt rentrer, il remarqua que les traits de la jeune fille semblaient se détendre. Un sourire bienveillant sur les lèvres, il interrompt sans doute ses songes :

« Tu sembles rêvasser. » Ce n’était bien sûr pas un mal, mais s’il n’avait rien contre les silences, il préférait rompre celui-ci à cet instant et occuper le temps de voyage qu’il restait avec quelques bavardages de circonstance. « Nous ne tarderons pas à arriver. Mais dis moi, qu’étudies-tu à l’Académie ? » Il s’abstient de rappeler que celle-ci n’était plus un endroit aussi sûr, comme ce fut le cas avant le Jour des Anciens… mais ce n’était pas un sujet à avancer, bien sombre au demeurant, et qui ne fut pas sans rappeler au duc de Lagrance les raisons qui l’avait mené à Lorgol en cette période. Oui, il valait mieux parler de quelques sujets légers, sans grande importance.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Mer 1 Aoû - 23:26

Il n'est pas obligé de me répondre. Pourtant il le fait. Et je deviens rouge. Plus rouge qu'une tomate. Denys du Lierre-Réal. Je suis peu instruite sur beaucoup de domaines. Mais je connais les duchés d'Arven et leurs têtes couronnées. Et j'en ai une devant moi. Devant moi, dans ce carrosse, se tient le duc de Lagrance. Je le dévisage, les yeux ronds,
Le duc de Lagrance.
Je suis dans le carrosse du duc de Lagrance.

-Al... al... altesse, bredouillé-je d'une voix trop aiguë, m'inclinant une nouvelle fois.

J'ai su immédiatement que c'était un noble. Par les habits, son parlé enrichi, ses domestiques. Forcément, il ne peut être que noble. Un noble princesse venu sauver la petite fille au théâtre en tissu. Mais non. Ce n'est pas n'importe quel prince. C'est le duc de Lagrance. Et me voilà à rêvasser devant le duc de Lagrance. En plus, il s'intéresse à ce que je fais. Je suis vraiment nulle. Je l'embête, je me permets des familiarités que je ne devrais pas et je rêvasse alors qu'il me parle.

-Je... j'étudie la magie de l'Hiver... la magie élémentaire.


Je me rends compte que c'est la première fois que je me confronte à un Faë. Enfin... non parce qu'il y en a plein à l'Académie. Mais en dehors de l'Académie, je n'en vois pas beaucoup. Je sais que Dame Ilse vient d'Outrevent. Mais là c'est un duc. Un duc Faë. Quand je repense à ce que mes oncles disaient sur les Faës. Comment Ibélène perçoit les mages. C'est à cause de cet état d'esprit que j'ai dû fuir. Que j'ai dû quitter maman. Ce qu'il y a de bien ici, c'est que la magie et le savoir vivent côte à côte. C'est que l'on peut se lier d'amitié avec quelqu'un de différent de nous. Ici, c'est comme si la guerre des deux empires n'existent plus. Oh bien sûr, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Mais la neutralité domine à Lorgol et personne n'agira à son encontre. Lorgol c'est le cœur d'Arven. L'endroit où tout se passe. Les gens y résident, y passent temporairement, vont et viennent à leur gré. On y croise de tous les duchés. Et si j'ai l'habitude de me balader dans la Ville Haute, c'est bien la première fois que je croise un Duc. Et maintenant que je connais son identité, je n'ose même plus parler. J'ai l'impression que je n'ai pas l'autorisation de lui poser des questions. Pourtant, il s'est montré tellement gentil. Et la curiosité me dévore. J'ai souvent bombardé Adonis de question sur Lagrance mais j'ai l'impression qu'il n'aime pas en parler. En fait, je crois qu'il a juste envie que je le laisse tranquille. Alors je ne connais pas grand chose. Finalement, les joues plus rouges que jamais, je finis par laisser la curiosité l'emporter.

-J'ai... j'ai lu que Lagrance est le duché où les plus belles fleurs poussent. C'est vrai ? C'est aussi beau qu'on le dit ?

Depuis que je sais lire, j'ai pu me documenter sur beaucoup de chose. Notamment sur les duchés. Je ne savais pas grand chose sur eux, juste ce que maman ou tonton Géralt ont pu me dire. Et Lagrance... toutes ces fleurs. Les couleurs doivent être magnifiques et les odeurs inégalables. J'ai tellement envie d'y aller avec maman. Lui décrire toutes ces belles couleurs et lui faire sentir tous les parfums. Comme ça, dans son cœur, elle pourra voir la beauté de ce duché. C'est ce que je me dis. Erebor aussi. Pour le mystère et le secret de ses dunes. Et Valkyrion, pour la beauté des glaciers et jouer avec la neige. Un jour, j'espère, je voyagerais dans tout Arven avec maman. J'envie Tim, souvent. Il voit le monde, lui. Mais, après tout, j'ai l'Académie. Et je sais aussi que si je m'en éloigne trop, elle me manquera atrocement.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Sam 18 Aoû - 14:34

La magie élémentaire. Puissante pour bien des choses, mais qui manquait cruellement de subtilités aux yeux de Denys. Bizarrement, il se serait attendu à quelque chose de plus fin et délicat de la part d’une petite fille aussi fragile que celle qu’il avait sous les yeux. De manière générale, on pensait la magie élémentaire utile pour le combat ou les confrontations, alors que pourtant, la magie de l’hiver recelait de merveilleux autres dons, tels que la guérison ou la floraison. Il est donc un peu surpris de la confidence de cette demoiselle, même si au fond, peu lui importe son choix. Il n’irait pas la questionner sur celui-ci, et peut-être que ses rêves allaient plutôt vers la magie offensive qu’autre chose. Il en doutait, mais qu’importe.

« L’important c’est que tu te plaises dans le domaine que tu as choisi. »

Il n’a pas grand chose de plus à dire à ce sujet, le duc de Lagrance. Ni du mal, ni du bien en vérité, et la discussion se perd à nouveau alors que la voiture avance dans les rues de Lorgol, sur les pavés de la Ville Haute qui se fait, dans se quartier, riche et bien protégée par les milices de la cité. A son tour de rêvasser un peu, ou plutôt laisser à nouveau ses pensées se perdre dans des affaires bien plus importantes qu’une petite fille que son cocher avait malencontreusement blessé. Il ne l’oublie pas, mais une chose lui revient en mémoire pour qu’un instant, il cesse toute discussion avec la demoiselle. C’est elle, curieusement, qui le sort de ses pensées, non sans difficultés d’ailleurs, il peut rapidement en juger. Les rougeurs ne cessent d’envahir le visage si blanc de cette petite fille aux chevaux roux, la gêne est aussi présente que la timidité, mais il ne peut être que d’une bienveillance neutre à son encontre. Jamais sans doute ils ne se reverraient, au fond donc, il n’y avait là qu’une rencontre fortuite, pleine d’une innocence douce.

« J’imagine que si l’on se base sur mon seul avis, je dirais effectivement que Lagrance est le plus beau des duchés d’Arven. » Mais ce n’était sans le moindre doute qu’un avis subjectif, et que chaque duc se targuerait de posséder le plus beau des territoires. Forcément, on ne pouvait retirer à Lagrance son amour des belles choses et l’esthétisme particulier accordé à tout. Mais les préférences de chacun dépendaient de beaucoup d’une bonne éducation, et un Outreventois, à n’en pas douter, n’apprécierait pas de la même manière la beauté que les Lagrans mettaient en avant. De son avis d’ailleurs, les Outreventois ne savaient pas apprécier grand chose. « Nous cultivons presque toutes les fleurs, arbres et plantes qui peuvent exister sur le continent. Mais nous apprécions tout autant l’art, sous toutes ses formes. » Peinture, sculpture, poésie, théâtre, chant, musique… tant et tant de domaine qui trouvaient une oreille ou un œil attentif et appréciateur en Lagrance. « Aimes-tu l’art ? » Banale question, une fois encore, mais qui pouvait apporter un regard neuf de la part du duc sur la petite demoiselle. Il avait toujours meilleur avis sur ces gens qui avaient du cœur pour ces choses là, et qui démontrait au moins un semblant d’éducation.

Sur ces mots, la calèche s’arrête d’ailleurs. La question ne se perd pas, mais ils sont néanmoins arrivés à la tour de Lierre-Réal, et le duc invite la petite Eponine à le suivre à l’intérieur. Bien vite, un serviteur prévenu s’en va chercher le guérisseur, qui ne tardera pas à arriver. « C’est la première fois que tu entres dans une tour de la Ville Haute ? » Autre petite interrogation, mais dont il a déjà des doutes sur la réponse en voyant le regard curieux de la jeune fille, qui s’attarde sur la beauté de cette tour depuis si longtemps installée ici. A l’image de l’architecture lagrane, pleine d’une finesse recherchée.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Mer 26 Sep - 0:23

Je ne réponds rien, me contentant de sourire poliment, un peu gêné. Il n'y a pas grand chose à répondre de toute façon. Je me plais à l'Académie et j'adore l'étude de la magie. La magie élémentaire est passionnante. Elle ouvre les portes à beaucoup de possibilités. Et je sais que, plus tard, elle sera celle qui me permettra de protéger ceux que j'aime. Plus personne ne lèvera jamais la main sur maman. Plus personne n'embêtera jamais tonton Gédéon. Parce que je pourrais les protéger avec ma magie. Et puis, elle est utile pour d'autres choses aussi. Et j'ai vraiment hâte d'en découvrir tous les aspects. Je sais pas vraiment ce que je ferais quand je serais grande mais ce qui est sûre, c'est que je veux avoir la force de protéger ceux que j'aime. Et de ne plus jamais être un poids comme j'ai pu déjà le ressentir.
Mon esprit s'envole toutefois, à des lieux de là, dans les jardins florissants de Lagrance. Je sens presque le doux parfum des fleurs. J'ai encore du mal à réaliser que je suis dans la calèche du duc de Lagrance et que je l'écoute me décrire son duché. J'ai soudainement envie d'y aller et de découvrir tout ça par moi-même. Mais même si j'ai été touchée par l'Hiver, je suis tout de même Belliférienne et mon côté ibéen n'a pas encore sa place en Faërie. Et ma magie ne trouve pas justice aux yeux d'Ibélène. Heureusement qu'il y a Lorgol sinon je ne sais pas où je pourrais vivre. J'espère sincèrement voir les choses s'arranger plus tard et que tous pourront aller et venir librement dans tout Arven.

-J'aime beaucoup la poésie, j'avoue d'une petite voix.

J'en reste là. J'écris moi-même mais je suis pas sûre qu'on puisse qualifier ça d'art. J'aime aussi les autres formes d'art même si j'ai pas eu l'occasion d'y être vraiment confrontée par le passé. À l'Académie, en revanche, j'ai plus l'habitude. Elle regorge de tableaux et de sculptures en tout genre. Une fois je suis même tombée sur une salle complète remplie de peintures. Il y avait même des toiles vierges et des couleurs pour peindre mais j'ai jamais été très douée alors j'y ai pas touché. En revanche, depuis que je sais mieux lire, je passe plus de temps à la bibliothèque à lire des recueils de poèmes. Mais voilà que la calèche s'arrête, coupant court à la suite de la conversation. Je suis timidement le duc mais reste un moment interdite, bouche bée, devant la beauté de la tour qui se dresse devant moi, semblant se tendre farouchement vers le ciel. L'architecture est fine et délicate. Je me demande même comment elle fait pour résister aux intempéries.

-C'est magnifique, murmuré-je, incapable de me contenir, émerveillée.

C'est plus la voix du duc que la mienne qui me fait sursauter et je rougis, embarrassée de m'être laissée ainsi allée devant un noble.

-O... oui, bredouillé-je pas encore remise de ce qui s'étale devant mes yeux.

L'intérieur n'a rien à envier à l'extérieur. Je sais pas comment est son palais en Lagrance mais si ça ressemble à cette tour en encore plus incroyable, je peux comprendre qu'il préfère rester chez lui. J'ai déjà flâné dans la Ville Haute mais je n'ai jamais pénétré dans une de ses tours. Je ne fréquente pas les nobles, je ne suis qu'une petite fille. Je sais très bien qu'il y a très peu de chance que je le recroise un jour et que notre rencontre est un coup du hasard. C'est également le premier duc que je rencontre. C'est très beau et d'une stupéfiante finesse mais ce n'est pas ma place. C'est trop luxueux, trop riche, j'ai envie de me faire encore plus petite que je le suis de peur de casser quelque chose. C'est une vie qui fait rêver mais ce n'est pas celle dont moi je rêve. Ce n'est pas mon monde. Quelqu'un d'autre nous rejoint alors et je présume que c'est le guérisseur. Je le regarde avec une grande fascination aussi. On partage la même magie. Il a le même pouvoir que ma tante. Et lorsqu'il arrive à mon niveau, je ne peux m'empêcher de lui dire :

-C'est très gentil de me soigner messire. Ma tante Quitterie aussi elle guérit les autres. Et elle a même un dragon.

L'admiration transparaît dans ma voix et je suis tellement persuadée que tout le monde connaît ma tante tellement elle est incroyable que j'en oublie même où et avec qui je suis. Ou même la possibilité qu'il ne la connaisse pas parce que Faërie est un vaste territoire. Et bien évidemment, je rougis aussitôt, me mordant la langue par temps d'audace, qui frôle limite l'impolitesse.

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Message Sujet: Re: Sous une pluie de pétales   Jeu 1 Nov - 20:08

« Ah la poésie. C’est un art délicat, assurément. »

Un art à manier avec précaution, porteur de nombreux message pour qui sait les écrire et les rédiger. Comme tout Lagran qui se respecte, Denys apprécie aussi grandement la poésie, laissant les mots et rimes danser à ses oreilles et son esprit pour former comme de merveilleuses notes. A ce jeu là, il reconnaissait tout le talent des Cielsombrois, enivrés des mots autant que peuvent l’être les Lagrans. Il ne s’attendait certes pas à ce que cette petite fille lui réponde aimer ça d’ailleurs, il s’attendait à quelque chose de plus conventionnel comme la musique ou la peinture. Un bon point pour elle sur lequel il ne peut rebondir car ils arrivent à la tour et s’empressent tous deux d’entrer dans celle-ci. Du coin de l’œil, le duc de Lagrance la voit observer avec grand intérêt toute l’architecture fine et ouvragée d’un travail lagran. Un art aussi, assurément, sous une forme bien différente. Mais alors que le guérisseur qu’il a fait venir rejoint la jeune fille, l’intendant de la tour se dirige quant à lui vers son duc, avec ce qui semble être plusieurs nouvelles. Rien d’alarmant fort heureusement, mais des affaires à gérer qui ne pourront pas attendre la fin de la visite de cette fille. Aussi, alors que le guérisseur, souriant, répond à la petite qui semble avoir beaucoup d’admiration pour lui, le duc s’approche, l’air plus pressé et déjà fort désintéressé de sa visiteuse. Même si c’est vers elle qu’il tourne le regard et lui adresse un sourire sympathique :

« Je vais devoir t’abandonner aux bons soins de mon guérisseur. » Puis se tournant vers ce dernier. « Armand, vous irez voir Jacinthe avec elle pour qu’il la renvoie à l’Académie, il va se faire tard. » Même s’il n’y a pas grand chose à craindre dans la Ville Haute, l’antenne de la Guilde des Mages la plus proche est à une bonne heure de marche et la petite ne connaissait sans doute pas le chemin pour s’y rendre. Certes généreux de sa part, mais ça n’était au final pas grand chose. « Vous pouvez la mener au petit salon des magnolias. » Le guérisseur acquiesça puis d’un geste indiqua à la petite rousse de le suivre. Avant qu’elle ne parte cependant, le duc lui adressa une dernière fois la parole. « Ce fut une agréable rencontre Eponine. Je te souhaite une bonne réussite dans tes études. »

Qu’elle grandisse et devienne une mage, peut-être un jour au service de Faërie, qui sait. En tout cas il ne s’attarda pas plus de son côté et passa une autre porte pour se rendre à son bureau où ses affaires l’attendaient. Bientôt il rentrerait en Lagrance et quitterait la cité des peuples libres.

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