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 Une Chasse de Gel et de Blonde

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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mar 6 Fév 2018 - 12:03




Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Liry Mac Lir & Tim l'Escampette

Une Chasse de Gel et de Blonde

Ton pire cauchemar.




• Date : Le 26 décembre 1002
• Météo (optionnel) : Il gèle et neige, ça caille des billes
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ça parait si réel ce cauchemar ! Tim est persuadé que la Chasse est à ses trousses et prend la fuite de la maison de son cousin en pleine nuit. Il fauche les jambes de Liry après s'être mit à glisser sur une flaque de gel. Le cauchemar prendrait-il un autre visage ?
• Recensement :
Code:
• [b]Le 26 décembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3331-une-chasse-de-gel-et-de-blonde#123558]Une Chasse de Gel et de Blonde[/url] - [i]Liry Mac Lir & Tim l'Escampette[/i]
Ça parait si réel ce cauchemar ! Tim est persuadé que la Chasse est à ses trousses et prend la fuite de la maison de son cousin en pleine nuit. Il fauche les jambes de Liry après s'être mit à glisser sur une flaque de gel. Le cauchemar prendrait-il un autre visage ?


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Tim ~ #C44C51


Dernière édition par Tim l'Escampette le Jeu 12 Avr 2018 - 21:06, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mar 6 Fév 2018 - 12:09

Il court, il court, à la fin du grand jour,
Piétinant sous ses pieds trente six milliard de petits graviers.
Il tangue, il tangue, près des eaux claudicantes,
Du port jusqu'aux ruelles, à la recherche d'une jouvencelle.

Et ce n'était pas la jouvencelle que je cherchais, je l'aurais certainement fuit à vrai dire, si elle n'avait pas fuit d'elle-même devant mon apparence désastreuse autant qu'honteuse. Mais je fuyais bien quelque chose, la Chasse... je la sentais, elle était venu me chercher dans mon lit jusque dans mes songes. Je m'étais extirpé de mes draps en beuglant, trempé de sueur, mouillant le matelas au passage. C'était un cauchemar qui revenait fréquemment depuis le jour des Anciens auquel pourtant je n'avais pas assisté, mais j'avais l'imagination fertile – trop fertile.

En panique, j'avais trouvé l'exploit de ne pas sortir cul nu et pieds nus, mais pour le reste et malgré un pantalon évident, je portais une longue chemise de nuit blanche. Mes cheveux ébouriffés de l'horreur sous mes paupières étaient brillant de sueur. Et sans attendre que Théodore ne vienne à ma rescousse, j'avais quitté la bâtisse en sortant par la fenêtre. Allez savoir pourquoi, j'imaginais quand même que la Chasse passerait par la porte.

Le sol foulé je m'étais mit à courir sous un 'Timothée !' lancé derrière mon oreille par un cousin trop vivement réveillé auprès de qui je m'excuserais plus tard – si je revenais vivant ! Je courais, courais, passant près de la Taverne de la Rose, longeant quelques fenêtre baignées de lumière, sans pour autant m'y arrêter. J'étais lâche, mais depuis ce qui était arrivé j'avais peur de perdre plus d'un ami et je savais Éponine à l’intérieur (peut-être) et quelques membres de l'Audacia aussi, donc malgré ma frousse je préférais mener la Chasse sur un autre lieu de carnage.

Au premier homme bousculé en pleine nuit je m'étais effondré en bégayant des 'Chasse, Chasse' tout en pointant d'un doigt tremblant un ennemi invisible dans une ruelle. Il n’empêche, il n'avait pas paru à l'aise et même si ce n'était pas la réalité, c'était ma réalité à moi et j'étais persuadé de son approche. J'allais mourir, j'allais être dévoré. D'un gémissement je me remis debout et c'est là que je me rendis compte que mes mains piétinaient de la neige et qu'il faisait... froid, extrêmement froid. Du gel. Cela allait rendre ma fuite difficile et mon... sang allait ressortir pleinement sur fond blanc.

Et je repris ma course, glissant à un moment donné, fauchant une paire de jambe qui allait à ma rencontre, visiblement. Et des cheveux blonds noyèrent mon visage l'instant d'après. Et je repoussais le poids déjà mort.

« Sauvage... la. Mac Lir ? »

Ça passait presque pour une insulte, presque, autant que mon comportement et l'odeur peut-être d'urine que je transportais avec moi.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mer 7 Mar 2018 - 20:24

Combien de fois t'a-t-on répété qu'il ne faut pas sortir le soir par ces temps?  Sûrement plusieurs fois, sûrement trop de fois.  Mais comme toujours, tu n'en fais qu'à ta tête et tu continues à fréquenter les tavernes dans le froid de l'hiver.  En temps normal, tu devrais être au chaud auprès de ta mère dans ce foyer où tu as grandi, loin sur ton île, loin de toutes ces folies des continentaux.  Là où personne ne te dirait de restée cachée la nuit comme une froussarde.  Tu as déjà la tête de l'un des chiens qui galopent auprès des cavaliers meurtriers, tu ne t'inquiètes pas de cela.  Si tu as pu en mettre un  à mort une fois, tu ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas recommencer.  Tu as encore deux bonnes bottes qui peuvent faire d'excellents projectiles, des doigts parfaits pour percer des yeux – même si la sensation est répugnante, mais en vérité c'est que ça ne te gêne pas tant que cela – puis cette fois au moins, tu as un poignard bien à toi, caché dans ta ceinture.  Tu n'auras pas besoin d'attendre qu'une petite fille ne t'en prête un cette fois – bon, la dernière fois tu lui avais arraché de force des mains, mais les circonstances ne te permettaient pas de lui demander gentiment si elle pouvait te le prêter et les continentaux posaient trop de questions pour se montrer poli.  Bref.  Tu es équipée pour survivre.  Et si tu meurs… eh bien si tu meurs tu auras affronté la mort sans crainte et ta vie se sera terminée dans la gloire.  Une gloire moins glorieuse que d'être allée explorer le bout du monde et ses surprises, mais tout de même.  C'est une façon de bien vivre sa vie et de bien la terminée, comme une autre.

Légèrement ivre par tout le rhum que tu as ingurgité – et vraiment beaucoup de rhum parce que tu as mis sur la paillasse un marin un peu trop naïf.  Il te reste encore quelques fleurons en poche, la récolte de tes tricheries aux jeux de cartes de la soirée.  Tu es satisfaite de toi, du moment que tu as passé et il est donc temps de rentrer à la maison.  Enfin.  À la Taverne de la Rose où tu loges désormais.  Bel endroit, bien confortable, la nourriture y est bonne et tu salives déjà à l'idée de ton petit déjeuner du lendemain matin.  Tu sens même les effluves délicieuses de la viande froide, du fromage de chèvre et du pain rancis que tu aimes tant.

Tu est en pleine contemplation de la table couverte des meilleurs mets des gueux de ton genre quand quelque chose, un bolide humain, te percute de plein fouet.  Un chien de la Chasse?  BASTON!  S'écrit ton cœur à l'idée.  Mais tu déchantes vite en réalisant que ce n'est pas un chien.  Ni la Chasse Sauvage.  Non, c'est Tim.  Par Messaïon et les couilles du kraken des mers!  C'est Tim!  Il a même l'air ravi de te revoir.  Il t'appelle même la sauvage.  Quand tu étais petite, les autres gamines à l'Académie t'appelaient aussi comme ça, mais elle ce n'était pas en preuve d'amitié.  Il est bien drôle ton coéquipier.

Tu éclates de rire, ton haleine exhales l'arôme parfumée des ivrognes.  Tu te relèves et te secoue les fesses pour chasser la neige puis tu tends une main pour relever l'adolescent à son tour.

« Ah ben!  Si c'est pas m'Tim!  Qu'es-ce t'fais là d'hors?  D'rait t'qu'as vu un f'tôme! »

Tu ris encore un peu plus fort.  Aussi fort que tu parles – ou plutôt gueule.  Quelqu'un ouvre d'ailleurs un volet pour t'ordonner de la fermer et de laisser les pauvres gens dormir en paix, que c'est pas le moment d'empêcher les gens de dormir, que tu ferais mieux de retourner te coucher toi aussi plutôt que d'aller boire un soir comme ça, que des filles comme toi étaient une honte à ton sexe, blablabla, tu ne sais plus à quel moment tu as cessé de porter attention à ses propos virulents.  Il te donne vachement envie de dormir ce citadin outré.

Ignorant les insultes qui te pleuvent dessus, tu passes un bras autour de ton fidèle compagnon, ravie de le retrouver.  Une étrange odeur acre vient toutefois te chatouiller le nez.  Ton museau se plisse, étonnée que tu es, mais tu finis tout simplement par hausser les épaules.

« 'lors m'Tim!  Fais l'temps qu'té pas vu!  T'trouves pas qu'ça pue un peu ici?  Ouin, ya d'la drôle d'odeur.  J'v'lais t'voir, j'd'trucs à t'raconter, mais j'te r'trouvais pu.  Eh bah m'Tim, t'fais la chasse à Chasse Sauvage?  Ç'm'surprend pas d'toi!  J't'reconnais ben là! »

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Lun 12 Mar 2018 - 17:36

Liry, la folle, la Mac Lir, la tarée, celle qui m'avait fait passer pour un con en octobre-novembre sur l'Audacia en me faisant croire que Red, son cousin, s’apprêtait à renverser le capitaine Philippe Jedidiah ! Celle-là en personne qui ne m'avait pas demandé mon avis pour mettre ma main innocente dans son décolleté de non-Cielsombroise. Celle-là même qui m'avait fait vivre l'enfer la dernière fois en quelque sorte, mais duquel j'avais réussi à chiper quelques fleurons sur un pauvre macchabée traînant – fleurons que je n'avais pas partagé avec elle bien entendu. Celle-là même qui ne comprenait rien à mes jolis mots ! Lui citer les vers d'Hermine Chantelune serait une totale insulte et une perte de temps par exemple, elle n'y comprendrait rien et se permettrait un scandaleux 'Quèquècè', j'en étais persuadé ! Et c'est celle-là même que j'avais eu la malheur de rencontrer aujourd'hui en pleine nuit. Pouvait-on trouver sincèrement plus poisseux et malchanceux que moi ? Je ne le pensais pas. Chasse, Urine et Mac Lir, c'était le combo explosif dont on se passait volontiers.

Je l'avais fauché dans ma fuite et à ses premiers mots, je pouvais estimer qu'elle puait autant l'alcool que moi l'urine. J'aurais pu être pompette rien qu'à l'entendre parler, c'est dire le degré de binouze ou autre flotte qu'elle avait dans le sang ! Pire encore, cette blonde givrée, pas que par la neige, gueulait à s'attirer tous les chiens de la Chasse possible. Je me serais bien frappé le visage devant sa stupidité si je n'étais pas en proie à la panique. Et à la colère devant son ton léger alors que la mort nous guettait. J'avais presque l'envie de l’assommer et de l'offrir en sacrifice à ma place, mais le gars qui gueulait à sa fenêtre parce que la sauvage gueulait également, risquait de se mettre à gueuler de plus belle à mon encontre. Il me ferait la leçon, beuglant fort que je n'étais pas un homme autant que Liry n'était pas une femme - et vu mon accoutrement, chemise de nuit qui pue, j'étais loin d'en paraître un ou de pouvoir le contredire.

À son contact, je la repoussais, comme en écho à notre dernière croisade. Je n'étais pas d'humeur à supporter d'être enlacé par une poivrote. Encore moins par Liry Mac Lir. Déchiffrer son parler ne m'avait pas du tout manqué et j'estimais que le temps qu'on ne s'était pas vu était dramatiquement court à mes yeux, il m'aurait fallu une éternité au moins pour oublier sa crinière de lionne toquée - et c'était loin d'être un compliment. Quant à l'odeur, je retroussais le nez quelque peu honteux et agacé qu'elle ose me reprocher ça alors qu'elle sentait plus que moi d'un autre genre.

« Arrête ! » Lançais-je d'une voix aiguë comme une vierge effarouchée. « Arrête ça tout de suite ! Tu ne me connais pas, je n'te connais pas et tu sais quoi, j'ai pas envie de te connaître. Liry Mac Lir. Et puis d'abord, t'es mal placé pour triquiter les gens, surtout vu ton état ! » Un mot me semblait bien incorrect dans tout ça, mais je n'avais pas le temps de le corriger. J'entendais du mouvement. « Ils arrivent ! Viens ! » Ok. Je devais me faire pigeon pour finalement vouloir la sauver également... la sauver du néant. Et j'attrapais sa main de la mienne bien poisseuse pour courir plus loin, poussant un autre homme dans le chemin. Homme qui ne m'y pas longtemps à vomir ses tripes contre un mur sous le relent merveilleux du vent parfumé que nous laissions derrière nous.

Ne regardant pas derrière, j'estimais bientôt que le bruit vomitif n'était rien d'autre que le bruit d'un homme se faisant dévorer. Et c'est plus loin, dans une ruelle, que je stoppais momentanément ma course pour reprendre mon souffle, grelottant, dégoulinant de sueur, immonde en apparence. « Il... est mort. Par ma faute. Je... nous l'avons tué. » Indiquais-je parano avant de corriger. « Non c'est de ta faute ! » Ouais ! C'était toujours de sa faute quand y avait des coquilles dans la Ville Basse !

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Ven 16 Mar 2018 - 23:06

La surprise lorsqu'il te repousse est plutôt visible sur ton visage.  Pourquoi?  Tu ne comprends pas?  Tu es toute heureuse de la revoir et il te fait le froid.  Qu'est-ce que tu as fait?  Peut-être est-il fâché parce que tu l'as trop fait attendre avant de l'accompagner dans ses aventures.  Peut-être est-il gêné parce qu'il est drôlement habillé.  Les continentaux ont toujours eu des tenues étranges à tes yeux, mais…  cet accoutrement est particulièrement bizarre.  Tu ne savais pas avant ce soir qu'on peut sortir en chemise de nuit pour se promener.  Mode un peu frisquette toutefois par ce temps hivernal et tu es bien contente de porter ton manteau pour te protéger du froid toi.  Mais ce sont surtout ses mots qui te heurtent.  Ils sont violents, durs et il nie toute votre amitié.  Tu n'y comprends absolument rien.  Le rejet est difficile.  Toi qui croyais avoir trouvé en Tim un meilleur ami, un compagnon d'aventures.  Tes yeux se baignent de larmes rapidement.

Mais tu n'as pas le temps de fondre en larmes quand il te prend par la main et tu sens même presque ton cœur s'emballer par la surprise.  Est-ce… Est-ce une déclaration d'amour?  Tu ne croyais pas lui avoir fait une aussi bonne impression par le passé.  Quand il t'a repoussé, c'était pour mieux te ramener vers lui?  Les continentaux ont de drôles de façons de séduire leurs dames.  Tu as déjà un peu le cœur brisé.  On ne t'a jamais fait de déclaration amoureuse par le passé, tu ne t'en souviens pas en tout cas et ce sera triste que tu doives refuser la première.  Tu admires Tim et c'est un garçon formidable, mais… ça ne fonctionnerait juste jamais entre vous.  Il parle trop mal, à toujours utiliser des mots compliqués pour rien, tu as du mal à le suivre.  Le pauvre aura le cœur brisé, mais ça aurait été mal de lui mentir.  Puis pour être seul tout de même, il n'avait pas besoin de pousser ce pauvre homme un peu trop ivre.  Tu l'entends vomir derrière vous.  C'est peut-être un moyen pour les continentaux de conquérir leurs femmes.  Pourtant tu n'as jamais vu ton père agir ainsi avec ta mère.  Mais peut-être que tu ne te souviens plus, tu étais petite quand même quand il est mort.

Sauf que voilà, à la place de te faire part de ses sentiments, il te parle de mort, que c'est ta faute.  Parle-t-il de son cœur?  Il a déjà deviné que tu lui dirais que tu préfères que vous ne restiez qu'amis?  Pourtant tu n'as encore rien dit de tout cela.  Il faut que tu lui expliques.

« Oh Tim, j'suis d'solée que ça s'passe comme que ça.  S'pas vraiment c'que j'voulais, t'vois?  J'sais que c'grâce à toi qu'j'ai pu tué l'chien à l'Académie.  J'ai fait comme que t'as dit!  J'lui ai planté l'doigt dans l'oeil.  Ça l'a tué d'un coup t'vois!  Et je m'suis dit : ah bah quié formidable Tim hein! »

Tu t'arrêtes un instant pour mesure le poids de tes mots.  Il semble déjà chamboulé tu ne veux pas lui faire encore plus de peine que c'est déjà le cas.  Tu l'aimes bien, mais pas comme.

« Mais on est trop d'férents.  Ch'moi on pousse pas l'gens nauséeux dans la rue pour qui vomissent leu' tripes.  C'pas vraiment un bruit d'fond pour nos d'clarations.  Pis, j'sais qu'ça veut rien dire, ya des couples avec d'grosses d'férences d'âge, mais j'suis un peu vieille pour toi.  J'espère té pas trop triste. »

Tu lui tapotes gentiment la tête.  Absolument inconsciente de ce qui se passe réellement.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mar 20 Mar 2018 - 18:12

La mort était à nos trousses, je l'entendais non loin s'activer amoureusement, le pauvre gars que j'avais poussé dans notre fuite devait être entrain de se faire dévorer l'estomac à l'heure actuelle vu le bruit que je percevais. Il était entrain d'être dévoré comme Ortie. Un frisson me glaça davantage encore que la température et une boule au ventre remonta jusque dans ma gorge rien que d'y songer. J'allais finir par vomir si je continuais à penser à cela. Je sentirais pire encore si cela arrivait, à tel point que si je m'en sortais indemne, Théodore ne m'autoriserait plus à rentrer chez lui avant d'avoir plongé tout nu dans la mer. Et puis y avait Liry, la folle blonde, avec moi que j'avais probablement sauvé un moment pour je ne sais quelle raison – sûrement ma pure bonté ou mon côté chevaleresque caché jusqu'alors. Sauvetage que j'allais vite regretter naturellement car rien ne pouvait durer longtemps avec l’îlienne. Le silence entre nous – pour notre survie – ne dura pas, par exemple. À peine camouflés dans la ruelle que je l'accusais d'être la fautive et ensuite... bah ensuite le tout parti une nouvelle fois en cacahuète.

Elle se mit à parler, parler, parler, parler pour deux, parler pour trois, parler pour toutes les personnalités qu'elle cachait dans son crâne. Elle semblait chambouler pour d'autres raisons. Raisons que bien entendu je ne saisissais pas. Pire encore, elle ne me laissais même pas le temps d'en poser une ! J'avais toujours le temps d’émettre des sons entre ses paroles. « Oh Tim, j'suis d'solée que ça s'passe comme que ça. De - S'pas vraiment c'que j'voulais, t'vois? De - J'sais que c'grâce à toi qu'j'ai pu tué l'chien à l'Académie. Hein ? J'ai fait comme que t'as dit! Mais -  J'lui ai planté l'doigt dans l'oeil. Je - Ça l'a tué d'un coup t'vois! Que - Et je m'suis dit : ah bah quié formidable Tim hein! »

« Keuwa ?! »
Enfin j'arrivais à caser un mot, un semblant de mot îlien sans doute à force. Et j'avais dit cela un peu trop fort, mais ma surprise était grande aussi ! Elle disait avoir tué un chien de la Chasse en suivant mes conseils. Lesquels ? Quand lui en avais-je donné ? C'était pas des histoires qu'ont avaient raconté ? Ah si, c'était vrai, je lui avais bien dit quelque chose de grotesque au sujet de viser les yeux des dragons avec un caillou, mais elle devait mentir autant que moi du coup. Pas le temps de toute manière de saisir puisqu'elle sauta sur un sujet complètement différent et encore plus insultant que stupide. Toujours sans me laisser le temps de rebondir bien sûr.

« Mais on est trop d'férents. Que - Ch'moi on pousse pas l'gens nauséeux dans la rue pour qui vomissent leu' tripes. Mais - C'pas vraiment un bruit d'fond pour nos d'clarations. Hein ? Pis, j'sais qu'ça veut rien dire, Wo- ya des couples avec d'grosses d'férences d'âge, Wo- mais j'suis un peu vieille pour toi. Wo- J'espère té pas trop triste. Wo ! »

Elle me tapota la tête comme si j'étais son chien. Et s'en fut trop pour moi, ma main parti toute seule à sa rencontre, parlant à la place de mes mots qui de toute évidence n'auraient pas bien été réceptionnés par le cerveau Mac Lirien. Plus efficace, plus directe, plus solide et percutant, sifflante elle se claqua sur la joue droite de Liry avec force.

« Mais tu vas la fermer et me laisser parler oui, avec tes... conneries ou j'sais pas quoi là ! Qui voudrait de toi sérieusement ? J'fais pas dans les cochons moi ! Puis je suis déjà amoureux OKÈ et c'est certainement pas d'une idiote comme toi. Et elle n'a nulle pareille mon Ygraine tu m'entends. » Et je respirais grossièrement tandis que les bruits du gars plus loin ne s’arrêtaient pas... bon sang il était si gros à déguster ? Tant mieux en tout cas.

« Écoute ! Le gars là plus loin, il est entrain de se faire déguster copieusement, bouffer si tu préfères, il est déjà mort quoi et franchement.... franchement.... voilà. » Je ne trouvais rien à dire pour lui faire comprendre le côté urgent de la situation. Et puis le silence se fit venant du gars... ça allait être notre tour. « Tu comprends la situation j'espère. Elle est là... » Chuchotais-je grelottant, tremblotant, craintif de voir une ombre surgir pour nous dévorer – même si j'avais Liry comme bouclier provisoire. Liry Bouclier dont je repris directement la main pour la serrer fort fort fort parce-que j'avais peur.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Jeu 29 Mar 2018 - 17:13

Tu lèves la main, surprise, vers ta joue qui brûle de la claque envoyée par Tim.  C'est pas une vraie claque d'homme, mais tu ne t'y attendais certainement pas quand elle est venue.  Tu as entendu dire quelque part que les ours se disent je t'aime avec une claque.  C'est… enfin tu n'as jamais trouvé que Tim ressemble à un ours, il est encore tout petit, mais peut-être qu'en vieillissant?  Non, il ne deviendra certainement jamais baraqué.  Cela veut-il donc dire qu'il te prend pour un ours?  L'idée ne te déplaît pas tout de suite.  C'est vrai que tu es aussi mal léchée que ces grosses bêtes puissantes et le compliment te flatte même.  Vraiment, l'amour qu'éprouve Tim pour toi doit être vraiment passionné et tu te sens encore plus triste de l'avoir rejeté sans vraiment plus de façons.

Tu peux comprendre sa colère.  Ton manque de délicatesse est criant.  Il s'en tire plutôt bien.  Il est même capable de s'inventer une amoureuse, du nom d'Ygraine.  Ça te fait ricaner un peu.  Quel drôle de nom!  C'est vraiment mignon sa façon de se défendre et tu es presque attendrie, mais tu dois rester ferme.  Ça ne sert à rien de lui donner de faux espoirs.  Tu n'as pas l'intention de te marier avec lui un jour – ni avec personne d'ailleurs maintenant que tu y penses.  Tu n'as jamais vraiment réfléchi à la question en fait.

Sa main se serre contre la tienne et c'est là que tu comprends pourquoi il t'avoue tout ça.  Il se croit poursuivi par la Chasse Sauvage et il a peur de mourir avant de pouvoir t'avouer ses sentiments.  Tu serres à ton tour tes doigts autour des siens avec un brin de tendresse.  C'est tellement mignon.  Cependant, il n'a rien à craindre.  Tu ne permettras pas à la Chasse de s'en prendre à lui.  Tu le jures sur la tête des crocodiles.

« Viens.  Va pas s'laisser mourir comme d'bêtes. »

Tu reprends un pas de course pour fuir l'endroit.  Tu ne savais pas que la Chasse Sauvage était à ses trousses.  Ça fait du sens qu'elle s'en prenne à lui d'ailleurs. C'est ce que tu trouves.  Il est fort, capable de tuer un dragon avec une fronde.  C'est un danger pour la cavalcade, forcément.  Tu peux comprendre.  Par contre, tu aurais cru qu'ils les affronteraient, ces cavaliers fous.  Mais non, il se laisse pourchasser.  Tu es un peu déçue de lui, mais en même temps… tu en aurais peut-être fait autant à ton tour.  Après tout, tu as failli y perdre un bras la dernière fois que tu t'es mesurée à ces horribles chiens et si la magie de Quitterie a bien aidé, tu n'es pas encore tout à fait remise.

« Je connais une cachette secrète, ils nous trouveront jamais.  T'es pas claustr… clausat… club… ça là, les petits endroits. »

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Lun 2 Avr 2018 - 21:21

Je pouvais limite déjà entendre les moqueries de l'Audacia ainsi que les 'mauviettes' fuser sur le pont devant ma main suante et tremblotante prenant la sienne, mais j'avais encore beaucoup à apprendre et tout à donner et à prouver. Le moment venu, j'y mettrais les bouchées doubles, je le sentais, j'étais convaincu et je m'y forcerais, mais ce n'était clairement pas à terre que je pourrais faire mes preuves, ça non. Encore moins contre la Chasse aussi tôt dans ma vie. Comme je pouvais me voir rivaliser et la surpasser en force, la Chasse, mais tout se passait alors  et malheureusement dans mon imagination, dans un monde qui n'appartenait qu'à moi et où j'étais le héros de l'histoire, à l'abris dans ma tête – rien à voir, ni de possible, dans les faits et face à face. Tout était si simple par écrit, joué ou en pensée, mais la réalité était toute autre, elle était réelle.

Aussi réelle que la mort qui me guettait, nous guettait.
Car j'avais impliqué Liry Mac Lir dans mon histoire sans fin de fin atroce. J'estimais sur mon boulier invisible qu'elle pouvait me servir de bouclier vivant dans mes probabilités de ralentir la Chasse et de m'éviter une mort certaine. Enfin c'était bien sûr si, et selon mes statistiques, sa masse comme bouclier était aussi efficace et importante que l'idiotie qui sortait de l’inexistence de masse située sous son crâne. SI tout se prouvait en cette soirée, SI j'en réchappais en usant de la folle blonde, alors je la reconnaîtrais - son existence. Je lui ferais même honneur en appelant le tout : Le théorème de Liry. C'en serait presque une preuve d'amour vu comme ça, mais ce serait bien sûr une reconnaissance pour un ennemi épuisant ayant servi de sacrifice nécessaire pour l'évolution de l'espèce humaine ; moi.

Ma main trouva prise serrée et non vent. Et sous un espoir de survie, échappée censée, des lèvres de Liry, nous nous mîmes à courir à travers ruelles dans l'espoir d'échapper à une fin atroce que je ne désirais nullement goûter, ni dans mes rêves, encore moins dans la réalité. Passer à l'attaque avec l'Audacia était prenant, exaltant, trépignant malgré une envie aussi folle que stupide de demander parfois s'il n'y avait pas moyen de prendre un chemin moins risqué pour éviter de faire front, mais la Chasse était un opposant hors du temps – hors du monde – hors de mon imaginaire, elle échappait follement à mes suppositions. Je la détestais Et pour ça et pour les êtres chers qu'elle prenait, comme Ortie. Si j'avais été adulte, peut-être aurais-je eu le désir de faire face par vengeance et expérience dans les armes que je maniais à la perfection – cela va sans dire – mais je n'étais pas adulte. Pas encore.

« Je connais une cachette secrète, ils nous trouveront jamais.  T'es pas claustr… clausat… club… ça là, les petits endroits. »

Courir, toujours courir, malgré un point de côté soudain. Je restais à l’affût de tout, du moindre bruit de chat chiant au plus petit pet d'auberge, mais aussi à la voix de mon bouclier.

« Claustrophobe. » Je tenais à corriger ce mot si honteusement écorché malgré ma respiration hachée. « Habitué. Ça ira. Répondis-je à sa question. J'avais l'habitude des endroits renfermés, après tout l'Audacia était de ce genre mais à grande échelle... pas de possibilités de fuite ou une trop grande, risquée et humide. Ne vivions-nous pas après tout les uns sur les autres – à défauts de préciser l'un dans l'autre pour certains pirates. Tant qu'ils nous trouvent pas et qu'ils s'attaquent pas à... aux autres. » J'étais sincère, je ne désirais nullement perdre une autre Ortie, ce qui me rendait peut-être et me donnait quelque part presque un côté héroïque.

Les bruits ambiants continuaient d'alimenter ma paranoïa. Et dans notre course je demandais encore. « Dis-moi qu'on y est ! » Et qu'on a des chances. Et qu'ils préféreront te manger plutôt que moi. Et plein de choses que je ne dirais pas, mais que je penserais fortement. Le tout était fait et dit sans lâcher sa main et en la serrant encore et toujours plus fort.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Lun 9 Avr 2018 - 3:37

L'important, c'est qu'il t'a compris, pas de te corriger.  Enfin, c'est que Tim, il parle mieux que toi.  Pas toujours, parce qu'il utilise les mots compliqués, mais au moins il en connaît lui.  Même s'il est beaucoup plus jeune que toi.  Tu te demandes un instant pourquoi, mais tu te reprends rapidement.  Si c'est comme ce qu'il dit et qu'il y a vraiment la Chasse Sauvage à vos trousses, il faut pas traîner sinon vous allez finir en chair à pâté et l'idée ne t'excite pas vraiment.  Tu préfèrerais rester en vie suffisamment longtemps pour retourner sur le Borée et découvrir le bout du monde et l'au-delà.  Tu augmentes ta vitesse pour courir plus vite, vous entraîner plus loin.  Tu t'enfonces dans les ruelles, de plus en plus étroites.  Tu sais que votre unique chance de salut, c'est de vous cacher là où les chasseurs ne pourront pas vous atteindre, donc un endroit où votre frêle carrure joue un avantage contre les cavaliers macabres.  Tu le tires derrière toi, prête à le sauver, même si tu sais que tu ne fais peut-être pas tout à fait bien, car en lui portant secours, tu encourages ses étranges sentiments à ton égard.  Tu lui feras comprendre la situation quand vous serez en sécurité et que le soleil sera levé.  De toute façon, tu n'as toi-même pas toute ta tête à cause de l'alcool, contrairement à lui qui au moins est sobre.  En même temps, il est trop jeune pour l'ivresse, il faudrait le gronder s'il était dans le même état que toi.

« On arrive, s'ra pas long, tiens bon Tim!  Si on lé sème pas a'ec ça, chais pas ce quié fera fuir loin d'nous!  J'les laisserai pas t'voir! » fais-tu pour l'encourager à courir encore juste un petit peu.  Vous y êtes presque.

Tu te faufiles brusquement alors dans un espace mince entre deux bâtiments.  Sans vos corps minces, vous ne passeriez pas, alors un cheval ne pourra jamais vous rejoindre.  Voilà un plan parfait!  Tu exploserais de fierté si tu étais un peu moins essoufflée par votre course dans les rues de la Ville Basse.  Tu tires Tim pour le mettre à la même hauteur que toi et vous voilà face à face dans un espace exigu.  Ton dos s'appuie contre la pierre du bâtiment et il y a peine de distance entre lui et toi, et chaque fois que tu inspires, ton ventre se gonfle contre le sien.  Tu restes silencieuse un instant, la tête légèrement penchée par avant vers son épaule, le temps de reprendre un rythme de respiration un peu plus normal.

« J'pense pas qui peuvent v'nir n'chercher ici.  T'dis quoi? » souffles tu à voix basse.  Tu n'oses pas trop parler à voix, du coup qu'ils vous entendent et qu'un chien réussi à se faufiler jusqu'à vous?  Ils sont un peu trop gros pour ça, mais on ne sait jamais, avec un peu d'huile, peut-être que ça glisse assez pour les faire passer et tu n'as pas de couteau et même si planter tes doigts dans les yeux du chien avait été effectif, c'était l'arme qui l'avait achevé.  « Reste juste à attendre l'matin, pis on p'ra partir. »

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mer 11 Avr 2018 - 11:53

Les ruelles défilaient, les dalles se plaignaient de nos poids, les paroles de la chevelure blonde qui dansait devant moi s'échappaient loin derrière et les quelques vivants alentours retroussaient le nez à notre passage – ou feulaient, mais qu'importait bien, ce qui comptait c'était de rester vivant ! La vie à n'importe quel prix, au prix du corps de Liry si il le fallait. Liry qui m'aidait en ce moment pourtant. J’espérais juste que mes mains auraient le cran de la pousser vers ces bêtes le moment venu. J’espérais, mais si ça se trouvait je tenterais stupidement de la protéger elle-aussi.
Protéger une folle.
Mon nez se retroussa à cette pensée comme à cette idée. Je m'étais bien emporté contre le large poivrot de la dernière fois qui s'en était prit à elle après tout. Un moment de super héros dont je me serais bien passé. Sans compter qu'ici, c'était elle le poivrot. Qu'est-ce que je pouvais être con des fois, nombre de mes migraines ne seraient plus sans elle. Imaginer ma vie à quatorze ans avec des regrets la concernant puis l'imaginer vingt ans plus tard dans ces mêmes conditions me donnait des frissons partout – où bien était-ce la température de l'hiver et ma crasseuse robe de chambre qui me faisaient cet effet sur ma peau. Bref, je ne pouvais que croiser les doigts qu'à défaut de le faire moi-même qu'une autre personne l'ai étranglé avant. Avant de mourir d'épuisement ou de bêtise donc. Et je me sentais mauvais de penser ça autant que bien. Penser à mal concernant Liry me faisait presque oublier notre cavalcade et nos poursuivants.

Je me rendis soudain compte que nous étions à l'abris, arrivés – c'est ce qu'elle avait dit. Tout comme je me rendis compte que nous étions vraiment proche, à tel point que je sentais son ventre tendre vers le mien à chaque respiration... ou le mien tendant vers elle. Nous étions serrés comme des sardines en boite. Et si extérieurement et de très très très loin on aurait pu en glousser, de près c'était tout sauf le pied. Déjà l'odeur était épouvantable, mais alors la situation (Chasse) et la partenaire (Liry) c'était le caca du siècle. Mais si je fermais les yeux, que j'imaginais que j'étais en tête à tête avec Ygraine, ça pourrait peut-être passer...

« J'pense pas qui peuvent v'nir n'chercher ici.  T'dis quoi? »

Non. Ça n'irait pas. Ou si ça irait. J'hochais la tête rapidement, risquant de donner des coups à ma voisine. Si ça pouvait l’assommer aussi, je disais pas non. Plus vite elle se tairait, plus vite je pourrais prier pour que les dieux me viennent en aide et me fassent rêver à plein de chose afin d'oublier ce qui se déroulait non loin – comme tout près.

« Reste juste à attendre l'matin, pis on p'ra partir. »
« Autant ?! »
M'exclamais-je dans un murmure de chacal – ah bah oui à cette heure-ci j'avais pas l'haleine fraîche, mais celle d'un petit gars tiré dans son sommeil.

Je grimaçais de retenir mes larmes autant que de l'odeur qu'à deux nous dégagions. Si seulement la Chasse pouvait avoir comme point faible l'odorat !

« Tu, tu prends de la place Mac Lir. » Je geignais pour penser à autre chose et pour ne pas me mettre à chialer devant elle – ou à me moucher dans ses vêtements. « T'as pris du poids. » Vrai constatation ou mensonge et insulte gratuite pour me faire oublier ? « Et qu'est ce que tu pues. » Gratuit « Même le boucher aurait été mieux. » J'étais désespéré.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mer 18 Avr 2018 - 18:48

Tu te préoccupes peu de ses jérémiades et il est bien heureux que ton état d'ébriété léger t'empêcher de te préoccuper réellement de sa mauvaise odeur buccale.  Tu hausses les épaules tout simplement : c'est bien connu, la Chasse, elle disparaît avec les premiers rayons de soleil.  C'est à ce moment-là que le danger s'écarte totalement.  Il doit bien le savoir!  En même temps, ça te semble étrange qu'il tente d'échapper au danger comme ça.  Ce n'est pas son caractère de se montrer aussi peureux.  Mais en même temps, tu le comprends.  Quand tu repenses à ces horribles chiens qui t'ont mis en charpie l'épaule il y a un mois…  L'envie de les affronter de nouveau ne te tente pas beaucoup.  Tu préfères rester tranquillement à l'abri et s'ils sont en route pour le prendre… Alors tu le cacheras bien pour que personne ne vous trouve avant le point du jour.

Ses geignements toutefois t'agace un peu, ce n'est pas en parlant de la sorte et aussi fort que vous allez vous montrer discrets.  Tu pousses un long soupir qui veut en dire long.  Il faut que tu le fasses se calmer.

« L'Escampette, ferme-la un peu s'te plaît, » dis-tu d'une voix ferme.  Tu ne te trompes même pas sur la prononciation de son nom.  Ce qui est un exploit en soi.  Ça ne te gêne pas qu'il dise que tu pues ou que tu es grosse.  Tu as grandi en te faisant dire que tu étais bien vilaine, puis quand tu étais à l'Académie, il ne passait pas une seule journée sans que quelqu'un ne t'insulte.

Dans un geste maternel, tu l'attires contre toi et l'enlaces d'un bras.  Après tout, c'est encore un enfant, tout aussi courageux soit-il.  C'est normal qu'il aie peur parfois.  Peut-être que parler c'était sa façon d'oublier ses craintes?  Tu n'en sais rien, mais tu lui tapotes gentiment le dos.

« Ç'va aller Tim.  Y t'trouv'ront pas.  J'te promets. »

Tu le serres un peu plus fort contre toi, même s'il est difficile d'engager plus de proximité dans cet endroit déjà bien étroit.  Il serait bien fichu le cavalier de la Chasse qui serait capable de se faufiler jusqu'à vous.

« S'tu veux, un peu p'rler un peu, mais pas fort, 'kay?  Sinon, y vont nous entend', » rajoutes-tu pour le réconforter un peu plus.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Jeu 19 Avr 2018 - 13:12

C'était bien connu que la journée sauvait des vies, mais je ne savais pas quand le matin viendrait. Je m'étais extirpé de mes draps en pleine nuit, sauf que je ne savais pas vers quelle heure j'avais fuit la maison de Théodore ! À supposer que je m'étais couché vers les vingt et une heure et que je m'étais vite endormi pour mieux me réveiller ensuite, je pouvais bien être parti pour presque huit heures au moins dans cette allée fine en sa compagnie – et je doutais de réussir à dormir debout. La question clé était donc de savoir quand poindrait le soleil. Dans plusieurs heures ou moins que ça ? Et puis merde, le moindre bruit me faisait crisper et me tendre comme un mat. Entendre mon nom, ensuite, ainsi prononcé me fit l'effet d'une légère gifle – j'aurais pu me croire sur le pont de l'Audacia, reprit par le Second, sauf que je n'y étais pas. Mes jérémiades se tournèrent donc vers la douce insulte, parler m'aidait à évacuer mes craintes, à me vider la tête. Elle ne pouvait pas comprendre, Liry, ce n'était pas la Chasse qui était à sa poursuite ! Je fus tout de même surpris de son retour... loin de m'insulter, de rétorquer, elle m'attira contre elle, me laissant hébété dans un premier instant.

« Mais enfin. Non. Je... » Je voulais la repousser, je le désirais grandement, elle me prenait pour... pour... un bébé et c'était insultant ! Mais entendant un bruit, encore un, anodin, je stoppais mes plaintes pour la laisser calmer, tenter, mon corps figé de ses tapotements dans mon dos. Normal, je l'aurais repoussé, mais la situation n'était pas normale et j'étais en pleine crise de panique. Respirant lourdement, je l'entendis parler doucement.

J'avais le chic, l'impression, d'entendre tout en cet instant. De la petite goutte gelée qui tombe dans une écuelle, au chat qui feule dans la ruelle derrière, au gravier qui roule derrière un pied, au grincement d'un plancher dans l'habitat contre lequel on était. Et si il, la Chasse, éventrait les murs bloquant son passage jusqu'à moi ?
Et puis y avait Liry et ses mots de réconforts qui à mes yeux n'allaient pas du tout ensemble et qui pourtant passaient bien ici et maintenant. Elle me donnait permission de pleurer ou de parler, difficile de dire, mais j'y avais droit alors que je ne désirais pas me laisser plus encore aller. Plus facile à dire qu'à faire, à penser qu'à me calmer.

« Et si elle détruit les murs... et si les Banshees et. Et j'ai entendu qu'elles étaient déterminées. » Calme toi Tim. Me fis-je en moi-même sans pourtant pouvoir me retenir. « Et le soleil il vient dans combien de temps ? Je suis pas armé pour me défendre. » Cruelle constatation et pourtant j'étais certain de ne pas aller loin avec ma fronde si je l'avais eu sur moi.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Jeu 26 Avr 2018 - 3:08

Tu continues de tapoter gentiment le dos de Tim.  Ça semble fonctionner un peu.  Tu ne lui diras pas toutefois que tu as pris cette technique à une de tes tantines sur l'Île Fauve quand elle s'acharnait à calmer les crises de pleurs et de larmes d'un de tes petits cousins.  Ça lui plairait sûrement pas de l'entendre, alors c'est pas le moment de lui dire ce genre de chose.  Pis faut dire aussi que tu ne sais pas vraiment si la Chasse ne va pas débarquer d'un moment à l'autre pour lui prendre sa vie.  Tu les imagines mal se glisser entre ces murs étroits.  Tu n'as vu que les gros mâtins qui les accompagnent et même s'ils sont bien costauds, ils ne semblent pas avoir de pouvoirs magiques particuliers qui leur permet de détruire les murs à volonté.

« On lé sèm'ra si y viennent Tim.  T'quiètes.  On s'laissera pas m'rir comme qu'ça!  S'rait trop bête! »

Tu imposes une certaine force dans ta voix pour lui montrer à quel point tu es confiante de votre réussite.  Le jour se lèvera et vous serez toujours en vie, tu y crois.  Puis au besoin, vous pourrez toujours courir jusqu'à ce que le soleil se lève.  Tu ne vois pas d'autres solutions si jamais ils ont effectivement le pouvoir de détruire les murs.  Mais ce faisant, ils tueraient plusieurs autres innocents, donc peut-être ne ressentiraient-ils plus autant le besoin de vous tuez, Tim et toi.  Forcément, si tu le protèges, tu seras ajoutée à la liste des victimes non?  Tu n'as pas peur.  Quitte à mourir, autant mourir en se battant.  Même si ce n'est pas aussi bien que de mourir en allant à la découverte du bout du monde.

« J'crois pas qui reste l'temps avant qu'el soleil y se lève t'vois.  J'dirais peut-être une heure, mais j'sais pas.  J'comprends pas c'ment ça s'lève ici l'jour.  C'mieux en mer.  L'plancher, y tangue pas ici.  T'penses que la Chasse, elle peut aller su' l'eau?  Tsay, a l'a-tu une vivenef elle itout?  On sait pas grand-chose d'ça hein, dans l'fond. »

Tu hausses les épaules et poussent un bâillement.  Tu ne t'es pas encore couchée de la nuit, occupée à boire comme un trou et l'envie de somnoler se fait de plus en plus forte.  C'est que tu aimes bien dormir.  Ton lit t'appelle.  Tu te blottis un peu contre Tim, les paupières lourdes.  C'est presque comme un oreiller de plume.  Tes mains cessent de tapoter son dos et elles glissent lentement, mais sûrement vers le bas.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Jeu 17 Mai 2018 - 17:44

On le sèmera, on lé sèm'ra, plutôt, qu'elle disait. C'était vite dit quand même. J'me serais bien vu beugler à son oreille qu'elle était niaise à penser ainsi, mais j'étais trop occupé à me retenir de chialer comme de vomir mes tripes, cela aurait mouillé ses vêtements sinon. Et puis, elle avait insufflé presque un truc dans son baragouinage des îles – qui, avec le temps, j'appréciais plus au contact des îliens, dont celui de Vira. On aurait presque cru qu'elle serait en mesure de se défendre d'égal à égal et cela m'avait fait cesser de renifler. Avait-elle vraiment combattu un de ces chiens ? Ses blessures, lui devait-elle ? Mes questions restèrent en suspens, au bord de mes lèvres, tandis qu'elle poursuivait sur le jour et la capacité de la Chasse à se déplacer. J'hochais imperceptiblement de la tête, rassuré, en entendant qu'il ne restait que peu de temps avant que le jour ne se lève.

« Je préfère aussi la mer, avouais-je à mi-mot en toute sincérité quand elle eu fini de parler. Si la Chasse sait marcher sur l'eau, j'vois pas ce qu'un mur pourrait l’empêcher de venir jusqu'ici. » Je déglutis à cette sombre idée comme réalisation si l'hypothèse se révélait exacte qu'elle vagabondait sur les flots librement. Autre chose à dire, je devais repartir sur quelques chose où j'allais agoniser dans cette atmosphère puante et flippante.

« T'as vraiment tué un de ces chiens ? » demandais-je à son oreille, blottit contre elle, avant d'être parcouru d'un frisson en sentant ses mains glisser. Je me tendis, songeant qu'elle les retirerait, mais elle n'en fit rien. Et quand elles glissèrent sur mes fesses, le contact me crispa. Je n'avais pas saisi qu'elle s'assoupissait, non. Mon cœur battit encore plus fort, mélange de peur et d'excitation, quand enfin je me rendit compte de mon infidélité à Ygraine si je ne résistais pas.

« N-Non ! Arrête ! Elles sont siennes ! » Et je criais, outré, en la repoussant au mieux par les épaules, sans penser plutôt à dégager ses mains glissantes. Et si je devais expérimenter pour être certain de combler Ygraine, ce ne serait certainement pas dans une ruelle miteuse, Chasse au cul (les mains de Liry appartiendraient-elles à la Chasse?), avec une femme puant l'alcool et dans des frocs puant l'urine, plutôt crever !

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Mer 30 Mai 2018 - 17:39

Marcher sur l'eau?  Tu as plutôt eu l'image d'un énorme bateau animé capable de porter la Chasse Sauvage.  C'est vrai que l'idée de Tim est vachement terrifiante et pendant un moment tu es effrayée pour tes amis du Borée qui ne savent peut-être pas ce qui se passe sur ce continent de fous.  Même si l'idée est horrifiante, tu te sens tout de même basculer vers le sommeil.  Trop de rhum ce soir pour rester complètement éveillée.  Tu es presque endormie quand tu l'entends pousser un cri qui te fait sursauter et ta tête se relève rapidement pour guetter le danger mais tu la cognes brutalement contre le mur de pierre derrière toi et tu pousses un juron bien senti.  Un peu sonnée, il te faut encore un peu de temps pour réagir complètement à la situation.  Quand tu te remets du coup porter à ta tête, c'est la panique qui se fait sentir en toi.

« LA CHAAAAASSE! » beugles-tu en panique.  Tu essaies de bouger, mais vous êtes coincés l'un sur l'autre, il n'y a pas moyen de te retourner pour prendre vos jambes à votre cou et le tirer derrière toi, même si ta main a réussi à trouver la sienne dans le but de l'entraîner à ta suite vers un endroit plus sûr.  Tu as pourtant cru que jamais ils ne vous trouveraient ici.

« Tim on est coincé, n'est fichu!  Va m'rir! »  Tu te mets à éclater en sanglots d'ivrogne alors que tu vois tes derniers jours se profiler devant toi avant que tu n'aies eu le temps de vivre toutes les aventures dont tu as rêvé.  Tu ne découvriras jamais ce qu'il y a par-delà le bout du monde, morte, fauchée par les chasseurs.  Ton visage se tord horriblement sous l'effet des pleurs et ton corps est secoué par les sanglots violents qui se prennent à toi.  Pourquoi as-tu si peur?  Tu as déjà tué un chien pourtant.  Mais c'était pour protéger la petite fille rousse, elle était petite, faible.  Tim, il est pas faible, il est fort, héroïque, il te l'a déjà tout raconté.

« Faut partir, vite, faut partir.  On va m'rir s'non.  Marche comme que l'crabe, vite!  VITE! » brailles-tu.  Tu ne souhaites pas perdre la vie, pas maintenant.  Mourir sur le continent quelle honte…  Il faut que tu trouves la mer.  Si la Chasse vient vous voler la vie, tu vas au moins te jeter dans l'eau du port de Lorgol.  Tant pis. Puis, une drôle de lueur vient capter ton regard.  Ça brille de plus en plus et le ciel prend des teintes orangées et rosées.  « Par l'couilles d'c'ptaine!  Le soleil se lève!  On va pas mourir! » hurles-tu en ressentant un énorme soulagement se répandre en toi.  En y songer, tu écrases Tim contre le mur, dans ce qui se veut une accolade remplie de bonheur et de joie.

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Message Sujet: Re: Une Chasse de Gel et de Blonde   Jeu 31 Mai 2018 - 17:21

Le silence et puis un toucher déplacé. Trop déplacé. J'estimais complètement tordu qu'elle pense à me molester plutôt qu'à se tenir prête à se défendre (à nous défendre) contre les mâtins de la Chasse s'ils arrivaient d'un coup sec et d'un coup ferme de gueule jusqu'à nous. Liry ressemblait d'un coup au gros dégueu qui avait voulu la tripoter. Et je n'aimais pas prendre sa place. Je refusais de me faire violer par une femme dans de telles conditions autant que je refusais de mourir attrapé par la Chasse. La première idée me rendait fou de rage et outré, la seconde me donnait la nausée et me donnait des envies de chialer. Encore que les odeurs mêlées de nos corps l'un contre l'autre me retroussait franchement le nez et me mettait le cœur au bord des lèvres. Combien de bouteille avait-elle sifflé exactement ?

Naturellement, dans tout ce tointoin de touchi toucha, je l'avais repoussé, clamant l'appartenance de mon Être à ma bien aimée Ygraine. Je m'étais alors attendu à un retour hilare ou à une brusque envie de sa part, mais ce fut pire que ses attouchements ; elle criait à la Chasse.

Je me tournais violemment  le cou à m'en faire mal aux cervicales vers l'endroit où ses yeux s'étaient braqués. Je ne voyais rien. Mais je la croyais comme elle m'avait cru. Et devant ses pleurs fatalistes soudain, je réalisais qu'elle ne me servirait même pas de bouclier. Qu'elle ne me servirait à rien. Je paniquais à nouveau. Je paniquais en me mettant à la repousser pour me débloquer (moi, pas elle), pour passer devant et pour la laisser derrière, mais elle refusait de me laisser m'extirper. Et je chialais de concert.

Mes lèvres tremblotèrent de plus belle tandis qu'elle me conseillait de faire le crabe. Un slow de crabe ou une lutte de pinces. « On ressemble plus à des limaces. » trouvais-je à constater entre deux reniflements alors qu'on bougeait doucement... à vitesse d'escargot même, de l'autre côté. Elle était légèrement devant à ma plus grande horreur. Je ne cessais de jeter des regards horrifiés en arrière, emmêlant presque nos pinces (jambes) au passage. Et puis elle commenta les couilles de Philipe Jedediah et je cru respirer de nouveau devant les rayons du soleil qui doucement s’élevait sur la Ville Basse. Les rayons avaient du faire fuir la Chasse car je ne ressentis plus rien – ou bien mon imagination folle s'était calmée avec le lever du soleil. « Sau-sauvé. » Répétais-je alors qu'elle me câlinait de nouveau et que mes larmes s'était arrêté. Mon visage enfouit dans ses cheveux. Ma morve s'y réfugiant. Mon nez étouffé pleinement par l'odeur de la crasse que nous dégagions maintenant que la terreur s'éloignait. Ma conscience brusquement retrouvée et l'abandon de ma frayeur nocturne. Le soulagement. Une émotion forte qui disparaissait, remplacée par des effluves mortels. « Je. Crois. Que. Je. Vais Bwarg. » Trop tard. Serré, je venais de relâcher la pression dans ses longs cheveux blonds - plus si blonds que ça.

Une matinée de rêve, n'est-ce pas ?


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