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 De bruit et d'estoc

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Message Sujet: De bruit et d'estoc   Mar 13 Fév - 13:19


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Serenus Dardalion & Abigaïl l'Embrasée

De bruit et d'estoc

Que claquent les lames



• Date : 15 décembre 1002
• Météo (optionnel) : il fait très beau mais froid
• Statut du RP : privée
• Résumé : Abigaïl a reçu les armes de la Reine Noire en héritage mais ne sait pas s'en servir. Elle demande a Serenus de lui apprendre.
• Recensement :
Code:
• [b]15 décembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3378-de-bruit-et-d-estoc#125091]De bruit et d'estoc[/url] - [i]Serenus Dardalion & Abigaïl l'Embrasée[/i]
Abigaïl a reçu les armes de la Reine Noire en héritage mais ne sait pas s'en servir. Elle demande a Serenus de lui apprendre.


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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Mar 13 Fév - 13:21

Il y a bien longtemps qu'Abigaïl n'a pas passé une bonne nuit de sommeil. Entre ce retour à la réalité, la visite de la Fille de la Nuit, la maladie et maintenant, la mort de la Rose, la Chevaucheuse ne compte plus les nuits qu'elle a passé à contempler les étoiles par sa fenêtre. Son intuition ne manque pas de lui souffler que ce n'est pas fini et la rouquine commence à penser qu'Arven sombre peu à peu dans les ténèbres. Quel est donc le pouvoir qui permettra de libérer le continent du joug de la Chasse qui sévit chaque soir ? Elle a fait une promesse à Astrée. Ses mains pressent un peu plus les deux armes éternelles, ultime héritage que lui a légué la Reine Noire. La Chevaucheuse n'a pas été assez longtemps l'écrin de la Reine pour être profondément affectée par son absence. Astrée était discrète et lui laissait, la plupart du temps, l'esprit libre de ses pensées. Cependant, elle s'est habituée à cette présence subtile qui veillait sur elle et lui soufflait parfois la conduite à tenir. Elle l'a accueillie à bras ouvert Abi, avide et fière de pouvoir être Sa main. Pourtant, cette disparition a été trop soudaine pour ne pas soulever de questions. Questions que la Chevaucheuse préfère ne pas se poser pour le moment. Toute sa tâche, toute sa hargne est destinée à un unique but : protéger les plus faibles de cette Chasse mystérieuse. Et si sa magie constitue sa plus grande force, il est un domaine dans lequel elle n'a aucune aptitude. Le combat. Astrée lui a légué ses armes mais pas ses compétences en la matière et voilà bien des épées qui ne servent à rien dans ses mains. La rouquine s'est donc tournée vers l'unique possibilité qui lui restait : apprendre à s'en servir. Elle le ressent comme un besoin vital. Il faut qu'elle sache les utiliser. Ne serait-ce que pour être la digne héritière de ces somptueux présents. Elle sera la dernière propriétaire de Chant-du-Matin et Chant-du-Soir. Pourtant, il faut bien les faire à nouveau chanter et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va y arriver.

Assise sur un banc d'une des nombreuses places de La Volte, la rouquine reste plongée dans ses pensées. Le soleil brille de mille feux même si la température demeure fraîche et l'ombre titanesque de Royale protège sa chevelure flamboyante de s'embraser plus encore. Elle a demandé de l'aide à Serenus. L'unique guerrier qu'elle connaît et qui a consenti à l'aider. Mais ses progrès sont longs et elle est frustrée, Abigaïl. Frustrée de ne pas pouvoir le voir autant qu'elle le voudrait. Frustrée par ses pauvres améliorations. Mais Serenus a son travail, sa vie et sa famille et c'est déjà très gentil de sa part de l'aider alors l'Outreventoise ne veut pas non plus en abuser. Titou et Royale ne manquent pas de lui expliquer. De lui rappeler qu'il faut s'armer de patience. Autant elle est née avec un talent fou pour la magie, autant elle n'a jamais utilisé une épée de sa vie. Les guerriers des Guildes n'y rentrent pas comme ça. Ils sont compétents et tout ça est dû à des années et des années de pratique et d'entraînement. Elle n'en est qu'à sa troisième séance. Elle le sait, Abi, qu'elle ne saura pas s'en servir correctement avant un bon moment et que jamais elle n'atteindra la maîtrise de Serenus. Pourtant, c'est une nécessité. Elle doit apprendre à s'en servir et si elle doit s'entraîner avec acharnement quitte à ne pas en dormir de la nuit, elle le fera. Enfin... si quelqu'un veut bien lui montrer comment faire. Il faut que tu sois patiente petite. L'on apprend pas à utiliser l'épée aussi facilement que nous savons nous servir de nos griffes. Chez nous, elles sont là depuis toujours alors que tu viens juste d'acquérir les tiennes. Laisse-toi un peu le temps. Tu as raison, comme toujours. Il y a beaucoup de choses que je sais et tout autant que j'ignore. Mais si je peux te faire partager mon savoir, alors je le fais. Un élan de gratitude s'envole vers sa dragonne tandis qu'Abigaïl la couve d'un regard tendre avant de soupirer. Rien que par ces mots, tu arrives à me soulager un peu d'un poids. Alors j'en suis heureuse petite. Tu te tracasses trop. Soit plus tolérante, surtout envers toi-même. Elle hoche la tête. Encore une fois, la sagesse de sa dragonne calme ses ardeurs impatientes. Que ferait-elle sans elle ?

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Mar 13 Fév - 18:57

Ariane se mit à pleurer. Quelle heure était-il ? Il faisait encore nuit, et la Volte dormait à poings fermés. Maud bougea dans son sommeil, et, après quelques secondes, ouvrit les yeux. Son regard croisa celui de son époux, et les deux lâchèrent un gros soupir. Les jeunes parents se regardèrent pendant quelques secondes, attendant de voir si Ariane n'allait pas se calmer toute seule, puis Serenus décida de se lever. C'était son tour, de toute manière. Il sortit du lit, frissonna quand ses pieds nus touchèrent le sol glacé, puis il se dirigea vers le berceau de sa fille. Le nourrisson continuait à pleurer, tout en agitant ses petits poings. Le guerrier la souleva délicatement et, une fois qu'elle fut installée dans ses bras, il commença à la bercer, tout doucement. Rien à faire. Elle continuait à pleurer. Serenus baissa le nez, cherchant une éventuelle odeur suspecte. Non, elle était propre. Cela ne voulait dire qu'une seule chose. Serenus retourna vers le lit conjugal et tendit sa fille à Maud. Une petite fringale, ça pouvait arriver de temps en temps, Serenus était bien placé pour le savoir. Il regarda son épouse donner le sein à sa fille et soupira doucement. Demain serait une journée chargée. Il avait du travail, et il devait en plus de cela donner des cours de combat à une vieille connaissance : Abigaïl l'Embrasée.

Leur rencontre avait été tout sauf tranquille, Serenus se rappelait encore très bien de cet incendie que Royale, la dragonne de la jeune chevaucheuse rousse, avait déclenché dans une forêt avoisinant la Volte. Il était parti chasser, et était revenu avec sur la peau une très forte odeur de roussi, et une belle frayeur en prime. Il avait depuis longtemps pardonné à la chevaucheuse. La forêt commençait à renaitre, même s’il faudrait des années pour qu’elle redevienne telle qu’elle était avant. Mais, au moins, Serenus n’avait pas fini dans l’estomac de Royale, c’était le principal. Depuis lors ils s'étaient revus un certain nombre de fois, et ils avaient appris à s’apprécier. Ils étaient devenus de bons amis, malgré le fait que Serenus soit souvent en déplacement.
Aujourd’hui, Abigaïl avait besoin de son aide. Elle avait hérité d’épées et elle ne s’avait pas s’en servir. Voilà bien les mages ça. Ils se la pétaient bien avec leur magie, mais quand il fallait se servir d’une lame, il n’y avait plus personne. Fort heureusement, Serenus avait été content de la revoir, après toutes ces années, et il avait accepté sans hésiter. Il se savait compétent, et cela l’avait sauvé de nombreuses reprises pendant la guerre. De plus, un peu d’exercice supplémentaire lui ferait le plus grand bien. Ce n’était pas parce qu’Ariane prenait du poids qu’il fallait qu’il en fasse de même.

Le lendemain, le guerrier se réveilla tôt. Un repas rapide, un baiser sur le front de sa fille, un sur la joue de sa mère et, un sur celle de sa femme, et le voilà parti. Il alla tout d’abord rejoindre ses vieux amis, au sein de l’antenne de la Volte. Il prit le temps de parler de tout et de rien, tout en savourant une tisane, puis, après avoir pris connaissance des dernières missions à effectuer, il alla rejoindre Abigaïl, sur leur lieu de rendez-vous habituel. Elle était très enthousiaste, et écoutait attentivement le moindre de ses conseils, qu’elle appliquait ensuite scrupuleusement. Mais Serenus voyait bien qu’elle était frustrée d’avancer aussi lentement. Elle était encore distraite, et avait encore du mal à anticiper les mouvements de Serenus. Mais bon, lui aussi, à ses débuts, était dans le même cas. Abigaïl apprendrait, et elle deviendrait une combattante féroce. Il marcha d’un bon pas vers l’une des places de la ville, et repéra sans difficulté les écailles de Royale, qui patientait aux côtés de sa cavalière. Serenus s’avança et sourit lorsque son regard croisa celui de la jeune femme. Il lui dit :

« - - On est matinal à ce que j’vois. Très bien. Allons-y, profitons qu’il fasse beau. » Il lança un clin d’œil à Royale et lui dit sur un ton taquin : « T’inquiète pas Royale, j’te promet de pas lui laisser trop de bleus cette fois. »

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Ven 23 Fév - 13:15

Serenus finit par apparaître dans son champs de vision et Abi sent l'appréhension lui nouer l'estomac. Pourtant elle a l'habitude des coups et des courbatures. Ses entraînements sont toujours intensifs et il faut qu'elle se maintienne en forme. Mais c'est tout de même différent. Déjà, il faut qu'elle apprenne à parer et à attaquer sans utiliser sa magie. C'est frustrant et ce n'est pas l'envie qui lui manque. Le nombre de fois, au début, où elle a eu envie de lui faire exploser ses bâtons de malheur à la figure. Parce que oui, en plus elle ne se bat pas immédiatement avec ses armes. Tant qu'elle ne sait pas les utiliser, elle devra faire sans. D'abord le faire avec des bâtons, pour ne pas se faire mal et pour avoir les bases. Heureusement pour elle, la Chevaucheuse gère tout de même dans les échauffements. L'endurance, la musculature, les pompes, tout ça elle le fait déjà quotidiennement. La base de la base lorsque l'on chevauche. Elle a au moins cet avantage. Royale retrousse ses babines, dévoilant une impressionnante dentition, dans un ricanement moqueur, avant de laisser de la fumée s'échapper de ses nasaux. Elle n'a loupé aucun entraînement d'Abi, la supportant comme elle peut et lui prodiguant même quelques conseils judicieux. Poussant un soupir, la Chevaucheuse finit par se redresser et le suivre, l'air peu enjoué mais tout de même très concentrée parce ce qui va suivre.

Elle suit Serenus jusqu'à leur terrain d'entraînement, un champ à la limite de la ville. Abigaïl ne veut pas s'entraîner à la Caserne. Elle préfère ne pas avoir de public, n'appréciant que trop peu les commentaires qui peuvent animer ces séances. Au moins, ici, personne ne vient les embêter, même si le terrain n'est pas le meilleur qu'il soit. Un vieux tronc abandonné trône seul au milieu du lieu, faisant office de cible pour la Chevaucheuse. Ils ont délimité quelques points précis, s'imaginant un homme, sur lequel Abi peut exercer les techniques que Serenus lui apprend. C'est un peur hésitant comme système mais ça a le mérite de l'épargner de certains regards. Et puis c'est bien pour commencer, avant d'enchaîner sur les duels avec Serenus qu'elle a tous perdu, bien évidemment. C'est même horriblement frustrant de voir qu'elle ne l'a pas touché une seule fois. Même si elle fait des progrès... enfin bon. Quand elle sera un peu plus adroite, ils pourront aller perfectionner tout ça à la Caserne. Mais pas avant. D'ailleurs, la Chevaucheuse préfère que personne ne sache vraiment ce qu'elle fait. Elle a déjà eu pas mal de commentaires de part son identité de dernier écrin de la Rose. Beaucoup de comportements ont changé et c'est souvent qu'elle voit ses camarades chuchoter sur son passage en la fixant avec intensité. Attitude qui a le don de l'agacer et de la mettre mal à l'aise.

-On commence par quoi aujourd'hui ? demande-t-elle donc à Serenus, préférant chasser de son esprit ses sombres ruminations.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Lun 26 Fév - 21:36

Abigaïl appréhendait. Cela se voyait sur sa figure. Il était vrai que Serenus n’y allait pas de main morte avec elle. Depuis qu’ils avaient commencé les cours de combat à l’épée, Serenus avait dû infliger bon nombre de bleus et de bosses à la pauvre Abigaïl. Mais ça, elle le voulait bien. Pour apprendre à se battre correctement, il fallait bien recevoir quelques coups de temps en temps. Serenus, lui, avait carrément eu des os cassés pendant sa formation. Mais cela ne l’avait pas empêché de terminer et de devenir un guerrier compétent. Le guerrier se permit un petit commentaire devant Royale, qui lui dévoila une rangée de dents impressionnantes. Serenus, nullement effrayé, laissa échapper un éclat de rire. Royale, il avait appris à l’apprécier. La dragonne avait son caractère, sa fierté, mais cela ne gênait nullement le guerrier qui aimait la taquiner. Il n’y avait cependant qu’une seule limite qu’il ne s’autorisait pas à franchir : toucher Royale. Pour lui, le seul dragon qu’il méritait de toucher était Obédience. Obédience restait et resterait à tout jamais son dragon, même s’il n’a été le sien que pendant quelques semaines, dans une autre vie.

Serenus ouvrit le chemin jusqu’au champ où ils avaient décidé de venir s’entrainer. C’était un vaste terrain, avec uniquement un tronc d’arbre au centre. Serenus avait également fabriqué quelques petits épouvantails, armés de balais et protégés par des seaux en métal en guide de casque. Pendant que la chevaucheuse s’étirait, Serenus releva les épouvantails, récupéra leurs bâtons d’entrainements, et alla également s’étirer avec elle. Il se redressa, lança à Abigaïl des protections en cuir ainsi que son bâton. Quand elle lui demanda ce qu’ils allaient faire aujourd’hui, Serenus fit tournoyer son bâton. Il donna quelques coups dans l’air, et sourit à la jeune femme. Il lui dit, avec un petit air taquin :

« -Y’a un truc que j’ai remarqué chez toi quand tu te bat. T’es facilement distraite. Tu fais pas assez attention aux détails, qui, pourtant, ont leur importance. Le regard de ton adversaire, son expression, peuvent parfois te dicter la marche à suivre. » Il leva son bâton, se mit en position, et reprit : « Faut que je vérifie un truc. Essaye de me toucher pour voir ? »

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Mar 6 Mar - 0:00

Abigaïl attrape le bâton jeté par Serenus avec adresse. Au moins, ces réflexes sont-ils tout de même au point. Il y aurait de quoi s'inquiéter dans le cas contraire. Royale lui envoie une pensée railleuse qu'elle contre par un regard noir. Elle sent que la dragonne préfère ne pas trop intervenir pour ne pas la déconcentrer. Se battre avec plusieurs voix dans sa tête risque d'être très compliqué et elle préfère solliciter la totalité de sa concentration. Elle écoute avec attention les instructions de son professeur improvisé, essayant de relativiser quant aux critiques. Elle est en apprentissage, il est normale qu'elle n'ait pas les réflexes d'un guerrier qui se bat depuis aussi longtemps qu'elle utilise la magie. Abigaïl comprend. En même temps, dans la plupart de ses combats, la Chevaucheuse n'a guère le loisir d'admirer les détails du visage de ces adversaires, ceux-ci étant beaucoup trop éloignés. Elle va s'occuper de la gestuelle de leur monture, ou anticiper leurs mouvements pour essayer de deviner leur cible. Au final, c'est un peu la même chose mais à une échelle beaucoup plus proche.

Elle se met aussi en position, comme Serenus lui a appris, et inspire profondément, essayant de chasser toutes pensées parasites de son esprit pour gagner l'état de sérénité qu'on lui a conseillé. Ne penser à rien. Rester concentrer sur l'adversaire. Laisser le calme prendre l'emprise du corps pour éviter tout geste précipité. Puis attaquer subitement. Elle se lance alors, la Chevaucheuse, son bâton volant aussitôt vers sa cible. Bien évidemment, elle ne s'attend pas à toucher son but mais elle tente tout de même. C'est ainsi que l'on apprend. Elle vise les jambes puis change de trajectoire au dernier moment, relevant le mouvement vers le flanc droit. Une feinte comme il a pu lui apprendre. Pourtant, elle devine au même moment où elle change d'avis, qu'elle risque de ne toucher que du vide. Mais, d'un certain côté, comme les autres fois, elle sent l'adrénaline l'envahir et une certaine excitation la contaminer. Au moins ces exercices ont aussi le mérite de la faire se défouler un bon coup, surtout après toute la tension accumulée ces derniers mois. Généralement, le soir de ses entraînements, elle dort d'un sommeil de plomb, sans rêve et se réveille en pleine forme. La concentration et la dépense physique qu'ils occasionnent, suffisent pour l'épuiser complètement. La rouquine tente de voir le bon côté des choses. Au moins, ce soir elle dormira bien.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Jeu 8 Mar - 17:52

Abigaïl attrapa le bâton de Serenus avec une certaine adresse. Le guerrier ne se laissa pas impressionner et il se mit en garde. La jeune femme, après un très long moment de concentration, s’élança. Serenus contra son attaque, décidément bien trop prévisible. Prévisible, mais parfaitement normal. Elle était en apprentissage en même temps. Serenus n’hésita pas, en plus de contrer ses coups, à la repousser en lui donnant des coups dans ce qu’il appelait les « zones blanches » : Cuisses, bras, mollet. Il ne touchait jamais le buste, ni la tête de son adversaire, sauf quand il était en situation réelle de combat bien entendu. Quand il était en entrainement avec les collègues, en équipement, il ne se gênait pas non plus, mais il s’imposait certaines limites. Il frappa donc les membres d’Abigaïl, essayant de la distraire par la douleur. Il avait bien trop souvent vu d’hommes blessés qui, aveuglés par la souffrance, s’étaient élancés vers leur propre mort en oubliant tout ce qu’ils avaient appris. Serenus, lui-même, avait failli y passer. Le Tournoi des Trois Opales, quand Grâce l’avait défiguré. Fou de douleur, il avait délaissé son précédent adversaire, Mayeul, pour aller la combattre. Celui-ci en avait profité pour l’assommer, mais il aurait très bien pu le tuer.

Serenus n’oublierait jamais cette leçon durement apprise, et il veillait à ce que les recrues l’apprennent également. Le guerrier ignora superbement le dragon, son environnement, pour se concentrer sur Abigaïl. Plus rien d’autre n’existait. Le professeur, l’espace d’un instant, laissa place au combattant. Seule sa volonté de voir Abigaïl parvenir à le toucher empêchait son bras de l’attaquer à son tour. Peu à peu, il ne vit plus qu’elle. Il n’entendit plus que leurs souffles, le bruit de leurs pieds qui déplaçait la terre du champ, et le sifflement de l’air provoqué par les bâtons. La jeune femme, déterminée, essayait toutes les techniques, mettait en œuvre tout ce qu’elle avait appris pour tenter de toucher Serenus. Elle visa les jambes, et, au dernier moment, changea de trajectoire, vers le flanc droit. Serenus, surpris, recula vivement, faisant que le bâton frôla sa hanche. Il laissa échapper un petit rire et lui dit :

« - Bien Abi, tu commences à comprendre ! »

Cette fois-ci, ce fut lui qui s’élança. Il voulait voir si Abigaïl était capable d’anticiper ses mouvements. Il se baissa pour esquiver un coup, et tenta de frapper la jeune femme sur l’articulation du genou, sans grande violence bien sûr. Avec elle, Serenus ne frappait jamais trop fort. Il ne voulait pas qu’Abigaïl finisse avec des os brisés. Non, les bleus, ça suffisait largement. Il se redressa et tenta une feinte qu’il n’avait encore jamais faite. Abigaïl arriverait à percevoir son petit jeu, ou pas. C’était à elle de voir.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Lun 2 Avr - 0:38

Bien évidemment, Serenus a le dessus, mais Abigaïl s'en doutait. Elle ne peut rivaliser ainsi avec un guerrier. Mais elle fait de son mieux. Elle sent le soutien moral de Royale et celui de Titou. Ils sont là, avec elle, même s'ils ne se manifestent pas pour ne pas déranger sa concentration. Elle sent qu'elle n'est pas seule et qu'ils l'accompagnent dans ce long apprentissage. Long et douloureux. Serenus frappe. Elle sent qu'il retient ses coups, Abigaïl. Le but n'est pas de la blesser mais de lui apprendre. Il retient ses coups mais cela ne l'empêche pas de grimacer de douleurs lorsqu'il l'atteint. Une douleur qui affaiblit sa concentration, obscurcit son jugement. Le Phénix sait qu'elle ne pourra pas tenir trop longtemps ainsi. Elle se doute que le but de Serenus est de l'obliger à se focaliser malgré la souffrance qu'il lui occasionne. Il faut qu'elle reste sûre de ce qu'elle fait.

Finalement, au bout d'un temps qui lui parut infini, elle parvient à le frôler. Exploit qui lui valut un regard et quelques mots appréciateurs de la part de son instructeur. Assez satisfaite de ce progrès – mieux vaut ne pas croire à la chance – Abigaïl en profite pour souffler un peu. L'entraînement l'oblige à puiser dans ses réserves. Heureusement pour elle, la Chevaucheuse en a suffisamment et ce n'est pas l'endurance qui lui manque. Mais son repos est de courte durée. Déjà voilà le guerrier sur elle, et, d'un geste agile, entame un enchaînement complexe qui l'oblige à reprendre sa concentration au plus vite. Si elle parvient à revenir facilement dans l'esprit du combat, son attention n'est pas encore assez entraînée au combat au corps à corps et sa parade n'a même pas le temps de commencer que déjà elle sent une douleur lancinante sur son genou qui lui arrache même un petit cri de surprise. Par réflexe, son genou se plie et elle se sent tomber sur le sol. Pas de très haut, heureusement et elle ne se fait pas plus mal qu'elle ne le doit. Cependant, elle vit cette chute comme un nouvel échec et fronce rageusement les sourcils. Assise sur son derrière, elle se masse le genou maltraité, repassant dans son esprit la tactique de Serenus pour tenter de comprendre ce qu'elle a loupé. Elle se laisse quelques petites secondes avant de se relever et de reprendre position.

-Désolée, souffle-t-elle, l'air encore plus concentré. Tu peux continuer.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Dim 8 Avr - 17:23

Elle faisait de son mieux, la petite, et Serenus était fier d’elle. Elle donnait le meilleur d’elle-même, écoutait ses instructions avec attention, participait aux exercices et ne bronchait pas face à l’échec. Serenus veillait à retenir ses coups. Il savait qu’il avait la force de briser des os, et il ne tenait pas à ce qu’Abigaïl se retrouve immobilisée à cause de lui. Mais il ne se montrait pas doux comme un agneau non plus. Il la voyait grimacer. La douleur la déstabilisait, et c’était justement le but recherché. Serenus avait appris à faire avec la souffrance. Il s’était même battu avec une flèche plantée dans l’épaule. Il se rappelait encore cette sensation d’avoir un corps étranger qui titillait son muscle et ses nerfs. Il avait cassé la flèche pour se battre, mais avait gardé la pointe jusqu’au soir. Cette expérience avait été non seulement très douloureuse mais aussi bénéfique. Serenus avait appris à faire passer son objectif avant son propre corps, et c’est ce qui faisait que beaucoup de ses collègues le respectaient.

Les coups s’enchainaient, et Serenus était stupéfait par la volonté de la jeune femme. Elle serrait les dents, et, quand le guerrier s’élança sur elle, elle tenta de contrer son enchainement de coups complexes. Mais son attention, trop habitué au combat à distance et par la magie, ne put prévoir ce qui allait arriver. Serenus parvint à l’atteindre au genou. Cela arracha un petit cri à la jeune femme qui tomba au sol. Le guerrier s’attendait à ce qu’elle se plaigne haut et fort de la douleur mais il fut surpris de la voir se relever. Son expression trahissait son amertume face à ce nouvel échec. Elle massa d’abord son genou puis, une fois debout, elle lui dit qu’il pouvait continuer. Serenus posa son bâton au sol, s’approcha et lui prit le sien avant de lui dire :

« Non. Va t’asseoir. Je dois vérifier quelque chose. »

Il la mena jusqu’au tronc, en l’aidant à marcher si cela se révéla nécessaire. Une fois qu’elle fut assise, il s’agenouilla et commença à toucher son genou. Il chercha d’éventuelle lésions, fractures ou tout ce qui pourrait gêner son entrainement. Il guetta les réactions de la jeune femme et, quand il fut sûr que tout allait bien, il se releva et lui tendit une gourde. Il lui dit :

« Repose toi un peu. Je ne veux pas que tu te fasse mal pour rien. » Il regarda autour de lui et s’étira avant de reprendre : « T’sais, c’est normal de faire des erreurs, quand j’étais en apprentissage, j’étais très maladroit, il a fallu une bonne dizaine de coups sur le crâne pour que ça change. Tu vas y arriver, c’est qu’une question de temps. »

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Jeu 19 Avr - 23:05

Elle continuerait bien mais son instructeur en décide autrement. Abi ouvre la bouche, prête à protester et à expliquer que tout va bien pour elle, mais elle se ravise. Serenus n'a pas l'air de plaisanter et il sait ce qu'il fait. Mieux vaut l'écouter pour le moment. Sans compter qu'elle ne dit pas non à une pause. Une fois assise, d'ailleurs, elle ne peut s'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement. C'est l'hiver et pourtant, elle a très chaud. L'exercice a fait accélérer son rythme cardiaque et augmenter sa température. Elle se bat au bâton mais ses mains sont moites et ses poignets douloureux. Une légère grimace effleure ses lèvres lorsque le guerrier lui tâte le genou. Rien de bien méchant, Abi le sait. Sûrement un bel hématome en cadeau mais rien qui soit inquiétant ou qui interrompt définitivement la leçon du jour.
Elle hoche la tête. La Chevaucheuse veut bien le croire. Elle se souvient de ses propres entraînements lors de sa formation. Il lui a parfois fallu répéter le même exercice plusieurs fois avant de bien l'assimiler. Mais Abi n'est guère patiente et elle a l'habitude de réussir ce qu'elle entreprend très rapidement. Comme à l'Académie où elle a obtenu son diplôme en trois ans. Un véritable record. Elle a eu la prétention de croire qu'il en serait de même pour ses études de Chevaucheuse mais il n'y a pas eu que l'aspect magique dans sa formation et elle a dû prendre son mal en patience. Il en est de même pour le combat. La différence étant que, avant aujourd'hui, l'Outreventoise n'a jamais tenu une arme à la main. Enfin ce n'est pas exactement vrai mais elle n'a jamais su s'en servir et ne les a pas utilisé dans leur fonction première. Voire, elle ne les a pas utilisé du tout.

-Je sais. Faut que je sois patiente, marmonne-t-elle en serrant les dents.

Sûrement le plus difficile. Patienter. Attendre. Elle n'aime pas ça. Elle le sent au fond, Abi, qu'elle n'a pas le temps. Il lui faut apprendre à manier les présents de la Reine Noire. Et elle doit le faire vite. Elle pressent un danger. Arven n'est plus un endroit sûr et la Chevaucheuse ne veut pas revivre cet état de complète vulnérabilité qui l'a gagné pendant la maladie lancée par l'Ordre. Hors de question qu'une telle chose se reproduise. Et si jamais, un jour, elle doit être privée de magie, alors elle veut pouvoir défendre autrui autrement.

-On y retourne ? propose-t-elle, plus déterminée que jamais, une lueur enflammée dansant dans son regard.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Mar 1 Mai - 17:50

Elle n’était pas blessée, tout allait pour le mieux. Mis à part son ego froissé bien entendu, mais ça, Serenus s’en fichait bien. Ce qui comptait, c’est qu’elle apprenne. Ce n’était pas en se vexant au premier coup qu’on devenait un bon combattant. Mais le guerrier avait confiance en elle. Abigaïl était déjà une combattante dans l’âme. Il l’avait bien vu quand elle avait manqué de le bruler vivant dans cette forêt, quelques années auparavant. Abi savait se battre avec la magie et les flammes, elle apprendrait à se battre avec une lame sans aucun problème. Il avait confiance en elle. Il sourit, une fois qu’il fut assuré que sa jambe irait bien. Juste un bleu, rien de plus. Il lui dit qu’elle finirait par y arriver, qu’il lui faudrait juste de la patience et beaucoup d’entrainement. Elle serra les dents et lui répondit en marmonnant qu’elle savait déjà tout cela. Serenus secoua la tête, dépité. Elle le savait, mais elle n’avait pas compris. Serenus avait dû effectuer une formation de trois ans pour devenir un guerrier, sans parler de ses nombreux combats qui ont forgé son expérience, ce n’était pas en quelques semaines qu’Abigaïl parviendrait à son niveau. Il se redressa en lâchant un soupir et lui dit :

« - Quand on aura fini la séance, j’te présenterais une amie. Elle prendra le relai quand j’partirais pour Lorgol. D’ici là, j’vais faire mon possible pour t’apprendre tout ce que je sais. »

Il ramassa son bâton, et la jeune femme lui proposa de retourner s’entrainer. Serenus hocha la tête. Il recula de quelques pas, leva une nouvelle fois son arme de fortune et lui dit :

« - Bon, frappe mon bâton et utilise tous les coups que tu connais. Hésite pas à y aller fort. »

Son but, c’était de la fatiguer, pour voir sa capacité à tenir le coup en plein combat, et sous le coup du stress, il voulait aussi vérifier si elle pouvait appliquer ce qu’elle avait appris dans de telles conditions. Il la laissa effectuer son exercice pendant quelques minutes, puis il la fit stopper et lui ordonna en hurlant de faire des roulades, des plaquages au sol, des chutes avant et arrière. Il n’hésita pas à donner des coups sur ses avants bras et sur ses mollets quand elle était au sol. Il lui hurlait d’aller plus vite, de toujours maintenir sa garde. Après cette série d’exercices physiques, il lui ordonna de recommencer à frapper. La différence était frappante. Un combattant fatigué, stressé, se battait moins bien, il était plus prévisible. Mais Serenus était curieux de voir jusqu’où Abi pouvait aller. Il continua d’hurler, de la tancer, il cherchait à provoquer sa colère, à la pousser à l’erreur. Pendant ce temps, à part les coups qu’il lui avait donnés pendant qu’elle roulait par terre, il ne l’avait pas touché une seule fois. Il se contentait de parer les siens, et d’user de sa voix pour lui donner des ordres afin de l’épuiser aussi bien physiquement que psychologiquement. Il verrait bien où cela les mènerait. Dans la plupart des cas, les jeunes guerriers se battaient jusqu’à se laisser submerger par la fatigue et la colère, et ils faisaient des erreurs bêtes. Abi ne ferait surement pas exception à la règle, mais on n’était jamais à l’abri d’une bonne surprise.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Mer 16 Mai - 23:36

C'est frustrant d'enchaîner ainsi des combats et des entraînements et de voir qu'il n'y a aucun progrès. C'est faux petite, tu le sais. Un simple grognement intérieur en guise de réponse. Arrêtes de bouder petite. Deuxième grognement suivi du grondement sourd de Royale, manifestant sa désapprobation. Mieux vaut pas la déranger lorsqu'elle broie du noir, la Chevaucheuse. Elle qui a toujours tout réussi du premier coup, il est presque inacceptable pour elle d'être ainsi à la ramasse. Et le pire, c'est qu'elle s'entraîne dure. Abigaïl le regarde l'air absent. C'est vrai que Serenus va partir pour Lorgol, mettant ainsi un terme à leurs entraînements. La Chevaucheuse ne sait pas qui il veut lui présenter. Elle a toujours eu beaucoup de mal à se fier aux autres. Elle a mis longtemps avant d'accorder sa confiance à Serenus. Elle se méfie de celle qu'il veut lui présenter mais s'il lui dit qu'elle est digne de confiance alors c'est qu'elle doit l'être. Enfin... elle l'espère en tout cas.

Elle pousse un petit soupir et se relève, pliant et repliant son genou. Il ne lui fait plus mal. C'était juste un petit coup anodin sans conséquence. Elle chasse de sa tête les pensées parasites et se concentre sur Serenus, hochant la tête signifiant qu'elle a compris. Elle débute quelques séries de coups, partant du plus simples au plus compliqué. Elle tente plusieurs passe, n'hésitant pas à recommencer les mouvements qu'elle juge un peu trop hésitant. Bien évidemment, Serenus pare chacun de ses coups, augmentant cette sensation de frustration qui ne cesse de grandir depuis le début de son entraînement. Mais elle relativise. Elle sait qu'elle ne fait pas le poids face à un guerrier expérimenté. Mais tout de même. Sa fierté en prend un coup, bien plus douloureux que ceux reçus à l'entraînement.
Puis le ton change. Serenus met fin à l'exercice et en ordonne un autre, aboyant des consignes bien précises, n'hésitant pas à la frapper un peu. Abigaïl se retrouve bien vite à enchaîner des roulades et autres exercices physiques. Mais la Chevaucheuse, habituée à pareil entraînement, ne se laisse pas envahir par la colère ou l'agacement. Elle exécute les ordres sans broncher, ne sourcille même pas lorsque le bâton de son maître du jour vient heurter sa peau en quelques tapes mordantes. Puis, toujours concentrée, elle reprend son bâton et change à nouveau d'exercice, tentant de frapper Serenus, se laissant guider par sa voix et ses ordres. Habituée à se maintenir en forme, elle se sait endurante et ne sent pas encore les prémices de la fatigue physique. Elle sait aussi qu'une bonne série d'étirement terminera cette leçon et qu'elle appliquera certainement des compresses chaudes aux muscles les plus sollicités pour les détendre et éviter ainsi les crampes. Des techniques qu'elle a appris dès le début de sa formation de Chevaucheuse et qu'elle continue d'appliquer au quotidien lorsqu'elle en ressent le besoin.

Elle poursuit ainsi l'entraînement, inlassablement. Sa concentration est à son comble et un calme profond l'habite tandis qu'une pluie de hurlement s'abat sur elle. Mais rien n'y fait. Abi connaît ses conditions d'entraînements agressives. Elle subit les mêmes à la Caserne, lorsqu'ils s'entraînent. Elle sait. Maintenir sa force physique et garder son esprit concentré. Le garder éloigné des distractions et savoir garder son calme face à des cris ou des hurlements. C'est d'autant plus important chez elle parce qu'elle utilise la magie. Et la magie nécessite une précision exemplaire, surtout lorsqu'elle est effectuée depuis le dos d'un dragon. Elle finit par atteindre un état un peu second. Le genre d'état qui la gagne lors de grandes batailles où sa concentration surpasse même sa fatigue. Elle pourra continuer ainsi encore un moment. Inlassablement. Sans sourciller. Toujours.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Ven 25 Mai - 22:06

Serenus était fier de son élève. Elle combattait vaillamment, sans se plaindre, sans prononcer le moindre mot. Elle se concentrait sur chacun de ces mouvements, obéissant à tous les ordres que le guerrier lui hurlait sans cesser. Le guerrier tenta tous les moyens possibles pour qu'elle craque, allant même jusqu'à la rabaisser, l'insulter, mais cela ne marcha pas. Elle resta concentrée, déterminée à vaincre. Il continua pendant quelques longues minutes, afin de tester sa résistance et son endurance, puis, quand il fut certain qu'à défaut d'avoir les compétences, elle avait le mental pour les acquérir, il cessa. Il recula, les mains en l'air. Il la regarda, de haut en bas. Elle avait vraiment l'air d'une guerrière, avec son bâton à la main, son regard quasi animal, son souffle haletant. Il sourit et mit les mains sur ses hanches, satisfait de lui et de ses capacités d'instructeurs. Il avait déjà enseigné l'art du combat à quelques recrues, mais jamais à un Chevaucheur aguerri. Il se demanda, l'espace d'un instant, si Royale approuvait le traitement que Serenus infligeait à sa cavalière, ou si elle restait silencieuse, sachant que c'était pour le bien de la jeune femme. Il lui dit :

« - Bon, ça suffira pour aujourd’hui. Tu t’es bien battu, et, malgré ce que tu en penses, tu as fait beaucoup de progrès. Rentrons. »

Il la laissa passer devant, le temps de s’étirer, de ramasser son bâton, avant de la rejoindre. Il resta silencieux, histoire de pouvoir retrouver son chemin. Enfin, c’est ce qu’il cherchait à faire croire à la jeune femme. Ils s’enfoncèrent dans la forêt, marchant d’un bon pas, sans s’arrêter. Quand il fut sûr de s’être assez éloignés de la prairie, il prétexta une forte envie d’uriner et demanda à la jeune femme de continuer à avancer. Serenus s’enfonça dans les fourrés et trouva un endroit adéquat. Après avoir soulagé sa vessie, il décida de prendre un autre chemin. Il se fit le plus discret possible, malgré sa carrure qui le désavantageait parmi toute cette végétation. Il rejoignit le chemin où se trouvait la jeune femme, tout en restant hors de sa vue. Lorsqu’il marcha sur une branche, il serra les dents, puis il décida de passer par l’action. Il se mit à courir, et il bondit sur la jeune femme. Rien de tel qu’une attaque par surprise pour tester les capacités d’une jeune recrue, et il espérait que la Chevaucheuse ait bien retenu ses leçons. Mais il en était certain, elle ne le décevrait pas.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Jeu 28 Juin - 23:34

Elle ne sait combien de temps s'est écoulé alors qu'elle réitère les mêmes gestes, encore et encore. En tout cas, au bout d'un moment qui lui paraît interminable, Serenus annonce la fin de l'exercie et c'est dans un soulagement non dissimulé qu'Abigaïl s'arrête. Éreintée, épuisée, elle laisse un profond soupire s'échapper de ses lèvres. Ses bras sont douloureux, ses mains tremblent et elle a l'impression que ses jambes vont bientôt se dérober sous elle. Pendant l'effort, tout ceci lui paraissait dérisoire mais maintenant qu'il est au repos, son corps est à bout. Depuis combien de temps puise-t-elle dans ses réserves ? Elle ne saurait le dire. Pourtant, elle ne s'affale pas au sol. Dans des gestes précautionneux, la Chevaucheuse s'étire doucement, grimaçant parfois sous la douleur des courbatures. D'abord les bras, puis les jambes et enfin le dos. Elle refait plusieurs fois quelques exercices, le temps de redonner de la force à son corps. Tu t'es bien battue, petite. La sastisfaction et la fierté de la dragonne lui arrache un sourire. Trop fatiguée pour rétorquer, elle se met donc en marche, rêvant déjà d'une douche, d'un petit repas et, surtout, d'une bonne nuit de sommeil. Il reste du temps avant le repas du soir mais la Chevaucheuse va se coucher tôt pour bien récupérer et être en forme pour sa mission de demain.

C'est à cet instant qu'un étrange craquement retient son attention. Abi, attention derrière toi. Et c'est Titou qui la prévient. D'un geste vif, Abigaïl esquive au dernier moment, le bâton lui frôlant dangereusement le visage. Ne comptant que sur ses réflexes de Chevaucheuse, elle condense alors sa magie avant de s'apercevoir qu'il s'agit de Serenus qui tente une attaque surprise. Réprimant un juron, elle lève donc son bâton. Elle qui s'apprêtait à déchaîner son feu destructeur sur lui. Le pauvre l'a déjà assez subi par le passé. Un sourire narquois retrousse ses lèvres alors qu'elle lève son bâton pour parer une attaque puissante du guerrier. Son corps venait juste de se relâcher, sombrant dans une douce torpeur face à l'idée d'un repos bien mérité. Et la voilà puisant encore dans ses forces pour retrouver un regain d'énergie. Un exercice qui lui rappelle la réalité du terrain. Lorsque les combats font rage pour se terminer et que le corps s'engourdit dans l'épuisement avant de devoir de nouveau fournir un effort qui paraît alors surhumain. La Chevaucheuse tient vaillamment tête à son maître du jour mais ses coups manquent cruellement de puissance. Finalement, une fente trop large et trop molle a raison de sa ténacité et le bâton adverse vient taper sur sa main, lui faisant lâcher sa prise. Essoufflée, Abigaïl finit par s'avouer vaincue.

-Stop... désolée, mais là j'en peux plus, lâche-t-elle, la voix entrecoupée pour reprendre sa respiration.

Elle s'en veut, Abi, mais elle a déjà beaucoup donné. Et maintenant, tout ce qu'elle veut, c'est dormir. Tant pis pour le repas. Ah ça non. Tu vas manger, Abi, déjà que tu manges presque jamais rien... hors de question que tu te couches l'estomac vide. Pour une fois, je suis d'accord avec ta tortue. Et pour une fois, Titou ne relève pas, se contentant de faire ressentir son approbation.

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Message Sujet: Re: De bruit et d'estoc   Dim 1 Juil - 20:21

Une attaque surprise, rien de tel pour apprendre. Serenus en avait subi un certain nombre au cours de sa formation. Dés qu'ils partaient sur le terrain, il devait en affronter une. Il se souvint de la première, son propre instructeur l'avait attaqué sur le chemin du retour menant à Lorgol. Serenus n'avait pas tenu deux minutes. Il s'était retrouvé au sol, une lame sous la gorge, et avait cru sa dernière heure arriver quand il avait reconnu son instructeur, qui l'avait gratifié de bon nombre d'exercices supplémentaires pour lui apprendre à toujours se montrer prudent sur les routes, même celles qui paraissaient sécurisées. Serenus avait bien appris la leçon, et, aujourd'hui, c'était lui qui appliquait les méthodes de son maître d'arme, pour enseigner l'art du combat à une Chevaucheuse. Mais, contrairement à lui quand il était apprenti, elle se débrouillait bien, pour une première attaque surprise. Serenus était plus que surpris.

Malgré l'épuisement, elle se battait, elle appliquait tout ce qu'elle avait appris. Même si ce n'était pas suffisant, devant l'expérience de Serenus, elle faisait preuve d'un talent qui laissa le guerrier bouche bée, l'espace de quelques instants. Puis il se reprit, et se concentra sur le combat. Il avait pourtant attendu suffisamment de temps, pour que la jeune femme croit l'exercice terminé, que ses muscles se relâchent. Mais il comprit que, malgré cela, elle était toujours en alerte, prêt à se battre. Lui aussi, dans une autre vie, il avait été comme elle. Plus frèle, mais plus alerte, doué de magie, et lié à un puissant dragon. Songer à Obédience, se dire qu'il ne pouvait plus lui parler, empli le coeur du guerrier de jalousie envers la pauvre Abigaïl. Elle n'avait rien fait, la pauvre, mais savoir qu'elle, au moins, pouvait encore parler à son dragon, alors que lui ne le pouvait plus, lui serra le coeur. Il essaya toutes les fentes possibles et, enfin, l'une d'elle parvint à lui faire lâcher son arme.

La jeune femme lui dit qu'elle était épuisée, et lui demanda d'arrêter, tout en s'excusant. Serenus se calma, sourit, et posa une main sur son épaule. Il lui dit :

"- J'suis fier de toi. T'a fait bien mieux que ce que j'ai fait quand j'étais apprenti, lorsqu'on m'a attaqué par surprise la première fois. Tu as fais d'énormes progrès et t'a bien mérité d'aller te reposer."

Il sourit et l'entraina sur le chemin du retour. Oui, il était fier de son élève, et de lui même, par la même occasion. Elle lui avait prouvé qu'elle avait du talent, qu'elle était faite pour se battre, autant par sa magie qu'avec une lame entre les mains. Si elle alliait les deux, elle allait faire des ravages, et ses ennemis n'allaient pas tarder à craindre son nom. Le guerrier l'accompagna jusqu'à la Volte et, une fois devant chez lui, il lui dit :

"- Apprends à avoir plus confiance en tes capacités Abi. T'a du talent, je l'ai vu et je le sens. Ce n'est qu'une question de temps avant que tu deviennes une combattante redoutée. Je vais contacter mon amie, Anaïs Belécu qu'elle s'appelle. Elle se joindra à nous la prochaine fois. Nous verrons ce que donne le combat avec plusieurs adversaires. "

Il allait se retourner pour rentrer chez lui quand, une dernière fois, il revint vers elle. Il sourit et, tout en désignant la direction d'une taverne non loin, il lui dit :

"- Va manger de la viande, reprendre des forces, soigner tes plaies, ça va t'faire du bien. Sur ce, bonne soirée Abi, repose toi bien."

Sur ces mots, il la gratifia d'une tape sur l'épaule, avant de rentrer dans sa demeure. Sa mère et sa femme l'attendaient déjà pour manger. Sa fille, la bouche pleine de bouillie de légume, agita ses petits bras potelés quand elle vit son père entrer. Serenus sourit, salua chacune des femmes par un baiser, et s'assit à table. Il leur raconta sa journée, savoura le repas préparé avec soin par sa mère, et se dit qu'il avait de la chance d'avoir une élève telle qu'Abigaïl. Non seulement parce qu'elle était talentueuse, mais aussi parce qu'elle s'était retenue de le faire griller sur place un bon nombre de fois.

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