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 Je vais bien ne t'en fais pas

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Message Sujet: Je vais bien ne t'en fais pas   Dim 18 Fév - 16:49


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Anaïs Belécu & Aaron de Sombreval

Je vais bien ne t'en fais pas

Tourisme à Sombreval



• Date : 14/02/1003
• Météo (optionnel) : Une fin de journée brumeuse
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Anaïs a participé à une escorte de chiens de berger demandée par le Comte de Sombreval. A l'issue de cette mission, elle retrouve Aaron qu'elle a entraperçu lors de l'escorte des mages malades. Elle est décidée à prendre de ses nouvelles et lui va profiter de cette entrevue pour lui faire découvrir Sombreval.
• Recensement :
Code:
• [b]14/02/1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3405-je-vais-bien-ne-t-en-fais-pas-pv-aaron#125966]Je vais bien ne t'en fais pas[/url] - [i]Anaïs Belécu & Aaron de Sombreval[/i]
Anaïs a participé à une escorte de chiens de berger demandée par le Comte de Sombreval. A l'issue de cette mission, elle retrouve Aaron qu'elle a entraperçu lors de l'escorte des mages malades. Elle est décidée à prendre de ses nouvelles et lui va profiter de cette entrevue pour lui faire découvrir Sombreval.


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Dernière édition par Anaïs Belécu le Dim 18 Fév - 17:03, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Dim 18 Fév - 16:57

Anaïs est de plus en plus attirée par l'appât du gain mais aussi de la réputation qu'elle peut se construire. Aussi, quand elle a su qu'un Comte recherchait une escorte pour ses chiens de berger, à Sombreval, et qu'il payait un montant à la hauteur de l'inquiétude qu'il se faisait pour ses animaux, elle s'est décidée à lui vendre ses services. Jusqu'à présent, Anaïs s'était rarement aventurée au delà des frontières de son duché. Une de ses première fois était lorsqu'elle a accompagné les mages malades. Son regard avait embrassé les environs, imprimé chaque paysage, chaque visage. Elle avait pris le temps d'aborder les mages, les guerriers aussi. La jeune femme cherchait à se faire un nom.

Sa mère lui a appris qu'un climat de confiance se créerait entre elle-même et les personnes dans le besoin. Elle doit se donner les moyens de réussir en prenant son courage entre ses mains. Elle veut écrire son propre destin. Les cartes sont distribuées et il n'appartient qu'à elle de le provoquer pour embrasser son avenir. Aussi, lorsqu'elle a remarqué cette demande d'escorte en Sombreval elle s'est portée volontaire. Elle a rencontré le Comte qui lui a exposé la mission. Le prix du Comte pour ce travail l'a pleinement satisfaite, elle a signé le contrat le liant à cet homme et a rejoint l'escorte déjà constituée. L'homme tenait à ses chiens et souhaitait que le déplacement des ces derniers se fasse sous haute protection. Anaïs comprenait sa peur. Chaque humain ou animal a droit à une garde après tout.

L'escorte en elle-même s'est bien déroulée. Ils avaient marqué des temps de pause que ce soit pour les chiens ou les humains. Au fil de celle-ci, Anaïs a remarqué un homme : Aaron de Sombreval. Ce nom ne lui était pas du tout inconnu puisqu'il était entre autre chose le fils de son employeur. Toutefois, au delà de la descendance du Comte, il était un de ces mages malades qu'elle avait accompagné. Anaïs avait hoché la tête quand elle l'a reconnu mais elle n'avait pas souhaité s'écarter de son devoir. L'idée l'a effleurée un instant de s'inquiéter de son état depuis la guérison mais elle n'en a rien fait. Elle aurait le temps à l'issue de cette escorte de l'aborder.

Une fois arrivés à destination Anaïs est satisfaite. Les chiens sont à bon port, nul événement fâcheux n'a troublé leur épopée.. Le regard de la jeune guerrière est attiré par Aaron un peu en retrait. Un instant, elle a envie de repartir, après tout plus rien ne la retient ici. Elle se détourne du chevaucheur et commence à s'éloigner avant de secouer la tête. Elle effectue un demi tour pour se rapprocher d'Aaron.

Une fois à ses côtés elle observe les chiens désormais regroupés et le salue poliment.

« Bonsoir Aaron, comment vas-tu depuis Roc-Epine ?» L'entame de la discussion n'est pas des plus idéales mais elle a le mérite d'enclencher un échange pour le moins courtois. Elle n'a guère revu de mage hormis peut être Manaël depuis cette aventure et elle les respecte pour ce qu'ils sont mais aussi pour les souffrances qu'ils ont endurées lors de cette épidémie. Chacun d'entre eux revient de loin, d'autres ont perdu des proches, elle ne sait pas trop de ce qu'il en est pour Aaron. Le fait que l'homme ait escorté les chiens en compagnie des guerriers lui indique tout de même qu'il semble rétabli jusqu'à quel point ? Elle pense qu'elle le saura au fur et à mesure de leur entrevue.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Ven 2 Mar - 18:22

Après une dizaine de jours passé à Lorgol, Aaron était enfin prêt à rentrer à Sombreval. Si prêt n'était sans doute pas le terme le plus approprié, le fils aîné du Comte était heureux de retourner à la Caserne. Arrivé il y a un peu moins de deux semaines, le jeune chevaucheur était venu à Lorgol avec l'objectif de se familiariser de nouveau avec l'usage de la magie. Après l'épidémie, il avait eu interdiction de l'utiliser pendant de longues semaines, et les mages qui s'occupaient de lui avaient jugé plus prudent de l'envoyer faire ses « premiers pas » à la Caserne de la Flamme. Aaron ne s'y était pas opposé, bien au contraire, mais le résultat avait été plutôt amer. Sa magie était loin de lui répondre aussi bien qu'avant, et s'il ne mettait personne en danger, le moindre sort lui demandait bien plus de concentration et d'énergie qu'auparavant. Le mage ne pouvait dire si cet état était définitif ou non, mais il savait que - quel que soit la réponse - il lui faudrait encore beaucoup de temps avant d'être totalement remis.

Malgré tout, si ses aptitudes concernant la magie étaient loin d'être revenue, sa forme physique s'améliorait de semaine en semaine. Bien sur - là encore - il lui faudrait du temps, mais il pouvait à nouveau chevaucher de longues heures sans être trop fourbus, et si ses tremblements persistaient, il se faisaient un peu moins fréquents. Cela dépendant de son état de fatigue, comme beaucoup de chose, mais au moins pouvait-il de nouveau paraître un peu plus en forme. Il y a quelques jours de cela, l'aîné des Sombreval avait reçu une lettre de son père lui indiquant qu'une cargaison de chiens devait quitter Lorgol pour rejoindre le comté quelques jours plus tard, et que ce dernier souhaitait que son fils y prenne part. Si Aaron avait dû avancer son départ de Lorgol, cela n'avait de toute manière pas changé grand chose. Rester plus longtemps à la Caserne n'aurait pas amélioré le résultat. Il se pencherait sur la question de sa magie plus tard.

Aaron avait donc rejoint le point de rendez-vous du convoi quelques jours plus tard pour y retrouver les guerriers que son père avait embauché pour les escorter, et ils s'étaient mis en route. Le trajet s'était fait sans encombre, et le jeune chevaucheur avait été satisfait de voir les bâtisses de Sombreval se dessiner au loin. Une fois arrivée, Aaron dirigea les guerriers vers l'endroit où les chiens seraient hébergés, avant d'aller saluer son père, qui pris le relais. Tandis qu'il observait ce dernier faire rentrer les chiens un par un, il fut abordé par une jeune femme. « Bonsoir Aaron, comment vas-tu depuis Roc-Epine ? ». Tournant la tête, il dévisagea rapidement la guerrière, cherchant à savoir s'il se souvenait de son nom. Quand ce dernier lui revînt en mémoire, il la salua à son tour. « Anaïs. Je me remets doucement, qu'en est-il de toi ? » Il avait rencontré la jeune femme lors du convoi vers Roc-Epine, elle avait été chargé de veiller sur eux. A dire vrai, le reste restait assez flou, et il ne se souvenait pas tellement de ce qui s'était passé. Néanmoins, il se souvenait au moins de son nom, ce qui n'était déjà pas si mal. « Je suis désolé, je ne t'avais pas vu. Il faut dire que j'ai de quoi réfléchir ces temps-ci, et les chiens demandent une attention permanente. » Aaron n'essayait pas vraiment de se justifier, il regrettait seulement de ne pas avoir remarqué la jeune femme plus tôt. Si le trajet s'était fait de manière plaisante, avoir un peu de compagnie ne lui aurait pas déplu.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Mer 14 Mar - 19:56

Aaron était un mage parmi tant d’autres pour les guerriers qui encadraient la caravane. Anaïs aurait très bien pu faire comme tous les autres mercenaires, adopter une attitude froide, protectrice, se lier à aucun d’entre eux. Mais elle n’est pas ainsi la jeune femme. Au-delà de la mission, il y avait les humains qu’elle protègeait et escortait. Fidèle à ses principes elle avait mis un point d’honneur à prendre le temps qu’il était nécessaire lors de cette mission auprès de chaque malade.

Aaron, Manaël font partie de ceux dont elle se souvient le plus. Le second lui a offert un verre en remerciement. Revoir le premier désormais remis sur pieds la rassure. Au travers des retrouvailles, la jeune femme espère en savoir un peu plus sur ce qu’il s’est passé. Comprendre ce qu’ils ont éprouvé, les revoir guéri c’est ce qu’elle recherche.

Les paroles du chevaucheur la font sourire et doucement elle lui répond alors que les chiens ne risquent désormais plus rien. « Pour ma part je vais très bien. Comme tu dis il est bien dommage que je ne t’aie pas vu avant sinon nous aurions pu faire le chemin ensemble ». Elle avait fait le lien entre son client et Aaron. La seule chose qu’elle ne pensait pas c’est le voir à cette simple escorte. Les suites de l’épidémie ont dû lui laisser des séquelles au point de ne pas pouvoir chevaucher. Son interrogation, elle la retient ne souhaitant pas le brusquer.

Elle reste silencieuse, maladroite dans sa manière de s’exprimer elle préfère choisir ses mots avec prudence afin d’éviter de brusquer Aaron. Les mots qu’il a utilisés se font le témoin d’une guérison précoce et le souvenir de cette souffrance n’est probablement pas des plus agréables pour le chevaucheur. Doucement elle s’adresse de nouveau à l’homme de manière la plus posée qui soit :

« Tu m’as dit vouloir réfléchir si je peux t’aider en quoi que ce soit même si je te connais guère n’hésites pas ; les séquelles sont forcément présentes mais si tu as besoin d’une amie ou d’un soutien armé je ne suis pas loin tu sais » dit-elle en posant la main sur son épaule. Elle est tactile et au travers du ton du chevaucheur elle ressent une tristesse. Elle aimerait pouvoir le soulager mais sans savoir ce mal qui l’habite elle ne peut guère agir.

Elle enchaîne malgré tout désireuse de comprendre « Ou si tu veux simplement te changer les idées et simplement te détendre nous pouvons marcher ensemble, par contre en ce qui me concerne je ne connais guère Sombreval ; si tes pieds te portent encore tu peux me faire visiter ? Cela te changera les idées et te permettra de penser simplement à autre chose tu ne crois pas ? » La voix de la jeune femme est cette fois-ci bien plus enjouée, chaleureuse. Au travers des mots et de l’attention qu’elle porte à Aaron, elle espère qu’il récupérera simplement un sourire aussi infime soit-il.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Ven 23 Mar - 19:22

Un léger sourire se dessine sur les lèvres d'Anaïs tandis qu'elle répond à Aaron : « Pour ma part je vais très bien. Comme tu dis il est bien dommage que je ne t’aie pas vu avant sinon nous aurions pu faire le chemin ensemble ». Il était certain qu'un peu de compagnie n'aurait pas fait de mal. De plus, ils avaient sûrement plus à se raconter qu'il n'y paraissait à première vue. Tandis que son interlocutrice reste silencieuse, l'aîné des Sombreval voit bien que quelque chose la taraude, mais qu'elle a cependant la décence de ne pas aborder le sujet. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour deviner à quoi elle peut bien songer. Tous ceux qui le connaissent et qu'ils rencontrent se pose les mêmes questions. Alors il y répond, encore et toujours, sans agacement. Cela fait parti de lui, de son histoire désormais ; autant l'apprivoiser.

« Tu m’as dit vouloir réfléchir si je peux t’aider en quoi que ce soit même si je te connais guère n’hésites pas ; les séquelles sont forcément présentes mais si tu as besoin d’une amie ou d’un soutien armé je ne suis pas loin tu sais ». Aaron sourit légèrement. Il ne s'était pas trompé, il s'agissait bien de cela. Pour autant, les propos et le questionnement d'Anaïs relèvent uniquement de gentillesse et de souhait d'être utile, et non pas d'une curiosité malsaine comme ce fut parfois le cas avec certains inconnus. La main qu'elle lui pose gentiment sur l'épaule en est la preuve même. Il lui sourit en retour, et acquiesce silencieusement. Le chevaucheur n'aimait pas dépendre d'autrui, mais savoir qu'il pouvait faire appel à elle si besoin était toujours rassurant, d'autant plus qu'elle faisait partie de la guilde des Guerriers.

« Ou si tu veux simplement te changer les idées et simplement te détendre nous pouvons marcher ensemble, par contre en ce qui me concerne je ne connais guère Sombreval ; si tes pieds te portent encore tu peux me faire visiter ? Cela te changera les idées et te permettra de penser simplement à autre chose tu ne crois pas ? ». Son ton est chaleureux et enjoué, comme pour passer à autre chose. Après tout, pourquoi pas ? Aaron passa les doigts dans la courte barbe qui ornait son menton, réfléchissant quelques instants, avant de répondre d'une voix sereine. « Si tu le souhaites, je peux te faire visiter les terres de Sombreval, nous avons encore quelques heures avant que la nuit tombe. Laisse-moi un instant » Le jeune homme s'éloigna de quelques pas pour souffler trois mots à un jeune garçon se tenant debout aux côtés de son père, en profitant pour échanger quelques instants avec lui. Une dizaine de minutes plus tard, le garçonnet ré-apparut, tenant par la bride deux chevaux. Aaron le remercia avant de se saisir des rênes. Revenant vers Anaïs, il lui présenta l'une des montures. « Si tu n'y vois pas d'inconvénients, nous irons à cheval, ce sera plus rapide et moins fatiguant. Mes jambes ne me portent plus aussi bien qu'auparavant. » Le mage ne précisa pas qu'il avait gardé de nombreuses séquelles, et que les longues heures ne marche ne lui réussissaient pas. Si les chevauchées restaient parfois éreintantes, il s'était astreint à un tel programme depuis son début de convalescence que quelques heures de plus ne changerait pas grand chose. Du moins, pas en présence de sa nouvelle camarade. Il le payerait sans doute dans la soirée, lorsqu'il irait se coucher, mais qu'importe.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Dim 25 Mar - 13:30

Anaïs est une guerrière dure au cœur d’or c’est ainsi qu’on la définit. Elle accepte divers contrats et profite de ces derniers pour se faire une identité au sein de la Guilde. Aussi lorsqu’elle revoit Aaron elle ne peut s’empêcher de l’aborder pour s’inquiéter de son état de santé. La jeune Cibellanne n’est pas dame à passer son chemin sans se souvenir des rencontres qui l’ont marquée. Celle d’Aaron en fait partie

Le regard du jeune chevaucheur quand elle le questionne et son attitude la rassurent. C’est bien pour cette raison qu’elle dépose une main sur son épaule. Elle ne fait pas preuve de pitié non juste de compréhension. Elle lui offre une épaule sur laquelle il peut se reposer s’il en éprouve le besoin. Il ne répond pas, demeure impassible, réfléchissant en massant cette barbe discrète. Anaïs en profite pour retirer sa main et enchaîne sur ce tourisme quémandé. Pour la première fois son sourire s’élargit lorsqu’il approuve sa proposition.

« Tu m’en vois ravie, autant profiter des quelques heures du jour ; la nuit abrite des menaces trop sombres pour courir un risque fort inutile »

Elle le laisse s’éloigner et profite de ce court instant de solitude pour observer les environs. Elle détourne le regard, plisse les yeux pour vérifier que les chiens sont sons bonne garde. Cela serait malvenu qu’une porte mal fermée les laisse s’échapper. Aaron ne s’est pas éloigné fort longtemps mais elle a fait quelques pas afin d’avoir une vision plus large du lieu où il se trouve. Le crépuscule va arriver dans quelques heures et avec la nuit la chasse sauvage va fondre sur ses proies. Chaque homme, chaque femme est susceptible d’être cette victime ciblée par le groupe. Anaïs se rend compte du danger qu’elle fait courir au fils du Comte. Qu’importe, elle le défendra coûte que coûte si la chasse venait à fondre sur Sombreval.

Le retour du chevaucheur la tire de ses inquiétudes. Toutefois ses paroles éveillent une nouvelle crainte subtile qu’elle dissimule comme elle peut. Elle récupère les rennes d’une des montures et sourit à Aaron.

« Très bien, cela sera plus rapide que marcher effectivement ». Elle s’installe sur le dos de l’animal palpant l’encolure. Toujours souriante elle regarde Aaron s’exprimant d’une voix ponctuée d’inquiétude palpable « Au besoin si une pause s’impose  on s’arrêtera, nous irons à ton rythme, je serais contrite de t’épuiser davantage ». Juste une seule phrase qu’il comprenne qu’elle a entendu ses mots. Une fois de plus, pas de pitié juste les paroles d’une jeune femme soucieuse de l’état de santé de son nouvel ami.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Ven 30 Mar - 19:19

Sans plus de manières, Anaïs se mit à cheval. « Très bien, cela sera plus rapide que marcher effectivement. Au besoin si une pause s’impose  on s’arrêtera, nous irons à ton rythme, je serais contrite de t’épuiser davantage. ». Une main sur l'encolure, elle caressait son cheval d'un geste simple tandis que ses paroles parvenaient à Aaron. Au moins avait-elle le courage de lui dire les choses clairement et simplement, sans prendre de pincettes. C'était une franchise que le jeune homme appréciait. Dernièrement, les gens qu'il avait croisé avaient eu un peu trop tendance à vouloir le protéger, prétextant un rendez-vous ou une fatigue passagère pour éviter une sortie. Bien sur, si cela partait d'une intention tout à fait sympathique, l'aîné des Sombreval commençait à s'agacer de ce comportement déguisé. Oui, il se fatiguait vite, mais il n'était pas fou au point de repousser ses limites trop loin. Il savait jusqu'où il pouvait aller, qu'on le laisse faire.

Se mettant en selle d'un geste souple à son tour, il fit claquer sa langue et lança son cheval dans une allure tranquille. Tournant le dos à la bâtisse, ils prirent la direction de la côte. Même si celle-ci était trop loin pour une simple chevauchée, les paysages qui la devançaient étaient cependant tout à fait agréable à traverser. Ils reviendraient en passant par le petit village le plus proche pour faire une boucle tranquille, et permettre à Anaïs de découvrir quelque peu Sombreval. Les mains posés sur le pommeau de la selle, Aaron tourna de nouveau son regard vers son accompagnatrice : « Alors, que deviens-tu depuis la dernière fois ? As-tu des projets au sein de la Guilde ? » Aaron posait sa question en tout simplicité. Il était heureux de cette promenade imprévue, au cours de laquelle se profilait une discussion détendue et sans contraintes.

HRP:
 

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Sam 7 Avr - 22:49

Anaïs a toujours été habile à cheval. Ce fait l’avait surprise d’avoir autant d’aisance mais elle s’en est accommodée avec le temps. Aussi lorsque le jeune chevaucheur hâta l’allure de sa monture elle en fit de même. Anaïs en profita même pour libérer ses cheveux. Un fin sourire naquit sur ses lèvres témoin d’un instant propice à une détente qui ne fait pas légion au vu du contexte actuel.

Elle regarde les environs et se laisse bercer par le silence, ne faisant qu’une avec la monture. Un instant elle observe Aaron. Elle se demande comment elle aurait réagi si elle était née dans une famille de mages. Probablement aurait-elle chevauché tout comme lui un dragon. Qu’importe, elle a choisi la terre ferme et cela lui suffit.

La question d’Aaron la laisse cependant rêveuse. Elle a bien le temps de déterminer ce qu’elle souhaite devenir. Elle sait que tôt ou tard elle devra faire un choix sur son avenir. Souhaite-t-elle grader au sein de la Guilde ou simplement faire son petit bonhomme de chemin en se faisant employer pour des services de protection auprès d’un noble ou d’une compagne ? Elle n’en sait strictement rien. Elle n’a pas assez parcouru le monde pour avoir une idée précise quant à ses projets. Au préalable, elle doit forger son expérience un peu plus.

Elle claque la langue afin d’accélérer le pas de sa monture et se retrouver aux côtés d’Aaron et elle lui répond dans un souffle.

« Pour ma part tu sais je vaque à mes occupations, offre mes services au plus offrants ; je me fais mon nom » c’est une réponse standard qui ne le satisfera peut être pas. C’est pourquoi elle poursuit en soupirant « Quant aux projets ils sont bien stériles pour l’heure ; je suis toute jeune au sein de notre Guilde. Lorsque j’y suis rentrée c’était simplement avec ce souhait de protéger autrui, escorter. Je n’ai pas réellement d’ambition si ce n’est celle d’être reconnue comme une guerrière à ma juste valeur et non pas la fille de ma mère qui elle-même est membre de la Guilde. Bien souvent on apparente les enfants à la fille de ou au fils de, tu ne crois pas ? C’est bien pour cela que je m’évertue à travailler un peu plus chaque jour pour n’avoir des rapports à rendre qu’à moi-même. Le jour où je serai satisfaite de ce que je suis peut-être que je pourrai avoir de l’ambition pour l’instant je fais juste mon petit bonhomme de chemin ».

Elle hâte un peu plus la monture

« Et toi donc ? Je présume que remonter sur ta dragonne n’est pas pour tout de suite ? En attendant tu veux que l’on accélère le pas ça te permettra de te détendre un peu en faisant la course je crois que tu en as bien besoin non ? »

Oui ils ont besoin tous deux de partir, d’accélérer le pas afin d’oublier le passé, le présent et regarder un avenir tout aussi sombre s’annonce-t-il .

HRP:
 

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Dim 15 Avr - 18:00

Faisant accélérer sa monture d'un claquement de langue pour venir se placer aux côtés d'Aaron, Anaïs ne tarda pas à lui répondre : « Pour ma part tu sais je vaque à mes occupations, offre mes services au plus offrants ; je me fais mon nom ». Se faire un nom. C'était quelque chose de plus ou moins inconnu pour l'aîné des Sombreval. En effet, en tant que chevaucheur, son nom ne lui servait guère qu'à donner un repère aux autres pour l'identifier, dans la hiérarchie des chevaucheurs. Évidemment, les plus hauts gradés voyaient leurs noms courir sur toutes les lèvres, mais même alors, c'était parce qu'ils avaient su se forger une réputation. Ils s'étaient fait un nom, comme le disait si bien la jeune femme. Et dans le cadre de la diplomatie, Aaron n'était bien souvent reconnu que comme le fils du comte de Sombreval. Lui-même n'avait guère de renommé, s'étant détourné de cette voie volontairement, et au grand regret de son père. « Quant aux projets ils sont bien stériles pour l’heure ; je suis toute jeune au sein de notre Guilde. Lorsque j’y suis rentrée c’était simplement avec ce souhait de protéger autrui, escorter. Je n’ai pas réellement d’ambition si ce n’est celle d’être reconnue comme une guerrière à ma juste valeur et non pas la fille de ma mère qui elle-même est membre de la Guilde. Bien souvent on apparente les enfants à la fille de ou au fils de, tu ne crois pas ? C’est bien pour cela que je m’évertue à travailler un peu plus chaque jour pour n’avoir des rapports à rendre qu’à moi-même. Le jour où je serai satisfaite de ce que je suis peut-être que je pourrai avoir de l’ambition pour l’instant je fais juste mon petit bonhomme de chemin ». Bien sur qu'il comprenait. Les décisions qu'il avait prise l'avaient hantées pendant de longues années, et continueraient sans doute de le faire encore, même si le chevaucheur ne regrettait en rien sa décision. « En effet, je comprends très bien. » Inutile d'en dire plus, Anaïs avait déjà tout dit.

Hâtant quelque peu sa monture, sa compagne de sortie lui retourna la question : « Et toi donc ? Je présume que remonter sur ta dragonne n’est pas pour tout de suite ? En attendant tu veux que l’on accélère le pas ça te permettra de te détendre un peu en faisant la course je crois que tu en as bien besoin non ? » Au moins quelqu'un qui abordait le sujet sans détours, c'était appréciable. Haussant un sourcil en lui jetant un bref regard, le jeune homme omis volontairement de rectifier quand à la nature de son dragon. Héritage n'avait rien d'une fine dragonne, mais Anaïs s'en rendrait compte bien assez tôt. « C'est exact, je n'ai pas vu le monde depuis le dos d'un dragon depuis l'épidémie, et il me faudra sans doute attendre encore plusieurs mois avant de pouvoir le faire. Néanmoins, cela ne m'empêche pas de pouvoir à nouveau chevaucher, et par la même occasion te battre à plate couture. » Ce disant, il talonna sa monture qui s'élança au grand galop. Les vastes plaines d'Outrevent se prêtaient parfaitement à ce genre de chevauchées, et si ce n'était sans doute pas très raisonnable, Aaron était plus qu'heureux de profiter à nouveau de ces sensations qui lui avaient tant manquées.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Lun 23 Avr - 22:16

Le temps fuit bien trop vite entre les doigts d’Anaïs et elle apprend au fil des rencontres à tisser ces liens si propices à un avenir qu’elle ne souhaite pas vivre seule sans ami ou connaissance aussi passagère soit-elle. Ces derniers elle se les crée au fur et à mesure des contrats. Tout le monde ne le deviendra pas forcément, d’autres seront plus suspicieux à son égard. Elle sait que le duché d’où elle vient considère les femmes différemment des autres, que s’aventurer hors des frontières de Cibella ne se fera pas forcément sans heurt. Elle a conscience des risques encourus raison pour laquelle, pour l’instant, elle préfère largement rester en territoire connu et maîtrisé.

Cette exception à ses règles pré établies en étant à Sombreval lui permet de se rendre compte que tout n’est pas si mauvais après tout. Elle pourrait presque y prendre goût si le danger n’était pas justement de s’éloigner de ce qu’elle connaît si bien. Puis elle se laisse aller à se confier sur son histoire, son envie et son avenir. Elle sait très bien qui est Aaron, un fils de comte, un nom qui pourrait lui ouvrir bien des portes. Mais le garçon qui chevauche à ses côtés n’a pas besoin d’entendre encore ses remarques qui doivent fuser de toute part à chaque apparition qu’il fait sur le devant de la scène. Les paroles qu’ils prononcent à la suite lui confirment un peu l’avis qu’elle avait sur la question jusqu’alors.

C’est pourquoi, elle n’enchaîne pas. Au contraire, elle lui propose une chevauchée différente de celle qu’il a l’habitude de faire dans les cieux mais susceptible de lui procurer un plaisir dont il ne semble plus habité.

Elle a remarqué qu’il était crispé, peu à l’aise raison pour laquelle, elle le provoque éveillant cet esprit de compétition dans la tête du jeune homme. Elle-même est une excellente cavalière mais chevaucher un dragon est bien plus compliqué ; C’est la raison pour laquelle elle admire ces hommes et ces femmes à travers le ciel. Un sourire éclaire son visage lorsqu’Aaron talonne son cheval. Elle en fait de même sur Constant mais garde ses distances pour que le chevaucheur prenne de l’avance.

« Plus vite je vais finir par te rattraper » dit-elle alors que l’air fuse à ses oreilles. Constant accélère, il n’aime pas perdre, et elle se retrouve au niveau d’Aaron à qui elle adresse un clin d’œil auréolé d’un large sourire. Sur l’encolure de son cheval elle remarque qu’Aaron semble cette se détendre peu à peu. Ils courent ainsi de longues minutes jusqu’à ce que du coin de l’œil elle ne constate une petite faiblesse sur son camarade. Doucement, elle ralentit la cadence de son cheval jusqu’à l’arrêter un peu plus loin dans la plaine de Sombreval. Elle désigne des arbres, d’un geste du menton. Elle les rejoint et descend de monture qu’elle attache avant de s’éloigner à pied. La jeune guerrière étire ses mains en hauteur avant de s’adresser de nouveau à Aaron « Quelle belle vallée que voilà, Sombreval regorge de verdure et de grands espaces ce doit être reposant et calme à la fois non ? » Avant même qu’Aaron la rejoigne elle s’installe au sol, repliant ses jambes, assise en tailleur, elle admire le paysage en profitant de l’instant qui leur est donné.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Mar 1 Mai - 16:14

Au bruit de cavalcade qui vient bientôt se caler sur le sien, Aaron a deviné qu'Anaïs s'est élancée à sa suite. Les sabots de leurs chevaux foulent les herbes hautes de Sombreval, la terre défilant sous eux tandis que le vent leur fouette le visage. Comme il aime ça, lui, le chevaucheur. Cette sensation que rien ni personne ne pourra lui barrer la route. « Plus vite je vais finir par te rattraper ». A ses côtés, la jeune femme l'a rattrapé et semble même commencer à le dépasser, les foulées grandissantes de sa monture lui faisant gagner du terrain. Côté à côte, ils continuèrent ainsi quelques instants, jusqu'à ce qu'Anaïs finisse par brider son cheval pour le faire ralentir, le ramenant peu à peu à une allure plus raisonnable. Aaron fit de même, gratifiant sa monture d'une rapide caresse pour le féliciter de son effort, avant de se redresser, étant lui-même quelque peu essoufflé. La jeune femme finit par s'arrêter, et désigna des arbres du menton, non loin de là. Comprenant son intention, il la suivit jusqu'à eux.

Mettant pied à terre, il attacha son cheval en lui laissant de quoi brouter, puis vînt la rejoindre tandis qu'elle s'étirait avant de s'asseoir : « Quelle belle vallée que voilà, Sombreval regorge de verdure et de grands espaces ce doit être reposant et calme à la fois non ? ». S'asseyant à son tour, les genoux repliés et les coudes posés dessus, il hocha la tête. « Sombreval est à la fois tout ce que j'aime et tout ce que je ne serai jamais. » Plutôt évasif, comme réponse, mais il n'aurait pu trouver mieux pour exprimer clairement ce qu'il ressentait. Il aimait les terres de Sombreval - et d'Outrevent plus généralement - pour leur aspect sauvage et sans frontière où la mer et les falaises se rencontraient dans des à-pics magnifiques, mais il redoutait ce qu'elles impliquaient pour lui. La succession à son père, son refus et la déception qu'il avait décelé dans les yeux de ce dernier. Le sujet restait tabou et n'était pour le moment plus à l'ordre du jour, mais Aaron savait qu'un temps viendrait où il lui faudrait à nouveau confirmer son choix, envers et contre toutes les attentes de sa famille et du comté.

Une sensation bien particulière vînt soudain le traverser, et un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il communiquait avec Héritage. Ayant probablement ressenti sa joie puis son inquiétude, son dragon n'avait pas tardé à chercher à savoir ce qu'il se tramait. Désireux de voir son chevaucheur en chair et en os - tant par habitude que pour s'assurer que tout allait bien - il faisait régulièrement le trajet entre Sombreval et son nid. Laissant la guerrière de côté quelques minutes, il communiqua mentalement avec Héritage, avant de prêter à nouveau attention à la jeune femme. Avec un clin d'oeil malicieux, il se tourna vers elle : « Tu as déjà vu un dragon de près ? »

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Ven 4 Mai - 22:01

Anaïs aime les grands espaces, la liberté de mouvement. Servir et défendre est son credo mais quand la jeune femme peut prendre un peu de plaisir entre deux missions elle ne se gêne pas et profite du temps qui lui est offert. On ne sait pas de quoi demain sera fait donc, opportuniste, elle apprend à profiter des petits plaisirs que la vie lui offre.

Cette course à une vitesse folle dans les plaines de Sombreval la détend. La compagnie du chevaucheur malade il y a quelques mois se révèle une compagnie bien loin d’être désagréable. Elle a remarqué son essoufflement et ses traits tirés ce qui l’a conduit à abréger un peu la cavalcade. Cela serait malvenu qu’il se blesse plus qu’il ne semble souffrir encore aujourd’hui des séquelles de cette épidémie. Anaïs aurait très bien pu le questionner plus en détails sur ce qu’il a vécu, comment il va mais elle préfère observer et agir en conséquence.

Elle attache Constant à un arbre non sans avoir flatté son encolure avant de s’asseoir quelques mètres plus loin dans l’herbe. Quand le fils du Comte décrit Sombreval, elle perçoit ses sous entendus mais préfère ne rien dire plutôt que de le blesser. Lorsqu’il s’éloigne d’elle, Anaïs hausse un sourcil. Que lui arrive-t-il donc de vouloir s’éloigner de la sorte ? Est- ce son silence qui l’a blessé ? Elle se demande si elle n’a pas dit ou fait quelque chose de mal. Elle est perplexe mais n’en laisse rien paraître alors qu’en quelques enjambées il se trouve à son niveau.

La question et le clin d’œil du chevaucheur la font sourire. Elle en a vu des créatures du ciel en hauteur. De près, en revanche, elle n’en a jamais approché. Anaïs n’a pas peur elle fait preuve simplement de respect envers ces créatures majestueuses.

« Non » un mot, un seul pour qualifier son ignorance et son émotion de peut-être en voir un de bien plus près. Elle frisonne même à l’idée qu’il ne lui présente la sienne. Quelle attitude adopter elle qui n’a jamais appris les us et les coutumes envers les dragons ? Son regard accroche celui d’Aaron, des questions se succèdent les unes après les autres dans son esprit de guerrière. Mais l’envie se fait également pressante. Elle ordonne ses pensées en détournant son regard pour retrouver une contenance infime.

« J’en ai vu mais je ne me suis jamais clairement approchée de l’un d’entre eux ; ils n’en sont pas moins des créatures que je respecte et qui m’impressionne de par leur stature ». Elle qui a grandi dans le duché de la magie sait à quel point le lien entre le chevaucheur et son dragon est puissant aussi murmure-t-elle « Elle a dû te manquer durant… ». Anaïs se risque à une question non terminée. Elle déglutit non sans mal et dans un murmure s’excuse de ses pensées formulées à voix haute « Pardon, je n’aurais pas dû… l’évoquer ».

Elle est amère Anaïs de cette erreur ; l’homme semblait lui fait confiance, n’a-t-elle pas trahi ce début d’amitié en laissant parler pour la première fois son besoin constant d’informations et de connaissances ?

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Mer 16 Mai - 14:52

Avec un léger sourire aux lèvres, Aaron attend la réponse d'Anaïs, même s'il peut presque la deviner d'avance. « Non. J’en ai vu mais je ne me suis jamais clairement approchée de l’un d’entre eux ; ils n’en sont pas moins des créatures que je respecte et qui m’impressionne de par leur stature ». Pendant quelques instants, son esprit à semblé s'égarer à l'idée d'en rencontrer un, mais la jeune femme repris vite sa contenance. Son regard posé dans celui d'Aaron elle semble avoir de nombreuses questions, mais n'en fait rien. « Elle a dû te manquer durant… ». Héritage ? Bien sur qu'il lui avait manqué, et plus que de raison. Par deux fois, le chevaucheur avait cru avoir perdu son dragon, et par deux fois, il avait cru devenir fou. Ce vide immense était si insensé qu'il éclipsait tout le reste, et ne laissait qu'une écœurante amertume derrière lui. « Pardon, je n’aurais pas dû… l’évoquer ». Aaron eut un léger soupir d'amusement. Évidemment, ces épisodes étaient des évènements qu'il ne se plaisait guère à se remémorer, mais ils faisaient également parti de son histoire, à quoi bon les nier ? Il était certain que, selon son humeur du jour, il était plus ou moins enclin à les aborder et le faisait de manière plus ou moins sereine, mais il ne se couperait pas court à leur rencontre pour autant. « Ne t'inquiète pas. » Il la rassura de quelques mots, avant de tourner son regard vers l'horizon. Héritage ne tarderai plus, désormais. « Tu verras, Héritage est relativement grand, mais moins imposant que certains dragons. » En effet, le dragon grenat était déjà assez long pour son âge, mais n'avait pas une morphologie aussi robuste et carrée que certains de ses congénères. Néanmoins, sa finesse - si elle pouvait être un handicap - avait également de nombreux avantages.

Bientôt, une tâche rouge se détacha sur le fond azur, grossissant peu à peu. Il ne fallait guère longtemps à un dragon pour couvrir la même distance que les chevaux, et Héritage se rapprochait rapidement. Avec un clin d'oeil, Aaron se retourna une dernière fois vers Anaïs, et ajouta d'une voix légère : « Ah, j'oubliais. Héritage est un mâle. » Il lâcha échapper un léger rire, conscient que la jeune femme se sentirait sans doute mal à l'aise d'avoir parlé d'elle durant de longues minutes. Quand le grand dragon grenat passa près d'eux, il déploya ses larges ailes semblables au cuir le plus fin et se posa avec aisance à quelques dizaines de mètres d'eux. Les chevaux piaffèrent d'agitation quand le prédateur les survola, mais finirent par se calmer en le voyant quelque peu s'éloigner. Aaron se dirigea vers son dragon d'un pas souple, heureux de le voix. Quand il fut près de lui, il posa une main sur son épaule et la salua mentalement, avant d'ajouter à voix haute - plus pour Anaïs que pour le dragon - « Héritage, je te présente Anaïs ».

[Je suis vraiment désolé d'avoir tardé à te répondre, j'espère que ça ira :3]

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Sam 19 Mai - 17:03

Elle est troublée Anaïs à mesure que la rencontre avec Aaron se poursuit. Cet échange et l’imminence d’une rencontre avec son dragon la rendent fébrile. Un frisson parcourt son échine lorsqu’il reprend la parole pour la rassurer. Etrangement, elle ne se sent pas en position de force. Malgré le fait qu’au contraire du Chevaucheur elle n’a pas vécu l’épidémie, il semble plus posé, maître de ses émotions et de cette douleur qui l’étreint encore probablement. Si tel n’est pas le cas il serait déjà à dos de Dragon.

La mention d’Héritage lui fait toutefois hausser un sourcil. Elle remarque dans ses paroles avant même qu’il ne lui mentionne que c’est un mâle. Son erreur accentue le trouble dans lequel elle était plongée. La jeune guerrière s’empourpre et se confond en excuses bien futiles.

« Désolée je me rends compte que je n’ai aucune connaissance pointue de la chevauche, pardonne mon ignorance ». Elle n’a pas le temps de poursuivre que déjà pointe à l’horizon une masse qui se rapproche d’eux. Plus par réflexe qu’autre chose elle pose sa main sur son arme. L’instinct de prudence est le plus fort alors que Constant s’agite un peu plus loin.

Anaïs plisse les yeux et étouffe un cri en voyant Héritage arriver. Elle se rapproche de sa monture pour la rassurer. Elle en a vu des dragons survoler la Volte mais de si près, de mémoire de guerrière il s’agit bien de la première fois. Lâchant son cheval elle se rapproche comme hypnotisée. Elle ne quitte pas le regard du Dragon et tremble de peur et d’envie de le toucher. Mais ce geste elle ne sait pas si elle peut se le permettre alors qu’Aaron la présente.

Elle incline la tête doucement tendant la main paume levée face à Héritage. Sa main n’est que tremblement mais elle se fiche de ce que le Chevaucheur puisse en penser elle réalise un de ses rêves d’enfant en rencontrant pour la première fois une de ces créatures du ciel.

« Je peux ? »  Dit-elle pour se redonner un peu d’assurance. Le regard de la guerrière dévie pour accrocher celui d’Aaron. Le sourire d’Anaïs s’élargit à mesure alors qu’elle se rapproche d’un pas, de deux. Elle ne veut pas brusquer le Dragon ou même son Chevaucheur aussi incline-t-elle la tête en signe de respect.


spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Ven 1 Juin - 19:55

Sous sa main, le contact rugueux des écailles avait quelque chose de rassurant pour le chevaucheur. C'était comme si, en présente d'Héritage, rien de mauvais ne pouvait arriver. C'était bien évidemment naïf, et il en avait eu maintes fois la preuve, mais Aaron se plaisait parfois à s'oublier quand ils n'étaient que tous les deux ; à faire abstraction de tout ce qui les entourait pour ne garder que cette sensation d'être intimement comblé par quelqu'un, ou quelque chose. Avoir connu l'impression d'avoir perdu tout ce qui faisait sa vie avait été une épreuve plus que douloureuse, et Aaron n'était pas passé loin de la folie. Il se souvenait sans peine de cette sensation de vide immense, impossible à combler. Cette sensation d'avoir perdu une partie de lui-même, et d'être nu et dépourvu de toute chose. Non, décidément, il ne regrettait son choix pour rien au monde et avait réellement de la chance d'avoir été choisit. Héritage dû ressentir ses pensées, car il riva un œil protecteur sur lui. « Moi aussi je suis heureux de t'avoir rencontré, petit homme. Je ne regrette pas mon choix. » Un instant, le chevaucheur songea que le dragon aurait pu regretter son choix au vu de la situation dans laquelle il les avait mis. Privé de chevauche, Aaron avait aussi imposé à Héritage une mise au repos forcé, sans mission et sans patrouilles.

« Je peux ? ». Pour un peu, l'aîné des Sombreval en aurait presque oublié sa compagne de route. Lâchant un léger soupir, il interrogea Héritage du regard. Toucher un dragon ne se faisait qu'en l'accord de ce dernier, et même le plus sympathique des dragons tenait au respect de quelques traditions ancestrales, dont celle-ci. Penchant légèrement la tête sur le côté pendant un instant, le dragon détailla Anaïs du regard, avant d'arquer son immense cou pour prendre de la hauteur. Aaron lui faisait confiance, et savait que son compagnon ne faisait qu'essayer de deviner certaines choses. Pour autant, il songea avec amusement que la guerrière trouverait sans doute le temps bien plus long qu'eux. Enfin, Héritage finit par baisser à nouveau la tête pour la mettre au niveau de la paume tremblante de la jeune femme. « Elle n'est pas bien grande, mais je crois que tu pourras te fier à elle. » Haussant un sourcil, le jeune homme lança un regard amusé à sa monture. Il comprenait ce que ce dernier avait voulu signifier, mais la façon dont il l'avait tourné l'amusait. Reposant son regard sur Anaïs, il déclara d'une voix calme : « Tu peux. Il est heureux de te rencontrer et ... » Cherchant ses mots quelques instants, Aaron réfléchit à la manière de tourner la remarque d'Héritage. Il la ponctua finalement d'une voix légèrement amusée. « ... pense que l'on peut te faire confiance, même s'il ne te connaît pas encore bien. » Il omis volontairement la seconde remarque du dragon, mais ne put s'empêcher d'arborer un léger sourire à la pensée de cette dernière.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Sam 2 Juin - 9:19

La rencontre avec une de ces créatures du ciel est troublante pour Anaïs. La couleur grenat rajoute une puissance non feinte à cette dernière. La guerrière se sent petite, minuscule même lorsqu’Héritage atterrit et elle comprend qu’un échange silencieux est en train d’avoir lieu entre Aaron et lui. Elle aimerait pouvoir faire demi-tour, enfourcher Constant et repartir aussi vite qu’elle est arrivée s’excusant pour une audace qui n’aurait simplement pas dû avoir lieu.

De toute manière le temps qui s’écoule entre sa demande et la réponse est bien trop long. Sa main au début immobile se met à trembler. La guerrière à incliné la tête pour dissimuler ce trouble qui s’intensifie. Elle n’aurait pas dû, elle regrette amèrement d’avoir obéi à une impulsion enfantine.    Elle se sent tellement enfant à cet instant qu’elle se retrouve projetée dans ses souvenirs sans s’en rendre compte au prime abord. Fermant les yeux elle se revoit durant les entraînements, les premiers, avec sa maman. L’épée tombait à terre, elle n’était pas assez forte et sa mère avait quelques fois envisagé d’abandonner son éducation au maniement des armes. Mais c’est à force de volonté et de travail, par elle-même qu’Anaïs a pu devenir ce qu’elle souhaitait le plus au monde : une guerrière. Elle sait que le chemin est long pour être reconnue à sa juste valeur mais elle poursuivra quoi que cela lui en coûte. Ce manque d’assurance elle le ressent encore aujourd’hui face à une créature qu’elle respecte et le contact de ses écailles sur sa main la fait sursauter. Les yeux à nouveau ouvert elle relève la tête non sans une certaine appréhension quant à l’attitude d’Héritage.

Elle laisse faire le dragon ne s’impose pas et admire simplement ses écailles, sa beauté et cet aspect majestueux qu’il inspire. Les mots d’Aaron sonnent à son oreille telle une flatterie et elle s’empourpre. Ne se rend-il pas compte à quel point elle est mal à l’aise ou prend-il un malin plaisir à accentuer le trouble dans lequel elle se situe actuellement ? Elle retire la main doucement pour la ranger sur son côté tout en ne quittant pas du regard Héritage. La guerrière ne sait pas trop que répondre à son ami, elle ne sait même pas si elle doit lui répondre à lui ou à sa monture dans la mesure où il verbalise les pensées de ce dernier. C’est donc hésitante qu’elle commence à répondre.

« Merci » un mot pour tenter de reprendre pied, un seul qui ne suffira pas à satisfaire les deux elle le sait mais elle est vraiment mal à l’aise avec les compliments alors elle poursuit non sans se mordre les lèvres au préalable devant cette initiative qui lui est demandée « Je ne demande après tout qu’à te connaître toi et ton dragon même si cela me rend quelque peu maladroite ». Anaïs s’empourpre avant de nouveau tendre la main pour entrer en contact avec le dragon, vu que cela lui a été proposé, comme si ce toucher lui procurait une force insoupçonnée « Je n’ai pas pour habitude de me confier, de dévoiler qui je suis mais si vous voulez le savoir je peux dévoiler un pan de ma personnalité ». Elle ne sait pas du tout où cela va la mener mais elle poursuit comme animée d’une envie nouvelle « Sous cette armure je suis une autre personne, courageuse, battante et protectrice mais la femme en moi a toujours manqué d’un cruel manque de confiance en elle ; j’ai dû travailler pour parvenir là où je me trouve actuellement ». Elle sourit Anaïs car elle ne pensait pas que ces confidences soient aussi aisées à exprimer alors elle poursuit tout en regardant Aaron « Tu te souviens de moi en femme solide lors de cette escorte probablement mais je n’en reste pas moins fragile et profondément réservée aussi surprenant cela puisse te paraître » avant de poursuivre audacieuse « Parles moi de toi aussi Aaron » puis regardant Héritage « De vous plutôt ».

Anaïs veut tout savoir de cet homme auprès de qui elle se confie ; peut-être que même avec le temps elle pourrait lui confier d’autres secrets, d’autres envies au moment où son cœur fait une embardée dans sa poitrine. Quel est donc ce trouble qui s’installe au fil de la discussion ; par les dieux faites qu’il ne le ressente pas ni lui ni sa monture, cela serait tellement malvenu.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Sam 9 Juin - 21:36

Au contact des écailles sur sa main, Anaïs sursaute, sans pour autant reculer. Après quelques instants à dévisager le grand dragon, elle retire a main, l'air hésitante. Elle les remercie, et Aaron sourit. Il sait ce que cela fait de croiser la route d'un dragon pour la première fois. Lui-même s'en souvient comme si c'était hier. Hagard devant tant de dragons, intimidé devant tant de puissance. Et pourtant, voila qu'Héritage partageait sa vie désormais. « Je ne demande après tout qu’à te connaître toi et ton dragon même si cela me rend quelque peu maladroite ». Elle rougit, et tant à nouveau la main vers Héritage, qui accepte le contact avec sérénité. « Je n’ai pas pour habitude de me confier, de dévoiler qui je suis mais si vous voulez le savoir je peux dévoiler un pan de ma personnalité ». Le chevaucheur aurait voulu l'interrompre, lui assurer que ça n'était pas leur but et qu'ils lui faisaient confiance, mais il n'en eut pas le temps. La jeune femme se lança dans une longue tirade : « Sous cette armure je suis une autre personne, courageuse, battante et protectrice mais la femme en moi a toujours manqué d’un cruel manque de confiance en elle ; j’ai dû travailler pour parvenir là où je me trouve actuellement. Tu te souviens de moi en femme solide lors de cette escorte probablement mais je n’en reste pas moins fragile et profondément réservée aussi surprenant cela puisse te paraître ».

Bien sur qu'il se souvient, il n'a pas oublié ces jours sombres. Il ne se souvient d'elle que de vue, mais pourtant elle avait l'air aussi solide et expérimentée que n'importe lequel des guerriers venus escorter le groupe de mage. Le jeune homme se doutait qu'être une femme n'était pas toujours simple dans certains milieux, et plus encore dans celui de la guerre. Il en était tout aussi admiratif. « Parles moi de toi aussi Aaron. De vous plutôt ». Le chevaucheur pose à nouveau son regard sur Anaïs. Il ne la connaît que depuis peu, et pourtant il a l'impression de la connaître aussi bien que certains de ses compagnons. Sans réellement savoir pourquoi, il se sent à l'aise, et ne s'impose pas les barrières qu'il s'efforce parfois d'interposer pour se préserver. Il devine qu'elle n'ira pas lui poser de question pesante si elle a conscience du poids que la réponse implique. Leur conversation n'était menée que par de la sympathie et le souhait d'en découvrir plus sur l'autre, rien de plus. Pourtant, même s'il lui fait confiance, Aaron hésite. Il n'a jamais été réellement à l'aise lorsqu'il s'agissait de parler de lui, peu importe la raison et le lieu. Néanmoins, il lui doit au moins quelque chose. Alors, lui tournant légèrement le dos, il se déplaça lentement jusqu'aux flancs d'Héritage, sa main toujours posé sur le corps musculeux. « Ça fait presque six ans que j'ai rencontré Héritage et qu'il m'a choisit. Avant cela, j'ai suivi mon cursus de magie à l'Académie, mais je savais que je souhaitais plus que ça. Devenir chevaucheur a été mon plus beau cadeau, et je ne regrette rien malgré tout ce que nous avons pu traverser. » Il jeta un coup d’œil à Héritage, qui avait légèrement tourné la tête pour le suivre du regard tandis qu'il continuait d'avancer d'un pas mesuré. « J'ai été affecté un an avant la fin de ma formation à cause de la guerre. Depuis, je suis sous les ordres du capitaine de Vol d'Outrevent. » Il s'arrête, et se retourne à nouveau vers Anaïs. Il lui sourit légèrement, conscient qu'il la mettait dans une position maladroite en agissant de la sorte, mais c'était plus fort que lui. Aaron avait beau avoir gagné en confiance en lui et en maturité, il resterait toujours taciturne et solitaire de base. Il n'était pas encore prêt à livrer toute son histoire et ses ressentis à quelqu'un d'autre. Revenant vers Anaïs, il contempla légèrement l'horizon, avant d'ajouter d'une voix qu'il voulait avenante : « Nous devrions rentrer, la nuit ne devrait plus tarder, et il serait dommage de louper le buffet que mon père a organisé pour vous. »

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Lun 11 Juin - 23:04

Anaïs est quelque peu honteuse de s’être dévoilée autant de la sorte. Ce qui la met encore plus mal à l’aise est l’audace d’avoir posé la question qui lui brûlait les lèvres. La jeune guerrière n’a guère l’habitude d’échanger de manière aussi libérée avec une personne qui quelques mois en arrière était ni plus ni moins qu’une de celles qu’elle devait escorter. Que connaît-elle d’Aaron ? Fils de Comte ? Ce terme la fait frissonner puisqu’elle en a oublié les formules qui convenaient dans ces circonstances.

Le silence qu’il lui impose la trouble et sa main retombe sur son flanc alors qu’il se rapproche d’Héritage. A son tour il énonce son histoire de manière brève mais au travers de laquelle elle peut percevoir cette volonté farouche qui est la sienne. Il avait fort probablement cette envie encrée au plus profond de lui-même. Il s’est battu pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Son récit fait qu’elle repense à l’épidémie qui les a tous épuisés. Si aujourd’hui, après tout, il peut de nouveau chevaucher si ce n’est rien qu’un cheval, c’est qu’il a cette force de caractère nécessaire pour ne pas devenir simplement fou. Elle comprend la jeune femme qu’il ne lui dit pas tout et respecte cette part d’ombre. Elle pourrait avoir peur de tout ce qu’il ne dit pas mais elle n’en montre rien. Imperturbable elle répond à son sourire quand il se rapproche d’elle. Cet homme semble taciturne tout comme elle. A mesure qu’ils se découvrent elle réalise qu’ils se ressemblent sur divers points  des battants, des personnes discrètes et solitaires, des personnes qui se battent pour être ce qu’elles veulent ? Aurait-elle rencontré son double masculin ? Une part d’elle s’esclaffe de cette remarque quelque peu surprenante.

C’est le hennissement de son cheval qui la fait revenir sur terre. Il sonne comme l’écho du signal de départ qu’Aaron a évoqué. Anaïs lève la tête pour observer les lueurs du jour qui déclinent. Elle sait que la nuit apporte avec elle mille dangers. L’un d’entre eux rôde sur les terres d’Arven, la chasse. Cette pensée la fait frissonner et elle murmure « La chasse court sur nos terres il convient en effet que nous nous rentrions au plus vite ; mon travail n’est pas fini je dois te ramener vers ton père maintenant, il m’en voudrait s’il t’arrivait malheur ». Toutefois, elle soupire la jeune guerrière « Même si malheureusement je ne suis pas de poids face à ce fléau qui hante les nuits des habitants d’Arven ». Elle aimerait pouvoir faire plus mais elle ne le peut pas.

Elle tourne le dos à Aaron et se rapproche des deux montures qu’elle décroche. Faisant faire demi tour aux deux chevaux elle va à la rencontre d’Aaron lui rapprochant le sien déposant les rennes dans les mains du chevaucheur elle ne le quitte pas du regard.

« Cet endroit est merveilleux même si je n’en ai vu qu’une parcelle ; c’est différent de Cibella et même de la Volte où je suis née et où je suis affectée ». Elle pose les mains sur l’encolure de sa monture qu’elle chevauche rapidement. Héritage est un peu plus loin et semble toujours la regarder comme juge de sa personne. Se sentir ainsi fixée la met mal à l’aise et elle rougit. La jeune guerrière espère que ce trouble aussi subtil soit-il reste invisible à l’œil d’Aaron. Elle ne sait pas quelle est la raison de ce trouble. Est-ce Aaron lui-même qui la déstabilise, le dragon qui la fixe ou simplement cet instant qui semble trop long et trop court à la fois.

La seule chose qu’elle sait à cet instant est qu’elle angoisse de ce festin ; elle n’est qu’une mercenaire après tout vouée à défendre ceux qui l’emploient. Elle n’a guère l’habitude de s’asseoir et de se faire servir. La seule chose qu’elle espère au fond d’elle-même est qu’Aaron ne la quitte pas d’une semelle pour l’aider. Peut-être lui avouera-t-elle d’ici la fin du repas que c’est simplement la première fois qu’elle reçoit un tel honneur.

« Allons y au pas cette fois-ci et profitons tout de même des lueurs du jour ; si la nuit tombe plus vite que prévu nous accélérerons ».

Du menton elle invite Aaron à ouvrir la marche jusqu’à leur destination, sa demeure.

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Message Sujet: Re: Je vais bien ne t'en fais pas   Jeu 5 Juil - 22:22

Anaïs doit se douter qu'Aaron ne lui dit pas tout, mais elle ne cherche pas à en savoir plus pour l'instant, et le chevaucheur lui en est reconnaissant. Il sait d'avance qu'il n'aurait pas apprécié qu'elle lui force la main, mais n'a pas envie de gâcher ce qui semble être le début d'une relation des plus agréables. « La chasse court sur nos terres il convient en effet que nous nous rentrions au plus vite ; mon travail n’est pas fini je dois te ramener vers ton père maintenant, il m’en voudrait s’il t’arrivait malheur...Même si malheureusement je ne suis pas de poids face à ce fléau qui hante les nuits des habitants d’Arven ». Le jeune homme ne dit rien, il est songeur. Bien sur que son père serait immensément triste à l'idée de perdre son fils, c'est du moins ce que tous pourrait penser. Mais lui, aîné ayant refusé son droit à lui succéder, se demande parfois si son géniteur ne lui en veut pas, et l'aime encore. Ce sont des sentiments bien compliqués à apprivoiser que ceux du doute et de l'amertume, et Aaron a parfois du mal à prendre du recul et à oublier tous les projets et les états qu'il s'imagine sans preuve.

Pendant qu'il était perdu dans ses pensées, la guerrière est allée chercher les deux chevaux. Sans le quitter des yeux, elle lui déposa les rênes dans la main, le sourire aux lèvres. « Cet endroit est merveilleux même si je n’en ai vu qu’une parcelle ; c’est différent de Cibella et même de la Volte où je suis née et où je suis affectée ». Anaïs se met en selle, et Aaron fit de même d'un geste souple. Il retrouvait enfin son aisance à cheval comme il l'avait été durant des années. Ne lui manquait plus qu'à retrouver sa vraie place, sur le dos d'Héritage. Mais cela viendrait, il n'en doutait plus désormais. Le plus dur était fait - il l'espérait - et il suffisait simplement d'être patient.« Allons y au pas cette fois-ci et profitons tout de même des lueurs du jour ; si la nuit tombe plus vite que prévu nous accélérerons ». D'un bref signe du menton, elle l'invita à prendre la tête du groupe. Talonnant doucement son cheval, le mage se mit donc en marche, détendu. Il se rendit compte qu'il avait réellement apprécié cette parenthèse loin de l'étiquette de la cour et des intrigues de la guerre. « Tu pourras revenir, tu sais, tu seras toujours bienvenue ici. Mon père aura toujours besoin de guerrier pour ses escortes, et il aime employer des soldats qu'il connaît et à qui il sait qu'il peut faire confiance. » Il ne l'a pas regardé, mais pourtant il ne fait pas de doute que le message lui est destiné. Anaïs sera toujours la bienvenue à Sombreval, tant en tant qu'invité qu'en tant que guerrière. « Et moi je serai content de te revoir. »Et si lui-même n'était pas là, Aaron se débrouillerait pour la rejoindre, ou pour qu'on la prévienne lorsqu'il était à la Caserne.

HRP:
 

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