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 À la chasse aux fleurons

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Message Sujet: À la chasse aux fleurons   Lun 26 Fév - 20:17


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Octavius le Rouge & Serenus Dardalion

À la chasse aux fleurons

Ou quand on a les alliés qu'on peut



• Date : Le 18 janvier 1003.
• Météo (optionnel) : Très froide.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Malheur ! Sur son chemin de retour de la Guilde des Guerriers, Octavius s'aperçoit qu'il a perdu une part de ses précieux fleurons sur tout le chemin. Il remonte la piste en bougonnant et tombe sur un Serenus maudit (ou ce maudit Serenus, les deux se valent), qu'il n'aura pas le choix de considérer comme son allié pour retrouver son butin.
• Recensement :
Code:
• [b]18 janvier 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3437-a-la-chasse-aux-fleurons]À la chasse aux fleurons[/url] - [i]Octavius le Rouge & Serenus Dardalion[/i]
Malheur ! Sur son chemin de retour de la Guilde des Guerriers, Octavius s'aperçoit qu'il a perdu une part de ses précieux fleurons sur tout le chemin. Il remonte la piste en bougonnant et tombe sur un Serenus maudit (ou ce maudit Serenus, les deux se valent), qu'il n'aura pas le choix de considérer comme son allié pour retrouver son butin.


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Dernière édition par Octavius le Rouge le Lun 26 Fév - 20:19, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Lun 26 Fév - 20:17

« Dis donc, ta p’tite te mène à la baguette. Tu l’sauras pas qu’la prochaine fois qu’on t’voit ici, tu vas nous dire qu’t’es rendu la nounou d’vos p’tits ! »

Les paroles narquoises d’un de ses anciens collègues de l’antenne de Lorgol - un Belliférien avec lequel il a eu le malheur de sympathiser, jadis - résonnent encore dans sa tête, alors qu’Octavius chemine avec son air maussade habituel en direction de la Ville Basse. Il lui a foutu un coup en pleine gueule, il en a eu un en retour, et il est parti sur cette bagarre qui lui a laissé l’oeil un peu poché. Tout ça parce qu’il est venu officialiser auprès de sa guilde son changement d’affectation, passant de Lagrance à Ansemer.

Pff. Nounou de leurs enfants.
Comme s’ils allaient avoir des enfants, Maelys et lui.
Elle ne sait même pas faire la cuisine !

Sa botte s’écrase sur quelque chose qui émet un bruit tintant contre la pierre, et quand il la lève, il voit… un fleuron. Quand il se retourne, il entend d’autres tintements, et en y regardant de plus près… « Mais c’pas possible. » Derrière lui, toute une série de fleurons sonnant, laissés sur les pavés neigeux de Lorgol comme un chemin de miettes de pain. Et alors qu’il tâte la bourse de cuir soigneusement accrochée à sa ceinture, il comprend que ces fleurons ne sont pas d’innocents fleurons : ce sont SES fleurons. SES foutus fleurons À LUI. Il en a besoin, merde, de ses fleurons ! Il a une maison à acheter en Ansemer et une mage à mettre dedans pour la marier et la rendre heureuse, ce n’est pas le temps de perdre serait-ce une putain de pistole ! « Saloperie de p’tits crétins de voleurs », est à peu près ce qu’il marmonne pour lui-même, récupérant peu à peu ce qu’il lui appartient. Depuis quand a-t-on percé sa bourse ? Depuis qu’il est arrivé à la Guilde des Mages ? À sa sortie de celle des Guerriers ? Et qui a osé ? Un enfant des Miracles voyant en lui une victime aussi parfaite que facile, sans penser qu’il est un Frère des Miracles ? Ou un pauvre gamin curieux, avide de défi, ou simplement affamé ? De toute façon, ce n’est pas important. Ça ne change absolument rien qu’il se vide progressivement de ses fonds monétaires (enfin, de ceux qu’il a sur lui) et qu’il a beau attraper les fleurons, il n’a plus de bourse où les ranger. Et que deux mains, aussi immenses soient-elles, pour stocker son précieux, et des doigts qui n’apprécient que peu de fouiller dans les interstices des pavés gelés pour y récupérer les piécettes de métal.

Il n’a pas le temps de refaire toute cette damnée ville en boitant, par les dieux !

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Jeu 1 Mar - 21:54

Ariane ouvrit la bouche, et avala goulument sa purée de carottes. Maintenant qu’elle était assez grande pour plus ou moins se passer du sein de sa mère, Maud s’amusait à lui faire gouter toute sortes d’aliments. Et, visiblement, Ariane aimait la carotte. Serenus la regarda en souriant, et, tout en mâchant son pain, il se dit qu’il avait beaucoup de chance d’assister à ces moments certes, complètements banals, mais inestimables dans la vie d’un homme. Voir sa fille manger avec autant d’appétit l’aidait à oublier son petit souci de la journée. La veille au soir, en ouvrant un tiroir, dans leur chambre à l’auberge, il avait trouvé un papier, avec une sorte de poème écrit d’une manière bien joliment. Maud l’avait lu, et l’avait trouvé beau, malgré le fait que l’auteur ne cessait de louer Aïon de toutes les manières qui soient. Serenus, lui, ne voyait aucune beauté là-dedans, et il avait jeté la feuille au feu. Maud n’avait rien dit, car Ariane avait commencé à pleurer. La soirée s’était terminée sur une note douce. Ce matin-là, Serenus s’était donc réveillé, prêt à commencer une nouvelle journée de travail. Quand il avait souhaité le bonjour à son épouse, il s’était mis à bégayer. Pas une simple hésitation, ou alors une gueule de bois, non, un vrai bégaiement ! Comme celui de son collègue qui, lui, avait toujours parlé ainsi, et qui s’attirait bon nombre de moqueries.

Serenus avait beau tenter de parler normalement, il n’y parvenait pas. Maud et, plus étonnant, Ariane, riaient aux éclats devant les difficultés de Serenus. Le guerrier, d’abord vexé, s’était laissé attendrir par le rire de sa fille, et il avait décidé de rester complètement muet, le temps que ce problème passe. Car ça allait passer, n’est-ce pas ? C’était sans doute du au fait qu’il avait dormi la bouche grande ouverte, il devait avoir la gorge irritée. Il avait donc laissé la main à son épouse. Celle-ci s’était chargée de devenir son porte-parole et elle prenait un malin plaisir à cette tâche. Maud adorait parler. Elle parlait à tout le monde, même aux animaux. L’autre jour, Serenus l’avait surpris en train de brosser sa jument tout en lui expliquant qu’un régime plus sain serait peut-être bon pour son poil. Et puis quoi encore ? Serenus appréciait sa femme, mais ce comportement était… un peu extravagant. Le guerrier termina son assiette, se leva et allait sortir quand Maud lui demanda où il allait. Serenus haussa les épaules. Une simple balade, pour digérer. Maud comprit et lui dit qu’elle allait rester ici avec Ariane. Serenus décida qu’il pourrait se débrouiller sans elle, et sortit de l’auberge après avoir embrassé sa fille.

Il marchait depuis déjà vingt minutes quand la chance décida de tourner pour le guerrier. Un fleuron, par terre, quelle aubaine. Le guerrier le ramassa et le garda dans la main, le serrant dans son poing tout en priant que les dieux lui rendent sa voix. Puis, un autre fleuron apparut dans son champ de vision, puis un autre. Serenus suivit ce chemin de la chance, loupant quelques fleurons qui avaient déjà été ramassé, quand il tomba sur la source de cet argent qui, visiblement, venait de se rendre compte que sa bourse était percée. Un autre guerrier, plutôt courtaud, et boiteux par-dessus le marché. Serenus leva la tête et brailla un :

« - Oc… Octa… Octavius ! »

Le bégaiement. Serenus l’avait oublié. Il rougit, mais s’approcha tout de même de son collègue. Tentant de garder son sang-froid, il sourit. Il tendit les pièces qu’il avait ramassé et lui dit :

« - J’c… J’crois que t’a p… perdu ça ! »

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Jeu 8 Mar - 6:55

« Oc… Octa… Octavius ! » C’est son nom. Et cette voix, il la connaît. Il se relève et dévisage le porteur de cette dite voix, sans savoir s’il est soulagé, ou non, de se retrouver face à Serenus. C’est qu’il n’a pas changé. Peut-être un peu plus maigrichon, depuis qu’ils se sont vus en Lagrance… ce qui n’est pas plus mal. Les pâtisseries ne l’avaient pas gâtées, côté forme physique ! Avec cette cochonnerie de Chasse Sauvage qui parcourt les cieux la nuit, la guerre, la trêve, et peut-être la paternité (allez savoir où il en est, l’autre, avec cette affaire d’engrossement de fille de noble), Dardalion a bien des raisons d’avoir maigri. Les temps ne sont pas doux, pour les nerfs des habitants d’Arven, et même ce benêt n’y échappe pas. « J’c… J’crois que t’a p… perdu ça ! »
Ses fleurons.
Ses précieux fleurons logeurs de mage, dans les mains de Serenus !

« C’pas toi qu’m’a volé, t’jours bien ? », demande le guerrier soupçonneux, alors qu’il prend les pièces des mains du Cibellan, et se retrouve donc définitivement avec trop de fleurons dans les mains, et toujours pas de nouvelle bourse où les ranger. La confiance règne, définitivement, mais Octavius décide bien vite que le Dardalion a bien des défauts, mais que voleur n’en fait pas partie. Surtout pas en venant lui ramener ses affaires. À moins que ce soit uniquement une machination pour l’embrouiller ? Allons donc. Il n’est quand même pas si malin, l’autre ! C’est lui donner bien trop de capacité de réflexion ! Plutôt que de s’excuse, signe de faiblesse indéniable, il balaie plutôt lui-même ses propres accusations en poursuivant comme si de rien n’était, offrant un nouveau coupable : « Y’a un sale… un sale voleur, j’peux pas croire, qui m’a filouté, pis j’m’en suis même pas rendu compte, et là… pourquoi tu parles comme ça ? C’est nouveau ? Ou t’as toujours été bègue pis j’l’ai jamais r’marqué ? » Aucune délicatesse, dans son questionnement, qui est passé du bourru au curieux, alors qu’il s’attarde au curieux phrasé de son collègue guerrier. Il n’est pas à la cour d’Edenia, ou à quelque endroit où on lui demande de faire attention non seulement à sa diction, mais à sa politesse. Ce n’est que Serenus, il peut bien lui parler comme ça lui chante !

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Sam 10 Mar - 22:24

Octavius n’avait pas changé. Toujours ce même air renfrogné, toujours cette carrure carrée, même s’il avait l’air de s’être un peu empâté depuis leur dernière rencontre. Serenus lui tendit les fleurons, et Octavius les lui reprit, tout en lui demandant si ce n’était pas lui qui les avait volés. Serenus allait ouvrir la bouche pour répondre mais, se rappelant que son bégaiement n’était pas encore guéri, il se contenta de secouer la tête en souriant. Malgré leurs différents, il était heureux de revoir Octavius. Ce guerrier avait souffert autant que lui, voire même plus que lui. Il était en quelque sorte un lien qui le maintenait à son ancienne existence. Serenus avait combattu à ses côtés pendant le Tournoi, et il reconnaissait sans aucune honte le talent de son collègue pour le combat. Pour ce qui était de son intelligence… Et bien… Serenus avait tendance à penser que la cervelle d’Octavius peinait à égaler celle d’un veau mais, depuis son humiliation au Tournoi, il évitait de se moquer des capacités intellectuelles des gens, il savait que ça risquait de se retourner contre lui.

Il resta donc silencieux devant l’accusation d’Octavius. Celui-ci ne tarderait pas à comprendre que, si Serenus avait décidé de lui ramener ses affaires, c’est qu’il n’était pas un voleur. Et, effectivement, il fit le rapprochement. Il avoua à Serenus qu’il y avait un sale voleur qui lui avait volé ses fleurons, et il ne s’en était même pas rendu compte. Le guerrier laissa échapper un soupir. Des voleurs, il y en avait partout, la Ville Haute ne faisait pas exception à la règle. Serenus s’était déjà fait voler quelques fleurons une bonne paire de fois. Et, à chaque fois, il ne s’était rendu compte de rien. Il y avait juste une fois où il avait attrapé un gamin, qu’il avait pris sur le fait. Ce petit Arsène, un vrai petit filou. Serenus se demanda ce que devenait ce garçon qui avait eu l’audace de lui demander une gorgée d’hydromel, et espéra sincèrement qu’il soit heureux. Malgré son caractère, ce petit méritait de connaitre le bonheur. Le guerrier revint vers Octavius qui lui demanda d’où venait son bégaiement. Serenus haussa les épaules et répondit :

« - J’me…. J’me s…. J’me suis réveillé comme… Comme ça.. Ce m…. Bordel ! Ce matin ! » Serenus se tut, au bord de la colère, puis il reprit sa respiration et dit : « C’est ch.. C’est chiant. »

Il regarda autour de lui, et pointa du doigt la bourse de son collègue qui venait de perdre un nouveau fleuron. Il lui dit :

« - V… Voleur ou p.. P… Ou pas, ta bourse est p… percée. Faut la chang… changer. »



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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Dim 18 Mar - 22:14

« J’me…. J’me s…. J’me suis réveillé comme… Comme ça.. Ce m…. Bordel ! Ce matin ! C’est ch.. C’est chiant. Tu parles. » Une façon comme une autre de compatir à son malheur. Il a dû insulter un Cielsombrois, pour être maudit comme ça. Il a fait appel à une des sorcières erebiennes qu’ils enlèvent régulièrement et hop, un petit bégaiement passager. Ou permanent. Octavius garde cette horrible possibilité pour lui, afin de ne pas inquiéter inutilement le guerrier. Il a déjà été assez sympathique pour s’arrêter et récupérer son argent… faudrait pas le faire fuir. « V… Voleur ou p..  P… Ou pas, ta bourse est p… percée. Faut la chang… changer. Ouais, apprends-moi queq’chose », qu’il bougonne et soupire. Il fourre les fleurons récupérés dans la poche de son manteau (absolument pas de facture lagrane)... et un ensemble de tintements lui fait savoir que non seulement sa bourse est percée, mais sa poche aussi, proprement coupée avec une lame. Octavius serre les dents et souffle comme un boeuf, avant de se pencher pour reprendre ses fleurons entre ses doigts. Bon. Pas de bourses, pas de poches, sauf celles de ses pantalons, et elles ont une limite. Il a l’air malin, maintenant. « J’sais pas combien j’en ai perdu, d’puis la guilde. J’m’en suis même pas rendu compte, à cause d’la neige. » Le voleur a sacrément bien fait son boulot. Quelqu’un de pas spécialement rapide, de la neige pour étouffer le bruit… si ce n’était pas lui la victime de ce larcin, il pourrait presque admirer la chose.
Mais non.
Saleté de voleurs.

Le froid glacial engourdit les parties découvertes de son visage et il rabat son capuchon sur sa tête, afin d’au moins protéger ses oreilles de la bise. Il réussit à glisser quelques pièces dans une des poches intactes de ses habits, mais les autres restent entre ses doigts. « T’es occupé, là ? T’as queq’chose d’autre à faire, à Lorgol ? » Trop orgueilleux pour demander clairement de l’aide à Serenus, mais sa demande tend tout de même en ce sens. Ce ne serait même pas du tout de trop.

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Sam 24 Mar - 20:44

Qu’est ce qu’il était chiant ce bégaiement ! Serenus se sentait terriblement mal à l’aise. Bégayer comme un adolescent amoureux, devant Octavius, quelle honte ! Mais, malgré cela, il tenta de faire bonne figure, et fit comme si tout allait bien. Et, bizarrement, cela fonctionna, car Octavius ne revint pas dessus. Il ne se moqua même pas. Etrange. Serenus mit cela sur le fait que son collègue était préoccupé par la perte de ses précieux fleurons. Surtout que, visiblement, il n’y avait pas que sa bourse qui était percée. Des tintements retentirent, et Serenus regarda les fleurons qui roulaient par terre. Il en ramassa quelques-unes et les rendit à Octavius. Il se retint de rire, sachant que son confrère aurait lui aussi une bonne raison de se moquer. Il resta donc stoïque et aida Octavius à ramasser les quelques pièces qui lui filaient entre les doigts. Une fois que cela fut fait, Octavius lui avoua qu’il ne savait même pas combien de pièces il avait perdu depuis son départ de la Guilde. Il ne s’en était même pas rendu compte à cause de la neige. Serenus soupira, regardant dans la direction de l’endroit d’où venait Octavius. La Guilde, ce n’était pas la porte à côté. Il avait dû perdre un sacré nombre de pièces depuis qu’il avait franchi les portes de l’antenne. Serenus lui dit :

« - B…. Ben mon v…. vieux ! Ca va p… Pas être f… Fac… Facile de les retr… Retrouver. »

Le froid fit frissonner le guerrier. Il aurait dû s’habiller plus chaudement. Lui qui veillait à ce que sa fille ne souffre jamais du froid, il ne faisait même plus attention à sa propre personne. Comme quoi, une fois parent, le sens des priorités changeait radicalement. Il regarda Octavius rabattre sa capuche sur son crâne et suivit son exemple en fermant sa veste jusqu’en haut. Il commençait à sentir le froid envahir ses orteils. Il serait grand temps qu’il se mette à bouger. Heureusement, Octavius reprit la parole pour lui demander s’il était occupé, s’il avait quelque chose à faire dans Lorgol. Serenus leva un sourcil. Est-ce qu’Octavius venait de lui demander de l’aide ? Octavius avait besoin de l’aide de Serenus, qu’il considérait comme un moins que rien. Quelle ironie ! Mais Serenus était bien content d’avoir un tant soit peu d’estime pour son collègue. En plus, sur le chemin de l’antenne, il y a l’auberge où il est installé, il pourra vite fait chercher son capuchon. Il n’avait rien à perdre à aider Octavius. Il sourit et lui répondit :

« - J’ai comp… Compris. J’vais t’… J’vais t’aider. »

Il se tut pour ne pas donner plus d’occasion à son bégaiement de le ridiculiser devant son collègue. Il le suivit donc en direction de l’antenne. Un fleuron, deux fleurons. Les petites pièces faisaient peu à peu leur apparition dans la neige que Serenus retournait du bout du pied. Il se retenait avec beaucoup de difficultés à lancer des piques à Octavius. Plus d’une fois, il empêcha des passants de ramasser les pièces, désignant Octavius comme étant leur légitime propriétaire. Quelques-uns protestèrent, mais la carrure des deux guerrières ne les poussa pas à aller plus loin. Serenus rendit les quelques pièces qu’il ramassait à Octavius, et, face au silence qui s’était installé entre les deux hommes, il demanda :

« - Qu’est ce… Qu’est ce que tu d… deviens ? T’es p… pas avec ta comp… Compagne ? »

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Mar 3 Avr - 3:44

Serenus peut bien le bégayer : tout retrouver jusqu’à la Guilde, ce ne sera pas facile. Il va même considérablement se faire chier, et probablement que déjà plusieurs de ses fleurons sont enfouis dans les poches d’autres chanceux. Sa seule option est le Cibellan. Son aide. Par les couilles d’Alder. Octavius est incapable de lui demander clairement, directement, ladite aide, mais pour une fois, son camarade déduit par lui-même ce qu’il en est : « J’ai comp… Compris. J’vais t’… J’vais t’aider. » Et évite même de passer un commentaire désobligeant à ce sujet.
Il doit vraiment être miné par ce bégaiement, l’autre guerrier, pour ne même pas profiter de la situation et se moquer de lui.

Les deux guerriers reviennent sur leurs pas, enfin les siens, récupérant peu à peu les pièces perdues. Aux passants récalcitrants, quelques muscles roulés sous leurs manteaux suffisent à décourager une avarice croissante. Octavius bourre autant que possible ses poches de fleurons, laissant les autres entre les mains de Serenus. Pas le choix de lui faire confiance. « Qu’est ce… Qu’est ce que tu d… deviens ? T’es p… pas avec ta comp… Compagne ? Ouais. ‘fin… pour l’moment. » La réponse est quelque peu évasive, et il sent qu’il doit y ajouter quelques explications, afin que Serenus ne soit pas perdu. Pas plus qu’il l’est déjà de nature. « Maelys pis moi, on va s’trouver une maison en Ansemer. » Ça y est. Il le sent. Le sourire niais qui veut traverser la barrière de sa morgue, à l’idée d’avoir une maison, un endroit à eux, avec sa petite mage. En Ansemer, duché des Océans aux moeurs certes libérées, mais définitivement plus masculines que celles de Lagrance. Peut-être même osera-t-il enfin vraiment la demander en mariage ? Il sait que cela suppose de reprendre le nom qu’il a laissé derrière lui, et il ne sait pas s’il est tout à fait prêt pour cela, mais… il a envie, vraiment, d’unir sa vie à Maelys.
Le guerrier réussit, avec moult efforts, à réprimer ledit sourire niais, qui est à peine une ombre sur ses traits sévères. Ceux-ci, néanmoins, s’adoucissent, sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. « J’vais rentrer comme garde à la Guilde des Compagnes à Port-Liberté, mais pas auprès d’juste une seule. Ça bouge trop, pis j’crois qu’j’ai assez bougé, pour l’moment. Pis toi, là ? T’as fini, d’bouger ? » La Volte. Souffleciel. Lorgol. Ça fait beaucoup.

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Dim 8 Avr - 18:52

Octavius semblait content de voir son collègue l'aider. Si Serenus avait été en mesure de parler correctement, il n'aurait pas manqué de placer une petite pique sur le sujet. Mais son bégaiement était trop épuisant pour qu'il puisse se le permettre. De plus, Octavius ne manquerait pas de riposter en se moquant du mal qui l'affectait en ce moment. Ils allèrent donc à la recherche des précieux fleurons de son collègue. Serenus en trouva un certain nombre, et s'étonna de la richesse de son confrère. Lui même ne possédait pas autant de fleurons dans sa bourse. D'un autre côté, il avait beaucoup dépensé d'argent, ces derniers temps. La famille, les déplacements, tout était source de dépenses en tout genre. Il avait proposé à Maud de se faire engager comme gouvernante, histoire de l'aider à arrondir ses fins de mois. La guerre ne lui avait pas rapporté grand chose, sinon des cicatrices supplémentaires, et il avait du prélever dans ses économies pour permettre à sa fille d'avoir de quoi manger. Sa femme avait accepté, et elle cherchait à présent une famille qui serait d'accord pour l'engager. Maud savait lire, écrire, et avait reçu une bonne éducation, Serenus savait qu'elle s'en sortirait sans mal. Pour sa part, il avait postulé dans diverses guildes, et, pour le moment, il n'avait reçu aucune réponse. Il continuait à exécuter des contrats pour l'antenne de Lorgol, mais il ne parvenait pas à gagner suffisamment pour leur assurer une existence confortable. Ils vivaient dans une auberge, en attendant. Grâce au ciel, Serenus connaissait suffisamment l'aubergiste pour avoir obtenu une petite ristourne.

Une main aux doigts noueux attrapa un des fleurons, alors que Serenus se penchait pour en faire de même. Une vieille, au visage dévasté par la maladie. Serenus lança un regard à Octavius et préleva un fleuron de sa propre bourse pour le joindre à ceux de son confrère. Il fit signe à la mamie de se taire, et passa son chemin, lui laissant le précieux fleuron. Histoire de prendre des nouvelles d'Octavius, il lui demanda ce qu'il devenait. Il lui répondit qu'il allait trouver une maison pour lui et sa compagne, et le sourire béat qu'il retenait tant bien que mal valait tout l'or du monde. Octavius poursuivi en lui disant qu'il allait rentrer comme garde à la Guilde des Compagnes à Port Liberté. Il lui avoua qu'il avait assez bougé pour le moment. Serenus laissa échapper un soupir. Octavius était heureux, et Serenus l'était aussi pour lui. Il avait trouvé la femme de sa vie. Il en était presque jaloux. La femme que Serenus aimait l'avait rejeté après tout. Maud était gentille, mais elle ne valait pas Melinda.

Un autre fleuron. Serenus le ramassa et décida d'employer son mouchoir, heureusement propre comme petit baluchon pour conserver les pièces d'Octavius. Il usa de sa carrure pour faire peur à quelques voleurs potentiels. Puis, Octavius lui demanda s'il avait fini de bouger, lui aussi. Serenus le regarda et lui dit avec un sourire las :

"- Ouais. J'm'ins... J'm'installe ici. A Lor... Lorgol. La guerre, c'est f... Fini p... Pour moi. " Il ramassa un autre fleuron et reprit : "Ma femme est... est morte. J'ai donc du ép... épouser la mère d... de mon enfant. "


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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Jeu 3 Mai - 5:02

Lui qui ne se voyait pas s’installer où que ce soit, incapable de se sentir vraiment à sa place dans son duché, ou à Lorgol, va avoir une maison. Avec Maelys. À croire que tout tenait à cette petite mage. C’est… ridicule, évidemment, digne des poèmes cielsombrois à la mords-moi-le-noeud qui clament que l’amour résout tout et donnent un sens à la vie et il ne sait quoi encore, mais c’est tout de même ça. Octavius a trouvé un bonheur, avec la Aigrépine.
Franchement, à être si niais, il va vomir.

La question un peu rude qu’il pose à Serenus est reliée, en quelque sorte, à leur petite discussion d’il y a presque un an, à propos de sa pauvre noble mise enceinte. Ils se sont revus lors du convoi en direction de Roc-Épine, mais inquiet quant à la santé de Maelys et de Vesper, Octavius n’a pas été des plus sociables. Il ne l’est pas spécialement en temps normal non plus, c’est sûr. « Ouais. J'm'ins... J'm'installe ici. A Lor... Lorgol. La guerre, c'est f... Fini p... Pour moi. Ma femme est... est morte. J'ai donc du ép... épouser la mère d... de mon enfant. » Octavius reste silencieux. Il ne doit pas s’il doit présenter ses condoléances, ou ses félicitations, à Serenus. Il a perdu une épouse (à laquelle il était infidèle de toute façon), mais il en a gagné une seconde (probablement déjà cocue), ainsi qu’un enfant (illégitime, de base). Ce n’est pas un trop triste destin, à son sens, surtout avec le fait qu’il n’aura plus à retourner au front. À vrai dire, c’est même plutôt gagnant, même si le sourire las du Cibellan le laisse circonspect. Heureux, ou non, dans cette nouvelle situation ? C’est difficile à dire et le guerrier n’est pas suffisamment fin renard pour tout comprendre. Sa réponse se fait alors brève, docte : « T’as bien fait. » Laisser une fille-mère comme ça, sans mari… ça n’aurait pas été très drôle pour elle. Et autant profiter du veuvage du mari, pour les épousailles comme pour enfin mettre pied à terre et cesser de faire de la merde dans tous les duchés du continent. C’est que lorsqu’il est parti, le Serenus, rien ne l’arrête.

Un fleuron tourne entre les doigts d’Octavius, qui regarde la pièce pensivement. « J’ai été chanceux, d’pas aller à la guerre. C’est quelque chose à quoi j’me suis toujours préparé, pas le choix, mais par les couilles de Kern… ça m’a jamais fait envie. » C’est une étrange confidence, mais elle lui semble appropriée. La guerre, ce n’est pas une vie. C’est une mort, certainement, et ceux qui en reviennent sont à jamais changés. L’Ibéen se racle la gorge, un peu maladroitement, pour mieux revenir à un sujet plus léger : « Y vont bien ? Ta femme et ton p’tit ? Lorgol… ça doit la changer d’Outrevent, quand même. Mais ça doit être moins chiant qu’ses plaines où y’a rien qu’du vent pis des cornues. »

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Lun 7 Mai - 21:49

Octavius approuvait sa décision. Tant mieux, c’était déjà ça de pris. Serenus parvint à sourire. Il imagina Octavius marié, et père d’un enfant. Un mini Octavius bourru, qui met le feu à la moindre occasion. C’était assez amusant. Il ramassa un autre fleuron et le donna à son collègue. Ils marchèrent encore un peu, et Octavius lui avoua qu’il pensait était chanceux de ne pas avoir été à la guerre, il s’y était préparé, mais il n’avait jamais eu envie d’y aller. Serenus hocha la tête, compatissant. La guerre… En bon guerrier, il s’y était également préparé avec la plus grande attention. Il s’était entrainé, avait prié maintes et maintes fois Kern pour qu’il lui accorde sa force. Mais jamais il n’aurait imaginé que la guerre serait aussi… Sanglante. Un véritable massacre. Serenus ressentait toujours trois choses pendant une bataille : de l’appréhension, beaucoup d’adrénaline, et enfin, une immense lassitude. Serenus songea à ces longs mois à dormir dans une tente, à prier pour survivre au jour suivant, à espérer qu’il verrait un jour son enfant. Il se tourna vers Octavius et lui souffla :

« - C’est b…. Bien… La guerre, c’est qu’une qu… Question de chance. Ou tu survis…. Ou t’y r… Reste. »

Ils continuèrent à marcher un moment en silence, et ramassèrent tous les fleurons qui passaient sous leurs doigts. Serenus était même convaincu qu’il avait ramassé des fleurons qui n’étaient pas à Octavius à la base. Il les donna tout de même au guerrier et ils avancèrent. La voix d’Octavius perça le silence gêné qui s’était installé et demanda si sa femme et son enfant allaient bien. Il demanda si Lorgol ne changeait pas trop Maud d’Outrevent, et que ça devait être moins « chiant » pour elle. Serenus laissa échapper un petit rire. Il se rappelait encore leur arrivée à Lorgol. Maud ne s’y était encore jamais rendue. La première chose qu’elle a faite, c’est de se plaquer un mouchoir, où elle avait déposé quelques gouttes de parfum, contre son nez. Elle avait mis un certain temps à s’accoutumer à l’odeur de la ville, mais elle peinait encore à s’habituer à voir autant de monde dans les rues de Lorgol. Il lui répondit :

« - Elles vont b… Bien ! Maud s’habit… S’habitue à la ville. J’cherche un p… p… Poste st… stable p… pour le moment. His…t Histoire de pas finir à la rue. »

Ils passèrent devant l’auberge où Serenus avait élu domicile. Il sourit et demanda à Octavius d’attendre un instant. Il entra, et monta les escaliers menant à sa chambre en courant. Il demanda à Maud de descendre et prit délicatement sa fille dans ses bras. Serenus, suivit de Maud, rejoignit ensuite Octavius et lui dit tout en lui montrant sa fille et sur un ton fier :

« - Voici ma f… Fille ! Elle s’ap… S’appelle Ariane. Et j’te p.. présente mon ép… épouse, Maud. »

Maud salua Octavius avec un petit « enchantée monsieur ». Son expression et son regard suffisait à montrer qu’elle était quelque peu intimidée par le guerrier face à elle, mais elle reprit vite contenance. Après tout, elle était mariée à un guerrier tout aussi fort et bourru que celui qu’elle avait en face d’elle.

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Dim 27 Mai - 22:17

Combien ramassent-ils de fleurons ? Il n’en sait rien, et même si ceux qu’ils cueillent ne sont même pas les siens, il n’en a pas grand chose à faire. Plus il en a, mieux il est - mieux il sera logé en Ansemer. Ils ont fait une croix sur un logement au coeur de Port-Liberté, trop cher pour leurs économies, mais il ne va pas non plus habiter dans un pur taudis. « Elles vont b… Bien ! Maud s’habit… S’habitue à la ville. J’cherche un p… p… Poste st… stable p… pour le moment. His…t Histoire de pas finir à la rue. » Elles ? Le guerrier a tenu pour acquis que leur enfant serait mâle (forcément), mais ce n’est pas le cas. Pour ce que ça peut bien changer… « Tu verras, ça t’fera du bien. J’savais pas si ça me plairait, moi, et finalement… j’étais pas mal. » Ils vieillissent, aussi, n’est-ce pas ? Serenus doit avoir à peu près son âge et la guerre, ça use d’autant plus ; avec un enfant à charge et une nouvelle épouse, se poser lui fera définitivement du bien.

Les deux hommes passent une auberge, devant laquelle Serenus lui demande d’attendre. Octavius piétine un peu, afin de se garder au chaud, avant d’entrer dans ladite auberge, curieux de savoir ce que peut bien être parti chercher l’autre guerrier. Il a la réponse bien vite, en une enfant lovée dans ses bras, ainsi qu’une jeune femme au port de tête fier et au regard vif. « Voici ma f… Fille ! Elle s’ap… S’appelle Ariane. Et j’te p.. présente mon ép… épouse, Maud. » La femme le salue timidement et lui-même se fend uniquement d’un : « M’dame » simple et d’un signe de tête. La simplicité de sa salutation fait une seconde froncer le nez de l’Outreventoise, avant que sa moue redevienne calme, presque résolue. Elle était noble, jusqu’à il y a peu… tout ceci doit être terriblement nouveau, pour elle. Troublant. Octavius a un regard curieux (mais pas dégoûté, ni supérieur) sur la petite Ariane. Ce n’est encore qu’un bébé, après tout. Il se rappelle de ses soeurs et de ses nièces, aussi petites que cette enfant qui ne sait pas encore ce qui se dessine devant elle. « Elle a l’air… en santé. », commente enfin Octavius avec une seconde de perplexité, sans trop savoir ce qu’il doit dire. Les hommes n’étaient que très peu autorisés à s’intéresser aux nouveaux-nés, chez lui. Déjà que les compliments en général, ce n’est pas spécialement sa force...

« C’t’un sacré bon gaillard, qu’vous avez-là. » Le guerrier a moult commentaires négatifs à formuler à propos du Dardalion (et comme on vient de le dire, les compliments, ce n’est pas sa force), mais en face de son épouse, pas un seul ne passe ses lèvres. Parce que cette épouse doit apprendre à faire confiance à son mari, et peut-être même à l’aimer, si les dieux le veulent bien. Maari a bien veillé sur eux, et Mirta leur a accordé la grâce de ses jupons ; elle pourra sans doute faire battre leur coeur. « Vous saviez qu’la Guilde des Guerriers lui a décerné un titre ? Veilleur du Sacrifice, et j’en ai même entendu l’appeler l’Inébralable. C’pas rien. Ça va aider pour trouver un bon poste. Champion d’Cibella, en plus. » Pour Maud Dardalion, née du Mistral, il a même une ombre de sourire, qui adoucit ses traits durs. Si ça peut l’aider un peu à considérer son compagnon comme autre chose qu’un bon à rien de coureur de jupons qui l’a engrossée sans trop se soucier des conséquences… le Rouge est prêt à faire sacrifice d’un peu d’amabilité. « Vous n’auriez pas un… un mouchoir, à me prêter, m’dame ? Je viendrai vous le rendre. » Il indique ses mains remplies de fleurons, qui tentent de s’échapper d’entre ses doigts, afin qu’elle comprenne un peu mieux sa situation.

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Dim 17 Juin - 19:20

Décidément, son bégaiement allait l’épuiser et le faire mourir avant l’heure ! Serenus essayait de garder le silence et d’économiser ses mots et son souffle par des regards, des gestes, mais cela restait très fatigant. Il espérait très franchement qu’il ne resterait pas ainsi jusqu’à ses derniers jours. Quoiqu’il en soit, il était heureux, pour une fois, qu’Octavius soit à ses côtés pour l’empêcher de penser à cette éventualité quelque peu gênante. Ils marchèrent dans les rues de Lorgol, ramassant les quelques pièces qui leur tombaient sous la main. Il en venait presque à apprécier la compagnie du guerrier bourrin qui était son frère d’arme. Ils parlèrent de tout et de rien, de leurs vies, de leur avenir, puis, lorsqu’ils approchèrent de l’auberge où logeait Serenus, celui-ci eu la bonne idée d’aller chercher Ariane et Maud, afin de les présenter à Octavius. Le guerrier ne devait pas s’attendre à ça, puisqu’il parut surpris de le voir revenir avec un bébé entre les bras, accompagné d’une jeune femme à l’allure digne et fière. Serenus s’avança vers Octavius et lui présenta sa toute nouvelle famille, celle qui, désormais, partageait sa vie.

Octavius salua Maud, qui eut un petit froncement de nez avant de reprendre une expression résolue et stoïque. Serenus sourit. Sa femme faisait beaucoup d’efforts pour s’intégrer parmi les gueux et, surtout, pour s’adapter. Il se rappela encore leur première nuit, le jour de leur mariage. Il l’avait emmenée dans une auberge dans un petit village, et avait payé cher pour lui offrir la meilleure des chambres, celle il y avait un lit et non une simple paillasse. Elle avait trouvé le moyen de se plaindre. Le matelas était trop dur, la chambre sentait mauvais, elle entendait des rats. Serenus avait levé les yeux au ciel et lui avait rappelé qu’à présent, ceci serait son quotidien, et qu’elle ferait mieux de vite s’y faire, si elle ne voulait pas devenir folle. Ariane n’avait pas besoin d’une mère qui passait son temps à pleurnicher sur le fait qu’il n’y avait personne pour lui faire son repas, ou pour faire son lit le matin. Mais il avait maintenant de bonnes raisons d’être fier d’elle. Elle avait affronté sa nouvelle existence avec un courage exemplaire, et, encore mieux, elle semblait être heureuse. Serenus lui sourit tendrement, et elle le lui rendit. Octavius reprit la parole et lui dit qu’Ariane était « en santé ». Serenus laissa échapper un petit rire et lui dit :

« - S… Solide comme son p… père. Et t… Toi du coup ? C’est p… Pour quand les enfants ? »

Maud rit à son tour, non du commentaire d’Octavius, mais du bégaiement de son mari. L’entendre rire empêcha Serenus de se mettre en colère. C’était le signe que sa femme était heureuse, et cela lui convenait. Il lui tira la langue, avec une expression taquine, et revint vers Octavius qui dit à Maud qu’elle avait un « sacré bon gaillard ». Serenus leva un sourcil. Ce n’était pas du genre d’Octavius de faire des compliments. Peut être que l’amour l’avait lui aussi rendu aussi doux qu’un agneau ? C’était hilarant. Octavius, rouge comme un ado fébrile, se pavanant devant sa Chevaucheuse avec des « Je t’aiiiiiiimeuh ». Serenus se retint de rire, et écouta Octavius qui était maintenant dans sa lancée. Il dit à Maud que la Guilde avait décerné non pas un, mais deux titres à son époux, et qu’il était en plus Champion de Cibella. Serenus fronça les sourcils. Il n’aimait pas se rappeler du Tournoi. Mais Octavius ne cherchait pas à l’offenser, inutile de le provoquer. Autant lui rendre un de ses compliments :

« - N’emp… N’empêche, c’est toi qui… C’est toi qui mérite le p… plus d’être honoré Octavius. C’est p… pas toi qui a fini à la flotte p… pendant le Tournoi.

- Vous avez l’air de bien vous apprécier, vous êtes amis depuis combien de temps ? » Demanda Maud.

Serenus manqua de rire aux éclats. Ami. Octavius. Son ami. Quelle bonne blague. Il garda le sourire et resta silencieux, laissant Octavius répondre à la question. Inutile d’étaler encore plus son bégaiement. Son collègue demanda à Maud un mouchoir, pour qu’il puisse y mettre ses fleurons. La jeune femme hocha la tête et lui tendit un beau mouchoir blanc, avec de la dentelle, avec ses initiales brodées dessus. C’était un des derniers biens de son passé qu’elle avait pu conserver et, pourtant elle n’hésitait pas à le confier à un guerrier crasseux. Serenus sourit, une fois de plus fier de son épouse. Ariane se réveilla, et babilla. Quand elle vit Octavius, elle ouvrit grand les yeux, et le dévora du regard, visiblement passionnée par ce qu’elle voyait. Serenus rit et lui dit :

« - T’a une ad… admiratrice. Maëlys a une rivale m… maintenant ! »

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Mar 31 Juil - 5:07

« S… Solide comme son p… père. Et t… Toi du coup ? C’est p… Pour quand les enfants ? Eeeeeeh » est sa réponse d’une grande intelligence et d’une cohérence encore supérieure, alors qu’il ne sait que répondre à cette question. La Aigrépine et lui n’ont jamais parlé d’enfants, surtout pas ensembles, et il refuse d’y penser. Avoir des enfants, cela implique qu’elle cesse de chevaucher (ils ne sont pas des bourgeois, ou des nobles, qui ont le luxe de se payer quelque nourrice, après tout), et ni l’un, ni l’autre, ne souhaite cela. Avoir des enfants, cela implique de se marier, et Octavius ne sait pas non plus quand tout ceci arrivera. Ça arrivera, oui ! Mais de là à avoir une date… il y a de quoi craindre qu’ils se complaisent encore longtemps dans leur concubinage.

Les compliments -inattendus- que le guerrier fait pleuvoir sur son confrère, afin de redorer sa probablement piètre image auprès de son épouse, font élever chez Serenus une aura perceptible de perplexité, mais le Cibellan a le bon sens de ne pas démentir aucun de ses propos. Encore heureux ! Ça ne lui reprendra pas dix fois, d’être aimable à son endroit, qu’il en profite pour avoir l’air d’autre chose qu’un crétin. «  N’emp… N’empêche, c’est toi qui… C’est toi qui mérite le p… plus d’être honoré Octavius. C’est p… pas toi qui a fini à la flotte p… pendant le Tournoi. Vous avez l’air de bien vous apprécier, vous êtes amis depuis combien de temps ? »

Ami !
Lui !
Avec cet empaffé de Serenus Dardalion !
Ah vraiment, si la situation était autre, il aurait éclaté de rire ; mais à l’image de Serenus, il garde plutôt un visage splendidement impassible, bien que son sourire soit difficile à dissimuler. Ami. La bonne blague. « On se connaît depuis… un an, ou deux, quelque chose comme ça. On s’est rencontré sur la route. » Aucune mention de la Caravane des Plaisirs et du poing joyeusement écrasé sur la gueule de Serenus. Elle n’a pas besoin de ces détails, cette fragile âme de femme qui ne saurait supporter les trivialités des relations entre hommes. Puis, ça pourrait justifier qu’elle ne lui prête pas le joli mouchoir qu’il lui a demandé, dans lequel il met soigneusement les fleurons récupérés avant de nouer les coins du baluchon improvisé. Un babillement attire ses yeux clairs vers les bras de Serenus, où la petite Ariane est éveillée et le regarde. Lui. De ses grands yeux, si semblables déjà à ceux de sa mère. « T’a une ad… admiratrice. Maelys a une rivale m… maintenant ! Faudra pas lui dire ça. » Elle serait bien capable d’y mettre le feu, à une rivale, même bébé mignon. Il range le baluchon de fleurons à l’intérieur de sa veste, tout contre son coeur ; la poche ainsi déformée est proéminente, mais il est ainsi certain de ne pas se faire voler, cette fois-ci. Qu’ils essaient, ces voleurs ! Il est ainsi prêt à repartir... ou presque. Octavius a encore un peu d'amabilité en banque. « J’te dirai si j’entends parler d’un contrat pas mal à Lorgol. » On ne lui fera pas croire qu’un ancien champion serait mal accueilli, dans certains endroits de cette ville pleine de problèmes… même si aussi imbécile que Serenus.

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Message Sujet: Re: À la chasse aux fleurons   Sam 18 Aoû - 21:51


Octavius et lui, amis, quelle bonne blague. Serenus avait envie de rire aux éclats, mais il craignait de bégayer même en riant. Ça serait l’humiliation suprême. Le guerrier resta totalement stoïque, se promettant de raconter toute l’histoire à son épouse. Il se dit qu’elle rirait bien de cette mésaventure. Elle aimerait également le moment ou sa chère jument avait manqué d’écraser le pied d’Octavius, mais critiquerait surement le fait que son mari ait dû effrayer l’animal pour obtenir ce genre de réaction. Maud adorait les chevaux, c’était pour elle une grande passion. Il n’y avait que Molosse, le nouvel étalon de Serenus, qu’elle n’osait approcher. Elle craignait de se faire mordre, où que l’animal ne blesse Ariane, à cause de son caractère belliqueux. Un vrai canasson de Belliférien. Serenus avait encore quelques difficultés à le monter. Il se souvint que, le jour où il était monté sur son dos pour la première fois, il était aussitôt redescendu. Il avait manqué de perdre un doigt. Foutu canasson. Mais Serenus l’aimait bien. Il lui ressemblait, en quelque sorte. Serenus l’avait acheté car, il s’était dit que s’il avait été un cheval, dans une autre vie, il aurait été Molosse.

Serenus revint vers Octavius qui, lui aussi, avait dû trouver la question de Maud très drôle, même s’il restait impassible. Il répondit à Maud qu’il connaissait son époux depuis un an ou deux, et qu’ils s’étaient rencontrés sur la route. Maud hocha la tête, ne demandant aucune précision. Serenus comprit que l’interrogatoire serait pour sa pomme. Il s’étonna cependant qu’Octavius n’évoque pas le coup de poing dans la figure. Il avait réussi à surprendre Serenus ce jour-là. En même temps, le guerrier l’avait cherché, et il n’avait pas chercher à riposter, ni à défendre son point de vue. Octavius était étonnamment… Cordial avec Serenus. C’était sans doute dû à la présence de Maud et d’Ariane. Ou alors… Son idylle avec Maëlys l’avait rendu doux comme un agneau. Cela fit sourire Serenus. Comme quoi, l’amour avait ses bons côtés. Il imagina son frère d’arme heureux aux côtés de la Chevaucheuse, et il se dit qu’il était très heureux pour lui. Lui aussi avait connu le grand amour, un amour parfait, quasi sans failles. Dans une autre vie certes, mais c’était suffisant. Serenus frissonna, se disant qu’il aurait aimé connaitre ça avec Melinda.

Ariane se réveilla et babilla. Elle aperçut Octavius, et le dévora littéralement du regard, fascinée. Serenus laissa échapper un petit rire et lui dit que le guerrier avait une nouvelle admiratrice, et que Maëlys n’avait qu’à bien se tenir face à sa nouvelle rivale. Octavius lui répondit qu’il ne faudra pas lui dire ça, ce qui fit rire le guerrier et son épouse. Octavius demanda ensuite un mouchoir qui, sans l’ombre d’une hésitation, lui tendit le sien. Octavius mit ses pièces dedans et rangea le mouchoir dans sa poche. Le temps des séparations était venu. Son frère d’arme lui dit que, s’il entendait parler d’un contrat à Lorgol, qu’il lui en toucherait un mot. Serenus sourit et, tout en tendant la main, il lui dit :

« - Compte sur moi p… Pour en faire aut… Autant. Et si tu p… passe par ici, n’hésiter p… Pas à venir. T’auras un lit et le c… Couvert gratuit. »

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