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 Echapée Ansemerienne

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Message Sujet: Echapée Ansemerienne   Dim 18 Mar - 12:17


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Bertin d'Ansemer & Lucas Doucécume

Echapée Ansemerienne

Introspection



• Date : 17 février 1003
• Météo (optionnel) : Temps clair - légère brise
• Statut du RP : En cours
• Résumé :Lucas a demandé à Bertin s'ils pouvaient s'entraîner en extérieur, sur une plage proche de Port Liberté. Ainsi, il espère pouvoir recueillir quelques conseils et discuter en toute intimité.
• Recensement :
Code:
• [b]17 février 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3519-echapee-ansemerienne#130486] Echapée Ansemerienne[/url] - [i]Bertin d'Ansemer & Lucas Doucécum[/i]
Lucas a demandé à Bertin s'ils pouvaient s'entraîner en extérieur, sur une plage proche de Port Liberté. Ainsi, il espère pouvoir recueillir quelques conseils et discuter en toute intimité.

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Dim 18 Mar - 12:20

Le regard figé sur le plafond de ma chambre, je revois les images des derniers évènements. Des images marquantes. Étrangement, Maelys revient souvent au centre de mes pensées. Je la revois malade lorsque nous marchions pour trouver un remède. J’étais inquiet alors, pour elle, pour Ayana aussi… plus que pour moi. Je revois également Thomas sur ce lit de fortune après le vol de la relique d’Ansemer…. Ou encore Maelys me disant qu’elle vient vivre avec son compagnon en Ansemer. Son annonce avait d’ailleurs provoqué un véritable ascenseur émotionnel en moi. Ces derniers temps, je me sens un peu perdu, je dois bien l’avouer. C’est ce que mon regard évasif évoque alors que tout mon corps est tendu sous le stress de cette Chasse Sauvage dont nous sommes les victimes.

Je finis par changer de position et me retourne sur le côté. Face à moi, sur la petite table de chevet, un dragon grossièrement sculpté dans le bois, comme celui que j’ai donné à Maelys. Depuis qu’elle m’a annoncé son futur déménagement en Ansemer, je pense souvent à elle, souvent à nous. Je ferme, les yeux et secoue la tête. Je dois oublier tout ça et me construire mon propre avenir. Quel avenir ? Avec la Chasse qui nous hante, y-en-a-t-il seulement un qui nous attend quelque part. Aucune idée.

Je me tourne alors de côté et côtoie le noir. Je n’y vois rien. Lentement le sommeil fini par s’emparer de mon esprit et de mon corps. Je me détends. Ma nuit est peuplée de rêves tous plus étranges les uns que les autres et seule une sensation de creux et de profonde nostalgie me restent au réveil. Je n’analyse pas plus que ça mes ressentis et me prépare pour rejoindre Bertin sur la plage. Je lui ai demandé un entraînement très matinal, au lever du soleil.

Je me pare donc de vêtements simples, de mon uniforme et je rejoins Rêveuse qui dort d’un œil. Elle lit mes pensées et je balaye d’une main sa réflexion me mettant en garde contre mes propres sentiments. Comme si je ne le savais pas ! Il faudrait réellement que je me renforce, que j’apprenne à mettre certaines choses de côté, mais j’ai aucune idée de comment faire ça. Peut-être Bertin pourrait-il m’aider ?

Quand j’arrive finalement sur le lieu du rendez-vous, je suis seul. Pas un chat à des centaines de mètres à la ronde. Je m’assoie alors sur le sable fin si caractéristique de la région. Au loin, je vois les bateaux du port, et à l’horizon l’eau de l’océan touchant le ciel. Cet horizon m’attire. J’ai de plus en plus envie de partir à l’aventure pour cesser d’angoisser et de voir les autres vivre, me laissant derrière eux. Même Thomas a trouvé chaussure à son pied et possède de quoi entrer dans une nouvelle vie. Qu’est-ce que j’ai de mon côté ? Je me pose de plus en plus la question… Heureusement, Emeraude me soutient… Nocturne aussi.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Ven 23 Mar - 5:13

Presque deux mois. Cela fait presque deux mois que tu as chuté au-dessus des toits de Port-Liberté. « Sur les toits », te rappelle Ambroisie qui t’abreuve encore à l’occasion de sa rancœur. Tu l’acceptes, ce ressentiment, même s’il commence à bien te peser. « Tu crois que j’ai oublié ? » « Tu en serais capable… » Tu soupires. Répondre n’aiderait en rien. Sa colère s'est partiellement appaisée, mais il y a encore des jours où c’est plus difficile. Depuis ton retour, tu as retrouvé un cycle de sommeil à peu près normal ce qui rassure à la fois les guérisseurs et Jehanne, et c’est plutôt revigoré que tu t’éveilles à l’aube ce jour-là. Ça tombe bien, tu as rendez-vous avec Lucas ce matin, très tôt. Une bonne excuse pour quitter le palais quelques temps. De toute façon, tu n’y croises que rarement tes dames de si bonne heure.

Tu revêts un des ensembles usés que tu portais au front, espérant que son aspect élimé t’évitera trop de regards curieux pendant ton trajet jusqu’au lieu de rencontre : la plage. La dernière chose dont tu as envie, c’est qu’on te retarde en te donnant du « mon prince », surtout que tu arriveras déjà plus tard que l’aurait espéré Lucas. Pour rassurer ta magnifique Jehanne, tu lui as promis de ne pas quitter ton lit avant l’aube et tu tiens toujours tes promesses. Même en te pressant, tu n’arriveras sur la plage que lorsque le soleil l’aura entièrement illuminée de ses rayons.

Tu marches d’un bon pas pour t’y rendre. Heureusement les rues de la capitale s’éveillent encore à peine et tu parviens à rejoindre le littoral sans difficulté. Tu le longes ensuite pour te rendre à la plage où t'attend un Lucas perdu dans ses pensées. Tu pourrais le surprendre pour blaguer un peu, tu l’aurais fait avec Rackham, par exemple, mais avec Lucas tu préfères éviter, surtout lorsqu’il semble aussi songeur qu’aujourd’hui. Tu t’approches d’un pas lent, donc, laissant le sable crisser sous tes pas. Quand tu arrives assez près pour que ta voix porte jusqu’à lui sans que tu aies à crier, tu t’annonces, laissant tes mots couvrir un court instant le bruit des vagues.

- Bonjour Lucas.

Tu viens t’asseoir à même le sable non loin de lui.

- Comment vas-tu ? Tu sembles soucieux.

Tu as un petit sourire pour lui. Lucas c’est un peu comme un petit frère. Tu l’as pris sous ton aile à son arrivée. Tu ne peux t’empêcher de te demander pourquoi il a choisi un lieu si isolé. Un entraînement aurait été tout aussi faisable dans l’arène prévu à cet effet. Tu n’as pas posé de question quand il t’a demandé de le rejoindre ici, mais ça viendra forcément s’il ne s’ouvre pas tout seul. Tu es curieux, après tout, quand il s’agit des gens que tu aimes bien.

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Dim 25 Mar - 17:57

« Ton tour viendra mon ami » me dit Rêveuse alors que je lui fais part de mes inquiétudes. Jusqu’à présent je ne me suis jamais vraiment posé de questions sur l’avenir. Je prenais la vie au jour le jour comme me l’a appris maman. Pourtant, désormais, je me rends compte que je prends e l’âge, que le monde autour de moi tourne, avance et que mes amis font leur vie et que moi je reste où je suis, dédié à ma mission certes, mais sans réelle vie sociale, sans but concret. Et je m’inquiète. Je ne sais pas où je vais ni même si ma vie a un but, une réelle signification. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais été quelqu’un qui se posait des tas de questions, je me protégeais, je vivais mes complexes et m’enfermait dedans mais je me rends compte de mon erreur. Seulement, je ne sais plus comment m’y prendre avec les autres. Et le pire dans toute cette histoire, c’est que c’est Rêveuse et Nocturne qui m’ont ouvert les yeux. Etre connecté à un être pensant et dont les émotions sont beaucoup plus brutes a certains avantages au final, car sans elles, je n’aurais pas compris ce qui me tourmentait et j’aurais surement fini par foncer droit dans le mur.

J’observer donc l’océan dont le murmure des vagues m’a toujours détendu, quand Bertin finit par arriver près de moi. Je n’ai pas entendu ses pas crisser dans le sable tellement mon inconscient s’était évadé loin de la réalité, mais je ne sursaute pas pour autant alors qu’il parle et me salut. Aussitôt, je me redresse et lui serre la main.

« Bonjour Bertin ! Merci d’être venu ! Tu vas mieux ? »

Je me redresse alors, en signe de respect. Je souris et balaye sa question d’une réponse.

« Oh ça va, l’océan me laissait juste rêveur. »

Pourquoi est-ce que je mens alors que concrètement j’ai demandé à Bertin de venir ici pour pouvoir lui parler ? Oui mais voilà, je ne sais plus communiquer, je ne sais pas comment en parler, comment faire en sorte de faire part de mes inquiétudes sans me lamenter et avoir l’air lamentable…

Je commence alors à marcher un peu pour me donner contenance, jouant en même temps avec le sable.

« Dis, Bertin, tu penses quoi de cette Chasse Sauvage ? Cela ne t’inquiète pas ? Je veux dire pour l’avenir ? »

Je commence à bégayer et c’est toujours assez mauvais signe car cela montre mon angoisse et le fait que je ne suis pas à l’aise. Mais avec le temps, j’ai appris à ne plus trop faire attention à l’image que je reflète, surtout lorsqu’il s’agit de parler à mes supérieurs. J’espère juste que je ne vais pas l’ennuyer avec mes histoires et que l’entraînement va m’ôter le poids de ma poitrine.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Mer 4 Avr - 2:49

Ou plutôt tu te serais assis près de lui, mais voilà qu’il se lève. Ça t’embête un peu, tu n’aimes pas quand les chevaucheurs font des courbettes pour toi hors de réceptions officielles où ça devient malheureusement parfois nécessaire. Reste que tu n’aimes pas. Tu lui souris légèrement, il verra peut-être une ombre d’avertissement amical teinter ton regard quand il semble vouloir être plus respectueux qu’il ne le faut vraiment. Ce moment ne dure pas, il passe tout juste, bref et sans importance, et vous passez tous les deux à autre chose. Tu t’en réjouis, tu n’avais pas envie de devoir le corriger, même avec douceur. Il est trop tôt pour ce genre de discours.

- J’ai failli ne pas me réveiller à l’heure, mais je n’allais pas t’abandonner comme ça, tu le sais bien, lui dis-tu en souriant.

Puis tu hoches la tête avec sérieux. Tu vas mieux, oui. Beaucoup mieux à présent.

- Physiquement, oui. Il me tarde qu’Ambroisie accepte mes excuses, cependant. Son amitié me manque.

Tu t’es coupé de la dragonne pour éviter qu’elle entende ton discours. Tu en as assez de ses pensées aigres qui martèlent dans ta tête. Puis c’est pour Lucas que tu es venu, et c’est lui qui aura toute ton attention. Tu l’as décidé et tu n’en démordras pas. Tu te mets bientôt à marcher aux côtés du jeune homme, le laissant à son silence parce que tu le connais assez pour savoir que quelque chose le démange, mais qu’il lui faudra peut-être un peu de temps avant d’arriver à trouver les mots pour en parler. Et tu n’as pas tort, même si sa question te surprend un petit peu. Tu te serais attendu à un souci de femmes. Après, dans les temps qui courent, la Chasse est un sujet assez important à aborder, tu l’admets sans le cacher. Peut-être espérais-tu seulement quelque chose d’un peu moins sombre, à l’image du ciel qui s’illumine lentement et perds les couleurs violacées de l’aube pour gagner en bleutée tachetée de blanc-grisâtre. La journée s’annonce plutôt belle. Tu souris, même si un soupire s’échappe de tes lèvres.

- La Chasse m’inquiète, comme tout le monde, admets-tu au bout de quelques secondes. Je me sens impuissant, incapable d’en protéger tant ma famille que mes sujets. C’est quelque chose d’effrayant…

Il a un petit soupir.

- Il y a beaucoup de choses qui m’inquiètent pour l’avenir… La Chasse en fait partie, bien sûr.

Ne pas savoir dans quel état tu allais retrouver tes proches – Jehanne et Bertille, surtout – a été une des pires expériences de ta vie pendant que tu étais au front. Ça t’as bouffé tellement d’heure de sommeil, cette inquiétude ! Tu n’en parles pas vraiment, ce serait risqué, mais oui, la Chasse te fait peur. Peut-être un tout petit peu moins maintenant que tu as revu tes dames, mais tout de même, elle ne te rassure aucunement. La duchesse et sa fille sont vivantes, certes, mais comment savoir ce qui advient de tes autres proches, ces amis dont tu n'as guère de nouvelle ? La guerre était déjà assez inquiétante sans ajouter à cela une Chasse dont on ne sait rien, et contre laquelle on ne peut rien faire, penses-tu. D’ailleurs, tu ne peux pas t’empêcher d’en glisser un mot à Lucas.

- On aurait pu croire que la guerre était suffisante pour nous inquiéter et nous faire réaliser à quel point notre vie est fragile et dépend de peu, n’est-ce pas ?

Mais apparemment ce n’était pas le cas, et il fallait bien faire avec.

- Pourquoi me poses-tu la question, Lucas ? Qu’est-ce qui te tracasse ?

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Ven 6 Avr - 23:42

Je souris en mon fort intérieur car Bertin n’aime pas les courbettes et toutes les fioritures qu’on lui offre de par son rang. Et, parfois, un peu malgré moi, je fais preuve du même respect que la personne lambda qui le rencontrerait. Aujourd’hui, je lui prouve mon respect mais je n’en fais pas trop, et pour éviter de le mettre mal à l’aise je me mets rapidement en marche. Activer mon corps m’aide à réfléchir. Evoquer mes pensées, mes sentiments et mes émotions est quelque chose de très compliqué pour moi, d’autant plus avec mon problème d’élocution.

« Je ne t’en aurais pas voulu ! » je rétorque alors que Bertin me confie avoir eu du mal à sortir du lit. Cette image m’amuse assez ‘ailleurs. Pour ma part, je n’ai jamais eu de mal à me réveiller, je suis toujours sur le qui-vive. C’est d’ailleurs parfois un souci, surtout en ce moment, je dors de moins en moins et cela se ressent à la fois sur mon humeur et mes performances.

Mais ça c’est une autre histoire. Celle qui m’a mené jusqu’ici, jusqu’à ce moment précis est toute autre. Elle concerne des peurs ancrées en moi. Des peurs, et des questions aussi. Voilà alors que je me jette à l’eau est pose ma première question. A savoir qu’est-ce que pense Bertin de la Chasse Sauvage ? Est-ce qu’elle l’inquiète pour l’avenir ? La réponse semble évidente, mais parfois, je me demande si les hauts placés ne sont pas un peu à l’écart de tout ce que nous vivons nous, en tant que peuple… Visiblement, Bertin a les même soucis, mais il est également Chevaucheur et n’est donc pas forcément le plus représentatif de la haute.

« Oui c’est frustrant d’être dépossédé de tout moyen de contrôle sur ce qu’il se passe je trouve. »

Ma réponse, ma réaction est sortie dans un souffle unique, sans même un bégaiement. Ce qui m’étonne mais me réjouit également.

« Je pensais que la guerre m’avait fait réaliser ce point. A l’évidence, il existe des choses encore plus horribles que la guerre, et qui réveille ce qu’il y a de plus enfoui en nous. »

Bizarrement, parler me soulage aujourd’hui. Je ne connaissais pas réellement ce bienfait des mots jusqu’à présent, incapable de m’exprimer comme je le souhaite. Avec Bertin, j’ai confiance et j’ai besoin de son aide, je le reconnais.

« Hum… comment expliquer… » les mots ont du mal à s’assembler comme je le souhaite, mais je tente finalement une réponse. « Pour faire simple, Maelys est fiancée et s’installe ici, Thomas s’installe également en couple et moi quand je regarde mon quotidien, je n’ai que mon métier et rien d’autre à côté… je n’ai rien de personnel, aucun but. J’ai l’impression…d’être une… coquille vide. »

Je ne sais pas si Bertin sait où je veux en venir avec ces quelques mots, mais quelque part, je lui exprime ma profonde solitude dans cette vie dangereuse, et mon questionnement concernant mon but dans cette vie qu’on m’a offerte. J’estime que ma mère a souffert pour moi, à de très nombreuses époques de la vie, et je lui dois au moins de me battre et de faire quelque chose de bien de la mienne. Finalement, ma quête est pour elle et pour moi.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Dim 8 Avr - 18:34

Tu l’écoutes en longeant la plage avec lui. Le sable crisse sous vos pas, les vagues viennent lécher la plage à quelques mètres de vous et le vent matinal fait danser tes cheveux avec douceur. La marée est basse et la plage odorante des effluves salées portées par la brise. Le paysage est si reposant, envoutant. Et pourtant, dans vos cœurs à tous les deux, tu sais que ce ne sera pas suffisant pour calmer les doutes et les peurs qui vous habitent. Tu souris pourtant, comme si un sourire pouvait tout faire oublier, tout chasser pour ne garder que le calme. Et tu l’écoutes, le Lucas, qui ose enfin parler un peu. Vous vous entendez bien, à certains niveaux, réalises-tu. Après, la guerre et la Chasse ont cet effet sur beaucoup de monde, sans doute. Comment ne pas s’en sentir dépassé ? La loyauté seule ne chasse pas la réalité de la guerre à laquelle vous avez fait face.

Mais tu refuses de te concentrer sur la guerre. Ou même la Chasse, car voilà qu’il ose enfin t’avouer la vraie raison de sa demande. Le pourquoi il t’a demandé de le rencontrer dans un lieu aussi isolé. Tu l’écoutes avec sérieux, posant tantôt le regard sur lui, tantôt sur la plage devant vous et l’horizon illuminé.

- Commence par le commencement, simplement.

Tu lui sourit, attendant la suite sans le presser. Tu sais qu’il lui faut du temps parfois pour trouver les mots. Comme le silence ne t’a jamais embêté, tu n’as aucun problème à lui laisser la chance de s’exprimer. Le silence accueille d’abord sa réflexion, mais elle n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Ça se voit à ton visage, à tes traits pensifs, au petit hochement de tête que tu as avant d’inspirer lentement. Que dire ?

- Une coquille vide ?

Tu ne sais pas trop quoi dire, mais tu réfléchis toujours.

- Qu’est-ce que tu veux dire ? Que tu voudrais un but autre que celui que te donne ton poste ? Ou simplement une famille ?

Tu lui souris un peu, tentant de mieux comprendre où il veut en venir. De l’aider aussi à l’identifier lui-même, peut-être.

- Enfin, simplement… ce n’est pas comme s’il était aisé de trouver une femme, même si tu as l’avantage de ne pas devoir te limiter à la noblesse ansemarienne…

Je dis ça à la blague, même si c’est vrai que ça m’a longtemps embêté, ce critère.

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Ven 27 Avr - 23:26

Je ne pensais pas un jour me confier à qui que ce soit sur ce que je ressens au plus profond mais il est vrai que je me sens bien seul ces derniers temps et tourmenté par la réalité de la situation alors j’ai besoin d’une épaule pour une fois , j’ai besoin de conseils. Qui de mieux placé que Bertin ? Je lui fais confiance depuis le début sans compter sur le fait que malgré son rang il reste simple ce que j’apprécie au plus haut point. Il reste humble malgré les circonstances. Je me lance alors rapidement dans le vif du sujet conscient qu’il doit se demander pourquoi je lui ai proposé un tel endroit pour se rencontrer et s’entraîner.

Le regard rivé sur l’horizon je tente d’expliquer à Bertin mes ressentis en commençant par le début. Mais j’ai tellement peur de l’image que je peux donner aussi. D’être un pleurnichard. Pourquoi tant me soucier de ça après tout ? Je ne devrais pas être juste heureux du bonheur de mes amis au lieu d’ajouter un mais qui gâche tout ?

« Oui une coquille vide… J’ai l’impression de n’avoir aucun but dans la vie… Je ne recherche pas spécialement de famille mais j’en voudrais une, et je voudrais me sentir important pour quelqu’un parce qu’au fond je ne sais même pas si j’ai des amis. J’aimerais monter un projet important pour le quotidien en Ansemer, trouver quelque chose qui mette mes compétences à l’épreuve et aide les autres, parce que oui j’aime aider les autres… mais je ne sais pas comment m’y prendre pour tout ça ! »

J’aimerais aider les gens à avoir un meilleur quotidien malgré la Chasse Sauvage et j’aimerais trouver ma moitié aussi. Je comprends que Bertin est bloqué par sa noblesse mais c’est quelque chose que je ne conçois pas alors je lui réponds sérieusement…

« L’amour ne se résume pas à un titre de noblesse, tu devrais pouvoir choisir simplement celle qui fait vibrer ton cœur. A mon sens, un homme gouverne mieux sa maison lorsqu’il est accompagné par une personne dont le cœur vivre sur le même diapason. »

Je soupire et regarde à nouveau Bertin droit dans les yeux. Pour une fois, lorsque je parle les mots et les phrases sont fluides c’est comme si je n’avais jamais eu de problème de langage. Même Bertin pourrait s’en rendre compte. Bref, je le regarde avec intensité et reprend.

« Comment tu as surmonté cette contrainte ? Et quels sont tes buts à toi ? Tu ne t’es jamais posé de questions ? »

J’ai peut-être, finalement, besoin de savoir que je ne suis pas le seul à me questionner et que comme moi Bertin a eu aussi ses doutes. Peut-être même qu’il en a toujours. Mais au moins il est bien considéré dans la société, c’est un avantage non négligeable.

« Tu sais, parfois je me dis que je ne suis pas né à la bonne époque ou que je n’aurais pas dû être là. Heureusement que je suis un bon chevaucheur ça me rassure parfois sur ma raison d’être. »

J’ai conscience que ces mots sont forts et peuvent faire peur mais non je tiens à la vie et surtout j’aimerais la rendre meilleure, pour moi et pour les autres. Je sais que mon poste de chevaucheur va déjà en ce sens et j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux car je me sens entier pendant mes missions mais j’ai envie de plus sans forcément savoir comment l’obtenir.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Mer 2 Mai - 7:08

Tu l’écoutes en silence, attentivement, le suivant sur la plage en laissant ton regard se réchauffer à la lumière de l’aube qui s’éveille. Tu écoutes, tu prends des notes, et malgré toi tu souris, tandis qu’une idée te germe dans la tête. Tu pourrais la cacher, mais à quoi bon ? Ton sourire n’est pas moqueur, il est même tout à fait amical, approprié vu le sérieux de la conversation. Mais l’idée reste, insiste, s’installe. Tu n’en parles pas, pas tout de suite. La conversation prend un autre tournant avant que tu trouves comment présenter l’idée à Lucas et tu la note calmement en retrait alors qu’un rire léger s’échappe en entendant l’avis de Lucas sur la question de l’amour. Si seulement c’était si simple, d’aimer, quand on est un noble ! Le rire fait suite à un soupir et tu te tournes vers Lucas pour répondre à ses questions, te disant tout de même qu’il risque de ne pas apprécier tes réponses.

- Je ne l’ai pas surmontée, Lucas. J’ai 36 ans, non-marié, célibataire même… J’ai un titre, un domaine à gérer. J’en suis officiellement le comte depuis que j’ai trois ans. Mon destin était tracé avant même que j’en ai conscience… J’ai des devoirs, des obligations, tellement que si je laissais faire mon frère je n’aurais plus le temps de chevaucher… J’ai voulu entrer à l’Académie pour m’évader de ma vie. La Chevauche est pour moi le moyen de lutter pour garder contrôle sur ma propre vie et de faire quelque chose que j’aime. Quelque chose que j’ai choisi moi-même plutôt que de faire ce qui m’est imposé par ma naissance. Je vous envie parfois, toi et ceux qui ne sont que Chevaucheurs. Je sais que je ne suis pas à plaindre, que j’ai une bonne vie… mais j’aspire à plus de simplicité que ce que la vie de prince me donne.

Tu parles de ta vie de noble avec simplicité. Tu n’as jamais été du genre à te donner de grands airs de toute façon, surtout pas avec tes collègues Chevaucheurs. Et ton envie est sincère, même si quelque chose te dis que tu te lasserais vite de la vie de roturier. Tu n’es pas sot non plus, tu sais qu’ils ont d’autres défis à relever, quoi que la paie de Chevaucheur et le logement à la Caserne rendent possible une vie agréable, penses-tu, à défaut d’être luxurieuse.

- Mais ce que tu cherches à faire…

Tu pauses un instant, réfléchissant, avant de sourire en te tournant vers ton cadet.

- Je crois que j’ai une idée… Laisses-moi en parler au duc d’abord. Mais si ta motivation est vraie et que tu es prêt à vraiment travailler pour Ansemer, je crois que cela pourrait s’arranger. Tu me fais confiance ?

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Ven 8 Juin - 21:31

HRP : je suis vraiment navrée j’ai oublié de poster ma réponse !


D’aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais vraiment eu de confident à part Maelys qui est devenue bien plus par la suite et m’a haït pour l’avoir laissée et Thomas que je n’ose plus déranger en ce moment. Mais si je ne leur parle pas de mes états d’âmes pour le moment, c’est surtout que j’ai la sensation qu’ils sont concernés. Je vois leurs vies avancer et moi je reste derrière. Cela peut paraître terriblement égoïste mais oui je suis envieux, parfois je me surprends à la comprendre, à le réaliser. Et je constate alors que contrairement à eux, ce qui me manque c'est un but, une mission. Je me trompe peut-être, je ne suis qu’un simple humain après tout.

Je suis donc contente de pouvoir discuter à cœur ouvert avec Bertin. Il est peut être mon supérieur en tout point, mais c’est une personne humble et altruiste que je respecte énormément. Je me demande d’ailleurs comment il vit sa noblesse et surtout comment il parvient à pratiquer ses devoirs au sein de son domaine et au sein des Chevaucheurs. Il paraît si calme, ordonné et apaisé. Je me rends compte, cependant, que les apparences sont trompeuses. Comme bien souvent d’ailleurs. Le discours de Bertin me fait également comprendre que s’il paraît si proche de nous simples chevaucheurs, c’est parce que lui aussi, à sa façon, il envie notre condition. Et je peux le concevoir.

« Je comprends, même si j’aimerais plus pour mon avenir, jamais je ne souhaiterai être dans les hautes sphères politiques. Lié à une vie qui nous est imposée avant même que l’on naisse. Etre le fruit d’une volonté politique doit être un lourd fardeau à porter. Que comptes-tu faire alors ? »

Cet échange me soulage, me donne espoir également. Bertin m’écoute réellement. A tel point qu’il en vient à réfléchir comme s’il avait une idée pour moi. C’est alors qu’il me parle de voir quelque chose avec le Duc. « Le Duc ? » je le coupe. Et lorsqu’il finit sa réplique, me demandant si je lui fais confiance, la réponse est sans équivoque. « Evidemment que je te fais confiance ! Même si tu me rends curieux. » Et un brin nerveux comme l’atteste mon bégaiement qui refait surface. « J’espère que je ne te décevrai pas » j’ajoute alors.

Bégayer a toujours été ma plus grande honte. Je me suis toujours demandé, pourquoi moi ? Pourquoi je suis celui qui a hérité de ce défaut de langage alors même que la vie (mon père en l’occurrence) s’acharnait déjà sur moi ? Je n’aurais jamais la réponse mais surtout, aujourd’hui, j’arrive à faire avec et c’est une victoire inespérée. Je n’ai pas de souci particulier avec les rapports hiérarchiques et même mieux, je sais désormais me calmer et récupérer une élocution meilleure quand tout part de travers. Mais tout cela, je crois que je n’ai pas besoin de l’évoquer avec Bertin, il doit bien se douter que c’est quelque chose qui m’a bloqué dans pas mal de domaines et aujourd’hui encore.

« Je pourrais avoir un indice sur ton idée tout de même ? » je demande alors curieux et timide à la fois.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Dim 17 Juin - 19:40

Que comptes-tu faire ? C’est la question que tu redoutes dernièrement, parce que la réponse que tu dois fournir ne te plait pas. Et pourtant, ce n’est pas comme si tu avais le choix. Tu l’as déjà souligné, ta vie a été toute tracée à ta naissance, avant même, peut-être, et tu ne peux que retarder le cours inévitable de celle-ci. « Je gagnerai le cœur de la dame que je courtise, et dans un an je l’épouserai. J’aurai avec elle un ou plusieurs enfants, car il me faut donner un héritier à mes terres. » Tu souris à Lucas, avant de hausser les épaules. « Cette idée ne serait pas si désobligeante si j’éprouvais pour la belle un quelconque sentiment amoureux. » Mais tu n’en a pas, pour Éléonore de Mascaret. Une vague amitié peut-être, et encore. Tu la connais trop peu pour pouvoir affirmer être près d’elle. Vous êtes courtois l’un envers l’autre, tu es charmant, et elle ne t’as pas encore rejeté. Voilà tout ce que tu peux affirmer avec sincérité. « Mais il me faut une femme qui sache gérer mon domaine en mon absence, si bien que mes choix s’avèrent plutôt limités. »

Du moins c’est ton impression. Peut-être que si tu t’étais donné à cette recherche dès que tu as été en âge de te marier tu aurais eu davantage de choix. Mais ça n’a pas été le cas, et tu paies maintenant des conséquences de tes choix passés. Cela dit, tu ne te plains pas, Éléonore est une femme parfaite, songes-tu, et ce n’est pas une absence de sentiments romantiques qui t’arrêtera. Tu pourrais t’épancher sur le sujet auprès de Lucas, mais tu ne vois pas en quoi ça t’aiderait à présent, et ce n’est pas un poids que tu veux ajouter sur les épaules du jeune homme. Si bien que tu ajoutes d’un ton plus léger : « Et je continuerai à chevaucher aussi longtemps que je le peux. Vous ne vous débarrasserez pas du vieux prince que je suis de si tôt ! »

Tu ris de bon cœur ensuite. Tu vois bien que tu as piqué sa curiosité et cela te fait plaisir. Tu n’oses pas trop t’avancer et énoncer les couleurs de ton plan sans en avoir parlé avec Bartholomé puisque tu ignores si ce serait possible. Tu ne voudrais pas non plus faire trop de faux espoirs à Lucas. Mais lui demander de te faire aveuglément confiance alors qu’il ignore tout de l’idée te semble tout aussi cruel, si bien que tu prends quelques instants pour trouver comment lui annoncer le tout.

« As-tu déjà entendu parler du Conseil du peuple formé par le duc ? Connais-tu son rôle ? » Un petit sourire étire tes lèvres alors que tu observes la réaction de Lucas. « J’ignore s’il y a un siège vacant en ce moment, mais j’en glisserai un mot à mon frère et j’inclurai ton nom. Tu connais mieux la populace que nous, ton expérience pourrait sans doute être utile. » Aucune promesse, si ce n’est que celle de parler à Bartholomé. Tu ne t’avancerais pas plus loin que ça, tu n’oserais pas. Mais voilà il faut commencer quelque part, et déjà que l’idée ait germé est un départ agréable. Tu espères que ton collègue pourra repartir le cœur un peu plus léger lorsque vous rentrerez à la ville.

« Je ne peux rien faire pour tes affaires de cœur, mais je suis certain que je pourrai te trouver une façon de servir Ansemer si la chevauche ne te suffit pas ! »

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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Mar 24 Juil - 22:38

HRP:
 

Lorsque j’écoute Bertin, son destin semble fabuleux. Il va avoir une épouse, une femme qui l’aime, une héritier. Si tout se passe bien. Mais le hic dans tout cela c’est que lui n’a pas choisi cette dame et qu’il n’a pas le choix que de la prendre pour épouse. C’est son… devoir ? Depuis quand l’amour est un devoir ? Je ne comprends vraiment pas la vie des personnes aisées comme Bertin. Car finalement, l’amour pour nos proches est ce qui nous maintient dans la réalité et nous permet de vivre, d’avancer… alors que devient cette vie lorsque l’essence même de son existence est tronquée ? Après je suis conscient que ce n’est là que ma façon de penser et qu’il doit y en avoir des tas d’autres. Mais à mes yeux, Cette vie n’a rien d ‘enviable. Et si je perçois bien les mots cachés de Bertin, il pense de la même manière que moi.

« Je suis désolé. Et il n’y a aucun moyen de changer ces lois innées ? » je demande avec espoir. Espoir surtout pour mon ami, car en tant que roturier la question ne se posera jamais pour moi. « Il doit bien exister une femme capable de gérer ton domaine et qui puisse également rentrer dans ton cœur sans en forcer la porte ? »

Je ne sais pas, j’imagine seulement. Nous sommes de nombreux hommes et femmes sur cette planète alors pourquoi ne pas chercher ailleurs ? Tout cela me semble être une machination qui conduit à jouer avec la vie de certaines personnes. Comme si le fait d’être riche nous ôter le droit de choisir notre bonheur. Et bien si je devais choisir, honnêtement, je resterais tel que je suis pour avoir la possibilité de choisir ce que je veux pour mon avenir.

Toute cette discussion me laisse perplexe et m’amène à avoir quelques réflexions sur la vie. Jusqu’au moment où Bertin reprend la parole sur une note plus légère. Je ris de bon cœur à son affirmation d’ailleurs. « Eh bien tant mieux ! Je ne m’imagine pas la vie de la caserne sans toi Bertin ! »

C’est vrai, il est un pilier et je l’apprécie beaucoup. Comme quoi les relations entre personnes dépasse la richesse de l’un et de l’autre. Il est comme un grand frère pour moi, un repère. Bref, il sait mer assurer et me donner des perspectives et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai fait appel à lui aujourd’hui. Cependant, il me surprend. Quand je lui fais part de ma volonté et surtout de mon envie de faire plus pour Ansemer, il me lance tout de suite un os à ronger et éveil largement ma curiosité.

« Oui j’en ai entendu parler… » je réponds prudent, en attendant la suite. Et ce qu’il me propose me surprend. Est-ce que je serai à la hauteur d’un tel poste ? Hum… je ne préfère pas me poser la question maintenant. Autant attendre le résultat de la discussion de Bertin avec son frère. « T’es formidable Bertin ! Je te remercie énormément pour ce que tu fais pour moi. Vraiment ! Je t’en dois une ! » J’ajoute finalement avec un clin d’œil. Car honnêtement, si sa proposition mène à quelque chose, il pourra, je crois, me demander ce qu’il veut, je ferai le nécessaire pour l’aider.
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Message Sujet: Re: Echapée Ansemerienne   Dim 9 Sep - 23:43

Vous discutez ainsi pendant un temps. Vous parlez des mœurs des nobles et de l’incompréhension de Lucas face à celles-ci. Vous parlez de l’amour, du mariage sans doute aussi, de ce qu’il devrait être, ce sur quoi vous êtes tous les deux d’accord. Tu sais pourquoi que ça ne te sera jamais permis, alors tu annonces simplement t’y être résigné depuis longtemps. Il y a pire que de marier une femme qu’on n’aime pas dans la vie. Dans l’ensemble, tu mènes une bonne vie. Tu ne peux pas te plaindre de si peu.

Vous discutez un peu de la caserne, de Port-Liberté peut-être aussi. Puis vient le sujet du conseil du peuple sur lequel vous vous attardez peu. Il faut que tu en parles avec ton frère d’abord. Tu n’oses rien promettre, sinon de mentionner le nom de Lucas au duc et de voir où cela peut l’amener.

Le reste de votre conversation se coule de là, une conversation amicale jointe à un entraînement matinal qui vous fera du bien à tous les deux. Vous remontez ensuite vers la ville où vous finissez par vous séparer pour vaquer à vos propres occupations. Être Chevaucheur n’est qu’une infime part de ta vie, et tu as toujours des devoirs complexes à combler ailleurs en plus de ceux, beaucoup plus agréables, que te confie Rackham.

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