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 Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne

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Message Sujet: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Dim 8 Avr - 14:02




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.3

Les Échos du Passé

30 mai 1003



Intrigue animée par Lemon Tart


Le Chant du Cygne

Le Théâtre de l'Étincelle ; c'était un des lieux les plus populaires de Cibella, autrefois. La salle accueillait à la fois des orchestres, des pièces de théâtre, des chanteurs de renom et de superbes spectacles de danse. Chaque représentation faisait venir des gens de tout le duché, parfois de tout l'empire et sa beauté était égale à la grandeur de Cibella ; un véritable symbole pour les artistes et les mages, que ce bijou d'architecture voué à Aura.

La légende raconte qu'un crime impardonnable y a été commis, et que les dieux eux-mêmes en ont détourné le regard. Que s'est-il réellement passé ? L'Histoire l'a oublié, mais la légende est restée, et l'on évite ces lieux désormais... depuis plus de mille années. Désormais, on l'appelle le Théâtre des Murmures ou le Théâtre des Ombres, deux des nombreux surnoms donnés au bâtiment abandonné, hanté. Plus personne n'approche les alentours, si ce n'est quelques curieux qui ne connaissent les légendes liées à l'endroit. Quoique depuis quelques semaines, lesdits curieux se font de plus en plus nombreux... Ombres mouvantes, bruits suspects, objets qui se déplacent de façon inexpliquée ; tant de rumeurs qui courent sur les lèvres et qui se répandent jusqu'à la capitale, puis parmi ceux qui savent tendre l'oreille. L'on dit aussi que la Chasse Sauvage elle-même est apparue non loin de là, mais qu'elle a contourné les lieux plutôt que de les traverser. Des histoires des plus effrayantes aux plus invraisemblables, des histoires dont on ne sait démêler le vrai du faux.

À quelques lieues de là, pas très éloignée de la capitale cibellane, se trouve une autre ville charmante, du nom de Chantemillet. On y célèbre chaque année un festival qui mêle musiques et spectacles, ainsi que démonstrations de magie, afin de bénir les champs de millet - céréale qui a donné son nom à l'endroit. Le festival se déroule sur une semaine et accueille de nombreuses personnes, des connaisseurs mais également des voyageurs de passage, en quête de repos ou de divertissement. Les habitants de cette ville connaissent bien les légendes du Théâtre hanté, et ils se font un plaisir de les conter aux nouveaux venus.

Et sans surprise, le Théâtre voit les curieux se succéder depuis quelques jours. Rares sont ceux qui osent réellement y entrer, la plupart ne font que passer dans la ville abandonnée sans s'y attarder. Mais certains sont plus téméraires.

Parmi eux, la ménestrelle Faustine de la Fugue, venue en compagnie de son mentor, Malion Ciselâme, désireux d'en savoir plus sur cet endroit. Il y a également deux Compagnes, l'une venue de Lagrance pour accompagner un noble en visite qui désirait profiter des festivités, et l'une de Cibella, venue au bras d'un comte très accort qui cherche à se faire bien voir du seigneur du domaine où se situe la petite ville en liesse. Deux Compagnes qui s'entendent bien et s'apprécient, deux Compagnes qui profitent d'être libérées de leurs fonctions pour se retrouver un peu. C'est Maelenn qui mentionne la ville abandonnée, si souvent entendue dans les rues de la ville, et sa jeune homologue lui explique ce qu'elle sait, particulièrement sur le Théâtre qui devait autrefois accueillir tant de merveilleux concerts. Les deux musiciennes, piquées dans leur intérêt, décident alors de s'y rendre avant de repartir chacune dans leur capitale respective. C'est aussi le cas d'un luthier, venu uniquement pour entendre sa soeur cadette jouer pour le compte de quelques nobles oisifs. Il aurait sûrement refusé, si le festival ne rassemblait pas grand nombre de musiciens à qui il pourrait parler de son artisanat, mais le fait est qu'il est là, et que de joyeux lurons sont parvenus à le convaincre d'aller se faire quelques frayeurs dans un lieu hanté. Un lieu où la musique avait une place prépondérante, et ça, Teagan le Sustain ne désire guère le rater.

À La Volte, deux guerriers se retrouvent, deux amis qui ne s'attendaient pas à se revoir de si tôt. Serenus Dardalion a été contacté par l'antenne de la capitale cibellane, quelques jours plus tôt ; une histoire de contrat passé dont certains éléments restaient flous pour le Capitaine. Il s'est alors vu proposer un contrat qui lui rapporterait quelques fleurons faciles avant de retourner à Lorgol, en escortant de jeunes seigneurs jusqu'à Chantemillet. Son amie Anaïs est du convoi et tous les deux mènent leur mission à bien, sans la moindre encombre. Sur place, ils sont libres de leurs mouvements et ce sont les mentions de disparitions inexpliquées aux alentours d'un lieu abandonné qui les poussent à se remettre en route. Sur place, ils rencontrent deux autres personnes, des amis eux aussi qui se connaissent depuis leur formation. Lucas Doucécume, en permission pour quelques jours, est venu lui rendre visite et son ancien camarade a désiré lui montrer le merveilleux festival de son lieu de naissance. Puis, à force de discussion, leur curiosité les a emportés en direction cet endroit qui semble attirer bien des curieux.

Sur un autre chemin bien moins fréquenté, un assassin voyage au dos de son cheval. Il avait un contrat à négocier, non loin de là, et il connaît bien les sentiers de Volga. Il sait que le chemin le plus rapide pour retourner à La Volte passe par cette ville abandonnée, il sait aussi que c'est un lieu à éviter autant que faire se peut. Cependant, les choses changent et la Chasse Sauvage est libre, les voyageurs ne peuvent se permettre de faire la route de nuit, alors Gauthier Coeurbois prend cette direction. Ce n'est que sur place que son cheval s'arrête brusquement, à l'orée des premières maisons, incapable d'avancer plus. Il aurait certainement fini par contourner les lieux, s'il n'avait pas entendu quelques voix, aux portes d'un bâtiment.

Dans le ciel, une Chevaucheuse survole les terres alentours, certainement pour retourner à sa Caserne. C'est en voyant plusieurs personnes se rassembler dans ce lieu à l'abandon qu'elle décide de retourner en arrière et d'atterrir, pour voir ce qu'il en est. Ce pourraient être des bandits cherchant à se cacher avant de préparer un quelconque mauvais coup ?

Et tous se retrouvent dans l'ancien Théâtre, encore debout et majestueux malgré le temps. Solidement bâti, il possède plusieurs étages, et sa grande salle pouvait accueillir plusieurs centaines de personnes. Les sièges sont désormais détruits, en morceaux, en poussière, retournés sur le sol laissant des espaces vides dans le public. Plusieurs balcons surplombent la salle, pour les spectateurs les plus aisés qui observaient le spectacle en hauteur. La scène est immense, ses épais rideaux en lambeaux, quelques morceaux calcinés mais épargnés autrement. Il y a quelques trous sur le plancher de bois, par endroits, quelques marques de brûlures ici et là. Le sol craque sous leurs pieds, les portes grincent - quand celles-ci tiennent encore sur leurs gonds.

Ils entrent et le silence se fait. Pas un bruit, pas même le pépiement d'un oiseau ou le grattement discret d'un rongeur. L'endroit semble à la fois détruit... et intact. Comme si tout avait été mis sens dessus dessous et abandonné la veille.

Puis tout autour, des murmures qui s'élèvent, comme une brise d'été, puis de plus en plus forts. Un bruit soudain retentit, comme un objet tombé brusquement. Et... serait-ce une silhouette là-bas qui a disparu, juste derrière les rideaux en direction des coulisses...?




Premier Tour

Consignes



IRL : du dimanche 8 avril au dimanche 15 avril (18h).
IRP : le 30 mai 1003, début d'après-midi

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable (Abigaïl, Anaïs, Faustine, Gauthier, Lucas, Maelenn, Rhapsodie, Serenus & Teagan). Si ce n’est pas votre cas, un petit MP à la Fatalité et nous verrons si vous pouvez intégrer le groupe !

• Le tour couvre votre arrivée et la découverte des lieux. Vous pouvez fouiller, chercher, vous concerter, tout ça tout ça.

• Le Théâtre tient encore debout. Tout a l'air simplement détruit et abandonné à l'intérieur et il y a un gros trou au plafond.

• Votre magie fonctionne sans problème, mais les Familiers et dragons n'approchent pas le périmètre, ça les rend mal à l'aise.

• Vous êtes en Cibella, il fait plutôt bon et le ciel est découvert. :couronne:

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre deux de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, n'a pas de limite de mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance, dragonnets ! :angel:




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Dernière édition par La Fatalité le Dim 15 Avr - 23:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Dim 8 Avr - 16:32

La faim ? Bien petite ! À toi. Abi réfléchit quelques minutes avant d'enchaîner. Parmi les cris et la souffrance, j'apporte au monde le renouveau. C'est de moi que survienne toutes les légendes. Qui suis-je ? Elle perçoit la réflexion de la dragonne et son léger agacement. Abigaïl émet un petit rire. Avoir le dessus sur Royale en devinette n'arrive presque jamais. La Chevaucheuse ferme le lien où brille la réponse mais elle sait aussi que la dragonne n'ira jamais la chercher, trop fière pour tricher. De la fumée sort de ses nasaux alors que le vent fouette ton visage. Titou paresse entre tes jambes, solidement attaché à sa place habituel et la jolie rousse perçoit son esprit somnolent. Après une semaine passée à la frontière en surveillance, Abigaïl a hâte de retrouver la Caserne, La Volte et Rhapsodie. Et comme souvent lorsqu'elles voyagent, la Chevaucheuse et la dragonne se sont lancées dans une joute d'énigmes pour faire passer le temps. Jeu où la dragonne est nettement supérieure et Abi est souvent obligée de se creuser les méninges, non seulement pour trouver les réponses, mais également pour dénicher quelques énigmes ardues. Le Phénix est d'ailleurs plutôt fière de cette dernière, qu'elle a entendu il y a quelques jours dans une taverne et qu'elle a pris soin de mettre de côté pour que sa Royale ne tombe pas dessus. Royale claque des dents et envoie quelques émotions frustrées dans l'esprit de sa Chevaucheuse. Je vais trouver ! C'est pas une deux pattes qui viendra à bout de mon intelligence évoluée À nouveau Abigaïl pouffe, ses cheveux volants au vent. Elle se sent bien ici, perchée sur le dos de Royale, filant à travers le ciel. Totalement libérée. Inatteignable. Petite... Mm ? Tu as trouvé ? Regarde en bas. Abigaïl se penche légèrement et fronce les sourcils. Royale, je t'ai déjà dit que je ne voyais pas aussi loin... Il y a un drôle de bruit, signifiant que le dragonne ricane légèrement. Puis elle descend doucement, perdant un peu d'altitude. Et c'est là qu'elle les voit. Un amas de gens à un endroit un peu inhabituel. Elle fronce encore plus les sourcils, la Chevaucheuse. Que font tout ces gens ici ? Près du Théâtre des Ombres. Cela ne lui dit rien qui vaille. Il ne faut pas longtemps pour qu'elle prenne sa décision. Du monde aux alentours du Théâtre des Ombres ne peut signifier qu'un mauvais coup. Royale, on descend. Mais déjà la dragonne a plongé en piquet. Elle perçoit la terreur de Titou qui s'éveille juste, secoué par cette soudaine accélération et lui envoie des pensées rassurantes. Pour sa part, la Chevaucheuse adore ce genre de descente, grisée par la vitesse et l'adrénaline. La dragonne vient se poser en douceur, quelques pas plus loin. Titou, toujours tremblant, tente de calmer ses émotions. Il n'a même pas le courage d'incendier la dragonne, comme il sait si bien le faire. C'est curieux, tu ne trouves pas ? Abi fait part de ses soupçons alors qu'elle descend de la salle, détachant également Titou au passage. Ils ne sont plus très loin de La Volte, surtout à dos de dragon, mais la Chevaucheuse préfère s'assurer que tout va bien avant de rentrer. Après tout, ça peut n'être rien comme un rassemblement de bandits. Et il n'est jamais bon de faire affaire aussi près du Théâtre.

Suivie par Royale et Titou, Abigaïl s'avance de quelques pas. Les silhouettes se font plus distinctes et elle s'apprête à raccourcir encore la distance quand la voix de Titou surgit dans son esprit. Non Abi, t'approche pas. La Chevaucheuse fait volte face, le regardant avec surprise. Pourquoi ça ? Parce qu'il ne faut pas aller là-bas. Cette fois, c'est Royale qui a parlé. Encore plus surprise, Abigaïl les observe tour à tour. Le Théâtre est sujet à de nombreux contes. Il est dit qu'il est hanté et que des phénomènes étranges si passent. Abigaïl a entendu toutes sortes de rumeurs farfelues à son sujet et elle avoue qu'il dégage une impression qui la met mal à l'aise. Sûrement pour ça qu'elle ne s'y est jamais vraiment approchée. Mais les réactions de Titou et Royale la surprennent encore plus. Pourtant, il faut qu'elle en ait le cœur net. Attendez-moi ici alors.Je dois aller voir . Abi s'il te plaît. La voix de Titou se fait suppliante. Je ne pourrais pas aller là-bas, petite. Écoutes mon conseil. A travers l'agacement de la dragonne, elle perçoit aussi son inquiétude. Elle pose une main apaisante sur son cou, se délectant du toucher de ses belles écailles vermeilles. Je vais être prudente. Tu me connais. Justement... Tu sais que je dois y aller. Imagines c'est quelque chose pouvant menacer Cibella. Je ne peux pas ne pas aller voir. Ni l'un ni l'autre ne répond. Ils savent qu'elle a raison. Alors elle fait le pas. La Naissance. Pardon ? La réponse à l'énigme. La Naissance. Abigaïl lui dédie un large sourire puis tourne résolument le dos et effectue les derniers pas qui la sépare du monde. Courage, petite.

Spoiler:
 

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Abi #666600  ; Royale #cc3300 ; Titou #666666








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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Dim 8 Avr - 19:44

Un mois – Balian n’a qu’un mois, et voilà que Faustine l’abandonne déjà à d’autres bras. Pas pour longtemps, elle l’espère farouchement ; et de toute manière, elle a pleinement confiance en la vigilance et les bons soins de Marjolaine, bien-aimée marraine, qui a promis de veiller sur le bébé avec tendresse. Elle aurait préféré rester aux côtés de ce fils arrivé si étrangement, mais voilà : Malion a besoin d’elle, alors elle suit son vieux mentor pour lequel elle éprouve une affection filiale conséquente. Il ne sait pas qu’elle vient de donner le jour, elle l’a soigneusement caché ; il sait simplement qu’elle a recueilli un nourrisson confié aux œuvres de charité de la duchesse son amie. Accompagne-moi en Cibella, est-il venu lui dire, il y a des choses étranges là-bas, et les mages de notre ordre s’interrogent. Logique d’y envoyer l’un des anciens, et logique également qu’il se fasse accompagner de son élève, même si elle ne l’est plus vraiment tant elle vole désormais de ses propres ailes.

Le temps de confier bébé Balian et Eriath aux bons soins de Marjolaine, puis de sauter dans le premier portail en direction de leur objectif – ils n’y sont pas directement déposés, mais suffisamment près pour terminer le chemin à pied. Si la marche prolongée est encore difficile pour la jeune mère, elle n’en pipe mot, et observe l’endroit avec curiosité. La ménestrelle en elle est ravie de découvrir des ruines si anciennes dédiées à la musique, et Malion lui a raconté en chemin la légende de l’endroit. D’un crime si monstrueux que les dieux eux-mêmes en ont détourné les yeux, maudissant les lieux – un crime si affreux que l’Histoire elle-même a refusé d’en garder mémoire. La curiosité de la jeune mage a été piquée, il faut bien le reconnaître. Côte à côte, le vieux mage et la jeune modeleuse entrent dans les ruines, observant attentivement ce qui les entoure, à l’affût des étranges phénomènes qu’on leur a décrits – prudents, aux aguets, guettant la moindre agression à laquelle leurs yeux visiblement cerclés d’écarlate les exposent. Ils ont soigneusement évité les badauds, à l’arrivée, mais ils ne sont pas les seuls à être entrés dans le bâtiment délabré, et Faustine se sent un peu exposée. Bien sûr, elle est officiellement fiancée au comte de Rivepierre depuis le 5 mai ; mais ils ne sont pas en Outrevent, ici, et elle n’a pas le bras solide de Lionel pour la protéger.

Des bruits de pas résonnent derrière eux, et les deux mages lèvent le nez vers la porte de la salle, circonspects de voir qui va les rejoindre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Dim 8 Avr - 22:32



Un contrat en Cibella. Cela faisait plusieurs mois que ses affaires l’avaient tenu éloigné de son duché nourricier, et c’était avec plaisir que l’Adepte avait accepté la mission. Malgré la Chasse, malgré tout ce qui parcourait Arven de nuit comme de jour, il se sentait chez lui sur ces chemins qui s’éveillaient à la fin du printemps. Il se sentait chez lui, également, dans la demeure de la femme solitaire, à présent décédée, qui avait été sa cible. Il se sentait chez lui dans la mort de ses anciens compatriotes, entouré du silence et de la nuit.
Il ne craignait pas. Depuis les révélations de Victorine, qu’il dorme ou qu’il soit éveillé, il pensait que la Chasse le trouverait tout de même. Et alors ? La seule chose qui le tenait éveillé, de nuit, était son devoir de fils de Lida. Et sans aucune hésitation, pour sa foi et ses obligations il mourrait. De la Chasse ou d’incroyants.

Il était reparti au petit jour, après avoir utilisé la demeure de sa victime pendant quelques heures. Elle vivait à l’écart, personne ne passait la voir, encore plus de nuit. Le dernier visage qu’elle aurait connu serait le sien. Car l’ancienne mage l’avait vu, comme convenu par le contrat. ‘Je veux que cette sale … voit la mort en face.’ A défaut de la mort, c’était le visage masqué de l’Adepte qui s’était à jamais incrusté dans ses prunelles. Il prenait toujours un masque avec lui quand il rentrait en Cibella, et à plus forte raison lorsqu’il s’aventurait autour de terres qu’il avait particulièrement arpentées. On le connaissait. Mieux valait prendre ses précautions.
La mage des portails l’attendait à La Volte, là où il l’avait laissée en promettant de revenir. Il connaissait chaque chemin entourant la capitale à des lieues à la ronde, chaque village, chaque autel à Volga – déesse qui autrefois recevait ses prières. Chaque histoire, chaque rumeur.
Chaque racontar. Chaque légende.
C’était légèrement nerveux, plus qu’à l’accoutumée, qu’il avait regardé autour de lui quand son cheval avait refusé d’avancer et même pilé net, à l’orée d’un lieu qu’il ne connaissait que trop bien. Et d’ordinaire, les bêtes qu’il empruntait ne rechignaient pas comme ça à passer ici. Il jeta un œil alentour, se penchant un peu. « Allons. »
Non.

Il ne bougerait pas. Comme tétanisé – englué dans la peur, prêt à fuir. Au bout de quelques minutes, le Coeurbois dut se rendre à l’évidence. Il était près à rebrousser chemin, quand des bruits se firent entendre. Et la curiosité de l'impulsif qu'il était, au fond de lui, prit le dessus. Pourquoi y aurait-il des voix, ici ?
D’un soupir, il mit pied à terre, et réussit à éloigner le cheval suffisamment pour le mettre à l’abri, sous le couvert des arbres. Ce n’était pas le sien. Mais les abords étaient bien peu fréquentés, et la bête refusait d’avancer. Soit il la laissait s’enfuir, et il la perdait, soit il l’attachait ici et risquait de la retrouver. Chance folle. « Sois sage. Je reviendrai. »  promit-il en flattant son encolure, doucement.

D’un pas rapide, il s’aventura à la découverte du lieu, qu’il avait déjà traversé plusieurs fois sans pour autant s’y arrêter. Cette fois, le brun voulait comprendre. Il avait à l’arrière de la gorge, jusque dans son estomac, comme un poids désagréable. L’impression que…
Enfin. Il avait sans doute tort.
Il pénétra dans le théâtre, son pas presque silencieux. L’impression était toujours là. Lourde. Solennelle. Son souffle pire qu’un murmure, ses yeux courant le long de la pièce, des rebords des balcons à la trouée du toit, aux mouvements que du coin de l’œil il pensait apercevoir.
Il n’était pas seul, sur place.
Et la sensation, au fond de lui, ne faisait que grandir. La sensation de quelque chose. D’une présence. Et il l’avait déjà ressentie, celle-ci, plus d’une fois. Présence lourde. Familiale.
« Il y a quelque chose, dans ce lieu. »
Des mots soufflés, alors qu’il s’approchait, sans faire attention aux autres, d’un pan de mur tout en contemplant la pièce désolée. Fascinante.

Spoiler:
 

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The ones who seek justice will pray for it all their lives. As far as the man can run from us we're following the trail of blood. Are you ready to walk the forbidden road, learn again what we tried to forget?
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Lun 9 Avr - 18:09

Des fleurons faciles, ça ne se refusait pas. Serenus était bien placé pour le savoir. Il avait beau avoir une famille, il ne pouvait refuser une telle offre. Surtout que sa fille grandissait à une allure folle. Serenus devait veiller à ce qu’elle ne vive pas dans le besoin. Il avait réussi à trouver un emploi dans une Guilde de marchants. C’était un emploi fixe, régulier, quelque peu monotone, mais cela lui suffisait. Il commençait et terminait tous les jours à la même heure, était plutôt bien payé. Il y avait des jours où il pouvait s’ennuyer ferme comme des jours où il avait tellement à faire qu’il ne voyait pas le temps passer. Le guerrier était plutôt satisfait. Il aurait pu trouver pire, comme emploi. Maud, quant à elle, servait dans une famille plutôt aisée comme gouvernante. Ils avaient accepté la présence d’Ariane, et, heureusement pour son épouse, le bébé savait s’y prendre pour attendrir les personnes qui croisaient son chemin. Ariane avait atteint ses neufs mois. Elle commençait à se tenir debout, avec l’aide de meubles ou des mains de ses parents, mais elle ne marchait pas encore. Par contre, elle parvenait sans mal à déambuler à quatre pattes dans la petite chambre que ses parents louaient. Elle prenait un malin plaisir à se faufiler entre les jambes de Serenus pour ensuite s’agripper à lui et se mettre debout sur ses petits pieds potelés. Et, pour le plus grand bonheur du guerrier, elle commençait à parler. Pas des mots, ni des phrases, mais des sons bien distincts. Le guerrier guettait avec impatience son premier mot et considérait même que les « baba » étaient des « papa ».

Sa fille grandissait, sa femme se faisait à sa nouvelle vie, et lui, pendant ce temps, essayait de réunir de l’argent pour leur offrir un vrai logement. Il avait repéré une petite maison, non loin du lieu où il travaillait, mais il était encore loin d’avoir les fonds nécessaires pour se permettre de l’acheter. C’est pour cela que, quand son ancien supérieur, le Capitaine de l’antenne de la Volte, l’avait contacté, il avait accepté de venir sans hésiter. L’homme avait besoin de son aide par rapport à un ancien contrat passé. Le guerrier n’avait pas pu refuser, malgré les protestations de sa femme. Il avait embrassé sa fille, promis à Maud que tout irait bien, puis s’était élancé au galop sur son nouvel étalon. Sa vieille jument était restée aux bons soins de Maud, et vivait pleinement sa retraite bien méritée dans un écurie Lorgoise. Son remplaçant était un fier étalon à la robe entièrement blanche. Son seul défaut : un caractère de molosse. C’était en partie pour cela si Serenus l’avait obtenu à si bas prix. Le guerrier n’osait même pas l’approcher quand il était avec sa fille. L’animal avait une fâcheuse tendance à mordre tout ce qui lui passait à portée de museau, et il n’y avait que le galop qui semblait calmer ses ardeurs.

Il lui avait fallu quelques jours pour rejoindre la Volte. Il avait retrouvé sa mère, toujours aussi irascible, et, en plus, mécontente de ne pas voir sa petite fille. Serenus, plus par bonté de cœur que par réel amour envers elle, lui proposa de déménager pour les rejoindre à Lorgol. Elle l’avait envoyé paitre avec un « j’suis né dans c’trou et j’mourrais dans c’trou ! ». Cela avait été leur seule conversation depuis le retour du guerrier dans sa ville natale. Il avait ensuite rejoint l’antenne, où il avait passé quelques heures à démêler les liens du passé avec son ancien Capitaine. C’était barbant, mais, comme le disait si bien son ancien supérieur, c’est comme nettoyer la merde des chevaux, si on ne le fait pas, ça deviendra invivable. Serenus ne voyait pas en quoi un simple malentendu dans un ancien contrat deviendrait rapidement aussi insoutenable que l’odeur du crottin fermenté, mais il se garda de tout commentaire. Sa mère l’avait déjà envoyé promener, il ne tenait pas à ce que son ancien Capitaine en face de même. Puis, enfin, l’homme lui avait proposé un contrat. De l’argent facile qu’il avait dit. Une simple affaire d’escorte, mais qui nécessitait la présence d’un guerrier expérimenté. Serenus avait accepté. Il fallait bien rentabiliser le déplacement. Il avait donc enfourché Molosse et avait rejoint ses collègues. Quelle ne fut pas sa surprise quand il retrouva Anaïs. La jeune femme n’avait pas changé, depuis leur dernière rencontre, et Serenus profita du chemin jusqu’à Chantemillet pour lui raconter ce qu’il avait fait depuis son départ.

Ils avaient également croisé la route d’un jeune chevaucheur, Lucas Doucécume, et, ensemble, ils ont profité de leur liberté de mouvement pour explorer les environs, et c’est là qu’ils tombèrent sur l’ancien Théâtre. Serenus avait été impressionné par la bâtisse, encore debout malgré les ans et les assauts du temps et du climat. Il décida d’aller jeter un coup d’œil, et, étrangement, fut rejoint par tout un groupe de personnes. Il décida de céder à sa curiosité et entra. Impressionnant, tout était encore en excellent état, mais dans un tel désordre ! Comme si… Comme si le lieu avait été saccagé par une tempête la veille de leur venue. Le guerrier admira le plafond, les décorations, quand un bruit le fit sursauter. On aurait dit un murmure. Le guerrier croyait aux fantômes. Il en avait déjà vu en Sombreciel. Il n’avait pas vraiment été effrayé, mais, dans ces circonstances, il ne pouvait s’empêcher de frissonner. Ce théâtre était magnifique mais aussi très mystérieux. Il devait en avoir le cœur net, peut-être était-il juste victime de la fatigue et avait une hallucination. Il se tourna vers Anaïs et lui souffla :

« - T’a pas entendu quelque chose ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Lun 9 Avr - 21:32

Anaïs à peine de retour de Sombreval se retrouve contactée par le Capitaine de la Volte pour coopérer avec son ami Serenus. Il s’agit d’une sombre histoire d’escorte de quelques jeunes nobles. Elle accepte sa mission surtout que depuis son voyage en Sombreval elle n’a fait guère fortune. Malgré tout, la jeune guerrière aurait préféré enquêter sur ce théâtre à quelques kilomètres de là. Il est fait écho de quelques murmures, fantômes dans cette bâtisse abandonnée depuis plus de mille années. Ce changement l’ébranle au point qu’elle éprouve le besoin d’en savoir plus. Quand elle a l’information que le convoi les mènera à proximité de ce lieu  elle s’adoucit. Durant le trajet, elle échange avec Serenus. Ce dernier évoque sa famille, sa mère, elle reste attentive tout en ayant l’œil sur tout événement susceptible d’entacher la mission. Elle omet de signaler le théâtre, l’objet de sa convoitise une fois le travail accompli. Arrivés à Chantemillet, Anaïs et Serenus profitent de la région. Discrètement, elle oriente leurs pas vers le théâtre. En s’en rapprochant, ils rencontrent un jeune chevaucheur, Lucas Doucécume. Le garçon est pour le moins taciturne. Cette attitude éveille un brin de suspicion chez Anaïs. Elle n’est guère locace, étant plutôt réservée, mais le mutisme de l’homme la surprenait.  

De fil en aiguille, ils se trouvent tous trois face au théâtre. Anaïs reste sans voix avant finalement de surveiller les différentes allées et venues. Autant d’agitation aux abords d’un bâtiment abandonné la laisse perplexe. Elle ressent un climat glacial à tel point qu’un frisson parcourt son échine. Ce n’est pas de la peur plutôt de l’inquiétude. Puis elle se décide à suivre Serenus qui lui s’est déjà aventuré dans les ruines. Le regard de la guerrière embrasse chaque recoin, imprime chaque visage. Un peu plus loin avant de passer le pas de la porte elle remarque Abigail à qui elle adresse un geste de la main discret. Elle ira la voir si toutefois la chevaucheuse s’aventure à leur suite. Après quelques pas, Anaïs pose une main sur un mur, la pierre est froide, l’atmosphère est lugubre. Instinctivement, la jeune guerrière pose la main sur sa garde. Elle échange un regard avec Serenus l’invitant à faire le tour de la pièce où ils se trouvent tous. L’un d’un côté, l’autre de l’autre. Elle retrouve ses esprits et sa position de mercenaire armée en des lieux inconnus. A l’intérieur du théâtre, Anaïs constate une scène de désolation de la poussière, des fauteuils entiers détruits, des rideaux en lambeau, une scène trouée, elle ne comprend pas. Que s’est-il donc passé ici ? Elle aurait peut-être due écouter un peu plus les rumeurs sur ce lieu.

Elle rejoint Serenus alors que des groupes clairsemés se constituent. Des murmures commencent à se faire entendre et du bruit. Elle ne sursaute pas, luttant contre une terreur grandissante. Elle est guerrière, elle se doit d’être forte, si ce n’est pour elle, au moins pour les autres. Cette fois-ci, Anaïs ferme sa main sur le manche de son épée. Un seul geste du bras et elle peut la dresser face à cet ennemi invisible. Elle entend au travers des paroles de Serenus son inquiétude. Doucement elle lui répond espérant que l’écho ne transporte pas ses mots à l’oreille des autres personnes présentes à cette heure.

« Oui j’ai entendu quelque chose, des murmures mais il n’y a pas que ça il y a autre chose ; je voulais t’en parler justement. Au sein même de la capitale, j’ai entendu des personnes l’évoquer et je voulais venir le voir, et l’entendre ; quelque chose s’éveille en ces lieux ; on dirait qu’une scène s’est arrêtée ici et ne s’est jamais achevés ; les fantômes de cette dernière habitent les lieux très certainement ».

Anaïs contourne Serenus, en profite pour observer les hommes et les femmes présents. Une ombre disparaît derrière un rideau. Ne voulant pas affoler un peu plus les personnes présentes, elle stocke cette information dans un coin de sa tête. Un individu intrépide semble décidé à se rapprocher d’un pan de mur.. En quelques enjambées elle le rattrape invitant Serenus à la suivre. Elle entend ses paroles, écho des leurs il y a quelques secondes.

« Oui et si nous nous trouvons tous ici à cet instant ce n’est pas pour rien » dit-elle à l’encontre de l’inconnu. Elle ne sait qui il est mais l’homme semble désireux de fouiller ce théâtre tout comme eux. Un nouveau contrôle des lieux lui permet de voir Rhapsodie à peine plus loin. Elle soupire en poursuivant un peu plus bas.

« Il y a ici des personnes non armées, des compagnes notamment je ne sais pas ce qu’il se trame ici mais il va falloir que l’on coopère ». Elle est mercenaire, le bras armé, les doigts fermement repliés sur le manche de son épée, Anaïs est prête à en découdre.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Lun 9 Avr - 22:35

Moi qui ma plaignais de me sentir inutile ces derniers temps, c’était sans compter l’invitation de David à venir le voir à l’occasion des festivités organisation en Cibella. Pour l’occasion j’ai eu le droit à une permission de quelques jours. Cela me permettra de décompresser et de penser à autre chose, assurément. Ce qui m’angoisse un peu plus c’est de passer du temps avec David. Nous nous connaissons depuis notre entrée à l’Académie. Disons que nous sommes des opposés : là où je parle très peu lui est un vrai moulin à paroles et là où je suis timide et introverti, lui est trèèèès extraverti. Autant vous dire qu’on fait la paire ! Rêveuse, elle, se fait déjà une joie de voler et de m’amener ailleurs.  Elle aussi elle a envie de voir du paysage.

Je jour J, alors que nous arrivons au cœur des festivités, David est déjà présent, il m’attend de pied ferme et me saute presqu’au cou à peine mon pied touche le sol. Il est vraisemblablement ravi de me retrouver. Il en va de même de mon côté je suis simplement beaucoup moins démonstratif et me contente d’une tape amicale dans le dos. J’observe alors alentours et découvre les décorations posées pour l’occasion.

Le temps passe très vite lorsque l’on s’amuse. Et je dois bien avouer que c’est le cas, surtout si on ôte les quelques fois où David a tenté de me pousser vers une fille. Mais au-delà de cet amusement il y a la curiosité qui s’est insinuée au fil de la matinée alors que l’on croisait des gens parlant d’un théâtre hanté.  Je dois bien avouer que j’ai besoin d’action, cela me manque un peu, mais pire, j’ai toujours voulu voir un fantôme en vrai, alors si c’est possible, je ne veux pas louper ça. Puis, vraiment, qui ne serait pas intrigué par cette histoire. David, lui, connaît la légende. Il me l’a racontée et sur ce, nous sommes partis directement en direction du fameux lieu hanté.

C’est alors que je le vois, il nous fait face, lamentable relique d’un temps passé. Il tient debout sans vraiment que nous puissions le comprendre, vestige où le temps s’est figé.  Je suis dans la contemplation alors qu’une masse de personnes s’amoncèle alentours. C’est David qui me donne un coup de coude qui me fait remarquer que nous sommes loin d’être seuls. Visiblement, les murmures ont été entendus par bien du monde.  C’est alors que j’entends des propos au sujet de disparitions.  Je comprends mieux pourquoi Rêveuse et Nocturne sont restées à l’écart de ce lieu. Il paraît maudit !

J’ai vu quelque chose passer. Une ombre. Intrigué, je m’avance. Je veux voir où elle a disparu. C’est alors que je me suis rapproché d’une rousse (très jolie d’ailleurs) qui constate qu’il va falloir se serrer les coudes car certaines ne sont pas armées et il se passe des choses étranges par ici. Un courant d‘air froid passe alors dans mon dos me faisant sursauter.

« C’est quoi ça ? » je demande en bégayant un peu tout en me retournant vers Gauthier, Serenus et Anaïs. « Vous avez senti ? »

Mes sens se mettent en éveil et Rêveuse qui le sent m’interroge. Pour ne pas l’inquiéter je lui réponds qu’il s’agit probablement de pas grand-chose, qu’on va enquêter mais qu’il n’y a pas de danger.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mer 11 Avr - 14:14

Le Théâtre des Murmures. Cela fait longtemps que Rhapsodie en entend parler, de ce lieu étrange et effrayant, abandonné et hanté. Déjà, petite, sa mère lui racontait des histoires, sur cet endroit. Elle lui disait qu’autrefois, c’était un lieu magique et grandiose, où tous les Cibellans se pressaient pour entendre les plus belles voix et voir les meilleurs danseurs du plus grand des duchés. Mais un jour, il s’est passé quelque chose. Un malheur, un crime inconnu, dont l’Histoire n’a gardé aucune trace, d’après Isaëlle. Toujours est-il que depuis, le Théâtre est à l’abandon. Rhapsodie lui a demandé si elle aurait aimé aller y jouer, en tant que ménestrelle. Elle lui a répondu que mille ans plus tôt, peut-être, mais que maintenant ses ruines étaient hantées par des présences maléfiques, à ce qu’on disait. Curieuse, Rhapsodie lui a demandé si elles pouvaient aller voir. Sa mère a refusé, et l’a envoyé jouer dans sa chambre, en lui demandant de ne plus raconte de bêtises.

Elle a fini par oublier ces histoires en grandissant, mais elles lui sont revenues immédiatement à l’esprit lorsqu’elle a entendu des rumeurs, à La Volte, sur des histoires invraisemblables, des choses inexpliquées et inquiétantes. Elle n’y a pas particulièrement prêté attention, au début, trouvant simplement amusant que les légendes de son enfance remontent à la surface. Et puis, il y a eu ce festival, à Chantemillet, auquel elle s’est rendue pour accompagner un compte très charmant. Ils ont profité du festival et assisté à diverses représentations, avant qu’il ne la libère de ses fonctions jusqu’au soir. La Cibellane a ainsi pu passer un peu de temps en compagnie de Maelenn, présente elle aussi à Chantemillet pour les mêmes raisons.

C’est au détour de leur conversation que Maelenn évoque la ville et le théâtre abandonnés, et Rhapsodie lui raconte aussitôt ce qu’elle sait de l’endroit. Elle ne s’attarde pas sur les rumeurs et les phénomènes étranges qui semblent s’y produire, mais lui expose ce qu’elle sait du Théâtre de l’Etincelle. Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour les convaincre de s’y rendre. Après tout, elles n’en auront peut-être plus jamais l’occasion, autant en profiter ! Et qu’importent les rumeurs sur ce lieu soit-disant hanté. La tentation est plus forte, et rapidement les deux amies quittent Chantemillet pour le Théâtre de l’Etincelle.

Et alors que la silhouette imposante de l’édifice se dessine sous leurs yeux, la Compagne sent Noisette se crisper violemment sur son épaule et sauter immédiatement au sol. Tout va bien ? Ne va pas là-bas. Pourquoi ? N’y va pas, je te dis. Tout va bien se passer, tu sais. On va juste voir et après on rentre, promis. Je ne viens pas, Rhaps. Elle hausse à demi une épaule. Comme tu veux. Elle le suit des yeux alors qu’il disparaît dans les fourrés. Tant pis. Noisette est d’une nature craintive, il s’effraie pour peu de choses. Je t’assure qu’il y a vraiment quelque chose. C’est bon, on va juste voir, on reviendra vite, c’est promis. Un sourire à Maelenn pour lui signifier que tout va bien, et elles s’avancent davantage vers le Théâtre.

Plus elles s’approchent, plus l’atmosphère devient pesante. Elle sait les rumeurs, elle sait ce qu’il se raconte sur ces lieux jugés maudits, mais la curiosité est trop forte. Il ne peut rien se passer de grave, pas vrai ? Et puis, elles ne sont pas seules. Il y a d’autres gens, non loin, venus par curiosité, comme elles, ou par envie de sensations fortes. S’il se passe quelque chose, elles ne seront pas livrées à elles-mêmes. Et puis, l’ancien Théâtre est juste là, magnifique, devant elles !

Rhapsodie finit par identifier l’entrée du bâtiment, encore en si bon état malgré le poids des années, et s’y dirige sans hésiter en entraînant Maelenn à sa suite. Elle veut en voir l’intérieur, pour se projeter des siècles en arrière. Se rêver musicienne ou chanteuse d’une autre vie, d’un autre temps. Elle ne compte pas s’y éterniser, mais juste y jeter un coup d’œil, pour voir.  

Elles pénètrent dans la grande salle, et les yeux de la Cibellane s’écarquillent. La salle est immensément grande ! Et elle est certaine que, des années plus tôt, quand les sièges étaient encore intacts et les rideaux entiers, ce devait être la plus belle salle au monde. Pour autant, les signes témoignant d’une catastrophe passée sont évidents, même si Rhapsodie peine à imaginer laquelle. En tout cas, personne n’a envisagé de restaurer le bâtiment, pour une raison qui lui échappe. Et le silence assourdissant qui règne dans les lieux, simplement troublé par les voix basses des quelques autres personnes qui se trouvent dans les environs, a quelque chose d’étrange, rajoutant comme une couche de mystère sur ce lieu étrange.

D’ailleurs, ne devraient-elles pas entendre des bruits ? Un bâtiment abandonné depuis un millénaire doit forcément être habité par des animaux, des rongeurs ? Ou l’acoustique de la salle est telle qu’elle n’entend rien de tout cela ? Est-ce seulement possible ?

L’inquiétude la prend soudainement. Et si c’était vrai ? Et si Noisette avait raison, s’il y avait vraiment un danger, à venir se promener dans ces lieux ? Maintenant qu’elle a pu voir l’intérieur du théâtre et qu’elle se rend compte que ce lieu a vraiment quelque chose de dérangeant, elle n’est plus aussi sûre d’elle. Sans un bruit, elle se rapproche davantage de Maelenn, glissant son bras autour du sien, comme pour se rassurer et se dire que tout va bien, pour de vrai.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mer 11 Avr - 17:51

Plus elle s'approche, moins Abigaïl pense qu'il s'agisse d'une réunion illicite. Les têtes qui apparaissent devant ses yeux ne lui laissent aucune mauvaise impression et c'est quand elle aperçoit quelques visages connus que les soupçons s'évaporent soudainement. Néanmoins, la curiosité finit par reprendre le dessus. Que font-ils tous ici ? Certains osent même pénétrer les portes du Théâtre des Murmures. La curiosité est à son comble et la Chevaucheuse décide d'investiguer un peu plus. Mais le souvenir des mises en garde de Titou et Royale la font hésiter. Hésitation qui ne dure guère longtemps car une tête blonde illumine d'un sourire son visage. Rhaps. Rhaps est là. Accompagnée d'une autre jeune femme. Les deux pénètrent dans le Théâtre, imitées par d'autres. L'hésitation n'est plus permise maintenant. La curiosité prend le dessus et Abigaïl se fend un passage parmi les passants. Abi je t'en prie reviens. C'est bon tu as vu, il n'y a rien de suspect, rentrons à La Volte. Tout de suite. Le grondement de Royale claque comme un ordre dans son esprit mais la Chevaucheuse ne se démonte pas. Rhaps est là. Je ne la laisse pas. Le ton est péromptoir et ne souffre aucune réplique. Elle sent leur désapprobation et leur inquiétude mais aucun des deux n'envisagent de la convaincre de faire marche arrière alors que son amie d'enfance a déjà pénétré les lieux.

C'est ainsi que Abigaïl suit le mouvement de foule. Trop occupée à chercher Rhapsodie des yeux, elle ne s'intéresse pas immédiatement à ce qui se passe autour d'elle. Pourtant, au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans ces lieux hantés, une sensation désagréable commence à germer au creux de son estomac, ne cessant de croître à chacun de ses pas. La salle principale est... grande et trop intacte pour un lieu qui a transcendé le temps, malgré le trou béant au plafond qui laisse filtrer les rayons du soleil. La sensation se fait plus forte tandis que, oubliant l'espace d'un instant son amie, Abigaïl s'empreigne de la vétusté du bâtiment. Il y a quelque chose d'étrange qui la met automatiquement sur ses gardes. Un silence pesant, lourd, oppressant. C'est comme si l'endroit a été abandonné la veille. Titou et Royale avaient raison. Le lieu n'est pas sûr. Il faut quitter la salle. D'un mouvement de tête, Abi tente de repérer à nouveau Rhaps, essayant de faire abstraction du malaise qui ne cesse de grandir en elle. Dans sa recherche, elle repère également les visages familiers de Serenus, Anaïs – une guerrière qui a repris son entraînement au combat sous les conseils de Serenus – et Lucas, un Chevaucheur du Vol d'Ansemer. Puis, à nouveau cette tête blonde apparaît dans son chant de vision et Abi la rejoint de quelques pas.

-Rhaps,
chuchote-t-elle doucement pour ne pas l'effrayer, esquissant un bref signe de tête à celle qui l'accompagne. Il ne faut pas rester ici. Partons.

Mais elle n'a guère le temps d'esquisser le moindre geste quand un bruit surgit de nulle part. Par réflexe, Abi porte sa main à sa ceinture, sur la garde de Chant-du-Soir. Les présents d'Astrée ne la quittent plus depuis son départ et même si elle peine encore à s'en servir, Abi a l'impression de ressentir la puissance et le courage de la Reine Noire glisser en elle lorsqu'elle les touche. Autour d'elles, de forts murmures, comme la brise d'un vent qui s'éveille, perfide et sournois. Et... cette silhouette là-bas ? Le pressentiment grandit et l'horrible impression d'être maintenant pris au piège lui étreint le cœur. Un piège. Une cage. Il est peut-être déjà trop tard.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Jeu 12 Avr - 17:39

Il n'y avait bien que sa jeune soeur pour lui faire changer d'avis. Car l'idée même d'aller se perdre dans une petite ville de Cibella qu'il ne connaissait guère n'avait rien pour éveiller son intérêt. Pourtant, elle a su le convaincre, elle qui voulait qu'il vienne la voir jouer et qui a pu lui vanter l'intérêt pour un luthier de se rendre dans un festival qui rassemble tant de musiciens. Teagan a un peu grommelé dans son coin, il a réfléchi puis s'est laissé tenté. Il n'est pas très à l'aise, toutefois, de laisser sa demeure sans surveillance ; il y a quelques semaines, un homme étrange a frappé à sa porte et s'est installé sans la moindre gêne dans son humble maison. Envoyé par Taliésin, qu'il lui a dit, pour lui enseigner ce qu'il savait. Pris au dépourvu, l'Outreventois n'a même pas su le renvoyer de chez lui et depuis, il a cet homme fort curieux et envahissant qui le suit au quotidien. Il a dû inventer de nombreuses histoires pour expliquer à ses amis et à sa famille ce que faisait un étranger dans sa maison, racontant de façon très vague qu'il était un cousin d'une connaissance qui avait besoin d'être hébergé quelques temps, jusqu'à ce qu'il retombe sur ses pieds, mais force est de constater qu'il ne sait comment s'en débarrasser et qu'il n'écoute que d'une oreille ses histoires sur une magie ancienne ; il ne veut plus repenser à ce qu'il s'est passé à Lorgol. Les images de la Chasse Sauvage hantent encore ses nuits. Pourtant, même ses enfants ont fini par apprécier sa présence continue et les mélodies de sa flûte qui emplissent l'air chaque jour. Alors quand il a reçu la lettre de Tancélie, il a longuement hésité, puis a confié ses enfants à son aîné avant de laisser sa demeure aux mains de cet étranger. Celui-ci n'avait pas l'air de s'offusquer d'être laissé seul. Quand il a su où se rendait Teagan, il lui a même conseillé une petite balade aux alentours, mentionnant un théâtre qui valait le détour. Sans réfléchir plus avant, Teagan a rassemblé ses affaires et est parti pour Chantemillet.

L'endroit est accueillant, il doit bien l'admettre, et la ville en liesse parvient au moins à le détendre un peu. Il passe quelques heures en compagnie de sa soeur, quand elle termine son concert, puis la laisse retourner à ses occupations, non sans lui glisser une remarque taquine – peut-être désobligeante – à propos de son lagran de mari. Teagan décide ensuite de profiter des festivités et de profiter de l'occasion pour aborder quelques musiciens présents à l'auberge où il est installé. Les délicieuses bières cibellanes aidant, ils rient de bon coeur et discutent de nombreuses heures. Au cours de la soirée, le théâtre est à nouveau mentionné et il sent l'intérêt le pousser à en savoir plus. En quelques phrases, ses nouveaux camarades et lui décident d'aller le voir dès le lendemain, et ils trinquent à cette brillante idée.

Le lendemain, la route est difficile et son crâne lui semble être dans un étau. Le temps de trajet lui permet toutefois d'émerger doucement et de ne plus fuir les rayons de soleil qui paraissent vouloir l'aveugler depuis son réveil. C'est en début d'après-midi qu'ils parviennent à la ville laissée à l'abandon. Le luthier observe les lieux avec déférence, complètement obnubilé par les demeures en piteux état et par la verdure qui a repris ses droits. Quand il aperçoit le Théâtre, néanmoins, c'est une autre sensation qui l'envahit tout entier. Un frisson parcourt son dos jusqu'à sa nuque et il ouvre de grands yeux devant la bâtisse pratiquement intacte. Et ils disent qu'il tient debout depuis des centaines d'années sans que personne ne s'en occupe ? C'est une blague, n'est-ce pas ?

Teagan pénètre dans les lieux et il est encore plus surpris d'y voir quelques personnes se rassembler. Ses camarades de la veille se dispersent dans les lieux sans plus faire réellement attention à lui et l'Outreventois s'avance, les yeux levés vers le toit en parfait état – si l'on omet l'énorme trou qui laisse passer un peu de la lumière du jour. La poussière danse dans son rayon, et les murmures s'élèvent, lui donnant froid dans le dos. C'est alors qu'il réalise que ces murmures ne viennent pas des gens autour de lui ; il se met à les observer les uns après les autres, s'étonne de reconnaître deux visages parmi eux – deux ménestrelles, dont l'une aux yeux cerclés d'écarlate. Elle n'est pas seule d'ailleurs, avec cette... particularité. L'homme qui l'accompagne en est doté également et il se demande un instant s'ils sont de la même famille. Peut-être un oncle ou un père ?

Il sursaute quand un bruit sourd retentit, puis il se fige en voyant une silhouette au loin qui semble disparaître derrière des rideaux. Autour de lui, plusieurs personnes émettent l'idée de s'en aller et il voit d'ailleurs ses camarades cibellans qui ne se font pas prier. Mais quand il se retourne, les battants de la porte d'entrée se referment brusquement, comme poussés par le vent. Il n'y avait pourtant qu'une très légère brise à l'extérieur. Il voit quelqu'un tenter d'ouvrir la porte, sans succès, et les murmures s'élèvent un peu plus autour d'eux, dans l'immense salle. « Peut-être y a-t-il une autre sortie ? » demande-t-il à la volée, se retournant pour observer les alentours. Les fenêtres paraissent bien trop hautes pour les atteindre, mais ces anciens théâtres ont tous une entrée des artistes, forcément. Ses yeux se posent alors sur les mages du Sang, non loin, à ses côtés. Un sourire franc vient fendre ses lèvres, malgré l'inquiétude qui le prend au ventre. « Ma dame, je ne pensais guère vous revoir en de telles circonstances. » Il incline la tête devant la ménestrelle puis vers... son père ? « Monsieur. » Poli, mais pas du genre à s'éterniser. Il s'avance de quelques pas, s'engage dans l'allée centrale qui devait autrefois séparer les rangées de chaises pour le public puis s'arrête en observant la scène. Il a un mauvais pressentiment et soudain, les paroles de l'Accordé lui reviennent en mémoire. Pourquoi lui avoir conseillé ce lieu déjà ? Savait-il quelque chose... ?


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Jeu 12 Avr - 21:12

Oublier. Tenter de faire abstraction de ce sentiment froid qui glissait autour de lui avec les ombres. Elles semblaient bouger, comme des rideaux agités au vent, mais ce n’était pas le pire. Non, le pire, c’était cette présence à son côté, qui se manifestait alors que, pour une fois, il n’y avait aucune raison.  Avec un soupir discret, il allait reporter son attention sur les ombres mouvantes, juste alors qu’une femme s’imposait à lui. Il n’avait même pas eu le temps de contempler le pan de mur devant lequel il se trouvait, tout entier qu’il était à tenter de comprendre ces regards qu’il sentait autour de lui.
En même temps, c’était si simple de se détourner d’un but premier d’observation, dans ces lieux ! L’assassin aux cheveux longs – il les avait coupés, récemment, ils ne lui arrivaient plus qu’au bas du cou. Ondulés, mais rattachables aisément si besoin était – jeta un regard à la rousse… Et à celui qui devait être son acolyte. Et si elle ne lui disait rien, lui, par contre …
Fallait qu’il soit là. Bien sûr.

La femme semblait prête à se battre contre le vide, contre ces impressions. Folle, ou simplement incapable d’appréhender ce qu’il y avait autour ! Non.
Non, les armes n’étaient pas la solution. L’assassin le sentait. « Coopérer oui. Mais je ne pense pas que nos armes soient une réponse. »  lui souffla-t-il doucement. « Cet endroit n’a pas l’air de ceux que la force brute peut conquérir… Ou ramener à la raison. »
C’aurait été tellement plus simple, pourtant ! Absorbé par une réflexion sur les ombres mouvantes, ces… Trucs, il en était sûr !, il ne remarqua qu’à moitié qu’ un autre jeune homme les avaient rejoints. Et à entendre sa voix, Gauthier se demanda s’il avait peur. Loin de lui l’idée de se moquer ou de le lui faire remarquer. « Senti ? »
Rien de plus que ce qu’il s’évertuait à tenter de repousser, comme il le pouvait. Peut-être était-ce inutile.

Il n’arrivait pas à se détacher de cette sensation. C’était juste impossible. Lourd, à la fois glacial et réconfortant, dans son dos, autour d’eux. Peu importait où. Celle qui guidait sa vie, désormais, et son consort, avaient étendu Leurs Mains sur cet endroit. En mal ou en bien, peu importait. Leur décision avait toutefois été juste, quelque qu’elle soit.
Et ils y étaient encore. Du moins, leur présence s’y faisait encore ressentir, violente et sombre. Elle était comme une main glaciale, posée sur son épaule, qui lentement laisserait son influence glacer tout son corps. Et si ce frisson le prenait quand il délivrait la mort, pour l’heure, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose.
Si les Dieux se manifestaient aussi violemment, il n’y avait qu’une raison. « Nous devrions repartir. Tous. Ce théâtre a été le lieu d’événements qui nous dépassent. Nous ne devrions pas nous trouver ici. »
Sa voix était calme, une déférence y pointant avec panique. Il s’adressait à ceux, autour de lui, qui pouvaient l’entendre, pas seulement la rousse guerrière et les deux hommes. Il parlait juste assez fort pour que ses paroles ne tombent pas dans le vide, que la plupart entendent cet avertissement.

Ils voulaient se faire peur ? Soit. Mais pas ici. Pas dans ce lieu qui aurait pu passer pour un lieu de culte, si la présence de Sithis n’était pas aussi forte. Le monde était bien assez rempli d’horreurs pour avoir peur en le parcourant.
Il tourna la tête, le Cibellan, en entendant quelqu’un parler. Des mots, quelques peu confus, mais il avait clairement compris « sortie ».
Sortir. Une bonne idée. Pourquoi personne ne bougeait ? Lui-même, dans ces murmures et ces bruits, cette présence, ne se sentait pas de bouger. Une sortie. Il devait y en avoir une. « J’y connais rien aux théâtres. » murmura-t-il, plus pour lui-même que pour les gens à ses côtés. Ses yeux se levèrent vers le plafond. Peut-être... Enfin... c'était trop compliqué. Inatteignable.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Jeu 12 Avr - 22:14

Le soudain afflux de visiteurs réveille la méfiance de Faustine, et elle suit Malion le long des murs sans protester, surveillant attentivement les lieux tandis que son professeur laisse, lui, libre cours à sa curiosité. Elle ne comprend pas vraiment ce qu’il peut y avoir de si passionnant dans les vestiges étonnamment préservés du bâtiment, mais le vieux sage a ses lubies et la ménestrelle sait qu’il vaut mieux le laisser fouiner à son aise. Sa nervosité est d’une rare intensité : elle n’a que bien peu l’habitude de se trouver ici au milieu d’étrangers, qui plus est en dehors des terres d’asile que sont les vergers lagrans pour les mages du Sang.

Ces murmures dans l’ombre, que sont-ils ? Elle a la sensation de pouvoir presque comprendre ce qui se chuchote à la lisière de sa conscience – comme si le sens de ces paroles murmurées était là, à portée de la main, pourvu qu’elle se concentre. Sans réfléchir aux conséquences, curieuse de savoir ce qui se passe réellement, anxieuse également de localiser l’invisible, Faustine commet une erreur : elle abaisse des barrières mentales, réveillant la magie qui dort dans ses veines, et qui s’éveille dans une pulsation flamboyante qui étincelle dans ses prunelles. « Oh… ! » C’est tout ce qu’elle est en mesure d’articuler – il y a bien quelque chose avec eux, quelque chose de grand et de puissant, une vibration solennelle qui lui semble familière. L’ombre de Sithis plane sur l’endroit, et des rivières de sang ont coulé ici, jadis – elle en est convaincue, la petite mage soudain toute effrayée. C’est un frisson sinistre qui parcourt son échine – elle veut se tourner vers Malion, lui demander ce qu’il ressent, si lui aussi perçoit le regard du Sans-Visage sur eux, mais l’irruption d’un Outreventois spectaculairement roux l’en empêche. « Sire Teagan, un plaisir. » répond-elle presque machinalement, utilisant familièrement son prénom comme seule une musicienne se permettrait de le faire. Elle se tourne vers Malion, mais les quelques secondes de distraction de la ménestrelle ont permis au vieux sage de se faufiler Crisinthe sait où – et lorsqu’elle se tourne vers le luthier, il a avancé de quelque pas, la laissant seule au milieu de la salle.

Magnifique.
Pourquoi a-t-elle consenti à venir, déjà ? Une pensée nostalgique pour Marjolaine qui doit vraisemblablement être fort occupée à câliner Raiponce et Balian lui traverse l’esprit, et elle se promet de rentrer rapidement. Juste le temps d’une pensée, toutefois – ses sens de mage modeleuse sont toujours déployés, et elle a recensé par habitude les consciences à proximité lors de l’abaissement de ses barrières. Ses sens lui disent que deux d’elles sont toutes proches, mais – mais il n’y a personne, dans les parages immédiats, et sa crainte revient. Il n’y a que quelques marches, des colonnes encore intactes, et ces fresques sur les murs qui fascinaient tant Malian – des bas-reliefs qui n’ont de bas que le nom, tant ils sont grands – aussi hauts qu’elle.

Aussi… grands… qu’elle.
Délicatement, elle approche la main de la paroi – oh ! Là, juste sous sa paume, à quelques pouces de la surface lisse de la pierre sculptée, il y a, il y a – par Sithis tout-puissant, il y a une conscience qui dort. Comme une vivenef encore en cours de modelage ; comme un esprit balbutiant sommeillant avant la naissance. Oubliant toute prudence, elle approche encore la main et s’apprête à poser deux doigts contre l’effigie sculptée – mais bondit de frayeur lorsqu’un hurlement de terreur retentit dans les coulisses. Cette voix, c’est celle de Malion, par tous les dieux du Panthéon – qu’a-t-il dont été suivre dans l’ombre ? La panique s’empare de Faustine qui retire prestement sa main ; et de quelques pas, elle rejoint Teagan, saisissant ses doigts dans une impulsion pour y glisser les siens et s’y cramponner fermement, comme pour se rassurer. « Ça… ça nous guette. » souffle-t-elle dans un chuchotement angoissé.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Jeu 12 Avr - 23:45

Elle n’est pas sereine la guerrière. Cet endroit respire l’étrangeté. Elle s’attarde un instant sur les regards des personnes qui l’entourent. Celles-ci semblent toutes aussi troublées qu’elle. Cette histoire ne lui dit vraiment rien qui vaille. Un instant elle regrette d’avoir cédé à la curiosité. Elle est perdue et elle aimerait comprendre. Les paroles de l’homme aux cheveux longs trouvent toutefois une oreille attentive et elle relâche la pression sur le manche de son épée alors que les murmures se font puissants, plus nombreux.

A son tour, Anaïs pose une main sur un mur et détourne son regard vers les autres personnes présentes. Abigaïl s’est rapprochée de Rhapsodie cela la rassure. La Compagne ne craint rien. La chevaucheuse a encore bien du travail pour apprendre le maniement de son épée mais les quelques leçons qu’elle a reçues ont jusqu’ici porté leurs fruits.

Elle se souvient de cette ombre fugace qui a disparu derrière un rideau et aux paroles de l’homme qui suggère une fuite ce qui semble être l’idée de loin la plus lumineuse elle répond « On va sui… ».  Elle n’a pas le temps de finir sa réponse que déjà la porte aux lourds battants se referme la faisant sursauter. Et c’est presque de manière agressive qu’elle rétorque à l’homme « Car vous croyez que je m’y connais mieux que vous en théâtre ? ». C’est la peur et le défaut d’assurance qui provoquent un telle répartie et elle s’en excuse d’un geste de la main aussi rapide que les mots ont quitté sa bouche.

Anaïs fait un tour rapide des personnes présentes à ce moment-là dans la pièce. C’est là qu’elle la remarque ; une femme aux yeux cerclés de rouge touche une effigie au moment où un cri strident finit de lui glacer le sang. Elle est bien piètre guerrière que de sursauter à de telles situations. Les paroles de l’inconnu quant à la force inutile résonnent dans son cerveau. Elle n’a aucune solution et se retrouve démunie, armée seulement de son épée. Elle a l’obscure sensation d’être inutile ce qui la rend encore plus mal à l’aise. Elle soupire et se tourne vers Serenus interrogative. Il a peut être la solution lui, il est son seul soutien à cette heure en ces lieux et elle en a infiniment besoin. Elle se risque des mots qui sonnent comme une évidence :

« L’issue semble être derrière ce rideau » dit-elle afin d’être entendue par les plus proches d’elle. « Je suis armée si toutefois cela sert à quelque chose face à ce qui nous attend » poursuit-elle d’une voix peu assurée. Elle se rapproche de Rhapsodie et Abigaïl leur adressant un sourire le plus rassurant qui soit « Ne nous quittons pas d’une semelle ; je sais que vous êtes terrifiées mais je crains que notre échappatoire ne soit là haut » dit-elle en désignant à nouveau la scène.

Elle pourrait aller en avant Anaïs mais elle préfère laisser faire les autres et observer. Le tout est d’agir de manière réfléchie afin que chacun sorte d’ici sans encombre. La terreur qui se lit dans les regards de chacun semble avoir déjà commencé à faire des ravages… « Mais pourquoi je suis venue ici moi ? ». Une pensée exprimée à voix haute mais qui semble résumer celles de toutes les personnes réunies à cet instant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Ven 13 Avr - 0:50

Quelle idée saugrenue a-t-elle eu en évoquant à Rhapsodie le mystérieux Théâtre des Ombres ?

Son oreille habituée à recueillir les confessions n’a pu que s’attarder aux nombreuses rumeurs entendues à travers les rues de Chantemillet, alors qu’elle y accompagnait son client pour le festival. Peu désireuses de le déranger avec ses questions, Maelenn a gardé le tout pour elle, jusqu’à ce qu’elle rejoigne Rhapsodie. Un heureux hasard que de la croiser dans la charmante ville, et surtout : celle-ci avait les réponses à ses questions. Enfin. Des réponses, mystérieuses, qui n’ont fait que titiller sa curiosité. Nul besoin de plus, pour que les deux demoiselles intriguées décident de se rendre au Théâtre jadis dit de l’Étincelle par leurs propres moyens. Après tout, un tel endroit pourrait peut-être être remis à neuf, si une couronne, ou plus vraisemblablement un seigneur local, s’y penchait ?

La silhouette du bâtiment élève en elle un sentiment d’appréhension. Sois prudente, Maelenn. Ta curiosité ne t’a jamais fait de cadeaux. La vipère n’a pas fait le chemin avec elle jusqu’à Chantemillet. Gavriel veille aux côtés de Marjolaine et de Balian, protecteur d’écailles envers l’enfant qu’il considère sien, malgré tous les efforts de sa mage pour le (se) convaincre qu’il est, et sera toujours, celui de sa soeur. Un frisson de malaise la traverse, en voyant Noisette quitter Rhapsodie, et elle se demande si son propre Familier aurait fait de même. Jamais pourtant la harpiste ne ralentit le pas, s’armant de toute sa bravoure pour suivre sa collègue au coeur du théâtre. Il faut plus que quelques rumeurs pour réellement l’effrayer !

Son âme d’esthète est soufflée, alors qu’elle observe l’immense salle qui s’ouvre devant elles. La pièce est splendide, affichant les vestiges d’une splendeur passée qui ne semble étrangement pas très éloignée. Comme si tout avait été saccagé à peine la veille, laissé ainsi ensuite pour leurs regards ébahis. Oh, les concerts splendides qui devaient être donnés ici ! Les pièces admirables ! Admirative au point que pendant ces secondes, le malaise s’estompe, que pour ensuite revenir avec force lorsqu’une série de murmures s’élève tout autour d’elles. « Rhaps. » Un sursaut. Un murmure trop proche. Elle se retourne sur la porteuse de la voix. Abigaïl. La belle Chevaucheuse qu’elle ne connaît que de vue, que de nom, mais surtout de par l’amitié qu’elle partage avec Rhapsodie, et c’est donc avec respect qu’elle lui retourne son signe de tête. Respect, et sans doute un peu de soulagement. « Il ne faut pas rester ici. Partons. J’espère que v... »
Un bruit sourd, soudain.
Sors de là. La voix grave et impérieuse de Gavriel s’accorde à son désir, celui de fuir à toutes jambes. Tant pis pour la bravoure, tant pis pour le splendide théâtre. Un hurlement de terreur termine de la convaincre et elle le ferait, sans savoir que la porte principale est fermée, si son attention n’avait pas été captée par la vue d’une jeune femme brune, en pleine observation des murs. « Faustine ? » Un murmure incrédule, alors qu’elle reconnaît bel et bien la demoiselle devant les bas-reliefs comme étant son aînée. Si la Compagne a entretenue sa soeur de ses déplacements, la réciproque n’est pas vraie, et elle peut donc uniquement être surprise de la trouver en Cibella et non pas en Lagrance, aux côtés de son enfant. Elle tourne la tête vers Rhapsodie et balbutie, toujours sans réellement y croire : « Ma… ma soeur. » Il lui semble si irréel, encore, de pouvoir parler de sa soeur et d’ainsi désigner une personne bien vivante. Bien portante. Elle défait son étreinte de celle de la Cibellane, elle ne craint pas que la blonde soit en sécurité auprès du Phénix, et rejoint la dame de compagnie. Accrochée au bras de cet imbécile de Teagan le Sustain, qu’elle forcera peut-être un jour à manger sa propre cornemuse, en commençant par les tuyaux. Maelenn se fait donc un devoir d’ignorer le rouquin, comme s’il ne faisait pas plus de six pieds et n’était pas large comme une cheminée. C’est pourtant à sa suggestion d’autre sortie qu’elle répond, d’une voix suffisamment forte pour être entendue des quelques personnes présentes : « Normalement, dans un théâtre, il y a une entrée et une sortie pour les décors, les musiciens, le personnel. Vers les coulisses. » Là où personne ne peut les voir entrer et sortir, loin du luxe de la salle de spectacle. Là où elle ne désire pas aller.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Sam 14 Avr - 22:08

Il n’était pas fou, il avait bel et bien entendu un murmure dans le théâtre. Mais un murmure qui n’avait rien d’humain. Anaïs lui confirma qu’elle avait entendu la même chose que lui, et elle lui expliqua qu’elle avait entendu des personnes évoquer la bâtisse, et qu’elle avait toujours voulu vérifier ces dires. Il parait qu’une scène s’était arrêté ici, et que ses fantômes habiteraient encore les lieux. Serenus ne frissonna pas. Il avait déjà vu des fantômes, ce n’était pas eux qui allaient lui faire peur, ça non ! Il garda cependant une main sur son épée et suivit sa collègue qui se dirigeait vers un autre homme qui venait de faire son entrée. Et, pour son plus grand « bonheur », cet homme n’était personne d’autre que l’ami de sa défunte épouse, Gauthier Coeurbois. Serenus fronça les sourcils, et serra les doigts sur la garde de son épée. Il ne pouvait pas dire qu’il appréciait ce gars-là, après tout, il avait surement été le dernier à voir sa femme vivante. Anaïs, sans savoir que l’apothicaire et le guerrier étaient liés par un lien tressé par la Mort elle-même, parla, et dit qu’ils n’étaient pas ici pour rien, et qu’il fallait coopérer. Il s’approcha donc de Gauthier et le salua d’un mouvement de tête et d’un :

« - Coeurbois. Que faites-vous là ? » »

Il était vrai qu’ils étaient un certain nombre maintenant dans ce théâtre. Serenus pouvait à présent voir deux ménestrels, il y avait également Abigaïl, qui s’était approché d’eux avec une autre jeune femme. Le chevaucheur Lucas de Ilsavaitplustropquoi demanda s’ils avaient senti quelque chose, et Serenus se tourna vers lui. Il aperçu une ombre se faufiler dans l’obscurité, et se rapprocha de lui. Rien. Il posa une main rassurante sur l’épaule du garçon. Entre chevaucheurs, il fallait se serrer les coudes, même si Serenus ne l’avait été que l’espace de quelques semaines, dans une autre réalité. Il se surprit à espérer qu’Obédience fasse son entrée dans le théâtre pour soutenir son ancien compagnon. A la pensée du grand dragon vert, le cœur de Serenus se serra. Il entendit la voix d’Abi dire à une autre femme qu’il fallait partir et fut presque d’accord avec elle. Ce n’était pas rassurant, toutes ces voix, ces sons, ces ombres furtives. Gauthier répondit à Anaïs, disant lui aussi qu’il fallait repartir, qu’ils ne devaient pas se trouver là. Serenus changea alors totalement d’avis. Alors que l’apothicaire déclairait qu’il ne connaissait rien aux théâtres, qu’une femme annonçait d’une voix angoissée que « ça » les guettait, Anaïs décida de jouer aux protectrices et se demanda ce qu’ils faisaient là. Ils cherchaient tous une sortie.

Serenus, lui, aurait pu les suivre. Mais sa curiosité l’emporta. Il s’éloigna du groupe et se dirigea vers l’origine du murmure qu’il avait entendu en arrivant. Après tout, la porte était fermée. Le bruit de celle-ci se refermant l’avait surpris, mais, à présent, il était déterminé à voir ce qui se cachait là-dessous. Il s’éloigna et, après quelques pas, se retourna vers Anaïs pour lui dire d’une voix forte :

« -C’est pas quelques bruits suspects qui vont me faire peur. Cherchez une sortie si vous voulez, moi, je vais voir ce qu’il s’passe. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Lun 16 Avr - 0:40




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.3

Les Échos du Passé

30 mai 1003



Intrigue animée par Lemon Tart


Le Chant du Cygne

Une ancienne magie dort encore, en ces lieux. Ils l'ont tous sentie ; ou serait-ce une présence qui les surveille, depuis qu’ils sont entrés ? De toute évidence, quels que soient les êtres qui sommeillent ici, ils ne désirent aucunement les laisser partir. Il y avait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu tel rassemblement dans cette bâtisse d’un autre temps, que tant de vie ne s’était pas retrouvée entre ces murs ! Un courant d’air glacé semble traverser la salle, de son parterre aussi étendu que celui d’une cathédrale aux balcons qui culminent au-dessus de leurs têtes. Puis une ombre apparaît près des rideaux, laissant deviner une silhouette qui se dévoile peu à peu, le visage pâle et le regard vide.

Malion s’avance sur les planches de bois qui craquent sur son passage ; sur ses traits, un air impénétrable. Il semble tiré en avant, sa volonté disparue. Et il s’arrête, en plein milieu de la scène.

Dans le silence soudain qui se fait, il s’incline bassement face au public, à son public. Et quand il se relève, un nouveau souffle balaie le Théâtre et rallume les torchères alignées le long des murs, à espaces réguliers. Sans un mot, il se retourne, dos à la salle, puis se met à remuer les bras, tel un chef d’orchestre sans baguette ni musiciens. Quelques secondes, quelques instants tout au plus, car brusquement, un battement sourd résonne dans la salle. Il gronde, il vibre, il pénètre jusqu’au plus profond de l’âme. C’est le battement d’un tambour, puis d’un second, puis d’autres encore qui retentissent et emplissent toute la salle. Des percussions invisibles dont le son semble provenir de la scène où se tient cette unique silhouette aux gestes fermes et précis.

Que signifie cette mascarade ? Qu’arrive-t-il à Malion Ciselâme ?
Quels dangers guettent encore les imprudents visiteurs assemblés en ce lieu ?




Deuxième Tour

Consignes



IRL : du dimanche 15 avril au dimanche 22 avril (18h).
IRP : le 30 mai 1003, début d'après-midi

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable (Abigaïl, Anaïs, Faustine, Gauthier, Lucas, Maelenn, Rhapsodie, Serenus & Teagan). Si ce n’est pas votre cas, un petit MP à la Fatalité et nous verrons si vous pouvez intégrer le groupe !

• Le tour couvre le concert privé de Malion. :geu: Il n’a pas l’air lui-même, mais les tambours qui jouent vous paraissent bien réels. Vous pouvez essayer de trouver un moyen de sortir - l’entrée des coulisses est là d’où revient Malion :ange: - ou essayer de lui faire retrouver ses esprits, ou tenter de découvrir d’où vient cette musique. Faites preuve d’imagination, la Fatalité aime les dragonnets qui testent des choses. :red:

• Le Théâtre tient encore debout. Tout a l'air simplement détruit et abandonné à l'intérieur et il y a un gros trou au plafond. Pour le moment, il semble que vous ne pouvez pas en sortir.

• Votre magie fonctionne sans problème, mais les Familiers et dragons n'approchent pas le périmètre, ça les rend mal à l'aise.

• Vous êtes en Cibella, il fait plutôt bon et le ciel est découvert. :couronne:

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre deux de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords ! :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance, dragonnets ! :angel:




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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Lun 16 Avr - 8:19

La scène est vraiment étrange. Je ne connais personne ici, à part Abigail, de vue. Elle est aussi chevaucheuse. Je devrais peut être aller la voir pour que nous puissions organiser quelque chose. Nos dragons sont dehors après tout, peut être peuvent-ils nous aider. Mais pour lors, je suis comme hypnotisé par ce que je viens de voir et malgré mon apostrophe lancée à Anaïs, Serenus et Gauthier, je ne suis plus vraiment présent dans la réalité. C’est le rideau qui m’attire, cette sensation qui me fait retenir mon souffle depuis plusieurs secondes qui me retient. Mon regard est figé vers ce lieu où une ombre est passée. Effrayant certaines personnes présentes, passant inaperçu auprès des autres.
Alors que les autres discutent, se demandent ce qu’il se passe voire même suggère de sortir des lieux, la porte se ferme. Je n’y prends pas plus garde que cela, happé par ma curiosité de voir ce qu’il se passe vraiment ici. Mon côté cartésien voudrait croire qu’il s’agit de petits malins qui veulent nous faire peur, mais la parie de moi la plus croyante et ouverte d’esprit pense à des âmes errantes. Arès tout ce lieu est ancien et sans être médium, l’histoire de ses murs est chargée, cela se sent, se voit. Par ailleurs, les histoires qui y sont attachées le confirment.

Je me dirige alors vers l’origine du murmure, derrière le rideau … Finalement, Serenus et moi ne sommes pas loin. C’est pourquoi quand j’entends des bruits de pas je fais volte-face, prêt à me défendre. Quand je vois qu’il ne s’agit que de l’homme je soupire.

« Ce n’est que vous. Vous aussi êtes intrigué ? » je demande alors à Serenus, un homme que je ne connais pas.

Sans attendre sa réponse cependant, je continue mon chemin et je saisis le rideau entre mes mains. Je respire fort, inspirant profondément. Quelque chose me retient de tirer ce rideau, comme si j’allais découvrir la scène d’un crime derrière ou pire encore… Mais je ne suis pas devenu Chevaucheur pour être effrayé par tout et n’importe quoi et il y a déjà assez de personnes apeurées ici, alors autant se montrer fort et sûr de soi. C’est alors que David me rejoint rapidement. Et, c’est quand je prends mon élan pour tirer le rideau que de l’autre côté un homme pâle en sort. Mes yeux s’arrondissent alors que je me retourne vers David. L’homme s’avance puis s’incline et se retourne ….

« C’est quoi se délire ? » je chuchote à David toujours à mes côtés. Sans compter que je me sens un peu bête ‘être sur la scène alors que les lumières l’envahissent et qu’une scène très étrange se joue sous nos yeux.

Malgré tout, je prends sur moi et me dirige vers l’individu. Il est peut-être tout simplement sous l’emprise de quelque chose…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mar 17 Avr - 21:39

La jeune femme espère que l’un des guerriers, ou des Chevaucheurs, prenne les devants afin de chercher une autre sortie au Théâtre des Ombres. Son voeu semble exaucé, alors que trois hommes s’avancent vers la scène et le rideau qui la cache, afin de découvrir ce qui peut bien s’y tramer. Peut-être est-ce uniquement un animal perdu, terrorisé, qui tente de s’échapper ? Il n’y a aucun animal, où tu es. Aucun, pas même magique. Avant que l’un des hommes puisse écarter le rideau, celui-ci laisse passer la figure impénétrable d’un homme d’un certain âge. Maelenn ne connaît pas le mentor de sa soeur aînée, mais même d’où elle est, elle peut voir l’écarlate pulser dans ses yeux. Des yeux vides, vitreux, qui ne semblent pas les voir.

Ceux assemblés dans la salle se taisent, intrigués par l’étrange spectacle que semble leur préparer le mage du Sang. Une révérence profonde, devant le public bigarrés qu’ils constituent, puis l’homme se relève et leur tourne le dos. Il ne faut pas longtemps à la musicienne avant de comprendre la signification des gestes de l’homme, qui n’auront sans doute aucun sens pour les néophytes. Malion Ciselâme est le chef d’orchestre de ces musiciens invisibles, autant que leurs instruments, et la précision de chacun de ses gestes fait vibrer la scène de percussions puissantes. Les torchères rallumées amplifient l’étrangeté de la situation, tout en lui donnant un caractère… presque beau. Presque noble. Il y a certainement de la beauté, oui, dans l’incongruité de la scène, dans les mouvements effectués par le mage, dans la musique qui les entoure et les enveloppe.

Quelque chose murmure à son oreille, une voix qu’elle est incapable de chasser et qui bien vite surpasse celle inquiète de son Familier. La voix murmure à son esprit, désormais, et s’imprègne tout à fait de son corps, jusqu’à le faire sien. Les images qui scintillent derrière ses paupières sont aussi splendides qu’inconnues, une aura floue entourant chaque détail. Passé, présent et avenir emmêlés dans les brumes qui règnent dans son esprit. La voix murmure dans chaque fibre de son être, puis s’approprie la sienne, de voix. Une voix dont les notes graves d’abord se confondent avec les percussions, alors que Maelenn entrouvre à peine les lèvres. Notes qui ensuite, dans une inspiration aussi discrète que puissante, s’envolent jusqu’à surpasser les tambours pendant quelques secondes, et ensuite parfaitement s’y lier. Elle chante dans une langue perdue et oubliée, une lamentation déchirante aux sonorités étrangères, portées par la riche voix de contralto de la harpiste et les rythmes envoûtants des tambours invisibles. Tout son corps, toute son âme, dévoués à ce chant inquiétant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mer 18 Avr - 13:35

Elle reste perplexe, prudente même quant à ce qu’il se passe en ce moment dans ce théâtre. Aux côtés de Rhapsodie et Abigaïl elle fait ce qu’elle a toujours souhaité, protéger. Les va et vient se poursuivent sous son regard appuyé pour comprendre ce qui peut les avoir conduit tous à se retrouver ici dans des lieux où la mort semble n’avoir pas terminé son lent travail de destruction.

Elle a entendu Serenus s’adresser à cet homme qu’il a appelé Gauthier. Le ton de sa voix l’a quelque peu surprise mais ce n’est pas vraiment les données du problème puisque déjà le jeune chevaucheur se dirige sur scène. Quel imprudent que ce garçon. Elle débute mais elle sait qu’il est fort inutile de foncer tête baissée. Elle approuve Serenus qui lui se dirige vers les bruits également.

« Faites donc, je reste en retrait au cas… » une fois de plus elle ne peut finir sa phrase. Déjà cet homme sort des coulisses. Bouche bée , son regard se fige sur la scène qui se déroule sous ses yeux. Les battements de tambour la font  vibrer jusque dans ses côtes. Elle ressent la musique même si la douceur n’a pas lieu d’être.  Les coups sont lents, brutaux, prenant littéralement le cœur de chaque personne présente.  D’un pas elle s’éloigne de ses deux amies, d’un autre elle se rapproche de la scène jusqu’à entendre une autre jeune femme chanter.

« Ce n’est pas normal » Une évidence que ses paroles à cet instant fort lugubre mais elle ne sait pas quoi faire pour aider. Aussi  elle adresse un regard entendu à Abigaïl à qui elle s’adresse d’une voix qui retrouve un peu d’assurance « Tu te souviens de nos enseignements ? Je ne sais pas si la force servira à quelque chose mais au cas où tiens-toi prête d’accord ? » Elle regarde Rhapsodie aussi lui souriant d’un air entendu, essayant tant bien que mal de la rassurer d’une façon fort maladroite.

A son tour Anaïs se rapproche de la scène, elle se concentre pour ne pas être perturbée par ces bruits de tambour.  Elle s’adresse à Serenus à peine plus loin mais aussi à tous ceux qui pourraient avoir un semblant de courage en ces lieux.

« Je ne suis pas sûre qu’il soit très prudent d’aller voir ce qu’il se passe en coulisses vous ne croyez pas ?» Ce n’est pas de la peur c’est plutôt une attitude qui se veut raisonnable. D’ailleurs, elle ne sait pas ce qui lui a pris d’oser prendre la parole devant tant de personnes qui lui sont inconnues.  Sa tenue de guerrière, son arme est censée rassurer les personnes dépourvues de quelconque magie ou arme de combat. Finalement, Anaïs choisit de ne pas monter sur scène, elle veut trouver une autre issue alors pour elle-même mais aussi pour les autres elle se décide de chercher l’origine de cette mélodie « Serenus il faut que l’on trouve une autre issue, il doit bien y avoir un escalier, ailleurs, une porte dérobée, faisons le tour de cette pièce ».

Anaïs a pris les choses en main, au-delà de la peur que lui inspire cette situation, elle est bien décidée à sortir d’ici vivante accompagnée de toutes ces personnes qui qu’elles soient.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mer 18 Avr - 18:09

Cet édifice était vraiment très impressionnant ! Serenus, malgré sa carrure de taureau, se sentait tout petit. Il imaginait alors Melinda, ici, avec lui. Elle aurait surement adoré cet endroit. Le guerrier soupira, quelque peu dépité. Bon, pas de fantômes ici. Peut être là bas. Serenus fut bientôt rejoint par le petit chevaucheur, Lucas. C’est drôle, mais ce garçon lui rappelait étrangement son ami Neve l’Embrun. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas eu de nouvelles de lui, et cela l’inquiétait beaucoup. Il était attaché à ce chevaucheur frêle mais rempli de surprises. Et Inespéré… Serenus n’avait jamais vu plus beau dragon que lui, à part peut être Obédience.  Il se tourna vers le chevaucheur qui lui demanda s’il était aussi intrigué. Serenus secoua la tête. Non, il n’était pas si intrigué que ça, juste curieux. Une curiosité presque enfantine. Les fantômes ne faisaient pas peur, ils étaient comme eux, en plus transparent, plus blanc, plus…. Mort en fait. Serenus regarda le garçon et lui dit :

« - Non, j’me demande juste ce qu’on va trouver. »

Un autre chevaucheur les rejoignit, et Serenus suivit leur regard quand une ombre apparut près des rideaux. Serenus fit un bon en arrière, main sur son épée, avant de se rendre compte que c’était un esprit, un fantôme. C’était un homme, au regard vide. Serenus connaissait très bien ce regard, c’était celui de la Mort. Des yeux qui ne voient plus, un regard sans aucune émotion, des yeux figés à tout jamais. Serenus se refusa de frissonner, et recula pour laisser passer l’apparition. Main toujours sur son épée, il l’observa. L’homme fantomatique s’inclina, puis, étrangement, il se tourna face à la scène et remua les bras. Le guerrier pencha la tête. Mais que faisait-il ? Une sorte de danse ? Le guerrier n’avait jamais vu un chef d’orchestre à l’œuvre. Il était donc normal qu’il s’étonne devant un tel comportement. Une des femmes, comme envoutée par le fantome, se mit à chanter.

Serenus fronça les sourcils, et rejoignit Anaïs qui lui souffla qu’il n’était pas très prudent d’aller visiter les coulisses. Le guerrier ne répondit pas. Il restait persuadé qu’il ne courrait aucun danger. Le seul risque était que l’édifice s’écroule. Mais Serenus avait assez de bon sens pour ne pas se rendre dans des endroits trop abîmés par le temps. La jeune guerrière, lui dit qu’il fallait qu’ils trouvent une autre issue, et qu’il fallait pour cela faire le tour de la pièce. Le guerrier n’apprécia pas tellement qu’Anaïs lui donne des ordres, étant donné son jeune âge, et son manque d’expérience. Il croisa les bras mais, en bon cibellan, finit par obéir sans broncher. Il se dirigea vers une des extrémités de la pièce, et fouilla les murs, les meubles, et même le sol, en quête d’une échappatoire. Il ignora tant bien que mal le chant de la femme, mais c’était difficile.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Mer 18 Avr - 22:03

Elle le ressent au fond d'elle. Il faut trouver une sortie de secours. Il faut fuir. Mettre Rhaps à l'abri. Mettre tout le monde à l'abri. Un courant d'air glacé joue avec ses cheveux flamboyants, faisant presque éteindre le feu qui brûle en elle. Petite, sort de là tout de suite ! Au rugissement de Royale se mêle les émotions paniquées de Tatou. Pourtant il est trop tard. Royale et Tatou le savent. Le Théâtre les retient en son sein et ne les laissera partir que lorsque ce qui doit être fait aura opéré. La Chevaucheuse, les sens en alerte, reste attentive au moindre détail. Elle le voit, le rideau bouger et une silhouette se découper peu à peu dans l'obscurité. Un homme s'avance. Elle le fixe, rassemblant son énergie, prête à laisser échapper sa magie... mais il se tourne et agite les bras dans des gestes compliqués et fluides.
Boum.
Le tambour résonne. Il fait vibrer son âme entière. Abigaïl attrape la main de Rhaps dans une attitude protectrice. Comme pour être sûre qu'elle est bien là. Puis le deuxième tambour. Et un troisième. Et c'est tout une mélodie de percussion invisible qui s'élève dans le Théâtre, les faisant trembler comme si leurs corps répondent à la musique. L'Outreventoise n'a jamais été très doué en musique. Elle n'a pas l'oreille spécialement musicale, même si elle écoute toujours Rhaps jouer avec plaisir. Mais ce n'est pas son domaine de prédilection et cette étrange musique invisible lui échappe. Et ce qu'elle ne comprend pas la plonge dans une grande perplexité. Elle est mal à l'aise, Abigaïl. Toutefois, elle ne supporte pas de rester inactive. C'est la voix d'Anaïs qui la ramène à la réalité. La guerrière a repris son entraînement une fois Serenus parti pour Lorgol. Elle hoche la tête, serrant le pommeau de ses armes légendaires.

-Je sens que ma magie fonctionne, confie-t-elle néanmoins.

Elle n'est pas encore très à l'aise avec une arme à la main et ne les utilisera que en dernier recours. Surtout lorsqu'elle peut compter sur son efficacité au niveau de sa maîtrise de la magie. L'idée de créer un trou dans la paroi pour les faire tous fuir l'effleure quelques minutes mais elle l'efface bien vite. Elle risque de faire écrouler le Théâtre entier sur eux. Sans compter que, malgré l'atmosphère désagréable qui s'y dégage, il reste un monument historique dans le patrimoine de Cibella. La Chevaucheuse n'a pas envi de réitérer l'épisode de la forêt lorsqu'elle a commencé officiellement sa carrière. Elle presse une fois encore la main de Rhaps.

-Fait attention, je vais faire le tour, voir s'il y a quelque chose...

Elle ne termine pas sa phrase. Une voix se joint au tambour. La voix de la Compagne qu'elle connaît de vue et dont Rhapsodie lui parle souvent. Une amie, visiblement. La Chevaucheuse tressaillit. Elle aussi semble posséder.

-Tu veux bien... rester avec moi ? ajoute-t-elle, soucieuse de ce qui peut lui arriver.

Elle ne tient pas à la voir se mettre à jouer de la lyre, possédée par une quelconque magie étrange. Non pas qu'elle soit inquiète de rester seule, mais elle est surtout soucieuse de laisser Rhapsodie ainsi sans protection contre des forces invisibles. Néanmoins, il est de son devoir d'aller investiguer de plus près pour tenter de trouver une issue et sauver tout le monde. Partagée entre deux décisions difficiles, Abigaïl ne sait trop comment réagir. Mieux vaut garder Rhaps auprès d'elle tout en fouillant la pièce. Et puis, peut-être que sa magie lui sera utile. Si Rhaps a une prédiction, il est toujours bon de les écouter. Alors elle attend la réponse de son amie, tiraillée entre son cœur et sa raison.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Jeu 19 Avr - 19:16

Définitivement, aussi longtemps qu’il resterait là, Serenus ou non Serenus, le Coeurbois ne se sentirait pas bien. Peut-être était-ce stupide, mais de fouler ainsi un lieu qui aurait pu lui sembler sacré lui était insupportable. De se savoir ne pas pouvoir y porter des respects convenables, de sentir, juste là, cette présence qui l’accompagnait dans ses accomplissements les plus secrets – et dont il était le plus fier ! Avec un regard froid, il regarda la troupe qui l’avait accaparé un instant se diriger vers le rideau. Il ne les suivrait pas. La lumière relative du jour qui leur parvenait leur jouait sans doute des tours, mais les ombres non.
Les ombres ou les hommes, car un homme surgit de derrière le rideau. En plein sur la scène, et ses gestes si assurés ! il semblait les convier à un spectacle qu’il jouerait par passion. Et puis la musique.
Lourde. Profonde. Des tambours invisibles, qui résonnaient dans le cœur et à l’arrière de sa gorge. Battements incessants, angoissants, auxquels sa propre anxiété ne faisait que s’ajouter. La voix d’une des leurs, de leur petit groupe disparate – et était-ce Rhapsodie qu’il apercevait, si près ? – s’éleva, pour se mêler à la musique angoissante.
De mieux en mieux.

Il était droit, Gauthier, comme prêt à bondir sur la moindre chose qui lui permettrait d’avoir quelque peu d’emprise sur la situation. Pas de se l’approprier, non, juste de ne pas avoir la sensation d’être un simple jouet, le prisonnier d’une macabre farce. Ses doigts se portèrent à sa ceinture… Non, il l’avait dit lui-même, les armes ne leur serviraient que peu. Définitivement. Ils étaient sur une terre de magie, où celle-ci pulsait trop profondément pour être atteinte par les armes. En revanche, assommer un être physique, juste pour couper un peu à l’ambiance oppressante, pouvait se réaliser. Il coula un regard vers la chanteuse, avant de se raviser. Quel serait le prix, s’il l’empêchait de chanter ?
Il réfléchissait trop. Son instinct le poussait à se rapprocher de la scène, à trouver d’où venait le son.  Mais il y avait derrière lui des gens… Et Rhapsodie, surtout, qu’il avait reconnu, il en était quasiment sûr. Protecteur un jour d’une enfant, seize ans plus tard il avait toujours envers elle un élan d’affection fraternel. Et puis, avec l’autre abruti de guerrier, elle était la seule à savoir le secret tatoué sur sa peau. Mais elle était en bonne compagnie. En sûreté.
Il longea le mur où il se trouvait, ses doigts courant le long. Il cherchait la source du son. Une cache, même si apparemment Serenus semblait faire la même chose. Il voulait trouver ces tambours : ce ne pouvait être une illusion, pas vrai ?
Ses pas le rapprochèrent de la scène. Son regard se leva, mais il n’y mit pas le pied. Rien.
Que des ombres dansantes, vestiges du passé, dansant au son des tambours. Sur les planches, l’homme continuait ses gestes, dans des mouvements presque fascinants. Une idée traversa son esprit. Autour non. Dessous, peut-être ? Il s’accroupit, ses doigts effleurant le bord de la scène, cherchant des aspérités, en observant le tracé, aussi loin qu’il le pouvait. La rousse qui l’avait abordé plus tôt s’était tenu de l’autre côté de celle-ci. Il pouvait toujours essayer. Se battre contre des ombres ne mènerait à rien.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Ven 20 Avr - 21:21

Un cri. Et cette main qui s'accroche à  la sienne. Il est surpris, l'Outreventois, le regard tournéé vers la ménestrelle.

Il n'est pas le seul, semble-t-il, à trouver l'endroit angoissant. Plusieurs personnes autour de lui expriment leur désir de quitter les lieux sur le champ. Pourtant, la tâche paraît plus ardue que prévue. Seule une femme, qu'il n'avait pas immédiatement reconnue, fait preuve de bon sens en mentionnant les entrées des artistes et autres artisans du spectacle. Teagan ne lui jette qu'un regard bref quand elle s'approche, sans trop s'attarder, et il lève les yeux vers la scène à l'instant où du mouvement survient dans cette direction. Interdit, il observe en silence la mise en scène macare qui se déroule devant lui. L'homme qui accompagnait Faustine est désormais sur la scène, et les salue en un geste impeccable qui n'est pas sans lui rappeler des virtuoses bien connus. Teagan fronce les sourcils et au fond de lui, l'angoisse se fait plus forte, plus intense. Et c'est à cet instant qu'ils résonnent.

Les tambours.
Sons graves et péntrants, ils vibrent dans tout son être, jusqu'à son âme, même. Il les sent autant qu'il les entend, qui battent le rythme dans ce théâtre oublié. Peut-être pas si oublié ? Il a la gorge nouée et son regard, clairement terrifié, est également fasciné. Le musicien perçoit les temps, marqués avec précision et joués avec une telle intensité... C'est beau, ne peut-il s'empêcher de penser. C'est beau, c'est émouvant, c'est intriguant mais c'est surtout sinistre. Il a des frissons qui courent le long de son dos et il met quelques instants avant de réaliser qu'ils sont provoqués par d'autres notes, ajoutées à la mélodie.

Teagan tourne la tête et il aperçoit la Compagne, totalement immobile si ce n'est ses lèvres qui laissent passer un chant... superbe, déchirant. Sa voix est juste, elle porte les émotions et il ne sait plus que penser de tout cela. Il ne réalise pas que des gens déambulent autour de la pièce, il ne parvient qu'à écouter cette musique qui s'accélère et qui le prend aux tripes. Au fond de lui, il sent que quelque chose ne va pas, il ne peut pourtant détacher les yeux de ce spectacle. Le chef d'orchestre, sur la scène, la chanteuse dans la salle, les tambours invisibles qui vibrent tout autour.

Il se tourne vers la Compagne dont le chant emplit la salle et, de sa main libre, agrippe un instant son épaule avec une certaine hésitation, espérant ainsi la sortir de cette... transe dans laquelle elle semble plongée. Impossible de la faire réagir, aucun tressaillement dans sa voix, elle ne paraît pas le moins du monde troublée par son geste. Alors il reporte soudainement son attention sur la ménestrelle et c'est là qu'il remarque que sa main est toujours serrée contre la sienne. Un peu embarrassé, il cherche à s'en détacher, quand il aperçoit les traits absents de la jeune femme. « Ma dame, tout va bien ? » murmure-t-il, dans un souffle. « Faustine ? » reprend-il, comme pour accaparer son attention. « Nous devons sortir d'ici. » ajoute-t-il en tirant légèrement sur son bras pour l'inciter à l'accompagner. Peine perdue semble-t-il. Car elle paraît bien décidée à ne pas bouger de là.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Ven 20 Avr - 22:19

Est-ce que c’est Gauthier, non loin, qui vient de prendre la parole ? Elle en a bien l’impression. Quelle étrange coïncidence que de le retrouver dans un tel lieu, alors qu’elle ne s’y attendait pas ! Elle aimerait aller le voir, le serrer dans ses bras, lui demander des nouvelles de Gisèle qu’elle n’a pas revu depuis longtemps ; mais ce n’est pas le moment, et elle n’a aucune envie de quitter le bras de Maelenn. Pas tant qu’ils ne seront pas tous en-dehors du théâtre.

Et Rhapsodie tressaille légèrement en entendant son prénom murmuré non loin d’elle, mais un sourire rassuré se pose sur ses lèvres quand ses yeux se posent sur un visage qu’elle connaît par cœur. Abigaïl est là, elle aussi ! Et elle est rassurée, Rhapsodie, de savoir sa meilleure amie, sa sauveuse de toujours, non loin d’elle. Et elle ne peut qu’hocher doucement la tête quand elle l’invite à partir, prononçant les mots que la muette pense si fort, et qui font tant écho à ceux de Gauthier ! Mais un bruit sourd résonne soudain alors que la porte se referme, et elle sursaute à nouveau. Ils sont… prisonniers ? Et ce cri affreux qui lui glace le sang ne la rassure en rien. Elle regarde sa Chevaucheuse d’amie, l’air alarmé, avant de reporter son attention vers Maelenn, qui lui indique avoir reconnu sa sœur. Un hochement de tête, et les deux Compagnes se détachent l’une de l’autre, Rhapsodie se rapprochant un peu plus d’Abigaïl. Elle se détend un peu en reconnaissant Anaïs, qui se rapproche d’elles pour venir les rassurer. Rhaps ? Tout va bien. Abi, Gauthier et même des guerriers que je connais sont là, il ne m’arrivera rien. Sois prudente, Rhapsodie.

Elle hoche la tête, approuvant les paroles de Maelenn. Les coulisses sont peut-être leur seul échappatoire, même si elle n’a aucune envie d’y mettre les pieds – pas après ce qu’elle vient d’entendre. Elle s’apprête à bouger pour ouvrir son sac et en tirer son carnet afin de pouvoir s’exprimer un peu, elle aussi, mais du mouvement sur la scène l’interrompt. Et elle écarquille les yeux en voyant un homme d’un certain âge s’avancer vers eux, l’air absent et le visage pâle, avant de leur faire… une révérence. Il se redresse et se retourne, avant d’initier des gestes précis, qu’elle reconnaît aussitôt, en tant que musicienne aguerrie. Il bat la mesure. Et soudain, un tambour se fait entendre, grave, sourd, lent. Et le souffle coupé, elle en entend un autre, puis encore un autre, s’ajouter par-dessus.

Dans d’autres circonstances, elle aurait été subjuguée ; mais quand elle entend Maelenn, sa Maelenn, son amie, se mettre à chanter des mots incompréhensibles, la terreur la prend à la gorge. Que se passe-t-il ? Pourquoi chante-t-elle ? Qu’est-ce que cela signifie ? Elle enserre violemment la main d’Abigaïl, comme pour puiser de la force en son amie. Et elle hoche la tête quand elle l’invite à rester avec elle. Elle ne veut pas la laisser repartir loin d’elle, c’est hors de question ! En réponse, elle acquiesce, et la tire doucement par la main pour l’entraîner vers la scène, malgré sa peur. Elle évite de regarder sa collègue, bien trop mal à l’aise, et se dirige vers la scène. Là, elle hésite, mais y grimpe comme elle peut, avant de se diriger vers le fond de la scène, en s’assurant qu’Abigaïl la suit bien. Elle veut comprendre d’où sortent ces tambours. Elle veut trouver une sortie. Elle veut s’occuper l’esprit pour ne plus penser à Maelenn et son chant. Elle ne sait pas trop ce qu’elle veut trouver exactement, mais ses yeux parcourent rapidement les environs, à la recherche de quelque chose.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   Sam 21 Avr - 22:02

Si son attention n’avait pas été régulièrement détournée par les battements de tambour et le chant dans un langage inconnu, peut-être Gauthier aurait-il pu espérer trouver quelque chose d’utile, le nez collé contre les planches presque et ses cheveux, définitivement, les balayant. Au moins, il pourrait se reconvertir si un jour il décidait de rendre son masque. Pensée stupide : il s’était après tout voué à la Sombre Mère jusqu’à la fin de ses jours, et ne comptait pas y déroger. Son amour et sa dévotion pour elle étaient bien plus forts qu’une future carrière de balayeur de scène maudite d’un théâtre abandonné cibellan. Des pas lui firent, cependant, lever la tête.
Parce qu’ils résonnaient sur la scène qu’il tentait de comprendre, les pas, et que bien que presque légers… Son regard évita soigneusement le chef d’orchestre – ou chasseur de mouches, il ne savait pas bien – pour se poser sur deux silhouettes, en direction des coulisses. Et il était prêt à parier un an avec les cheveux courts que l’une d’elle était Rhapsodie.
On avait les instincts fraternels que l’on avait, et le besoin de protéger les plus faibles. Un vice, peut-être, pour l’être tant épris de justice qui aurait dû être capable de tuer indistinctement. Son Ecoutante le lui ferait sans doute remarquer, un jour. Mais pour l’heure, dans ce théâtre abandonné où flottait une ambiance angoissante et l’impression que les Dieux qu’il priait avec ferveur marchaient avec eux, il n’avait qu’une seule pensée.

Protéger la petite qu’il avait autrefois sauvée. Même si elle semblait bien accompagnée. Définitivement, se diriger vers le fond, non-loin d’où sortait l’autre chasseur de mouches n’était pas la meilleure des idées. Combattant sa répulsion, il grimpa sur scène à son tour. Les planches craquèrent légèrement, puis se turent, noyées sous les tambours. Il était encore agile, malgré son âge qui avançait.  « Rhapsodie. » appela-t-il, juste assez fort pour qu’elle l’entendit, sans couvrir le son du tambour, alors qu’il les rejoignait.
« Pas question que je vous regarde vous aventurer dans ces zones d'ombre, près des coulisses, seules. Même si je vous sais plus que capable de vous défendre. » fit-il en s’expliquant, parlant autant à l’inconnue – il avait bien une idée de son identité, mais il préférait rester prudent – qu’à sa jeune amie. Il avait une main sur la dague à sa ceinture… Même si les choses les plus létales se trouvaient probablement enfouies dans les recoins les plus secrets de sa tenue. « s’il arrivait quelque chose, j’l’aurais sur la conscience. Laissez-moi vous accompagner. »

Il s’enfoncerait dans les recherches, même jusque dans les coulisses à leur suite, si elles acceptaient. Enfant adopté de la Mort et de la Vengeance, dévoué à les servir, il pourrait au moins finir par deviner pourquoi leur présence ici semblait l’affecter. Eventuellement une sortie, avec.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.3 • Le Chant du Cygne   

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