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 Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch

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Les Guerriers
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Message Sujet: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Dim 15 Avr - 20:38


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Martial de Bellifère & Octavius le Rouge

Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch

On plante des navets



• Date : Le 10 avril 1002 (trame alternée).
• Météo (optionnel) : Chaud, en ce printemps belliférien, mais pas caniculaire. Agréable.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Le duc Martial de Bellifère désire rencontrer le Maréchal de Serre, Octavius Fer-Vaillant, afin de voir s'il aurait sa loyauté dans un potentiel putsch. Entre Bellifériens, il est certainement possible de trouver un terrain d'entente.
• Recensement :
Code:
• [b]10 avril 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3603-quand-on-veut-etre-sur-de-son-coup-on-ne-pratique-pas-le-putsch]Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch[/url] - [i]Martial de Bellifère & Octavius le Rouge[/i]
Le duc Martial de Bellifère désire rencontrer le Maréchal de Serre, Octavius Fer-Vaillant, afin de voir s'il aurait sa loyauté dans un potentiel putsch. Entre Bellifériens, il est certainement possible de trouver un terrain d'entente.


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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Dim 15 Avr - 22:00

Il y a déjà quelques semaines, qu’Octavius n’a pas mis les pieds dans son duché natal. Il a pris l’habitude des glaces d’Ibelin, du froid de Valkyrion, et même de la gastronomie du duché du Savoir, mais vraiment… ce n’est en rien semblable à revenir chez soi. À la maison. Dès que Cobalt a survolé les plaines rougies de Bellifère, les monts et vallées fertiles, les regroupements d’animaux et les maisons octogonales si typiques, l’homme s’est senti bien. Une sensation de bien-être qui subsiste encore, alors qu’il arrive à la caserne d’Hacheclair afin de passer des habits moins… rudimentaires.

On ne rencontre pas un duc de la même façon qu’on voltige.

À l’armure de Voltigeur se substitue les vêtements plus officiels, plus soignés, et ses cheveux courts sont nettoyés de la poussière rougeâtre qui flotte dans l’air de tout le duché. Il y a un réel soin, dans sa préparation, sans pourtant s’abaisser aux ridicules poudres et parfums qu’affectionnent ces tapettes de Cielsombrois. La loyauté d’Octavius va tout aussi bien à son duc qu’à son empereur, et c’est donc un grand honneur de rencontrer le seigneur de la Guerre. Puis, cela lui change des activités monacales et la paperasse que suppose le poste de Maréchal de Serre. Un poste prestigieux, qu’il est fier de tenir avec fermeté et sérieux, mais qui est certainement moins excitant que de parcourir les cieux sur le dos de Cobalt.

Les Voltigeurs d’Hacheclair le saluent avec le plus grand des respects et lui proposent d’attendre afin de rencontrer le capitaine le Harnois. Une rencontre qu’il évite en prétendant devoir immédiatement se rendre au palais - on n’est pas en retard, avec un duc. Il veut surtout éviter de croiser Richard, dont il sait bien trop mesurer les ambitions au sujet de son poste pour apprécier pleinement le caractère martial avec lequel il maintient ses hommes. Vaut mieux arriver en avance à la forteresse ducale et ne pas se farcir la gueule de gargouille de son confrère. Ça sera mieux pour l’humeur de tout le monde. Surtout la sienne.

On l’annonce rapidement, dès qu’il met pied au palais, et on le dirige jusqu’au bureau du duc. On lui ouvre la porte sur l’homme, auquel il accorde un salut respectueux, sans toutefois s’abaisser au plancher. Rien de ridicule. Tout de très calculé, très rigide, très droit. Il ne faudrait pas se perdre en salamalecs inutiles, devant un homme qui n’aura aucune affection envers des manières hypocrites. Ce n’est pas leur premier entretien, mais celui-ci à quelques allures de mystère, alors que la raison de sa convocation n’a pas été spécifiée. Un mystère qu’il laissera à Martial de Bellifère tout le soin de dissiper. « Votre Grâce. C’est un honneur de vous rencontrer à nouveau. »

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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Ven 20 Avr - 17:52



« Deux. »
Le chiffre résonna dans le bureau, fermé, du duc. Entre les pierres de la forteresse imprenable – selon les dires des Bellifériens, en tout cas –, la lourde porte de bois isolait complètement la pièce du reste du monde. Nue, la pièce : pas de tentures, à peine ce bureau, massif, et ce siège dans lequel Martial était assis. Une bibliothèque, dans un coin, un âtre peu utilisé. Une pièce nue. Vide. Reflet de son âme, peut-être. Les mains jointes, les serrant nerveusement, il contemplait en face de lui son général qui venait, sans sourciller, lui annoncer la nouvelle.
« Pour que nous soyons clairs, Septimus. Vous demandez à me voir, de toute urgence, pour m’annoncer que deux de nos appuis les plus décisifs, dont Brumecor, ne se rallieront pas à nous ?
- Je pensais que vous auriez souhaité savoir….
- Je vois. » Le regard orageux, il ne cessait de serrer ses mains, jusqu’à en faire blanchir ses jointures. Stress. Ou envie de l’étrangler. « Brumecor est un lâche, mais il est puissant. Nous pouvons encore le gagner à notre cause. Mais Rougeheaume… Quand l’avez-vous appris ? »

En face de lui, le général avait l’air bien nerveux. Il fallait dire qu’il avait déjà essuyé bon nombre de colères du duc, et , bien qu’il le soutînt dans son entreprise audacieuse, qui ferait briller Bellifère et le révélerait comme le duché souverain – entre autre – , le jeune homme n’hésiterait pas une seconde à se débarrasser de lui.
« Il y a quelques heures. Sans leur appui, nous ne pouvons lancer l’offensive. Le fils du comte est un excellent stratège, et un meneur d’hommes apprécié… Brumecor, en revanche, pourrait être convaincu.
- Tous peuvent l’être, asséna Martial, froid. Il suffit juste de trouver la bonne motivation. Nous avons besoin d’eux. Je veux que mon duché marche derrière moi quand j’entrerai triomphant dans Ibelin. » Une armée belliférienne. Magnifique, mortelle et disciplinée. Des milliers de cœurs battant à l’unisson, un seul souffle. Un seul être, uniforme, sous les ordres de ce chef qu’était Martial.

« Arrangez-vous pour trouver un moyen. Il nous faut. Leur soutien. »
Quelques courbettes. Un salut, militaire, des remerciements, et la porte se refermait sur l’homme. Seul, enfin, le duc se donna le droit de respirer. Il savait que dans peu de temps, le Maréchal de Serre allait arriver. Qu’il faudrait là encore tester, séduire. Le rallier, lui aussi.
Un soupir. Long. Porteur de tous ses soucis. Martial aimait Bellifère, et il aimait son empire. Il voulait juste s’assurer que celui-ci soit le plus grand, et ce pour l’éternité. Leur empereur actuel ? Allons bon.  C’était comme s’il laissait la couronne ducale à sa fille ainée ! Une idée catastrophique. Ridicule. Le guerrier qu’il était ne pouvait supporter de voir l’empereur s’enliser dans l’inaction, quand Martial lui-même se mêlait à ses troupes quand il le pouvait.
En somme, Martial s’estimait plus légitime de mener leur empire à la gloire qu’un autre. Mais il s’estimait beaucoup de choses, et s’estimait beaucoup trop également.

Il n’avait pas bougé, perdu dans ses pensées, quand on annonça l’arrivée du Maréchal. Un mouvement de tête, avant que son regard ne se pose sur l’homme. Mesuré, mais respectueux : il connaissait sa place, les usages de son duché. « Maréchal. »Il prit la peine de se lever de son siège. Chaque geste, chaque souffle était calculé. Chaque déplacement. Il attendit que la porte se fut refermée, qu’ils soient seuls, à nouveau. « Je suis ravi de vous revoir à nouveau. Installez-vous. » Il lui désigna un siège, en face du sien. Plus un ordre qu’une invitation courtoise.
« Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoqué ici. »

Pas d’hésitation dans sa voix. Juste cette sincérité qui perçait, toujours. Pétri de discipline et vrai à ses enseignements, Martial mettait un point d’honneur à ne pas se perdre en circonvolutions inutiles. Enfin, il n’allait quand même pas lui annoncer de but en blanc ‘venez tuer votre empereur avec moi, merci’.
« C’est dans l’intérêt du plus grand nombre, et de Bellifère. Dans l’intérêt d’Ibélène. Vous qui avez une vue d’ensemble sur cet empire… Comment le décririez-vous ? »


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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Lun 14 Mai - 20:31

Le simple signe de tête lui est retourné. « Maréchal. Je suis ravi de vous revoir à nouveau. Installez-vous. » Il n’a pas de négociation possible dans le ton du duc et Octavius n’entend pas à rester debout, alors qu’on lui ordonne de s’asseoir. Il prend place dans le fauteuil qu’on lui désigne, sans perdre la droiture de sa posture. « Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoqué ici. J’ai confiance que vos raisons sont tout à fait justifiées et justifiables, mon duc. » Martial de Bellifère n’est pas un pauvre péquin du genre à le convoquer pour l’entretenir du beau temps. S’il est là, c’est qu’il y a une bonne raison, et Octavius espère pouvoir aider le duc dans peu importe son questionnement, ou son problème.

« C’est dans l’intérêt du plus grand nombre, et de Bellifère. Dans l’intérêt d’Ibélène. Vous qui avez une vue d’ensemble sur cet empire… Comment le décririez-vous ? Permission de parler franchement, Votre Grâce ? » Un simple signe de tête, positif, autorise au Maréchal d’exprimer clairement le fond de sa pensée. Il n’est pas amateur de la langue de bois et ne voit aucun intérêt à la dissimulation, mais les postes politiques comportent certainement leurs ennuyantes exigences. « Une majorité de nos duchés sont dirigés par des incompétents. Le duc Castiel ne fera pas encore long feu, le duc Anwar est entièrement dominé par la sultane Astarté et la princesse Rejwaïde, le duc Hjalden est fort probablement cocu sous son propre nez. Quant à notre empereur… L’homme marque un temps, ses yeux bleus dans ceux de Martial. On pourrait l’accuser de haute trahison, en tricotant un peu sur ce qu’il va dire, mais il a demandé à parler franchement. Ma loyauté envers l’empire m’oblige à lui accorder mon bras et mes ailes, mais il n’a plus la poigne de sa jeunesse et bien trop de concubines ambitieuses à ses côtés pour espérer encore avoir un long règne. » Il n’y a pas de manque de respect, dans ces mots mi-figue, mi-raisin. Sa Grandeur Augustus est un homme fort, intelligent, qui a connu de beaux jours, mais dès qu’un homme tend à trop s’adonner aux plaisirs de la chair et des plaisirs récréatifs… il mollit. Lui-même se restreint à une seule amante - et une de choix ! Plus que cela, trop de bâtards - et pire, de bâtardes - s’accumulent, trop de jalousies et de conflits se créent, et les meilleurs y perdent l’aiguisé de leur esprit. Il évite de parler de Bellifère, duché admirablement mené. La duchesse est bien le seul problème potentiel, à ne pas sous-estimer. Les vipères et scorpions du désert sont toujours à surveiller.

Octavius poursuit, en une conclusion qui lui semble raisonnable : « Nos armées sont gardées en respect, face aux forces lorgoises, mais elles ont un potentiel qui demande uniquement à être utilisé à bon escient. » Le coupe-gorge qu’est Lorgol est une immense épine, située à la tête du continent, et le Maréchal a bon espoir d’un jour réduire ces malfrats à néant. Si possible sous ses ordres.

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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Lun 28 Mai - 3:33

C’était tout de même magnifique, l’impression de puissance et de sérénité qui se dégageait de la pièce dans laquelle se tenait, assurément, deux des hommes les plus puissants de l’empire. La preuve qu’il n’y avait qu’un seul duché viable dont l’air n’était pas vicié par la puanteur de la décadence morale et de la faiblesse féminine. Les deux étaient d’ailleurs très souvent liées. La preuve irréfutable que Bellifère aurait pu et devait mener cet empire, qu’il survivait et avançait pendant que les autres s’enlisaient dans leur propre fange. L’entretien, dans le bureau aux murs bien trop épais pour que les mots puissent les traverser, renvoyait cette impression de maîtrise parfaite de leur être et de leur conscience, et que le sujet qui allait se discuter ici n’était certainement pas une de ces histoires frivoles dont semblaient raffoler des gens autrement moins importants qu’eux.
Martial n’avait aucun doute, concernant le Maréchal. Il avait en son peuple une confiance presqu’absolue. Le presque venait du fait que parmi la population de Bellifère, quelques femmes osaient se revendiquer assez importantes pour que l’on reconnaisse leur existence en tant qu’êtres. Et Martial n’avait certainement pas confiance en des femmes. Surtout depuis la ruine à laquelle Ermengarde avait failli mener leur magnifique territoire.
Il n’avait aucun doute, le concernant, et c’était bien pour ça qu’il ne l’empêcha pas de s’exprimer. Peu lui importait les mensonges que sa charge, sans doute, lui imposaient – les remarques ravalées, les assurances de sa fidélité, les abrutis avec lesquels il devait sans doute composer – , le duc lui avait demandé son point de vue sur un empire mourant qu’il comptait réanimer.

Sa réponse ne le déçut pas. Il avait vu juste. Le visage de Martial resta impassible tout au long de l’explication de l’homme, tandis qu’en son for intérieur il se réjouissait quelque peu. L’homme en face de lui, son regard bleu rencontrant le sien d’acier clair, partageait la vision catastrophique qu’avait le dirigeant d’Ibélène et de Lorgol.
« Je vous remercie. » C’était sincère. Froid, protocolaire presque, mais sincère. Son regard le quitta, se dirigeant vers une fenêtre et l’extérieur. Le soleil brillait, illuminant le ciel et le bout des terres que l’on devinait en contrebas. « Concernant Lorgol, le problème reste, pour l’heure, impossible à résoudre. Mais j’ai bon espoir que la situation s’améliore très rapidement. » Un instant. Le soleil plongeait l’extérieur dans une clarté presque jaune, couleur si loin du rouge furieux et vainqueur de Bellifère.

« Il faudrait être aveugle, ou singulièrement stupide, pour ne pas se rendre compte de ce que vous m’avez décrit. » Déjà il reprenait, son regard fouillant l’horizon. « Ibélène dérive et se morcelle, sous la coupe de dirigeants bien trop faibles pour redresser les choses. Même notre empereur s’est laissé corrompre. »
La pièce lui sembla bien sombre, alors que ses yeux retournaient l’inspecter pour trouver la silhouette de son interlocuteur. Dans son regard, il avait encore le ciel et l’extérieur de gravés, leur luminosité presque douloureuse.

« Nous devons y faire quelque chose. Sauver notre empire, nous qui le voyons sombrer. » Son ton ne montrait pas toute son excitation, toute son envie de le faire participer. De l’inviter, lui, soutien essentiel, à trahir Augustus et tout ceux qu’il s’était engagé à défendre. Ce n’était pas une véritable trahison si c’était pour leur bien. « Par n’importe quel moyen. Si nous laissons l’infection, la faiblesse se répandre, nous courons à notre perte. Vous êtes un homme droit et fort, Maréchal, et dévoué à Ibélène. Et Ibélène a besoin de nous. »
Nous. Comme si ce n’était pas juste le souhait d’un gamin qui rêvait un peu trop de devenir empereur.

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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Jeu 26 Juil - 17:41

Le duc de Bellifère n’offre aucune émotion visible, à l’entente de ses mots. Il pourrait tout aussi bien être satisfait que planifier son exécution, à cet instant, et Octavius est prêt à ces deux éventualités. Ce monde n’est pas tendre, il ne l’a jamais été avec lui, le fils du Val qui a su étendre ses ailes pour voler au-dessus de sa pauvreté, et il ne le deviendra pas aujourd’hui, qu’importe sa haute position. « Je vous remercie. » Verdict positif. Sa tête ne roule pas encore. Un signe de tête, bref - remerciement à ce remerciement protocolaire, mais qui témoigne d’une véritable satisfaction chez le souverain de la Guerre.
Ils sont rares, ceux qui réussissent à tirer autant d’amabilité de Martial de Bellifère, et Octavius Fer-Vaillant est un privilégié, en ce sens. Il n’ira jamais s’en vanter, mais la chose lui fait certainement un malin plaisir. Une maligne satisfaction.

Son vis-à-vis détourne le regard et le fixe vers l’une des fenêtres, d’où il est possible d’observer le duché. Cette terre parfois aride, parfois sans pitié, mais que tous deux aiment farouchement. Cette terre rouge du sang qui a été versé par leurs ancêtres, comme par leurs ennemis. Le soleil baigne le visage de Martial d’or et de lumière, alors qu’il abonde en son sens en ce qui concerne Lorgol, puis Ibélène. Lorsqu’il est question de leur empire, quelque chose ne manque pas de faire tiquer Octavius. Quelque chose qui le rend davantage attentif, lorsque le souverain pose à nouveau ses yeux sur lui. Il y a dans le regard d’acier du duc une gravité qui rend l’expression du Voltigeur d’autant plus sérieuse, indéchiffrable. Les prunelles semblent fouiller dans son âme, chercher une réponse. Un assentiment.

« Nous devons y faire quelque chose. Sauver notre empire, nous qui le voyons sombrer. » Le Maréchal de Serre voit bien trop se dessiner, dans son esprit, le possible plan de Martial de Bellifère. Il n’ose pourtant pas tout à fait y penser. Pas avant que l’homme le fasse lui-même et confirme ses impressions, ce pressentiment qui étreint son coeur. Non pas d’appréhension, étrangement, et surtout pas de peur. D’une , plutôt. « Par n’importe quel moyen. Si nous laissons l’infection, la faiblesse se répandre, nous courons à notre perte. Vous êtes un homme droit et fort, Maréchal, et dévoué à Ibélène. Et Ibélène a besoin de nous. » Il y a un silence. Lourd de sens. Un sentiment de fierté, furieux, l’emplit, depuis l’esprit de Cobalt - une fierté presque solaire, brûlant du même doré que le plumage de son griffon. Sa voix grave et neutre est à l’image de celle, aussi grave et neutre, du duc, avec cette interrogation qu’il ne peut tout à fait formuler clairement : « Quel est votre plan, mon duc ? Mes forces sont au service d’Ibélène, selon les serments portés il y a déjà bien longtemps, et je désire uniquement la grandeur de notre empire. Qu’importe les sacrifices qui s’avèreront nécessaires. » Octavius ne peut confirmer qu’il suit tout à fait les idées du duc, même s’il s’en doute - il peut toutefois lui confier ainsi, à demi-mots, tout ce à quoi il est prêt pour cet empire.

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Message Sujet: Re: Quand on veut être sûr de son coup, on ne pratique pas le putsch   Mar 31 Juil - 17:07

Un bref instant, il se demanda s’il avait bien fait. Si cette rencontre était faite pour se dérouler. On n’aurait pas pu en avoir la moindre idée, de l’extérieur, de ce doute qui le prenait discrètement à la gorge. Lui, douter ? N’allons pas affirmer n’importe quoi. Martial ne doutait pas. Il ne pouvait pas douter, il ne devait pas douter. Un homme ne doutait pas. Mais bon, en même temps, y avait que les cons qui ne changeaient pas d’avis, donc les femmes, donc les hommes devaient douter puisqu’un homme n’était pas une femme. Vérité logique.
Martial repoussa au loin tous les doutes. Ce qu’ils allaient faire, ce qu’ils devaient faire, était juste et motivé par l’envie de redonner à Ibélène toute sa grandeur. Ce qu’ils allaient faire ? Le plan était simple. Presque trop simple.
Il avait l’impression d’oublier quelque chose dans l’équation, mais il ne savait certainement pas quoi… Ah, oui.
Il n’était pas encore sûr du soutien du Maréchal. Voilà. Mais comment en douter ? Comment douter que l’homme en face de lui, qui semblait être le plus dévoué de tous ses sujets puisse ne pas le suivre dans son idée ? Martial voulait avoir confiance en lui. Et peut-être, non, sans doute, que c’était une erreur grave. Mais entre son général des armées qu’il gardait fermement sous son commandement – bien trop assoiffé de sang pour son propre bien – et certains des hauts gradés du palais, il savait en qui il pouvait avoir confiance… Ou non.
Et, manifestement, il pensait pouvoir croire en le Maréchal et son soutien.

Il ne bougea pas, le jaugeant du regard – et un éclat d’intérêt, presque, brilla au fond de ses yeux. Alors il comprenait, et plutôt bien. De là à dire qu’il approuvait et qu’il souhaitait le suivre, les yeux fermés, sans questionner… Il ne fallait pas aller trop loin.
« Il nous faut reprendre le trône d’Ibélène. »

Voilà. Il l’avait dit. Il avait formulé l’idée qui flottait dans la pièce sans vraiment se poser en mots, il avait laissé les craintes et les idées folles échafaudées dans l’esprit, sans doute, se dissiper. Ne restait que la vérité. Brute. Proche de l’assaut qu’il faudrait mener. « J’ai juré, comme vous, allégeance à notre empereur. Mais son temps est passé, et les héritiers qu’il laisse ne feront que nous mener à la ruine, à morceler un peu plus notre empire courant à sa perte. »

Il prit une inspiration, son visage pour la première fois s’éclairant un peu. Il restait grave, mais on pouvait presque voir dans son regard cette lueur qui prouvait toute la foi qu’il mettait dans ses mots. Il y croyait. Ce n’était pas forcément pour le pouvoir : c’était pour donner à Bellifère et Ibélène un avenir qu’il pensait meilleur.
« Je ne vous demanderai pas de vous parjurer, Maréchal, si la situation n'était pas critique. C’est de votre soutien dont j’ai besoin. Si vous acceptez de me suivre dans cette quête, si vous acceptez de m’aider à accéder au trône, vous en serez récompensé. Nous ne pouvons échouer, si nous vous avons à notre côté. »
Il attendait une véritable confirmation. Qu'il ne parle pas pour rien, il détestait ça. Enfin, de toute manière, c'était trop tard pour reculer. Les murs du bureau retiendraient pour toujours l'accord ou le refus du Maréchal de Serre de le suivre dans ce qui pourrait s'avérer une entreprise couronnée de succès... Ou la pire des défaites.

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