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 La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel

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Les Voltigeurs
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Message Sujet: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Mer 18 Avr - 12:03


   
Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Castiel de Sombreflamme & Bastien Aigrépine

   
La vie est un devoir Accomplis-le...

   


   
• Date : 22 avril 1003
   • Météo (optionnel) : Il fait particulièrement beau et chaud pour la saison
   • Statut du RP : privé
   • Résumé : De retour à Euphoria, Bastien, après s'être entrainé avec Ortie, est surpris de savoir Castiel présent à la caserne. Et encore plus d'apprendre qu'il veut le voir. Mais ce sera l'occasion de parler et de le remercier de son appui pour sa toute récente promotion.
   • Recensement :
   
Code:
• [b]22 avril 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3612-la-vie-est-un-devoir-accomplis-le-castiel]La vie est un devoir Accomplis-le...[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Bastien Aigrépine[/i]
    De retour à Euphoria, Bastien, après s'être entrainé avec Ortie, est surpris de savoir Castiel présent à la caserne. Et encore plus d'apprendre qu'il veut le voir. Mais ce sera l'occasion de parler et de le remercier de son appui pour sa toute récente promotion.
   

   

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Dernière édition par Bastien Aigrépine le Mer 18 Avr - 12:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Mer 18 Avr - 12:05

Un peu essoufflé, je saute au sol à pieds joints, m’étirant alors qu’Ortie elle, s’ébroue, guettant visiblement le moment où je vais la débarrasser de son harnachement, comme à chaque fois que nous terminons notre petit entraînement. Je tends la main vers son bec, paume ouverte, esquissant un sourire quand elle s’approche et m’assène un petit coup qu’on pourrait qualifier d’affectueux. Et je finis par glisser mes doigts dans son plumage, avant de la débarrasser de son harnais. Elle me fixe, piaffant avant de frapper le sol d’un coup de griffe et de m’envoyer des images dans tous les sens. Et je cille avec une grimace, tandis que j’entraperçois de nouveau Maelys en colère qui se mêle à d’autres images, encore moins agréables. Et c’est sans compter la rupture du lien entre Adamante et notre Maréchal. A cette image, j’ai un frisson et je souffle, sans même pouvoir m’en empêcher, sans prendre le temps de me faire moqueur ou je ne sais quoi. « … ne t’inquiète pas. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ma jolie. »

Son inquiétude semble s’atténuer quelque peu et j’ai le droit à un coup de tête avant qu’elle ne finisse par prendre son envol. Un peu de repos, pour elle comme pour moi et après, il faudra que j’aille discuter de mes nouvelles attributions. Je devrais en être satisfait, probablement me rengorger comme le petit arriviste que je suis. Mais il y a bien trop de changements ces derniers temps pour que j’arrive vraiment à profiter de ce qui m’arrive. Et je suis plus en proie au doute, aux questionnements qu’à la simple satisfaction de voir enfin mes ambitions converger vers la réalité. J’ai cru comprendre que mon Duc y est pour beaucoup dans mon changement de grade et je cherche comment le remercier, tout en rangeant soigneusement le harnais d’Ortie. Et je me dirige vers la chambre que j’occupe à la caserne, sans prêter attention aux échanges des Voltigeurs autour de moi que je salue distraitement. Mais je finis par tiquer lorsque j’entends le nom de Castiel. Je me fais plus attentif avant de comprendre qu’il serait là en personne et je suis sur le point de me demander s’il est pertinent de demander une entrevue lorsqu’un de mes camarades s’approche de moi pour me dire que je suis attendu par le Duc en personne. Je ne me fais pas prier pour me rendre dans le petit salon où il a pris place.

Et j’incline brièvement la tête, attendant sagement que la demoiselle envoyée par les cuisines finisse de déposer mets et boissons avant d’adresser un clin d’oeil juste pour la voir glousser. Evidemment, ça ne manque pas et je retiens un sourire amusé alors que la porte se referme derrière elle. « Votre Grace. Je suis heureux de voir que vous avez du temps à m’accorder. D’autant qu’il semblerait que je doive vous remercier pour ma bonne fortune depuis mon retour. » Je lui suis réellement reconnaissant en vérité. Je ne pensais pas qu’il prendrait le temps de me citer pour une montée en grade, n’ayant agi ces derniers mois que dans l’intérêt des siens, sans vraiment songer à ce que cela pourrait m’apporter. L’affection que j’ai pour les Severac est sincère, sans compter le respect que j’ai pour Castiel. Surtout après ce que j’ai pu voir lors du couronnement d’Octave. Au souvenir de ce qui s’est passé, j’ai un frisson mais je secoue la tête avant de reprendre, retrouvant mon sourire. « … je vous remercie donc d’avoir pensé à moi. Et d’avoir pris le temps d’en parler à ma Capitaine. D’autant que vous avez été fort occupé depuis la… dernière fois. » Je réalise brusquement que j’ai toujours ma tenue de voltige et je retire mes gants avec une grimace d’excuse, probablement moins à l’aise que je le devrais. Pourtant, j’apprécie sincèrement Castiel, autant qu’il m’est possible en tout cas, sachant que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de m’entretenir en privé avec lui jusque-là. Mais j’ai aimé sa façon d’agir lors du couronnement et les échos que j’ai pu avoir de lui. Sans compter le fait qu’il règne sur le duché qui m’a donné ma chance, qui m’a permis de prendre mon envol, au sens propre comme au sens figuré. Et c’est plus que suffisant non ?

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Message Sujet: Re: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Lun 14 Mai - 19:16

Peu intéressé par l’art de la guerre (comme bien des Cielsombrois, n’est-ce pas ), ce n’est que tardivement, lors de la prise de tes fonctions de duc pour tout dire, que tu as jeté un oeil curieux à tes Voltigeurs. Que bien parce que ton frère Melsant en est un fier représentant, surtout ; pour le reste du corps de ces combattants des cieux, tu as toujours accordé toute ta confiance à ta capitaine, puis à votre Maréchal de Serre. Dans la nouvelle conjoncture politique qui est désormais vôtre, tu n’as pas le choix de t’intéresser de très près à tes Voltigeurs, et même de leur accorder une attention plus que particulière. Depuis le couronnement, tu as fait part de quelques recommandations de base à ta capitaine et tu es de retour à la Caserne, ce matin, afin de lui en signifier de nouvelles.

À ta demande, on t’a isolé dans un salon réservé aux visiteurs, afin d’y attendre l’homme que tu désires rencontrer ce matin. Tu observes ta ville, par la fenêtre, admiratif de son étrangeté, de ses constructions surprenantes, étalées sous le soleil. Pas de brume, aujourd’hui, pour cacher ce qu’il y a de plus inattendu à Euphoria. Tu te retournes lorsque la porte s’ouvre sur Bastien Aigrépine et sur une domestique, venu vous apporter thé, tartelettes à la cannelle et liqueur afin de vous désaltérer. Tu observes le Voltigeur agir et ne peux retenir un fin sourire, au clin d’oeil qu’il adresse à la domestique. Ton genre d’homme. Il est définitivement à sa place, en Sombreciel - il en a même le physique, sans même y être né.

« Votre Grâce. Je suis heureux de voir que vous avez du temps à m’accorder. D’autant qu’il semblerait que je doive vous remercier pour ma bonne fortune depuis mon retour…  je vous remercie donc d’avoir pensé à moi. Et d’avoir pris le temps d’en parler à ma Capitaine. D’autant que vous avez été fort occupé depuis la… dernière fois. Vous ne devez votre bonne fortune qu’à vous-même, Aigrépine, ne me laissez pas en prendre le mérite. » La modestie est rare, chez toi, et tu en fais cadeau à Bastien, comme tu le ferais d’un bijou précieux. Qu’il ne te laisse pas prendre son mérite, oui, car sinon, tu risques bien de le prendre pour dit pour toutes les autres occasions.

Tu baisses le regard sur les gants qu’il enlève. Tu n’as cure de son habillement. Tu n’as pas prévenu de ta visite et tu es au sein d’une caserne de Voltigeurs. Tu les préfères encore sales, suants, témoins de leurs efforts, plutôt qu’oisifs et parfaitement vêtus. « Vous revenez d’un entraînement, je suppose ? » La voix douce, étrangement, alors que tu t’éloignes de la fenêtre pour venir le rejoindre près des fauteuils.

Tu as envie de lui dire que tu as pris beaucoup de plaisir à voltiger.
Qu’à la perte d’Hypérion s’est jointe celle de Vif-Argent, lié au Roi Noir depuis longtemps, et que c’est un deuil supplémentaire à vivre. Ne plus avoir ses souvenirs, ses émotions, ses sensations, imbriquées aux tiennes, ne plus avoir ce lien si précieux auquel tu t’es rapidement fait. Ton âme partagée n’a eu aucun mal à se morceler un peu plus, afin d’y inclure le joyeux plumeux.
Que tu as connu, toi aussi, la joie du vent sifflant à tes oreilles, des pirouettes sous les lunes jumelles, le danger des batailles dans les cieux, l’extase du vol.

Tu en es incapable. Les mots s’étranglent dans ta gorge, et avec eux les souvenirs du griffon cendré, et il n’y a que ton visage à l’expression soudainement mélancolique pour trahir ce qui te blesse. Car après la colère vive, après ces semaines à te protéger, il n’y a désormais que la tristesse. Tu veux chasser ta question et toutes ces émotions qui remontent en toi, et tu décides d’attaquer plus ou moins directement ce que tu viens chercher : « Quelle opinion avez-vous des mages, Bastien ? Parlez franchement, je vous prie, je n’ai aucun goût pour les ronds de jambe, pour ce sujet précis. » Tu vous sers deux verres de liqueur, d’une main d’habitué.

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Message Sujet: Re: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Mer 16 Mai - 22:00

Si je peux être proche de Melsant et de Melbren, je n’ai jamais vraiment approché Castiel. Parce que nos routes ne se sont jamais croisées et qu’il n’y avait pas de raisons à ce qu’elles le fassent. Nous évoluons dans deux univers très différents et je ne pensais pas avoir un jour l’occasion de converser avec lui autrement que dans le cadre de mes missions, comme ça a pu être le cas lors du couronnement d’Octave. Encore que, la situation a été pour le moins particulière et j’en garde un vif souvenir, que ce soit à cause de la blessure de Melbren la scène totalement surréaliste à laquelle nous avons pu assister ou notre incapacité à réellement maîtriser quoi que ce soit.

C’est aussi pour ça que j’ai redoublé d’efforts lors de mes entraînements. Si je veux être à la hauteur de mes ambitions, je n’ai pas le droit à l’erreur et, quoi qu’en pense ma chère sœur, je suis tout à fait capable d’y parvenir. Je ne peux quand même pas oublier mes vieilles habitudes, bonnes ou mauvaises, alors que je m’amuse un instant auprès de la domestique. J’ai comme l’impression que mon petit jeu amuse Castiel mais c’est difficile à dire alors que je me fends des politesses d’usage et plus encore. A sa répartie, j’ai un sourire amusé et je souffle, d’un ton plus léger, moins emprunté. « Je suppose qu’il serait inutile de faire preuve de plus d’humilité au risque d’en devenir agaçant donc. Mais j’avoue que je suis plus que satisfait de voir où me mène ma bonne fortune votre Grâce. »

Je continue de défaire mes gants, m’excusant tout de même de ma mise avant de hocher la tête à sa question. « J’en ai besoin, surtout ces derniers temps. Il est important pour moi de rappeler à mon griffon que… je suis là. » Mais je fronce les sourcils, un peu intrigué alors que le silence s’installe entre nous. Et je vois sa mine changer, ne le connaissant pas assez pour savoir ce qui peut lui passer par l’esprit. Je souffle alors, sans vraiment pouvoir m’en empêcher. « Il y a un souci votre Grâce ? » Je ne sais pas si je suis allé trop loin ou pas et je me contente de fixer les verres qu’il nous remplit avant de tousser un rire à sa question. « Décidément. A croire que tout le monde s’est donné le mot. Je suppose donc que la version officielle, celle où je traque les mages et que je fais en sorte de les neutraliser ne vous convient pas ? Ou vous voulez juste savoir à quel point elle est vraie ? »

Je laisse filer un instant de silence avant de finir par m’asseoir face à lui et par pousser un profond soupir. « C’est la version qui arrange le plus grand nombre. A la longue, je vais finir par y croire si je n’y prête pas garde. » Je ne sais même pas pourquoi je lui réponds aussi franchement. Probablement parce qu’il connaît Melsant et Melbren, qu’il a grandi avec eux. Que je me sens en confiance avec lui, surtout depuis qu’il a demandé à ce que les mages puissent venir en Sombreciel. J’attrape le verre sur lequel je louche un instant avant de reprendre, d’un ton presque amusé. « Puis-je connaître le pourquoi de cette question avant que je ne finisse par me faire définitivement renvoyer de mon poste de Voltigeur ? » Je pousse peut-être un peu les choses trop loin, mais dans le fond, s’il a posé cette question, ce n’est pas pour rien.

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Message Sujet: Re: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Mar 17 Juil - 0:03

De la fenêtre, tu te déplaces lentement jusqu’aux fauteuils qui vous sont réservés, sans y prendre place aussitôt. Tu préfères encore jauger le Voltigeur du regard. Ses vêtements, ses gestes, cette fluidité propre aux seigneurs des nuées. « J’en ai besoin, surtout ces derniers temps. Il est important pour moi de rappeler à mon griffon que… je suis là. » Ses mots te blessent encore davantage, bien malgré lui. Qu’il est là, après la défection que l’on dit volontaire de Richard le Harnois, après cet abandon de toutes ces années lié à sa griffonne. Tu penses à Vif-Argent et tu te souviens de son désarroi, de sa tristesse, alors que l’esprit d’Hypérion s’effaçait de ce monde. Ton silence, ta mélancolie, ne passent pas inaperçus, aux yeux du Voltigeur, sur lequel tu reportes aussitôt ton attention, comme sorti d’un rêve étrange : « Il y a un souci votre Grâce ? Rien du tout, je vous remercie », chuinte brièvement ta voix étranglée, avant que tu attaques frontalement la pièce de résistance de votre conversation.

Le rire que tousse l’Aigrépine n’a rien d’amusé. Rien d’effrayé non plus. « Décidément. A croire que tout le monde s’est donné le mot. Je suppose donc que la version officielle, celle où je traque les mages et que je fais en sorte de les neutraliser ne vous convient pas ? Ou vous voulez juste savoir à quel point elle est vraie ? » Tu ne réponds pas. Il sait déjà pourquoi tu es présent, il a deviné tes intentions. Un homme intelligent. Tu préfères laisser le silence répondre à ta place, ainsi que le doux glougloutement des verres qui s’emplissent de liqueur. Dans un soupir, le Voltigeur prend place dans son fauteuil, et tu glisses devant lui le verre qui lui est réservé. « C’est la version qui arrange le plus grand nombre. A la longue, je vais finir par y croire si je n’y prête pas garde. » Ces mots te confortent dans tes idées, dans ta décision, mais tu sais tout de même te faire prudent. Les disciples de Syned peuvent être partout et certains n’ont guère de scrupules, ni de peur à mentir au visage d’un duc. « Puis-je connaître le pourquoi de cette question avant que je ne finisse par me faire définitivement renvoyer de mon poste de Voltigeur ? Un sourcil haussé, amusé, en réponse à la provocatrice question. Tu n’as pas de réelle admiration pour le courage, mais tu aimes l’audace. En toutes choses. Ne soyez pas si rapide en affaires, Aigrépine. Il n’est nullement question de renvoi, ici. Uniquement de clarification. »

Tu attrapes ta propre coupe de liqueur, un élixir de cerises dont la robe se fait pourpre et le parfum capiteux, et trinques silencieusement au Voltigeur, avant d’en prendre une gorgée.
Là enfin, tu t’autorises à prendre place dans ton fauteuil, les yeux toujours posés sur Bastien Aigrépine, sans en déroger même le temps d’un cillement. Le même regard fixe, parfois dérangeant, que celui des félins, à la fois curieux et méfiant. « Je doute fortement que vous soyez un tueur de mages. D’hommes, certainement, de par la nature de la guerre, qu’importe la répulsion qu’elle génère en moi et en mon peuple, mais de mages ? Tu secoues la tête négativement, décidé. Cette charmante histoire ne devait résonner avec justesse qu’aux oreilles de notre ancien Maréchal de Serre, dont les prouesses martiales n’ont d’égal que son étroitesse d’esprit. » Ton expression neutre se charge de mépris, à la mesure de ta voix, qui n’exprime aucune pitié pour votre probablement défunt maréchal. Même marié à une Belliférienne, tu ne peux approuver la vision étriquée du monde que ces belliqueux misogynes portent en étendard, comme s’il y avait une quelconque fierté à tuer ceux qui aiment et à traiter les femmes avec moins de déférence que leurs animaux. Richard le Harnois le premier, dans toute la grandeur idiote de son existence pathétique. « Vous êtes major, désormais. Vous avez un poste important, potentiellement crucial, en ces temps troubles. J’ai besoin de savoir votre opinion à propos des mages. Ceux qui vous sont liés, par le sang ou l’amitié, comme les autres. »

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Message Sujet: Re: La vie est un devoir Accomplis-le... | Castiel   Sam 28 Juil - 22:42

Je le suis des yeux, essayant tout de même de comprendre les raisons de sa venue. Non pas qu’elle me pose problème, bien au contraire, mais je suis curieux. Je sais que bien des choses ont changé et, même si je suis devenu Major, j’aime à me raccrocher à ces certitudes que j’ai toujours. Comme mon lien avec Ortie par exemple qui m’apporte bien plus de stabilité que je ne l’aurais cru possible. Mais l’attitude de Castiel a quelque chose d’étrange. Je ne saurais pas dire si c’est inhabituel ou pas, ne le connaissant vraiment pas suffisamment pour cela mais c’est curieux en tout cas. Pourtant, à sa réponse, je me contente de hocher la tête, un rien sceptique. Ce n’est pas à moi de le pousser pour avoir une réponse, quelle qu’elle soit de toute façon.

Et puis, il entre dans le vif de sujet. Si j’étais plus ou moins détendu et curieux à son arrivée, mon attitude change un peu et je me fais moins amusé, quand bien même je laisse filer un rire à ses propos. Je sais que la situation n’a rien d’autre et que je me suis peut-être enlisé dans un bourbier inextricable. Pour autant, j’essaie de l’assumer, autant que possible, sans dire réellement ce que je pense à chaque fois. C’est passé, jusqu’à présent, mais au regard de Castiel, j’ai comme un doute sur le fait que cela puisse continuer aussi facilement. Son silence, quand je parle, a quelque chose de dérangeant. Mais je continue de parler malgré tout, laissant filer que ce qui se dit sur moi n’est pas la vérité. Sauf qu’à force, je finis par avoir du mal à discerner la réalité des mensonges que j’ai du servir pour calmer mes supérieurs et me permettre d’être bien vu. Même si l’homme qui me fait face ne semble pas penser comme les autres. Le contraire aurait été de toute façon surprenant.

Je finis par attraper le verre qu’il a glissé devant moi avant de grimacer. « Je m’excuse. C’est juste que… je ne pensais pas que qui que ce soit souhaiterait un jour demander des éclaircissements à ce sujet. Tout le monde a semblé ravi de se cantonner à cette version des faits. » Je bois quelques gorgées de la liqueur, sentant toujours le regard de mon Duc posé sur moi. Et je souffle, d’une voix plus douce. « Je sais que la guerre et la mort n’ont pas vraiment une image particulièrement glorieuse, surtout ici. Pourtant, c’est parfois nécessaire pour protéger ceux à qui l’on tient. Et pour sauvegarder certaines valeurs, certains modes de vie. » J’ai un sourire avant de reprendre, toujours sur le même ton. « Le Maréchal de Serre m’a demandé si j’étais prêt à faire ce qu’il faut face à un mage… et surtout face à ma sœur. J’ai répondu que oui. Etrangement, il n’a pas demandé de précision, comme si la réponse allait de soit. J’ai croisé ma sœur depuis. A deux reprises. Elle est toujours en vie. En tout cas, je l’espère, même si je n’ai pas eu vent d’elle depuis quelques temps. » Je suis incapable de ne pas fixer Castiel alors que sa voix s’est faite plus méprisante en parlant de Richard.

Je ne suis guère étonné qu’il ne l’apprécie pas. Tout ce que représente mon ancien Maréchal est totalement opposé à la philosophie de Sombreciel. Mais je ne pensais pas qu’il le dirait aussi directement à dire vrai. Quand Castiel reprend, je laisse filer un silence, jouant avec mon verre, le regard un peu perdu dans le vide. Avant de me décider à répondre, à mi-voix. « Quand j’étais plus jeune, je n’aimais pas les mages. Je trouvais ça … injuste… qu’ils aient une capacité supplémentaire alors que certains ne le méritaient pas. Juste parce qu’ils étaient nés comme ça. Et ma relation avec ma sœur n’a pas arrangé les choses. » Je finis mon verre d’une traite avant de continuer, toujours sur le même ton. « Mais en vérité, que les gens soient mages ou non, je m’en moque. Sombreciel m’a permis de trouver ma voie, j’y ai trouvé des amis, des proches, des gens à qui je tiens. Et… quand vous avez demandé à l’empereur le droit d’accueillir les mages, je me suis rendu compte que j’étais au bon endroit, que je m’étais attaché au bon duché. » Je ne sais pas ce qu’il va déjà penser de mes réponses et, pour une fois, je me rends compte que je ne dis pas quelque chose parce que c’est ce que l’on veut entendre en face, mais parce que je le pense.

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