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 L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)

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Bastien Aigrépine

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Message Sujet: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Mer 18 Avr - 13:02


   
Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Melbren de Séverac & Bastien Aigrépine

   
L’inconstance du sort fait voir l’ami constant...

   


   
• Date : 23 avril 1003
   • Météo (optionnel) : Il fait un peu frais avec la nuit tombée
   • Statut du RP : privé
   • Résumé : Après être allé chercher Melbren au palais, Bastien l'entraine dans une auberge pour boire à sa santé et pour passer du temps avec son ami.
   • Recensement :
   
Code:
• [b]23 avril 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3613-linconstance-du-sort-fait-voir-lami-constant-melbren]L’inconstance du sort fait voir l’ami constant...[/url] - [i]Melbren de Séverac & Bastien Aigrépine[/i]
    Après être allé chercher Melbren au palais, Bastien l'entraine dans une auberge pour boire à sa santé et pour passer du temps avec son ami.
   

   

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Dernière édition par Bastien Aigrépine le Mer 18 Avr - 13:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Mer 18 Avr - 13:03

Attablé dans un coin de l’auberge, un peu à l’abri des regards, je regarde mon compagnon de la soirée avec un sourire en coin, attendant que la serveuse nous apporte notre commande, les bras croisés et les yeux pétillants. Si je suis allé le retrouver au palais dès que j’ai eu un peu de temps libre, nous n’y sommes en vérité pas restés bien longtemps. Peut-être pour échapper à une atmosphère un peu trop protocolaire, voire un peu pesante avec les récents évènements ou parce que Melbren en a assez des regards qui se posent sur lui avec inquiétude pour surveiller son état. Dans le fond, cela importe peu. Je préfère de loin l’ambiance légère, joyeuse et bon enfant de la taverne pour passer un moment en compagnie de celui qui, avec le temps, est devenu un ami, au même titre ou presque que son propre frère. Même si notre relation n’a pas vraiment débuté de la même façon. Mais c’est un détail dans l’immédiat, seul le résultat compte. Et ce résultat a été le coup au coeur que j’ai eu en le voyant s’écrouler lorsqu’il a été touché au couronnement. Cette peur de perdre quelqu’un à qui je tiens vraiment. Et ils ne sont guère nombreux sur cette terre, autant être parfaitement honnête avec moi. Alors, forcément, pouvoir profiter de ce moment avec lui est encore plus appréciable que cela aurait pu l’être en temps normal.

Pour autant, je ne peux m’empêcher de lui souffler, d’un ton malicieux. « Tu ne m’en voudras pas si je ne te traite pas comme une petite chose fragile qui semble sur le point de s’écrouler… comme semblaient vouloir le faire tous ceux que nous avons croisés avant de quitter le palais. » Je me retiens tout de même de jeter un regard inquiet en direction de la cicatrice qu’il a encore et j’ai un regard distrait en direction de la jeune femme qui pose deux brocs de bière juste sous notre nez. Et je laisse filer un instant de silence avant d’attraper mon verre, mon regard posé sur Melbren. « Alors, à quoi allons-nous boire en premier ? A ton héroïsme et ta cicatrice qui te vaudront un franc succès auprès des donzelles comme des hommes sans distinction maintenant que l’histoire comme à se savoir ? J’espère qu’elle ne s’estompera pas avec le temps en tout cas. Ce serait dommage, elle te donne un air dangereux, même si elle aurait été plus impressionnante si elle avait eu une forme quelconque. Comme un éclair ou je ne sais quoi. » J’ai un clin d’oeil avant de reprendre un brin plus sérieux. « Je ne le répéterai probablement jamais assez mais… je suis heureux que tu ailles bien. Même si ce carreau a peut-être impacté sur tes capacités mentales, ce que nous allons devoir vérifier, évidemment. » Plus d’une fois je me suis demandé ce qui se serait passé s’il n’avait pas eu autant de chance, s’il avait été blessé plus gravement. Est-ce que l’Innocente aurait demandé à ce qu’il revienne ? Est-ce qu’il aurait été changé ?

J’en ai rêvé plusieurs fois. Beaucoup trop souvent d’ailleurs. Et parfois, dans ces rêves, ou plutôt ces cauchemars, je voyais d’autres personnes à la place de Melbren. Ces rares personnes auprès de qui j’ai l’impression d’avoir trouvé ma place, mais aussi ma cadette. Et autant dire que la voir au sol, baignant dans son sang, n’a rien eu de plaisant. C’était même tout le contraire. A mon réveil, après ce dernier rêve, j’ai été encore plus troublé que lors des nuits précédentes. C’était cette nuit d’ailleurs et j’ai du mal à oublier ces images, cette sensation d’avoir échouer à la protéger, une fois de plus. Quand je pense que je ne sais même pas où elle est. Et que je devrais m’en moquer. La plupart du temps, j’arrive très bien à me convaincre que je me fiche totalement de ce qu’elle fait et où. Mais pas aujourd’hui, sans arriver à comprendre pourquoi. Je retiens un soupir, préférant focaliser mon attention complètement sur Melbren à qui je ne peux m’empêcher de sourire de plus belle, bien décidé à passer une bonne soirée pour fêter le fait que nous soyons toujours en vie et qu’au fond, tout ne va pas si mal.  

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 24 Sep - 19:57

Alors que vous prenez place à une table, dans un coin de la taverne, tu laisses échapper une longue expiration. C'est vraiment plaisant de quitter la sécurité des murs du palais, d'échapper, rien que quelques heures, aux regards scrutateurs des êtres chers à ton cœur. Tu sais qu'ils se sont affreusement inquiétés pour ta vie, pour toi lors de ton rétablissement, et tu leur es infiniment reconnaissant de l'attention et de l'amour dont ils t'ont inondé. Sans eux, tu n'en serais sûrement pas là. Seulement, le fait de devoir limiter tes déplacements et sorties commençait à peser sur ta nature plutôt active. Tu es plus que reconnaissant à Bastien pour sa proposition.

Tu achèves de t'installer confortablement alors qu'il te fixe en silence. Tu aurais fait une remarque en temps normal, surtout ces derniers temps, s'il n'y avait pas eu ce sourire au coin de ses lèvres et une affection toute sobre dans son regard. Pas plus, pas moins. Pas d'inquiétude immense pour tes faits et gestes. Alors, tu le laisses s'en tirer à bon comte et tu lui offres même un sourire serein en retour alors que tes coudes vont trouver le bord de la table. Il choisit d'ailleurs ce moment pour briser le silence qui s'était installé jusque-là. « Tu ne m’en voudras pas si je ne te traite pas comme une petite chose fragile qui semble sur le point de s’écrouler… comme semblaient vouloir le faire tous ceux que nous avons croisés avant de quitter le palais. Cela t'arrache un rire soulagé. Au contraire, je t'en suis reconnaissant, mon ami. Je vais bien mieux, je dois simplement veiller à ne pas faire de folies. » Tu hausses les sourcils brièvement, un sourire joueur aux lèvres.

La serveuse apparaît à ce moment-là et tu lui souffles un merci, un sourire toujours accroché aux lèvres. Il se fane quelque peu lorsque les yeux de la femme finissent par trouver ta tempe et la plaie cicatrisante. Tu n'as pas encore pu faire appel à un mage pour la repousse de tes cheveux. Bientôt, lorsque la plaie sera complètement devenue cicatrice. En attendant, tes cheveux sont coiffés de manière à recouvrir la majorité de la blessure et de l'endroit où tu as dû être rasé, mais une partie reste visible. Tu soupires intérieurement, mais tu ne fais rien pour arranger tes mèches. Tu sais que Valentin a fait tout ce qu'il pouvait pour couvrir l'endroit et tu refuses de montrer un quelconque signe de vulnérabilité face à des étrangers trop curieux.

Fort heureusement, Bastien te sort de tes pensées et son sourire te fait oublier rapidement tes pensées maussades. Tu l'imites en saisissant ta propre chope de bière. « Alors, à quoi allons-nous boire en premier ? A ton héroïsme et ta cicatrice qui te vaudront un franc succès auprès des donzelles comme des hommes sans distinction maintenant que l’histoire commence à se savoir ? Tu es surpris par le rire qui t'échappe puis tu secoues la tête affectueusement. Buvons à cela. Tu prends une gorgée alors qu'il continue. J’espère qu’elle ne s’estompera pas avec le temps en tout cas. Ce serait dommage, elle te donne un air dangereux, même si elle aurait été plus impressionnante si elle avait eu une forme quelconque. Comme un éclair ou je ne sais quoi. Tu laisses échapper un 'hm' songeur à son clin d'œil alors qu'un sourire demeure sur tes lèvres. Je ne le répéterai probablement jamais assez mais… je suis heureux que tu ailles bien. Ta main va brièvement exercer une pression pleine d'affection sur la sienne avant de reprendre sa place de ton côté de la table. Même si ce carreau a peut-être impacté sur tes capacités mentales, ce que nous allons devoir vérifier, évidemment. Tu feins un air outré, une main posée sur le cœur. Comment oses-tu remettre en doute mes capacités mentales, Voltigeur ? Je te ferais remarquer que mon crâne s'est largement remis. Ce n'est pas un carreau d'arbalète qui va m'empêcher de boire tout mon soûl ou de profiter de la vie en général. »

Pour prouver tes dires, tu apportes la chope à ta bouche et en bois une longue gorgée. Tu essuies d'un revers de main la goutte qui menace de couler du coin de ta bouche et reposes avec vigueur la chope. Quelques éclaboussures parviennent non loin du verre de Bastien et tes seules réactions sont de hausser les sourcils et de le fixer avec un sourire satisfait et quelque peu enfantin. « Si tu as besoin d'autres preuves, je suis tout ouï et prêt à relever tes défis, mon ami. Ton sourire se fait joueur et tu te penches au-dessus de la table, vers lui. Tous, sans exception. »

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Ven 28 Sep - 12:11

Il va bien. Je n’ai eu de cesse de me répéter ces quelques mots ces derniers jours. Comme si les marteler allait leur asséner une nouvelle réalité, les rendre suffisamment tangibles pour que j’arrête de lui jeter des regards inquiets. Mais il semble tellement détendu en cet instant que je me dis que c’est vraiment le cas et qu’il a même l’air ravi de pouvoir échapper au palais. Finalement, il semblerait que je n’ai pas eue la pire idée du monde en lui proposant de venir ici.

Je l’observe tout de même longuement, laissant le silence s’installer avant de le briser. Et je tousse un rire qui fait écho au sien avant de rétorquer, amusé. « Je suppose que tu as plus que ton compte de gardes malades et de pleureuses qui se bousculent au pied de ton lit. Ils t’ont laissé respirer au moins ? Et oui, j’aimerais autant que tu fasses un peu attention. Si je te ramène amoché, je serais bon pour un sermon et je n’ai pas envie de gâcher cette soirée. »

Et nous voilà déjà servis, même si je gage que ce ne sera pas la dernière tournée, loin de là. Je ne sais pas si boire dans son état est particulièrement recommandé mais, dans le fond, ce n’est pas ce qui importe le plus. Je vois pourtant que son sourire se fane lorsque la serveuse l’observe alors j’en rajoute un peu. Dédramatiser une situation qui l’est déjà beaucoup trop est dans mes cordes. Et cela semble sensiblement marcher, même si son regard reste encore un peu voilé. J’ai tout de même un léger sursaut de surprise quand sa main va toucher la mienne, mais je lui rends un sourire avant de retrouver un semblant de malice. « Je ne fais pas que les remettre pas en doute, j’affirme haut et fort qu’il va falloir vérifier à quel point tout ceci t’a impacté. Et comme ça, tu auras enfin une excuse pour rater tes cibles si tu t’essaies à l’arbalète par exemple. » Melbren n’est pas un guerrier et j’avoue avoir été plus que surpris, après coup, qu’il se soit précipité de la sorte pour prendre le carreau qui ne lui était pas destiné. Le courage dont il a fait preuve force l’admiration même si, dans l’immédiat, je n’ai pas envie d’en rajouter. Il a suffisamment eu de monde pour lui répéter encore et encore et je pense qu’il a surtout besoin de s’amuser et d’oublier cet évènement.

J’ai un ricanement quand je le vois porter la chope à sa bouche. « Attention, si tu t’écroules, ne compte pas sur moi pour te trainer jusqu’au palais. Je décline toute responsabilité à ce sujet. » Mais difficile de ne pas remarquer son sourire et, surtout, d’ignorer le fait qu’il ne me laisse pas indifférent. J’ai essayé de me convaincre du contraire à plusieurs reprises, durant de longs mois. Et j’ai presque réussi d’ailleurs, à force de me perdre dans les draps des demoiselles peu farouches que j’ai pu croiser ici et là. Tout comme j’avais réussi à me persuader que la seule nuit passée avec Melbren ne m’avait au fond, pas donné envie de recommencer. Que ma curiosité avait été satisfaite sans que j’aie besoin de plus. Voilà bien des choses que j’ai ignorées pendant des mois mais qui semblent revenir à la charge, sans que je ne saisisse bien pourquoi. Enfin si, j’ai une petite idée si je suis parfaitement honnête avec moi-même. « Oh et à quel genre de défis songes-tu exactement ? » Je le fixe un instant, le regard amusé, même si ce n’est pas vraiment ce que j’ai voulu dire en premier lieu. Et je finis par me pencher également vers lui, effleurant un instant le dos de sa main avant de reprendre, à mi-voix. « Les récents évènements m’ont fait comprendre que je devais éviter d’avoir des regrets. Alors ne me tente pas mon cher… » Parce que je ne suis définitivement pas sûr de me faire raisonnable.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 11 Oct - 17:30

« Je suppose que tu as plus que ton compte de gardes malades et de pleureuses qui se bousculent au pied de ton lit. Ils t’ont laissé respirer au moins ? Et oui, j’aimerais autant que tu fasses un peu attention. Si je te ramène amoché, je serais bon pour un sermon et je n’ai pas envie de gâcher cette soirée. Tu hoches la tête, un léger sourire aux lèvres. J'ai été bien entouré, oui. Ils ont pris soin de moi à merveille. Et disons qu'ils se sont assurés que je respecte assidument les consignes laissées par Alméïde. Tu hausses un sourcil appuyé – Bastien comprendra. Ne sois pas inquiet, cependant. Je sais que tu seras délicat et que tu me ramèneras au palais en un seul morceau. » Tu penches légèrement la tête sur la côté et fais mine de battre des cils, dans une imitation parfaite d'une demoiselle innocente.

Alors que tu viens de t'exclamer que tes capacités sont intactes, il rétorque : « Je ne fais pas que les remettre pas en doute, j’affirme haut et fort qu’il va falloir vérifier à quel point tout ceci t’a impacté. Et comme ça, tu auras enfin une excuse pour rater tes cibles si tu t’essaies à l’arbalète par exemple. » En toute honnêteté, tu te serais offusqué davantage s'il n'avait pas mentionné l'arme. Tu réalises que le fait qu'il ose faire de l'humour à ce propos est plaisant. Il dédramatise la situation et c'est libérateur. Tu choisis en conséquence de ne rien rétorquer et de porter ton attention sur ta chope.

Tu te redresses après tes dernières paroles, la main toujours autour du récipient. « Oh et à quel genre de défis songes-tu exactement ? » Ton sourire s'agrandit à sa question. Tu as toujours aimé flirter avec Bastien. Tu sais qu'il ne s'intéresse pas réellement à toi depuis cette fameuse nuit où vous avez partagé les mêmes draps. Le Voltigeur n'a cependant jamais mis un frein à ce petit jeu et il a toujours offert autant qu'il recevait. Les limites sont définies, mais la marge de manœuvre est vaste. Cela te plaît.

Tu le fixes en retour, ton esprit déjà en train de réfléchir à la meilleure réplique. Il te prend cependant de court, tout en se penchant au-dessus la table comme tu l'as fait précédemment. « Les récents évènements m’ont fait comprendre que je devais éviter d’avoir des regrets. Alors ne me tente pas mon cher… »

Tu ne peux empêcher un frisson de parcourir ton échine.
Bon sang.

Tu ne saurais dire quoi, mais quelque chose diffère dans sa manière de flirter. Le sens de ses mots ? L'intention dans ses yeux ? L'intonation de sa voix ? Tu es incapable de mettre le doigt dessus. Tu sais simplement que tu restes un instant silencieux, ta précédente répartie complètement oubliée. A la place, des souvenirs de votre nuit te reviennent. Tu revois des images auxquelles tu n'as plus pensées depuis un certain temps. Tu revois ces images et une coulée lente de chaleur descend depuis ton torse et tu déglutis.
Bon sang.

Ta prise sur la chope se fait plus ferme et tu te raisonnes. Bastien a été plus que clair sur ses préférences. Tu dois certainement imaginer des choses. Tu n'as pas été intime avec un autre homme depuis très longtemps. Cela date d'avant votre départ pour le couronnement. Ceci doit expliquer ta mauvaise interprétation de ses paroles. Voilà. Tu t'imagines définitivement des choses. Alors, tu décides de chasser ces pensées. Tu entres dans le jeu comme tu le ferais d'ordinaire.

Tu te penches également au-dessus de la table après avoir écarté ta chope. Tu croises les bras devant toi et ancres ton regard dans le sien, un sourire en coin. « J'aime tenter, tu le sais. J'aime manier les mots et instiller le doute puis cette petite vague de sensations caractéristiques de la tentation. J'aime voir le visage changer et exprimer ce que la personne ressent. J'aime y lire le désir et l'envie. Tu dégages l'un de tes bras et ton menton prend nonchalamment place dans ta paume. Ton regard, lui, ne quitte pas celui de ton ami. Dis-moi ce qui te tente, Bastien. Ta voix est basse, juste audible pour lui. Quels regrets veux-tu éviter ? Peut-être pourrais-je t'aider à y voir plus clair ? Tu sais, un va-et-vient d'idées pour ouvrir tous tes horizons. Il paraît qu'un avis extérieur aide parfois à mieux comprendre ses désirs, à ouvrir des portes qu'on pensait définitivement fermées. Ou refermées. »

Tu ne peux retenir un frisson d'excitation à ce petit jeu. Tu sais que Bastien sera à la hauteur en retour.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 18 Oct - 14:22

J’ai toujours apprécié la compagnie de Melbren, quand bien même, ne nous leurrons pas, j’ai pu être quelque peu mal à l’aise au tout début, n’étant guère habitué aux avances d’un homme. Mais, au fil du temps, j’ai fini par m’habituer. Et peut-être même par apprécier ces attentions. Après tout, il est toujours flatteur d’être au centre de l’attention, que ce soit celle d’un homme ou d’une femme. Et les mœurs diffèrent tellement en Sombreciel que ce comportement semblait normal, habituel même. Alors je m’y suis fait. Et plutôt bien finalement. Surtout quand de telles attentions viennent d’un homme comme Melbren, qu’elles soient sérieuses ou non, que ce soit par jeu ou pour tout autre chose. Même si, dans le fond, je n’avais jamais été vraiment intéressé. Curieux, certainement. Après tout, il fallait bien se faire aux mœurs locales ou quelque chose dans ce goût-là. Mais c’était peut-être trop différent, trop nouveau et, à ce moment-là, je m’étais persuadé ne pas avoir envie. Ou ne pas être prêt ce qui était sensiblement différent.

Et maintenant ? Difficile à dire. Je sais juste qu’avoir cru perdre Melbren sans pouvoir ne rien y faire a réveillé quelque chose. Une envie de passer de bons moments avec lui et ne de pas me contenter d’une simple amitié. Soyons honnête, je ne cherche rien de sérieux, que personne n’aille s’imaginer quoi que ce soit. Mais éviter de me sentir assailli de regrets parce que j’ai juste eu peur de ce que à quoi j’avais été habitué depuis toujours, c’est une autre paire de manches.

D’autant qu’il me plait en vérité. Que ce soit sa compagnie, son verbe, sa façon d’appréhender les choses. Mais aussi cette attirance physique que je n’ai que rarement eue pour un autre homme. Pour ne pas dire jamais en fait, à bien y réfléchir. Alors, forcément, lorsqu’il recommence son petit jeu, plus par habitude qu’autre chose, je ne peux m’empêcher de faire une remarque. Pour voir sa réaction. Ou la mienne. Je ne saurais trop dire.

Et je vois bien que ma remarque le trouble. C’est infime, cela dure à peine plus que le temps d’un battement de cils. Mais c’est suffisant pour moi. J’esquisse un sourire alors qu’il déglutit, réalisant que j’avais retenu mon souffle l’espace d’un instant. Et je finis par attraper ma chope, buvant quelques gorgées alors qu’il croise les bras. Bizarrement le temps semble comme suspendu, comme si rien de ce qui se passait autour de nous n’avait plus la moindre importance en cet instant. « Oh je sais bien cela. Que tu aimes tenter et jouer avec tes interlocuteurs. Et une fois que tu y lis ce que tu veux, le jeu s’arrête là pour toi ? » Je ne sais pas vraiment pourquoi je demande ça. En vrai, si je suis parfaitement honnête avec moi-même, je n’ai pas la moindre idée de ce que je suis en train de faire. Pourtant, mon sourire se fait plus large alors que je hausse un sourcil dans sa direction. « Et donc, que peux-tu voir sur mon visage là, tout de suite ? »

Son regard continue d’accrocher le mien et je n’ai pas la moindre envie de détourner les yeux. C’est inhabituel. Vraiment. Et pourtant, pas désagréable, loin de là même. Mais je me fais un brin plus sérieux à sa question. Si lui joue, et c’est une évidence, je ne suis pas sûr que ce soit totalement le cas pour moi. Pas pour cette question en tout cas. Et j’inspire, avant de lâcher, d’un ton amusé. « Peut-être qu’il y a certaines attirances que j’ai préféré omettre. Parce que ce n’était pas le bon moment, que je ne me sentais pas prêt. A croire que je n’étais pas encore habitué aux mœurs cielsombroises… »J’ai un clin d’œil malicieux avant de reprendre, du même ton léger, comme si rien n’avait d’importance. « Mais j’ai probablement laissé passer ma chance. Et comme je déteste qu’on me refuse quoi que ce soit, alors je préfère ne pas m’y risquer. » Un silence puis, je souffle, songeur. « Alors, qu’en dis-tu en tant qu’avis extérieur ? Je te préviens, si la réponse ne me plait pas, la prochaine tournée est pour toi. Si elle me plait d’ailleurs tiens, pour la peine. » Comme s’il n’avait pas saisi de qui je pouvais parler. Enfin, tout est possible maintenant.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Sam 20 Oct - 2:18

« Oh je sais bien cela. Que tu aimes tenter et jouer avec tes interlocuteurs. Et une fois que tu y lis ce que tu veux, le jeu s’arrête là pour toi ? Un sourire en coin, tu le fixes simplement un instant sans rien dire avant de hausser une épaule. Pas toujours. Parfois, le jeu n'est qu'un prélude à une suite tout aussi plaisante. »
Puis, tu enchaînes sur ce que tu peux lire sur le visage des gens dans ces moments-là. « Et donc, que peux-tu voir sur mon visage là, tout de suite ? » En lieu de réponse, ton menton va trouver sa place dans l'une de tes paumes et tu lui demandes de lui parler de ce qui le tente, de ces fameux regrets qu'il évoque. Tu joues, oui, mais tu es sincèrement curieux de ce qu'ils pourraient être.

Quand sa réponse vient sur un ton amusé, ton sourire revient à pleine puissance. Tu hoches la tête pour l'encourager à continuer, de manière inconsciente. Seulement, quelque chose te semble sonner faux. Tu ne parles pas là de mensonge ou d'hypocrisie. Non, tu es perturbé par la contradiction qu'il t'offre entre le sens de ses mots et son langage corporel. L'inverse de son comportement précédemment, à vrai dire. Le sérieux de ce qu'il dit est contrebalancé par le ton léger et le clin d'œil, par la décontraction des traits de son visage.

« Mais j’ai probablement laissé passer ma chance. Et comme je déteste qu’on me refuse quoi que ce soit, alors je préfère ne pas m’y risquer. » Tu plisses les lèvres pour les humidifier et bois une gorgée d'alcool sans que jamais tes yeux ne quittent les siens. Bastien ne reprend la parole qu'au bout de quelques secondes, certainement parce que tu ne dis rien en retour. Peut-être pas. Tu es quelque peu perturbé. Tu ne l'es pas facilement, pourtant. Bastien commence à tirer sur des ficelles que tu ne pensais pas possible, toi qui tentes d'avoir réponse à tout d'ordinaire.

« Alors, qu’en dis-tu en tant qu’avis extérieur ? Je te préviens, si la réponse ne me plait pas, la prochaine tournée est pour toi. Si elle me plait d’ailleurs tiens, pour la peine. » Tu glousses doucement alors que ton regard trouve la table et que tes doigts demeurent accrochés à la chope. Tu t'écartes de la table, ton dos va s'appuyer contre le dossier de la chaise. Tes yeux retrouvent les siens. « Au nom de la prochaine tournée, je vais tenter de ne pas te décevoir alors, mon ami. » Tu souris toujours, mais tu réfléchis en même temps. Tu n'es plus vraiment dans le jeu ; Bastien ne l'est plus non plus, quoi qu'il veuille te faire croire. Tu n'es pas dupe. Tu n'as pas la prétention de penser que tu le comprends parfaitement, bien entendu. Tu es cependant capable de discerner quand l'ambiance générale dévie et c'est ce qu'il se passe.

Tu prends un instant pour trouver comment lui répondre avec justesse. Ton regard alterne entre son visage, la serveuse qui jongle entre les tables et les deux fois où la porte de l'établissement s'ouvre. Tes doigts pianotent sur la table en bois alors que tes pensées fusent.
Tu n'es pas idiot, tu sais qu'il ne parle pas d'une femme. Il est possible qu'il s'agisse d'un autre homme, mais tu aimes à te dire que Bastien t'aurait annoncé avec fierté la nouvelle, s'il avait remis le couvert avec un membre de la gent masculine après votre aventure d'un soir. Sûrement même que les rumeurs auraient couru les couloirs du palais à ce propos. Tu hésites également à jouer franc jeu. Tu pourrais parler sans ambages, mais vu la teneur de votre conversation, la prudence s'impose.

« J'en pense que… Ton visage se tourne à nouveau vers lui.  Ce n'est pas dans tes habitudes de ne pas prendre de risque. Un sourire en coin empreint d'affection. Le Bastien que j'ai la chance de connaître saisit les occasions quand elles se présentent. Je peux comprendre, se voir refuser quelque chose, quelqu'un, n'est clairement pas agréable. La fierté d'un Aigrépine n'est pas à prendre à la légère. En prononçant cette dernière phrase, tu poses une main sur ton cœur et prends un air faussement affecté. Cependant. Tu te redresses sur ta chaise et reprends plus sérieusement. Il paraît que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Ton sourire se fait taquin et ton pied va buter contre l'un des siens avant d'y rester. Je te conseillerais de faire savoir tes attirances aux personnes concernées et de leur faire confiance quant à leur réponse. » L'intensité de ton regard fera savoir à Bastien tout ce qu'il a besoin de savoir.

Avant même qu'il ait le temps de répondre, tu lèves le bras en direction du comptoir. « Tavernier ! Une bouteille de votre liqueur maison, je vous prie ! » L'homme commence déjà à s'affairer alors que tu reportes ton attention sur Bastien et lui offres un haussement de sourcils joueur.

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Bastien Aigrépine

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 22 Oct - 17:13

Impossible de ne pas lui rendre son sourire. Melbren a toujours été doué pour jouer avec les mots, d’aussi loin que je me souvienne. Pour laisser entendre certaines choses et laisser libre court à l’imagination quand l’envie s’en fait sentir. Il sait distiller ses paroles à coups de petites touches bien placées, dignes de la meilleure estocade d’un épéiste particulièrement doué. Et c’est plus que plaisant, à n’en pas douter. Quand bien même je suis sa victime, si l’on peut utiliser ce terme. Victime plus que consentie alors, cela conviendrait bien mieux. Et, à ses propos, je me contente de souffler, songeur. « Un prélude hein… » Ma foi, pourquoi pas.

Même si, sans bien savoir pourquoi, je me mets à me confier d’une certaine façon. A lui faire part de certains doutes, certains regrets ravivés par les récents évènements. La cicatrice qu’il arbore actuellement semble être là pour en rajouter une couche alors qu’à mon tour je joue avec les mots, distillant ce que je pourrais dire bien plus clairement si je le voulais. Si j’osais plutôt. Mais, au fond, est-ce réellement important ? Qu’est-ce que cela pourrait bien changer si je lui disais tout ça ? Qu’il m’attire, que j’ai de nouveau envie de passer la nuit avec lui, sans me cacher derrière ces barrières, ce genre de choses qui ne m’auraient même pas effleuré il y a quelques semaines de cela. Je retiens un soupir avant d’esquisser un sourire amusé à ses paroles. « Comme si tu pouvais risquer de me décevoir. Ce serait bien une première. »

Et je continue de le fixer, sans bien savoir si je dois garder ce ton amusé, me faire plus sérieux. Sans bien savoir en réalité, la réaction que je souhaite avoir de la part de Melbren. D’aucun qualifieraient mon comportement de particulièrement inconvenant, mais pas en Sombreciel. C’est peut-être aussi pour cela que je me sens particulièrement à ma place ici. Parce que je peux être qui j’ai envie, ce que je souhaite, sans avoir à me soucier des regards qui pourraient peser sur moi, sans me soucier de plaire à des parents qui n’ont d’yeux que pour ma sœur. Melbren finit tout de même par reprendre la parole et je l’écoute, attentif au moindre de ses mots. Je sais qu’il ne les choisit pas par hasard, tout comme son mouvement du pied est tout sauf anodin. Je tiens mon souffle l’espace d’un instant, sans bouger pour autant et mon regard reste ancré dans le sien. J’ai à peine le temps d’ouvrir la bouche qu’il hèle l’aubergiste pour nous commander à boire. On va dire que cela me laisse un petit temps de répit avant de répondre. Je laisse reposer ma tête sur trois de mes doigts, mon coude appuyé sur le rebord de la table, alors que les secondes s’égrainent. Et je finis par souffler, songeur. « J’avoue, je n’ai guère l’habitude de prendre des risques. Mais quand il y a peut-être plus que de l’amusement, de la taquinerie en jeu, cela peut demander une certaine réflexion. Outre la fierté des Aigrépine qu’il ne faut surtout pas heurter, il y a aussi des amitiés qu’on ne veut pas voir forcément brisées pour quelque chose qui pourrait être sans conséquences. » Mon genou se presse contre le sien alors que je continue, toujours sur le même ton. « Et avouer une attirance vaut-elle le prix d’une possible gêne entre deux amis ? » Je sais qu’il ne m’a tenu rancune de notre aventure et de ma façon de réagir après la nuit passée ensemble. Pour autant, je n’ai aucune idée de ce que je pourrais dire ou faire si cela devait se reproduire. L’attirance que j’ai pour lui est réelle, presque palpable à mon avis et je ne pense pas trop m’avancer en me disant qu’elle est totalement réciproque.

Je sursaute quand la serveuse vient déposer la bouteille de liqueur entre nous deux et je fixe le liquide ambré un instant avant de reporter mon attention sur Melbren. « Tu dirais quoi alors si j’ai changé d’avis ? » Pourquoi ai-je posé la question aussi abruptement ? Impossible de le dire. Mais c’est fait maintenant.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 22 Oct - 20:07

Tes paroles le laissent pensif. Tu ne forces donc pas les choses. Pendant ce temps, tes yeux parcourent son visage pour y déceler la direction prise par ses pensées. Pour y trouver quelque chose, quoi que ce soit. Puis, ils descendent sur ses mains, sur ses doigts fins, là où l'on entraperçoit des callosités dues aux années d'entraînement et combat. Jusqu'à ce que tu fasses le choix délibéré de détourner le regard. Autant éviter de l'observer avec une convoitise trop évidente pour l'instant pour éviter tout malaise. Autant boire une des dernières gorgées de ta chope. Voilà quelque chose de productif.

Quand il reprend la parole, ton regard, inlassablement, retrouve son visage. « J’avoue, je n’ai guère l’habitude de prendre des risques. Mais quand il y a peut-être plus que de l’amusement, de la taquinerie en jeu, cela peut demander une certaine réflexion. Tu hoches la tête avant de remettre en place une de tes bagues de manière inconsciente. Outre la fierté des Aigrépine qu’il ne faut surtout pas heurter, il y a aussi des amitiés qu’on ne veut pas voir forcément brisées pour quelque chose qui pourrait être sans conséquences. » Tu fronces légèrement les sourcils à cela, incertain de ce que tu pourrais répondre.

S'inquiète-t-il des conséquences que pourraient avoir une ou plusieurs coucheries sur votre amitié ? Votre unique nuit ensemble n'a-t-elle pas été la preuve que les deux concepts n'avaient pas besoin d'être étrangers pour fonctionner ? Tu as été déçu, lorsqu'il t'a annoncé que ce n'était finalement pas pour lui. Déçu de ne pouvoir étendre l'amusement à la couche. Déçu parce que vous avez passé un très bon moment, malgré tout, et que tu aurais réitéré l'expérience avec plaisir. Cela n'a cependant rien changé entre vous. Le peu de gêne qu'il a pu y avoir s'est effacé sans mal et tu es on ne peut plus heureux de pouvoir compter Bastien parmi tes amis. Votre lien fait partie de ces amitiés naturelles qui ne se plient que peu aux règles sociales lourdes de la noblesse ou de la société. Et cela te plaît.

Tu sens poindre une inquiétude que tu ne saurais définir, là, au creux de ton ventre. C'est peut-être pour cela que le genou de Bastien vient trouver le tien, sous la table. Peut-être pas. En tous les cas, tu lui en es reconnaissant car cela allège instantanément ton trouble. Les traits de ton visage se détendent et un léger sourire revient même sur tes lèvres. « Et avouer une attirance vaut-elle le prix d’une possible gêne entre deux amis ? » L'inquiétude revient un peu, mais bien plus voilée. Tu exerces une pression sur son genou du tien, autant pour t'aider à canaliser tes pensées que pour lui montrer que tu as entendu ce qui l'inquiétait.

Là encore, tu ne réponds pas de suite. Tu prends le temps de délier tes interrogations, de former des pensées concrètes et appropriées. Tu ne partages pas vraiment son inquiétude, votre expérience étant toutes les preuves qu'il te faut, mais tu oublies souvent que Bastien n'est pas cielsombrois ; il a adopté le duché après son affectation ici. Surtout qu'il n'a pas de réelle expérience avec le sexe opposé – bien moins que toi, en tout cas. Tu imagines en partie ce qui pourrait le troubler, mais tu es certain d'être loin du compte, au final.

Tu n'as cependant pas le temps de pousser plus loin les réflexions ou de lui répondre correctement car, déjà, la liqueur vous est servie. Tu remercies la serveuse d'un hochement de tête, mais, cette fois, tu ne fais absolument pas attention à son regard qui marque un arrêt sur ta blessure. Tu ne remarques pas non plus le coup d'œil qu'elle jette à Bastien. Tu le fixes lui, comme si cela pouvait donner les réponses à toutes tes questions. Peu probable, mais qui ne tente rien n'a rien.

Ses yeux se perdent sur la bouteille et ses mots te surprennent. « Tu dirais quoi alors si j’ai changé d’avis ? » Un rire étonné t'échappe sans que tu n'y puisses rien alors que tu plaques une main sur ta bouche. Il s'éteint sur un sourire plein d'affection et satisfait. « Oh, c'était de moi dont tu parlais ? Tu prends un air faussement innocent. J'ai eu quelque peu du mal à te suivre, avec toutes ces paroles cryptiques. » Tu fais un geste de la main vague qui englobe sa personne. Ton sourire se fait en coin, clairement taquin, mais ton pied, lui, va accrocher l'arrière de sa cheville pour bien lui montrer qu'il n'a pas à douter. Que tu apprécies sa franchise nouvellement trouvée.

Vos deux jambes à présent croisées, tu saisis la bouteille et les deux verres qui l'accompagnent. Alors que tu les places devant toi pour vous servir, tu reprends : « Je te rassure immédiatement : s'il s'avère que tu as changé d'avis, sache d'ores et déjà que ta prochaine nuit est réservée. » Ton regard quitte le verre que tu viens de remplir au tiers et remonte brièvement jusqu'à son visage. Il pourra y lire toute l'intensité de ton sérieux et de ta hâte pour les événements à venir. « Quant à tes inquiétudes, je suppose qu'elles sont fondées, mais n'a-t-on pas déjà prouvé que notre amitié pouvait survivre aux histoires de coucherie ? Personnellement, c'est un concept qui m'a plutôt bien réussi par le passé ; j'ai reçu relativement peu de plaintes à ce propos. Ton sourire s'agrandit alors que tu reposes la bouteille sur le côté et pousses un verre vers lui. Quant à la gêne, il ne tient qu'à nous qu'il n'y en ait pas. » Tu hausses les sourcils durant quelques secondes pour appuyer tes dires, avant d'interrompre momentanément votre discussion. Tu lèves ton verre devant toi pour porter un toast. « Aux amitiés améliorées, mon cher. » Un clin d'œil et tu avales cul sec.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Ven 26 Oct - 18:59

Dire que je sens son regard peser sur moi est un doux euphémisme. Et, je ne vais pas me mentir, c’est plus qu’agréable de voir qu’il s’attarde longuement en essayant de faire mine de rien. Je retiens un sourire, tout occupé que je suis à essayer de suivre le fil de mes pensées, à essayer de lui expliquer les choses aussi posément que possible. J’y arrive tant bien que mal je suppose, même si je suis, pour le coup, incapable de deviner ce qu’il pense pendant que je parle. Pour autant, je continue. Après tout, le vin est tiré, autant le boire jusqu’au bout non ?

Sauf que c’est un silence qu’il m’offre une fois que j’en ai terminé. Je le fixe, curieux, me focalisant sur le fait qu’il ne s’est pas dérobé à la pression de mon genou. C’est déjà un point positif je suppose. Je finis par souffler la fameuse question, sans prêter la moindre attention à la serveuse qui nous a interrompus l’espace d’un instant. Et j’arque un sourcil à son rire avant de lever les yeux au ciel. « Moque-toi donc. Tu t’en sortirais mieux si tu étais à ma place peut-être ? » Je fais claquer ma langue contre mon palais, même si mon regard reste amusé. Des paroles cryptiques. Que ne faut-il pas entendre. Je suppose que je n’ai pas encore suffisamment bu en vérité et je réfléchis probablement un peu trop. J’ai tout de même un temps d’arrêt quand son pied accroche ma cheville, retenant difficilement le sourire qui me vient spontanément. Nous avons tout de même une discussion sérieuse, il faut que j’arrive à rester plus ou moins concentré. Même si le succès n’est probablement pas particulièrement probant.

Et, si je me suis montré direct, j’avoue que la réponse de Melbren me laisse quelque peu au dépourvu. Je sens ma gorge qui s’assèche brusquement et j’ai du mal à déglutir l’espace d’un instant, sans bien arriver à comprendre pourquoi. Ou, plutôt, sans arriver à totalement en accepter les raisons. Il a mis des mots sur ce je n’arrivais pas à dire et, maintenant que je l’ai entendu, je réalise que oui, j’ai changé d’avis, oui j’ai envie que sa nuit m’appartienne. Tout comme lui. Sans réfléchir outre mesure à ce que cela pourrait impliquer, que ce soit pour mes propres préférences par exemple. Mon regard reste ancré au sien jusqu’à ce qu’il se détourne lorsqu’il remplit nos verres. « On dirait que j’aurais pu me passer de toutes mes… comment as-tu dit déjà… ah oui mes paroles cryptiques. Je ne pensais pas que… enfin surtout au vu de la façon dont cela s’est terminé. » Finir mes phrases serait une bonne chose soit-dit en passant. Ce n’est pourtant pas mon genre d’hésiter de la sorte ou de ne pas trouver mes mots, encore moins lorsque j’essaie d’arriver à mes fins. « Heureusement que tu n’es pas du genre rancunier alors... » J’ai une ombre de sourire avant de l’écouter tandis qu’il se fait visiblement un point d’honneur à me rassurer. « Ton amitié reste tout de même plus importante que l’attraction que tu pourrais exercer sur moi. Quand bien même elle a survécu une fois, je n’aimerais pas que… ce ne soit plus le cas à l’avenir. » Et je tousse un rire avant de souffler, brusquement taquin l’espace d’un instant. « Je ne suis pas comme ce que tu as pu vivre par le passé mon cher, alors je serais toi, je ne m’avancerais pas trop à ce sujet. » Un clin d’oeil alors que j’attrape le verre qu’il a poussé vers moi. Je hoche la tête quand il me confirme que la gêne ne sera pas un problème si nous faisons ce qu’il faut et je lève mon verre en parfait miroir, avalant son contenu d’une seule traite. Le reposant dans un bruit sec, je me passe la langue sur les lèvres et, sans laisser le temps à Melbren de réagir, je me penche vers lui, ma main glissant sur sa nuque alors que je l’embrasse à pleine bouche, sans la moindre retenue. Je le relâche et j’attrape la bouteille pour remplir de nouveau nos verres. « Aux amitiés améliorées donc. » Et, l’espace d’un instant, je me dis que nous avons tout de même bien de la chance d’être en Sombreciel.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 8 Nov - 22:55

Tu le vois déglutir et retiens un sourire. Il a réussi à te déstabiliser, mais tu constates qu'il ne s'attendait pas non plus à ta franchise. Bien. L'élément de surprise est primordial. C'est un aspect de ta vie que tu chéris tout particulièrement et qui a le don de la rendre vive, magique, folle. Quoi de mieux que de suivre les fils du Tisserand les yeux fermés et d'en savourer chaque instant ?

Tu te concentres à nouveau sur ta tâche et laisses échapper un gloussement à sa constatation, qu'en effet, il a tourné autour du pot. Tu ne dis rien, mais tu n'en penses pas moins que c'était sûrement une étape nécessaire pour Bastien. Parfois, même le plus petit pas est indispensable pour atteindre l'objectif fixé. Si tu as bien lu entre les lignes, ton accident l'a perturbé au point qu'il reconsidère en partie la nature de votre relation. C'est triste qu'il ait dû vivre cela pour en arriver à ces conclusions, mais tu préfères te réjouir du positif qui se présente à vous plutôt que de te morfondre.

Un sourire en coin apparaît sur tes lèvres quand il bute sur ses mots. Tu as rarement l'occasion d'assister à cela et tu ne peux t'empêcher d'en ressentir une certaine fierté. Tu te forces cependant à te concentrer sur ses mots et hausses une épaule. « Tu n'as ni brisé de promesses ni bafoué mon honneur. Tu n'étais plus partant. Il était hors de question que je ne respecte pas cela. » Ton expression se fait plus sérieuse ; tes sourcils se froncent légèrement.  Le consentement est primordial. A quoi bon poursuivre quelqu'un qui a explicitement spécifié qu'il ne voulait pas plus d'une nuit ? Si ce n'est passer pour un Bélliférien pur jus ? Jamais de la vie. « Tu as bien fait d'écouter tes envies – ou non envies, en l'occurrence » Cela vous a permis de rester amis : les choses auraient pu mal se passer, dans le cas contraire.

Tu essaies ensuite de le rassurer quant à votre amitié du mieux que tu peux. Tu décales la bouteille tout en écoutant sa réponse : « Ton amitié reste tout de même plus importante que l’attraction que tu pourrais exercer sur moi. Quand bien même elle a survécu une fois, je n’aimerais pas que… ce ne soit plus le cas à l’avenir. » Tu hoches la tête alors que ton pied exerce une pression plein d'affectueuse contre le sien. Tu comprends ses peurs ; elles sont légitimes. « Nous ferons en sorte que ce ne soit pas le cas. » Tu sembles plus confiant que lui à ce propos, mais le temps lui prouvera qu'il n' a pas d'inquiétudes à avoir.

Tu hausses instantanément un sourcil à ses paroles suivantes en poussant l'un des verres vers lui. « Je ne suis pas comme ce que tu as pu vivre par le passé mon cher, alors je serais toi, je ne m’avancerais pas trop à ce sujet. » Ton sourire s'agrandit et tu frémis d'impatience à la perspective de ce qu'il semble vouloir t'offrir. Bon sang que tu as hâte de voir à nouveau de quel bois Bastien Aigrépine se chauffe. « A toi de me prouver le contraire, alors. »

Une fois qu'il a hoché la tête à ton commentaire sur la gêne qui pourrait exister entre vous, tu estimes qu'il est largement temps que vous buviez à votre santé. Les circonstances s'y prêtent follement. Tu avales l'entièreté de ton verre ; il en fait de même et vos regards se croisent. Tu ne peux t'empêcher de suivre des yeux sa langue et de t'attarder une seconde de trop sur ses lèvres. Sans en avoir conscience, tu frottes les tiennes l'une contre l'autre et… Bastien se lève et tu ne vois soudain plus que son visage qui s'approche. Tes yeux tentent de suivre le mouvement, mais. Tu n'as pas encore tout compris que ses lèvres sont déjà sur les tiennes. Un gémissement de surprise, bas, seulement audible par lui, t'échappe et ta main va d'instinct agripper le devant de son haut. Ta peau semble pulser là où vos corps sont en contact. Même après qu'il se soit écarté, mettant fin à ce baiser trop rapidement à ton goût.

Tes pensées sont compliquées l'espace de quelques secondes durant lesquelles il répète ton toast précédent. Elles se forment mais ne se finalisent pas. Une seule est cohérente : encore, encore, encore. Le sensation de ses lèvres revient sans cesse au premier plan et tu… Tu finis par t'appuyer contre le dossier de ta chaise, ton regard fixé sur lui, silencieux. Un sourire se forme lentement sur tes lèvres et tu veux tellement plus. Plus de surprise, plus de contact, plus d'excitation. Plus de son goût.

Tu saisis le verre qu'il t'a resservi sans un mot et le bois, là encore, d'une traite. Tu en as besoin. Tes capacités mentales en dépendent. Tu es bien souvent celui qui donnes l'impulsion à ce genre de d'avances ou de rapports. Être de l'autre côté, être celui surpris, est tout autant délectable.
Tu le fixes sans un mot, un sourire définitivement accroché aux lèvres. Tu humidifies ces dernières, tes pensées se rassemblant peu à peu. Tu te lèves, une lueur dans ton regard qu'il identifiera sans mal. Tu prends tranquillement place à ses côtés, ton verre ramené d'un geste vers toi, posé non loin du sien. Vos cuisses se frôlent, un frisson parcourant ton échine. Tu tournes légèrement le haut de ton corps vers lui, ton regard trouvant le sien, ton coude appuyé contre la table.
Tu souris de plus belle.

« Maintenant que nous avons réglé ce petit détail… Tu fais un geste vague de la main. Je vais pouvoir te congratuler pour ta récente ascension dans la hiérarchie. » Ton sourire se fait en coin alors que ta main libre va accrocher le col de ses vêtements. Tu le tires lentement vers toi sans jamais le quitter des yeux. « Recevez mes félicitations les plus sincères, Major Aigrépine. Que cette nouvelle position vous apporte toute la satisfaction possible et imaginable. » Tu arrêtes son visage non loin du tien et te mords l'intérieur de la joue d'anticipation. Tu laisses un silence de quelques secondes s'installer alors que tu le dévisages. « Acceptez ce maigre avant-goût de ce qui vous attend plus tard. »

Sans attendre, tu combles les quelques centimètres qui vous séparent. Tu t'empares de ses lèvres sans hésitation, ta poigne se resserrant sur le tissu. A l'intérieur, tu n'es que trépidation ; tu inspires fébrilement, l'odeur de sa peau envahissant ton esprit. Ta main, elle, descend lentement sur son torse, mais tu te forces à l'arrêter. Vous êtes entourés de gens. L'envie de le déshabiller a beau se faire plus pressante chaque seconde qui passe, tu n'en oublies pas la bienséance. A la place, tu approfondis simplement le baiser

Il ne faut pas non plus que la bienséance t'en demande trop.

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Melbren #BA2A09 – Lichen #A3581B














Dernière édition par Melbren de Séverac le Lun 14 Jan - 1:27, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Dim 18 Nov - 19:29

Ne nous leurrons pas. Je n’aurais jamais pensé, quand je suis allé chercher Melbren, que la discussion tournerait de la sorte. Je ne dis pas que je ne me suis pas longuement questionné depuis le couronnement, que je ne me suis pas demandé ce qui pouvait me passer par la tête et si je devais lui en parler. Mais, pour être parfaitement honnête, j’avais tout de même opté pour une certaine lâcheté, pour ne pas avoir à me questionner plus que de raison.

Et pourtant je parle, sans même y être obligé. C’est aussi comme ça que notre relation a toujours fonctionné. Et, à l’entendre, je me dis qu’il a effectivement raison, que j’ai bien fait de dire la vérité plutôt que de laisser les choses s’envenimer et perdre ainsi une belle amitié. Pour autant, j’ai du mal, pour une fois, à faire la part des choses. Peut-être parce que je me suis plus impliqué que d’habitude, que je tiens vraiment à Melbren, en toute amitié évidemment. Mais qu’il m’attire. J’ai mis du temps à le comprendre, à l’accepter, mais je dois bien me rendre à l’évidence. D’autant que la réciproque est vraie, difficile de ne pas le voir.

J’ai tout de même du mal à mettre des mots sur tout cela et, si je vois bien que Melbren a l’air de s’en amuser, il a le bon sens de ne pas en rajouter et de me laisser terminer. « Faire en sorte que ce ne soit pas le cas hein… j’aimerais autant oui, mais tu as l’air d’avoir suffisamment confiance pour nous deux. » Tellement que je commence à laisser mes propres appréhensions de côté, à entrer dans ce petit jeu qui nous est habituel mais qui, cette fois, prend une toute nouvelle signification, que ce soit les échanges de regards ou nos propres postures qui, sans même que je m’en rende réellement compte, ont totalement changé. Il n’y a plus vraiment de jeu, ou plutôt, l’enjeu est pour le moins différent. Et nous avons les mêmes attentes, je peux le lire dans son regard. Et autant dire que j’apprécie tout particulièrement ce que je peux y voir, ne nous leurrons pas. Le frisson qui me parcourt l’échine n’est pas feint. Pourtant je me contente d’esquisser un sourire narquois. « Tu sais que je suis prêt à tout. »

Preuve en est alors que je me lève et que je l’embrasse brièvement mais sans la moindre retenue. Et j’avoue que la tête qu’il fait vaut clairement le détour alors qu’il tente tant bien que mal de remettre ses idées en place.  Et je lui rends son sourire, mon regard rivé au sien alors que je sens mon pouls se faire plus rapide. Je me doute qu’il ne va pas se contenter de rester ainsi sans rien faire et je m’attends à tout. Alors je le suis des yeux alors qu’il se lève, attrapant mon propre verre que je vide d’une traite, comme si de rien était, comme si je ne frémissais pas à son approche. J’arque un sourcil quand il attrape le col de ma chemise et je me fends d’un sourire à ses propos. Avant que le sourire ne s’évapore, comme tout ce qui pourrait s’apparenter à une pensée cohérente. J’ai pourtant déjà goûté ses lèvres, je ne devrais pas être surpris de l’effet que ce baiser a sur moi.

Ma main se pose sur sa taille sans même que je m’en rende compte, alors que je le rapproche un peu plus de moi. Comme si c’était nécessaire. Mon autre main se perd dans ses cheveux alors que le baiser dure. Autant être parfaitement honnête, je n’ai pas la moindre envie qu’il s’arrête, quand bien même la bienséance risque d’être mise à mal si nous continuons de la sorte, toute sombrecieloise que soit cette auberge. Et je finis tout de même par interrompre notre baiser, plus pour reprendre mon souffle qu’autre chose, avant de tousser un rire, mes lèvres tout contre les siennes. « Et bien, je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié cette promotion qu’en cet instant. » Je m’éloigne quelque peu, ma main quittant ses cheveux alors que mon pouce effleure ses lèvres. Et que je lui souris avec malice, réalisant qu’avec sa main posée sur mon torse, il a du sentir l’accélération de mon coeur à son contact. Je souffle alors, d’un ton amusé.« Nous avons une bouteille à finir non ? Cela me permettra de retrouver un peu de bon sens et d’être capable d’aller jusqu’à la chambre. Il serait peut-être un peu malvenu de fêter ma promotion, notre amitié améliorée et j’en passe contre le mur du couloir. » Et comme ça, je pourrais éviter de choquer la jeune serveuse qui jongle entre les tables en glissant ma main là où il ne faut pas. Même si ma main qui enserrait sa taille est déjà beaucoup trop près.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 14 Jan - 2:51

La main qu'il a posée sur ta taille brûlerait presque ta peau tant tes sensations sont décuplées en cet instant. Tu l'embrasses encore et encore, répondant avec un enthousiasme non feint à ce qu'il t'offre. Tu sursautes légèrement quand son autre main va se perdre dans tes cheveux, un gémissement, bas, exprimant toute l'envie qu'il fait naître en toi, t'échappant contre ta volonté. Mirta soit louée, vous n'êtes pas en plein milieu de la salle. Quand bien même, tu sais que s'il ne met pas un frein à votre étreinte encore chaste – oui, chaste compte tenu de ce qui te passe par la tête actuellement –, les choses vont rapidement dégénérer. Ton corps te presse déjà de passer l'un de tes jambes par-dessus les siennes malgré le praticité nulle de votre position actuelle. Ta main se perd déjà dans son cou puis dans sa nuque, là où agrippes délicatement ses cheveux. Tu es d'ailleurs sur le point de te déplacer quand il s'écarte, la respiration un brin laborieuse – et soyons honnête, tu n'es pas en meilleur état.

Tu clignes un instant des yeux, tu déglutis et un sourire apparaît sur tes lèvres quand il rit tout contre les tiennes. Tu ne peux résister à la tentation de déposer un bref baiser, chaste, sur ses lèvres dès qu'il a fini, juste avant qu'il ne reprenne la parole. « Et bien, je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié cette promotion qu’en cet instant. » Tu hausses les sourcils de manière suggestive, avant de consentir à ce qu'il s'écarte en laissant ta main glisser sur le côté de son cou puis sur son torse. Tu frissonnes en même temps quand il retire sa main, ses doigts glissant dans tes cheveux pour ce faire. Tu frissonnes doublement quand son pouce frôle tes lèvres et que ce geste provoque un pic d'excitation en toi. Tu te forces à rester immobile.

La décence, Melbren. La décence, bon sang.

Tu es incapable de ne pas lui sourire à nouveau lorsque ses lèvres s'étirent en résultat de vos actions. « Nous avons une bouteille à finir non ? Tu hoches la tête, ton esprit encore agréablement embrouillé par votre baiser. Cela me permettra de retrouver un peu de bon sens et d’être capable d’aller jusqu’à la chambre. Il serait peut-être un peu malvenu de fêter ma promotion, notre amitié améliorée et j’en passe contre le mur du couloir. » Un rire ravi t'échappe alors que tu t'écartes un peu à ton tour. Pas trop, de façon à ce qu'il puisse laisser sa main sur ta hanche, qu'il a estimée bon de ne pas retirer. Tu l'approuves dans ce choix. Complètement. Pleinement.

« Sache que je n'ai rien contre les murs de couloir. Ils peuvent être bien accueillants, dans certaines situations. Tes mains, elles, ont déjà commencé à s'affairer avec l'alcool et vos verres. Il est vrai cependant que j'espère t'avoir capable sur tes jambes à la fin de nos festivités. Sur tes genoux également. Tu ne le regardes pas, mais un sourire satisfait orne tes lèvres après tes mots. Remarque, je ne suis pas très regardant. Tu fais mine de réfléchir, les sourcils légèrement froncés alors que tu lui tends son verre. Toi sur ton dos, sur tes genoux, sur tes genoux et tes mains, sur ton ventre. Moi sur mon dos, sur mon ventre, sur mes genoux, sur mes genoux et et mes mains. Tu ancres ton regard dans le sien, la tête penchée légèrement sur le côté alors que les images défilent dans ta tête et ne font rien pour aider à calmer le désir que tu ressens pour lui. Toi sur mon sur dos, moi sur ton dos, toi sur mon bassin, moi sur le tien. Toi sur mes cuisses, moi sur les tiennes. Tes jambes autour de moi, les miennes autour de toi. » Ton sourire se fait de plus en plus séducteur à mesure de ta tirade et tes yeux tracent ses lèvres avant de retrouver son regard.

Et c'est le moment pour toi d'arrêter pour éviter tout nouveau débordement.
Clairement.

Tu te redresses soudain et t'éclaircis la gorge. « Je m'égare, cependant, hum ? Tu détournes ton visage et portes rapidement le verre à ta bouche et tu la bois cette gorgée, pour faire diversion de manière un peu désespérée. Notre bouteille. Buvons. Fêtons cela. Nous aurons tout le temps plus tard, comme tu l'as dit. » Deuxième gorgée.

Il fait chaud dans cette auberge, non ? Tu ne savais pas que l'été était déjà si proche, par Mirta.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Mer 16 Jan - 17:30

Mon cœur bat trop vite. Beaucoup trop vite. Je n’ai même pas souvenir de la dernière fois où il s’est emballé comme ça, où j’ai tellement eu envie de quelqu’un que toutes les barrières que j’ai pu me créer, qu’elles soient justifiables ou non, sautent les unes après les autres. Nous sommes amis et, même s’il est plus que probable que cette histoire ne passe pas la nuit, pourquoi est-ce que je n’en profiterais pas comme il se doit ? Je chasse cette petite voix qui essaie de se faire raisonnable et qui ne fait guère le poids face au goût des lèvres de Melbren. Et Mirta sait si j’en ai goûté des lèvres. Mais aucune qui ne me fasse cet effet, sans que je n’arrive à saisir pourquoi. Peut-être parce que je n’ai pas à lui mentir sur quoi que ce soit, que je peux dire ce que je veux, faire ce que je veux. Et que je l’apprécie plus de raison.

J’essaie de retrouver mon souffle tant bien que mal, mon regard toujours ancré dans le sien alors que j’y lis le même désir qui se fait de plus en plus pressant. Mon sourire se fait malicieux, quand bien même je continue de le dévorer du regard, alors que son rire résonne tout contre moi. La sensation est, ma foi, fort agréable et j’inspire longuement, hochant la tête quand il reprend. « Fort bien, je note pour les murs de couloir. » Mais alors qu’il s’affaire à nous verser à boire, je cille au reste de ses propos. Pour un peu, je sentirais presque le rouge me monter aux joues et je suis passablement ravi de la lumière tamisée, même si j’ai comme un doute sur le fait qu’il ne s’en aperçoive pas. C’est probablement là que je prends l’entière mesure de ma non-ascendance cielsombroise. Voilà bien quelque chose que je n’aurais jamais dit à haute voix.

Et pourtant… pourtant… dire que ses paroles me font de l’effet est probablement le pire euphémisme du siècle. Je déglutis et je bois quelques gorgées, mes doigts se crispant sur sa hanche alors que je trouve qu’il fait beaucoup trop chaud en cet instant. « Je… je ne suis pas sûr que tu t’égares tant que cela en vérité. Mais je note que tu sembles avoir réfléchi à bon nombre de possibilités quant à la suite des évènements. C’est intéressant. Très intéressant même. » Ma main quitte sa hanche pour glisser dans son dos, s’insinuant sous le tissu avec une dextérité qui pourrait presque m’étonner tant je me sens fébrile en cet instant. Et mes ongles griffent légèrement sa peau alors que je continue, d’un ton tranquille, fixant mon verre comme si de rien était. « Donc, la question qui se pose là, tout de suite. Est-ce que nous finissons cette bouteille ici ? Est-ce que nous montons dans une chambre que nous n’avons de toute façon pas réservée ? » J’ai un rire avant de reprendre. « En fait, oublie ces questions. Je te grimperai dessus avant que nous ayons fini cette bouteille si nous restons là. Ou ma main se sera égarée beaucoup trop loin. Quant à la chambre… je ne suis même pas sûr d’y arriver. Et toi ? » Sans vraiment attendre de réponse, mes lèvres vont chercher de nouveau les siennes avant de murmurer, dans un souffle. « J’ai envie de toi Melbren. Et maintenant. » Au temps pour la subtilité donc. De toute façon, nous avons dépassé ce stade depuis bien longtemps je crois. Et je n’ai plus la moindre envie de rester à cette étape de notre petit jeu en vérité.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 17 Jan - 3:26

Un coup d'œil à son visage et tu jurerais voir apparaître là quelques rougeurs. Peut-être. Dans tous les cas, l'effet que tu as sur Bastien est clair. Tu risques un coup d'œil plus bas, mais la table et votre position rapprochée t'empêchent de discerner quoi que ce soit. Tu chouinerais presque intérieurement si la vision qu'il t'offrait en cet instant n'était pas largement suffisante pour lancer les prémisses d'un incendie dans ton bas-ventre – ou pour l'alimenter, soyons francs. Tu continues de faire comme lui : tu bois encore, la brûlure presque pâle face à toutes les sensations qu'il provoque en toi. La prise de ses doigts sur ta hanche, intense, brûlante, est un bonus non négligeable qui te promet bon nombre de merveilles.

Le silence s'installe durant quelques instants, mais tu n'en es pas gêné : la tension sexuelle est presque palpable et cela te satisfait au plus haut point. « Je… je ne suis pas sûr que tu t’égares tant que cela en vérité. Mais je note que tu sembles avoir réfléchi à bon nombre de possibilités quant à la suite des évènements. C’est intéressant. Très intéressant même. » Ton sourire se transforme en quelque chose de plus chaleureux, de plus affectueux, et tu dépasses le stade de la satisfaction là : si tu pouvais ronronner, tu le ferais.

Les traits de ton visage s'affaissent cependant bien rapidement et un nouvel élan de désir parcourt ton échine quand tu sens sa main glisser jusqu'à ton dos. A même la peau. Oh. Ses ongles. Tu frissonnes et n'as d'autres choix que de fermer les yeux momentanément alors que tu exhales fébrilement. « Donc, la question qui se pose là, tout de suite. Est-ce que nous finissons cette bouteille ici ? » Les mots n'arrivent pas de suite à ton cerveau. Tu es perdu dans les sensations alors que ta tête penche légèrement vers lui, comme un aimant attiré par un autre. Tu laisses échapper un « Hum » pour lui signifier que tu entends qu'il prononce des mots. « Est-ce que nous montons dans une chambre que nous n’avons de toute façon pas réservée ? » C'est son rire qui te fait rouvrir des yeux un peu perdu. Ses mots te parviennent enfin, à retardement. Le brouillard se dissipe un peu, juste ce qu'il faut pour que tu sois apte à échanger avec lui.

Tu n'as cependant pas besoin de formuler des pensées très cohérentes, car Bastien prend la situation en main – béni soit-il. « En fait, oublie ces questions. Je te grimperai dessus avant que nous ayons fini cette bouteille si nous restons là. » Un rire fébrile t'échappe, car les soins qu'il te prodigue dans le dos sont toujours en cours. « Ou ma main se sera égarée beaucoup trop loin. » Tu intercales un rapide : « Elle s'en sort déjà très bien, crois-moi. » dans un gloussement avant que ton visage ne se tourne entièrement vers le sien. Tu déglutis alors qu'il enchaîne. « Quant à la chambre… je ne suis même pas sûr d’y arriver. Et toi ? » Tu t'apprêtes à lui répondre qu'il va devoir arrêter de parler et t'embrasser vite, que, sinon, tu vas définitivement passer ta jambe par-dessus les siennes,. Cependant, pour ne pas changer, il te prend par surprise. Ses lèvres sont déjà sur les tiennes et… Oui. Enfin ! Ses lèvres. Par Mirta. Par tous les dieux. Ses lèvres.

Il vous interrompt cependant trop rapidement à ton goût et tu fronces automatiquement les sourcils, prêt à lui rappeler que ce n'est vraiment plus le moment de parler – même si tu n'as eu aucune parole réellement cohérente à lui offrir en réponse à son discours, certes. « J’ai envie de toi Melbren. Et maintenant. » Ta réponse ? Tu gémis purement et simplement cette fois, incapable de retenir ce bruit qui n'est qu'en partie atténué par ses lèvres. Que les clients de cette auberge soit damnés, tu as bien plus important à penser et à considérer. Plus précisément, le beau Voltigeur qui enflamme tes sens et te fait jeter à l'eau tout contrôle que tu peux exercer d'ordinaire dans ce genre de situations. Tu veux Bastien, ici et maintenant. « Bon sang, Aigrépine. Tes mots. Cette bouche. Ils sont faits pour ce duché. » Tu ne résistes pas à la tentation de l'embrasser, brièvement mais de manière appuyée. « Pour… Pour… » Des mots te viennent – moi –, mais il restent scellés dans ta tête, en sécurité.

Tu ne t'attardes cependant pas sur cette pensée. Tu profites de la légère pause pour vous mettre en marche. Tu te détaches de lui, forçant à regret sa main à quitter la chaleur de ton dos. « Récupère la bouteille et ton charmant postérieur, je m'occupe du reste. » Un haussement de sourcils, puis, sans perdre de temps, tu te relèves, ajustes discrètement ton bas pour ne pas être trop gêné et t'en vas au comptoir, là où le patron est occupé à sécher quelques chopes et assiettes.

Tu ne te perds pas en détails. Tu lui demandes une chambre, celle la plus éloignée des autres clients, celle avec le lit le plus confortable. Il ne s'agit pas d'un établissement de luxe, mais le service est y plus que correct et ce sera largement suffisant. Tu le payes pour cela et pour deux repas chauds déposés devant votre porte plus tard dans la soirée quand il te tend votre clef. Il te semble sentir la présence de Bastien, non loin, mais tu as une dernière requête à adresser au patron et il te faut rester concentré.
Tu empruntes du parchemin et de quoi écrire à l'homme avant de t'appliquer à y écrire tes souhaits. Tu négocies avec lui pour qu'un de ses employés adultes se charge de la commission, dépose le tout devant la porte après avoir toqué pour vous prévenir. Tu le payes plus que généreusement vu ce que tu lui demandes – il faut ce qu'il faut et le temps presse.

Après un salut bref à son égard, tu attrapes le poignet de Bastien et vous diriges sans tarder vers les escaliers menant à l'étage. Tu te retournes momentanément pour lui dire, tout bas : « Une course va être faite pour nous au bordel d'à côté. Je connais bien la gérante, elle nous obligera sans difficulté contre service rendu à l'avenir. » Tes yeux pétillent de satisfaction et de malice. Tu déposes un baiser rapide sur ses lèvres avant de te tourner à nouveau pour entamer la montée des marches. Vous êtes placés au deuxième étage et personne n'a encore loué de chambres vers le fond du couloir à part vous.

Quel heureux hasard.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 17 Jan - 21:27

Je crois que c’est officiel, les limites de la décence ont été franchies et balayées du revers de la main sans que ni lui ni moi n’en soyons dérangés. J’ai été un peu gêné, l’espace d’un instant, je veux bien le reconnaître. Pour autant, cela n’a en rien diminué l’envie que j’ai de lui, bien au contraire. Et je ne lui cache pas. Tant pas mes gestes que par mes paroles. J’ai un sourire satisfait à sa réaction lorsque mes ongles effleurent son dos, la tension ne faisant que monter d’un cran alors que j’ai totalement oublié la présence d’autres personnes dans cette auberge.
 
A sa réponse, je tousse un rire et je souffle, taquin. « Merci de mettre en avant ma remarquable adaptation à mon duché d’adoption mon cher. » J’avoue, je m’épate moi-même d’être en mesure de prononcer une phrase aussi longue. Mais c’est parce que mes lèvres se sont éloignées des siennes et que lui-même se détache. Je le dévore des yeux alors qu’il se relève, mon regard s’attardant longuement là il ne faudrait probablement pas et mon sourire se fait malicieux.
 
Et pourtant, je ne suis guère dans un meilleur état. Mais, dans le fond, qu’importe. Je me relève, attrapant tranquillement la bouteille avant que je ne m’éloigne un peu en direction des escaliers. Mon regard croise celui d’une jeune employée, à la mine fort avenante, qui rougit jusqu’aux oreilles quand ses yeux se posent sur moi. Et je lui adresse un clin d’œil amusé, essayant tant bien que mal de reprendre un semblant de contrôle. Ce qui est peine perdue, j’en ai parfaitement conscience alors que mon attention finit de nouveau par être captée par Melbren, fort occupé à… écrire un parchemin. J’arque un sourcil, passablement perplexe, m’accordant pour la peine une gorgée à même la bouteille.
 
Je manque de la recracher quand il m’attrape le poignet, protestant plus pour la forme qu’autre chose alors qu’il m’entraîne à l’étage. « Une course ? Et de quoi donc as-tu absolument besoin là, dans l’immédiat ? » J’avoue, je suis plutôt curieux. D’autant que je ne pensais pas qu’il aurait la tête à penser à ce genre de choses. A croire qu’il est moins troublé que moi même si, à voir son regard brillant, j’ai tout de même quelques doutes. J’avoue, je n’attends pas vraiment la réponse, claquant la porte d’un coup de pied alors que mes lèvres vont de nouveau chercher les siennes avec une avidité que je ne cherche même pas à dissimuler. Et je le ramène contre moi d’un geste vif, ma main glissant sur sa nuque pour approfondir notre baiser. Le peu de bon sens qui me restait semble s’envoler pour de bon et je me demande si je serais encore capable de prononcer plus de deux mots sans bafouiller. Bon, en vérité, mes lèvres sont de toute façon bien trop occupées pour y songer dans l’immédiat. Et mon autre main glisse de nouveau sous ses vêtements, reprenant là où elle s’était arrêtée quelques minutes auparavant. Après tout, il avait eu l’air de s’en satisfaire non ? Quant à moi, je ne réalise qu’à peine que, pour la première fois de mon existence, je ne cherche pas à contrôler quoi que ce soit, à donner le change, ou à me parer de ce masque que j’ai tout le temps ou presque. Je me laisse simplement guider par mes envies, ce que j’aurais probablement dû faire depuis longtemps, sans bien savoir pourquoi je m’étais autant bloqué jusque-là. Mais, au final, peut-être que c’est parce que je n’ai pas à me soucier de quoi que ce soit parce que c’est Melbren. Et que ça explique bien des choses.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Ven 18 Jan - 4:58

Tu relâches son poignet pour plus de praticité alors que tes pieds entament déjà la montée. Il te suit à la même cadence ; tu pourrais presque imaginer le désir pulser dans ses veines comme il pulse dans les tiennes actuellement.

Quand vous entrez dans le couloir du deuxième étage, il prend la parole : « Une course ? Et de quoi donc as-tu absolument besoin là, dans l’immédiat ? » Tu éclates d'un rire ravi en ouvrant rapidement votre chambre. Tu n'as cependant pas le temps de lui répondre : à peine t'es-tu tourné vers lui que, déjà, son pied pousse la porte et ses lèvres trouvent à nouveau les tiennes, envoyant une vague de chaleur courir le long de ton dos. Tu n'entends même pas le clac qui vous informe qu'elle s'est refermée.

Dans ton empressement pour avoir les mains libres, tu jettes le trousseau dans la direction approximative du meuble que tu crois avoir vu du coin de l'œil en entrant – en réalité, il atterrit sur le plancher. Bastien rapproche vos corps instantanément et tu laisses échapper un petit bruit d'appréciation, qui se répète quand tu sens ses mains trouver ton dos et ta nuque. Les tiennes ne sont pas en reste une fois qu'elles lâchent le tissu à ses flans. L'une remonte sur son bras avant de passer derrière sa nuque jusqu'à ce que ton avant-bras soit calé contre cette dernière. L'autre passe sous son haut, tes doigts se frayant un passage le long de son flanc, tout contre ses côtes.
Tu te délectes du fait que tu peux enfin le toucher à nouveau comme la première fois, que tu peux t'enivrer de son odeur si caractéristique sans aucune restriction. Tu te retrouves là, enveloppé par son corps et par sa présence, et c'est grisant. Tu es incapable de former une pensée entière alors que tu laisses tes émotions et ton excitation diriger tes mouvements. Tu le sens aussi empressé, aussi passionné, là, tout contre toi, et cette seule idée a le don d'aggraver encore davantage ton état.

Sous cette impulsion, tes lèvres quittent les siennes lentement : d'abord le coin de sa bouche, sa joue, sa mâchoire, que tu mordilles en passant, puis tu descends dans son cou, où tu déposes un baiser appuyé, là où tu sens pulser son cœur, contre tes lèvres. Tu ne t'arrêtes pas là, cependant, tu descends inlassablement jusqu'à atteindre le point de jonction de son cou et de son épaule, où tes dents prennent momentanément le relais. Tu mords la peau un peu plus franchement que précédemment tout en remontant lentement. Tandis que ta main quitte ses épaules pour aller repousser les cheveux qui tombent devant son oreille, ta bouche approche de cette dernière, où tu glisses, la fébrilité et l'envie bien trop audibles dans ta voix : « Tu veux savoir ce que j'ai demandé à l'aubergiste ? » Tu mordilles le lobe de son oreille alors que tes doigts resserrent leur prise dans ses cheveux inconsciemment. Tu vas déposer un baiser ferme sur ses lèvres avant de continuer, tes yeux ancrés dans les siens : « De quoi nous permettre de nous amuser sans restreinte. » Un sourire en coin – tu supposes qu'il sait de quoi tu parles – alors que ton autre main progresse vers le bas de son dos.

Tu l'embrasses alors sans pudeur, dans la lignée de vos précédents baisers, mais, cette fois, ta main enfouie dans sa chevelure limite ses mouvements. Tu lui offres tes lèvres cependant, peu enclin à explorer des jeux de contrôle sérieux sans même avoir abordé le sujet au préalable avec Bastien. Vos visages sont au même niveau ; aucun besoin de forcer sur tes pieds ou de baisser la tête. Cela permet à vos lèvres de se frôler sans mal. Tu te laisses aller ensuite à goûter ses lèvres du bout de la langue, avec une simplicité toute sensuelle. Celle du bas, d'abord, avant de remonter vers celle du haut. Juste de quoi sentir leurs courbes et leur douceur. Un contact bref, léger, qui fera comprendre à Bastien combien tu comptes le savourer, ce soir.

Un sourire radieux et fier apparaît ensuite sur tes lèvres, au moment où ta main se referme sur l'une de ses fesses, par-dessus son bas. Tu rapproches vos bassins d'une pression et expires brutalement quand vos corps entrent pleinement en contact. Tu laisses échapper un rire dans un souffle alors que tu accoles vos fronts et relâches considérablement la pression sur ses cheveux. « Qu'ils se dépêchent. C'est dur de se contrôler quand tu es dans cet état. » Tu le dévisages en même temps que tu parles – difficilement, soyons honnêtes – et tu vois ses pupilles dilatées, ses lèvres humides et rougies par vos baisers, son souffle plus court. Tu sens sa prise sur toi, puissante et étourdissante. Tu n'es pas en manque de sexe, en général, mais là, contre Bastien, l'expérience est toute autre. Tu réalises qu'un autre homme ne t'avait pas fait te sentir si libre, si vivant depuis… depuis… Tu repousses la pensée, qui s'évapore sans mal grâce à la simple présence du Voltigeur. Et tu souris à nouveau, léger.

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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Ven 18 Jan - 11:58

Ca ne devrait pas être aussi évident. Aussi naturel. Oh, je ne dis pas que je devrais être emprunté et ne pas savoir quoi faire. Après tout, nous nous sommes déjà retrouvés dans cette situation et j’ai plutôt souvenir que les choses s’étaient remarquablement bien passées, même si je m’étais retranché derrière mes réserves habituelles pour ne pas risquer de m’attacher plus que de raison, sans vraiment m’en rendre compte. Mais c’était différent, sans que j’arrive vraiment à saisir pourquoi. En cet instant, la façon dont je le touche, dont ses mains parcourent mon corps, j’ai l’impression d’avoir toujours fait ça. Probablement parce qu’il a réussi à me mettre à l’aise comme personne, parce que j’ai envie de lui comme personne. Difficile à dire. Et, dans le fond, ça n’a pas la moindre importance en vérité.

J’inspire alors que ses lèvres glissent sur ma peau, me fendant d’un sourire alors que je frissonne quand ses dents prennent le relai. Et je lève un sourcil quand il reprend la parole, étonné d’être encore capable d’écouter ce qu’il me raconte. Si je suis curieux à ses premiers mots, mon sourire se fait plus large quand il continue. « Ta présence d’esprit m’épate Séverac, je tiens à le souligner. » Bon, en réalité, je ne vois pas vraiment de quoi il parle, mais je lui fais confiance. Je lui rends son baiser avec envie, mes doigts se crispant sur sa peau alors que mon cœur a une nouvelle embardée. Dire que je ne contrôle absolument plus rien est un doux euphémisme. Et dire que je m’en moque l’est encore plus.

A la façon dont ses lèvres effleurent les miennes, je me rends bien compte que nous sommes bien loin d’un instant volé au détour d’un couloir dans une taverne quelconque. Il veut savourer ce moment, tout autant que moi. Et c’est quelque peu troublant. Ou en tout cas, ça le serait si je prenais le temps d’y réfléchir. Mais difficile de penser à quoi que ce soit avec le sourire qui illumine son visage. Ou à ses mains sur moi. A sa remarque, je suis secoué par un rire alors que je souffle, d’une voix bien plus rauque que d’ordinaire. « Et tu veux qu’on évoque ton état à toi peut-être ? » Qui est à l’identique, bien évidemment. Je sens mon corps tout entier se tendre vers lui, même si je me contente de lever une main en direction de son visage et d’effleurer la cicatrice qui lui barre la tempe. Avec une douceur dont je ne me pensais pas du tout capable en cet instant, tant mes pensées partent dans tous les sens. Mais cette trace m’aide à me rappeler pourquoi je suis là. Pourquoi nous sommes là. Et que les barrières que j’ai pu avoir n’ont définitivement plus lieu d’être, peu importe ce qui pourra se passer ensuite. Ce qui compte, c’est le moment présent et ce plaisir que j’ai à le regarder, à sentir son corps contre le mien.


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Sam 19 Jan - 6:07

Ton sourire s'agrandit quand son rire résonne en réponse à ta remarque. « Et tu veux qu’on évoque ton état à toi peut-être ? » Tu secoues la tête, ton sourire à présent en coin : tu sais que tu n'es pas mieux. Vos préliminaires sont hautement déroutants mais ô combien galvanisants. Jusqu'à présent, vos corps semblent s'entendre à merveille et agissent en tandem sans que vous n'ayez à coordonner l'ensemble. L'alchimie est définitivement présente et tu es on ne peut plus heureux que ce soit le cas. Que cela se passe avec Bastien, que tu connais depuis quelques années, est un bonus non négligeable. Ou bien c'est le fait que vous vous connaissiez depuis un certain qui y contribue ? Sûrement un peu des deux. Et tu ne vas clairement pas t'en plaindre.

Il lève ensuite sa main vers ton visage et tu ne t'attends absolument pas au geste qui suit – ce qui semble être la signature de Bastien, décidément. Ses doigts ne vont pas s'enfouir dans tes cheveux. Sa main ne glisse pas sur ta joue ou dans ta nuque. Non. Ses doigts viennent frôler ta tempe, un peu plus haut, là où se trouve ta cicatrice. Ton corps se fige et tes yeux cherchent les siens, qui sont occupés à fixer ton ancienne blessure. Tu sens ton cœur battre différemment dans ton torse. Plus calmement mais aussi plus fortement. Quelque chose se noue dans ton ventre. La délicatesse de son geste te déstabilise complètement. Son prénom, en murmure, est sur le bord de tes lèvres et tu crois bien que ta main tremble légèrement dans sa nuque. L'autre, qui est remontée dans le creux de ses reins, se contracte sur sa peau. Tu n'as aucune idée de ce qui t'arrive. Tu-


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Mar 22 Jan - 21:29

Sourire taquin, oeillades malicieuses. Je ne saurais pas dire lequel de nous deux est dans un état pire que l'autre en vérité et, au fond, on s'en moque non ? Tout ce qui compte, c'est sa façon de me sourire, cette alchimie présente entre nous qui me donne l'impression de balayer tout ce que j'ai pu vivre jusque-là. Pourquoi ? Je pourrais trouver nombre d’excuses à cela mais, dans l’immédiat, je n’en ai cure. Je sais juste qu’il est important. Ce que je lui ai déjà dit d’ailleurs. Que ce qui a manqué de lui arriver me l’a rendu encore plus important. Mais qu’il ne faut surtout pas chercher au-delà. Le reste attendra demain matin. Ou encore le jour d’après. Peu importe d’ailleurs.

Accepter ce que je suis. Qui je suis. Ce dont j’ai envie. Comme plonger mon regard dans le sien. Me laisser entraîner dans les couloirs de l’auberge alors que nos rires résonnent entre les murs. Et l’embrasser. A en perdre haleine. A en oublier tout ce qui pourrait se passer autour de nous.


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Jeu 24 Jan - 3:40


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 28 Jan - 11:55


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Ven 8 Fév - 6:12


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Sam 9 Fév - 20:25


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Message Sujet: Re: L’inconstance du sort fait voir l’ami constant... | Melbren (+18)   Lun 11 Fév - 4:33


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