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 Les mots de ce double Je

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Les Voltigeurs
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Je suis : L'Innocent qui guide la Chasse.

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J'ai fait allégeance à : l'empire d'Ibélène et à la famille impériale, ainsi qu'aux Voltigeurs.
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Message Sujet: Les mots de ce double Je   Mer 18 Avr - 19:53


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Astrid d'Evalkyr & Richard le Harnois

Les mots de ce double Je

Ne sont pas ceux de l'Unique




• Date : Le 29 mars 1003
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : privé
• Résumé : Après la délégation de sable vient celle de la glace. Richard décide d'échanger quelques mots avec Astrid au sujet de ce qu'il a pu dire durant sa crise.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 29 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3614-les-mots-de-ce-double-je]Les mots de ce double Je[/url] - [i]Astrid d'Evalkyr & Richard le Harnois[/i]
Après la délégation de sable vient celle de la glace. Richard décide d'échanger quelques mots avec Astrid au sujet de ce qu'il a pu dire durant sa crise.


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Message Sujet: Re: Les mots de ce double Je   Mer 18 Avr - 20:01

Difficile d'oublier sans doute pour elle, mais pour lui c'était plus que facile puisqu'il n'en avait aucun souvenir. Une simple bribe tout au plus, la simple image floue d'un trône dont sa bouche aurait pu désirer l'espace d'une seconde, effroyable seconde. Bouche qui, si elle était sienne, avait sorti les mots d'un autre. Mais son parler n'avait pas été le seul à lui faire défaut durant cet assassinat où il se trouvait sans être vraiment là, son corps en avait fait voir de toutes les couleurs malgré lui aux gens présents autour de sa personne. Preuve en était ainsi de la duchesse d'Erebor qui garderait à vie sa signature, celle de Richard le Harnois, Maréchal de Serre, dans sa chair. Ce qui aurait pu passer ailleurs pour une marque de possession, d'un bien qui aurait été sien, ne pouvait passer ici car elle était celle d'un autre, la propriété d'un homme, l'objet d'un duc – le comble.

Devoir incombe et malgré un corps toujours fragilisé, le Harnois s'était donc précipité côté suite erebienne pour racheter sa conduite inqualifiable et tenté de garder ainsi bon contact et plus tard aussi avec la Voltige erebienne.

Son apparition faite et derrière lui, l'homme avait décidé de se rendre côté suite kyréenne, cette fois dans le but de s'entretenir avec Hjalden, mais également avec Astrid d'Evalkyr. Si le but qu'il offrait à sa conversation avec le duc de Valkyrion était plus politique et professionnel, la conversation avec la duchesse était toute autre lorsqu'il se présenta devant celle-ci quand permission lui fut donnée.

D'un salut carré dans les règles, il commença.

« Duchesse, son regard glissa sur quelques dames présentes, j'aurais aimé vous entretenir en privée si possible. »

Un simple duchesse, mais un simple qu'il respectait de beaucoup. Elle était femme d'un brave homme, peut-être même du futur empereur avec la dernière tragédie. Tragédie qui lui fit froncer les sourcils un instant dans le but d'y voir plus clair. Ses souvenirs nimbées de brume opaque l’empêchaient de revenir sur les détails précédents le carreau logé dans le cœur d'Octave. Il se voyait attendre le discours de Valkyrion et puis... le néant s'était emparé de lui.

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Message Sujet: Re: Les mots de ce double Je   Jeu 31 Mai - 16:19

Ce drame s’était bel et bien produit… Au cœur de l’action, là où l’adrénaline et le chaos sont tels qu’on ne peut rien faire d’autres que réagir, la pensée ne s’extirpe pas de l’être. Le calme retrouvé, le danger écarté, l’esprit réalise que ce qu’il s’est passé est bien arrivé. Les fenêtres de leurs appartements donnaient sur le paysage glacé de leur bien aimé duché… Comment la beauté de ces landes n’avait-elle pas été entachée par ce qu’il s’était passé ? Rien, rien n’avait changé… Les doigts creusés sur son visage, comme si la tension régulait ses larmes, Astrid avait bien du mal à s’en remettre. Elle avait promis, elle avait promis à Octave que tout irait bien. Bien sûr que le monde était cruel et le péril omniprésent – elle le savait mieux que personne – mais, au fond, elle avait dû croire que le Destin ne pouvait pas arracher Octave à un avenir déjà si difficile. Elle aurait dû être bien plus vigilante… Et le temps n’était pas à l’apitoiement. Reprenant d’un souffle profond sa respiration, le tressautement que ses larmes la faisaient essuyer s’endigua, tandis que le revers de ses épaisses manches de sa robe bleu sombre ramenèrent son visage à quelque chose d’un peu plus présentable. Il fallait qu’elle retrouve une domestique pour qu’elle l’aide à camoufler les rougeurs de ses yeux. Ça ne serait jamais qu’illusoire mais le Maréchal de Serres avait demandé à s’entretenir avec elle et, même dans les pires moments, il fallait être présentable disait l’étiquette…

Prête, elle put attendre patiemment le Maréchal, le regard toujours perdu dans la neige, évitant de penser. Ou juste un peu. Richard avait connu des moments difficiles durant l’assassinat… Astrid espérait qu’il allait mieux. C’était dingue mais, même à l’intérieur, la duchesse avait l’impression qu’il faisait terriblement froid. Ses bras croisés sur sa poitrine se réchauffèrent machinalement. Elle fut presque soulagée quand on lui apprit l’imminente arrivée du Maréchal et rejoignit le salon principal de leur appartement pour qu’on l’annonce.

La jeune femme répondit poliment au salut du Maréchal, inclinant avec douceur le port de son buste accompagné d’un courtois « Maréchal ». Il ne semblait pas encore tout à fait remis de ce qui lui était arrivé mais qui aurait pu lui en vouloir ? Astrid lui adressa un léger sourire compatissant, bien peu à même de pouvoir prétendre comprendre la difficulté des évènements qui s’étaient produits à ses yeux.

- Bien sûr Maréchal, répliqua-t-elle rapidement, un peu surprise par une telle demande mais cela ne la gênait guère. Se retournant vers les quelques suivantes de la pièce, Astrid leur indiqua d’un mouvement de tête qu’elles pouvaient obtempérer et les laisser.

Au palais d’Ibélène, ils n’avaient pas eu beaucoup de chance… Ils avaient dû faire face à la disparition de Sixtine, puis à l’assassinat d’Octave. En un sens, elle se sentait proche du Maréchal. Il avait failli à son devoir de protéger les enfants impériaux, et Astrid ressentait un peu la même chose… Elle appréciait beaucoup Sixtine et Octave.

- De quoi souhaitiez-vous donc m’entretenir, Maréchal ? reprit-elle donc, lorsque la dernière dame se fut éclipser derrière le claquement sec des portes. Désirez-vous vous asseoir pour se faire ? lui proposa-t-elle tout de même en lui désignant les sofas. C’était autant par politesse que par respect pour sa santé… Astrid n’aimait pas savoir les gens souffrir et, malgré le zèle dont elle avait tenté de faire preuve après l’assassinat, l’état du Maréchal l’avait grandement inquiétée. J’espère que vous vous sentez mieux… Un sourire contrit aux lèvres, ne voulant pas heurter la fierté de cet homme.
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Message Sujet: Re: Les mots de ce double Je   Mer 13 Juin - 19:14

Elle était charmante la duchesse de Valkyrion, une beauté froide et chaude à la fois (à la rigueur l'un des rares caprices qu'on pouvait autoriser à une femme). Et même s'il n'était pas là pour la contempler, il admettait sans mal en lui-même que Hjalden avait trouvé bonne épouse. En tous les points. Plus encore, ils s'entendaient sur bien des plans – sur d'autres moins aussi naturellement. Elle lui en avait tenu rigueur lors de la disparition de Sixtine, mais elle avait aussi beaucoup apprécié ses démarches pour la retrouver. Et quelques discussions autour des points communs concernant la famille impériale avaient créé un lien presque particulier. Pas d'amitié, mais proche assez pour se parler si pas à cœur ouvert, en toute confiance et en privé. Hjalden n'avait de toute façon rien à craindre de lui. Richard n'était pas homme à convoiter la femme d'un autre, encore moins une noble... voir même à convoiter tout court une femme. Courtiser n'en parlons pas.

Il salua l'offre de s'asseoir d'un signe de tête guerrier. Il se sentait encore chancelant après tout, bien qu'il ne le montrait guère ou qu'il se refusait plutôt de le paraître. Il ne l'avoua pas à Astrid qui, de toute façon, n'eu aucun mal à s'en rendre compte dans ses propos qui suivirent :

« Bien mieux, cela est déjà passé, je vous remercie, duchesse. » C'était un mensonge, naturellement. Mais il préférait le mensonge que la cruelle vérité de sa faiblesse actuelle. Il resta le plus ferme et droit que possible, Richard, devant elle alors qu'il reprenait dans ces chauds quartiers contrastant de beaucoup avec les extérieurs, le temps et la mort présente en ces hauts lieux :

« Nous retrouverons le coupable, comme nous retrouverons la princesse Sixtine. » Fit-il avec assurance et dureté tant le regard que dans la voix. Promettre n'avait pourtant pas jouer en sa faveur à la face des Dieux au sujet d'Augustus d'Ibélène. Mais c'était la seule chose qu'il pouvait dire devant l'expression d'Astrid, qu'il savait sans doute contenir sa tristesse devant lui.

Loin de lui l'envie de la voir pleurer ou même d'être surpris entrain de faire pleure duchesse, il reprit sur un tout autre sujet - celui qui l'avait mené ici. « Je désirais vous entretenir au sujet de ce qu'il s'est passé, il se retint de préciser 'à côté du corps mort de sa majesté Octave d'Ibélène', des choses que j'ai faites, que j'ai pu faire et des choses que j'ai dites malgré moi. L'on m'a fait la description physique de ce qui s'y ai déroulé, pour le reste je suis dans un flou qui m’insupporte de beaucoup. Vous ai-je, duchesse, offensé d'une façon ou d'une autre ? » Il grimaça à l'idée de l'avoir insulté refoulant les bribes de souvenir confus au sujet de Tybalt, de la sultane et du trône. Il se maudissait déjà suffisamment en ce moment que pour en rajouter une couche – pourtant cette couche, il devait l'accepter et devrait vivre avec, il en était certain. Toute chose à un prix.




***



Nullement. Il ne l'avait nullement offensé, lui avait-elle simplement dit en restant des plus solennelle possible. Comme elle devait se retenir Astrid, la duchesse de Valkyrion, pour ne pas faiblir devant lui. Et elle se garda bien de flancher tout le long que dura l'entrevue. Nulle offense n'avait été commise à ses beaux yeux, le Maréchal pouvait garder la tête haute, l'affront qu'il avait cru avoir fait, l'affront qui aurait pu le hanter toute une vie, n'existait pas, n'existait plus. Et s'il se trouvait bien un être en Richard le Harnois voulant épouser le trône, une facette assez perfide pour ne pas reconnaître les duchesses du Sable et du Roc ainsi que celle de la Glace, et les blesser, alors cette dernière se trouvait déjà égarée, ensevelie à jamais ils l’espéraient tous les deux, au plus loin sous la froideur des montagnes de glace du duché kyréen.

L'homme qui lui faisait face malgré un état de santé déplorable à la hauteur d'une fierté misogyne et martiale qui refusait d'accepter une telle forme de faiblesse, n'avait rien à voir avec cet être spectrale ou autre identité parasite qui avait élu domicile en lui l'espace d'un instant, le bref moment d'une crise, une crise causée partiellement par la chute d'un empereur, par la chute du fils de l'empereur Augustus qu'il avait tant affectionné respectueusement.

C'est espérant l'avoir tranquillisé qu'elle avait abordé un tout autre sujet, la duchesse. Un sujet entre eux qui avait retenu un départ. Tybalt Ondenoire. Ce neveu avait-elle pensé... il était son fils, celui du Maréchal sous ses yeux, avait prétendu cet étranger de la bouche de Richard le Harnois. Difficile à croire et pourtant elle était convaincue de ce fait. Alors la duchesse lui avait soufflé quelques mots, une enquête délicate, tout en soie, un sujet pour penser à autre chose, un sujet vite expédié. Parce qu’Astrid était bonne, parce qu’Astrid d'Evalkyr n'aimait guère tourmenter. Elle savait ce qu'il en était et ce qu'importe ce que l'homme d'en face cherchait à cacher. Elle savait mais se garderait de le crier sur tous les toits... cela ne représentait nullement un scandale et elle préférait éviter les ragots. Cela étant... et si d'aventure son chemin devait croiser celui du jeune homme, elle se verrait enchantée d'échanger quelques mots en sa compagnie. Mais pour l'heure, ce n'était pas Tybalt ou un Etranger qui importait. Ce n'était pas non les offenses qui avaient pu être faites et qu'elle avait déjà oublié. Non. Pour l'heure, la seule chose qui comptait était de retrouver les personnes derrières cet odieux assassinat. Savoir pourquoi. C'était également de retrouver la princesse. C'était de se calmer, de pleurer ensuite et de faire surtout le vœux que la paix revienne et que les choses s'arrangent en unissant les forces, les cœurs et les esprits de tous.

Le Maréchal était alors sorti, saluant avec politesse carré la duchesse. Il était sorti rassuré. Il était sorti en sachant que plus tard il lui faudrait avoir une conversation avec son fils. Il était sorti également sans se rendre compte que son lot de rencontre n'était pas prêt de se terminer ; car c'est sur Solveig de Sovnheim qu'il tomberait – quasi littéralement d'ailleurs. Et plus tard, il lui faudrait se remettre. Il trouverait le temps. Mais d'abord, comme il était le cas pour tous, il fallait faire son devoir. Il fallait faire sa part pour Ibélène. Il fallait faire un deuil, celui d'Octave, Empereur d'Ibélène décédé à peine la couronne portée.... et qui ressusciterait le même jour – alors que lui, Richard, disparaîtrait.

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