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 La promenade de la licorne

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La Cour des Miracles
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Message Sujet: La promenade de la licorne   Mar 1 Mai - 12:14


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Agathe de Vigdir & Arsène de Sylvamir

La promenade de la licorne

Ou les petits secrets à l'ombre des sapins



• Date : 25 mai 1003
• Météo (optionnel) : Il fait doux et beau.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Désireuse de changer d'air, Agathe entraîne Arsène avec elle pour une promenade aux environs de Svaljärd. Sa proposition n'est pas innocente, car elle compte bien s'assurer que son petit frère se porte bien, malgré les événements de la dernière année.
• Recensement :
Code:
• [b]25 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3648-la-promenade-de-la-licorne#136874]La promenade de la licorne[/url] - [i]Agathe de Vigdir & Arsène de Sylvamir[/i]
Désireuse de changer d'air, Agathe entraîne Arsène avec elle pour une promenade aux environs de Svaljärd. Sa proposition n'est pas innocente, car elle compte bien s'assurer que son petit frère se porte bien, malgré les événements de la dernière année.


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Message Sujet: Re: La promenade de la licorne   Mar 1 Mai - 12:16

Elle savait bien que sous ses protestations, Arsène était satisfait que les enfants se retournent sur leur passage. Comment pouvait-il en être autrement de la part d’un petit adulte en devenir de treize ans toujours perché sur un poney? Dès le matin, Agathe avait rejoint sa monture afin de l’affubler de la corne de licorne délicatement ouvragée que lui avait offert Melbren. La saison laissait enfin place à quelques pousses et fleurs, et la Belliférienne en avait largement profité. La crinière de sa blanche monture avait été enjolivée de quelques petites fleurs mignonnes, tantôt roses, tantôt pervenche, afin de rendre plus que réel son appartenance à la race controversée des licornes. C’était jour de repos, et qui disait jour de repos disait vague à l’âme, pour Agathe de Vigdir. C’était dans ces journées sans leçons, sans tâche, sans activité pour s’occuper l’esprit qu’elle songeait cruellement à la distance de Lancelot, à son absence, au délai incroyable de chacune des lettres. C’était dans ces petits moments qu’elle voyait plus que jamais combien Hiémain et Mélusine étaient proches, et combien Lancelot et elle étaient loin. Plutôt que d’encore se réfugier sous la couverture d’Arsène et de refuser d’en sortir, les joues humides et le coeur à la dérive, Agathe avait demandé la permission, dès la veille, de faire une promenade avec son petit frère de coeur.

Avec un peu d’aide - beaucoup -, Agathe avait réussi à grimper sur la selle malgré ses nombreux jupons. Ils étaient beaux, tout les deux, lui sur son poney robuste, elle sur sa jument à la robe blanche comme neige, à déambuler vers un peu de tranquillité. Autour d’eux, des protecteurs soigneusement choisis par Hiémain les accompagnaient. Si ni Arsène ni Agathe ne savaient réellement d’où ils venaient, l’aînée s’imaginait sans difficulté qu’il s’agissait de frères des Miracles. L’un d’eux ne lui était pas inconnu, et le souvenir vague de Lughnasadh, l’été dernier, lui revenait. Était-ce là, lors de cette fête cauchemardesque, qu’elle l’avait aperçu? Peu lui importait, après tout, de savoir leurs origines. L’essentiel était que son oncle, Guillaume de Brumecor, ne puisse pas la ramener auprès de lui.

- Je suis soulagée que le mariage de Grâce ait lieu en juillet… Nous imagines-tu revivre Lughnasadh après les événements de l’an dernier, Arsène?

Ce fut sa première phrase, depuis qu’ils avaient quitté l’enceinte de Svaljärd. Ici, le printemps semblait à peine prendre sa place alors que mai tirait à sa fin. La mignonne avait profité du silence pour songer à sa dernière année, auprès de Sylvamir. Sa querelle avec Grâce et son départ précipité de Sylvamir, la laissant là, hébétée, sur le seuil. Lughnasadh et son bain de sang. Son titre d’Épine dévouée. Lancelot. Le vol d’envergure, à l’Académie. Le jour des Anciens. Le mariage de Castiel et d’Alméïde. Le couronnement épouvantable. Le retour à la vie de l’Empereur. Un frisson léger la traversa alors, malgré la douceur du temps et sa cape brodée. Combien d’événements abominables allait-elle vivre, encore? L’idée qu’elle allait perdre la vie avant même de se lier à son fiancé la taraudait de plus en plus.

- Ça me désole que tu aies dû vivre ça. Et le couronnement, aussi. Tu y repenses souvent, toi aussi?

Le pas de leurs montures était lent, régulier, et si ses mots étaient entièrement destinés à son petit frère, Agathe veillait sur l’horizon. Personne n’était à l’abris. La Belliférienne avait bien appris cette leçon. Son poudrier rempli de poudre narcotique reposait à sa bourse de satin, présent particulier que lui avait offert Grâce, à son anniversaire.

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Message Sujet: Re: La promenade de la licorne   Mer 9 Mai - 18:50

Une promenade. Avec Agathe, et avec Clochette. Evidemment qu'Arsène n'a pas hésité longtemps ! Il est loin d'être un cavalier émérite le petit, mais les progrès ont été fulgurants. Il a sellé lui-même sa ponette, récompensant Clochette d'une carotte, et il a contemplé avec amusement les efforts d'Agathe pour grimper sur le dos de sa propre mouture avant d'aller lui prêter main-forte, accompagné du maître d'écurie. C'est un peu ridicule, de sortir ses plus beaux atours pour qu'ils sentent le cheval et qu'ils encombrent les mouvements, mais Arsène ne s'y connaît pas trop en fille alors il lui laisse le bénéfice du doute. C'est peut-être plus confortable qu'il n'y paraît.

Les gens se retournent sur leur passage, lui le fringuant cavalier et Agathe montée sur sa licorne à la crinière fleurie et Arsène ne sait pas trop s'il doit s'agacer de l'attention qu'on leur porte ou non. Il choisit donc de protester mollement, avant de finir par se taire. Le silence, entre sa sœur de cœur et lui, n'est jamais pesant. Elle sait écouter Agathe, et se taire quand il faut, et Arsène ne l'en aime que davantage. Ils sont plongés dans leurs pensées tous les deux, et la voix de la jeune fille est la première à retentit une fois passé l'enceinte de Svaljärd. Lughnasadh, et tout ce qui a bien pu se passer d'horrible après ça. Avant ça, même. Il se rappelle encore avec horreur des griffes d'une statue de pierre sur sa gorge Arsène, de squelettes qui marchent et de morts qui se réveillent. Mais avant qu'il ne puisse répondre en toute sincérité, le petit surprend le regard d'Agathe sur l'horizon, le renâclement d'un des chevaux de leur escorte imposée, et il doute que la vérité soit la meilleure chose à dire. Il y repense, oui. Souvent.

"Des fois." Il hausse les épaules d'un air fataliste le petit garçon. "Mais les mauvais rêves ne peuvent rien nous faire, nous sommes en sécurité ici." Il observe l'horizon lui aussi, la splendeur du paysage, la désolation des environs. Et il veut y croire, réellement, à cette sécurité. Hiémain et Mélusine ne laisseront personne leur faire du mal, il en a la certitude. Talonnant sa ponette, il l'incite à se rapprocher de la monture blanche d'Agathe, en quête d'un certain réconfort. Pour elle, et pour lui. "Je ne sais pas quoi penser de l'empereur. Tout ça a l'air tellement… loin." Ici, à Sylvamir, c'est comme si les troubles du monde n'existent plus. Il regrette presque la neige et la glace qui les isolent de ce monde auquel Arsène ne comprend pas grand-chose. "Alors je préfère penser à des évènements plus heureux. Enfin, je ne sais pas trop. Ca te fait quoi, de savoir que ta mère se marie au frère de Mélusine ?"

Il ne connaît pas assez Grâce pour se faire une opinion, mais Melsant de Séverac lui a paru être quelqu'un de bien. De courageux, de fort, capable de protéger sa femme, qui peut très bien se protéger toute seule, mais il faut mieux être à plusieurs parfois. Comme eux, aujourd'hui. Il est perplexe Arsène sur ces hommes qui les entourent pour le bien de sa sœur. Les traditions de Bellifère sont stupides, et il ne comprend pas pourquoi Agathe doit craindre, encore et encore, de se faire enlever. Peut-être que si elle se marie, elle sera tranquille ? Peut-être que c'est pour ça que Grâce se marie ?

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Message Sujet: Re: La promenade de la licorne   Lun 21 Mai - 10:32

Elle guettait toujours plus loin lorsque Arsène lui répondit. Instinctivement, Agathe rapatria son attention sur lui, le petit homme, le grand enfant. Il était encore si jeune, et pourtant, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de le comparer à Arnaut, à pareil âge. Il se dressait devant leur père, dès ses onze ans, pour encaisser les gifles et les insultes, pour elle. Arsène n’avait jamais connu de fratrie, de frères ou de soeurs sur qui compter, il ne savait pas qui était sa mère, son père, mais il pouvait compter sur sa famille d’adoption et goûtait à une affection sans limite. Bientôt, dans un an, peut-être deux, il pousserait comme du chiendent. Il la dépasserait en taille, peut-être même, mais ce serait elle, toujours, qui veillerait sur lui. Son petit Arsène.

Il lui parlait de mauvais rêve qui ne pouvaient rien, sur eux, et Agathe ne put réprimer un léger frisson. Le souvenir de cette nuit de cauchemar, à fuir la Chasse Sauvage, était encore bien réelle, pour elle. Si elle croyait avoir rêvé, elle avait vite changé d’avis : toute la famille frissonnait des images d’un songe commun. Les mauvais rêves étaient réels et pouvaient leur faire bien du mal, mais ça, Agathe évita de le souligner.

- Alors je préfère penser à des évènements plus heureux. Enfin, je ne sais pas trop. Ça te fait quoi, de savoir que ta mère se marie au frère de Mélusine ?

Sa question avait chassé ses peurs et Agathe lui offrait un sourire vrai, empreint de gentillesse et d’une pointe d’amusement, aussi. Elle y avait songé, bien sûr, à ce moment où elle devrait les quitter. Dès que Lancelot avait fait sa proposition, Agathe savait que Mélusine ne pourrait pas la garder et continuer de la traiter comme sa fille, malgré les sentiments forts qu’elles avaient l’une pour l’autre. C’est Arsène aussi, qu’elle quitterait, pour fonder sa propre famille. Le mariage de Grâce était réconfortant, soudainement. Quoi qu’elle fasse, peu importe qui l’enlèverait, Mélusine demeurerait liée à elle, d’une certaine façon, avec cette union entre Melsant et Grâce. Arsène aussi.

- Bien… Nous serons frères et soeurs de coeur, par Mélusine et Hiémain, et nous serons cousins et cousines, par le mariage de ma mère et de Melsant.

Rien, sur son minois, ne laissait présager que l’événement lui déplaisait, bien au contraire. La mignonne avait préservé son sourire léger et avait même oublié de regarder à nouveau l’horizon, elle qui ne faisait que l’observer depuis leur départ. Elle se permit un simple coup d’oeil vers les protecteurs, s’assurant d’un peu d’intimité entre Arsène et elle, avant de poursuivre.

- Nous avons beaucoup parlé, ma mère et moi. J’ai accepté de lui faire confiance et de lui pardonner, aussi. Je crois que de savoir une Erebienne et un Cielsombrois se marier me rassure… Avec Lancelot, je ne crois pas que ce sera évident de le voir et de suivre ma formation, mais si Grâce et Melsant arrivent à Voltiger et fonder une famille, j’y arriverai, moi aussi.

Pas un mot sur l’Empereur, pas encore. Les doutes de son petit frère faisaient écho aux siens : que devait-elle penser d’Octave d’Ibélène, désormais qu’il s’était affranchi de la mort elle-même? De la crainte? Du respect? Et la princesse Sixtine, elle qui avait guidé la Chasse Sauvage? Quels troubles hantaient son esprit, désormais? Octave lui inspirait plus de confiance que sa soeur. Il n’était qu’une victime, ramené d’entre les morts, alors qu’elle, Sixtine, guidait sa horde vers les victimes. Il fallait mieux parler de mariage et de joyeusetés : Arsène avait raison.

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Message Sujet: Re: La promenade de la licorne   Sam 2 Juin - 18:51

Arsène peut parfaitement sentir le regard de la jeune femme sur lui, mais il fait mine de ne pas s'en apercevoir. Il s'habitue encore, le petit, à ce qu'on veille sur lui, à ce qu'on tienne à lui et s'inquiète de ce qu'il fait ou pense. Les gardes aujourd'hui ne sont pas là pour lui, il le sait bien, et cela l'inquiète davantage que cela ne le rassure. Il s'habitue à Agathe, réellement, et l'idée qu'il puisse lui arriver quoi que ce soit le terrifie. Est-ce qu'elle ressent la même chose pour lui ? Est-ce que c'est pour cela qu'elle le regarde quand il ne la regarde pas ? C'est un sentiment bizarre pour Arsène, et il s'ingénie encore à le déchiffrer quand Agathe reprend la parole, lui offrant une distraction bienvenue.

Le sourire de la jeune femme réchauffe le cœur d'Arsène, qui ne peut s'empêcher de froncer les sourcils quant elle lui répond. Oh. Il n'avait pas réellement pensé à ça lui, si peu habitué à avoir une famille. Et voilà qu'elle s'agrandissait encore ! Il aime bien les Séverac Arsène, mais ils sont un peu trop… trop ? Pour lui. Il est bien plus à l'aise aux côtés du calme Hiémain, ou dans les bras de l'exubérante Mélusine, qu'au cœur de toutes les attentions de la tribu Séverac. Il les aime un par un, mais l'ensemble l'effraye un peu. C'est peut-être bête, mais tout ce monde l'étouffe. Ce n'est pas le cas pour Agathe visiblement, qui semble avoir réellement hâte. Enfin, il lui semble.

Il reste silencieux Arsène, méditant les paroles de sa sœur de cœur. Mais Arsène n'a jamais su garder le silence très longtemps, et il n'est pas plus doué cette fois-ci ? "Ils sont vieux, quand même, pour avoir un bébé." Avoir un bébé et un griffon, ça doit être beaucoup de travail en plus ! Tirant délicatement les rênes comme on lui a appris à le faire, le petit se rapproche d'Agathe et de sa monture, levant les yeux vers elle. "Comment tu as fait ? Pour lui pardonner ?" Sa question pourrait sembler étrange, mais Agathe sait. Elle sait pour la lettre qu'Arsène a montré à Hiémain - dans les grandes lignes certes-, elle sait aussi que l'enfant ignore l'identité de sa mère. Il précise tout de même le petit, par souci de clarté. "Je ne sais pas si je pourrais lui pardonner moi. Si j'ai envie de lui pardonner." Explicite-t-il, songeur.

Mais peut-être qu'Agathe a pensé que c'était le moment, avec le mariage, avec la présence de Lancelot. Ce fameux moment qu'il a entendu d'autres décrire, celui où l'on se retourne sur sa vie pour affronter ses erreurs et celles des autres. Peut-être. Agathe n'a pas relevé le fait qu'il n'est pas envie de parler de l'empereur pour l'instant, et il ne sait pas s'il doit en être soulagé Arsène. Peut-être que cela l'aiderait, de mettre des mots sur ce qu'il a vu. Ca l'avait aidé, au Tournoi, de prier les Dieux pour qu'ils le guident. Mais ils ont sûrement autre chose à faire, et Agathe peu l'aider, peut-être. Qui sait ?

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Message Sujet: Re: La promenade de la licorne   Mar 12 Juin - 14:23

Lorsqu’Arsène s’était approché un peu plus encore, Agathe avait tendu la main pour câliner sa tête et jouer dans ses cheveux fins, du bout des doigts. Le geste n’avait duré que quelques secondes : il était bien peu aisé de prodiguer des caresses en pleine promenade. Elle se plaisait à être sa grande soeur, à le taquiner et l’aimer, depuis maintenant plus de deux ans. Les débuts avaient été difficiles, pour elle, paniquée et troublée de ce qu’elle voyait, déracinée jusqu’au plus profond de son coeur, mais la patience de la petite famille et la stabilité qu’ils représentaient à ses yeux avaient fini par la séduire tout à fait.

Il soulignait la vieillesse de Grâce et Melsant et Agathe retint difficilement un éclat de rire. Il avait raison, comme souvent, mais il fallait avouer que les Bellifériennes étaient particulièrement aptes à enfanter, et que les Cielsombrois étaient particulièrement dévoués à les fabriquer. Il était également vrai que le mariage ait pour premier but d’offrir une descendance à l’époux et Agathe s’inquiétait parfois de perdre la vie avant de faire ce présent à Lancelot. Grâce et Melsant devaient avoir cette même crainte, avec leur profession. Et puis… Et puis, elle ne savait pas encore si un petit frère la rendrait heureuse ou la chagrinerait, mais elle était parfaitement consciente qu’elle l’apprécierait. Agathe aimait les enfants. Sincèrement. Elle était ainsi faite. La faute d’une famille difficile et des abandons n’incomberait pas le petit, en aucun cas.

- Comment tu as fait ? Pour lui pardonner ? Je ne sais pas si je pourrais lui pardonner moi. Si j’ai envie de lui pardonner.
- C’est douloureux, d’en vouloir à quelqu’un très fort et très longtemps, Arsène.

Agathe savait qu’Arsène comprendrait. Il savait, depuis qu’elle partageait son quotidien, combien son enfance n’avait pas été heureuse, combien son quotidien avait été ponctué par la violence. Les détails avaient été adoucis, mais le garçon pouvait deviner sans difficulté qu’on ne tremblait pas ainsi devant la vie avec une enfance douce et des racines fortes. Malgré tout, la Belliférienne se doutait que ce n’était pas ce qu’il souhaitait entendre.

- Peut-être que ta maman n’avait pas eu le choix? ...Tu n’es pas obligé de lui pardonner. Tu n’es pas obligé de la comprendre, et tu n’as pas à t’en vouloir de ne pas en être capable. Tu comprends, Arsène? C’est important que tu le saches.  

Son minois s’était fait beaucoup plus doux, un peu chagrin, même, alors qu’elle lui conseillait précisément ce qu’elle-même n’avait pas su faire. Elle lui disait précisément ce qu’elle avait souhaité qu’on lui dise, lorsque la tristesse l’aveuglait. Lancelot, Aubrée, Corail… Tous semblaient la juger d’en vouloir à Grâce pour son abandon. Elle s’en voulait, elle aussi, de ressentir ce qu’elle ressentait, et la douleur et l’incompréhension étaient de plus en plus difficiles à porter. Il valait mieux oublier, pardonner. Son coeur était bien plus léger depuis. La jeunette ne regrettait en rien. Il y avait eu des excuses, des larmes, et un pardon. C’était tout ce qui comptait, à présent.

- Nous avons eu tellement d’épreuves… Lughnasadh, le rêve que nous avons eu en commun, le tournoi des Trois Opales, le couronnement. C’est toi, mon petit frère, Arsène. Je vais te soutenir, que tu parviennes à lui pardonner ou que tu ne saches pas comment y arriver.

Un sourire réconfortant sur le bout de ses lèvres, et la blondinette lui tendait la main pour cueillir ses doigts, des siens, alors que Constance adoptait son pas sur celui de Clochette.

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