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 Amarante de Nacarat

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Les Savants
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Messages : 20
J'ai : 23 ans
Je suis : Peintre

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'art avant Lagrance (mais je les aime quand même)
Mes autres visages: Gauthier Coeurbois ; Martial de Bellifère ; Jehanne d'Ansemer
Les Savants
Message Sujet: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:54


[SaturdayProphet] présente

Amarante
de Nacarat

Elise Eberle

« Détruire ce que l'on aime, toujours, de peur d'en souffrir. Préférer être responsable du désastre plutôt que de le subir.»

Réfléchie - Esthète - Discrète - Raffinée - Habile avec les mots – Affectueuse – Imaginative – Patiente –

Tendance fataliste – Dissimulatrice – Angoissée – Narcissique – Opportuniste – Butée – Insomniaque – Tête en l’air -



©️SaturdayProphet
Elle ne porte plus de blanc depuis l'âge de sept ans, hormis occasions spéciales - et encore. Comment voulez-vous que ses tenues restent propres lorsque l'on passe son temps à jouer avec les couleurs ? Elle n'a pas pour vocation de faire de ses robes une toile.



©️️ Saturday Prophet
Âge : 23 ans
Date et lieu de naissance : 13 février 980, Nacarat, baronnie lagrane près de la frontière cibellane
Statut/profession : Peintre
Allégeance : A l'art avant toute chose, à Lagrance dans une moindre mesure
Dieux tutélaires : Placée à la naissance sous la protection d'Alior, et si elle continue de lui porter ses prières, Asma a désormais une place prédominante dans sa vie. Aly, pour ses cheveux. Et puis, bien sûr, le Destin.
Groupe principal : Les Hérauts du renouveau
Groupes secondaires :Noblesse/Savants


I • Peindre la vérité 980 - 992
La beauté, pure et simple. C’était par leur amour pour les belles choses, pour l’esthétisme rigoureux dont ils faisaient preuve, que les barons de Nacarat avaient su se faire quelque peu connaître : sur ces terres colorées de Lagrance, dont les fleurs oscillaient entre un pale orange rosé et un riche vert, l’harmonie était reine, mêlée au règne végétal.
Qu’il s’agisse des habitations ou des jardins, le talent de l’endroit était précisément de faire croire à une œuvre d’art où que l’on posât les yeux. Curieuse bizarrerie ou magnificence, c'était en tout cas un décor des plus singuliers dont les connaisseurs parlaient avec amusement.

La baronnie était majoritairement connue, cependant, pour sa production et son exportation. C’était à Nacarat que l’on produisait les toiles de tout Arven, du moins les plus résistantes, celles sur lesquelles les artistes de demain peignaient les dirigeants d’aujourd’hui, sur lesquelles les scènes les plus belles étaient fixées pour l’éternité. C’était à Nacarat, également, que les talents se rencontraient. Là où il y avait des toiles et un décor prompt à être immortalisé, là où la beauté et l’esthétisme étaient érigés en mantra, là se retrouvaient forcément une poignée de gens avides de pouvoir la coucher sur la toile.
Ainsi, l’amitié et l’hospitalité des barons de l’endroit étaient connues et sues des artistes en devenir, et certains se faisaient un plaisir de venir y séjourner.

C’est ici qu’Amarante vit le jour. Dans un monde où, dès qu’elle ouvrit ses grands yeux d’un doux brun-vert sur les alentours, elle serait jugée sur qui elle était. Deuxième fille du baron, troisième enfant, elle aurait deux petits frères qui la suivrait cinq ans plus tard.

De tous, cependant, elle serait sans doute celle qui était la plus réceptive à l’environnement qui l’entourait. Son aîné, Aurelio, de sept ans plus âgé qu’elle, l’aima immédiatement, de cet amour inconditionnel qui ne s’expliquait pas entre un frère et une sœur. Destiné à reprendre la baronnie, il était curieusement peu attentif à la beauté environnante. Il avait le goût des convenances et des choses qui existaient déjà.
« Lio, regarde. »
D’une petite main impérieuse, une enfant de sept ans avait tiré sur la main de son frère, qui tentait sans grand talent de se concentrer sur un tableau amené par l’un des nombreux artistes qui entretenaient avec leurs parents une amitié… Disons-le, mutuellement fructueuse. « Regarde, la dame au fond du tableau. »

Regard brun suspect de l’aîné qui coule sur la vague forme humaine affalée au fond, sur laquelle un rai de lumière passait à travers un lourd feuillage. Il ne l’avait même pas vue. La majesté des arbres l’entourant et de la clairière où un autre corps était présenté à l’œil du spectateur, sans doute.
« Oui. Et ?
- Elle ressemble à maman. Mais… Mais c’est pas elle. Elle a les yeux froids.
- Ce n’est qu’une peinture, Amarante. »
La petite secoua la tête, tendant le doigt sans pour autant accepter de toucher la toile. Une révérence silencieuse. « Là. C’est le visage de Maman. Mais ses yeux… Ses yeux, on dirait que ce sont pas les siens. Tu le vois ? »
Il voyait vaguement un visage.
« Oui, Ama. »
« C’est triste. Elle a des jolis yeux maman. Des jolis yeux qui aiment le beau. Là… Là, elle aime rien. C’est la vérité du tableau. »
La vérité du tableau. Elle ne savait pas encore, Amarante, mais elle le comprendrait plus tard : l’artiste qui avait peint cette toile avait été, dans sa jeunesse, éconduit par la baronne. Il en avait gardé une profonde rancœur.
Aussi l’avait-il représentée ainsi, point central mais en retrait, souvenir de fond aux yeux gelés. Elle n’aimait pas, rien ni personne. Amarante l’avait compris, instinctivement.

C’était un talent inné, que ses précepteurs ne manquèrent pas de faire remarquer. Si son analyse littéraire, pour le peu qu’elle pratiquait, laissait franchement à désirer, une sorte de transe semblait la prendre à chaque fois qu’on lui demandait pour un tableau. Elle savait.
Elle savait juste. Elle reconnaissait la beauté, sous toutes ses formes, l’harmonie des courbes et l’abrupt esthétisme du vide et des brisures. Elle grandissait, comme ça.

Parallèlement à ça, Amarante se mit très tôt à dessiner et à griffonner. Dès qu’elle fut en mesure de tenir une de ces craies utilisées sur le papier pour les esquisses, elle se mit à dessiner. Dessiner le monde, confus d’abord, puis de plus en plus détaillé. Dessiner pour créer, non, recréer le réel qu’elle voyait. Son trait se fit de plus en plus précis au fil des années.
Lorsqu’à ses neuf ans, sa sœur Acanthe manifesta sa magie – leur mère étant elle-même une mage de l’Hiver, saison que sa fille partageait –, Amarante lui offrit son tout premier portrait. Et peut-être l’adolescente de douze ans ne se reconnut-elle pas totalement dans les traits du crayonné. Peut-être l’avait-elle jeté en arrivant à l’Académie.
Pour la rousse qu’était sa sœur, ce fut une révélation. Dessiner le monde ne lui suffisait plus : il lui fallait dessiner les peuples, pour faire ressortir le réel, elle qui vivait dans un monde où il était tellement contrôlé. Pour fixer, sur le papier ou sur la toile, les infinies possibilités de l’existence.
Sa sœur partie, et sa révélation fermement ancrée dans son esprit, Amarante en fit part à son frère. Il avait toujours été l’un de ses plus proches confidents, et, si en grandissant elle comprenait bien qu’il n’avait pas pour les arts et la beauté la même dévotion qu’elle et se destinait à une gestion du domaine, elle pouvait trouver en lui une oreille attentive.
Il l'écoutait, son frère. Il l'écoutait lui parler des tableaux qui ornaient les murs de Nacarat, lui raconter qu'elle voulait peindre la vérité.
Jamais elle ne disait de qui était la vérité. C’était inutile. La vérité, comme le réel, avait de multiples visages. Au fil du temps, elle avait appris à le comprendre.
Elle lui expliquait. Lui expliquait que pour elle, le réel se trouvait dans les gens plus que dans l’environnement. On peut toujours dominer la nature. Mais ce qu’on renvoie, nous, inconsciemment, c’est plus dur. Ca finit par ressortir.

Pas un instant, alors qu’elle grandissait, ne se demanda-t-elle pourquoi cette recherche de l’humain plus que du paysage. Pas un instant ne chercha-t-elle à comprendre les dessous de cette fascination méthodique pour l’être. Peindre lui suffisait.
Alors elle peindrait.

Onze ans. Le premier voyage à Lorgol. Un portail emprunté, la main serrée dans celle de son frère ainé. « Ca lui fera plaisir, qu’on aille la voir. Et puis, la tour de Nacarat est près de l'arrivée des transports pour l'Académie. Elle pourra nous rejoindre facilement. »

Dédales de rues magnifiques, de couleurs épanouies et de vie. De personnes. Bouche bée, la rousse regardait de tous les côtés, attrapant ici et là un visage singulier, une coiffure révélatrice, une robe dansante. Dans les rues de la Ville-Haute, Amarante sentait son art naissant vouloir prendre forme. Lorgol était ce paysage monstrueusement humain dans lequel elle voulait évoluer. Le peu de temps qu’elle y passa, quelques jours à peine, firent naître en elle une envie qu’elle ne saurait totalement décrire.
Lorgol était un être, à part entière. Et dans ses tours qui s’élançaient vers le ciel, elle avait vu plus de beauté que dans les arrangements minutieux et méticuleux de ses jardins, là-bas, en Lagrance.
Au cours des trois années qui suivirent, de ses onze à ses quatorze ans, donc, elle y retournerait chaque printemps. Une sorte de moquerie, pour cette beauté à laquelle on la forçait de plus en plus à se contraindre.

II • La beauté du hasard et le secret de l'existence 992-999


Son éducation se poursuivait, en effet. Une éducation que sa mère, esthète parmi les esthètes et tenante du titre de la baronnie, parsemait de connaissances rigoureuses sur ce qui était beau… Ou ne l’était pas. Sur les convenances de la beauté. La manière dont ses cheveux aux mèches folles devaient être parés pour encadrer ce visage aux tâches de rousseur un peu trop rond « Il ne s’agirait pas que le tout soit disgracieux, Amarante. ».  Il ne s’agissait pas que les gens voient à Nacarat quelque chose qui aurait laissé à penser que les tenants du titre soient incapables de gérer leur fille comme ils géraient leur domaine. Le pli de ses robes, la manière dont le drapé devait tomber lorsqu’elle s’asseyait, afin que le tout donnât une impression de fluidité. Les couleurs qu’elle se devait de garder harmonieuses, en toute circonstances.

La jeune rousse commençait à haïr la beauté qu’on lui présentait.  A haïr qu’on lui refusât de peindre comme bon lui semblait, qu’on lui suggérât de s’entraîner en peignant les cours et les étangs, la nature et le vide. Les lèvres serrées, mordues à l’infini, la jeune noble artiste dans l’âme s’y contraignait, pourtant.
Mentir, elle savait faire. Et les croquis qui en résultaient étaient assez faux pour ravir le public familial.
« Tu as un réel don, Amarante. » Que les gens s’extasiaient sur les barbouillages verdâtres sans vie du lac du coin la laissaient de marbre.
Sourire vide. Peinture sans sens. « Merci. » Mentir. Juste assez pour qu’ils y croient. Ainsi allait la vie, pas vrai ? Mentir, ça ne la dérangeait pas. Les autres le faisaient bien tout le temps.

« C’est vrai, tu sais, Ama. C’est magnifique. »
Aurelio. Doux, pur, intelligent Aurelio.
Assise à l’extérieur, sous les étoiles, le soir précédant l’anniversaire de celui-ci, ils parlaient. Ils parlaient comme ils avaient toujours parlé, dans des murmures qui se perdaient au milieu des feuilles agitées par la brise de juin.
« Ca ne m’étonne pas que tu dises ça, Lio. » Une mèche entre les doigts, elle regardait les lunes voilées teinter ses cheveux ocre d’argent. « T’es comme eux.
- Je te remercie.
- Ne sois pas vexé. Vous aimez la beauté, mais vous ne savez la trouver que dans le réconfort du connu. Dans des techniques qui ont été prouvées, dans l’assurance de la magnificence. Dans la mort. »
Le regard sombre de son frère se posa sur elle, les lèvres pincées. Elle ne semblait pas se rendre compte de ce qu’elle avançait. De ce qu’elle rejetait. Elle était trop calme.
« La mort ?
- La mort de l’imagination. Il n’y a rien de vivant, dans ce que vous voulez que je peigne. Du conventionnel, oui. C’est une preuve de vide. Pas de vérité. »
Aurelio la fixait. Et elle continuait, du haut de ses quatorze ans, à parler de cet art trop grand qu’elle-même n’arrivait pas à appréhender dans son entièreté.

« Je ne sais même pas par où commencer. Tout ça… » Elle eut un vague geste de la main, qui aurait pu englober toute la baronnie façonnée aux désirs des conventions du magnifique. « Tout, c’est laid. Parce qu’ils cherchent à obtenir cette beauté. Elle se retrouve de partout.
- Mais si elle est de partout, pourquoi les paysages ne te conviennent pas ?
- Parce que la vision que vous m’en demandez n’est pas ce que je vois. »
Elle se tut, alors.
Elle ne dirait rien de plus, bien qu’Aurelio la poussât, cherchant encore et toujours.

A l’été de ses quinze ans, et avec la bénédiction mitigée de ses parents – comment aurait-il pu en être autrement ? L'art était un Savoir, et même en ces temps de paix, la fracture entre l'inné et l'acquis était toujours marquée –, elle portailla jusqu’à l’Académie pour y passer l’examen d’entrée. De la volonté plein le cœur et les idées claires, sous ses ondulations rousses rejetées en arrière pour dégager son visage.
« Pourquoi ? »

La question l’avait frappée. Elle était envoyée, pleine de curiosité et d’une sagesse qu’elle ne pouvait pas comprendre encore. Les mots derrière cette interrogation, elle les comprenait. Pourquoi une Faë viendrait demander un savoir ? Pourquoi l’art ? Pourquoi maintenant ?
Une inspiration.

« Parce que l’art est en toute chose, et qu’il faut pouvoir l’appréhender. Parce que quand on le voit, il faut savoir regarder pour en prendre pleinement conscience. Parce que notre histoire passe par ce vecteur visuel aussi bien que par les écrits. Les tableaux, les sculptures, toute forme véhicule des sentiments, les sensations du passé et de l’être qui les a enfermés là.
Tous les sacrifices qu’un artiste peut avoir fait se ressentent dans chaque coup de pinceau sur la toile, dans la manière dont un sculpteur décide de donner le premier coup dans son bloc de marbre.
La difficulté réside et résidera toujours dans l’interprétation : ne pas laisser le présent s’insinuer dans ce que l’auteur a ressenti.
Parce qu’aujourd’hui, en face de vous, je ne me présente pas en tant que peintre, mais en tant qu’élève qui ne désire qu’apprendre, pour mieux appréhender ce qui nous entoure. »

Sourire. Elle était certaine.
« Parce que demain, d’autres artistes verront le jour, d’un talent nouveau, et que je veux voir notre monde aussi bien par leurs yeux que par les miens. »
Le regard de l’examinateur, clair, presque blanc, était indéchiffrable. Elle ne le savait pas encore, mais c’était ce regard qu’elle côtoierait pendant six ans.  Un regard qui jamais ne se laisserait apprivoiser.

La tour de Nacarat, tour de sa famille, sans doute plus modeste que d'autres alentour, l'accueillit. Elle aurait pu loger à l'Académie, bien sûr, mais il y avait quelque chose qui la fascinait dans l'architecture de Lorgol qu'elle voulait absolument vivre. Elle ne le regretterait pas, même devant la merveille qu'était l'Académie.


Les cours à l’Académie la passionnaient. Tout, des techniques à l’histoire, en passant par les toiles, les pigments, l’importance de la pierre et les différentes symboliques dans les gravures, tout la plongeait dans une sorte de transe. Elle apprenait, et au fur et à mesure, son esprit s’éclaircissait.
Les vérités cachées derrière les tableaux venaient plus aisément, et les siens, également, semblaient de plus en plus vivants. Parce qu’elle n’avait jamais abandonné, pas un seul instant, de dessiner.
Il lui arrivait, quelquefois, de stopper un élève dans un couloir pour lui demander un croquis. Pas longtemps, juste quelques dizaines de minutes. Homme, femme, quelquefois un professeur à la sortie des cours : elle étudiait la technique, et elle voulait l’appliquer. S’améliorer. Puis elle repartait en le remerciant.
Quelques jours plus tard, il n’était pas rare qu’un parchemin encré se trouve à la porte de la chambre de la personne dessinée, voire un panneau de bois. Des portraits.
L’humain, plus que tout, renfermait les vérités. Il s’agissait juste de les révéler.  

III • Muse 999-1000

Chaque artiste avait une muse. Certains passaient des années, des décennies et des vies sans jamais la rencontrer : aveugles à la réelle beauté, enfermés dans un monde qu’ils s’estimaient imparfait, ils avançaient sans voir la magnificence des imperfections qui le peuplait. Ils se plaignaient, éternels insatisfaits. Ils ne comprenaient pas la beauté de la pierre fissurée, se complaisaient à repousser les aspérités non-conventionnelles. Ils ne comprenaient pas, car leur perception artistique ne s’était pas ouverte.

Chaque artiste avait une muse, une personne qu’Asma avait secrètement bénie pour attirer le regard du sculpteur ou du peintre. Pour les badauds, pour les autres, elle n’avait rien d’extraordinaire et était même souvent d’une affligeante banalité. Mais pour celui à qui elle était destinée…
« Je ne peux pas te peindre. »

Les mots résonnaient, dans l’atelier de la tour. Installée dans l’angle d’une fenêtre qui donnait sur une artère principale de Lorgol, Amarante regardait la lumière jouer dans les cheveux tressés d'Océane. Ils n’étaient pas d’or, non, pas plus qu’ils n’étaient d’un vulgaire brun-jaune. Ils n’étaient pas de ce spectre de couleurs que les mortels pouvaient appréhender. La voir dans la lumière, songea la rousse, c’était comme de tenter de comprendre l’origine des teintes mêmes.

« Ne dis pas de bêtises. Tu l’as déjà fait, non ? Des portraits, c’est même pour ça que l’on te connaît, à l’Académie. » La voix était tendre, presque amusée. « Pourquoi moi non, et les autres oui ? »
« Parce que toi, je ne peux pas. »
Les lèvres ourlées de rose sombre s’entrouvrirent, se tordirent en un pauvre sourire qui ne laissait passer que de la désolation.
« Je ne peux pas, parce que toutes les couleurs sont fades par rapport à celles qui te font vivre. Que les courbes de ta silhouette sur la toile seront aussi abruptes que des falaises, et n’auront de courbes que le nom. Que le tissu qui t’habille en ce moment, là, sera bien la seule chose représentée fidèlement car elle n’est pas toi. » L’inspiration était là, elle tentait d’affleurer. Ses doigts trouvèrent les mèches qui s’échappaient de ses cheveux roux relevés, et ils s’appliquèrent à les torturer. « Je veux te peindre, je le voudrais tellement. Mais ta beauté n’est pas de celle que les mortels possèdent. Tu mérites l’immortalité. Tu mérites mieux qu’un tableau. »

Son regard se posa dans le sien, voilé de cette impression qu’elle touchait au but. « Tout ton être est une œuvre d’art, Océane. Je ne saurai jamais rendre hommage à ta perfection. Donc c’est non. »

Etait-elle son amante ? Personne n’aurait su le dire, même si cela se murmurait dans les rues de Lorgol. Amarante le démentait avec véhémence, mais le fait était là : Océane, sa muse, était quelqu’un pour elle. Quelqu’un qui peuplait ses nuits, au point de lui faire halluciner sa présence. Quelqu’un en qui elle avait confiance, qu’elle connaissait sans avoir besoin de la questionner : lorsque la rousse lagrane posait ses yeux sur elle, elle avait la conviction intime de la comprendre. Quelqu’un qu’elle tenait en adoration, en amitié profonde, qui exacerbait son talent tout en la bridant dans sa créativité. Oh, si seulement elle avait pu lui offrir ce tableau qu’elle réclamait !

Etait-elle son amante ? Non, pas aux yeux du monde. Parce qu’Amarante n’était pas prête. L’atelier se paraît d’allures de nid d’amour, quand la tour était désertée. Amarante se donnait corps et âme à l’incarnation de son art, à une perfection qu’elle chérissait dans toute son impossibilité. Elle l’aimait, tellement. Elle aimait la personne plus que l’œuvre qu’elle ne réaliserait jamais. Elle l’aimait, sans jamais le dire. Elle ne lui disait jamais non plus, leurs étreintes et leurs baisers étant bien suffisants.
Elle l’aimait, et cet amour rendait l’artiste folle. Ce n’était pas comme ça que le monde marchait ; ses parents, bien qu’ouverts d’esprit, lui avaient bien fait comprendre qu’une femme n’avait, pour une autre, qu’au pire une tendre amitié. De l’amitié, et non pas cet amour profond qui enflammait ses sens d’adolescente de dix-neuf ans et qui lentement la dévorait.
A bien y repenser, c'était étrange pour des gens qui fréquentaient les cercles les plus libres de la société lagrane de porter en eux une part aussi forte d'homophobie. Mais Amarante supposait que leur intransigeance par rapport à la beauté qu'ils se devaient d'afficher se reflétait aussi dans leurs moeurs. Ou peut-être était-ce, aussi, la proximité de la frontière cibellane.

« Je vais te peindre. »
Assise au bord de son lit, la lumière des lunes entrant par la fenêtre grande ouverte en ce mois de juin, la fille de Nacarat poursuivit, à l’attention de son amante sobrement vêtue de son drap :
« Je vais te peindre, parce que… » Parce que ton corps si souvent caressé mérite la postérité, les caresses d’un pinceau plus que celles de mes mains. Parce que tu me détruits à exister, comme ça, à t’offrir à moi sans que je ne puisse clamer au monde que l’Art existe sous forme humaine. Parce que je ne dors plus de peur que tu ne sois qu’un rêve et que le monde ne redevienne comme avant, succession de visages sans vie.
Parce que je t’aime, à vouloir te perdre.

« … Parce que. »

Le tableau ne lui avait pris qu’un mois et demi. Un mois à ne pas sortir de son atelier, des vacances à brosser ce premier portrait. Un mois à la voir, aussi souvent que possible, à se rassasier de sa beauté et de son existence sans jamais la toucher pourtant. Un mois à l’empêcher de voir ce qu’elle devenait.
Un dernier mois.
Dans la chaleur de juillet 999, le 24 très exactement, Amarante révéla sa dernière œuvre. Ils étaient six, à l’admirer. Raphaël Clairobscur, maître informel de la jeune fille, professeur sans doute trop attaché à l’art de celle-ci, peintre qui avait eu l’honneur de s’approcher des créations de la jeune lors de ses trois première années d'études, et qui désormais la guidait dans son cursus de spécialisation. Le frère de celle-ci, Aurelio. Océane, bien entendu. Et puis trois autres personnes, ses amis de formation, proches, si proches d’elle qu’elle ne s’étonnait même pas qu’ils aient peur du résultat.
Ils étaient six, à attendre qu’elle leur révélât le tableau.

« Je tenais à vous remercier d’être venus, aujourd’hui. Il est toujours difficile de soumettre une œuvre à la critique, et encore plus de l’offrir au public. » Hochements de tête. Raphaël haussa un sourcil. « Pas ici. Parce que je sais ce que j’ai peint, que j’ai vu la véritable nature du monde… Et qu’aujourd’hui, je l’offre aux autres. »

Le tissu qui protégeait le tableau tomba, révélant Océane. Vêtue sobrement d’une robe de soie noire, qui laissait deviner son corps, elle se tenait là, vivante, ses cheveux lâches voletant dans un vent fictif. Son visage souriait, empreint d’une sérénité tranquille, la sérénité de celle qui sait qu’elle a sur le monde une emprise que les autres n’avaient pas. Il y avait de l’amour, dans la manière dont elle avait été peinte, de la tendresse dans la fidèle reproduction.
Et puis, le tableau prenait tout son sens. Ce n’était pas l’amante d’Amarante, qui se trouvait ici, sur la toile.
L’être parfait, au centre du tableau, détruisait ses alentours. L’arrière-plan était un tourbillon désordonné, paysage détruit, incompréhensible et pourtant parfaitement reconnaissable. Le désordre. Le chaos. Un tourbillon d’existences mélangées, et une vie réduite à néant.
Devant eux, sur la toile, se tenait Crisinthe, fière et altière. Heureuse du chaos qu’elle provoquait.
Heureuse, et se complaisant, dans la destruction totale de l’univers de la rousse.
Tous les artistes avaient une muse.
Et elles finissaient, toujours, par les détruire.

Pour Amarante, c’était la seule conception possible de l’amour. Un amour chaotique et destructeur, qui lui laissait en bouche un arrière-goût d’interdit et de peur. Un sentiment adoré et craint, qu’elle réprouvait en vain. Sa destruction qui nourrissait son imagination. Et ça, les gens présents l’avaient bien compris.
Même Elle.

Elle disparut dans la nature, les yeux plein de larmes, après avoir craché toute sa haine et sa honte au visage d’Amarante. La jeune fille entamerait alors la dernière année de son cycle de spécialisation.

Clairobscur la confronta à son art, par ailleurs, alors qu’un autre jour d’études touchait à sa fin. Le tableau était là. Il avait élu domicile dans les quartiers de Raphaël à l’Académie. Il disait qu’il le gardait pour que le souvenir ne vienne pas la hanter, au début, puis ensuite pour se souvenir d’elle jusqu’à ce qu’elle fasse un choix.
Face au tableau, assis sur une chaise, la voix calme du maître s’était élevée. Dehors, par la fenêtre, le ciel paisible se teintait d’ocre.
« Que vois-tu ?
- Je vois la colère. Je vois Crisinthe, entourée de chaos, destructrice, magnifique et tentatrice. Je vois ce que j’ai peint, je la vois Elle, je vois la nuit qui tombe sur un monde rempli de discorde… »
Raphael lui posa une main sur l’épaule, pour l’interrompre.
« J’y vois ta détresse, Amarante. Elle entoure tout ce tableau, et c’en est l’essence même. J’y vois ta peur, tout ce que tu as sciemment abandonné pour cette peinture. Tu savais qu’elle reflèterait tout l’amour que tu lui portais, et qu’elle serait ce miroir de ton âme. »
Les larmes aux yeux, pâle comme les étoiles qui chutaient autour de Crisinthe, elle tenta de se justifier. « Il fallait que ça arrive.
- Je ne vois pas de raison. Ce n’est rien que de la détresse. Je ne peux pas t’aider à te comprendre. »
Le silence accompagnait des larmes sur les joues de la jeune fille.
« C’est un magnifique tableau. » furent les derniers mots de Raphaël, alors qu’il la regardait tenter de ne pas s’effondrer. Il fallait que ça arrive. L’acceptation, toute entière, que l’amour n’était pour elle que souffrance et rejet. Qu’elle ne pouvait l’accepter entièrement, ou devait y mettre un terme.

IV • Peindre sa vérité 1000-1003

Jamais elle ne se l’avouerait. L’an mil fut pour elle une année relativement calme, à l’Académie. Depuis l’intérieur des murs sécuritaires, aux côtés de son maître, elle entendit les nouvelles. L’assassinat de l’impératrice et de sa famille, comme une nouvelle glacée qui la paralyserait. Elle avait pour les dirigeants un respect bien à elle. Ils étaient inspirants, pour ceux qui n’avaient pas le pouvoir d’attirer l’inspiration à eux.
Elle imagina la mort, plusieurs fois. Elle tenta de coller dans ses carnets un dessin, quelque chose qui la refléterait. Fascinée. Apeurée.
A la fin, les pages n’étaient que nuits sans lune. Elle obtint son diplôme à la fin de l'année scolaire, quittant avec regret les tours pour Lagrance.
Elle avait dans ses sacs des carnets et des carnets de ses rues et de ses habitants, tous plus vrais au fur et à mesure que les pages passaient.

Jamais elle ne se l’avouerait. Au cœur des salons tenus par ses parents, où se rencontraient ces peintres illustres et où, certains, regardaient avec appréciation esquisses et toiles qu’elle avait offert à sa famille, elle ne disait rien sur ces femmes élégantes aux goûts sûrs. Elle ne disait rien sur les mots charmeurs qui glissaient, innocents, de leur part ou de la sienne.
Jamais elle ne se l’avouerait, lorsque discrètes dans le secret des jardins, leurs lèvres se joignaient. Le cœur battant à tout rompre, des rires chuchotés, et toujours ce pincement dans l’esprit. Ce n’est que temporaire. Voué à mourir. Voué à l’échec.

Les gens n’avaient pas besoin de savoir. Et si les ragots couraient vite en Lagrance, avec les bonnes relations, vous pouviez tourner à votre avantage ceux-ci. Son homosexualité ne serait pas révélée, elle ne le laisserait pas savoir aux autres. Ses quelques amies promettaient le silence, et, si des mots sur elle fuitaient, elle savait les contrer.
Son frère écoutait, et elle contrait. Un talent partagé, pour protéger leurs intérêts communs : il ne s’agissait pas que Nacarat s’attire une réputation des plus étranges.
Lors de la seconde moitié de l’an mil, elle se réadapta à la vie dans la petite baronnie où elle avait vu le jour. Se réadapta, évitant avec adresse les questions et les prétendants qui, lentement, commençaient à affluer.
Sa sœur désormais mariée, et dans l’attente d’un enfant, vivait sur Lorgol. « Si jamais tu ressens le besoin d’y revenir. » lui avait-elle offert.

Pour l’heure, ça allait. Quelques-uns de ses tableaux firent parler d’elle. On ne cherchait pas à se l’arracher, mais elle eut la chance de voyager à travers son duché de naissance. Portraits de famille, visages nobles qui marqueraient la postérité. Petit à petit, son art, criant de vérité, s’installait dans les demeures qui voulaient d’elle.
Mais Lagrance voulait du beau. Lagrance voulait les paysages, autant que l’Humanité figée sur une toile. Alors, suivant les conseils de son maître, elle s’était remise à peindre sans hommes. Sa peinture… Sa peinture était quelque chose. Chaque couleur éclatait, attirait l’œil sans jamais être criarde. Elle avait un sens du détail extrêmement poussé, et tout, en ses toiles, était détail. Car le détail devenait vivant.
Et elle ne pouvait, ne pourrait jamais, peindre la mort. Elle ne voulait que la vie.

Et puis vint 1001. Elle fêta ses 21 ans, parcourant Lagrance au gré des demandes. Ecoutant les remous extérieurs, les échos de ses amis restés à Lorgol. Les chuchotis qui se perdaient et pourtant perduraient à propos de Chimène. Elle n’avait presque pas de doute, à son propos. Presque.
En tout cas, lorsqu’apparait son frère disparu, et que les mages du Sang arrivent avec lui, définitivement, son attention se tourna vers eux. Pour une magie qu’elle ne comprenait pas, mais qui effrayait. La plus humaine et terrifiante des magies. Elle en avait peur, oui, tout autant qu’elle était intriguée.
Et arriva l’été. L’été brûlant, où même les couleurs en viennent à s’enflammer. Dans les chaleurs et les tensions montantes, Lorgol l’appelait, Amarante. Lorgol l’appelait, la suppliait de ramener son art dans ces rues où elle se sentait plus à l’aise. Loin de Nacarat. Loin des symétries et des beautés, mais entre les tours. Au cœur de l’humain, là où tous se mêlaient dans une esthétique improbable.

Elle partit en juillet 1001. Aidée de ses parents, ainsi que de ce que ses premières commandes lui avaient apporté, elle réussit à s'installer plus définitivement à Lorgol, s'installant dans un atelier  tout près de la tour de Nacarat.
Elle ne reviendrait pas en Lagrance avant un long moment. Lorgol lui offrait une clientèle, la chance de se faire connaître en-dehors de ce duché qu’elle aimait pourtant ! La chance, peut-être, d’aller peindre plus que les barons gras qui voulaient que leurs cheveux pleins de pellicules soient à jamais figés sur les murs de leur maison. La chance de connaître l’extérieur.
A Lorgol, elle s’installa. Définitivement. Il lui restait tout à faire, tout à gagner : son nom, sa renommée.
Et elle ne baisserait pas les bras.

Elle vécut la prise de pouvoir réelle de Gustave comme un chamboulement bénéfique. Elle n’était pas inquiète plus que ça. Il y avait quelque chose qu’elle jugeait juste, dans ses revendications.

Elle restait faë, dans son cœur. Même depuis Lorgol. Même en ne voulant pas repartir, habituée à cette vie dans la ville aux Mille Tours. Brillante, sulfureuse par instants, magnifique.  Même la guerre, début 1002, ne parvenait pas à la briser totalement.
Amarante s’en souviendrait. Elle était dans sa chambre, ce matin-là, à observer les hautes tours de la noblesse par sa fenêtre. A crayonner, puis appuyer d’encre, la manière dont le soleil et ses ombres dansaient sur les pierres.
Elle se souviendrait avoir pensé que tout était gris, ce matin de fin janvier.

Lorgol était bien sombre, et grise, en 1002. La rousse discrète n’était pas de celles qui avaient de quoi se battre. Elle était de ceux qui relataient les faits. Qui les emprisonnaient pour les montrer au futur. Alors elle avait emprisonné les passants de la Ville Haute. Un par un. Des esquisses rapides, pour la joie dans leurs yeux, pour la peur dans leur démarche, pour la façon dont leurs mains se tordaient d’appréhension… Pour, plus tard, les retrouver et leur dire ‘voici qui vous étiez. Ne vous oubliez pas.’
Ne vous oubliez pas… même entre avril et mai. Même lorsque le monde semblait s’être scindé en deux.
En parallèle, certains, avec la guerre, voulaient s’oublier dans un luxe illusoire. Même à Lorgol, elle trouvait pour peindre le visage d’une comtesse pour le futur, la famille d’un baron, ou même cet échevin esseulé et légèrement paranoïaque – qui ne le serait pas ? – qui l’avait empêchée d’empoigner le moindre pinceau avant de les avoir tous fait tester pour vérifier qu’ils n’étaient pas des armes.

La rousse de 22 ans était justement dans la pleine réalisation de son portrait quand la maladie frappa. Heureusement, elle-même ne fut pas touchée. Sa sœur, par contre, Acanthe, la prit de plein fouet. Elle se relevait à peine de son accouchement – enfant qui ne survivrait pas plus de quelques jours – et, sans doute avait-elle déjà perdu la volonté d’exister. Son époux la soutint, tentant de la raisonner.
Jusqu’à ce que le coma la frappe, elle ne s’arrêta pas d’employer sa magie. Jusqu’à ce que la mort ne l’emporte, en septembre, elle était mage.

Elle avait été têtue, sa sœur. Jusqu’au bout. Amarante lui reconnaissait au moins ça. La peine ne partirait jamais, mais au moins la partageait-elle avec l’époux en deuil de celle-ci qui, en deux mois, avait enterré son fils et sa femme.
De quoi rendre fou un homme. Allumer au fond de ces yeux l’étincelle de désespoir et, en même temps, la certitude de la vie.
Il fit un magnifique tableau.

Ce fut partiellement car elle était encore en deuil qu’Amarante ne se rendit pas au Jour des Anciens. Ce fut à cause de cela qu’elle resta dans sa chambre, sans se douter un instant de ce qui se jouait. La disparition de la Rose Ecarlate lui provoqua un pincement au cœur… Mais elle l’oublia bien vite, devant l’horreur qui venait de se déverser sur Arven. Devant la désolation qui arrivait.
Devant la Chasse.

1003 était arrivé. Apportant avec lui une trêve hivernale, la mort d’un empereur – heureusement pas le sien – et de sombres histoires. Lorgol, de grise, deviendrait presque noire. Les oreilles ouvertes, la peintre survivait, de peintures en portraits, faisant valoir son diplôme de savante lorsqu’il le fallait auprès des Ibéens réticents à engager une Lagrane. Elle survivait.
Son art, un jour, serait reconnu dans tout Arven.
Etrangement, elle ne cherchait pas plus que ça à s'appuyer sur le soutien que ses parents, évitant presque Nacarat dont elle occupait cependant la tour. Depuis la mort d'Acanthe, et son âge avançant, son célibat commençait à faire tâche à leurs yeux. Aussi, les éviter le plus possible lui semblait la chose la plus naturelle à faire.

Elle suivit d’une oreille attentive le couronnement d’Octave. Fascinée par ce que l’on en disait, son envie de voyager commença à naître. Elle irait. Elle voulait le voir de ses propres yeux, cet empereur ennemi, à peine sorti de l’adolescence … Et de la mort. Elle voulait le figer dans sa vérité. Pour le futur. Elle voulait voir sa soeur, rescapée de la Chasse. Elle voulait tellement de choses, pour offrir la vérité par ses yeux à la postérité.

Amarante avait des rêves.
Des choses irréalisables. C’était pour ça qu’elle peignait. C’était pour ça qu’elle vivait.

Trame alternée

Dans la trame alternée, Amarante a été violée à ses seize ans par un artiste de passage à Nacarat, qui l’a ensuite soustraite à ses parents sous prétexte d’en faire sa muse.
De ce viol, elle en gardera une soif de vengeance qui la poussera à le mener au suicide…. Et à se faire reconnaître par la Confrérie. Elle est depuis trois ans assassin du Choix. Elle ne s'éveillera pas dans cette réalité.





La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Peur et fascination mêlées. Elle est curieuse, Amarante, mais elle sait que cette horreur qui cavale dans les cieux pourrait la tuer. Cependant, elle voudrait en faire la représentation la plus fidèle possible – tout en sachant que c’est impossible. Ou l’est-ce vraiment ? Certains l’ont vue, en Ibélène.
La Chasse est le fléau de leur temps, et elle veut que la postérité se souvienne de leur présence en l’an 1003. Elle veut que l’art immortalise cette menace.

Il y a un mort-vivant sur le trône d'Ibélène : l'empereur Octave a été tué, puis ressuscité. Que t'inspire ce genre de magie ; et que penses-tu d'Octave suite à cela ?
• Amarante voudrait le voir de ses propres yeux, cet homme revenu du royaume de Sithis. Cela se voit-il ? Quand il vous regarde, ses yeux sont-ils allumés par cette lueur qui habite les cadavres ? Quand il vous parle, son ton est-il aussi plat qu’un homme sur le point de rendre l’âme ? Octave est un miracle, provoqué par une magie désastreuse. Elle veut le découvrir.  

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est sa terre, plus que Nacarat ne le sera jamais. La Ville Haute l’a accueillie pour sa formation, et bien avant. Depuis toute jeune elle se balade librement dans ces rues magnifiques. Lorgol est une personne qu’elle veut peindre, qu’elle veut découvrir et qu’elle ne cesse d’adorer, en silence. Elle ne saurait vivre loin d’elle.





Dans la vie, je m'appelle Mathilde et j'ai 20 ans. J'ai découvert le forum via un hypocondriaque ex-duc, une muette en cloque et le plus chevelu des assassins et voici ce que j'en pense : ... Je suis pas dans le déni pour celle-là ! (elle l'est) (c'totalement différent) Je vous aime tout plein tout fort :haww: .
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Amarante de Nacarat

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Nom de ton avatar: Elise Eberle
♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Fille de la baronne de Nacarat / Nacarat / Lagrance
♦️ Savoir : Pensée / Arts / Peinture




Dernière édition par Amarante de Nacarat le Lun 14 Mai - 17:14, édité 22 fois
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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:55


Eponine Aubenacre & Amarante de Nacarat

Portrait flamboyant

17 avril 1003



Installée confortablement contre le mur d’une des tours avoisinantes à celle de feue sa soeur, dont elle connaissait les propriétaires, une jeune rousse aux cheveux cascadant sur ses épaules feuilletait un grand carnet. Elle avait avec elle une petite sacoche, semblant de bonne facture et bien usée, qui pendait sur son côté droit. Ses doigts étaient sombres, comme salis par quelque chose qu’elle aurait utilisé, pour une quelconque raison.
Les rues étaient relativement calmes, à cette heure. La fin de la journée approchait, cependant, et Amarante – car tel était le nom de la rousse – se doutait bien que les étudiants allaient bientôt se ruer à l’extérieur de l'Académie pour profiter du soleil d’avril, courir les rues de la capitale des Peuples Libres pour se perdre un peu, profiter de l'ambiance printanière. Il faisait relativement beau aujourd’hui, selon des critères normaux.

Sufisamment beau, et suffisamment calme, pour pouvoir dessiner un peu. La moitié de sa journée avait été occupée à finir un tableau dont la livraison était prévue pour la semaine suivante : quelque vue de Lorgol, au petit matin. Rien d’humain, mais comme toujours fascinée par la cité, Amarante s’était dévouée à cette peinture avec la même ardeur qu’elle aurait terminé un portrait. Lorgol était comme un être, pour elle, et c’était avec dévotion qu’elle tentait de la représenter le plus possible. D’autres s’y employaient, bien sûr, mais on sentait dans leurs traits qu’ils voyaient les bâtiments avant son âme.
Tout l’inverse de la fille de Nacarat. Avec un petit sourire, ses yeux se posèrent sur un curieux arrangement de deux tours, inconnues demandant à être découvertes. Comme deux êtres qui cherchaient presque à se toucher, juste là...

Une sanguine à la main, les murs prenaient forme sur le papier avec une facilité déconcertante. Ici, ils tournaient, se fondaient dans une ligne qui suggérerait bientôt un renfoncement. Là, une fenêtre ouverte où un rideau gonflait un peu. On le devinait à peine, mais le trait sombre représentait à merveille la scène devant elle.
Ce n’était qu’un croquis, pour l’heure. Quelque chose pour elle.  
Combient de temps resta-t-elle là, approfondissant ce qui tenait de moins en moins du griffonnage et plus de l'étude ? Des passants s'arrêtaient, pour ceux qui n'étaient pas pressés. Elle n'était pas mal vêtue, sa robe sobre était d'une excellente facture, et si elle ne respirait pas la richesse elle n'avait pas l'air de ne pas être à sa place. On la connaissait, par ici, après tout.
La foule s'épaississait quelque peu, mais, bien installée, elle n'en avait pas grand chose à faire... Si ce n'était, quelquefois, pour relever la tête sur une personne particulière qui attirait son oeil.

Et puis là, soudainement. Un éclat roux, presque aussi roux que les traits de sang sur son papier. Interloquée, la jeune femme releva la tête, cherchant cette fois d’où cela pouvait venir. Peut-être était-ce un éclair d’inspiration qui la lança à la suite d’une petite fille rousse – et on l’espérait. « Petite ? Pardon, je… »

Carnet à la main, craie dans l’autre, deux tours grossièrement terminées sur le papier, elle avait stoppé la jeune. « Pardon, vraiment, mais je voulais savoir… Y aurait-il possibilité que je te dessine ? Ca prendra pas longtemps. Dix minutes. Peut-être quinze. Je cherche à travailler les couleurs, et… » elle leva son carnet, ainsi que sa sanguine avec un petit air contrit. « Voilà. Si tu ne veux pas, c’est rien. »
Elle en serait juste vexée.



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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:55

:**: :siwi:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:55

:siwi: Bienvenue à nouveau, belle rousse!

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:55

Amarante rebienvenue à toi sous ce nouveau visage :panda:
Rousses, rousses, rousses ; ce sont les meilleures ^^

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 18:58

Lagrane :siwi:
Rebienvenue à toi! Amuse-toi bien avec ce nouveau personnage! :keur:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 19:06

Rebienvenue :siwi:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 19:07

Ouiii, bienvenue à nouveau :**: Courage pour ce qu'il te reste à faire de ta fiche et amuse-toi bien parmi nous :coeur:

*commence à se déshabiller pour la peinture qu'il a commandée* :arrow:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 19:15

Amuse toi bien avec elle :coeur:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 19:24

Faible :laa:

Rebienvenue avec ta rousse si attendue ah ah :keur:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 19:39

Toizencorezici :miguel:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 20:01

C'estlafameuserousse :siwi:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 20:02

Tu es faible :laa:
(Mais tu as réussi à attendre plus longtemps que ce à quoi je m'attendais :mdr:)

Rebienvenue :siwi:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 20:43

Hiiii merci tout le monde :siwi: Des cookies et de la peinture sur vous :roule: Comment ça, vaut mieux des cookies que de la peinture. :haww:

Je suis pas faible, je suis FAiBle :sisi: :arrow:


Paillettes : Oui, sur le mur on avait dit :miguel: On va aller proposer d'aider à redécorer l'Académie. :sisi:

Castiel : Jvais planter ma tente et vivre dans cette partie du forum. :sisi: :miguel:

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Elle me disait viens et tu sauras que l'amour c'est un peu comme toi, elle me disait viens et tu sauras que ça n'existe pas.


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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 20:46

Rousse :laa:

*agite ses cheveux*

Rebienvenue ici, petite sujette, secoue bien ton feu dans les cheveux en signe de dévotion :haww:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mar 1 Mai - 22:30

Rebienvenue sous ce nouveau visage ! :hey:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Dim 6 Mai - 16:12

Rebienvenue :oui:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Sam 12 Mai - 15:34

Rebienvenue Fab-Faible ! :laa:

Qu'elle est belle ta madame et j'aime beaucoup l'échange d'avec Océane. :siwi:

La douce barbe de Richard sera ta prochaine muse, elle et ses cheveux. :eheh:

'Une teinte de gras par ci, une teinte de gras par là, mais finalement je ne peux représenter la splendeur de la graisse dans vos cheveux, le Harnois, la magnificence de cette dernière est unique, je regrette.'

:diego: :arrow:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Dim 13 Mai - 23:38

Coucou, je m'occupe de ta fiche ! :haww: Il y a quelques petites choses à revoir/éclaircir, mais rien de grave. :argh:


Caractère :
Affective --> est-ce que tu voulais dire affectueuse ?


Histoire :

C'est un peu excessif pour une baronnie d'être aussi réputée pour autant de choses. Si tant de monde vient voir le domaine, il y a un prestige à assurer, elle est l'une des filles : si un domaine est réputé, il y a de fortes chances qu'elle soit courtisée voire mariée déjà, à son âge. Tu vois ce que je veux dire ? :hm: Il faudrait un peu réduire le côté "tout le monde va voir l'endroit pour sa beauté", histoire qu'elle puisse être plus libre de ses mouvements. :cute:

Les Lagrans ne sont pas aussi libérés que des Cielsombrois. Ils sont très à cheval sur les apparences et des nobles ne laisseraient pas leur fille s'approcher des artistes comme ça (ou plutôt les artistes approcher de leur fille :miguel:). Sinon, elle risque d'avoir une sale réputation. :geu: Surtout que tu le mentionnes plus loin, que les parents paraissent attachés aux apparences, ce qui colle bien mieux à cette idée. :sisi:

Citation :
Leur tante était la soeur de leur mère, dernière-née de l'ancienne génération de Nacarat, qui avait épousé un second-né également... Ce qui expliquait qu'ils vivent dans une riche tour de Lorgol plus que sur les terres dont ils portaient le nom.

Je ne comprends pas trop. :hm: La tour est rattachée à un nom de domaine et c'est donc l'héritier dudit domaine qui la possède. À moins qu'on leur ait offert une autre tour, d'un domaine en déshérence peut-être ? Mais que font-ils de leur vie, s'ils sont nobles sans terres ? Il faut bien qu'ils gagnent de l'argent. Et c'est donc la mère qui possédait Nacarat ? Elle était l'aînée, la seule femme ?
Plus loin, tu dis qu’elle réside dans cette tour pendant ses études (si c’est bien la même personne :sisi: ), mais Nacarat a certainement une tour également, surtout si c’est aussi prospère que tu le dis. :cute:

5 ans, c’est un peu long pour un premier cycle dans les arts. Ca durera plutôt 3 ans. Les longs cursus en savoir, ça concerne particulièrement des domaines comme la médecine. (c’est côté magie que les études font 5 ans minimum au premier cycle)

Quand elle ouvre son atelier, où trouve-t-elle l’argent pour investir ? Est-ce que ça vient uniquement de ce qu’elle gagnait en faisant ses tableaux ou ses parents la soutiennent-ils dans sa démarche ?
Autre question, c'est bien son frère qui hérite du domaine de Nacarat ? Avec la mort de sa soeur, peut-être que ses parents voudront l'inciter à se marier afin d'affermir un peu leur position sociale, donc prends bien ça en compte également. :coeur:


Test RP :

Il se passe bien dans Lorgol même ? Parce qu’en lisant le premier paragraphe, on dirait qu’il va se dérouler à l’Académie et ensuite tu parles de tours. Donc comme il n’a pas été encore posté, je préfère demander pour être sûre :mdr:


Comme tu le vois, il n’y a pas de gros changements à faire, ce sont majoritairement des détails. Bon courage pour tout ça. :**: :keur:

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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Lun 14 Mai - 17:32

Je m'attendais à pire. :sisi: :laa: :argh: :cute:

Du coup, avant de poster dans les fiches terminées, (et pour éviter de faire relire les 6000 mots quand y en a les 2/3 de pas changés, ça fait gagner du temps), je fais part des changements là :cute:  [la réponse plus longue que le commentaire de fiche. :facepalm: Mais j'ai peur de vous perdre dans le texte à chercher les passages mentionnés et modifiés sinon :oops: Mais ils sont sous spoiler si vous voulez quand même tout relire :sisi: ]

-> Oui, affectueuse. :sisi: C'est changé. :oui:

-> 2 premiers paragraphes du I• j'ai atténué l'effet et la 'renommée'/le rayonnement, en en faisant plus quelque chose comme une curiosité/un endroit où quelques peintres en devenir se rendent :oui:

->Apu les peintres :miguel: A la place, elle parle de sa vision de la vérité avec son frère
II:
 

-> ... Apu la tante non plus. Quand y a un souci, je gerte. :miguel: En vérité, ironiquement, j'étais initialement partie sur Amarante qui resterait dans la tour de Nacarat, puis je me suis dit 'ouais mais c'est qu'une baronnie, les tours c'pour les plus fabs'. Du coup, idée bien compliquée qui au final ne sert à rien. On en revient donc à Amarante qui loge cette fois dans la tour de Nacarat, même endroit que celle de la tante-effacée-de-la-réalité. :miguel:
II:
 

-> Pour la durée du cursus, j'ai mis le maximum spécifié parce que je savais pas trop, dans le doute fous le feu prends toujours le max. :sisi:  Elle rentre donc à l'Académie à ses 15 ans au lieu de 14, et termine en 1000 :sisi: (ça me faisait changer moins de choses que si elle y rentrait à 14, niveau de son histoire :hm: )
Ca change globalement quelques phrases&détails:
 

-> J'ai spécifié pour le financement de l'atelier. Je suis partie sur un financement partagé, aidée par ses parents mais également par ce qu'elle a pu gagner depuis sa fin d'études avec son art, concernant son installation à Lorgol en 1001. :sisi:
IV:
 

-> Effectivement, j'avais sans doute remisé dans un coin de ma tête (et de la sienne) le fait que ses parents voudraient sans doute qu'elle se marie. (fin de manière plus insistante que d'ordinaire, quoi) :miguel:
Du coup c'est rajouté !
IV:
 
-> Son frère va hériter, oui, au passage. Leurs parents sont encore en vie :sisi:

-> Pour le rp, oui, c'est à Lorgol ! ... Donc j'ai enlevé le premier paragraphe. :geu:

Normalement j'ai pas du en sauter, ça devrait être bon :hm: :cute:

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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    Mer 16 Mai - 0:57


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Message Sujet: Re: Amarante de Nacarat    

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Amarante de Nacarat
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