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 Des racines qui s’abreuvent de la mer

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Maelys Fer-Vaillant

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Message Sujet: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Mer 16 Mai - 23:16


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Octavius le Rouge & Maelys Aigrépine

Des racines qui s’abreuvent de la mer

"Tu sais nager j’espère ?"



• Date : 27/01/1003
• Météo (optionnel) : L’hiver est doux, le ciel clair et gris.
• Statut du RP : Fermé.
• Résumé : Après avoir longuement économisés, Maelys et Octavius peuvent enfin prétendre à s’installer, dans une maison modeste, entre mer et forêt, quelque peu éloignée de Port-Liberté. C’est une nouvelle vie qui commence, au son des vagues pas si lointaines.
• Recensement :
Code:
• [b]27/01/1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3691-des-racines-qui-sabreuvent-de-la-mer#138593]Des racines qui s’abreuvent de la mer[/url] - [i]Octavius le Rouge & Maelys Aigrépine[/i]
Après avoir longuement économisés, Maelys et Octavius peuvent enfin prétendre à s’installer, dans une maison modeste, entre mer et forêt, quelque peu éloignée de Port-Liberté. C’est une nouvelle vie qui commence, au son des vagues pas si lointaines.


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Dans le doute, fous le feu


Dernière édition par Maelys Aigrépine le Mer 16 Mai - 23:26, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Mer 16 Mai - 23:17

La mer.
Cela faisait de longues années maintenant, qu’il ne m’était plus donné l’occasion de la contempler régulièrement. L’odeur familière de l’iode, le doux son des vagues… Je respirais à plein nez, bien heureuse, dans ce décor qui se révélait paradisiaque. La mer avait une couleur bien différente de celle du port de Lorgol, et ces palmiers qui étendaient leur feuillage vert, même en hiver, entre ciel et mer ! La température était douce, clémente, et il me prenait même l’envie de tremper un pied.

Je riais aux éclats, en me retournant vers Octavius, comme euphorique. « Tu te rends compte que nous allons habiter ici ? Pour de vrai ? » Bon, la masure était modeste et plutôt excentrée de Port-Liberté au final. Elle demanderait sans doute un certain nombre de travaux pour la remettre en état, mais ce n’était pas ce qui m’inquiétait. Après tout… J’avais un homme grand, beau et fort pour s’en charger, et de quoi invoquer un ou deux élémentaires de terre pour l’assister non ? J’appréciais assez peu les travaux manuel, mais ma magie de lévitation trouvait son utilité autrement que dans les combats. Et si j’avais tout d’abord regretté de ne pouvoir m’installer dans la capitale elle-même, habituée à l’effervescence des grandes villes, j’admettais volontiers qu’une plage déserte, avec un cocon un peu plus éloigné de la civilisation pour notre tranquillité, avait également son charme. Je ne serais probablement pas souvent ici, et lui non plus, tous deux pris par nos responsabilités au sein de la capitale d’Ansemer… Mais ce serait avec grand plaisir que je le retrouverais dans ce lieu plus isolé, et surtout, dans ce lieu à nous.

Je m’écriai, ravie : « Octavius, c’est magnifique ! » Du sable à perte de vue, une forêt de pins et quelques palmiers… Magnifique. Et pas l’ombre d’une montagne. Rabat-joie… Lagrance n’était pas plus vallonnée non plus, à ce que je sache. Et puis, tu n’avais pas une autre raison un peu plus… Obsessionnelle, qui te donnait envie de venir ? Humph. Je ne pus m’empêcher de sourire, à voir ce si vénérable dragon battre des ailes sur la plage, pour mieux se repositionner, comme par hasard dos à nous. Il était comme un gros chat qui appréciait peu le changement, à son grand âge. Et sans doute qu’une part de lui refusait encore de reconnaître que c’était cette vie dont je rêvais, ici même, avec Octavius. Après tout ce que nous avions vécu ces derniers temps, cette paix d’un instant, je la chérissais plus encore.

Vesper s’avançait vers nous, en cavalant à toute allure de sa démarche si particulière. Il paraissait aussi à l’aise sur le sable que sur la neige, avec ses imposantes pattes, même si son pelage brun était constellé de grains de sable. La mer n’est même pas froide ! Venez ! « Parle pour toi, le glouton. On n’a pas ton cuir… » Mais c’était tentant, même en Janvier. Après tout, le temps était doux. Il m’était déjà arrivé de plonger dans les eaux lorgoises par des températures plus basses non ? Je rendis un sourire chafouin à Octavius, en lui prenant la main. « Tu viens ? On regardera ce qu’il y a à faire dans la maison plus tard ! »

Dans l’immédiat, ne devions-nous pas plutôt profiter de cet air de liberté ?

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Mer 4 Juil - 19:06

Le Destin a toujours eu un drôle d’humour.

C’est ce que pense le guerrier, alors que Maelys et lui arrivent au bourg où se situe leur nouvelle maison, non loin de Port-Liberté. Suffisamment pour ne pas être au coeur de l’action de la capitale et avoir, avec sa compagne, une intimité dont il pouvait seulement rêver, avant aujourd’hui. Leur maison à eux. Pas une chambre prêtée par sa Guilde, pas une auberge payée par ses fleurons. Une maisonnette, payée à bon prix somme toute raisonnable pour ce duché d’arnaqueurs (un autre avantage d’avoir préféré la campagne à la cité). À retaper, mais ça ne l’effraie pas - loin de là ! C’est son devoir, à l’Octavius. Il a appris, à réparer des meubles, à prendre soin du bétail, à retaper un bâtiment, à négocier le coût des matériaux. Il a appris et il en est fier, aujourd’hui. Aussi éclopé peut-il être, il pourra mettre un toit au-dessus de la tête de la femme qu’il aime.

Le Destin a un drôle d’humour, définitivement. Lui qui a grandi sur la terre rouge de Bellifère, qui porte dans son nom choisi cette même couleur, du sang et du passé, habitera devant cette étendue si bleue, presque turquoise. Et il fait tout, le guerrier, pour ne pas laisser toute la niaiserie de son cœur, la tendresse qu’il éprouve à cet instant, se peindre sur son visage. Pas plus qu’elle y est déjà évidente, disons. « Octavius, c’est magnifique ! » … c’est affreusement difficile, même, et bien malgré lui, un sourire remplace sa moue sérieuse. Incapable de ne pas se laisser aller à sa propre euphorie et de s’accorder au diapason de celle de la Chevaucheuse. Le soleil luit sur les écailles de Mirage, le transformant en superbe joyau, parfaitement assorti à la mer. L’homme marche jusqu’aux côtés de Maelys, rapidement dépassé par Vesper, qui n’hésite pas à se jeter à l’eau. « La mer n’est même pas froide ! Venez ! Parle pour toi, le glouton. On n’a pas ton cuir... » Il a craint que Maelys ne soit pas raisonnable et suive la suggestion de son Familier, mais heureusement, elle a la bonne idée de se retenir d’aller le rejoindre dans l’eau.
Qu’il croit. En vain. Il connaît bien trop ce sourire. « Tu viens ? On regardera ce qu’il y a à faire dans la maison plus tard ! Je ne sais pas nager », lui rappelle-t-il, avec un air méfiant revenu sur les traits, mais il consent tout de même à se rapprocher de la berge, sans lâcher sa main. Un regard par-dessus son épaule, à la recherche d’éventuels voisins qui viendraient les regarder et s’amuser de la scène, mais personne. Les autres maisonnettes ne sont si proches, ni loin, cachées derrière les palmiers.

Au bord de l’eau, il se penche maladroitement pour délacer ses bottes, afin de les retirer. « Ça va êtr’ difficile de r’tourner à Edenia », dit-il simplement. Il a encore quelques jours de travail à y assurer, avant que son transfert soit complété et que du service de Dame Angélique, il passe à celui de la Guilde des Compagnes à Port-Liberté. Madame Geneviève lui a semblé être une femme intelligente, même si redoutable, et il a hâte de prendre sa nouvelle assignation. « Si j’coule, j’compte sur toi pour me faire léviter jusqu’au bord », dit-il avec amusement. Ils vont juste tremper les pieds, de toute façon, n’est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Dim 19 Aoû - 19:33

Octavius ne savait pas nager. J’avais peut-être oublié ce détail… Négligeable, n’est-ce pas ? Je le prendrais dans mes griffes quand tu auras le dos tourné pour le lancer dans la mer, bon débarras. Tu risquerais bien de te noyer avec. Vil dragon qui n’en rate pas une, même dans un décor aussi paradisiaque. Et s’il ne l’aimait pas à ce point, pourquoi était-il encore là plutôt que de prendre son envol ? Il faut bien que quelqu’un te surveille. Je roulai des yeux, avant d’adresser un sourire désolé à Octavius. Nos messes basses n’avaient pas dû lui échapper, face à mon silence et ma mine dépitée. « Mirage raconte n’importe quoi, comme d’habitude. Ecoute… C’est pas grave, si tu sais pas nager. Je peux t’apprendre ! Et au pire… Tu peux déjà marcher dans l’eau jusqu’à ce que tu n’aies plus pied. »

J’avais peut-être bien réussi à le convaincre, car il se laissa entraîner à ma suite. Mon sourire s’affirma, malgré son coup d’œil méfiant. Rien n’aurait pu me départir de cette joie sauvage dans l’immédiat. Je lâchai un bref rire, à ses hésitations : « C’est rien que toi et moi, ici. Enfin… Avec Mirage et Vesper, bien sûr. » Il avait peur de se sentir ridicule, peut-être ? C’était tellement adorable.

Je relâchai sa main pour délacer mes bottes à mon tour, les laissant retomber lourdement. Mirage s’était installé sur le sable froid, les ailes repliées sur son imposante carcasse où se reflétait le bleu profond de la mer. Ce gros lézard se prélassait, à croire qu’il aimait davantage le climat qu’il ne le laissait croire… Je rendis un mince sourire à Octavius qui semblait lui-même déjà se plaire ici. Tant mieux. J’avais tellement laissé derrière moi, ce n’était pas pour avoir à regretter maintenant.

Je m’accroupis au bord de l’eau claire pour tremper une main, portée par le courant, avant de lâcher une exclamation ravie en me relevant d’un bond : « Elle est bonne ! » Le climat était doux, bien plus favorable à une baignade au cœur de l’hiver qu’à Lorgol. Je comptais bien saisir cette chance, toute à mon euphorie. Je délaissai mes cuirs à mesure, puis me stoppai dans ma lancée, les deux mains croisées à ma taille, prête à retirer mon haut. Octavius ne bougeait pas. Il avait à peine retiré ses bottes… Je soufflai un rire, à constater ses réticences. « D’accord, d’accord… Tu as besoin d’une motivation ? » Je le fis passer au-dessus de ma tête et me rapprochai de lui, sur la pointe des pieds, pour lui décocher un baiser furtif avant de me détourner. Je retirai mon pantalon, dernière entrave, avant de me jeter littéralement à l’eau dans un hoquet surpris. Autant pour moi, elle était peut-être un peu froide à cette période de l’année. Il n’avait pas besoin de le savoir, non ? Vesper but la tasse, à cause des remous provoqués, et disparus peu de temps après sous un rouleau avant de réapparaître à ma hauteur, nageant avec aisance. Ce glouton avait apparemment plus d’un tour dans son sac ! Je nageai un peu pour me réchauffer, puis fis volte-face pour observer Octavius toujours sur la rive, l’eau déjà à hauteur d’épaules. « Allez, viens ! Tu la mérites, cette Opale de Feu, ou pas ? »

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Mar 11 Déc - 0:14

Maelys a une expression quelques instants absente et il devine qu’elle est en pleine conversation avec Mirage, sans qu’il en sache la teneur. L’Émeraude le déteste moins qu’avant, semble-t-il, mais n’est pas non plus son ami… et lui-même n’en a pas spécialement envie. Cette neutralité méfiante aux accents sombrebiens leur convient à tous les deux. Enfin, la brunette reprend vie afin de le convaincre de la suivre, qu’importe son absence de capacités à nager. « Elle est bonne ! » Octavius ne la croit qu’à moitié, en véritér. Si c’était possible, il prendrait même davantage de temps pour retirer ses bottes, mais il a déjà terminé et il lui reste uniquement à les retirer. Bien en retard sur Maelys et son rire amusé. « D’accord, d’accord… Tu as besoin d’une motivation ? » D’un geste leste, elle fait passer sa tunique par-dessus sa tête, lui offrant une brève vision de ses seins, vision de rêve suivie du plus furtif des baisers… et il ne lui faut que quelques secondes de plus pour être tout à fait nue et se lancer à l’eau, comme une sirène tentatrice de légende.

D’accord.
Tout ceci est très motivant.

Il vérifie une autre fois que personne ne les observe. Être nu ne le dérange pas, il n’a rien à cacher, une arène entière pleine de nobles et de gueux l’ont vu dans son plus simple appareil au dernier Tournoi des Trois Opales, mais il a certainement quelque chose à redire qu’on voit sa Maelys nue. Son joli corps menu et musclé, qui avance avec tant d’assurance dans la mer. Vaut alors mieux ne pas la laisser seule là-dedans, avec uniquement Vesper pour la défendre. Ceinture et fourreau d’épée sont prudemment déposés sur le sable, rejoints par sa chemise, ses chausses et son pantalon, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à retirer qu’il lui reste uniquement à avancer. Dans l’eau. Vraisemblablement froide. « Allez, viens ! Tu la mérites, cette Opale de Feu, ou pas ? J’arrive, j’arrive », bougonne-t-il en réponse. Octavius s’avance et plante ses deux pieds dans l’océan, pratiquement jusqu’à la mi-mollet, avant de s’arrêter. Comme si l’information du froid venait de parcourir le chemin depuis le bas de son corps jusqu’à sa tête. Il s’exclame, plus vivement qu’il le désirerait : « Par les couilles d’Alder ! » Avancer davantage lui semble bien impossible. C’est moins glacial que le lac en Sombreciel, mais merde ! Il n’a aucune raison pour qu’un être humain décide de se baigner dans quelque chose d’aussi froid ! Par contre, Octavius se doute bien trop que plus il prendra son temps… plus le centre névralgique de son anatomie ne sera pas préparé au choc thermique. Alors, courageusement, il avance jusqu’à la taille, ne retenant pas une grimace contrite lorsque l’eau calme et fraîche enveloppe tout à fait les parties sensibles du bas de son corps (nous ne parlons pas de son genou).

Il arrive à la hauteur de la mage. Un air mortellement sérieux sur le visage, il lui déclare : « C’est froid. Une seconde à tenir cette expression sévère, puis il laisse ses traits s’adoucir. Si tu veux m’apprendre à nager, tu l’feras quand il f’ra plus chaud. Quand j’aurai fini de r’taper la maison et que t’auras appris à cuisiner quelque chose qui ne nous tue pas tous les deux. » S’ils doivent se fier à cette dernière variable… peut-être qu’il n’apprendra jamais à nager. Et si oui, ils seront définitivement bien, ici. Un sourire large de malice et ses grandes mains viennent attraper la Chevaucheuse pour la rattraper de lui. « Est-ce que c’est à Lorgol qu’t’as appris à t’baigner nue, comme ça, d’vant tout l’monde ? Parce que j’ai pas très envie qu’tout l’monde te voit comme ça et tente d’te voler. À moins que tu veuilles que j’casse la gueule à tous les hommes du bourg pour te montrer que j’suis le plus fort. » Il n’est pas contre, mais il a un doute sur leurs relations de bon voisinage, par la suite.

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Dim 6 Jan - 17:45

Un sourire mutin se dessina sur mon visage, à le voir bougonner et repousser l’inévitable. Il se décida enfin à me rejoindre, même si ce ne fut pas sans un juron bien senti, une fois après avoir mesuré la température de l’eau. Je lâchai un bref rire en réponse. « Allez ! Elle est presque plus chaude que l’air du dehors, à cette période ! » Bon, d’accord. Dans une demi-heure à peine, je serais sans doute sortie de l’eau avec les lèvres bleues. Au moins, le fier guerrier avait assez de masse pour se tenir un peu plus chaud… Et il avait tout intérêt à poursuivre, maintenant qu’il avait les deux pieds dans l’eau, s’il espérait que je ne le charrie pas pendant une semaine entière sur son Opale de Feu pas si méritée que ça.

Je nageais sur place, à attendre qu’il se mouille. Chaque seconde où il retardait l’inévitable ne faisait qu’agrandir mon sourire, aussi moqueur qu’appréciateur devant la vue qu’il m’offrait. Octavius arriva enfin à ma hauteur, les épaules encore hors de l’eau, alors que je commençais déjà à ne plus avoir pied. Je fus sur lui en une brassée, enroulant mes bras autour de son cou pour me maintenir la tête hors des flots, mon corps se pressa contre le sien pour le réchauffer un peu. « Tu en as mis du temps. » J’haussai un sourcil, avant de laisser échapper un léger rire. Voilà qu’il imposait déjà ses conditions pour apprendre à nager… Et pas des moindres. Certaines d’entre elles pouvaient repousser le moment venu à plusieurs années, voir pire encore ! « On attendra qu’il fasse plus chaud, c’est d’accord. Et je te promets que ça te plaira. » Je l’embrassai furtivement, comme pour appuyer mes dires. Ses grandes mains se refermaient déjà dans mon dos, m’empêchant de repartir au loin pour le narguer à nouveau.

Je lui rendis un regard surpris à sa question, un sourire plus gêné aux lèvres. « J’ai appris à nager à Lorgol, oui, mais c’était avec ma bande de gamin des rues, Octa… J’avais moins de dix ans, il n’y avait pas grand-chose à voir. Quelques années après, je partais pour l’Académie. Et puis, toi, tu n’es pas tout le monde. » J’inclinai la tête sur le côté avec un sourire mutin. Le voir casser la gueule à tous nos voisins de sexe masculin serait certainement très divertissant, mais il vaudrait mieux éviter de se faire encore remarquer. « Je sais déjà que tu es le plus fort. Et si tu as peur qu’on me vole… On a qu’à se marier, maintenant qu’on a la maison. » Je venais vraiment de dire ça ?

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Jeu 10 Jan - 5:14

Il passe ses mains sous les cuisses de Maelys, afin de la soutenir hors de l’eau. Et peut-être bien aussi pour la palper un peu, très peu innocemment, redécouvrant toujours avec plaisir son corps menu et ferme, formé par la chevauche et l’entraînement. « On attendra qu’il fasse plus chaud, c’est d’accord. Et je te promets que ça te plaira. » Un baiser, pour sceller la promesse. Je te fais confiance, pourrait vouloir dire le guerrier, mais il n’en dit rien. Juste ce baiser, sous le ciel gris d’Ansemer et de la baie où ils sont logés, lovés.

L’homme est bêtement rassuré de savoir que sa compagne n’a pas appris à nager l’an dernier, mais plutôt lorsqu’elle était gamine. Avec Mélodie, alors, il suppose, et d’autres inconnus aux visages flous, dans son esprit. Des rivaux en moins auxquels apprendre à respecter ce qui lui appartient (comme elle hurlerait de savoir qu’il pense ainsi, bien trop souvent). « Je sais déjà que tu es le plus fort. Et si tu as peur qu’on me vole… On a qu’à se marier, maintenant qu’on a la maison. T’veux encore de moi ? » En même temps, si elle ne voulait pas… elle ne serait pas là, il suppose bien. À moins qu’elle veuille profiter de son argent, comme le ferait une profiteuse d’Ansemarienne ? Ce serait se faire aux coutumes locales un peu trop rapidement, même pour une Bassoise. « J’veux, mais j’peux pas t’marier dans ça. » Ça étant le fait qu’il y a beaucoup à faire, dans la maison, et qu’il est gêné de penser que non seulement il y fera vivre sa compagne, mais que celle-ci puisse croire que c’est suffisant. Ah non ! Il veut un toit solide sur sa tête, des murs qui ne laisseront pas passer l’eau, quelque chose d’agréable. Suffisamment pour qu’ils y fassent leur vie véritablement et pas seulement par dépit. « Dès qu’les travaux sont terminés, je te marie. Ça semble loin. Ça semble même faux. Alors Octavius réfléchit, quelques secondes, les sourcils froncés, avant d’ajouter, décidé : Cette année. Avant la fin d’l’année, j’te marie, ici. » Presque comme une année de fiançailles, même si évidemment, ils font tout à l’envers. L’occasion de tout faire convenablement, elle s’est enfuie au beau milieu de la nuit, il y a bien longtemps, et il n’a jamais regretté que son ancienne fiancée ait pris son destin en main… et lui ait permis de faire de même avec le sien. « La maison s’ra finie. Tu cuisineras du pain moins dur. Et j’saurai nager. Un peu. » Et peut-être, peut-être… peut-être que même, ils auront un enfant. Une possibilité qui l’effrayait, lorsque Louison l’a évoqué, il y a de cela il lui semble mille ans, mais qui n’a désormais plus la même saveur.
Ils ont une maison. Ils seront mariés. Pourquoi pas ? Un garçon fort et vigoureux, qui porterait ce nom qu’il a souhaité effacer sous un autre, sous des torrents de sang, ceux qui ont baigné sa chute… et d’une certaine façon sa renaissance.
(ou peut-être une fille ?)

« On pourrait même prendre mon nom. L’vrai. Fer-Vaillant. » Il ne le lui avait jamais dit, même après tout ce temps, et pourtant, il est sorti avec un naturel désarmant. Surprenant. C’est peut-être un peu trop belliférien, ibéen, pour elle, mais bien le seul qu’il peut lui proposer.
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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   Dim 27 Jan - 18:56

Il me plaqua contre lui, d’une prise ferme à mes cuisses. J’eus subitement un peu plus chaud… Ce qui ne devait certainement pas être due à la température de l’eau. Je ne doutais pas d’apprécier cette nouvelle vie à ses côtés, avec ces bonheurs simples, nous deux, seuls, sur une plage déserte en plein cœur de l’hiver. Cette seule pensée m’en fit formuler une autre, bien plus audacieuse, et sa réponse me tira un regard stupéfait. Il me demandait ouvertement si… Je voulais encore de lui ? Je lâchai un rire pour seule réponse, devant l’évidence même. « Tu crois que je serais là, avec toi, dans le cas contraire ? » Il avait rapidement compris le ridicule de sa question, à voir le regard qu’il me rendait. « Et toi, tu veux encore de moi ? » Je n’arrêterais pas de le frapper quand il ferait l’imbécile, même s’il me le demandait. Il avait intérêt à avoir un estomac bien accroché, s’il voulait que ce soit moi qui continue aux fourneaux. Mais hormis ça… Je pense qu’il s’en remettrait.

Mon sourire s’étira, plus affirmé, quand il confirma toujours le vouloir. On avait tendance à faire les choses dans le désordre, ce dont je me moquais pas mal, mais lui un peu moins. Je lançai un regard perplexe par-dessus mon épaule pour voir ce que ce « Ça » désignait exactement. Je fis la moue, quand il m’annonça ses conditions, prête à protester… « C-cette année ? » Je le fixai longuement, dubitative, comme pour m’assurer qu’il était bien sérieux et respecterait sa parole. Je lâchai finalement un soupir, en reddition. « D’accord… Tu sais que je pourrais t’aider à avancer bien plus vite les travaux, avec un élémentaire ? » Je tentais, sait-on jamais qu’il change d’avis… Les élémentaires de terre étaient d’une aide précieuse dans ce type de besogne, mais Octavius avait toujours un peu de mal avec tout ce qui était magique, et avait parfois des idées bien arrêtées sur la place de la femme dans un foyer. A se demander ce qu’il pouvait bien me trouver !

Et puis il y avait ce nom, sorti de nulle part. Et moi qui pensais que nous n’avions plus de secrets l’un pour l’autre, après tout ce temps… Je ne lui avais jamais posé la question ouvertement, mais ça paraissait maintenant évident. J’avais si bien rejeté cette idée de mariage qui ne faisait que précipiter les choses à mes yeux – alors même que le début de notre relation avait débuté sur une étrange conversation à ce sujet – que je n’avais pas songé une seule fois à aborder le sujet. J’allais devoir prendre son nom, évidemment. « Fer-Vaillant ? » Ca sonnait si… Belliférien ! Voilà qui ne manquerait pas d’alimenter quelques conversations, à chaque fois que je me présenterais, mais… « On dirait un nom trempé dans le métal. Il te va bien. » Je lui rendis l’ombre d’un sourire. « Je l’aime bien ce nom. » Je soufflai, après un temps : « Pourquoi tu ne me l’as jamais dit avant ? »

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Message Sujet: Re: Des racines qui s’abreuvent de la mer   

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