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 Douce est ma vie dans tes bras

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La Noblesse • Modo
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Message Sujet: Douce est ma vie dans tes bras   Ven 18 Mai - 2:04


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Denys du Lierre-Réal & Marjolaine du Lierre-Réal

Douce est ma vie dans tes bras

Bleu, bleur, l'amour est bleu, bleu comme le ciel qui joue dans tes yeux



• Date : 18 mai 1003
• Météo (optionnel) : Il fait un temps magnifique pour une journée magnifique
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Il y a déjà 10 ans que Denys et Marjolaine ont été unis par les liens du mariage.  Pour souligner l'évènement, une grande fête a été organisée, mais c'est dans l'intimité en fin de journée que le couple ducal se retrouve avec le plus de douceur et de bonheur.
• Recensement :
Code:
• [b]18 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3694-douce-est-ma-vie-dans-tes-bras#138702]Douce est ma vie dans tes bras[/url] - [i]Denys du Liere-Réal & Marjolaine du Lierre-Réal[/i]
Il y a déjà 10 ans que Denys et Marjolaine ont été unis par les liens du mariage.  Pour souligner l'évènement, une grande fête a été organisée, mais c'est dans l'intimité en fin de journée que le couple ducal se retrouve avec le plus de douceur et de bonheur.


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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Ven 18 Mai - 2:07

Quand Marjolaine avait épousé Denys, elle savait que c'était pour la vie et que les années passées l'un auprès de l'autre seraient nombreuses, mais elle n'avait pas songé que dix années passeraient si rapidement. Tout n'avait pas toujours été rose dans sa vie d'épouse, elle avait connu quelques humiliations et vexations en sachant les infidélités de son mari, mais il ne lui semblait plus que cela n'aie d'importance depuis la naissance de Raiponce.  Si elle avait tant espéré un garçon pour rattacher à elle ce mari fuyant, finalement elle n'en avait pas eu besoin pour que les choses s'améliorent un peu.  Bien qu'il y avait déjà près d'un an que les misères de cette réalité alternée avait eu lieu et qu'elle en gardait certaines craintes et certains traumatismes, elle ne pouvait s'empêcher d'y songer de nouveau, à plusieurs reprises.  De bonnes choses en étaient sorties, elle s'en rendait pleinement compte avec le recul.  Et c'était en songeant au changement des derniers mois, au bonheur qui en résultait, qu'elle s'était préparée avec un soin tout particulier ce jour-là pour la fête donnée en l'honneur de leur dix ans d'épousailles.  Insatisfaite de sa coiffure, elle qui n'était jamais particulièrement exigeante auprès de sa dame de parage, elle lui fit recommencer le travail plusieurs fois.  Pour l'occasion, elle avait fait préparer une magnifique toge décorée de fines broderies à motifs floraux.  Elle avait la subtile impression de se retrouver dix ans en arrière, jeune dame de 19 ans toute émue qui allait quitter sa famille pour commencer sa réelle vie de femme.  Pour cette célébration, tout dans son apparence devait être parfait, plus encore qu'en temps normal.  La coquetterie des Lagrans ne faisait pas défaut à leur duchesse qui prenait un soin particulier à toujours être bien mise, mais il était rare qu'elle fasse des caprices à propos de son apparence comme ce jour-là.  Dans ses cheveux sombres, elle avait fait piqué des roses qu'avaient choisies Rose pour elle.  Cette dernière s'était d'ailleurs faufilé dans les appartements de sa mère pour observer les préparatifs, elle-même déjà toute vêtue et coiffée avec beaucoup de soin.

Quand vint le temps de cesser de s'examiner sous tous les angles dans le miroir afin de vérifier que l'ensemble de la toilette était tel qu'elle l'espérait, Marjolaine quitta ses appartements avec une certaine anxiété sur le cœur : Denys la trouverait-elle toujours aussi aimable et séduisante que lorsqu'il avait commencé à la courtiser, puis lui avait demandé sa main?  Cette fébrilité légèrement enfantine colorait ses joues d'un joli rose.  Elle n'arrivait pas tout à fait à s'expliquer ce sentiment qui l'animait, peut-être était-ce simplement le bonheur.  À sa porte l'attendait l'homme de sa vie et à sa vue un large sourire vint compléter sa tenue.  Doucement, elle accepta le bras qu'il lui proposait, aussi heureuse qu'une jeune mariée pouvait l'être, bien que déjà une décennie s'était passée et que déjà ils avaient le bonheur d'avoir deux filles tout aussi ravissantes l'une que l'autre.  Les vicissitudes de la vie ne les avaient pas encore beaucoup vieillis, ils étaient jeunes et encore beaux.

Si dès cet instant où ses doigts s'étaient posés sur son bras, la journée se passa dans une félicité constante, accompagnée de larges sourires et de rires joyeux, les deux petites princesses complétant ce tableau de bonheur bâti sur plusieurs années de mariage, la duchesse fut bien aise de voir le soir arrivé, ainsi que le moment de se retirer enfin dans leur intimité personnelle, rien que tous les deux.  L'allégresse de ce jour n'était pas encore toute épuisée et Marjolaine avait prévu tout spécialement quelques surprises à son époux pour l'occasion, dont quelques cadeaux qui pourraient lui être utiles et agréables.  Surtout agréables, elle l'espérait, rougissante à l'idée de ce présent particulièrement spécial qu'elle avait préparé.

Une fois que la porte des appartements de Marjolaine où ils s'étaient retirés fut refermée, ils furent enfin seuls.  Souriante, les joues encore aussi rose qu'au matin, ses yeux plus brillants encore, elle respirait le bonheur.  Il était important pour elle de souligner cet anniversaire, non seulement parce que ça avait été un point tournant de sa vie, mais aussi parce que cette année les avait particulièrement vus grandir et devenir plus forts, unis et soudés.  Leur relation n'était toujours pas parfaite, elle le savait bien, mais elle ne l'aurait échangé pour rien au monde, parce que ce qu'ils avaient construit ensemble était beau, parce qu'ils étaient les parents des deux plus ravissantes enfants que pouvait porter le continent.

« La fête était magnifique, presque autant que la cérémonie qui a attaché ma vie à la tienne, » déclara-t-elle tout d'abord.  En-dehors du banquet somptueux, la célébration avait été ponctuée de surprises tout aussi plaisantes les unes que les autres.  Elle avait passé sa journée à rire et à sourire.  Dans son euphorie, elle avait même cru voir que le plant qui avait été créé à l'occasion de leur mariage semblait moins flétri, plus vivant.  Peut-être était-ce…  Elle n'avait pas caché son désir de porter une nouvelle vie en elle à son époux et bien qu'elle ne lui en eut pas parlé, pas dans ces détails dont il ne savait rien encore et qu'elle ne comptait pas lui dévoiler un jour, elle avait pris ses précautions afin de pouvoir réaliser de nouveau ce rêve.

« Denys, il y a 10 ans, j'ai confié ma vie et mon bonheur entre tes mains, » fit-elle en glissant les siennes entre ses doigts.  Elle leva un regard amoureux bien que timide vers lui, avant de poursuivre : « Cette dernière année de vie a été parsemée de grands chamboulements, auxquels je n'aurais pas su faire face sans ta présence quotidienne à mes côtés.  Je suis heureuse de t'avoir rencontré, heureuse de t'avoir épousé et reconnaissante de pouvoir être la mère de deux filles adorables.  Ces vœux que nous avons échangé le jour de notre mariage me comblent toujours autant.  Ainsi j'aimerais te souhaiter, sincèrement, un joyeux anniversaire. »

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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Sam 2 Juin - 4:55

Dix ans déjà. Comme le temps était passé vite. Comme il ne l’avait pas vu filer et s’échapper entre ses doigts… Et pourtant, il s’en était passé des choses, en dix ans. Une vie presque bien rangée, une famille qui s’était agrandie et beaucoup d’impairs de la part du duc, sans néanmoins beaucoup de regrets. Des remords certainement, pour le mal engendré à une femme aussi noble et douce que sa Marjolaine, mais pas de regrets. Car il les avait fait consciemment, ces impairs, sans nier le plaisir de l’acte qu’était l’infidélité. Il s’en était aujourd’hui lassé, après de nombreuses années, et avait finalement choisi de se rapprocher de son épouse, mesurant toute l’importance qu’elle avait finalement dans sa vie. Une importance qu’il s’était échiné longtemps à ignorer pour son propre bien. Ou pour son malheur. Mais dix ans de vie commune… ce n’était pas rien, et rétrospectivement, il ne gardait que de bons souvenirs de cette vie aux côtés de son épouse. Des années plus tôt, il l’avait choisi pour son nom, sa noblesse, sa beauté et son caractère, mais il n’avait pas imaginé l’implication qu’elle prendrait dans sa vie et celle de Lagrance. Elle était la meilleure moitié de lui même, sans le moindre doute, et elle était la complémentarité qu’il lui fallait pour gouverner. Il n’avait certes pas toujours besoin de ses conseils ou son appui, mais le soutien qu’elle apportait, même discret, lui était depuis tout ce temps nécessaire, presque vital même. Et si leur relation n’était pas vraiment parfaite, au moins était-elle paisible et emplie de douceur. Elle n’était point source réelle de conflit et c’était là tout ce qui convenait à Denys, lui qui avait encore du mal à reconnaître pleinement la portée de ses propres sentiments, bien qu’avoués à demi mots à Marjolaine.

Pour bien des raisons alors, la célébration de leurs dix ans de mariage se devait d’être festive et grandiose. Peu de temps avant, le palais ducal avait célébré l’anniversaire de sa duchesse, et aujourd’hui, c’était l’union des deux souverains qu’il fêtait en grande pompe et avec de nombreux invités. Habillé pour l’occasion, tiré à quatre épingles même, Denys avait en amont préparé nombres de surprises pour son épouse, pour l’émerveiller comme au premier jour lors de leur mariage. Même si l’effervescence pouvait rappeler à beaucoup cet instant, les deux protagonistes pourtant avaient bien changés, muris même et pris en sagesse. Si le temps avait été clément avec leur physique, l’esprit lui avait grandi. Comme souvent, il était le premier des deux prêts, et patiemment il attendit que sa tendre épouse se présente à lui. Fort heureusement il n’eut pas à attendre beaucoup et admira sans réserve le spectacle qu’elle même lui avait réservé avec sa seule tenue et sa seule présence. N’était-elle pas, en cet instant, la plus belle des femmes, couverte de bonheur et félicité ? N’était-il lui même pas le plus chanceux des hommes, à avoir à son bras une telle épouse rayonnante ? Denys ne cacha pas le sentiment qui habilla ses traits, son regard et son sourire, et sincère, il adressa nombre de compliments et un baiser discret sur ses lèvres roses de sa femme, avant de la mener jusqu’au cœur de la fête.

Et la fête battit son plein toute la journée, allant de surprises en découvertes, de sourires en rires et de joie en félicité. Comme ils avaient été généreux l’un envers l’autre, les deux souverains de Lagrance, célébrant cette union de leur mariage après dix ans. Et quand enfin, ils purent se retirer à l’abri dans les appartements de la duchesse, il semblait que l’effervescence de toute cette journée battait encore dans leurs veines, comme si le simple bonheur ne pouvait se retirer, effaçant toutes autres pensées. L’alcool consommé était sans doute en parti responsable de cette euphorie, mais il n’était pas suffisamment présent pour ôter aux deux époux les frontières de bon sens et logique dans leurs esprits. Il avivait seulement les sens et amplifiait peut-être les envies.

« Oui c’est vrai. »


Qu’il répond amusé à la remarque de Marjolaine, même si, en vérité, il y avait eu dans cette fête bien plus de sincérité et peut-être même d’amour qu’à l’époque de leur mariage. Le concernant du moins, nombres de barrières avaient cédé autour de son cœur pour offrir à Marjolaine autre chose qu’un époux plein d’affection, mais infidèle et coureur de jupon. Oh oui, comme il avait changé depuis ce temps. Tout du moins, il convenait avec lui même avoir fait un peu la paix avec les sentiments qu’il avait si longtemps craints et repoussés. Il gardait quelques amers doutes et douloureux souvenirs mais… mais peut-être n’était plus aussi catégorique qu’autrefois sur les risques d’ouvrir son cœur. Peut-être. Se rapprochant de son épouse par l’impulsion de celle-ci, mains dans les siennes, doigts s’effleurant, le sourire amusé se transforma en une expression terriblement plus tendre. Un sourire qu’elle était sans doute aujourd’hui la seule à connaître, à l’exception peut-être de ses filles qui comptaient toutes autant dans son cœur. Il ne peut le nier, il y a de l’émotion dans son regard, lorsqu’elle termine de parler. Et un instant il se dit que malgré tout ce qu’elle peut ignorer de lui, Marjolaine serait toujours à ses côtés. Pourtant parfois, il se disait qu’à l’inverse, il n’était pas sûr de pouvoir en faire autant. A cet instant néanmoins il n’y songe pas, et tendrement une main se détache de celles de son épouse pour venir se poser sur sa joue, rouge de timidité, rouge d’émotion.

« Dix ans déjà ? Comme le temps passe vite, non… ? Dix ans à tes côtés et à être comblé par ta présence. Pour rien au monde je ne changerais le choix que j’ai fait il y a dix ans en t’épousant. Je suis plus qu’heureux de fêter ce jour avec toi, et j’espère le fêter encore dans dix ans. Joyeux anniversaire Marjolaine. »

Et pour ponctuer ses mots, il l’embrasse amoureusement, plein de ce désir grandissant, approchant son corps du sien dans une étreinte sensuelle qu’il n’a presque pas envie d’arrêter.

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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Ven 15 Juin - 19:12

Cette main sur sa joue était comme la plus belle caresse et promesse que Marjolaine pouvait recevoir.  Dix ans avaient passé depuis leur mariage, certes, mais elle avait parfois l'impression de ne commencer à vraiment comprendre ce que devait être une relation conjugale saine et baignée d'une tendresse réciproque.  Depuis quelques mois déjà, c'était tout comme si elle redécouvrait cet homme qu'elle avait épousé, que certaines barrières qui avaient été érigées entre eux par excès de prudence tombaient enfin et elle en retrouvait alors par moment sa timidité de leurs premières années de mariage. Ou peut-être ce soir-là était-ce le souvenir de cette journée où elle avait lié son destin à son époux qui la rendait encore plus rougissante qu'en temps normal.  Et chaque mot que prononçait Denys se gravait dans son cœur.  Elle sourit, incommensurablement heureuse.  Elle ne pouvait imaginer de plus grande félicité – outre peut-être celle d'avoir un petit garçon, ce qu'elle espérait tant encore.  Ils étaient peut-être mariés depuis dix ans, mais c'était doux.  Elle se sentait rajeunir et cette anniversaire semblait encore plus heureux et sincère que le jour de la cérémonie qu'ils commémoraient.  Et ces lèvres qui se posèrent sur les siennes l'envoutèrent complètement.  Elle se laissa attirer contre lui, complètement abandonnée, elle aussi grisée par ce même désir, cette même envie de lui montrer combien elle l'aimait et combien elle était bien avec lui.

Beaucoup de choses avaient changées pourtant depuis leur mariage.  Elle se sentait encore plus en sûreté.  Elle avait envie de vivre encore longtemps auprès de lui et timidement, l'idée de se libérer de ses secrets la titillait.  Toutefois, elle attendrait encore un peu.  Pas ce soir-là.  Cela viendrait.  Bientôt peut-être.  Le bonheur qu'elle éprouvait était si grand qu'elle en oubliait le poids du mensonge.  Et la chaleur de ses lèvres posées contre les siennes était si douce, si agréable qu'elle s'y abandonnait complètement.  Ses mains glissèrent sur ses épaules, prolongeant le baiser.  Elle en oublia presque tout ce qu'elle avait préparé pour célébrer cet anniversaire et pour lui faire une surprise.  Tant de préparations toutefois eurent tôt fait de revenir à sa mémoire et elle s'écarte à regrets, mettant ainsi fin au baiser.  Elle lui offrit un sourire désolé, mais plein de tendresse aussi.

« J'ai préparé quelque chose pour toi, » fit-elle, comme pour s'excuser, le visage brûlant.  Avait-il eu vent de sa rencontre avec Maelenn?  Elle avait bien pris soin de ne pas laisser qui que ce soit entendre leur conversation, il n'était d'ailleurs pas surprenant que la duchesse fasse appel à ses talents de musicienne, elle qui appréciait tant l'art.  Toutefois, il était tout de même un peu incongru qu'elle l'ait fait venir dans ses appartements privés.  L'aurait-il remarqué?  S'il s'était s'agit de Faustine et sa vielle, cela aurait été moins surprenant.  Bien qu'elle s'était déjà préparée à l'idée, elle restait encore terriblement embarrassée de ce cadeau qu'elle espérait qu'il lui plairait et le feu qu'il avait déjà fait naître en elle avec ses marques d'affection ne faisait que faire croître sa gêne : ne la trouverait-il pas ridicule?

Pas encore tout à fait prête pour cela, elle avait néanmoins prévu quelques autres présents à offrir à son époux.  Elle avait misé sur des objets qui lui seraient utiles tout en étant beaux et élégants, et elle espérait qu'ils lui plairaient.  Elle se rapprocha d'une petite table où elle les avait disposés, dans de jolies boîtes bien que sobres.  D'un geste de la main, un peu timide, ses pensées étant préoccupées par cette autre surprise à laquelle il ne devait certainement pas s'attendre, elle l'invita à la rejoindre afin de les ouvrir.  Il lui tardait tout de même de voir sa réaction.

« Ce n'est pas grand-chose, mais, » fit-elle en désignant les présents.  Dans les boîtes il y avait un porte plume et son encrier assorti en métal ouvragé dans lequel on reconnaissait les roses qu'il aimait tant.  Dans une autre, on trouvait des boucles de chaussures ou encore des boutons de manchettes. Il s'agissait surtout de menus présents qu'il pourrait avoir avec lui en tout temps, un moyen à elle de toujours laisser avec lui une petite part d'elle-même.

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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Sam 30 Juin - 4:49

L’ivresse de l’instant emportait les sens et décuplait autant l’envie que le désir. Mains accrochées aux hanches de sa femme, il s’était rapproché d’elle en collant leurs deux corps brûlant de passion. Ce baiser partagé en ce moment de félicité après une fête des plus grandiose faisait grandir en Denys un appétit dévorant pour Marjolaine, réveillant quelques ardeurs qu’il n’aurait guère fait cessées si sa tendre épouse n’avait pas elle même mis fin à celles-ci. Frustré, s’écartant à son tour avec un poil de contrariété, il ne tint cela dit pas rancune à sa dame de le faire patienter de la sorte. N’avait-elle après tout pas démontré la même envie que lui, quelques secondes plus tôt, prête à se donner dans une étreinte d’amour et de volupté ? Oh il savait qu’ils avaient été proches de s’enivrer l’un de l’autre, à se faire l’amour pour exprimer tous ces sentiments forts qui peinaient parfois à venir par la parole. Mais ils doivent attendre et Denys se mordille la lèvre, laissant retomber l’euphorie pour écouter posément ce que Marjolaine essaie de lui montrer, rouge comme une pivoine, mais auréolée de cette délicieuse beauté. Alors il lui sourit, le duc de Lagrance, tandis qu’elle avoue avoir préparé quelque chose pour lui. Une surprise peut-être ? Il en hausse les sourcils, amusé. Il ne s’y attendait pas, mais n’irait guère refuser.

« Encore un présent ? Je suis décidément bien gâté. »

Il n’irait pas avouer cela dit avoir aussi quelques autres surprises dans ses manches, mais il n’avait pas prévu de les montrer tout de suite une fois dans la chambre. Il attendrait, il laisserait à Marjolaine l’honneur d’être la plus adorable et prévenante des épouses. Suivant du regard son déplacement, il l’observa s’avancer vers une petite table dans la chambre, sur laquelle était disposée quelques menues boites de jolies factures. Puis à son invitation il s’approcha et commença à ouvrir la première boite, puis la seconde, et les autres, découvrant de biens jolis cadeaux. Il apprécia chacun d’eux, leurs discrétions autant que leurs beautés, sans parler de la finesse des symboles associés à certains d’entre eux. Finalement, refermant la dernière boite, il releva un tendre regard vers elle puis pris ses mains dans les siennes.

« Hé bien, tu es décidément pleine de surprise. Ces cadeaux me plaisent énormément, merci. » Il la remercia d’abord d’un léger baiser sur les lèvres, avant de reprendre d’un ton amusé. « De quoi ai-je l’air, je dois paraître bien avare ! » Bien sûr, il savait que ce n’était pas le cas, mais la remarque l’amusait, et ce n’était certainement pas pour culpabiliser Marjolaine d’être aussi généreuse. Au contraire, il se moqua de sa propre remarque et serra un peu plus ses mains dans celles de son épouse.

« Tu caches encore une surprise ? »
Notant alors – sans grande mesquinerie – une légère gêne, toute adorable somme toute, dans les yeux clairs de sa tendre épouse.

Y avait-il encore quelque chose qu’il ignorait et qu’elle lui réservait ? Oh après tout, pourquoi pas ? Ne faisait-il pas de même, cachant quelques autres présents pour Marjolaine qu’il avait prévus et qu’il n’avait pas encore offerts ? Il avait attendu le moment opportun, cette intimité entre eux par exemple, mais à ses yeux, peut-être après quelques délicieuses activités. Mais à y regarder de plus près, sans savoir exactement pourquoi, il avait la sensation que Marjolaine n’en avait elle même pas terminée. Et curieusement, ce simple constat avait ce petit quelque choses d’excitant.

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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Mar 21 Aoû - 21:00

Elle pouvait sentir sa légère contrariété et elle-même en éprouvait à l'idée de repousser ce moment.  Elle avait cependant tout préparé pour rendre l'occasion plus spéciale que les autres fois et il aurait été dommage que tant de temps de préparation ne tombe à l'eau. Puis elle avait même demandé de l'aide, là où elle n'aurait certainement jamais osé le faire autrefois.  Vraiment, la dernière année l'avait beaucoup changée, elle était un peu plus hardie qu'elle ne l'avait été par le passé et se permettait quelques familiarités qu'elle s'était toujours refusées jusque là auprès de son propre époux.  Et peut-être était-ce ce qui faisait que leur relation était beaucoup plus saine et heureuse, ça et le fait qu'elle avait arrêté de faire tourner le centre de son univers sur les façons de l'attacher à elle.  Cependant, cette audace nouvelle n'allait pas sans une part de timidité naturelle, et bien que cela brisait légèrement la spontanéité du moment, bien qu'elle aurait pu attendre, elle préféra lui montrer les présents qu'elle avait fait préparé pour lui, qu'elle avait choisi avec un soin tout particulier, recherchant des objets qui lui plairaient et lui seraient utiles aussi.  Elle l'observa ouvrir les boîtes, recherchant la satisfaction sur son visage et reçut ce baiser de remerciement avec bonheur.  Ce n'était que peu de choses, mais tout ceci représentait l'état de son cœur, entièrement dévoué à son époux qu'elle chérissait tendrement.  Elle esquissa un mince sourire timide, embarrassée plus par ce qu'elle ne préparait d'autre que pour la taquinerie dont il faisait preuve à son égard.  Elle baissa les yeux pour poser son regard sur leurs mains jointes et elle serra les siennes avec une tendresse chaleureuse.

Elle secoua la tête, répondant ainsi à sa question : non elle ne cachait pas surprise, elle était là, devant lui, prête à être dévoilée.  Cependant, elle cherchait encore comment lui la lui présenter.  Il lui avait fallu beaucoup pour commencer par oser demander l'aide de Maelenn et ses conseils.  À ce moment, tout n'était que mots, il n'était pas encore question de gestes.  Elle était décidée, elle désirait réellement offrir cela d'elle-même à Denys, bien qu'elle en fut légèrement gênée.  Pour masquer sa rougeur, elle supprima les derniers centimètres qui les séparaient et posa sa tête contre épaule, passant ses bras autour de sa taille dans une étreinte remplie de douceur.

« Ce n'est pas une surprise que je pouvais emballer dans un carton, mais c'est quelque chose que je voudrais t'offrir.  De moi. »

Sa voix s'était élevée doucement, incapable de parler plus fort que cela.  Elle éprouvait un mélange de sentiments en songeant à tout ce qu'elle avait préparé dans le secret pour ce grand jour.  Il y avait la surprise, mais aussi… mais aussi l'appel à la magie du sang.  Elle avait demandé à Denys s'il désirerait un autre enfant, il s'y était montré favorable et Raiponce aurait bientôt un an.  Il était symbolique pour Marjolaine de savoir qu'un nouvel enfant serait conçu alors qu'ils fêtaient leurs dix ans de mariage et que pour elle, c'était tout comme une première noce, maintenant que ce qui la peinait tant autrefois n'existait plus entre eux.  Elle avait donc fait ce choix, de faire appel une fois de plus à cette magie bannie pour enfanter de nouveau.  Pour qu'elle corresponde à ce jour de mai.

« Depuis que nous sommes mariés, tu n'as jamais manqué d'attentions à mon égard et bien des fois tu m'as surprise encore et encore, alors que je croyais que plus rien ne m'étonnerait plus.  Aujourd'hui, j'aimerais te rendre la pareille à mon tour. »

Un feu brûlant colorait plus encore ses joues et elle s'écarta un instant, pour contempler ce visage tant adoré.  Avaient-ils vieilli depuis ce jour où ils s'étaient unis?  Il lui semblait qu'elle le regardait avec ces mêmes yeux qu'autrefois, qu'elle voyait ce même visage penché sur elle. Un sourire se traça sur ses lèvres, un peu hésitant, juste avant que se hissant sur la pointe des pieds, elle n'efface l'espace qui les séparaient et ne pose ses lèvres sur les siennes, initiant un baiser beaucoup moins chaste que celui qu'elle avait reçu en remerciement des cadeaux et beaucoup plus près de celui qu'elle avait interrompu plus tôt.

Elle s'écarta à nouveau le temps de glisser, un peu plus courageuse : « Je crois que nous en étions là, quelques instants plus tôt, » avant de s'emparer à nouveau de ces lèvres tant de fois embrassées, avant de laisser ses mains se faire un chemin jusqu'à ces solides épaules qui, lui semblait-il, la protégeraient de tous les dangers.

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Message Sujet: Re: Douce est ma vie dans tes bras   Jeu 13 Sep - 15:45

Quelle est donc cette surprise que réserve Marjolaine à son époux, jusqu’à même en laisser sa timidité prendre le pas sur cet instant des plus charmants ? Ah il est bien curieux, le duc de Lagrance, mais il ne pressera pas les choses et laisse sa tendre épouse se lover dans ses bras pour cacher ce qu’il devine être sa gêne. Depuis plus de dix ans qu’ils sont mariés, il sait reconnaître ce genre de manœuvre pour mieux masquer les rougeurs réservées de sa belle. Ses mots, dans un murmure, ont de quoi cependant attirer toute son attention, sans deviner encore parfaitement où elle voulait en venir. Mais il y avait cette douceur dans le ton de sa Marjolaine qui éveilla un sourire plein d’affection chez Denys.

« Quoique ce soit, je sais que ça sera parfait. »

Car il y avait toujours, dans les intentions de son épouse quelque chose de bienveillant et naïf, léger et sans arrière pensée. Tout du moins le voyait-il ainsi et chaque attention qu’elle avait pu lui accorder ne l’avait jamais déçu. Ceci dit, ce qui suivit l’interpela un peu plus, malgré les brumes de l’alcool qui continuaient de jouer dans ses veines et allégeaient son esprit. Quelles étaient donc ces nombreuses attentions qu’il lui avait prodiguées et qu’elle comptait bien lui rendre, là, ce soir, en cet instant ?

« Oh, et de quoi s’agit-il ? »

Curieux et taquin, le regard plongé dans les yeux de son épouse qui s’est quelque peu éloignée de son étreinte, il y lit quelque chose qu’il n’a pas l’habitude de percevoir dans ses prunelles bleues. Une assurance malgré quelques hésitations, un sourire sublimé par les rougeurs colorant ses joues, et un baiser, qui n’est en rien semblables à ceux qu’ils ont l’habitude d’échanger lorsqu’elle est celle qui initie le mouvement, lorsque c’est elle qui pose tendrement ses lèvres sur les siennes. Il est surpris, Denys, sans le moindre doute, mais certainement pas déçu. Il goûte au plaisir sans désirer même s’en défaire, sentant le corps de sa femme se rapprocher du sien sans même qu’il ait besoin de l’attirer à lui. Comme si dans cette danse qu’il avait pendant si longtemps menée, elle prenait le pas et se décidait à l’engager. Et même lorsqu’elle s’écarte pour glisser à son oreille quelques mots qui ont de quoi l’exciter, elle ne lui laisse pas le loisir d’y répliquer, engageant un nouveau baiser des plus exquis. Lèvres contre lèvres, un sourire pourtant ses dessines sur celle du duc, amusé et appréciateur de cette initiative qui, il en convient tout à fait, est inattendue. Glissant ses mains sur les hanches de Marjolaine, sans brusquer cette idée qui est néanmoins la sienne, il détache à contre cœur ce brûlant baiser pour  à son tour murmurer à l’oreille de son épouse :

« C’est à ton tour de m’étonner. »

Ronronne-t-il contre son cou, retenant l’envie d’à nouveau prendre la main sur cette entêtante danse. Mais puisque c’est là son cadeau offert par son épouse, il peut bien attendre encore et laisser les rênes sans la moindre crainte, surtout lorsqu’elle reprend ses lèvres de la sorte pour l’entrainer vers une enivrante étreinte.

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