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 Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?

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La Cour des Miracles
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Message Sujet: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Dim 27 Mai - 22:29


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Denys du Lierre-Réal & Tyr Parle-d’Or

Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?




• Date : 22/05/1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Suite à la montée en puissance de l’Ordre, et la rumeur qui lui parvient que son vieil ami en fait partie, Tyr s’en va à Edenia prendre le pouls auprès de Denys. Il a besoin de savoir comment se positionner vis-à-vis de lui, et s’il peut encore le compter parmi ses alliés indéfectibles.
• Recensement :
Code:
• [b]22/05/1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3716-tu-naurais-rien-contre-remettre-un-peu-dordre]Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?[/url] - [i]Denys du Lierre-Réal & Tyr Parle-d’Or[/i]
Suite à la montée en puissance de l’Ordre, et la rumeur qui lui parvient que son vieil ami en fait partie, Tyr s’en va à Edenia prendre le pouls auprès de Denys. Il a besoin de savoir comment se positionner vis-à-vis de lui, et s’il peut encore le compter parmi ses alliés indéfectibles.

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Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Dim 27 Mai - 22:30

C’était difficile à croire, mais pas moins vrai.
J’avais pris un temps considérable à réunir les informations, les classer et les recouper entre elles, pour mettre à jour la vérité. Un travail de longue haleine, dans ma quête de réponses. J’avais besoin de savoir vers qui me tourner, pour espérer en apprendre davantage, et mettre les espions au travail. Je n’avais pas imaginé un seul instant qu’un nom si familier ressortirait de mes recherches. Un rire, impossible à arrêter, m’avait secoué. Comment était-ce possible ? C’était une pieuse omission, comparée à la trahison de Tara. Mais voilà qu’un autre vieil ami se révélait être ce qu’il n’était pas. Devrais-je réellement m’en étonner, de la part de Denys du Lierre-Réal ? C’était un changeant, un manipulateur. Quel profit pouvait-il tirer de l’Ordre ? Adhérait-il réellement à leurs convictions ? Tout de même, c’était loin de lui ressembler de s’allier à un groupuscule qui avait prôné guerre et chaos. Je le connaissais plus modéré, et il avait toujours eu à cœur de défendre son duché en se plaçant toujours hors de danger lors des jeux politiques. Cette prise de position m’étonnait, même dans l’ombre. J’étais assez présomptueux pour penser le connaître, et savoir comment il pensait.

Je devais en avoir le cœur net. Je songeais, avec une pointe de nostalgie, que je n’avais pas vraiment pris le temps ces derniers mois de rentrer voir mes terres natales. Les champs de roses et de violettes que ma mère avait à cœur d’entretenir me manquaient. Même à son âge avancé, difficile de la forcer à arrêter le travail, même avec l’aide que j’avais pu lui dégotter pour l’entretien de ses plantes. Elle continuait de me faire parvenir des confitures, de la liqueur, ou toutes autres échantillons des quelques denrées que nous produisions, avec toujours un mot de soutien, espérant que les affaires étaient florissantes à Lorgol. Si seulement elle savait… Mais inutile de la tourmenter à son âge. N’avait-elle pas déjà eu une existence entière pour s’inquiéter des yeux cerclés de rouge de mon père ? Mieux valait ne pas lui souffler qu’après sa fille suicidée, son fils avait échoué à la Cour des Miracles. Savoir que je gagnais bien ma vie devait suffire.

J’avais emprunté le premier portail en direction d’Edenia, dès que l’astre avait commencé à décliner. Je pris une longue inspiration, à en respirer le bon air floral, dès que mes bottes foulèrent le sol de la capitale lagrane. Je me mêlais naturellement à la foule ensuite, comme sur mon terrain, pour me rapprocher du palais ducal. Je supposais pouvoir trouver mon vieil ami dans ces quartiers sans interrompre encore quoi que ce soit, à une heure encore peu tardive. J’étais prêt à attendre le temps qu’il faudrait, pour qu’il règle ces dernières affaires de la journée, dans l’espoir de le surprendre. Oui, je comptais bien me donner tant de mal pour me glisser à l’improviste. Ce n’était pas le Second des Ombres qui demanderait une entrevue en bonne et due forme… Je préférais que personne ne sache rien, glissant telle une ombre à la faveur de la nuit. Et puis, c’était aussi un moyen de lui rappeler que je n’aurais aucun mal à me pencher sur lui, dans son sommeil, si l’envie m’en prenait. Personne n’était à l’abri. Ce soir… J’étais la Chasse Sauvage.

J’avais passé l’âge de grimper aux murs, pour atteindre les plus hauts étages. Je préférais me glisser furtivement, en profitant des quelques passages secrets dont j’avais ma connaissance, et en chronométrant minutieusement chacun de mes passages pour éviter les rondes. Maître-Voleur toujours… La stratégie restait mon domaine de prédilection, et je connaissais par cœur ce palais. J’eus seulement quelques contretemps fâcheux, à me glisser par quelques portes closes, déverrouillées à la hâte, pour éviter une patrouille inattendue. Que la garde ne plaisante pas avec la sécurité ne m’étonnait pas, en ces temps troubles… Mais ils allaient seulement réussir à me mettre en retard. Je fus finalement contraint de faire un détour considérable, pour parvenir à mes fins.

A ma grande satisfaction, les quartiers du duc – et de la duchesse – étaient encore vides. Je me demandais si j’aurais la compagnie de cette dernière en premier ? Ce ne serait pas moins agréable, mais elle risquerait de s’offusquer davantage que son mari. J’en riais tranquillement, tout en fouillant la pièce, jusqu’à dégotter une liqueur de cent ans d’âge. « Ah, parfait ! » Celle-là, il devait se la garder pour les grandes occasions. Il me fallait maintenant une coupe adaptée pour lui rendre hommage comme il se devait. Heureusement, Denys avait tout à proximité, et de quoi s’installer confortablement. Je m’installais nonchalamment dans un de ces confortables fauteuils, une coupe dans une main et un des livres de Denys ouvert de l’autre. La première gorgée m’arracha une exclamation de satisfaction. Je me laissais couler dans mon assise, mes bottes trônant bien vite sur la table basse me faisant face.

Si j’étais – en apparence – le flegme incarné, mes sens restaient en éveil. Je guettais le moindre passage, prêt à bondir derrière mon siège si un domestique faisait mine d’entrer dans ces appartements. Mais personne ne vint, fort heureusement, pour gâcher ma liqueur. Le premier à franchir le seuil fut celui que j’attendais avec impatience depuis une bonne heure maintenant. « Ah ! Denys… Je t’attendais. » Je refermais l’ouvrage entre mes mains et lui rendis un sourire enjoué. « Excellente, cette liqueur. C’est gentil de me l’avoir laissée de côté pour fêter dignement mon retour. Je t’ai manqué ? »

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Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Mar 12 Juin - 17:30

Si la guerre semblait jusqu’ici comme gelée, les tensions entre les deux empires n’en demeuraient pas moins présentes et ne permettaient pas aux différents ducs de se reposer sans songer aux lendemains. Depuis plusieurs mois – très exactement depuis le couronnement de l’empereur Octave d’Ibélène – Denys comme certainement ses homologues Faë attendait des nouvelles de Gustave à propos de la guerre. Bien officiellement, rien n’était terminé, si ce n’était la trêve hivernale qui avait pris fin lorsque le mort vivant sur le trône ennemi avait ceint la couronne. Mais là où beaucoup s’attendaient à reprendre les hostilités, aucun ordre ne vint de la part d’Alfaë, instillant un doute qui n’avait cessait de s’intensifier avec les semaines passantes. Qu’attendait Gustave pour mettre au courant ses plus proches administrés ? Il n’avait donné aucune information sur ses projets, favorisant en tout cas ainsi un certain mécontentement de la part du duc de Lagrance. Il n’était certainement pas pour une reprise de la guerre, mais il aurait aimé savoir ce que prévoyait son empereur bien silencieux. Car même si aucune bataille n’avait été reprise, il n’était pas question de s’enfoncer dans une illusion de paix. La paix n’était pas encore revenue, et Denys doutait qu’elle revienne si facilement. Peut-être l’empereur Gustave souhaitait-il profiter de la malléabilité de son neveu. Vu la situation actuelle d’Ibélène et un duché en moins sur son territoire, ce n’était peut-être pas une bête idée. Encore fallait-il en être sur et ne pas attendre dans le silence le plus pesant qui soit.

Entre toutes ces préoccupations, Denys n’oubliait pas non plus ses objectifs plus personnels qui concernaient l’Ordre du Jugement. Depuis quelques temps, la faction extrémiste de celui-ci semblait s’être un peu calmée, mais de la même manière qu’il y songeait pour la guerre, il n’était pas question d’oublier quoique ce soit et faire comme si tout semblait s’être arrangé. Il connaissait assez ceux qu’il soupçonnait d’être des extrémistes pour savoir qu’ils n’arrêteraient pas si facilement. La Chasse Sauvage libérée était une chose sans doute satisfaisante à leurs yeux pour l’instant, mais ils attendaient sans nul doute leur heure. Aussi le duc de Lagrance n’avait pas attendu de son côté que les choses s’aggravent plus encore. Comme il l’avait promis à Mélusine, il avait fait ce qu’il avait pu pour l’aider à retrouver quelques Epines éparpillées aux quatre coins d’Arven, et les rassembler avec ceux de l’Ordre qui n’étaient pas pour le chaos le plus total. Une mission se préparait en Outrevent, et il ferait en sorte d’envoyer de bons agents, tout en espérant que cette alliance soit profitable à chacun. Son but, il ne l’oubliait pas, était de grimper un peu plus dans les échelons, aux yeux des grands de l’Ordre, pour parvenir enfin à dénicher ceux à la tête des partisans extrémistes. Et une fois cette tête coupée, le serpent ne devrait plus être en capacité de mordre.

Ajustant ses derniers préparatifs à ce propos, tout en terminant ceux aussi pour son futur voyage en Ansemer, il s’était dirigé vers ses appartements et ceux de son épouse pour y récupérer quelques affaires. Quelle ne fut pas sa surprise, cela dit, lorsqu’il pénétra dans la pièce et remarqua immédiatement une présence étrangère, nonchalamment installée sur l’un des fauteuils de la pièce. Masquant l’étonnement par un habile levage de sourcil, il reconnu sans mal la silhouette, ce qui eut au moins pour effet d’éveiller un sourire sur lèvres du duc. Il ne s’attendait pas à la présence d’un agent de la Cour des Miracles, mais celle d’un ami comme Tyr ne le dérangeait guère. Comme il était bien confiant, le Second des Ombres, de s’adresser ainsi à un duc, sans craindre les manquements à la bienséance et la politesse ! Mais en même temps, Denys n’était point homme à reprocher ainsi ce genre de petit jeu à un ami de longue date qui avait le mérite de le connaître. Si à cet instant Tyr jouait avec cette pointe d’arrogance, le duc savait qu’il n’irait pas outrepasser les limites. Aussi, sans s’offusquer le moins du monde, Denys s’approcha du voleur, déposant distraitement sur une table ses documents en main :

« Je crois que je n’ai pas besoin de te dire de faire comme chez toi, Tyr. » Le ton est amusé, tout autant que le sourire, qui se fait peut-être un peu crispé cela dit lorsqu’il contemple la bouteille que l’homme à ouvert. « Fêtons nous seulement ton retour ou y a-t-il autre chose dont je ne suis pas au courant ? » Bien sûr, la question n’en est pas vraiment une, même s’il se doute bien que Tyr n’est pas seulement venu ici sans raisons. Prenant un verre à son tour, il se servit généreusement de liqueur. Puisqu’après tout, cette bouteille était ouverte, il n’était pas question de ne pas en profiter. Puis il finit par s’asseoir face à son ami. « Je dois dire que je suis content de te voir, je n’ai pas l’occasion de voir souvent mes amis. » Petite confidence, saupoudrée de vérité ou mensonge. Un homme comme lui ne pouvait se permettre d’avoir de vrai ami en qui il pouvait sincèrement avoir confiance. Son caractère lagran peut-être se méfiait trop. Et même concernant Tyr, quand bien même l’estimait-il sincèrement qu’il ne doutait pas qu’un jour il puisse se retourner contre lui. Tout ami fussent-ils. « Alors, que me vaut l’honneur de ta présence ici ? Tu aurais pu me prévenir que tu venais d’ailleurs. »

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