AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 643
J'ai : 40 ans
Je suis : Second des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Cour des Miracles
Mes autres visages: Maelys Aigrépine, Liam d'Outrevent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Dim 27 Mai - 22:29


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Denys du Lierre-Réal & Tyr Parle-d’Or

Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?




• Date : 22/05/1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Suite à la montée en puissance de l’Ordre, et la rumeur qui lui parvient que son vieil ami en fait partie, Tyr s’en va à Edenia prendre le pouls auprès de Denys. Il a besoin de savoir comment se positionner vis-à-vis de lui, et s’il peut encore le compter parmi ses alliés indéfectibles.
• Recensement :
Code:
• [b]22/05/1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3716-tu-naurais-rien-contre-remettre-un-peu-dordre]Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?[/url] - [i]Denys du Lierre-Réal & Tyr Parle-d’Or[/i]
Suite à la montée en puissance de l’Ordre, et la rumeur qui lui parvient que son vieil ami en fait partie, Tyr s’en va à Edenia prendre le pouls auprès de Denys. Il a besoin de savoir comment se positionner vis-à-vis de lui, et s’il peut encore le compter parmi ses alliés indéfectibles.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 643
J'ai : 40 ans
Je suis : Second des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Cour des Miracles
Mes autres visages: Maelys Aigrépine, Liam d'Outrevent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Dim 27 Mai - 22:30

C’était difficile à croire, mais pas moins vrai.
J’avais pris un temps considérable à réunir les informations, les classer et les recouper entre elles, pour mettre à jour la vérité. Un travail de longue haleine, dans ma quête de réponses. J’avais besoin de savoir vers qui me tourner, pour espérer en apprendre davantage, et mettre les espions au travail. Je n’avais pas imaginé un seul instant qu’un nom si familier ressortirait de mes recherches. Un rire, impossible à arrêter, m’avait secoué. Comment était-ce possible ? C’était une pieuse omission, comparée à la trahison de Tara. Mais voilà qu’un autre vieil ami se révélait être ce qu’il n’était pas. Devrais-je réellement m’en étonner, de la part de Denys du Lierre-Réal ? C’était un changeant, un manipulateur. Quel profit pouvait-il tirer de l’Ordre ? Adhérait-il réellement à leurs convictions ? Tout de même, c’était loin de lui ressembler de s’allier à un groupuscule qui avait prôné guerre et chaos. Je le connaissais plus modéré, et il avait toujours eu à cœur de défendre son duché en se plaçant toujours hors de danger lors des jeux politiques. Cette prise de position m’étonnait, même dans l’ombre. J’étais assez présomptueux pour penser le connaître, et savoir comment il pensait.

Je devais en avoir le cœur net. Je songeais, avec une pointe de nostalgie, que je n’avais pas vraiment pris le temps ces derniers mois de rentrer voir mes terres natales. Les champs de roses et de violettes que ma mère avait à cœur d’entretenir me manquaient. Même à son âge avancé, difficile de la forcer à arrêter le travail, même avec l’aide que j’avais pu lui dégotter pour l’entretien de ses plantes. Elle continuait de me faire parvenir des confitures, de la liqueur, ou toutes autres échantillons des quelques denrées que nous produisions, avec toujours un mot de soutien, espérant que les affaires étaient florissantes à Lorgol. Si seulement elle savait… Mais inutile de la tourmenter à son âge. N’avait-elle pas déjà eu une existence entière pour s’inquiéter des yeux cerclés de rouge de mon père ? Mieux valait ne pas lui souffler qu’après sa fille suicidée, son fils avait échoué à la Cour des Miracles. Savoir que je gagnais bien ma vie devait suffire.

J’avais emprunté le premier portail en direction d’Edenia, dès que l’astre avait commencé à décliner. Je pris une longue inspiration, à en respirer le bon air floral, dès que mes bottes foulèrent le sol de la capitale lagrane. Je me mêlais naturellement à la foule ensuite, comme sur mon terrain, pour me rapprocher du palais ducal. Je supposais pouvoir trouver mon vieil ami dans ces quartiers sans interrompre encore quoi que ce soit, à une heure encore peu tardive. J’étais prêt à attendre le temps qu’il faudrait, pour qu’il règle ces dernières affaires de la journée, dans l’espoir de le surprendre. Oui, je comptais bien me donner tant de mal pour me glisser à l’improviste. Ce n’était pas le Second des Ombres qui demanderait une entrevue en bonne et due forme… Je préférais que personne ne sache rien, glissant telle une ombre à la faveur de la nuit. Et puis, c’était aussi un moyen de lui rappeler que je n’aurais aucun mal à me pencher sur lui, dans son sommeil, si l’envie m’en prenait. Personne n’était à l’abri. Ce soir… J’étais la Chasse Sauvage.

J’avais passé l’âge de grimper aux murs, pour atteindre les plus hauts étages. Je préférais me glisser furtivement, en profitant des quelques passages secrets dont j’avais ma connaissance, et en chronométrant minutieusement chacun de mes passages pour éviter les rondes. Maître-Voleur toujours… La stratégie restait mon domaine de prédilection, et je connaissais par cœur ce palais. J’eus seulement quelques contretemps fâcheux, à me glisser par quelques portes closes, déverrouillées à la hâte, pour éviter une patrouille inattendue. Que la garde ne plaisante pas avec la sécurité ne m’étonnait pas, en ces temps troubles… Mais ils allaient seulement réussir à me mettre en retard. Je fus finalement contraint de faire un détour considérable, pour parvenir à mes fins.

A ma grande satisfaction, les quartiers du duc – et de la duchesse – étaient encore vides. Je me demandais si j’aurais la compagnie de cette dernière en premier ? Ce ne serait pas moins agréable, mais elle risquerait de s’offusquer davantage que son mari. J’en riais tranquillement, tout en fouillant la pièce, jusqu’à dégotter une liqueur de cent ans d’âge. « Ah, parfait ! » Celle-là, il devait se la garder pour les grandes occasions. Il me fallait maintenant une coupe adaptée pour lui rendre hommage comme il se devait. Heureusement, Denys avait tout à proximité, et de quoi s’installer confortablement. Je m’installais nonchalamment dans un de ces confortables fauteuils, une coupe dans une main et un des livres de Denys ouvert de l’autre. La première gorgée m’arracha une exclamation de satisfaction. Je me laissais couler dans mon assise, mes bottes trônant bien vite sur la table basse me faisant face.

Si j’étais – en apparence – le flegme incarné, mes sens restaient en éveil. Je guettais le moindre passage, prêt à bondir derrière mon siège si un domestique faisait mine d’entrer dans ces appartements. Mais personne ne vint, fort heureusement, pour gâcher ma liqueur. Le premier à franchir le seuil fut celui que j’attendais avec impatience depuis une bonne heure maintenant. « Ah ! Denys… Je t’attendais. » Je refermais l’ouvrage entre mes mains et lui rendis un sourire enjoué. « Excellente, cette liqueur. C’est gentil de me l’avoir laissée de côté pour fêter dignement mon retour. Je t’ai manqué ? »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 5952
J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham des Deux-Ancres, Joséphine Siguardent et Shahryar Khamsin
La Noblesse
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Mar 12 Juin - 17:30

Si la guerre semblait jusqu’ici comme gelée, les tensions entre les deux empires n’en demeuraient pas moins présentes et ne permettaient pas aux différents ducs de se reposer sans songer aux lendemains. Depuis plusieurs mois – très exactement depuis le couronnement de l’empereur Octave d’Ibélène – Denys comme certainement ses homologues Faë attendait des nouvelles de Gustave à propos de la guerre. Bien officiellement, rien n’était terminé, si ce n’était la trêve hivernale qui avait pris fin lorsque le mort vivant sur le trône ennemi avait ceint la couronne. Mais là où beaucoup s’attendaient à reprendre les hostilités, aucun ordre ne vint de la part d’Alfaë, instillant un doute qui n’avait cessait de s’intensifier avec les semaines passantes. Qu’attendait Gustave pour mettre au courant ses plus proches administrés ? Il n’avait donné aucune information sur ses projets, favorisant en tout cas ainsi un certain mécontentement de la part du duc de Lagrance. Il n’était certainement pas pour une reprise de la guerre, mais il aurait aimé savoir ce que prévoyait son empereur bien silencieux. Car même si aucune bataille n’avait été reprise, il n’était pas question de s’enfoncer dans une illusion de paix. La paix n’était pas encore revenue, et Denys doutait qu’elle revienne si facilement. Peut-être l’empereur Gustave souhaitait-il profiter de la malléabilité de son neveu. Vu la situation actuelle d’Ibélène et un duché en moins sur son territoire, ce n’était peut-être pas une bête idée. Encore fallait-il en être sur et ne pas attendre dans le silence le plus pesant qui soit.

Entre toutes ces préoccupations, Denys n’oubliait pas non plus ses objectifs plus personnels qui concernaient l’Ordre du Jugement. Depuis quelques temps, la faction extrémiste de celui-ci semblait s’être un peu calmée, mais de la même manière qu’il y songeait pour la guerre, il n’était pas question d’oublier quoique ce soit et faire comme si tout semblait s’être arrangé. Il connaissait assez ceux qu’il soupçonnait d’être des extrémistes pour savoir qu’ils n’arrêteraient pas si facilement. La Chasse Sauvage libérée était une chose sans doute satisfaisante à leurs yeux pour l’instant, mais ils attendaient sans nul doute leur heure. Aussi le duc de Lagrance n’avait pas attendu de son côté que les choses s’aggravent plus encore. Comme il l’avait promis à Mélusine, il avait fait ce qu’il avait pu pour l’aider à retrouver quelques Epines éparpillées aux quatre coins d’Arven, et les rassembler avec ceux de l’Ordre qui n’étaient pas pour le chaos le plus total. Une mission se préparait en Outrevent, et il ferait en sorte d’envoyer de bons agents, tout en espérant que cette alliance soit profitable à chacun. Son but, il ne l’oubliait pas, était de grimper un peu plus dans les échelons, aux yeux des grands de l’Ordre, pour parvenir enfin à dénicher ceux à la tête des partisans extrémistes. Et une fois cette tête coupée, le serpent ne devrait plus être en capacité de mordre.

Ajustant ses derniers préparatifs à ce propos, tout en terminant ceux aussi pour son futur voyage en Ansemer, il s’était dirigé vers ses appartements et ceux de son épouse pour y récupérer quelques affaires. Quelle ne fut pas sa surprise, cela dit, lorsqu’il pénétra dans la pièce et remarqua immédiatement une présence étrangère, nonchalamment installée sur l’un des fauteuils de la pièce. Masquant l’étonnement par un habile levage de sourcil, il reconnu sans mal la silhouette, ce qui eut au moins pour effet d’éveiller un sourire sur lèvres du duc. Il ne s’attendait pas à la présence d’un agent de la Cour des Miracles, mais celle d’un ami comme Tyr ne le dérangeait guère. Comme il était bien confiant, le Second des Ombres, de s’adresser ainsi à un duc, sans craindre les manquements à la bienséance et la politesse ! Mais en même temps, Denys n’était point homme à reprocher ainsi ce genre de petit jeu à un ami de longue date qui avait le mérite de le connaître. Si à cet instant Tyr jouait avec cette pointe d’arrogance, le duc savait qu’il n’irait pas outrepasser les limites. Aussi, sans s’offusquer le moins du monde, Denys s’approcha du voleur, déposant distraitement sur une table ses documents en main :

« Je crois que je n’ai pas besoin de te dire de faire comme chez toi, Tyr. » Le ton est amusé, tout autant que le sourire, qui se fait peut-être un peu crispé cela dit lorsqu’il contemple la bouteille que l’homme à ouvert. « Fêtons nous seulement ton retour ou y a-t-il autre chose dont je ne suis pas au courant ? » Bien sûr, la question n’en est pas vraiment une, même s’il se doute bien que Tyr n’est pas seulement venu ici sans raisons. Prenant un verre à son tour, il se servit généreusement de liqueur. Puisqu’après tout, cette bouteille était ouverte, il n’était pas question de ne pas en profiter. Puis il finit par s’asseoir face à son ami. « Je dois dire que je suis content de te voir, je n’ai pas l’occasion de voir souvent mes amis. » Petite confidence, saupoudrée de vérité ou mensonge. Un homme comme lui ne pouvait se permettre d’avoir de vrai ami en qui il pouvait sincèrement avoir confiance. Son caractère lagran peut-être se méfiait trop. Et même concernant Tyr, quand bien même l’estimait-il sincèrement qu’il ne doutait pas qu’un jour il puisse se retourner contre lui. Tout ami fussent-ils. « Alors, que me vaut l’honneur de ta présence ici ? Tu aurais pu me prévenir que tu venais d’ailleurs. »

_________________












Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 643
J'ai : 40 ans
Je suis : Second des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Cour des Miracles
Mes autres visages: Maelys Aigrépine, Liam d'Outrevent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Lun 16 Juil - 17:16

Qu’il était difficile à surprendre, ce cher duc de Lagrance ! Je dissimulais une joie sournoise derrière un sourire amusé, comme il le fit de sa surprise rehaussée d’un simple mouvement de sourcils. J’aimais tellement le taquiner, quand la situation me le permettait. Mon arrogance agaçait et provoquait toujours, mais Denys ne faisait jamais mine de s’offusquer. Je le soupçonnais de l’interpréter comme un signe de faiblesse, en me servant sur un plateau une réaction tant attendue. J’avais poussé un peu plus loin le jeu cette fois, mon verre de ce délicieux cru en main. Combien devait coûter exactement chaque gorgée de cette succulente liqueur ? Ca ne la rendait que plus savoureuse encore !

Je croisai les pieds sur la table basse qui me faisait face, sans la moindre gêne, faisant preuve d’une nonchalance excessive devant mon hôte. En vérité, Denys m’avait manqué. Je n’avais pas vraiment pris le temps de me rendre en Lagrance, constamment occupé avec les événements qui s’enchaînaient à une vitesse folle. Tant d’opportunités qui ne demandaient qu’à être saisies, si bien que je ne savais plus où donner de la tête ! Mais, toujours, un sujet de préoccupation demeurait… Cet Ordre mystérieux et imprévisible qui planait au-dessus de nos têtes, tel un couperet. Je n’oubliais pas les raisons de ma présence en ces lieux, infiniment plus sérieuses que mon attitude le laissait transparaître.

Je ne pus m’empêcher de risquer un coup d’œil vers les documents que déposaient le duc sur la table, avec une curiosité toujours aussi dévorante, mais ne fit pas mine de quitter le confort moelleux de mon fauteuil. J’inclinai la tête, comme en guise de salut, ponctuant les dires de mon ami d’un sourire entendu. J’avais déjà pris mes aises, de toute évidence… Et je manquai d’éclater de rire à voir ce sourire si amusé se faire un peu crispé, en avisant la bouteille que je venais de dégotter. « Je te sers un verre ? » Comme si c’était moi qui venais de l’inviter ! L’ironie me ferait presque rire tout seul. « On peut trinquer à tous les récents succès de la Cour, si tu veux… Oh. Je n’ai rien touché d’autres dans cette pièce, si tu avais le moindre doute. » Par contre, je ne garantirais pas la sécurité de quelques objets précieux à mon retour, s’il me prenait l’envie de m’attarder à Edenia le reste de la soirée…

Je fis tourner mon verre entre mes mains, songeur, alors que Denys me surprenait par un semblant de… Marque d’affection ? Je le fixai à nouveau, avec un sourire mutin. « Je suis touché de l’apprendre, mon ami. Toi aussi, tu m’as manqué. Je n’ai pas vraiment eu le temps de te rendre visite plus tôt… Tant d’affaires ! Je vois que tu as eu aussi bien des sujets sur le feu. » Ces documents en attestaient sans doute.

Denys était certainement ce qui se rapprochait le plus d’un ami à mes yeux, même si lui comme moi ne connaissions pas la sincérité tel que la plupart du commun des mortels l’entendait. Tout n’était que jeu. Des ententes cordiales, des alliances… Nous trouvions un intérêt mutuel et profitable, ce qui ne faisait que renforcer les liens, même si je ne doutais pas qu’il saurait s’en défaire aussi vite si la situation l’exigeait. Sauf qu’il était aussi imprudent de s’attirer les foudres d’un duc que du second des Ombres… Qu’il le veuille ou non, nous étions sur un même pied d’égalité, deux esprits brillants à comploter ensemble ! Je me doutais que les informations que j’étais venue chercher aurait un coût. Généralement, c’était moi qui lui en fournissais et imposait mon tarif. Qu’il était étrange d’inverser les tendances…

J’eus une moue ennuyée, haussant les épaules. « C’aurait été moins amusant de te prévenir et de passer simplement par la porte d’entrée. J’aime ménager mon effet. » Je me penchai ensuite en avant, les coudes posés contre mes genoux, dans une expression qui incitait plus à la confidence. « Je cherchais à entrer en contact avec un membre de l’Ordre… Il me semble que tu es l’homme de la situation, mon cher ami. »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 5952
J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham des Deux-Ancres, Joséphine Siguardent et Shahryar Khamsin
La Noblesse
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Sam 28 Juil - 18:16

Ah quelle arrogance ! Ils n’étaient pas nombreux à pouvoir en faire autant devant le duc de Lagrance qui ne l’acceptait que de la part de ses proches amis. Tyr connaissait les règles du jeu et il aimait, à n’en pas douter, frôler les limites sans pour autant éveiller l’exaspération de Denys. Mais il était bien l’un des rares. Car tout patient pouvait être le duc qu’il acceptait mal les moqueries de ce genre. Néanmoins, le sourire ne disparaît point de ses traits lorsque Tyr, comme s’il était hôte de ces lieux, lui propose un verre. Il est déjà trop tard, la coupe du lagran est remplie. Assit face au Second des Ombres, il attend avec curiosité les raisons qui ont poussées cet homme presque autant occupé que lui à quitter les murs protecteurs de la cité de Lorgol. Ceci dit, elles ne viennent pas immédiatement et il ne peut prétendre être surpris. Par bien des côtés, Tyr et lui se ressemblaient un peu trop et usaient des mêmes stratagèmes pour à la fois endormir l’interlocuteur et peser les mots. Il ne se laisserait guère avoir, mais il peut jouer le jeu, le duc de Lagrance, sur un pied d’égalité avec son ami. Alors il lève son verre, trinquant donc à ce ne semblait être qu’une excuse. Le sourire demeure néanmoins, témoin d’un amusement certain.

« Voilà qui est rassurant. Quand est-il des autres pièces visitées ? » Bah, la question n’attend pas de réponse, elle n’est qu’un jeu entre deux alliés de longue date. Il ne se fait pas d’illusion, Denys, il sait comment sont les voleurs et leur tendance à dérober les choses, même lorsqu’ils négocient quelques contrats. La visite de Tyr n’a rien de courtoise, quoique sincèrement agréable. Mais croire qu’il venait pour seulement le saluer était une erreur, et il s’attendait à une demande de la part de son ami. Voilà que les rôles s’inversaient ? Intéressant. « Trinquons donc à la Cour et ses succès, oui. » Il ne savait pas quelles étaient les dernières grandes missions de celle-ci mais ne doutait pas de leur caractère grandiose. Ce n’était pas pour rien que le duc de Lagrance œuvrait avec celle-ci depuis de très nombreuses années maintenant.

La confidence lui est retournée, de cet air mutin qui sied si bien aux lagrans. Ils partagent ce même sourire, les deux enfants des Jardins, et même s’ils savent leurs paroles en partie sincères, ils ne se fient pas à celles-ci pour y positionner une confiance indéfectible. Telles sont les règles.

« Comme toujours. Nous sommes des personnes bien occupées. C’est pour ça que je m’interroge de ta présence ici. Il y a certainement quelque chose que je puisse faire pour toi. » Ce n’était pas là une question, mais une vérité qu’il partageait avec Tyr, lequel en avait sans le moindre doute bien conscience. Il n’avait pas besoin de lui confier le cheminement qu’avait emprunté ses pensées pour venir à pareille conclusion, elle était plus qu’évidente. Et d’ores et déjà, le duc de Lagrance songeait à ce que son ami pouvait bien vouloir de lui, et le prix qu’il pourrait fixer pour service rendu. Aussi ne s’attarde-t-il pas trop et questionne sincèrement. Comme il l’a dit, ils ont des affaires sur le feu.

L’Ordre. Il venait au sujet de l’Ordre. Il aurait dû se douter, Denys, que si Mélusine savait ce secret, alors la Cour aussi était au courant. C’était même certainement elle qui avait eu l’information et l’avait donné à la baronne de Sylvamir. Et voilà que Tyr s’y mettait aussi pour en savoir plus. Que cherchait-il exactement ? L’air plus fermé, le sourire disparu de ses lèvres, le duc de Lagrance se prend à regarder son ami, tentant de juger s’il pouvait prendre le risque de lui en dire plus, à lui. Il l’avait fait avec Mélusine, alors pourquoi pas avec lui ? Il savait la Cour techniquement du côté de l’Ordre, ou tout du moins, le Fils des Ombres ne s’était pas déclaré en faveur de la Rose. Mais en était-il vraiment de même pour le Second ? Pourrait-il lui demander son soutien sur ce qu’il prévoyait de faire avec Mélusine… Peut-être.

« Il est possible que ce soit le cas, en effet. Pourquoi cherches-tu à entrer en contact avec l’Ordre ? Ne dit-on pas la Cour du côté de celui-ci ? » Répond-il alors à Tyr, déposant son verre sur la table à côté et croisant les mains sur ses genoux, prêt à discuter. Il n'irait pas nier, il savait la valeur des informations des espions de la Cour. Mais il était vrai que les agents de l’Ordre devaient-être nombreux au sein de la Guilde des Voleurs, alors pourquoi venait-il le voir lui en particulier ? Parce qu’ils étaient amis et savaient communiquer ce qui était nécessaire, sans doute.

_________________












Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 643
J'ai : 40 ans
Je suis : Second des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Cour des Miracles
Mes autres visages: Maelys Aigrépine, Liam d'Outrevent
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Mer 22 Aoû - 18:11

Je lâchai un bref rire pour toute réponse. Ah, Denys ! Il me connaissait si bien ! Mais, pour une fois, je m’étais contenté de me prélasser en l’attendant sagement dans ces quartiers. Je m’étais donné tant de mal pour les atteindre, ce n’était pas pour les quitter aussitôt, à commettre quelques vols pour m’occuper. Bien entendu, c’était tentant, mais être accompagné devant mon cher ami par quelques uns de ses gardes qui m’auraient surpris aurait totalement détruit mon effet. Non, dans l’immédiat, c’était plus divertissant de jouer les hôtes à sa place.

J’avais ce sourire mutin aux lèvres, tandis que nous trinquions aux succès de la Cour des Miracles. Il ne pouvait pas deviner lesquels, mais les affaires avaient été des plus fructueuses l’année passée. La guerre ne profitait pas à tous, mais à la Cour des Miracles, indéniablement. Il était presque dommage que cette trêve s’éternise…

Je poussai un léger soupir, en faisant tourner mon verre entre mes mains. Le duc était un homme fort occupé, certes, mais un tel empressement de sa part était moins coutumier. Il n’en montrait rien, mais ma présence devait le préoccuper, car c’était souvent lui qui me sollicitait en premier et non l’inverse. C’était rarement de bon augure… Et il avait sans doute raison de se méfier. Je n’appréciais pas vraiment apprendre de telles révélations, sur de bons amis, avec un temps de retard. Cependant, j’avais eu le temps de digérer l’information et comprenais aisément ses raisons. Je ne formaliserai pas de savoir qu’il avait des secrets pour moi, sachant qu’ils étaient bien mal gardés s’il me confiait la moindre information. M’adresser la parole était comme le faire à la Cour des Miracles dans son entièreté. Mais pour Lagrance… Il m’arrivait de faire quelques exceptions.

Je lâchai enfin le morceau, et l’air plus renfermé de mon ami attesta de sa véracité. Il avait sans doute espéré que je vienne le trouver pour des sujets bien plus triviaux, par rapport à un quelconque vol, ou peut-être même pour lui demander un service, pour sortir un voleur ou un espion lagran d’un faux-pas par exemple. Mais… Non. J’étais bien venu pour lui. Je le fixai intensément en retour, alors qu’il me jaugeait du regard, pesant certainement le pour et le contre. Devait-il m’en dire davantage ? Pouvait-il me faire confiance, quand il s’agissait d’un sujet aussi sensible ? Je touchai droit à ses convictions personnelles, après tout.

Un mince sourire étira mes lèvres à entendre ses paroles lâchées sur la défensive. Il voulait savoir si la Cour des Miracles était du côté de l’Ordre ? Ou plutôt si je serais également de son côté, sur ce coup-là. Il était sans doute temps de clarifier la situation. « Ca dépend. Parle-t-on des bons amis sur qui on peut toujours compter ou des inconscients qui libèrent la Chasse Sauvage, empoisonnent des voleurs-mages ou altèrent le temps ? L’Ordre est-il du côté de la Cour des Miracles ? J’aurais tendance à dire qu’il s’en sert. » Dans quel camp était-il exactement ? Pouvais-je moi-même compter sur lui ou devais-je le juger comme un potentiel danger ? Denys était quelqu’un de dangereux, tout comme je l’étais… Mais avec lui, les mauvaises surprises étaient rares. Non qu’il soit franc, bien au contraire, mais nous avions la même façon de penser sur bien des sujets. En était-il de même concernant l’Ordre ?

Je devrais peut-être le rassurer, même si j’étais réticent à confier des informations personnelles. Nous n’avions tout simplement pas ce type de relations… Mais je n’avais pas besoin de lui dire ce qu’il ne pourrait apprendre par lui-même. « Tu sais sans doute que mon père était un mage du Sang, Denys. La politique que tu défends, en Lagrance, est très louable. Peut-être que nous n’aurions pas eu à nous exiler au plus profond des terres lagranes si nous avions pu jouir d’une meilleure tolérance à l’époque. Je t’ai soutenu, et te soutiens encore, parce que Lagrance m’est chère et que je crois en les idées que tu défends. J’espère ne pas m’être trompé. » Je ne quittai pas ce regard si similaire au mien, même couleur, même tranchant. « Je ne soutiens ni l’Ordre, ni la Rose Ecarlate. Je n’ai toujours agi que pour la Cour des Miracles. Mais si l’Ordre met en péril les miens… Je serais dans l’obligation d’intervenir. »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 5952
J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham des Deux-Ancres, Joséphine Siguardent et Shahryar Khamsin
La Noblesse
Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   Ven 5 Oct - 16:21

C’était certainement une erreur de la part de Denys d’agir autant sur la défensive, montrant ici et là un sentiment légèrement craintif qui ne lui plaisait pas. Dans ce genre de jeu, il n’était pas question de laisser place à la faiblesse, et permettre à un adversaire comme Tyr de l’entrevoir de la sorte comprenait des risques. Même s’ils œuvraient depuis des années ensemble, tous deux ne pouvaient se faire pleinement confiance et cela leur allait très bien. Mais nier l’évidence face à cet ami ne servait à rien, alors il devait avant tout creuser l’affaire plutôt que donner les clés d’une victoire qu’il ne céderait pas si facilement. Il y avait dans tout cela quelque chose de néanmoins flatteur, car le Second des Ombres venait le voir expressément lui plutôt qu’un de ses alliés de la Cour des Miracles. Avantage ou risque, le duc de Lagrance en jugerait tout au long de cette conversation. Et sa première question était de savoir pourquoi lui justement.

Ah il y a bien quelque chose d’amer dans les paroles de Tyr. Des reproches à peine camouflés dans les propos qu’il porte à l’encontre de l’Ordre. Peut-il l’en blâmer ? Pas vraiment, car lui même avait élevé des doutes et du mécontentement lorsque l’organisation s’en était prise à l’entièreté des mages d’Arven et avait mis en péril la sécurité de Lagrance. Son enquête avait pris à ce moment là un tournant décisif, et il avait compris que quelque chose de grave se tramait dans les profondeurs de l’Ordre. Ses recherches stagnaient hélas trop à son goût.

« Je pense que tu sais comme moi que l’Ordre est fidèle à lui même comme la Cour des Miracles ne doit sa loyauté qu’à elle. Tout comme je le suis moi aussi. Mais je comprend et partage tes doutes depuis un bon moment déjà. »

Franchise ? Non, simple information qu’il peut céder à son ami, car garder tout pour lui ne servirait à rien. S’il voulait de son côté rassurer Tyr sur le bien fondé de l’Ordre et de l’intérêt d’une collaboration efficace entre celui-ci et la Cour des Miracles, alors comme avec Mélusine, il serait sans doute nécessaire de jouer franc jeu à un moment donné. Pourtant, s’il s’attendait à devoir le faire en premier, il ne s’attendait pas à ce que le voleur joue cette carte avant, évoquant des éléments dont il n’avait pas forcément entièrement connaissance. Des choses difficiles à avouer peut-être, des secrets longtemps gardés, mais une gratitude dans la voix qu’il pouvait percevoir et qu’il appréciait. Plus que jamais, il pouvait comprendre les doutes de Tyr à propos de l’Ordre, qui semblaient par certains côtés très semblables aux siens. Ils avaient ce même désir au fond du cœur, mais terni par ceux qui prétendaient vouloir le réaliser. Denys savait que la corruption gangrénait bien trop l’Ordre et qu’il lui fallait agir rapidement. Mélusine serait d’une aide précieuse, en ancien membre de la Rose Ecarlate, mais Tyr… Tyr serait tout aussi important s’ils voulaient parvenir à purger ce qui détruisait les principes de l’Ordre. Leurs regards croisés, se toisant sans animosités, les deux hommes gardent silence jusqu’à ce que Denys le brise, sans détourner les yeux néanmoins.

« Je n’irais pas nier ce que tu sais déjà avec certitude, alors oui, je suis bien un membre de l’Ordre Tyr. Mais je n’ai rien à voir avec les actes perpétrés dernièrement et qui m’inquiètent tout autant que toi. J’ai tout fait pour préserver Lagrance et vois où a abouti l’épidémie sur les mages… Pourtant je crois toujours en les valeurs de l’Ordre, mais j’ai bien peur que celui-ci soit corrompu. » Un silence, un regard appuyé, un signe que son ami l’écoute et ne doute pas encore entièrement de lui. « En vérité, j’en ai la certitude, il me manque seulement les preuves. Entends moi bien mon ami, je suis persuadé que l’alliance entre l’Ordre et la Cour aurait beaucoup à apporter à chacun, mais il faut avant ça s’occuper de ceux qui manipulent la majorité de nos membres et agissent de manière extrême. »

_________________












Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tu n’aurais rien contre remettre un peu d’ordre ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Je n'ai rien contre tes terres! [PV Loki]
» Jean Ferrat est mort
» Tactique gobelins contre nains
» Lutte contre le deboisement: Une victime de plus des anti-nationaux
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Faerie :: Lagrance :: Palais ducal de Lagrance-
Sauter vers: