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 Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie

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Les Voltigeurs
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Message Sujet: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Ven 1 Juin - 11:46


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Melsant de Séverac & Bastien Aigrépine

Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie

Ou comment fêter sa promotion et son mariage avec un ami



• Date : 6/05/1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Réservé
• Résumé : Suite au couronnement d'Octave et tous les évènements qui s'y sont passés, Melsant profite de son séjour à Euphoria pour voir Bastien dans une taverne et fêter ensemble leurs promotions et le futur mariage de Melsant.
• Recensement :
Code:
• [b]6/05/1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3754-il-n-est-de-bonne-soiree-qu-en-bonne-compagnie#140277]Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie[/url] - [i]Melsant de Séverac & Bastien Aigrépine[/i]
Suite au couronnement d'Octave et tous les évènements qui s'y sont passés, Melsant profite de son séjour à Euphoria pour voir Bastien dans une taverne et fêter ensemble leurs promotions et le futur mariage de Melsant.


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Ven 1 Juin - 11:47


C'était étonnant comme le temps filait vite et empêchait de simplement prendre son temps. Cette grande roue avançait inexorablement et se fichait bien de ceux qu'elle prenait dans son engrenage. Les événements s'étaient bousculés en Ibélène. Entre la libération de la Chasse, la dissolution de la Rose, la mort et la résurrection d'Octave et le retour de Sixtine, le Voltigeur ne savait plus vraiment où il en était. Et leur Maréchal s'était sacrifié, prenant la place de la princesse pour partir avec la Chasse Sauvage. Melsant n'était pas spécialement proche de Richard, mais... Cela lui laissait tout de même un goût amer dans la bouche. Il avait fait ce que son devoir lui dictait : protéger la famille impériale. Il avait échoué à sauver l'Empereur et l'Impératrice, mais s'était tout de même racheté pour leurs enfants. Restait à savoir ce qu'Octave ferait de cette seconde vie... Et ce que les Ibéens ferait de cet empereur mort et ressuscité. Bien des bruits couraient à ce sujet d'ailleurs. Miracle ou abomination, à chacun de se forger une opinion, mais le Séverac était présent ce jour là et n'oublierait jamais l'atmosphère étrange. La peur qui suintait dans l'air à la vue de la Chasse, des Cavaliers, de l'Innocente...

Et au delà de la situation d'Ibélène, il y avait sa propre vie privée, chamboulée par Grâce. La défection d'Erebor avait été un coup dur pour lui. Il avait vu ses rêves d'avenir s'envoler avec l'indépendance du Duché, tandis que Grâce n'aurait d'autre choix que de suivre ceux à qui elle avait juré allégeance. Les explications entre eux avaient été plutôt froides, chacun devant ravaler sa maudite fierté pour faire des concessions et le premier pas. Finalement, ça avait été salutaire et ils étaient repartis sur de bonnes bases. Allant même jusqu'à fixer la date du mariage à l'été, le temps de tout organiser. Et si Grâce voulait un mariage simple, il savait déjà que ce serait impossible, surtout en le célébrant à Sombreciel, par le Duc en personne et entouré de sa fantasque famille. Mais ce serait inoubliable, pour sûr.

Bien décidé à ne plus se laisser porter par les événements, il s'était aménagé un peu de temps libre, trouvant enfin un créneau pour passer une soirée avec Bastien. Ils avaient des choses à se dire. Melsant, déjà Major, avait l'honneur de rejoindre le conseil des Majors et Bastien, de par son comportement exemplaire, avait été promu Major. Une excellente nouvelle, surtout qu'il connaissait les ambitions du Voltigeur. Et si beaucoup le prenaient pour un rigolo, il avait l'étoffe d'un guerrier et savait le montrer quand la situation l'exigeait. Ils se devaient de célébrer leurs promotions, non ? Et Melsant de lui annoncer la date de son mariage avec Grâce, en sachant d'avance que cela n'allait pas franchement ravir son ami. Le moins qu'on pouvait dire, c'était que la Voltigeuse ne laissait pas indifférent. Elle suscitait l'admiration ou le mépris. Mépris ouvertement affiché par Richard le Harnois, par exemple. Et Bastien ne cessait de lui envoyer des piques. Et pourtant, il serait convié à la noce. Il suffirait de lui promettre amusement et boisson à flots pour le convaincre, non ? De son côté, Grâce allait inviter des personnes qui n'étaient pas au goût du Major. Il ferait avec, comme elle devrait faire contre mauvaise fortune bon cœur pour certain de ses invités.

Rendez-vous était donné dans une taverne de Sombreciel. Quel meilleur endroit pour célébrer de bonnes nouvelles, hum ? Il entra dans l'établissement et salua le gérant, souriant aux serveuses qui connaissaient bien le Major. Melsant était plutôt habitué des lieux, jamais le dernier pour s'amuser, client régulier et apprécié. Il ne mit guère de temps à apercevoir le Voltigeur, en galante compagnie. Une fille sur chaque genou en somme. Il s'approcha avec un sourire narquois, avant de s'installer sans manières en face du trio. « Et bien, et bien, tu ne m'as même pas attendu pour commencer les festivités ? » Il leva la main pour appeler une serveuse, afin de rattraper le retard qu'il avait sur Bastien. « On dirait que les gradés attirent toujours autant les demoiselles... Un jeune et fringant Major, comment résister ? Vous avez bon goût mesdemoiselles. Vous comptez finir la soirée tous les trois ? »


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Mar 12 Juin - 9:48

Tellement de choses se sont bousculées dernièrement que, parfois, j’en ai le vertige. Ce que je tenais pour acquis dans ma vie a fini par se fissurer et par éclater, pour laisser place à un champ de possibilités, à d’autres alternatives, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle, qui en sont presque effrayantes. Une part de moi aurait préféré continuer à détester allègrement Maelys, à me focaliser sur ma carrière en me demandant comment gravir les échelons avant de me perdre dans les draps d’une demoiselle peu farouche rencontrée dans une taverne quelconque.

Sauf que plus rien de tout cela n’est vraiment d’actualité. Pourtant, j’essaie de me convaincre que rien n’a totalement changé alors que mon regard a fini par capter l’attention de deux jeunes femmes. Il ne m’a fallu que peu de temps pour qu’elles finissent par prendre place sur mes genoux, gloussant et rougissant à chacun de mes compliments. Mes mains se font baladeuses et elles ne semblent guère s’en offusquer, la partie se faisant presque trop facile pour être vraiment intéressante en vérité. Bon, j’ai dit presque, il ne faut pas non plus tout bousculer d’un coup. Il y a déjà suffisamment de choses qui me tracassent pour que je laisse passer une telle occasion de passer du bon temps.

Mais, la silhouette de Melsant qui se dessine enfin dans l’entrée de la taverne me rappelle pourquoi je suis là en vérité. J’ai un large sourire à son attention alors qu’il se rapproche de moi. Ou de nous plutôt, devrais-je dire. Je le suis des yeux avant de souffler, avec un sourire en coin. « Il fallait bien que je m’occupe en t’attendant. Et puis ces jeunes filles se sont gentiment dévouées pour capter mon attention, je me devais de les remercier. » Je leur coule un regard amusé alors que mes mains restent posées sur leur taille l’espace d’un instant. Et elles ont le bon ton de rougir, l’une d’elle m’assénant même une tape sur le bras, plus par principe qu’autre chose. Je reprends alors, non sans prendre ce ton charmeur qui, jusque-là, ne m’a encore jamais fait défaut. « Je vais devoir vous délaisser quelque peu mesdames. Mon ami et moi avons bien des choses à nous dire. Mais je me ferais un plaisir de me rattraper un peu plus tard si cela vous agrée. » Et les voilà qui hochent la tête et m’octroient toutes les deux un baiser sur la joue. Que je les retrouve plus tard ou pas n’a, en vérité, pas beaucoup d’importance. Je me suis amusé en attendant l’arrivée de Melsant et, surtout, je me suis un peu vidé la tête. C’était le but de la manœuvre, rien de plus.

Pour autant, au vu du regard qu’elles me jettent quand elles s’éloignent, je n’ai pas grand doute sur le fait que je pourrais les avoir dans mon lit avant la fin de la nuit. Quant à savoir si j’en ai vraiment envie ou si j’aurais plus tendance à vouloir faire un tout autre type de rencontre, là, c’est une autre histoire sur laquelle je n’ai guère envie de me pencher en cet instant. Je me contente de souffler, avec un sourire amusé. « J’avoue que je ne sais pas si elles étaient plus intéressées par mon minois fort avenant ou par mon nouveau grade. Mon égo a envie de croire que c’était pour le premier et qu’elles ont effectivement bon goût, mais nous sommes bien d’accord que c’est probablement plus le second qui joue. » J’ai un bref regard à ma tenue, déjà quelque peu débraillée à force d’avoir été triturée par les jeunes femmes et je secoue la tête, non sans sourire plus largement. « Enfin, je devrais m’en remettre je suppose. Ou je me consolerais dans d’autres draps. » Et je finis par me faire un brin plus sérieux après avoir fixé longtemps mon ami. « Comment vas-tu ? » Parce que oui, la réponse m’intéresse réellement. Melsant a été l’un des premiers compagnons que je me suis fait lors de mon arrivée à Sombreciel et depuis, notre amitié n’a fait que croitre avec les années, quand bien même nous avons des points de vue différents sur pas mal de choses. Mais cela importe peu, il serait que je serais capable de bien des choses pour lui, y compris de ne pas trop casser de sucre sur la femme qu’il aime. J’espère qu’il apprécie l’effort soit-dit en passant.

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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Mar 3 Juil - 15:19


Melsant leva un sourcil, amusé par la répartie de son ami. Le pauvre, il était tout démuni et avait succombé aux avances de deux ravissantes créatures. « Naturellement. Mais je peux vous laisser si vous voulez, je m'en voudrais d'interrompre un moment important. » Il les observa, connaissant bien ce genre de femmes qui adorent minauder auprès des jeunes hommes. Surtout ceux ayant de la prestance et du prestige et Bastien en faisait partie. Il pouvait se montrer imbuvable, arrogant, mais c'était un solide compagnon. Melsant demeura patient le temps du petit numéro de charme de son collègue Voltigeur. Les deux jeunes femmes ne firent guère de difficultés, probablement assurées que Bastien les rejoindrait ensuite. Melsant était moins convaincu de ça, mais qui savait ? Peut-être que le Voltigeur serait d'humeur à folâtrer après peur petite discussion. Bastien était souvent imprévisible. Le Major salua alors les demoiselles galamment, avec un constant petit sourire en coin. « Mesdemoiselles. » Il leur adressa un petit clin d’œil, avant de se tourner vers Bastien qui se montrait étonnamment lucide malgré sa tête souvent trop enflée. Cela fit rire Melsant qui lui mit une bonne tape dans le dos, avec énergie et bonhomie. « Ah ! Ton ego n'a pas besoin des minauderies de ces dames quand même ! » Non, il n'en avait pas besoin, il était suffisamment gros comme ça.

« Oh je ne me fais aucun soucis pour toi. » Bastien ne souffrirait pas de solitude bien longtemps. Que ce soit avec des femmes ou avec des hommes. Avec le frère de Melsant par exemple. Il ne s'en offusquait pas, ils faisaient bien ce qu'ils voulait et sa famille était très représentative des mœurs cielsombroises. Lui, en décidant de s'unir à Grâce, avait accepté de lui être fidèle et de renoncer aux autres tentations. Non pas qu'il ai eu une vie sexuelle débridée jusque là, il était bien le plus sage de toute la fratrie, le plus pondéré et surtout, le plus discret. Mais en épousant une belliférienne, il avait conscience qu'il devait se soumettre aux critères du couple selon Grâce, sans que cela ne soit vraiment un sacrifice pour lui. Loin de là. L'exemple de ses parents prouvait bien que la monogamie pouvait aussi être épanouissante et satisfaisante.

Enfin, Bastien lui demanda comment il allait et il se fendit d'un grand sourire. Il ne répondit pas de suite, récupérant sa commande et levant son verre. « Bien. Mieux. » Bastien était là lors du couronnement d'Octave, de son assassinat, des blessures de Melbren, de la résurrection de l'Empereur par le pouvoir de l'Innocente, du départ de Richard à la tête de la chasse... De la détresse des griffons en sentant le profond désespoir d'Amaranthe, ce qui avait plongé tous les Voltigeurs dans l'affliction. Cela avait été une période difficile pour eux tous. Il s'en était suivi une dispute avec Grâce, une mise au point, qui n'avait fait que renforcer leur relation ensuite. Au point d'arrêter la date de leur mariage. « Nous avons plusieurs choses à fêter mon ami. Déjà, ta promotion en tant que Major. Même si je pense qu'ils sont tombés sur la tête de te donner ce genre de responsabilités... Les as-tu charmé pour accéder au poste ? » Son regard pétilla de malice alors qu'il se moquait gentiment de son vis à vis. Cela dit, il savait que c'était mérité, Bastien avait l'autorité nécessaire. N'en déplaise à ses détracteurs. Quant à Melsant, il avait été promu au conseil des Majors et il allait se marier. Même si Bastien fêterait sans doute le premier et noierait son dépit dans l'alcool pour le second. Il n'appréciait pas Grâce et c'était réciproque. Décidément, sa Voltigeuse était loin de faire l'unanimité auprès de ses collègues (ou supérieurs) mâles, sans qu'il n'arrive à s'expliquer pourquoi. « Tu es libre fin juillet ? »


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Sam 28 Juil - 21:25

Je lui décoche mon plus beau sourire avant de secouer la tête. « Non, je suis venu profiter de ta compagnie, je suis sûr que ces demoiselles sauront être patientes. » Et puis, en réalité, si ce n’est pas le cas, je saurais parfaitement faire contre mauvaise fortune bon coeur, ou quelque chose dans le genre. Je ne suis clairement pas le genre de personne à m’appesantir sur une telle contrariété, notamment parce que je suis tout de même habitué à ce qu’on ne me dise jamais non, il ne faut pas se mentir. Les femmes sont très souvent sous mon charme, que je le cherche ou pas. Quant à en connaître les véritables raisons, je ne suis pas suffisamment imbu de moi-même pour croire que c’est uniquement dû à ma personne. Et je peux m’en ouvrir à Melsant sans trop de difficultés, je sais qu’il en sera amusé.

C’est d’ailleurs ce que je fais une fois que j’ai congédié les deux demoiselles. Je m’attarde un instant sur leurs courbes alors qu’elles s’éloignent, esquissant un sourire satisfait avant que mon rire ne fasse écho à celui de mon ami. Et j’ai un bref haussement d’épaules quand il me tape dans le dos, non sans un clin d’oeil amusé. « Mon égo démesuré a besoin qu’on le nourrisse régulièrement mon cher, sinon il risque de se dégonfler en un clin d’oeil. C’est une question de survie en vérité. » Mon sourire se fait plus large quand il dit ne pas se faire de soucis pour moi même si, au fond, je ne me suis encore jamais vraiment attaché à qui que ce soit jusqu’à présent. Je ne sais pas si c’est par manque d’envie ou pour une autre raison sur laquelle je n’ai pas spécialement envie de m’attarder. A quoi cela pourrait bien servir de toute façon ? Mis à part à mettre en exergue que, même si je suis rarement seul dans mon lit, au quotidien, c’est une autre histoire. Je préfère me focaliser sur l’idée, l’envie de m’amuser, de me faire plaisir, sans le moindre point d’ancrage. Après tout, d’autres semblent prêts à s’attacher, autant qu’ils le fassent à ma place.

Je lève mon verre en même temps que lui, mon sourire se faisant plus franc quand il me dit aller mieux. Il faut dire que les dernières semaines ont été difficiles, surtout pour lui et sa famille. Le couronnement d’Octave a eu des conséquences sur tout le monde et il est délicat de savoir quoi penser désormais ou comment se comporter. « C’est bien. Il faut avancer maintenant, ça ne sert à rien de trop réfléchir à tout ce qui pourrait arriver, nous n’avons pas la main sur grand-chose. » J’ai une pensée pour la Chasse avant de secouer la tête pour me focaliser sur le reste. Je me fends d’un rire quand il évoque ce que nous avons à fêter et j’ai un nouveau clin d’oeil vers lui. « Tu n’aurais pas toi-même bénéficié d’une promotion, je dirais que c’est la jalousie qui s’exprime à travers toi. Et je te dirais bien que je suis capable de tout pour arriver à mes fins mais en réalité, c’est juste le talent, rien de plus. En toute modestie, bien évidemment. » En vérité, c’est bien un qualificatif qui ne me sied guère. Tout comme l’humilité. J’ai toujours trouvé cela passablement peu constructif et c’est une perte de temps lorsque l’on a un objectif précis en tête.

Je bois quelques gorgées de mon verre avant de le fixer, me faisant plus curieux à son regard pétillant. Il y a quelque chose de différent chez lui et je plisse des yeux dans sa direction. « J’ai un emploi du temps très chargé mais je pense être à même de me libérer pour toi… si tu veux bien me dire de quoi il en retourne. » Même si, présenté de la sorte, je commence à avoir une petite idée. Et je ne sais pas trop comment réagir si c’est bien ce que je pense.

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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Mar 31 Juil - 13:21


Un sourire dansait sur les lèvres du Major alors que son inénarrable compagnon se gorgeait de son arrogance. C'était un trait de caractère de Bastien, il fallait savoir passer outre son énorme ego pour apprécier le bonhomme. Melsant ne s'en offusquait plus et s'en amusait même, le taquinant souvent à ce sujet. Et Bastien ne se gênait pas pour en rajouter une couche dés qu'il le pouvait, faisant rire le Séverac en imaginant l'ego comme un ballon de baudruche soudainement percé. « Ah l'humilité te tuerait. On a trouvé ton point faible. Si tu es sage, je ne l'ébruiterais pas. » Tellement de gens qui trouvaient le Voltigeur imbuvable. Dommage. Parce qu'il y avait bien pire que lui. Mais il était peu de gens que Melsant n'aimait pas du tout. Le Marquis d'Automnal était bon vivant et pas vraiment du genre à se prendre la tête pour rien.

Et ce soir, il était d'humeur à s'amuser. Certes, il ne finirait pas dans les bras d'inconnus rencontrés au hasard, hommes ou femmes, contrairement à son acolyte qui continuait ce train de vie avec insouciance alors que personne n'avait encore su capter vraiment son attention... Quoique, il y avait bien quelque chose avec Melbren, mais de là à dire que cela puisse être sérieux, il y avait de la marge. Melsant allait-il un jour se coltiner Bastien comme beau-frère ? Cela serait fort cocasse. Et pas forcément déplaisant. Mais on était loin d'en être là et ce n'était pas de l'hypothétique mariage de Melbren dont il était question, mais celui de Melsant, même si Bastien n'en avait encore aucune idée, tandis que le Major saluait déjà leurs promotions respectives, plaisantant sur les modalités de celle d'Aigrépine. « La modestie, bien sûr. » Il n'y avait pas à dire, cela faisait du bien de se retrouver en bonne compagnie, même si beaucoup diraient que celle de Bastien était discutable, afin de parler de sujets plus légers. « Je crois que le jour où je serais jaloux de toi, les hippopotames voleront mon cher. » Et que Bastien soit capable de tout pour grimper les échelons, il le croyait volontiers. C'était un ambitieux. C'était une qualité, quand cela ne poussait pas à bafouer l'honneur.

Mais au delà de leurs promotions, il y avait un autre événement que Melsant souhaitait fêter. Son futur mariage. Il titilla forcément la curiosité de Bastien en faisant quelques mystères, cherchant à savoir s'il serait potentiellement présent. Son aversion pour Grâce serait-elle plus forte que la perspective de faire la fête durant plusieurs jours ? Et plusieurs nuits. Probablement pas. Après, Melsant ne serait pas étonné que son ami lui adresse ses condoléances pour ce mariage, ou ne lui demande s'il n'avait pas perdu l'esprit de se lier à la belliférienne. Mais ce serait de bonne guerre. « Je te propose plusieurs jours de festivités, de sexe et d'alcool, aux frais des Séverac et du Duc de Sombreflamme. Tu es cordialement invité au mariage de Melsant de Séverac et Grâce de Sombregemme ! » Et il se fendit d'un grand sourire, non sans scruter les traits de Bastien, afin de deviner ses sentiments à cette annonce. Oh il n'y avait pas vraiment de surprise là dedans, tout le monde savait qu'ils étaient fiancés. La date du mariage, en revanche, n'avait pas été fixée jusqu'à maintenant. Mais la petite explication suite au désastreux couronnement, avait porté ses fruits et Melsant était plus prêt que jamais à lier sa destinée avec celle de la Voltigeuse controversée, mais qui avait le mérite de ne laisser personne indifférent.


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Sam 18 Aoû - 21:38

J’ai toujours apprécié la compagnie de Melsant, d’aussi loin que je m’en souvienne, même si, les premiers temps, il était peu probable que nous devenions amis. Après tout, nous ne sommes pas du tout issus du même monde, nos existences avant de devenir Voltigeurs sont tellement différentes que jamais nos routes n’auraient pu se croiser si nous n’étions pas passés par la caserne. Et le fait que ce soit en Sombreciel a probablement aidé à ce que les liens se tissent plus facilement, ce duché étant tout de même des plus accueillants avec ceux qui ne sont pas nés ici. Et j’ai réussi à m’y faire ma place, à m’y sentir réellement chez moi, alors que je ne pensais pas la chose possible.

Mais nous sommes là, quelques années plus tard, attablés, tandis que je lui sors mon plus beau sourire si empli d’arrogance que l’on doit probablement avoir envie de me faire valdinguer à l’autre bout de la pièce. Peu me chaud en vérité, tant que cela attire les regards sur moi et que l’on se souvient de moi, d’une façon ou d’une autre, le reste importe peu. « Tu n’imagines pas les effets néfastes sur l’humanité toute entière si je finissais par être tué à cause de cela. Prend garde mon ami, tu as un lourd secret à porter désormais. » Je sais que bien des gens me traiteraient de tous les noms avant de partir, mais pas Melsant. Parce qu’il sait que je plaisante, d’une certaine façon et, ce soir, l’humeur est des plus légères, même si je ne sais pas encore où je vais terminer ma nuit, quand bien même je sais de quoi j’ai envie. Je secoue la tête à cette pensée incongrue avant de me focaliser sur mon ami et de tousser un rire. « La modestie, c’est la clé ! Une qualité bien trop rare de nos jours et que je suis heureux de porter à bout de bras, surtout en cet instant présent. » S’il y a bien un qualificatif qui ne me sied guère, c’est celui-là. Mais j’ai beau être arrogant, je sais quelles sont mes limites. Après tout, c’est bien utile lorsque l’on cherche sans cesse à les dépasser non ? « En vérité, la modestie est l’apanage des personnes les plus égocentriques du monde. On se dit modeste pour recevoir d’avantage de compliments. Oh, je ne dis pas qu’il existe des gens assez sots pour l’être réellement, mais, la plupart du temps, je pense que c’est uniquement pour attirer l’attention. Et récolter tous les lauriers donc. »

Je hoche la tête, comme pour appuyer mes propos, non sans songer qu’il me faut un verre de plus. Que je commence bien entendu à boire, mon sourire se faisant encore plus large alors qu’il continue. « Rien que ces paroles transpirent la jalousie mon cher. Et tu sais, il n’est pas impossible que les hippopotames volent, tu devrais regarder plus souvent par ta fenêtre, tu pourrais être surpris. » En tout cas, j’apprécie ces retrouvailles, quand bien même je vois qu’il a quelque chose derrière la tête. Mais avec lui, tout peut arriver, à n’en pas douter. Je plisse les yeux quand il reprend la parole. Evidemment que plusieurs jours de festivités, de sexe et d’alcool à ses frais ne peuvent que me plaire. Et je suis sur le point de rétorquer quelque chose, finissant tout d’abord ma gorgée, quand je comprends ce qu’il en est réellement.

J’en recrache ma bière, aspergeant la moitié de la table alors que je repose bruyamment ma chope, le fixant, les yeux écarquillés. « Te marier ? Mais tu as perdu la raison ? Quelle idée saugrenue ! Et avec Grâce en plus ?! Laisse-moi deviner… tu l’as mise enceinte ? Elle te fait chanter ? Tu es devenu fou c’est bien cela ? » Je me penche vers lui, comme si cela allait m’aider à obtenir des réponses plus rapidement avant d’ajouter, narquois. « Remarque, tu as perdu la raison à l’instant où tu as posé tes yeux sur elle. Mais… pourquoi maintenant ? Quelle mouche a bien pu vous piquer tous les deux ? » Je ne déteste pas sa fiancée. Pas vraiment. Disons qu’elle a tendance à être meilleure que moi dans certains domaines et autant dire que je trouve ça particulièrement horripilant. D’autant qu’elle non plus ne croit pas vraiment en la modestie. Alors, forcément, entre nous, ça ne peut faire que des étincelles.

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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Mar 28 Aoû - 14:06


Un sourire un peu las se dessina sur les lèvres du Major l'espace d'un instant, à la mention de secrets à porter. Ce n'était pas vraiment comme si jamais encore il n'avait eu à en garder n'est-ce pas ? Son regard azuré se troubla, brièvement, avant qu'il ne porte sa chope à ses lèvres et ne décide de boire un peu pour se redonner contenance et ne pas laisser ses démons gâcher l'instant présent. Le passé appartenait au passé. Ses regrets ne servaient à rien. Il construisait l'avenir. Certes, il n'était plus le Cavalier, la Rose n'était pas vraiment l'idéal qu'il avait pensé et il servait un Empereur qui avait été tué, puis ressuscité par sa sœur, revenue d'un cauchemar. Pourquoi donc se laisser ainsi aller à la mélancolie, hum ? Il avait envie de rire tout seul à cette question absurde et pourtant douloureuse. Il n'avait pas vraiment parlé de cela avec Bastien. Ne lui avait pas demandé son opinion concernant ce qu'il s'était passé au couronnement d'Octave. Avait-il des doutes lui aussi, concernant son devoir ? Il n'en donnait pas l'impression mais Aigrépine était doué pour masquer soigneusement ce qu'il pensait pour n'offrir au monde que ce qu'on attendait qu'il soit. « Voilà une lourde tâche dont je m'acquitterai avec honneur bien entendu. »

Il se laissa cependant emporter par la bonne humeur et les fanfaronnades de Bastien. Ce qui l'avait agacé au tout début l'amusait désormais et il en jouait, poussant toujours le Voltigeur plus loin, jusqu'à se demander s'il avait une quelconque limite. Mais cette arrogance se doublait d'un grand sens de l'auto-dérision malgré tout. Parce que Bastien avait tout à fait conscience de ses défauts. « Tu dois l'être l'un des derniers survivants de cette espèce en voie d'extinction, il va falloir te préserver. » Cependant, Melsant plissa des yeux alors que son compagnon du soir se lançait dans un discours philosophique sur la modestie. Qui n'était pas dépourvue de vérité en plus. Même si le Séverac se massa les tempes pour signifier à son comparse que c'était bien trop intellectuel pour ce soir. « Voilà une façon bien singulière de présenter les choses, mais qui ne manque pas d'intérêt. Peut-être n'as-tu pas totalement tort. Donc, tous les gens modestes ne seraient que des hypocrites... ou des idiots ? » Il esquissa un sourire, la malice revenant dans son regard céruléen. « Tu n'as pas assez bu, tu es trop philosophe. A moins que tu es justement déjà trop consommé que ton esprit s'éclaire ? » Il rit, amusé. Avant de rétorquer à Bastien que jamais il n'éprouvera la moindre jalousie envers lui. Ce n'était pas dans le tempérament de Melsant d'envier qui que ce soit. « Je n'y manquerai pas. D'ici à ce que tu fasses voler un hippopotame simplement pour avoir raison... » Par quels moyens, il n'en avait aucune idée. Mais Bastien ne manquait pas de ressources et de fantaisie.

Et enfin, Melsant apprit à son collègue la raison de cette réunion, hormis fêter leurs promotions respectives évidemment. Le mariage de Melsant avec Grâce. Et il attendit évidemment que Bastien soit en train de boire pour se faire, ne manquant rien de la réaction de stupéfaction outrée de son ami. Il avait bien pris garde, aussi, de ne pas se retrouver en face de Bastien, histoire de ne pas se retrouver arrosé. « Je ne m'attendais pas à une autre réaction de ta part ! » Il se mit à rire bruyamment, avant de se pencher et de donner une grande claque dans le dos de Bastien. « J'ai probablement perdu la raison, oui. Mais l'ai-je seulement déjà eu ? » A lui de philosopher maintenant tiens. « Non, elle n'est pas enceinte, pas aux dernières nouvelles. » Et il y avait comme un regret dans sa voix, trahissant son désir réel de paternité. Encore un désir que Bastien ne comprendrait probablement pas. « Pourquoi maintenant ? Et pourquoi pas ? Nous sommes fiancés depuis bientôt un an. Il est temps d'officialiser les choses non ? » Cependant, il y avait effectivement un déclencheur et Bastien était un ami. « Disons que ce qu'il s'est passé au couronnement nous a valu une franche explication. La sécession d'Erebor, notamment. » Grâce avait donc définitivement coupé avec l'Empire pour suivre ceux qui lui avait octroyé un domaine et qui reconnaissaient sa valeur. Là bas, elle pourrait devenir Major. « L'avenir ne s'annonce clairement pas tout rose. Nous en avons conscience tous les deux. J'aurai pu rompre avec elle. Et elle avec moi. Parce que ce qui nous attend risque d'être compliqué. Mais aucun de nous n'a pu s'y résoudre. C'est elle que je veux comme Marquise d'Automnal, Bastien. Comme compagne de tous les jours, comme amie, comme complice, comme alliée et comme amante. C'est comme ça. » Il haussa une épaule, conscient que cela pouvait sonner comme bien trop romantique et donc sujet de moqueries. Mais il tenait de ses parents. Il aimait, d'un amour exclusif. « Qui sait, peut-être que tu connaîtras un jour ce sentiment. » Il lui adressa un clin d'œil, prêt à parier que Bastien allait s'exclamer d'un ton horrifié que les dieux le gardent d'être un jour sous le charme d'une seule femme au point de se lier à elle. Ou d'un jeune homme... Et il y avait bien un nom qui trottait dans la tête de Melsant d'ailleurs.


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Mar 11 Sep - 12:17

J’ai beau être particulièrement imbu de moi-même, égocentrique et j’en passe, difficile de ne pas rater son sourire un rien différent de ceux qu’il peut offrir d’habitude. Je fronce légèrement les sourcils, guettant un autre signe qui pourrait me mettre sur la voie avant de finir par souffler, plus par réflexe qu’autre chose. « Ah l’honneur… essaie de t’en acquitter tout court, ce sera déjà bien. » J’hésite un instant à lui demander ce qui peut le tracasser et je laisse filer un silence, comme pour lui laisser le temps de le faire, avant de loucher sur les bières généreusement remplies que l’on dépose devant nous.

Evidemment, j’ai un sourire narquois quand il reprend, laissant probablement filer le moment avant de hocher la tête, comme pour approuver ses dires. « Me préserver, exactement. Heureusement que tu comprends vite, je n’aurais pas besoin de m’échiner le reste de la soirée à devoir t’expliquer pourquoi c’est toi qui dois donc payer tous ces verres mon cher. C’est uniquement dans le but de me préserver. » Pour autant, j’arrive à me faire sérieux l’espace d’un instant, ou à être quelque chose d’approchant. Je bois quelques gorgées supplémentaires avant de hausser les épaules à sa conclusion. « Oh, je suppose que je ne dois pas généraliser, ce serait faire preuve de fermeture d’esprit et je ne suis bien entendu pas comme cela. » Un clin d’œil amusé alors que je reprends, toujours sur le même ton désinvolte. « Pour autant, tant qu’on ne m’aura pas prouvé le contraire, je classerais effectivement les modestes dans l’une de ces deux catégories. Voire les deux en même temps selon les cas. » Et je louche sur mon verre avant de secouer la tête. « Je n’ai probablement pas assez bu plutôt. Mais je compte bien y remédier, je n’ai pas envie de t’effrayer par mon intellect supérieur. » Ou je n’ai pas envie de trop réfléchir tout court, cela risquerait de me rendre plus morose qu’autre chose en vérité. Quand bien même je suis supposé être joyeux, avoir nombre de choses à fêter, je n’arrive pas totalement à ignorer ce qui ne cesse de revenir dès que je me retrouve seul un peu trop longtemps. Alors, je continue de me faire léger, moqueur, de faire comme si rien n’avait vraiment d’importance. Et, à sa remarque, je fais mine de réfléchir. « Je suis sûr qu’il y a moyen de s’arranger en plus. Quelques accessoires, un hippopotame coopératif et le tour est joué. »

Mais, pour le moment, il y a bien plus important. Ou grave, je ne saurais le dire. Melsant qui décide de se marier. Que ce soit avec Grace ne m’étonne guère mais, tout de même, quelle idée saugrenue. A ses propos, j’essuie ma bouche du revers de la main, renversant une partie du contenu de ma chope quand il m’assène une grande claque dans le dos. « Tu as bien choisi ton moment. J’en prends bonne note. Cela se paiera d’une façon ou d’une autre mon cher. » Et je hoche vigoureusement la tête alors qu’il reprend, comme pour lui confirmer que je pense aussi qu’il a perdu la raison. J’arque tout de même un sourcil et je le fixe un instant avant de tousser un rire. « Pour un peu, j’aurais l’impression que tu regrettes de ne pas l’avoir mise enceinte. Je dois m’attendre à ce que tu m’annonces bientôt qu’en plus, tu vas être père ? Laisse-moi un peu de temps pour me préparer mentalement, je t’en serais gré. »

Je me fais tout de même plus sérieux quand il évoque le couronnement ou la sécession d’Erebor, me fendant d’un silence compréhensif et ne cherchant pas à me moquer de quoi que ce soit. Et je reprends, sans faire preuve de ma morgue habituelle. « … compliqué oui, c’est le bon terme. Je ne méjuge pas des sentiments que vous avez l’un pour l’autre ou du fait que tu veux absolument d’elle comme épouse. Mais vous ferez quoi si demain Erebor nous déclare la guerre ? Ou s’il y a des combats ? Tu ne peux pas lui demander d’arrêter d’être… ce qu’elle est. D’autant que… » Je me penche vers lui, un mince sourire sur les lèvres. « Je nierais avoir prononcé ces mots, je te préviens, mais Grace est une des meilleures Voltigeuses que j’ai eu l’occasion de rencontrer. L’enfermer à Automnal serait du gâchis. Même pour te pondre une dizaine d’héritiers. » Et j’ajoute, en secouant la tête. « Et te contenter de clamer que c’est comme ça n’aidera pas vraiment face aux possibles détracteurs, tu le sais ? » Au reste de ses propos, je lève les yeux au ciel. « Les dieux m’en préservent. Ou préservent la personne pour qui je pourrais éprouver ce genre de choses. Je suis suffisamment insupportable en tant qu’ami, imagine ce que ce serait dans une telle situation. » Et je me suis habitué à ma solitude au fond, quand bien même je la masque plutôt bien en règle générale.

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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Jeu 20 Sep - 15:25


"Je ne suis pas Major pour rien, ne t'en déplaise." Melsant lui adressa un franc sourire alors que Bastien lui disait qu'il comprenait vite. C'était, certes, pour quelque chose de frivole, mais en attendant, Melsant n'était pas arrivé à ce poste par hasard. Et Bastien non plus au final. Il avait montré des qualités pour commander des hommes. Pour se montrer réactif et prendre des décisions dans l'urgence. De bonnes décisions. "Cependant, je pensais que c'était à moi de payer parce que j'étais infiniment plus aisé que toi." Il le taquinait. Melsant n'avait jamais vraiment fait étalage de ses biens ou de ses titres. Il ne se comportait pas comme un noble au dessus de la populace. Il était juste le supérieur hiérarchique des Voltigeurs et savait tout autant écouter quand il recevait des ordres. Son titre de noblesse ne comptait pas. La conversation continua sur l'humilité et la modestie donc, des qualités qui étaient des défauts pour Bastien qui exposa un point de vue assez intéressant sur la question. Et un éclat de rire sonore accueillit les propos du Voltigeur sur son intellect supérieur. Autant ne pas répondre, parce qu'ils risquaient de ne pas être d'accord et parce qu'Aigrépine ne se prenait de toutes façons pas au sérieux à ce sujet. Quant aux hippopotames... "Je serais curieux de voir ça." Était-ce un défi à l'intention de Bastien ? Bien sûr que oui. Et le Séverac s'attendait à voir un de ces jours un hippopotame voler près de sa fenêtre.

Après cette petite mise en bouche, le Marquis d'Automnal avoua enfin ce qu'ils célébraient dans cette taverne, ce qui faillit avoir raison de son collègue. Il n'était pas peu fier de son petit effet et prit un air totalement innocent à son reproche. "Je n'y peux rien si tu es aussi émotif." Cependant, la joie du Major se teinta de quelques ombres alors que Bastien soulignait un fait qui n'était pas anodin : une potentielle grossesse de Grâce. "J'ai 37 ans Bastien. Je ne suis plus un jeune homme. Bien sûr que je souhaite des enfants. Des enfants de Grâce." Même si c'était peut-être un vœu impossible. Grâce non plus n'était plus une jeune fille. Elle avait déjà eu 4 enfants. "Sans compter que j'ai un domaine à léguer à de futurs héritiers." Ce n'était pas la raison principale de son désir de descendance, mais cela entrait forcément dans la balance. "Tu as le temps de te préparer mentalement va. Il n'est pas encore venu le moment où je te collerais mon enfant dans les bras." Même s'il retenait l'idée, parce que la tête de Bastien à ce moment là serait probablement épique.

Cependant, après la plaisanterie, vinrent des sujets plus sérieux et Melsant fut gré à son ami de ne pas les tourner en dérision. Il y avait un temps pour plaisanter et un pour être sérieux. Et là, il avait vraiment besoin de converser sérieusement de ce sujet épineux. "Honnêtement, je n'ai pas de réponses à ces questions. J'ai eu beau les retourner dans mon esprit..." Il soupira. Non, il ne demanderait pas à Grâce de renoncer à ce qu'elle était, même si elle y renoncerait peut-être pour eux, si un jour, la situation l'exigeait. Mais il s'en voudrait probablement de lui imposer ce sacrifice. "Qu'as-tu fait toi, face à ta sœur ?" Il avait répondu du tac au tac, rappelant à Bastien que cette situation, bien qu'inconfortable, n'était pas insurmontable. Il hocha la tête à la suite, souriant légèrement à l'aveu de Bastien sur les capacités de sa fiancée. "Je ne l'enfermerai pas. Je ne l'empêcherai pas de voler. Nous aurons probablement une vie de couple assez inhabituelle, mais cela fonctionnera mieux ainsi que si l'un de nous doit renoncer à voler." Il pencha la tête, ajoutant tranquillement : "Les Mages de portail sont acceptés à Sombreciel et en Erebor. Cela nous facilitera grandement la vie. Et j'ai une famille suffisamment envahissante pour être ravie de pouponner si nous sommes indisponibles. Je n'ai pas choisi la facilité, Bastien. Mais cela ne rend l'expérience que plus trépidante. Et qui sait de quoi l'avenir sera fait ?" A propos d'avenir... Et de surprises. Rien ne laissait penser que Bastien ne pourrait pas un jour succomber lui aussi. Même s'il était convaincu du contraire. "Peut-être tomberas-tu sur plus insupportable que toi encore." Puis, il ajouta avec malice : "Tu vois encore Melbren ?"


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Message Sujet: Re: Il n'est de bonne soirée qu'en bonne compagnie   Ven 28 Sep - 11:44

Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres à sa répartie alors que je hausse une épaule. Et je souffle, d’un ton amusé. « Ils donnent des promotions à n’importe qui, surtout dernièrement. » Mais mon ton change imperceptiblement alors que je continue. « Et ce n’est pas ton grade qui fait de toi un homme d’honneur sur qui on peut compter, ne t’en déplaise. » Je laisse filer un silence alors qu’il s’amuse à me taquiner, non sans arquer un sourcil à ses propos. « Effectivement, cela nous ferait gagner du temps et économiser de l’énergie. Tu paies donc. Parce que tu as eu l’outrecuidance d’être bien-né. Voilà qui me paraît totalement juste et équitable. »

Je lui décoche mon plus beau sourire quand bien même je sais que jamais Melsant n’a mis cet état de fait en avant, que ce soit pour donner des ordres ou assoir sa position. Et je lui en sais gré. Après tout, rien n’aurait été plus agaçant d’être commandé par un incompétent uniquement parce qu’il est né dans la bonne famille. J’avoue que, par contre, j’ai du mal à vraiment saisir comment nous en sommes arrivés à ce défi de l’hippopotame volant mais, ma foi, puisqu’il le faut. Et je souffle alors, d’un ton rieur. « Ne te plains pas quand cela t’arrivera alors. Je décline toute responsabilité sur les conséquences que cela pourra avoir sur ta santé mentale. »

Mais je plisse des yeux à son attention, digérant tant bien que mal l’information alors qu’il m’annonce le pire ou peu s’en faut. Tout de même, quelle idée saugrenue de vouloir se marier. Mais il a l’air sûr de lui et surtout, bien amoureux de sa voltigeuse. J’ai un soupir avant de loucher sur mon verre et de souffler, avec un effort surhumain. « … et bien, au moins, tu n’épouses pas une pouliche sans cervelle qui se contentera de te faire des petits sans servir à rien d’autre qu’à décorer ton domaine. C’est déjà cela de pris je suppose. » Même si c’est Grâce. Enfin, dans le fond, je n’ai rien contre elle, au contraire même. Mais j’ai une réputation à maintenir après tout. Je me contente de lever les yeux au ciel quand il me dit avoir le temps de me préparer psychologiquement à l’idée d’avoir son enfant dans les bras, avant de me faire plus sérieux, une fois n’est pas coutume.

Et je pose des questions qui doivent fâcher. Un peu. Pour autant, je vois bien dans son regard qu’il a les mêmes interrogations, sans avoir trouvé les réponses appropriées. Et, à sa question, je sens mes mâchoires se contracter. « Tu sais très bien que j’ai fait face à cette petite idiote. J’ai tout fait pour qu’elle ne se fasse pas tuer. Et je ne lèverai jamais la main sur elle, même si à cause de cela je dois perdre mon poste de voltigeur. » Je me suis fait un peu plus sec que je ne l’aurais voulu. Parce que la situation me touche d’un peu trop près, quand bien même chacune de nos rencontres a été un vrai calvaire et la supporter… m’insupporte. Mais elle reste ma sœur et, quoi qu’elle puisse en penser, quoi que je puisse en penser, elle est plus importante que cette guerre. Je reporte mon attention sur Melsant, alors qu’il semble avoir réponse à tout ou presque. J’ai tout de même un sourire avant de souffler, songeur. « On dirait que tu as réfléchi à tout. Enfin à tout ce que tu pourras contrôler dans cette histoire. Je ne serais pas de ceux qui trouveront que c’est une mauvaise idée. Vous êtes assez vieux tous les deux pour savoir ce que cela pourra impliquer si la situation se dégrade. J’espère juste que ce que tu trouves trépidant maintenant ne sera pas un poids plus tard. Vous ne pourrez pas faire marche arrière. »

Je me fige au reste de ses propos, piquant du nez en direction de mon verre, histoire de garder un semblant de contenance. Et je rétorque, sans arriver à me faire aussi naturel que je le voudrais. « Possible oui. Quel rapport avec tout ça ? » J’aurais presque pu être crédible. Presque si je n’avais pas croisé Melbren tout récemment et si les choses n’avaient pas dérapées.

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