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 Sursaut du passé pour un nouvel avenir

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Message Sujet: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Sam 2 Juin - 22:20


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Adonis le Lys & Tim l'Escampette

Sursaut du passé pour un nouvel avenir

Rien d'autre n'est bénéfique que l'amitié



• Date : 5 janvier 1003
• Météo (optionnel) : Frais mais rayonnant
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Adonis depuis la mort d'Ortie est revenu à Edenia et ne se sent pas prêt à repartir à l'Académie pour l'instant. La venue de Tim à l'improviste va l'aider à reprendre pied.
• Recensement :
Code:
• [b]5 janvier 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3765-sursaut-du-passe-pour-un-nouvel-avenir#140656]Sursaut du passé pour un nouvel avenir[/url] - [i]Adonis le Lys & Tim l'Escampette[/i]
Adonis depuis la mort d'Ortie est revenu à Edenia et ne se sent pas prêt à repartir à l'Académie pour l'instant. La venue de Tim à l'improviste va l'aider à reprendre pied.

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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Sam 2 Juin - 22:25

« Adonis tu devrais retourner à l’Académie».

La voix de sa mère retentissait dans le magasin de bougies alors qu’Adonis s’attelait à sa tâche sans lever le nez de son établi. La mine sombre il ne releva pas la tête malgré les mots de sa mère. Il ne voulait pas l’entendre, il se fichait de ce qu’elle pensait et de ce qu’elle suggérait il cherchait simplement à retrouver un sens à sa vie. Pour lui la famille a toujours été primordiale. C’est donc en se rapprochant d’elle qu’il se reconstruisait peu à peu pour redevenir ce garçon souriant et joueur qu’il était il y a encore quelques mois.

« Adonis, tu pourrais me répondre quand je te parle ? » cette fois la voix se voulait plus ferme avec ce fond de douceur. Le plus jeune des le Lys posa ses outils et plongea son regard dans celui de sa mère non sans soupirer longuement.

« Pourquoi ? » une seule question qui ne trouverait pas de réponse alors que ses yeux restaient obstinément secs. Il avait bien trop pleuré et affrontait du regard la femme qui lui faisait face. Le visage d’Adonis était livide. Il ne courrait plus dans les prés, travaillait avec ses parents, rentrait à la maison, il ne voyait plus personne. Le jeune garçon qu’il était se tuait au travail pour étouffer ce chagrin qui ne partait pas comme cicatrice d’un instant de vie bien douloureux. Après un long échange sans parole Adonis récupéra ses outils tout en expliquant sommairement les raisons de son choix « Je ne peux pas y retourner tu comprends m’man ? Repartir là-bas, revoir les couloirs, la cour, là où elle est morte, je ne peux pas c’est tout ».

Telle était sa décision, peut-être pas aussi irrévocable qu’il le pensait pourtant. Il tourna le dos à sa mère et entreprit de confectionner une nouvelle bougie non sans se maudire sur une finition loin d’être idéale « Tu vois j’ai loupé ma bougie, elle pourra même pas être vendue ». Il était bon à rien depuis quelques temps. Depuis la perte de sa sœur, le plus jeune des le Lys se sentait inutile. Tout ce qu’il entreprenait se transformait en échec comme si en mourant Ortie avait emporté avec elle son inventivité et son imagination.

Il se leva le jeune garçon et s’éloigna de sa mère passant dans la pièce à côté. Il voulait simplement être seul pour réfléchir une fois de plus. Il savait très bien pourtant que cet instant seul ne trouverait pas de réponse. C’était comme cela à chaque fois de toute manière. Ses parents tout aussi détruits que lui étaient dépassés par l’attitude d’Adonis. Eux-même se demandaient que faire pour l’aider. Des amis d’Edenia venaient le voir tentaient de l’emmener jouer mais il n’en avait pas l’envie. Adonis était simplement devenu une coquille vide sans cœur, ayant perdu sa joie de vivre.

Il entendit la porte s’ouvrir et le « Bonjour » de sa mère mais ne tourna pas la tête. Toutefois il se sentait fixé le jeune mage. Le silence qui se fit dans le magasin lui fit mal à la tête. Ce qui se passait à cet instant n’était simplement pas normal. « Jeune homme vous vouliez quelque chose ?». Adonis soupira se demandait bien ce que l’inconnu voulait à sa mère par un mutisme pour le moins surprenant. Le mage non sans un soupir se retourna et se rapprocha de sa mère. C’est à ce moment-là qu’il le vit, Tim, son ami, son comme frère. Un instant il balbutia « Que… » avant de se reprendre « M’man c’est pour moi ».

Le revoir lui renvoyait tout son passé, ses joies mais aussi ses douleurs. Le jeune mage déglutit avec une peine non dissimulée. La présence du jeune garçon face à lui à cet instant avait une raison forte, il le pressentait ce pourquoi il balbultia « Je… » il n’avait pas de mot Adonis alors que Tim restait planté là fort probablement tout aussi mal à l’aise que lui. Il ne savait que dire ni que faire. Aussi stupidement que naturellement il articula non sans peine « Salut Tim ».

Deux mots qui abritaient des tas de questions mais aussi d’inquiétudes. Sur le visage d’Adonis l’on peut voir cette tristesse immense, cette perte d’espérance dans un avenir auquel il ne croit plus, cette perte d’identité simplement.
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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Dim 3 Juin - 14:56

« Merci beaucoup. » avais-je murmuré à Amaryllis avant que la porte de la chandellerie ne se ferme. J'étais au bon endroit. La voix de la femme m'avait directement picorée les oreilles en y reconnaissant une touche familière de chez Ortie. Ainsi donc c'était de sa mère qu'elle tenait sa voix au moins. Pas son physique. La voix d'Adonis était différente, peut-être tenait-il davantage de son père ou d'un autre membre de sa famille, je ne pouvais le dire. Mais Ortie était on ne peut plus présente dans cette pièce pour moi. Ce qui relançais une flèche fichée dans ma poitrine au souvenir de sa perte.

J'étais resté muet au bonjour, me limitant à un mouvement de tête poli en guise de salutation. J'étais resté muet ET immobile dans l'attente d'un signe pour me faire réagir complètement. Et le signe était venu me mâchouiller la gorge. Après une question nouvelle de la dame à laquelle je peinais à répondre trouvant ma langue bien sèche, je rencontrais les mirettes de mon ami, meilleur, comme frère. J'en restais coi un instant tandis qu'il dialoguait avec sa mère. Une pierre sembla tomber de mon ventre de soulagement. Le voir, lui, bien vivant me faisait un plaisir fou. Trop fou. Une émotion à la fois correspondait bien aux Cielsombrois, car focalisé sur ce seul plaisir de le voir réactif, je lui fondais dessus pour le serrer dans mes bras fortement sans plus de mots ou de réponses – ni même l'entendre au final. Sac dévalant mon bras, au sol.

« Adonis. » C'est l'unique chose que j'arrivais à sortir alors. Et je le serrais plus fort encore de peur qu'il ne s'envole hors de ma portée. Je serrais mes mains fortement au corps que j'encerclais, plus puissant depuis mes corvées sur l'Audacia. Sentir sa chaleur, éblouit par son contact, je sus véritablement que je ne l'avais pas perdu. Je senti un énième poids se libérer de mes épaules au moment où je desserrai doucement ma prise – me fichant bien pour le coup de l'effet que pouvait avoir engendré mes actions sur les parents présents.

Je m'éloignais de peu, étreinte terminée, gardant toujours néanmoins mes mains agrippées à ses avants-bras. Il ne s'échapperait pas. Il était là. J'étais là. Nous nous étions retrouvés. Je ne l'avais pas perdu lui. Et je l'observais sans tact d'un regard perçant. Il avait maigri. Ses joues s'étaient creusées. Des valises avaient trouvées doux refuge sous ses yeux. Son regard était moins vif, plus tiré et avait perdu toute nuance de gaieté que j'y puisais autrefois. La fatigue et la douleur se lisait partout en lui. « Je suis content de te voir. Si tu savais ! » Qu'aurai-je pu dire d'autre en cet instant ? J'hésitais à poursuivre devant ses parents, implorant des yeux qu'il trouve ma visite de bon sentiment, qu'il ne me chasse pas, désireux qu'il ai besoin de moi, de se confier, de nous confier l'un à l'autre et en privé de préférence. Il y avait des choses qu'on ne pouvait dire ouvertement à tous, des choses qui ne pouvaient être dit qu'à une minorité, ou à l'unique, et j’espérais si pas être l'unique puits de ses confessions, être un membre de cette minorité pouvant préserver ses secrets et le soulager. À jamais.

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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Lun 4 Juin - 19:21

A cet instant, Adonis ne sait pas s’il doit pleurer, rire ou quoi faire. La venue pour le moins surprenante mais d’un côté fort logique le déstabilise complètement. Il se réfugiait dans la solitude, cette attitude qui ne lui ressemblait pas du tout depuis quelques temps et cela n’avait vraiment rien de bon. Il laisse faire Tim lorsqu’il le serre dans ses bras. Sa mère à ses côtés est tout de même interdite mais ils s’en fichent tout deux. Plus rien n’existe pour les deux garçons sinon le plaisir de constater que l’autre est bel et bien réel. Selon leurs plus proches amis ces deux là étaient inséparables. Amis pour la vie ils se le sont promis même quand Tim a décidé de s’en aller à l’Académie et de le laisser seul avec Ortie. Désormais, Adonis n'a plus rien, tout reste à reconstruire. Le jeune mage se demande seulement si cet objectif n'est pas irréalisable.

Les yeux d’Adonis s’embuèrent un instant lorsque Tim s’éloigne en ne lâchant pas pour autant ses bras. Il est détruit Adonis et au travers de son regard il sait que son ami comprendra ce vide qui l'habite. Ils se sont fréquentés même pas une année mais leur complicité va bien au-delà d’un laps de temps bien trop court. Il laisse parler Tim et ses dernières paroles font émerger un minuscule sourire sur les lèvres du mage.

« Moi aussi Tim ». Il se défait de son étreinte non sans mal pour s’adresser à sa mère « M’man c’est mon ami Tim dont je t’ai parlé que j’ai rencontré à l’Académie on a tellement de choses à se raconter que nous ne pouvons rester ici tu comprends dis ? » Il la supplie du regard attendant une réponse positive de sa part. Le regard de cette dernière témoigne de la joie de revoir un minimum de lueur dans les yeux jusque là éteints de son fils. C’est donc naturellement qu’elle lui répond « Faites les deux mais revenez avant la nuit tombée voulez-vous ? ». Cette menace perpétuelle au dessus de leur tête elle n'a pas besoin de lui rappeler alors que déjà Adonis entraîne son ami Tim en dehors du magasin.

« Tu sais y’a un endroit idéal pour discuter tout ce dont on doit échanger c’est à l’extérieur de la ville tu sais les fameuses prairies dont je te parlais ? Tu n’es pas trop fatigué on peut y aller maintenant ? On peut aller ailleurs si tu veux ? » Il se soucie de son ami subitement et parle vite, bien trop à tel point qu’il s’essouffle ne se reconnaissant pas lui-même. Il se dit que Tim a du faire de la marche pour rejoindre Edenia et il ne veut pas qu’il s’épuise outre mesure. Après tout il est mousse sur une vivenef, il ne doit pas marcher aussi souvent qu’il le faisait au préalable.

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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Dim 10 Juin - 21:27

L’étreinte forte était achevée et pourtant elle persistait encore dans chacun de mes regards. Adonis comptait beaucoup pour moi. Pas comme Ygraine. Pas comme Ortie. Ni comme ma famille, grande famille. Mais comme personne à part entière. Il était exclusif à un sentiment que je pouvais clairement qualifier mêlé de fraternité et d'amitié. Il était simplement lui comme j'étais moi. Et à deux nous ne formions qu'un sur quelques degrés comme fragment de l'univers. Je constatais la douleur dans ses yeux, pas identique à la mienne j'en étais certain, et je serrai davantage une main sur son bras comme pour lui indiquer que je la partageais à ma manière tout autant. Ortie était sa sœur, son amie, là où elle avait été amie et aurait pu avoir été plus encore si j'étais resté à son contact. Ce que je n'avais pas fait. Ou ce que j'avais fait à quelques trop rares retrouvailles que pour tisser plus de lien entre nous. Une route de moins. Une.

J'étais content de ses mots. J'étais soulagé. La peur de le gêner ou de ne pas être, ne plus être, le bienvenu pour quelques raisons que ce soit s'était échappée à la seconde où j'avais vu son maigre sourire. Et j'était tout aussi reconnaissant qu'il ai saisi mon message non formulé que je l'étais envers sa mère qui comprenait que trop bien ce besoin de s'entretenir en privé. Elle avait perdu une fille... et je supposais qu'elle avait craint de perdre son fils également, physiquement ou mentalement. Alors sur un « Merci madame. » je me laissais guider par mon ami hors du magasin.
Ami, meilleur ami, comme frère, comme tout malgré ce court temps ensemble, qui s’inquiéta beaucoup plus pour moi que pour lui. Mes lèvres formèrent un sourire entendu comme léger – à la limite du moqueur. Si je n'étais pas moi, il y aurait malaise, on ne surmonterait pas cette étape.
« Pf. Tu parles à un mousse, à un presque pirate, glissais-je à son oreille en baissant d'un ton à ce mot. Il m'en faut beaucoup plus pour être fatigué. Toi, tu sous-estimes la vie sur une Vivenef. Alors bien sûr que je suis paré pour bouger ! » J'étais grand, je le devais pour deux. Pour briser cette espèce de glace, coquille, carapace, qui doucement s'était formée autour de lui. Je devais combler la fissure qui reliait son âme à la mienne. Et pour cela je devais me mettre à nu pour deux. Être tout simplement moi-même pour qu'il sache que malgré l'horrible situation dans laquelle il se trouvait, on se trouvait, il y avait toujours moyen de remonter. Et puis il sous-estimait mon travail sur l'Audacia également. Je courais sur la Vivenef, je ne faisais pas que m'asseoir gentiment. Et ma silhouette, même cachée sous quelques couches de tissus, marquait que j'avais de nouvelles armes à dispositions. Plus que des mots, mon corps commençait à démontrait quelques compétences prononcées pour les prochaines escarmouches dès que l'hivernage serait terminé. L'agilité je l'avais de base, mais l'Audacia la façonnait à sa manière pour qu'elle se montre adéquate et plus utile encore que d'origine pour les voyages qui m'attendaient.

Je continuais donc d'avancer, le suivant à la trace, me demandant jusqu'où nous irions avant d'enfin lui dire que : « J'ai hâte de voir ces prairies dont tu m'as parlé... même si j'doute qu'elles soient aussi vertes en janvier que ce que tu m'en as dit d'elles en été. »

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Dernière édition par Tim l'Escampette le Jeu 14 Juin - 20:58, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Lun 11 Juin - 22:28

Pour une surprise revoir Tim en est une pour Adonis. Il ne sait comment il est parvenu à trouver la chandellerie de ses parents ni même comment il est parvenu à Edenia mais à l’instant présent il s’en contrefiche. Les questions se succèdent aux autres alors que les deux garçons se retrouvent dehors. Avant de refermer la porte, Adonis a adressé un regard entendu à sa mère. Cette dernière frissonne à chaque fois qu’il s'éloigne de leur demeure. Pourtant cela ne l'empêche pas d’espérer qu’il retourne étudier à l’Académie. Le voir ainsi servir ses parents la satisfait dans un sens mais elle sait que son garçon n'a qu’une seule envie, celle de chevaucher.

Toutefois, une fois dehors Adonis s’inquiète de son ami. Il laisse sa curiosité de côté pour se soucier de sa fatigue. Cela serait totalement malvenu d’épuiser Tim. Sa répartie arrache un rire bruyant au jeune Adonis. Un rire fort longtemps retenu à tel point qu’il ne parvient pas à s’arrêter au point de se plier en deux. Cet éclat de voix lui fait mal aux côtes alors qu’il sent ses yeux pleurer. Sa joie est peu à peu remplacée par la tristesse qui l’étreint depuis des mois. Sans même comprendre pourquoi il s’assied sur un banc pour calmer ses soubresauts. Il faut qu’il se contrôle sinon il va finir par inquiéter Tim. Le jeune garçon est là pour vérifier qu’il va bien. Passer du rire aux larmes n’est pas l’attitude la plus adéquate dans ce genre de situation.

Il se relève ravalant ses larmes il regarde Tim droit dans les yeux avant de poursuivre :

« Mais Tim que fais-tu là ? tu, je… » il se tient la tête dans les mains fait les 100 pas « Tu n’imagines même pas à quel point cela me fait plaisir de te revoir aussi mais moi je, c’est douloureux à un point Tim tu n’imagines même pas ».

Il ne peut s’arrêter à énoncer toute sa douleur et sa crainte. Mais il le sait, il faut qu’il se contienne, qu’il écoute son ami « Et toi racontes moi ta vie là bas sur les flots, dis moi que tu es vivant toi au moins, moi je ne suis plus rien » dit-il en s’agrippant cette fois au bras de Tim le serrant bien plus fort qu’il ne l’aurait voulu. Il voulait être fort et ne pas parler de cette douleur mais la présence de Tim, son amitié l’en empêche. Avec lui, face à lui il peut laisser parler sa souffrance et sa douleur.

La distance est longue pour rejoindre la prairie convoitée par Adonis et il ne pouvait pas tenir jusque là ses questions et ses révélations. Il savait clairement pourquoi Tim était là, pour Ortie, pour s’assurer que lui allait bien. Toutefois, la rencontre avec celui qu’il considérait comme son frère sonne le glas de semaines de silence, d’un naturel effacé pour laisser la place à cette personne qu’il n’est pas ; il n’est qu’un gosse qui a tout perdu, qui ne sait pas où le destin le mènera, la seule chose dont il soit certain c’est qu’il ne veut plus perdre les liens établis notamment ceux de Tim, ce garçon qui est une part de lui-même, son énergie.

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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Jeu 14 Juin - 21:12

Adonis avait sûrement beaucoup à dire, beaucoup à confesser, et je déduisais facilement qu'il avait retenu beaucoup en lui en le voyant s'esclaffer ainsi. Il était du genre à contenir ses émotions avant d'imploser. Je lui rendis son sourire, sans pour autant hurler à la mort, j'étais sérieux dans mes propos au sujet de ma vie sur l'Audacia, mais je trouvais une joie réconfortante en le voyant ainsi. Sans doute avait-il versé des larmes d'un tout autre genre jusqu'à former des rivières chez lui et des océans dans ses yeux. Moi en tout cas, j'avais inondé le parquet de mon cousin – et de chez Lancelot l'Adroit.

Lorsqu'il reprit sa marche et se lança dans la parole, c'est tout sérieux que je repris, restant à ses côtés.

« Si, je peux imaginer. rétorquai-je piteusement. L'imagination avait toujours était une qualité chez moi. D'histoire en émotion, j'inventais tout comme imaginais affreusement bien les diverses situations de mes nombreux protagonistes. Et puis vu la douleur que j'avais éprouvé en apprenant la perte d'Ortie, je pouvais avoir une échelle de la souffrance qu'était la sienne. C'est une de mes nombreuses qualités tu sais. Même si on peut voir ça comme un défaut selon les moments. J'haussais les épaules en ricanant jaune. Je me riais de moi-même tout en le forçant à être lui-même à nouveau. V-Tu me manquais, alors j'ai tout fait pour venir. » Je n'expliquais pas les moyens, mais il y avait eu risque et peut-être y aurait-il répercussion. Je chassais ma situation d'un geste de la main typique de celui qu'on adresse à une mouche.

Et puis Adonis me serra le bras à son tour alors qu'il menait toujours la marche vers l'endroit de son choix dont il avait si souvent parlé et dont je n'avais pu qu'imaginer. L'entendre dire qu'il n'était plus rien me crispa et j'eu un pincement au cœur tandis que je reprenais. « Je vis au jour le jour en fonction du temps, des marées et des vagues. Pas facile parfois, beaucoup de fois même, si pas tout le temps en vrai, je te jure, mais on s'y fait. Et... je tournais mon regard sur lui, comme j'ai fini par me trouver en eux, tu te retrouveras obligatoirement. Et tu ne seras pas seul. Tu.n'es.pas.rien. » Fis-je lentement mais surement.

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Tim ~ #C44C51
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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Hier à 15:08

Les épreuves forgent le caractère d’un homme c’est ce qu’on lui a toujours dit au jeune mage mais il aimerait bien que la roue de son destin tourne et cesse d’être aussi sans pitié sur sa jeune personne. Revenir à Edenia était pour lui comme un retour aux sources pour retrouver une identité qu’il avait perdue. Cela fait des semaines qu’il travaille aux côtés de ses parents au lieu de repartir à l’Académie ; les larmes ne coulent plus il apprend à vivre de nouveau. Ce n’est pas sans raison que sa mère il y a quelques minutes lui a suggéré de repartir à l’Académie.


Toutefois quand il a vu Tim pénétrer chez lui à nouveau le vide l’a aspiré ; il a refait face à ce passé qu’il s’évertue d’oublier. Il est certes  heureux de le revoir mais cette rencontre le positionne face à ses erreurs et ses regrets. Aussi il verbalise ses peurs et ses douleurs envers son ami de toujours et la réponse qu’il en obtient l’apaise. Cela n’empêche pas Adonis d’entendre Tim se reprendre et il sourit doucement ;

« Tu aurais pu dire vous tu sais ; la douleur fait partie de moi je ne peux l’effacer toute manière je dois juste apprendre à vivre avec… » il hésite à poursuivre à enchaîner. Il se sent tellement coupable qu’il ne peut que murmurer ce qu’il pense « Ma culpabilité ».

Adonis ne sait pas si Tim comprendra ce qu’il sous entend ; ce n’est certes pas lui qui a tué Ortie mais il est en partie responsable. Le garçon ne parvient pas à s’ôter cette idée de la tête malgré toute les paroles positives que chacun a pu avoir pour lui. Les confidences de Tim sur sa nouvelle vie l’ébranlent peu à peu. Ses yeux se relèvent alors qu’il lâche le bras de son ami. Serait-ce donc cela la solution pour se retrouver ? Partir loin ? Voguer sur les flots et oublier la douleur de la terre ? Il est indécis le jeune mage et les révélations du mousse le plongent dans un désarroi on ne peut plus grand.

« Tu crois que j’pourrais y’aller moi aussi ? » une question ouverte  mais une réflexion pour lui-même ; il ne s’était jamais penché sur la possibilité de devenir mousse et la possibilité de ce fait flotte dans l’air telle une incertitude. Il invite Tim à le suivre alors qu’il recommence à marcher pour se diriger vers la prairie convoitée.

« Moi t’sais à la base j’ai toujours voulu chevaucher ; je les ai dessinés ces dragons » et il repense « Tu as toujours mon dessin que j’tai fait à ce sujet pour ton départ t’sais le dragon que j’vois des fois dans mes rêves ? » il enchaîne toujours de manière posée « Mais j’me demande, j’pense que j’en serai capable mais avec tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois et mes erreurs je me mets à douter ».

Ce matin en se levant Adonis ne pensait pas parler de son avenir lui qui vivait au jour le jour ; il se rend compte que Tim a raison et qu’il doit simplement croire en un avenir plus radieux le tout est simplement de le vouloir.

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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Hier à 17:48

J'avais fait l'erreur de me reprendre dans ma façon de parler, mais Adonis ne m'en tenu pas rigueur, il comprenait sans doute ma position comme trouvait plaisir – ou apaisement – à me voir intégrer la sienne à Edenia. Je l’espérais. Quand il indiqua sa culpabilité, c'est d'un hochement de tête que je concluais ce point en indiquant :

« On est tous coupable et responsable de quelqu'un ou de quelque chose. En tout cas, si tu as besoin de parler, n'hésites pas. Je t'écouterai. »

Je ne savais pas ce qui était arrivé à Ortie dans les détails. Je n'avais eu qu'une brève note d'Adonis m'informant qu'il était vivant et à Edenia vers la fin décembre. De la mort d'Ortie, ce que je savais, je le tenais de Matvei de Hvergelmir qui m'avait prit sur le fait lors de ma tentative d'entrer à l'Académie en catimini. Ce qu'il y avait eu entre mon ami et sa sœur, je l'ignorais. Cela n'avait pas dû être rose depuis l'épidémie puisque je savais ce qu'avait fait Adonis, il m'en avait tenu informé tout comme Ortie m'avait envoyé une lettre pour vider son linge sale (je m'estimais d'ailleurs autant flatté qu'elle se confie à moi que coincé entre eux deux que j'appréciais beaucoup) à ce sujet. Mais de l'épisode dans les jardins, précédent la fin d'une le Lys, c'était l'inconnue totale. Et Adonis était libre de se confier à moi à ce sujet s'il le désirait. J'aimais tirer les vers du nez... mais je tenais à préserver notre lien avant tout. Et à ne pas le brusquer aussi.

Je le préservais, le lien comme lui, en des mots plein de positivisme. Il n'était pas rien et, comme moi, il finirait par se trouver. Je fus surpris cela étant de l'entendre rebondir sur les flots. Et je fus surpris de l'imaginer voguer en ma compagnie encore plus. « Et pourquoi tu ne pourrais pas ? Je demanderai au Capitaine ou aux Seconds si ils recherchent du sang frais à embarquer pour la prochaine traversée si tu veux. J'adorerai te voir suer sur le pont et rouspéter des odeurs qu'on y sent à certains endroits. Tu verrais ainsi qu'il ne faut jamais sous-estimer le travail d'un mousse. Jamais. » Je ne pu m’empêcher de ricaner à imaginer pareille situation. La mer m'avait toujours appelé et c'est elle que j'avais suivi de tout mon cœur plutôt que la raison qui me disait de terminer mes études. Mais sans doute que, si j'avais poursuivi mes études, c'est moi qui aurait fini par valser par une fenêtre et non mon boulier.

Sauf que le cœur et peut-être la raison d'Adonis avait déjà trouvé un autre chemin à suivre. Il ne s'agissait pas de la vie de pirate mais d'une vie sans doute plus rangée et 'bien vu'. Manquait juste la motivation dissipée, envolée, avec Ortie. Il désirait être Chevaucheur. Il désirait voler au dessus des nuages, pas voguer sur les eaux d'Arven. Il choisissait l'air là où j'avais choisis l'eau. Il choisissait également le feu d'un dragon. Aura. Moi, je priais Messaïon et j'implorais les océans d'être cléments.

« Je l'ai toujours. Enfin, il devait être légèrement chiffonné et trempé avec le temps et les voyages, mais j'avais au moins le support. Le dragon dessus par contre bavait sans aucun doute, lui. Et si tu veux devenir Chevaucheur... bah je pourrai que t'encourager et supporter ta décision comme toi et Ortie l'avaient fait avec la mienne. Je suis arrivé à bord de l'Audacia. L'AUDACIA. Ce n'était pas rien à mes yeux ! J'ai même hérité d'un surnom ! Alors, si j'y suis arrivé, pourquoi, toi, tu te raterais ? »

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Tim ~ #C44C51
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Message Sujet: Re: Sursaut du passé pour un nouvel avenir   Hier à 22:39

Echanger avec Tim a toujours été plus facile pour Adonis et aujourd’hui confirme cet état de fait. A travers les paroles de son ami il reconnaît sa compassion mais aussi son non jugement. C’est pourquoi il le regarde fixement sans sourire à cette invitation à poursuivre. Pourtant il ne veut pas en parler ici au milieu de la ville.

« Pas ici » Ce sont les deux seuls mots qu’il parvient à articuler alors qu’une boule étrange est venue se nicher dans sa gorge. Le souvenir de cette épidémie, de ce geste symbole d’un amour profond hante ses nuits et ses journées. Il faut qu’il pense à autre chose, ce qu’il fait, mais il est des instants qui ne sont pas faciles à balayer de ses pensées.

Il parle d’autre chose pour évacuer ce trouble, il s’exprime même ouvertement sur la possibilité lui aussi de rejoindre les flots. C’est une discussion fort banale mais spontanée. Il n’a pas réfléchi, les mots sont sortis naturellement sans qu’il ne les contrôle. L’enthousiasme de Tim en réponse le fige sur place et il l’écoute déblatérer sur la possibilité de demander l’autorisation au capitaine. Le mage va pour stopper son ami mais il n’y parvient pas. Tim parle avec tellement d’entrain et d’envie que cela lui fait du bien. Il aimerait être comme lui, nonchalant et profitant de la vie. Il attend que son ami termine pour modérer ses propos.

« C’sûr j’crois que je n’ai pas la connaissance suffisante pour estimer le travail qui t’incombe ». Malgré des besognes fort probablement importantes et usantes Tim poursuit « Quoi qu’il en soit ton enthousiasme fait plaisir à voir, tu aimes ce que tu fais c’est un fait » il hésite mais questionne « J’en déduis que tu ne regrettes pas du tout ton choix  d’avoir abandonné tes études ? ». Il est curieux et avide de voir son ami s’exprimer encore et toujours. Le jeune mage pense réellement que Tim ne se rend pas compte à quel point il est sa bouffée d’oxygène dans ce monde. Le voir heureux lui fait oublier sa tristesse et sa douleur.

Ils ont recommencé tous les deux à avancer sur l’invitation d’Adonis. Il leur reste encore une bonne distance à effacer pour s’éloigner d’Edenia et les deux jeunes gens accélèrent peu à peu le pas tout en échangeant des banalités ayant comme fond les dragons et ce dessin qu’Adonis avait donné au jeune Tim. Il hausse un sourcil puisqu’il n’est pas dupe aux paroles du mousse

« J’présume que l’eau a un peu effacé les traits de ce dernier non ? » souriant « J’en r’ferai un ce soir, car bon toute manière t’vas pas repartir tout de suite hein tu restes dormir à la maison ? ». Il espère le jeune mage que son ami restera au moins quelques jours ; il ne veut pas le voir tourner le dos tout de suite, il souhaite le garder pour lui tout seul, pour remonter cette pente si abrupte. Les encouragements de ce dernier le font presque rougir et il murmure « Oui j’y arriverai, je suis un battant mais j’ai peur d’y retourner ; moi qui était enthousiaste quand j’y étais entré j’ai aujourd’hui peur de me perdre, moi, dans ces murs où la mort a rodé ».

Il avoue pour la première fois sa crainte de faire face à ces regards, ces jugements. Là bas à l’Académie il n’aura pas ses parents, il n’aura pas Tim, il n’aura personne ; il a peur de cette cour mais aussi du regard des étudiants, de ses professeurs. Lui y arrivera mais comment fera-t-il pour travailler sous le poids du jugement des autres ? Telle est sa crainte qu’il verbalise à son ami de toujours :

« Que vais-je leur dire ? Que si je n’avais pas donné ce philtre lors de l’épidémie elle aurait pu se défendre ? Mais d’un autre côté peut-être que c’était son heure aussi ? Toute manière ce n’est pas nous pauvre étudiant qui pouvons nous défendre face à cette Chasse » et il poursuit se fichant que d’autres l’écoutent « Mais tu sais que je lui ai hurlé dessus ? Que je lui ai dit que je la détestais ? Ce sont mes derniers mots pour elle, avant sa mort, alors que je l’aimais profondément » les larmes commencent à couler au moment où les paroles se succèdent ; il accélère Adonis, il ne voit plus où il avance, il se fiche de qui peut l’entendre ; ce garçon, son ami, Tim il entend sa détresse sans jugement et peut-être qu’à l’issue de cette rencontre il pourra passer à autre chose.

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