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 L'amour est un chant éternel

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Message Sujet: L'amour est un chant éternel   Mar 5 Juin - 16:57


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Manaël l’Ardence & Serenus Dardalion

L’amour est un chant éternel

ou juste passager



• Date : 15 avril 1002 (trame alternée)
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : privé
• Résumé : Serenus n’a pas encore récupéré ses souvenirs, il est toujours Capitaine de la Caserne de la Volte, et, depuis que sa femme l’a trompé, il s’est enfin décidé à tourner la page, dans les bras de Manaël.
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici : 15 avril 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3775-l-amour-est-un-chant-eternel#141178]L’amour est un chant éternel[/url] - [i] Manaël l’Ardence & Serenus Dardalion[/i]
Serenus n’a pas encore récupéré ses souvenirs, il est toujours Capitaine de la Caserne de la Volte, et, depuis que sa femme l’a trompé, il s’est enfin décidé à tourner la page, dans les bras de Manaël.


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Dernière édition par Serenus Dardalion le Jeu 7 Juin - 1:31, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Mar 5 Juin - 16:57


Le soleil se levait lentement, baignant de sa lumière le lit du Capitaine de la Caserne de la Volte. Le chevaucheur garda encore un moment les yeux fermés, profitant de la fraicheur matinale et du calme environnant. D’ici peu, les dragons allaient s’éveiller, commencer à s’agiter, et leurs cavaliers allaient faire de même. Il n’était pas rare que le Capitaine dorme dans la Caserne. Il avait beaucoup d’obligations qui l’obligeaient à rester le soir, et, il devait l’avouer, cela lui évitait de revoir sa femme. Il avait fait installer une couchette dans une pièce adjacente à ce qui lui servait de bureau, et cela lui permettait de profiter de quelques heures de sommeil soit la nuit, soit la journée, avant de reprendre le travail. Le métier de Capitaine n’était pas de tout repos, et le chevaucheur avait su s’adapter, grâce notamment à sa capacité de faire des siestes éclairs de dix ou vingt minutes. Il gardait constamment une attitude alerte, prêt à bondir sur le dos de son dragon pour un exercice, une mission, ou juste pour un vol de routine. Le Capitaine bailla. Qu’il était agréable d’être là, dans ce lieu qu’il avait appris à aimer. Il était né et avait grandi à la Volte. C’était son foyer depuis toujours, et, pour rien au monde, il ne désirait le quitter.

« - Cocorico ! Cocorico ! Le soleil vient de se lever, et il fait un temps magnifique. Debout mon grand !

- Encore quelques minutes Obédience… C’est un jour tranquille aujourd’hui…

- C’est sûr qu’avec la nuit que tu as passé…

Serenus Dardalion sourit, percevant l’amusement de son dragon. Obédience, du vol d’Emeraude, était son compagnon depuis de nombreuses années, et ils faisaient vraiment la paire. Tous les deux adeptes de la bonne gastronomie, ils étaient toujours à la recherche du meilleur endroit où ils pourraient déguster de bons petits plats (bons gros plats, pour le cas du dragon). Pour l’heure, ils en étaient arrivés à une seule conclusion : rien ne vaut un chevreuil cuit à la flamme de dragon. A peine eut-il pensé à ça qu’il sentit la faim de son dragon, et son appétit qui allait grandissant. Il se rappela qu’il devait rester de beaux morceaux de choix dans la réserve, mais peut-être qu’Obédience pourrait aller chasser, cela lui permettrait d’aller se dégourdir les ailes. Il sentit l’amusement du dragon devenir grimace. L’exercice ne serait pas pour tout de suite. Mais, plus tard, ils profiteraient d’un bon repas, Serenus en fit la promesse au grand dragon, qui accepta sans broncher. Quand il sentit qu’Obédience était en train de se régaler, il s’étira.

Sa femme allait encore lui demander ce qui l’avait retenu une nuit de plus à la Caserne. En tant qu’épouse Cibelane, elle dirigeait la maison, mais Serenus estimait qu’il n’avait plus aucun compte à lui rendre. Depuis qu’elle l’avait trompé, depuis qu’elle avait été voir ailleurs, depuis qu’elle avait été dans les bras d’un autre homme, Serenus avait chassé tout espoir de fonder un foyer solide et fort. Elle avait accouché d’un petit garçon, que Serenus avait appris à aimer comme son propre fils. Mais il ne pouvait pardonner à Elena. Il avait alors décidé de passer à autre chose. Il vivait toujours au sein de la famille, exécutait ses devoirs de mari et de père sans broncher, mais les relations avec sa femme étaient beaucoup plus distantes. L’enfant, ayant toujours connu cette situation, ne paraissait pas en souffrir, mais Serenus veillait à ce qu’il ait toujours le sourire aux lèvres. S’il y avait bien une chose que le garçon adorait, c’était Obédience. Le grand dragon le laissait monter sur son dos, et jouait même avec lui en crachant des petites flammèches sur des ballots de paille. Elena, de son côté, devait sans doute continuer à voir son amant, mais Serenus s’en fichait bien. Ils étaient certes mari et femme jusqu’à leur trépas, mais ils étaient aussi adultes, il estimait qu’ils étaient libre de faire ce que bon leur semblait.

Serenus avait donc tourné la page avec Elena. Il la laissait vivre sa vie, et il vivait la sienne, le seul lien qui les reliaient étant l’enfant. Tout allait donc pour le mieux pour le chevaucheur. Serenus se tourna vers la nouvelle personne qui partageait sa vie depuis quelques temps. Il enlaça le corps et respira cette odeur qu’il avait appris à aimer, cette odeur forte, musquée… Il embrassa la peau à la jointure du cou de Manaël et murmura un :

« - Bonjour mon poussin… Bien dormi ? »


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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Lun 11 Juin - 15:10

Qu'il était épuisé. Mais que l'épuisement avait du bon dans la source dont il provenait. Sans compter que le réveil était pour le moins agréable et bercé de douceur. C'était une matinée qu'il appréciait autant qu'il la détestait, car elle était synonyme de fin. De bientôt trop lointain à ses yeux. Il aurait préféré rester ainsi, roulé en boule, toute la journée. Sauf que naturellement il avait choisi d'aimer et de partager sa couche (ou celle d'un autre en l'état) avec une personne hautement occupée et chargée de hautes responsabilités. Un capitaine de Chevauche, rien que ça ! Il marmonna faiblement, l'esprit partagé entre éveil et sommeil – et bien décidé à opter pour le second. Il marmonna puis frissonna en sentant une fraîcheur lécher ses pieds. Que c'était désagréable ! Particulièrement friand du confort comme de la chaleur, il chercha cette dernière des orteils chez son partenaire et fini, sous le drap, par la trouver en collant ses plantes de pieds contre celles de l'autre l'homme. Là. C'était mieux. Bien mieux. Sauf qu'il le senti remuer... soit du contact en bas qu'il avait orchestré (choisissez lequel), soit parce que son devoir l'appelait.

« .ste. » Grincha t-il en bouffant presque l'oreiller. Suppliant qu'il ne bouge plus d'un pouce. Sauf qu'il bougea. Et il bougea plutôt bien même. L'enlacement, douce caresse,  fit émerger sa conscience totalement et le tira des bras de Niobé pour le donner à ceux de Serenus. Il soupira sous son baiser en imaginant déjà pleinement la suite. Et c'est d'un sourire en coin qu'il attendit son charmant, charmeur, chatoyant, chaleureux, chatisfaisant, cha-'Poussin.'-ton. Il ne l'avait pas vu venir. Et il se demandait bien quelle partie de lui pouvait être assimilée à quelque chose d'aussi petit et mignon... ses oreilles peut-être. Regard braqué sur un pan de mur, joue toujours collée à l'oreiller et détourné de Serenus, il battit des paupières avant de doucement se tourner vers lui – tout en prenant soin de garder son drap. C'était très important le drap, ça tenait chaud et ça gardait le mystère... et ça pouvait être tentant aussi. Serenus était tentant, avec ou sans drap.

« Oui mon lapin. fit-il d'une lueur moqueuse dans les yeux et d'un sourire espiègle. Il n'était pas lapin. Enfin... sur certains points il l'était... comme cette nuit par exemple. Sûrement. Tout comme lui l'était parfois aussi. Tu as raconté dans ton sommeil... Il prit appui sur un coude, voulant se redresser sur son flan sans pour autant vouloir quitter les lieux. Puis assez sérieux et sec continua, tu as parlé de ta femme et tu as murmuré son prénom. Et il relaissa tomber son autre bras sur Serenus, plus lourd, comme pour le contraindre d'oublier cette idée folle de le quitter, pour l'emprisonner entre lui et le matelas. Et sûrement aussi  parce-qu’il était quelque peu (beaucoup) contrarié de l'avoir entendu susurrer le nom d'une femme alors qu'il était dans ses bras. Les siens uniquement. Lui même n'avait jamais dit 'Raël' ou un autre prénom d'ailleurs, cela aurait été déplacé – et sûrement Serenus aurait mit fin à leur alchimie fusionnelle s'il avait su qu'il avait été voir ailleurs (et allait encore rarement). Laisse moi être ton étalon. Parce-qu’il l'avait été avant de le rencontrer, parce-qu’il l'était encore pour d'autres également. Mais Serenus n'avait jamais désiré. Sans doute, peut-être, parce-qu’il était 'un homme monsieur' ou bien parce-qu’il ne voulait pas ce que Manaël avait offert aux autres et souhaitait ainsi se différencier d'eux. Il prenait l'exclusif. Et Manaël le lui offrait avec plaisir. En tout cas, en cet instant, c'était sans doute la jalousie qui parlait pour lui. Et ne la voit plus. » Ne les voit plus jamais, se retint-il de dire en songeant à l'enfant qu'il avait eu avec elle.

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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Lun 11 Juin - 16:48

Il était jaloux. Son doux amant était jaloux. Serenus sourit, et se pressa un peu plus contre le corps chaud de son compagnon. Il glissa ses pieds sur les siens, lui offrant la chaleur que Manaël avait tenté de retrouver quelques minutes plus tôt, avant qu'Obédience se décide à jouer au coq matinal. Le Chevaucheur offrit sa chaleur à son poussin, lui cédant bien volontiers couverture et étreintes langoureuses. Il savait d'expérience que les matinées de printemps pouvaient se révéler encore très fraîches. Il avait assez passé de nuits à la belle étoile dans la forêt aux abords de la Volte pour le savoir. C'était d'ailleurs pendant une de ces nuits qu'il avait rencontré Manaël. Serenus, avide d'air frais et de liberté, avait fui la ville sur le dos d'Obédience dés qu'il avait achevé le travail qui lui restait. Il s'était réfugié dans la forêt, préférant de loin la chasse au chevreuil aux commentaires de sa femme. Celle-ci le supportait de moins en moins, et c'était réciproque. Serenus avait tué un beau sanglier, tandis qu'Obédience avait ramené un grand chevreuil. Ils avaient dépecé les animaux et mît à cuire sur un feu de bois. L'odeur était sans doute attirante car un voyageur, épuisé par le voyage, s'était présenté. Serenus, sans la moindre hésitation, lui avait offert une place au coin du feu, du vin et de la viande. Ce voyageur, c'était Manaël. Et, depuis lors, les deux hommes n'étaient guère restés longtemps séparés l'un de l'autre.

"- Surtout que vous allez très bien ensemble. Tu as vu la quantité de viande que cet homme peut avaler ?

- Pauvre de toi, c'est dur d'avoir de la concurrence.

- Un demi chevreuil ! Par les dieux, un demi chevreuil !"

Serenus sourit, amusé. Obédience était resté impressionné par cet exploit. Serenus avait certes aidé, mais Manaël allait sans doute rester longtemps dans la mémoire du grand dragon pour les capacités de son estomac. Le chevaucheur revint vers Manaël et le regarda se redresser sur ses coudes, se noyant dans ses yeux sombres. Il leva un sourcil quand celui-ci lui dit qu'il avait parlé dans son sommeil et, pire, qu'il avait marmonné le nom de sa femme. Il ne se rappelait pas avoir rêvé d'elle. Mais, si c'était le cas, c'était soit un cauchemar, soit un vieux souvenir de la période où ils étaient heureux, où ils étaient amoureux. Serenus frissonna. Quand il repensait à ses étreintes avec Elena, il était pris de nausées. Comment avait-il pu aimer une femme pareille ? Le chevaucheur se laissa coincer par le bras de Manaël et, tout en embrassant le muscle puissant, il lui dit :

"- Sans doute un cauchemar chaton. Tu sais très bien ce que je pense d'elle."

"- Une vraie ménagerie là dedans."

Le commentaire d'Obédience manqua de le faire rire mais, devant l'expression sérieuse de Manaël, il resta impassible, souriant juste de l'attention qu'il lui portait. Obédience avait terminé son repas et, sentant que son cavalier n'était pas prêt de se lever, s'envola à la recherche d'un point d'eau. Un bon bain lui ferait du bien. Rien de tel que le courant d'une rivière pour nettoyer les parasites et les feuilles. Serenus partagea pendant un instant la satisfaction de son dragon, l'encourageant à prendre son temps et à profiter de la fraîcheur de l'eau, avant de revenir sur Manaël. Son amant lui murmura de le laisser être son étalon, ce qui fit sourire de toutes ses dents le chevaucheur. Un sourire presque carnassier, prédateur. Il caressa la poitrine de Manaël, et sentit son coeur battre plus vite, plus fort quand il lui ordonna de ne plus revoir Elena. Si seulement cela pouvait être aussi facile... Le divorce n'existait pas en Cibella, et Manaël le savait très bien. Elena viendrait sans doute, tôt ou tard, réclamer de son mari que celui-ci entretienne le foyer, son salaire de Capitaine étant plus qu'alléchant. Et il y avait l'enfant.

Serenus pensa à ce garçon. Ce gamin qui ne lui ressemblait en rien, mais qu'il aimait comme son propre fils. L'enfant le considérait comme son père et souffrirait sûrement beaucoup si celui-ci venait à le quitter. Serenus, le regard dans le vide, se dit aussi qu'il était encore petit, et que la présence d'un autre homme dans le foyer pourrait l'aider à accepter une séparation progressive... Plus facile à dire qu'à faire. Sans parler du fait qu'Elena n'accepterait jamais. Le chevaucheur croisa le regard de son amant. Il devait l'avouer, il aimait Manaël. Oui, il l'aimait. Il ferait n'importe quoi pour être à ses côtés, même un tel sacrifice. Il caressa la joue piquante de la barbe matinale et se redressa lui aussi. Il lui souffla :

"- Si seulement c'était aussi facile..." Il baissa les yeux, regardant vers les couvertures, puis reprit avec un sourire : "Mais pour un étalon aussi bien équipé, je pourrais sans aucun doute faire un effort."

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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Aujourd'hui à 10:11

Le contact, leur contact, l'un pour l'autre, de pieds à pieds, de corps à corps, l'emplissait d'une joie farouche de posséder encore plus le Chevaucheur présent. Et il était certain que, si il avait été béni d'Aura, son Familier aurait été un chat. Possessif. Sauf qu'il ne l'était pas.

Il se plaisait encore à se souvenir de leur rencontre pour le moins imprévue. Il avait d'ailleurs cru mourir de bien des façons ce jour là comme d'autres avant. Espion de sa personne, sa prise d'informations sur une personnalité influente s'était relativement bien passée. Exception fait du mari qui était rentré plus tôt qu'hautement estimé. Il avait donc fuit, Manaël, fuit longtemps. La mort au trousse. Sa tête mise à prix comme un pirate de pacotille. Trop longtemps peut-être et sans doute. En mettant tout en oeuvre pour qu'on ne le reconnaisse pas jusqu'à la frontière atteinte. Ou une autre. Difficile de se rappeler et d'estimer la distance parcourue, la survie avait prit le devant sur sa logique. Et c'est Serenus qu'il avait croisé bien plus tard, agrippé à son estomac rongé par la faim. Il s'était déjà bien vu le tuer, lui arracher les os, le déguster tout rond – sauf qu'il y avait eu dragon en vue. Et que l'homme s'était avéré être un Chevaucheur. Une prise de risque dont il s'était abstenu, brodant sur l'histoire autour de sa personne tout en paraissant des plus convaincants. Un mensonge passait relativement bien quand il était camouflé sous une pointe de vérité. Il avait alors savouré le repas offert et avait plus tard octroyé une première nuit à l'homme en guise de remerciement. Sentiment qui avait changé au final depuis. Remerciement n'était plus qu'un jeu. Euphorie et amour prônaient partout où il le voyait, le couvant de ses yeux voraces dès que l'occasion se présentait. Il l’inondait de ses désirs quand ils se retrouvaient seuls. Et si Serenus s'était douté de quoique ce soit de son travail, il s'était retenu de creuser davantage chez son amant – chose que Manaël appréciait. Il désirait encore actuellement l'avaler tout cru mais pour d'autres raisons.

Quoiqu'il en soit, il était inutile de cacher qu'il n'avait pas apprécié entendre l'homme présentement nu sous draps marmonner des Elena après avoir gémit son propre prénom la veille. C'était insultant, irritant et plus que violent. Cela lui donnait des envies de faire appel à Raël... Raël et son beau tatouage en forme de main sur sa cuisse. Raël l'assassin qui l'aimait de manière tout aussi possessive que lui avec Serenus. Et Raël devait avoir d'autres amants également. Comme lui. Serenus le comblait, mais son travail et ses absences encore plus. Son cœur appartenait à l'un quand son corps appartenait à d'autres.
Il n'avait pas dit mot après avoir noyé de reproche par ses gestes son amant. Il l'avait laissé dire, parler de cauchemar, de persuasion et de surnom qu'il affectionnait – mais même s'il le croyait, il persistait la crainte de le perdre. Rien n'était jamais acquis pour de bon. Il se devait d'attiser l'étincelle, d'alimenter l'envie de Serenus face à son corps et à sa personnalité. Il fallait travailler pour le conquérir – chose qu'il estimait n'avoir fait qu'en partie, surtout en l'entendant encore rêver de sa femme. L'allumeur qu'il était n'avait su contenir la flammèche de la jalousie de devenir flamme ardente et puissante. Alors, outre le fait de proposer de devenir son étalon, il lui avait susurré de ne plus la voir – elle, cette gueuse infidèle ayant fait souffrir son cœur et le tourmentant encore.

'Si seulement c'était aussi facile.' souffla Serenus à le faire frissonner suivi d'une réponse qu'il attendait de beaucoup. Réponse qui aurait dû le satisfaire. Réponse qui aurait dû noyer sa faim et sa jalousie. Sauf que...

« Ça pourrait l'être, fit-il en se relevant doucement en position assise sur le lit. De sa droite, il prit la main du Chevaucheur, de son Chevaucheur, et la posa sur son torse à l'emplacement de son cœur. Fort tourmenté et passionné. Nous pourrions partir... tous les deux.... avec ton dragon. Ajouta t-il concernant Obédience dont il avait un jour jalousé mortellement son lien avec Serenus. Je pourrai te faire disparaître. Définitivement si tu le souhaites. Murmura t-il, telle une confession, à son oreille. Il était certain que Serenus savait le concernant. Des informations erronées, des faux corps. Tout. Il pourrait faire cela, qu’importe le prix, pour avoir Serenus rien que pour lui. Et fuir l'obsession de Raël par la même occasion. Raël et ce fichu gosse ET cette maudite femme reliée à son homme. Rien que nous. » Fit-il puissant en collant davantage la main de Serenus contre lui et en le privant de mots d'un long baiser forcé tandis que sa main gauche libre s'était emparée de la nuque de son amant pour le guider jusqu'à lui. Il ne laisserait pas glisser des mots qu'il ne voulait entendre.

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Manaël : #339966 & Creska : #CC6666
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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Aujourd'hui à 15:30


Si beau, si fort, et si dangereux… Manaël était décidément plein de surprises. Si Serenus avait fermé les yeux sur ce qu’il était, sur ce qu’il faisait, et sur les véritables raisons qui les avaient poussés à se rencontrer, il n’oubliait cependant pas que son amant était un prédateur. Il vivait selon ses instincts et, quand il avait une idée en tête, rien ne pouvait l’en détourner. Et, pour l’heure, la seule chose qui obsédait Manaël, c’était bien le Chevaucheur avec qui il partageait ses nuits. Serenus, attendri par l’attention que lui portait Manaël, se pressa un peu plus contre lui, respirant à plein nez son odeur, goutant sa peau du bout des lèvres. Quand son amant lui demanda de ne plus jamais voir son épouse, il lui avait répondu que ce n’était pas aussi simple, mais qu’il pourrait bien faire un effort. Il avait alors imaginé quelques possibilités de réponse de la part de Manaël. Ou il se mettrait en colère, prétextant qu’il était sérieux, ou il allait se mettre à rire face à son commentaire. Il s’était également attendu à la réponse que lui donna finalement son amant, mais elle le laissa de glace. Partir. Partir, pour ne plus jamais revenir. C’était une idée. La main sur la poitrine de Manaël, Serenus sentit sous ses doigts que son amant était plus que sérieux. Son cœur battait la chamade. Il battait par amour, et par passion pour le Chevaucheur. Serenus savait qu’il aimait Manaël, mais il avait maintenant la confirmation que c’était réciproque.

Son chaton lui dit qu’il pourrait le faire disparaitre, définitivement s’il le souhaitait. Et ils partiraient, eux deux, et avec Obédience. Si Serenus n’avait pas été lié au grand dragon, il aurait accepté sans hésiter. Mais Obédience avait le droit d’avoir son avis sur la question. Il se garda pour le moment de le lui dire, et réfléchit à ce que Manaël envisageait par : « faire disparaitre ». Il comprit que son amant voulait le faire passer pour mort. Mais comment ? Surement avec des faux corps, mais, rien qu’à cette idée, son âme de chevaucheur empreinte de justice hurla, indignée. Il avait juré de servir la noble cause des Chevaucheurs, de servir son duché, de protéger les populations. Son cœur lui hurlait de s’enfuir avec Manaël, mais son esprit lui souffla de rester prudent. Il avait réussi sa vie, il avait une bonne situation, un poste à responsabilité. Beaucoup de monde comptait sur lui. Un duché tout entier comptait sur lui. Il avait toute une Caserne à ses ordres, et il était reconnu de tous pour son courage, sa loyauté, et ses talents de meneur. Que se passerait-il s’il laissait tout cela derrière lui ? Qui irait diriger la Caserne ? Qui veillerait à ce que paix et sécurité règnent en Cibella ?

Il allait ouvrir la bouche pour répondre mais Manaël ne lui en laissa pas le temps. Il plaqua ses lèvres contre celles du Capitaine et l’emprisonna dans un long baiser. Serenus ferma les yeux, laissa la main de son amant l’attirer contre lui. Il l’enlaça, caressa son dos et sa nuque, tout en jouissant de la chaleur de ses lèvres. Serenus sentait le cœur de Manaël s’emballer, et cela l’aida à se convaincre lui-même de s’enfuir avec lui. Alors qu’il laissa sa langue apprivoiser celle de son amant, il tourna son esprit vers son dragon :

« - Obédience ? Des vacances, ça te plairait ?

Des vacances ? Qu’est-ce que tu me chantes là ? »

Serenus lui expliqua en quelques mots le projet de Manaël, et la réaction du grand dragon ne se fit pas attendre :

« - Mais il est malade ! Il a pensé à ton travail ? Aux gens qui comptent sur toi ? Il a pensé à ce qui arriverait si on était découvert ? Tu risques ta peau Serenus ! Et ton gosse ? Tu penses à ton gosse ?

- Mais il m’aime, et je l’aime. Il me veut Obédience.

- L’amour t’a rendu con ma parole ! Il est bien gentil ton Manaël, mais il a pensé à moi ? Comment compte-t’il me « faire disparaitre ? » »

Les lèvres toujours sur celles de son amant, Serenus ouvrit les yeux. C’est vrai ça. Un homme, c’était plutôt facile à faire disparaitre, mais un dragon… Surtout un dragon du gabarit d’Obédience. Serenus se rappela l’aversion qu’avait Manaël pour le dragon, au début de leur relation. Son amant avait été terriblement jaloux du lien qui les unissait, puis il s’était fait une raison. Mais Obédience, lui, n’avait pas oublié. Serenus se souvint également du regard de Manaël, avant qu’Obédience apparaisse dans son champ de vision. Un regard de tueur, de prédateur. Le chevaucheur avait fermé les yeux, préférant se fier à l’amour que Manaël lui apportait. Leur première nuit resterait à tout jamais dans sa mémoire. Jamais Serenus n’avait ressenti de pareilles sensations. Manaël l’avait littéralement fait monter au ciel. Le Chevaucheur sentit que son dragon ruminait encore, et lui conseilla de revenir, pour qu’ils en discutent face à face. Serenus préférait avoir son dragon sous les yeux. Le Chevaucheur laissa durer encore un peu le baiser et s’écarta pour monter à califourchon sur Manaël, assis sur ses cuisses, sans pour autant y mettre son poids. Il caressa la poitrine de Manaël, déposa un nouveau baiser sur ses lèvres et lui demanda :

« - Rien que nous… C’est tentant… Mais Obédience… Comment fera t’on pour le dissimuler ? »

Il se pencha pour l’enlacer et lui murmura à l’oreille :

« - Je t’aime Manaël, tu le sais… Mais tu me demande beaucoup… Que ferons nous, si j’accepte de m’enfuir avec toi ? »

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Message Sujet: Re: L'amour est un chant éternel   Aujourd'hui à 16:37

Le mettre dans l'impossibilité de lui refuser. Le mettre en position faible en le couvant d'un long baiser. C'était ainsi qu'il aurait gain de cause, ainsi qu'il affirmerait que Serenus était sien et l'inverse tout autant. Ainsi enfin qu'il aurait son oui. En lui faisant tourner la tête avec son air déterminé, sa passion et le pouls affolé de son cœur. C'était ce à quoi avait pensé Manaël en attirant les lèvres de l'homme à lui, pour le dominer, dominer ses pensées. Au ravin que sa requête et ses projets soient purement et simplement égoïstes. Au ravin les liens autres que lui qu'avaient le Chevaucheur. Au ravin son fabuleux parcours, seul l'instant présent et l'avenir à deux comptait. Et ce même si la manière d'y arriver montrait un obstacle impossible à franchir. Car c'est bien l'impossible que Serenus souleva alors qu'il quittait ses lèvres gourmandes pour se mettre à califourchon sur lui. Et il se laissa guider et dominer, Manaël. Comme si c'était à son tour de dominer dans cette pièce. Comme s'il ne l'avait pas déjà fait suffisamment la veille et la nuit.

Serenus lui disait oui, mais il y avait un mais. Un mais énorme. Un mais qu'il avait jalousé et qui à présent se mettait en travers de sa route. Manaël le regarda avec de grands yeux, comme s'il avait omit ce douloureux détail pourtant bien énorme de l'équation de son avenir avec son amant. Et il tressailli en entendant le murmure presque rassurant et pleine de bonne volonté de Serenus qui le dépossédait en un éclair de sa requête. Illusion brisée. Désillusion totale. L'espion se mit alors à élaborer des plans à la volée dans sa tête. Payer. Encore payer. Toujours payer. Pour se débarrasser d'un homme, cela pouvait être facile selon les qualités de l'assassin, mais se débarrasser d'un dragon... Serenus pourrait-il l'abandonner tout simplement, pour rendre la fuite facile et le tout envisageable ? Non. C'est plutôt lui, Manaël, qu'il quitterait même illico sans doute – déjà qu'il pensait à sa femme, alors s'il lui demandait d'abandonner son lien avec Obédience, c'était foutu, il lui claquerait la porte au nez. À lui et à sa folie des grandeurs. Est-ce qu'Obédience pourrait tuer un autre dragon ? Est-ce qu'un poison suffisamment costaud pourrait suffire à venir à bout d'un dragon – ou d'Obédience tant qu'on y était ? Mais est-ce que parmi toutes ces idées farfelues ne tenant pas la route, Serenus arriverait à lui pardonner ses caprices et ses folies ? Non. Il ne le regarderait plus pareil, plus comme à cet instant. Alors il n'avait d'autres choix que de retenir ses mots et garder ses pensées bien enfouies.

« Je trouverai bien une solution, fit-il simplement, d'un faible sourire, mais d'un regard qui pouvait déjà indiquer qu'il serait prêt à tout, à beaucoup trop. Et nous trouverions de quoi exploiter nos talents judicieusement ailleurs. Il se mit à réfléchir puis d'un sourire plus doux lança une idée toute aussi folle qu'elle était romantique. Imagine un peu. L'on pourrait trouver une île déserte et construire un chez nous. Ce ne serait pas si fou que ça maintenant que j'y pense. Une terre rien qu'à nous. Un océan pour nous. Notre propre lagon bleu. Idée séduisante, je ne te laisserai pas dire le contraire. À moins que l'idée de n'être rien qu'avec moi, humainement parlant, ne te suffise pas... ou ne te suffise déjà plus. » Et il était sérieux malgré son sourire. Il aurait presque pu redouter sa réponse. Quant à Obédience, elle trouverait bien compagnie ailleurs au pire, non ?

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