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 Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella

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Message Sujet: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin - 3:13




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.4

La Légion des Oubliés

28 juillet 1003



Intrigue animée par Lukazu


Des ovations funèbres


Val-Serein est en fête !
Gabin de la Volte a récemment été nommé major de division et les célébrations sont de mise. Une grande quantité de la haute et moins haute noblesse faë a été invitée à lever son verre en l'honneur du prince de Cibella et à profiter de la réception et du bal. Les gens de Val-Serein ne sont pas en reste et ont eux aussi la joie de célébrer l'événement, à coup de stands, animations et banquets pour ce soir. Tous profitent avec insouciance de ce moment.

Le bourg grouille de chants, de rires, de voix et chacun profite à sa manière. La demeure du maître des lieux n'est pas en reste. Dais, tables, chaises et buffets ont été installés dans les jardins pour permettre aux invités de profiter de la légère brise du début de soirée. Ils discutent, dansent et savourent les divers plats et boissons mis à disposition. Certains resteront jusqu'au bout de la nuit, d'autres rejoindront leur chambre ou leur propre demeure plus tôt. Toujours est-il que chacun a de quoi faire. Tandis que le jeune major ne manque pas de conversations à mener, les membres de son entourage ainsi que les nobles présents évoluent plus ou moins tranquillement entre la piste de danse et les tables. Quelques Chevaucheurs liés à Gabin se trouvent également sur place et profitent tout autant.

La soirée bat son plein jusqu'à ce que des bruits étranges résonnent au loin, a priori en provenance du bourg. Seuls quelques invités les remarquent, la majorité continue de s'amuser avec insouciance. Seulement, il devient vite impossible de ne pas remarquer les cris et l'agitation qui se rapprochent du domaine. Les musiciens finissent par reposer leurs instruments quand un groupe de gens apeurés se profile à l'horizon. Les gardes qui surveillent la soirée tentent de les contenir en attendant que le maîtres des lieux vienne à leur rencontre. Ils sont cependant si agités que la foule déborde et continue d'avancer jusqu'aux jardins.

Ils ont l'air terrorisé. Certains pleurent, certains sont blessés. La majorité ne souhaite qu'une chose : pénétrer dans la demeure de celui qui est censé assurer la sécurité de ses sujets. Ce qu'ils disent ne semble avoir aucun sens. Une armée d'êtres étranges a envahi le bourg. Ils sont partout. Ils sont complètement défigurés, certains desséchés. La confusion est maximale pendant un court laps de temps. Jusqu'à ce que les paroles d'un des sujets, moins agité, parviennent aux oreilles les plus proches : les morts se sont relevés.

***


Le groupe, composé d'agents de la Confrérie Noire et d'Erebiens en escorte sur ordre d'Anthim autant pour les guider que pour les surveiller, est forcé de constater qu'elles ne sont plus là. Celles qui restent ne sont pas en état physique de réellement se déplacer. La confusion est grande alors que les femmes et les hommes avancent sur les terres sacrées. Ils finissent par comprendre qu'elles se sont extirpées du lieu et ont dû se faufiler dans les failles des montagnes pouvant les mener à l'extérieur de la vallée funéraire.
C'est là, pourtant, que le clan chargé de surveiller l'endroit avait enfermé les momies quand elles ont commencé à se relever puis à sortir des tombeaux, répugnant à les approcher de trop près. Les morts possèdent une place sacrée dans la culture des Erebiens et aucun d'entre eux n'a osé poser une main sur elles.

Les faits sont là, cependant : les momies ont disparu et la situation devient soudain triplement critique.

Le but était simple, pourtant, pour les assassins : finaliser l'installation permettant d'accomplir le rituel qui aurait renvoyé les momies à leur sommeil éternel. Leur désertion chamboule tout et force les assassins à revoir leur plan du tout au tout. En effet,  les morts-vivants n'auraient pas dû fuir et ne sont censés être que des pantins sans volonté. Il faut croire que la mort de leur créateur, un mage du sang bien trop audacieux et inconscient pour son propre bien, n'a pas entaché leur instinct.
Le groupe quitte donc la vallée, les assassins transportés par les Voltigeurs erebiens qui leur ont été attribués durant leur séjour au sein du royaume indépendant. Les gardes, eux, restent sur place et s'occupent de prévenir les clans et Vivedune du retournement de situation.

Du ciel, tous peuvent constater avec effroi l'étendue des dégâts : non seulement les morts ont majoritairement traversé la frontière cibellane et envahi le bourg de Val-Serein, mais ils sont aussi largement plus nombreux qu'au début, comme une épidémie qui se serait répandue. Ils semblent être des centaines et des centaines. Certains ont l'air d'attaquer les gens sur place, mais la majorité se contente d'avancer dans une même direction.
Une fois le groupe à terre, les assassins décident d'enquêter sur les raisons qui ont poussé les momies à quitter la protection de la vallée et commencent à traverser le bourg pour remonter le flot de morts vivants.




Premier Tour

Consignes



IRL : du lundi 11 juin au lundi 18 juin (18h).
IRP : le 28 juillet 1003, fin de journée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable (Aaron (éphémère), Abigaïl, Anaïs, Anwar, Bartholomé, Gaëtane, Gauthier, Liam, Manaël, Niallan, Tom (Serenus) et Shahryar). Si ce n’est pas votre cas, un petit MP à la Fatalité et nous verrons pour vous intégrer au groupe !

• L'action se déroule aux frontières avec Erebor, au bas des montagnes qui abritent, en hauteur, les vallées funéraires erebiennes où sont entreposés les morts du royaume (carte). D'un côté sur la baronnie de Gabin de la Volte (Val-Serein), de l'autre sur le marquisat de Melsant de Séverac (Automnal). L'action est spécifiquement située sur les domaines des deux nobles et dans les deux bourgs qui leur sont attenants.

• Les groupes internes au sujet sont répartis comme suit :
– Abigaïl, Anaïs, Bartholomé, Gaëtane, Liam, Manaël et Niallan se trouvent sur le domaine de Val-Serein. Plusieurs personnages joués sur Arven se trouvent en tant que PNJ à ces festivités : il vous faut l'autorisation de leur joueur si vous en venez à souhaiter les inclure dans vos posts.
– Aaron (éphémère), Anwar, Gauthier, Tom (Serenus) et Sharyar se trouvent dans le bourg attenant au domaine. Ils sont accompagnés d'Anselme l'Heur, de six Voltigeurs d'escorte et d'un assassin outreparleur, tous PNJ. Seuls deux Voltigeurs d'escorte les accompagnent à terre, les autres s'en retournent patrouiller dans le ciel. Vous êtes libres de les utiliser avec cohérence et, pour tout doute, un petit MP à la Fatalité.

• Le tour couvre :
Pour les invités : les festivités qui se passent sans souci jusqu'à l'arrivée de la foule agitée et la révélation que des morts se baladent dans Val-Serein. Vos personnages peuvent réagir, éventuellement interagir avec des PNJ de la baronnie. Prenez en compte le fait que la panique est reine et que vous n'obtiendrez pas grand-chose de cohérent de la part de ces derniers.
Pour les assassins et les Erebiens : le moment où vous arrivez dans la vallée désertée, l'arrivée au bourg en proie à la panique et au chaos et la progression de vos personnages sur les lieux. Ces derniers peuvent interroger les habitants PNJ qui ne seront pas très cohérents, les aider s'ils l'estiment nécessaire, à vous de voir. Il faut simplement qu'ils gardent en tête leur mission : tenter de comprendre ce qui a poussé les momies à quitter la vallée en suivant le cortège des morts.

• Limitations :
Pour les invités : pour l'instant, vos personnages ne peuvent ni rejoindre le bourg de Val-Serein, ni aller se réfugier dans la demeure. Ils ne sont pas encore en contact avec les momies.
Pour les assassins et les Erebiens : pour l'instant, vos personnages sont dans le bourg de Val-Serein, au milieu des habitants et d'une partie des momies, mais ils ne doivent pas encore rejoindre le domaine du baron et les invités.
– La magie est complètement déréglée à proximité des momies : seuls les enchantements mineurs ont des chances de réussir. La raison n'est pas encore connue.

• Comportement des momies :
Il dépend principalement de qui elles étaient avant leur mort et de ce qu'elles pouvaient faire. Certaines se montreront légèrement agressives à l'état normal, d'autres pas du tout. Par exemple, une ancienne courtisane adoptera une attitude bien moins agressive si elle est attaquée ou bousculée qu'un ancien guerrier ou un ancien mercenaire. Autre exemple : un coureur des sables (garde messager des tribus erebiennes) avancera plus vite que la moyenne. Vous êtes donc libres de décider quels types de momies vos personnages vont trouver sur leur route. De plus, elles semblent errer sans but et n'ont pas d'intelligence propre : si elles se retrouvent face à un obstacle, elles ne chercheront pas à le contourner ou n'auront aucun geste pour s'en défaire. C'est principalement le hasard qui leur permettra de reprendre leur route. Enfin, Il est possible de blesser une momie, mais elle ne ressentira aucune douleur et cela ne l'empêchera pas de continuer à avancer – à moins d'être réduite à l'état de tronc, bon. Attention : elle peuvent prendre feu, mais leur 'chair' ne sera pas détruite : elles resteront simplement en feu et continueront d'avancer.

• Vous êtes en Cibella : il fait encore chaud, mais une brise aide à rafraîchir la température. La nuit n'est pas encore tombée.

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre chacune de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon il faudra aller payer le surplus en boutique. :argh: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, n'a pas de limite de mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

• Bien sûr, si doutes et interrogations il y a, direction le QG du sujet. :hug:


Bonne chance, valeureux dragonnets ! :angel:





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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin - 20:32

Il était difficile de définir à quel point Shahryar pouvait être en colère voire même empli de rage pour ce qui était arrivé dans les vallées funéraires d’Erebor. Il n’avait pas suffi aux habitants d’Arven de voir l’empereur Octave revenir du royaume de Sithis qu’ils souillaient désormais le territoire sacré protégé par les thaumaturges erebiens ? Fils des Khamsin et profondément bercé par les croyances de son clan, Shahryar n’avait pas masqué son dégoût lorsque la nouvelle était venue jusqu’à lui et lorsque Solal l’avait missionné personnellement. Bien entendu, il avait accepté de se rendre en Erebor pour aider à la demande du sultan, et ce sans la moindre hésitation. Il se doutait bien que les Khamsins s’étaient débarrassés des fauteurs de trouble qui avaient réveillés les morts, et il espérait bien que leurs cadavres seraient jetés en pâture au désert. Pour sa part, il aurait la tâche avec ses frères et sœurs de la Confrérie Noire de renvoyer les défunts aux portes du Sans Visage, là où était leur place. Alors la nuit du 26 juillet, c’est dans les bras de Victorine qu’il l’avait passé pour calmer le feu de colère qui chantait dans ses veines. Les deux Adeptes avaient depuis quelques mois l’habitude de se retrouver de la sorte, et le fait qu’ils partaient tous deux ensemble pour cette mission n’empêchait en rien ce petit rendez-vous. Car au matin même, ils partirent ensemble avec les autres assassins pour Vivedune et rencontrer Anthim d’Erebor.

L’entretien avec le sultan passé, les assassins se séparèrent pour mener à bien leur mission. Un groupe en Sombreciel, l’autre en Cibella. C’est dans la vallée funéraire à la frontière du duché de la Magie que se rendit l’erebien, transporté comme ses frères de la Confrérie par les griffons d’escorte d’Anthim. Le plan semblait parfaitement arrangé, pensé dans les détails, mais personne ne s’était attendu à ce que les momies éveillées finissent par leur fausser compagnie. Les tunnels des vallées étaient nombreux et s’allongeaient en profondeur des les montagnes, mais de là à penser que les défunts cadavres trouveraient le moyen de percer le mystère labyrinthique et s’enfuir ? C’est pourtant ce qui arriva lorsque les Lames pénétrèrent dans les grottes pour constater l’absence des momies.

« Elles n’auraient quand même pas traversé la montagne… ? » C’est pourtant bien ce qu’il craignait, le fils des Khamsin qui, bien que peu familier de cette vallée savait que bien souvent, elles pouvaient être très étendue, parfois même jusqu’à la frontière voisine… « Il faut s’assurer qu’elles ne sont pas sorties d’ici... » Avait-il alors dit à l’Ecoutant présent, Anselme, ce qui incita sans doute chacun à reprendre place auprès des griffons pour surplomber les montagnes. Il avait l’espoir, l’erebien, que les carcasses des morts ne soient pas allées trop loin, mais en vérité, tous ignoraient depuis combien de temps celles-ci étaient parti des vallées funéraires.

***

Par Sithis… comment était-ce possible qu’elles soient aussi nombreuses, ces momies ? Quand s’étaient-elles toutes rassemblées pour marcher ainsi sur les routes cibellanes à la frontière avec Erebor ? Le pire était arrivé, ce qu’avait craint intérieurement Shahryar, et les nombreux cadavres levés qu’ils pouvaient tous voir depuis les hauteurs n’en était que l’ultime preuve. Comment allaient-ils pouvoir garder cela secret ? De ce qu’il savait, le sultan Anthim n’avait partagé qu’à son peuple et aux assassins de ce terrible événement, mais maintenant que les momies avaient quitté les murs de la vallée et se baladaient librement, il serait difficile de taire cela… Et si elles s’étaient éparpillées ? Comment feraient-ils pour les rassembler et effectuer le rituel prévu par les Ecoutants de la Confrérie ? En observant l’avancée des momies cela dit, il ne fut pas difficile de remarquer que toutes semblaient se diriger au même endroit. Lequel exactement, c’était impossible à dire, mais la longue ligne que semblaient représenter le troupeau de momies vu du ciel semblait indiquer une direction claire. Linéaire. Etaient-elles distinctement attirées par quelque chose ?

Il fallait agir et en tant qu'assassin, Shahryar répondrait à la mission pour laquelle ils avaient tous été appelés. Aussi furent-ils déposés au sol par les griffons, à proximité du cortège de mort qui ne semblait porter que peu d’attention aux habitants du bourg. Pauvres habitants dont les cris de terreurs résonnaient de partout. Peu étaient pourtant ceux attaqués par les cadavres, tout du moins c’est ce qu’avait pu constater Shahryar.

« Il doit certainement y avoir une raison qui les poussent à aller dans cette direction. » S’était-il alors exprimé à l’intention de ses frères assassins. C’était là une évidence, mais il n’aurait su dire quoi exactement les attirait. Il connaissait bien mal Cibella, mais il devait bien y avoir un rapport avec pour que toutes les momies se soient déplacées de la sorte.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin - 22:24

Ah, elle était fière Gaëtane !

Si sa soeur l'avait profondément déçue, ce jour elle était contente de faire partie de la même fratrie que Gabin. Au moins, lui ne l’a trahissait pas. Au moins lui faisait son petit bout de chemin au point de l'emmener jusqu’à devenir major de division. C’était donc une Gaëtane toute sourire qui discutait avec les invités, a vanté les prouesses de son petit frère. On était loin de la Gaëtane du début de l’année qui avait creusé une tranchée - disait-on - à force de tourner en rond de rage. Mais Gaëtane était connue pour ne jamais agir par hasard… Sainte Patronne des opportunistes, elle avait une idée en tête la Gaëtane. Avant de se résoudre à utiliser une potion, un mage de sang ou à voler un enfant dans le harem d’Erebor, elle avait posé toute son attention sur son frère : Gabin. Elle ne pouvait avoir les enfants de Gabrielle qu’à cela ne tienne, Gaëtane avait eu vite fait de lui trouver un remplaçant en la personne de Gabin. Alors, ces festivités étaient le lieu idéal pour trouver une future femme à son frère et surtout une bonne mère qui saura enfanter des filles !

***

En pleine discussion avec Bartholomé d'Ansemer au sujet des accords commerciaux et de libre passage que la Duchesse avait passé avec Anthim d’Erebor, elle s’arrêta subitement au milieu de sa phrase. Des cris et de l’agitation se firent entendre au loin.  Y’a du grabuge très chère… Elle leva les yeux au ciel, dépitée qu’est-ce qui venait encore briser ce moment de célébration en Cibella ? Gaëtane était déjà agacée, elle pensait déjà à une ruse ou un sabotage de la part de l’Ordre…

Elle soupira.

Elle hésitait entre faire celle qui n’avait rien vu ni entendu (comme d’habitude). Laisser son frère prodigue se débrouiller, après tout ce sont ses sujets avant tout… ou faire quelque chose. Si c’était l’œuvre de l’Ordre comme elle le pensait, elle en avait assez et elle ne se laisserait pas faire !

 « Qu’est-ce encore que cette histoire ? » L’air hautain et dédaigneux, Gaëtane se décida, à contre cœur, à venir prêter main-forte à son frère. Oh, encore une fois, elle ne le faisait pas pour les âmes blessées et en pleure qui l’exaspéraient… Elle le faisait, car elle soupçonnait l’Ordre et qu’elle ne supportait plus de voir le Destin s’acharnait sur les mages et les Cibellans.

 « Par Sibra, Gabin laisse les passer ! Donnez-leur un peu de vin.» Les Chevaucheurs étaient déjà en alerte devant les invités et les nobles présents.  « Un peu de calme enfin ! » cria Gaëtane qui ne s’avança pas plus dans les spéculations. Elle les aurait bien menacés de les tuer si ces derniers n’arrêtaient pas de chouiner, mais elle était consciente que cela ne ferait qu’empirer la panique ambiante.

Elle se sentait responsable. Ils étaient en Cibella, attaqués en Cibella ? Les Ducs Faës étaient là. Les nobles et les grands noms. Les enjeux étaient importants et Gaëtane ne voulait pas d’un drame sur son sol…

C’était surement déjà trop tard…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin - 12:26

Mission inhabituelle pour la Confrérie. Ils travaillaient seuls, d’ordinaire, et, quand plusieurs étaient mandatés sur la même opportunité, c’était que la situation était sérieuse. Ajoutez à cela que deux Ecoutants faisaient partie du groupe, et vous obtenez pour l’Adepte du Poison l’impression vague que la chose requérait toute son attention. Et encore, ça, c’était ce qu’il avait pensé quand on lui avait demandé de prendre part. Maintenant, après avoir masqué son visage, après avoir suivi ses consoeurs et confrères en Erebor, il se rendait bien compte que tout ça était encore plus gros qu’il n’avait pu l’imaginer.

Mission exceptionnelle pour une situation de crise dont aucun, encore, n’aurait pu mesurer l’ampleur du désastre. Ils s’étaient séparés en deux, le quadragénaire né faë se retrouvant assigné dans la vallée la plus proche de son duché de naissance. Logique. On passerait volontiers le voyage en griffon.
Accompagné de ses frères – certains en méritant dans son cœur plus le titre que d’autres – et sous bonne escorte erebienne, ce qui se comprenait, Gauthier avait été constater les dégâts. Comment en parler autrement ? Là où auraient du dormir des corps à qui la vie avait été arrachée depuis longtemps, ils n’avaient trouvé que le vide. Et le Cibellan avait retenu du mieux qu’il avait pu sa perplexité, laissant l’impression d’urgence s’installer à la place. Beaucoup trop s’étaient échappés. Et s’il n’avait rien dit, rapidement il avait senti que la situation se parait d’allure de crise.

La mort était quelque chose d’inéluctable, de respectable et à respecter. Peut-être était-ce dû à ses dix-huit années de service à la Confrérie, ou bien cela remontait-il à plus loin encore, mais la simple idée que l’on puisse jouer avec l’une de ces règles fondatrices de l’univers le retournait. Ce n’était pas tant pour ce qui advenait aux dépouilles, ou pour le respect de ce que la personne avait été : c’était pour échapper à la juridiction d’un dieu. Quel être en ce monde pouvait se croire ainsi au-dessus des lois ?
Les morts, en tout cas ces derniers temps, ne semblaient pas vouloir rester en place. Il y avait eu Cibella, le théâtre et l’appel de ces milliers d’âmes massacrées. Il y avait eu l’empereur, auparavant, le jeune ressuscité. Et maintenant… Maintenant, il y avait des corps desséchés qui s’échappaient d’Erebor. Non, franchement, 1003, c’était l’année où Sithis devait avoir du mal. Peut-être était-ce une juste balance, face à la Chasse qui décimait les hommes ?

Le griffon, à nouveau. Les portails, c’était tellement mieux.

Lorsqu’ils retrouvèrent le sol, Gauthier se fit soudain très attentif, autant à ses compagnons qu’aux cadavres qui déambulaient. Pourquoi Cibella ? Parce que c’était le plus près ? Parce que la magie qui les imprégnaient les attiraient sur cette terre où elle imprégnait chaque être, même en d’infimes proportions ? Il ne savait pas.
Les momies lui faisait penser à un énorme troupeau de vaches. Il garda cette réflexion pour lui : s’il avait pour les défunts un peu de respect, ce n’était rien comparé aux Erebiens, et il doutait fortement que, entre les deux voltigeurs présents et Shahryar, ils apprécient qu’il compare leurs morts à des bovins. M’enfin quand même, à les voir avancer bêtement tout droit en ignorant les vivants apeurés, tels les pantins libérés de leurs fils qu’ils étaient…
C’était comme des vaches, quoi.

« Une raison qui n’est pas liée aux vivants, manifestement. » répondit-il sans regarder Shahryar, voix familière, occupé à observer un couple fuir devant l’une d’entre elles… Qui n’en avait rien à faire. Des vaches, vous dis-je. «  Si elles avaient un but destructeur, le village aurait du en faire les frais. » Y avait-il un cimetière sur leur chemin ? Etaient-elles attirées par leurs congénères décédés ? Il ne s’était pas aventuré aussi près de la frontière d’Erebor, plus jeune. Peut-être aurait-il dû. Il se souvenait des contes qu’il avait consigné dans son carnet, à propos des morts ; des histoires de tombes vides, souvent de simples racontars. Des contes. Et pourtant les assassins étaient, pour l’heure, entourés de morts sortis de leurs dernières demeures qui filaient à leur rythme vers l’intérieur des terres.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin - 20:20

Le comte du Val-d’Or avait été particulièrement satisfait de l’escorte des deux compagnes lors de son anniversaire. C’est pour cette raison qu’il a fait appel de nouveau à la Guilde et précisément à Anaïs pour assurer sa sécurité et celle de son épouse lors des festivités en l’honneur de Gabin de la Volte. Une fois arrivée au comté Anaïs adresse ses respects au maître des lieux avant de l’accompagner lui et son épouse jusqu’au leu de la réception. Elle sait être discrète, rester à sa place tout en assurant une tranquillité certaine à ses clients. Dans un sens l’homme ne risquerait rien entouré de la plus haute noblesse qui soit lors de cette fête. Pour Anaïs ce travail ne pouvait se dérouler que parfaitement. A son arrivée elle avait reconnu quelques visages familiers : Abigail, Manaël. Ils n’étaient pas là pour s’amuser et leurs rôles étaient définis bien en avance.

C’est pourquoi une fois arrivée sur les lieux, Anaïs s’adresse au comte du Val-d’Or « Monsieur le comte nous sommes arrivés, je vous laisse vous joindre aux personnes ici présentes, je reste en retrait mais n’ayez crainte je garderai toujours un œil sur vous ». Des paroles faites pour le rassurer mais il n’en attend pas d’autres pour rejoindre les nobles présents.

Anaïs se faufile parmi les personnes surveillant chaque fait et geste autour de son client. Elle est armée et n’hésitera pas à se servir de son épée si la sécurité de ce dernier s’avérait être en jeu. Elle regarde l’homme rire et profiter des festivités. La conscience d’Anaïs fait qu’elle ne parvient pas à se détendre, un pressentiment l’étreint comme si quelque chose ne tournait pas rond à l’heure actuelle. Elle adresse un signe de tête discret à Manaël à peine plus loin. Il est affecté à la garde de Gabrielle de la Volte et elle ne saurait le déranger dans sa mission. De toute manière, il n’est pas l’heure de converser ni même de se détendre alors que les nobles semblent tous prêts à s’amuser des heures durant faisant fi de ce qu’il pourrait bien arriver.

La soirée avance et avec elle les clameurs des invités sous la musique environnante. Toutefois, la jeune guerrière perçoit ce bruit sourd qui fait tourner la majorité des têtes présentes vers le bourg. Son sang ne fait qu’un tour alors qu’elle joue des coudes pour se rapprocher du comte et de son épouse. Les murmures s’élèvent, la crainte remplit l’assemblée. Puis elle entend une femme qui souhaite ouvrir les barrières pour accueillir des personnes dans le besoin. Elle se retourne pour apercevoir un groupe de personnes apeuré. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe et reste sans voix à l’invitation de Gaëtane. Anaïs est une femme du peuple et elle n’a rien contre accueillir les nécessiteux. Toutefois concilier son devoir de protection du comte du Val-d’Or et comprendre ce qui sème un tel trouble la plonge dans un désarroi. Elle ne peut rien faire si ce n’est rester vers son employeur. La main sur son arme elle choisit pour l’instant de ne pas la sortir et à l’attention de l’homme et son épouse elle s’exprime d’une voix blanche sans appel :

« Restez vers moi ne vous avancez pas ; reculez je ne sais pas ce qu’il se passe mais il convient que vous restiez en arrière ». L’homme est bléme. Il n’a pas pour habitude de se battre. Sa femme semble tout aussi effrayée. Ils se soutiennent tous deux mutuellement. Anaïs détourne son regard du couple pour accrocher d’autres regards celui de Manaël ou d’autres protecteurs. Elle sait au fond d’elle-même qu’il faut protéger le peuple, Gaëtane a raison mais quel prix sera à payer pour ce sacrifice ? Ils ne savent pas après tout ce qui conduit ce groupe à chercher refuge, quelle est cette menace qu’ils fuient ? Anaïs aimerait comprendre mais il est trop tôt. Pour l’instant il faut juste protéger tous ces nobles apeurés.

La main posée sur le pommeau de son épée elle est désormais prête à dégainer. Elle ne peut pas fuir avec le comte et son épouse, ils semblent tous ensemble prisonniers de quelque chose, d’une fête qui pourrait vraisemblablement virer en cauchemar. Un frémissement parcourt son échine. Cette situation n’est pas sans lui rappeler ce théâtre et ces visions d’horreur. Là les cris sont réels, la peur aussi. Viendra le moment dans cette soirée où elle pourra agir elle l’espère.

spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin - 21:03

Loin. De la mer, des vagues, du sable fin des plages, de l’odeur iodée de l’océan, du vent salin. Loin d’Ansemer. De tout cela.

C’était une distraction fort appréciée, et l'occasion était belle pour discuter avec la haute noblesse de Faërie en ces temps incertains d’un calme tout relatif. La position que Gabin occupait à présent méritait les honneurs qui lui étaient offerts en cette soirée de fête. Bartholomé était passé le saluer, l’en féliciter, avant de se mêler aux convives et d’échanger quelques discussions avec les uns ou les autres.

Il est arrivé un peu plus tôt, le duc, et a prévu de profiter de l’hospitalité offerte par le jeune baron quelques jours encore. Les collines et les terres de Cibella sont un paysage qu’il trouve particulièrement ennuyeux. Au loin, il n’y a pas l’océan vivant et tempétueux qui anime l’horizon. Il n’y que cet infini de champs et de terres, de boisés et de quelques étangs. À table, on leur sert ces plats de grenouilles et d’escargots, dont ils semblent tant raffoler, mais la saveur de ceux-ci égale difficilement celle des langoustes ou bien encore des moules et des pétoncles qui sont riches des saveurs de la mer. Le soleil est chaud, aussi, malgré le vent qui tempère un peu la chaleur qui autrement se ferait accablante. Il ne raffole pas de ces voyages en plein coeur du continent, le duc. Déjà contraint à rester à terre pour gouverner, au moins la présence de l’océan l’apaise. Ici, il n’y a rien qui permettre à son coeur et ses envies de faire ancrage. Néanmoins, cette-fois il avait accueilli le déplacement avec beaucoup plus d’entrain qu’il ne lui en aurait été l’habitude. S’éloigner un peu de la mer et du palais et des murs de son univers ne pouvait que lui être bénéfique.

La fête était déjà bien entamée, et il avait finalement rejoint Gaëtane pour discuter un peu. Le duc et la duchesse n’avaient pas souvent l’occasion d’échanger ainsi de vive voix alors que pourtant ils s’étaient retrouvés tous deux en faveur de Gustave de Faërie depuis les premiers pas vers sa prise de pouvoirs. C’est que le duché mère, bien que voisin de celui des Océans, était loin. Les vastes étendues de terres qui séparaient leur frontière et Port-Liberté était presque inhabitées, et Ansemer se plaisait bien plus des échanges maritimes que de ceux qui se faisaient par les convois terrestres, bien qu’ils soient nécessaire, particulièrement durant les mois d’hivernage.
Ils discutaient des derniers accords que la duchesse avait conclus avec Erebor, et bien que Bartholomé soit d’avis que tenter de rallier le royaume du sable à leur cause ne pouvait être mauvais, il se demandait si dans la foulé ce n’était pas précipité et qu’ouvrir ainsi la frontière ne puisse leur nuire.

Aussi, c’est la réaction de Gaëtane que le duc remarque avant d’entendre distinctement les cris et l’agitation qui semble régner un peu plus loin. Il tourne la tête pour tenter de voir ce qui se trame avant d’emboiter le pas à la duchesse. Les gens qui se pressent et veulent venir se réfugier semble apeurés, paniqués, certains ont l’air blessés, même.  « Rassurez-moi que les Erebiens n’ont pas profité des termes de vos accords pour envahir le bourg de votre frère. » qu’il glisse à la duchesse, mais il a le sentiment qu’il s’agit d’autre chose.

Et toutes ces réunions de la noblesse qui semblent toujours être le théâtre d’événements plus absurdes les uns que les autres. Qu’est-ce, cette fois? Et est-ce pire que la guerre ?

Ansemer n’était peut-être pas si mal, après tout…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin - 22:26

Il se senti étouffer un faible instant dans cette foule. Sa respiration fut prise de cours en voyant l'ombre d'anciens souvenirs dans le visage d'anciens coéquipiers vieillis par les années. Et aujourd'hui comme depuis, Chevaucheurs – contrairement à lui. Lui, devenu Protecteur. Excellent protecteur. Il releva le menton fièrement, le regard aiguisé comme une dague tranchante, à quelques pas en retrait de l'objet de sa protection. La magnifique Gabrielle de la Volte, si douce, et si enviée de ces autres dames. Comme si leurs voix ne se suffisaient pas à lui faire tirer la gueule, il fallait qu'elles ajoutent des gloussements de poules et des commérages. Ces gens de la haute qui n'ont qu'ça à faire, pensa t-il toujours fort attentif envers la princesse et ses alentours. Attentif et imperturbable malgré les commentaires de Creska sur les choses qu'elle avait loisir d'admirer depuis en haut. Attentif malgré un léger signe de tête de salutation rapide à une personne qu'il reconnu, Anaïs Belécu, elle aussi affairé à la protection d'un noble.

Il observa tantôt Gabrielle et Gabin, la vedette du jour, promu au titre de Major. Promotion qui n'était pas sans rappeler son plaisir d'en temps. Il le méritait. Il ne le connaissait pas personnellement, mais l'appréciation des autres Chevaucheurs en disait long sur ses compétences. Puis Gabrielle et la Gaëtane, enfin et surtout, Gabrielle et Antonin. Ceux là tout du moins et en partie n'avaient pas droit à un regard de chouette posée sur leur personne. Regard qui attira peut-être par la suite celui du prince. Prince qui après échange discret avec sa fiancée, l'interpella et le congédia de quelques minutes pour 'saluer les Chevaucheurs, sûrement d'anciens compères', ce qui était juste, ils l'étaient, ce qui rendait l'offre encore plus épineuse de cœur. Offre, cadeau, don, vacances de la couveuse, qu'il accepta poliment en se soustrayant après avoir échangé sa place avec un autre.

L'histoire de quelques temps à féliciter, à échanger, et à cacher une légère amertume à la mention de Tempérance. Non sans quelques coups d'œil automatique vers le couple princier. 'Ca se gâte du côté des montagnes, là', lui lança un coup Creska avant de tournoyer au dessus en poussant des cris d'alertes. Cris camouflés par d'autres, humains. Les bandelettes marchent ! Il ne comprit pas tout de suite avant d'entendre un homme crier aux morts. C'était difficile à croire et pourtant il ne se donna pas la peine d'y réfléchir, comme un pantin articulé et guidé par les fils délicats d'un marionnettiste – et avec précision, sa main gauche jeta son verre à terre (qu'il n'avait pas goûté) tandis que sa main droite se saisit de son arbalète, aidée ensuite de la gauche, quant au reste de son corps, il s'était dirigé vers le couple, poussant au passage des gens agités.

« Restez derrière s'il vous-plait. » lança t-il directement à la princesse tandis qu'après un signe de tête entendue à un autre protecteur, ce dernier se plaçait plus à l'arrière au cas où il viendrait en tête à quelqu'un de profiter de la situation pour outrepasser leur protection et tuer Gabrielle. C'était peut-être après tout le but de cette agitation, faire passer un assassinat. Elle était bien entourée, la princesse, et il faudrait lui passer sur le corps pour ne toucher qu'à un cheveux d'elle. Peut-être étouffait-elle aussi, encadrée de toutes ces perches épaisses et musclées. Peut-être.

Il ne tarderait pas à les voir arriver. À voir arriver les coupables de cette agitation. Même s'il avait dur à croire que des morts s'étaient levés – encore une fois.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 13 Juin - 18:24

À cheval, il suivait son client, se frayant un chemin au travers de la foule et des étals. L'ambiance festive qui régnait dans le bourg donnait envie à Niallan de s'y arrêter. Il savait que là où ils se rendaient, l'atmosphère ne serait pas la même. Ici les gens riaient aux éclats, une musique entraînante faisait s'agiter bras et jambes de chacun en rythme. Tout autour d'eux les effluves alléchantes de la bonne chère en train de rôtir, de griller, de mijoter imprégnaient l'air. Bien qu'il ait mangé peu de temps auparavant, le guerrier sentait l'eau lui venir à la bouche. La plèbe se pressait autour de ces étals où elle échangeait une copieuse portion contre quelques pièces. Niallan aussi aurait volontiers donné quelques pièces, et bien plus encore, pour pouvoir goûter à ce qui se préparait ici. Mais cette plèbe parmi laquelle il se sentait à son aise n'avait visiblement pas une place de choix dans le cœur de son client. Le nobliau qui le précédait chevauchait droit comme un piquet, comme pour se grandir davantage - il en avait bien besoin - et s'élever encore un peu plus au-dessus de ces gens qu'il toisait de toute sa suffisance. Le menton levé il s’efforçait d'afficher un port régalien, refusant de s'abaisser à contempler ceux qui grouillaient autour de lui. Comme pour nier l’existence même de tous ces "pouilleux", son regard portait au loin, sur sa destination qu'il commençait à apercevoir. Niallan se moquait intérieurement de cet imbécile et de sa comédie, il méprisait les nobles dans son genre. Cela dit la noblesse avait souvent ceci d'enviable que le manque d'argent s'y faisait moins souvent sentir. C'est d'ailleurs par besoin de liquidités que le guerrier avait accepté ce contrat. Un salaire honnête et une courte durée, parfait. C'est également le besoin d'argent qui l'aidait à supporter son client.

Au fur et à mesure que la journée avançait, la chaleur se faisait de plus en plus ressentir. Harnaché comme il l'était dans son gambison long, Niallan pestait tout bas tandis qu'il suait à grosses goûtes. Depuis le temps qu'il s'était promis de s'offrir une protection plus adaptée à l'été, il se jura de s'en occuper dès son retour à La Volte. Il observait son client se donner de grands airs au loin, hocher la tête avec conviction alors que les conversations battaient leur plein. Alors qu'ils étaient arrivé sur le lieu des festivités le noble avait été très ... clair. "Allez donc vous occuper ailleurs et laissez- moi profiter de cette petite sauterie en paix. Allez, Bzzzit, de l'air." lui avait il dit en lui agitant sa main sous le nez. De l'air il avait été ravi de lui en donner. Cependant sa conscience professionnelle le poussait à garder un oeil sur lui. Déformation professionnelle ou non, le guerrier avait malgré tout fait le tour des lieux et surveillait les environs tandis qu'il refusait tour à tour apéritifs et digestifs qui lui étaient proposés. Il grappillait de quoi manger quand il lui sembla percevoir comme des cris au milieu du brouhaha ambiant. Une main sur le pommeau de son arme il s'avança vers l'entrée tandis qu'il percevait de plus en plus nettement la rumeur de la panique. Rapidement il vit la foule, affolée. Elle était retenue tant bien que mal par les factionnaires et tentait de forcer le passage. Il jura, avala le dernier petit canapé, frugal mais délicieux, qu'il avait déniché et s'en retourna au trot vers le noble dont il avait la charge. Alors que celui-ci le vilipendait, exigeant de connaître la raison de cette agitation, Niallan aperçut du coin de l’œil une silhouette familière.

- Anaïs ?! Ah je vois, toi aussi un contrat t'a amené ici. Dit-il en pointant du menton le comte qui un instant plus tôt parlait avec son client. La guerrière avait rapidement réagi, elle était d'ores et déjà entre ses clients et le danger. Heureuse coïncidence. Voilà ce qu'on fait, tu gardes un œil sur mon client une minute le temps que je sache ce qui se passe ici. Il avait tout juste achevé sa phrase qu'il s'en allait déjà, empêchant toute contestation. Il avait confiance en elle, sa priorité sera évidemment son propre contrat mais elle ne le laisserait pas tomber. Mais il était certain qu'elle le lui ferait payer.

Alors qu'il revenait sur ses pas il put constater qu'une noble, la maîtresse des lieux s'il ne se trompait pas, avait opté pour la solution du chaos. La foule se déversait littéralement depuis l'entrée, manquant de piétiner tous ceux sur son passage. Niallan attrapa une femme au vol, réclamant des explications.

- Ils sont partout ! Partout ! Les m... Elle n'eut pas l'occasion de finir sa phrase que le courant de la foule l'emportait au loin. Le guerrier tenta tant bien que mal d'obtenir des informations claires, en vain. Sa patience atteint rapidement ses limites lorsqu'un homme le percuta de plein fouet. Il attrapa le pauvre bougre par le col, le gratifia d'une claque sonore pour le calmer et le questionna.

- Bien voilà ce qu'on va faire, tu vas m'expliquer ce qui se passe. Avec des phrases courtes, en prenant ton temps. Après quoi je te lâche. Vu ? L'homme hocha frénétiquement la tête. Avant de se mettre à bégayer, secoué de tremblements.

- L-Les m-m-mort messire, les mort m-marchent. Des c-cen-centaines et des c-centaine. Partout dans le b-bourg.

Niallan lâcha prise. Resta un instant immobile, le regard figé. Ce que venait de lui dire l'homme n'avait pas de sens. Et pourtant, pourtant la population fuyait apeurée. Il se reprit et s'en retourna vers Anaïs. Il la prit à part pour éviter que les nobles n'entendent et ne paniquent.

- Bon ... hum visiblement, les morts marchent, et ils sont nombreux. Très. Encore une connerie de  mages si tu veux mon avis. Si t'as une idée de la marche à suivre, je suis preneur. Sa main gantée se crispa un peu plus sur le manche de son arme.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 15 Juin - 20:42

Les morts ont été profanés.  Lorsque la nouvelle te parvient, une rage bouille en toi sans que tu ne puisses la contrôler.  Le sultan ton frère n'a pas eu besoin de te mander pour que ta volonté soit faite.  On ne pardonne pas un tel affront aussi facilement et il faut redonner à vos ancêtres, à ceux qui ont bâti votre peuple pierre par pierre, ce repos qu'ils ont bien mérité.  Il ne te faut que peu de temps pour être prêt à partir quand on te le demande.  La précipitation découlant de l'urgence de la situation n'a toutefois pas su être suffisante.  Vous êtes arrivés rapidement dans la vallée funéraire, mais une fois que vous y poser le pied, il n'y a nulle momie, ou plutôt, il n'en reste quelques unes, trop abîmées pour avancer.  Pourtant, c'est exactement à ce moment-là que l'horreur de la situation te frappe encore plus.  Quelque chose se joue de vous, quelqu'un a tenté de se frotter à des situations plus grandes que lui et voilà le résultat.  Un mot monte en toi et se dirige vers Sithis.  Pour lui demander pardon au nom de ces inconscients qui ont osé jouer dans son royaume, pour qu'il vous accorde son aide.  Ce n'est pas un dieu à qui tu adresses fréquemment tes prières, mais en l'occasion, tu ne vois pas de meilleures entités vers qui te tourner pour vous soutenir dans votre mission.

Tu éprouves un certain malaise toutefois à travailler de concert avec des gens de la Confrérie Noire.  Masqués, il est impossible de deviner quel visage ils ont, quelles sont leurs vraies intentions.  Tu ne doutes pas que c'est le choix le plus approprié, tu sais que jamais Anthim n'aurait fait appel à eux si ce n'était pas nécessaire.  Néanmoins, tu ne peux laisser ta méfiance s'abaisser.  Elle guette le moindre faux pas, le moindre écart.  Il reste dangereux de faire appel à ces hommes, tu le sais.  Et tu ne les laisseras pas agir au détriment de ton peuple. Peut-être est-ce en raison de ta loyauté indéfectible que tu as été choisi pour les accompagner.  Erebor peut compter sur toi.

Si le voyage en griffon d'escorte est inconfortable, tu n'en touches mot à personne.  En vérité, jusqu'à présent, tu es resté silencieux et à l'écart.  Tu observes.  Une fois dans le bourg où les momies sont arrivées, tu te tiens légèrement en retrait, la main posée sur ton cimeterre, près à intervenir, mais tu consacres surtout ton temps à l'observation.  Rien n'a été détruit dans le village comme le signifie rapidement l'un des assassins, mais on ne saurait dire pourquoi, ni où vont ces momies.  Le point positif, c'est qu'il n'y a pas à s'occuper de protéger les gens, les morts ne semblent pas s'y intéresser.

« Nous ne trouverons pas ce qu'elles cherchent à atteindre en restant ici.  Je vais m'entretenir avec les locaux afin de m'assurer que personne n'a été attaquée… Ce n'est pas parce que certaines d'entre elles ne sont pas agressive que c'est le cas pour toutes… »

Tu ne fais pas confiance à ces hommes.  N'osant pas trop t'éloigner de crainte qu'ils en profitent pour faire un sale coup, tu attrapes au passage un homme qui tente de fuir.  Un peu grassouillet, il est déjà en nage et prendre une petite pause de sa course lui permettra de reprendre son souffle.  Dans un commun un peu haché, tu lui demandes s'il a été attaqué, s'il a vu des momies s'en prendre aux gens du bourg.  Pétrifié par la peur, l'homme essaie de s'enfuir, mais tu maintiens ta poigne sur lui.  Il se met à bégayer qu'il n'en sait rien, qu'elles sont arrivées subitement sans que personne ne s'en rende compte jusqu'à ce qu'elles soient trop nombreuses pour être ignorée.  Il a la vague impression que la plupart d'entre elles sont pacifistes, mais il en a vu d'autre répliquer quand elles ont été attaquées.  Une fois ce discours dit d'une traite, il te supplie de le laisser partir, terrorisé.  Ne désirant pas le retenir inutilement, tu le laisses partie : il n'aurait été que dans votre chemin.

« Voilà qui ne nous avancent pas beaucoup… » fais-tu plus pour toi-même que pour le reste du groupe.  Il faudra être vigilant si certains morts rendent les coups.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 15 Juin - 21:45

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Tom

Froidécume



Livre III, Chapitre 4

Présentation



La Mort pouvait être pleine de surprises. Non seulement elle avait le pouvoir de frapper à tout hasard, choisissant ses victimes au gré de ses envies et de ses humeurs. Mais elle pouvait également désigner le bras qui tuerait pour elle. Tom, qui faisait partie de ses plus fidèles serviteurs, avait depuis longtemps appris à user de cette responsabilité avec parcimonie. Mais jamais, depuis ses débuts dans la Confrérie Noire, il n’avait entendu parler d’un mort qui revenait à la vie. Le retour de l’empereur Octave d’Ibelène du royaume de Sithis l’avait plongé dans une grande réflexion sur la Mort. Aurait-elle le pouvoir de revenir sur ses pas ? Et si, comme avec la Confrérie Noire, elle avait désigné ses propres serviteurs pour ce genre de tâches ? Cela tombait plutôt bien. Le voyage en griffon, bien qu’inconfortable, lui permettait de réfléchir à tout ceci. Tom Froidécume, couteau entre les mains, jouant avec la lame, se demandait ce qui avait poussé ces mages à tenter ce genre d’expériences sordides sur des momies.

Tom s’était depuis longtemps fait un avis dessus. S’il donnait la mort, il estimait que ceux qui la recevait de sa main (ou de celle d’un autre) devrait pouvoir reposer en paix sans qu’on vienne le déranger. Ces momies n’avaient pas eu le choix. Les voilà maintenant qui marchaient sur Cibella. Les griffons les déposèrent à proximité de cette morbide procession. Tom plissa le nez. Il s’était habitué à ce genre de visions, mais il devait avouer que cela faisait peur. C’était effrayant. La Chasse Sauvage qui courait encore dans Arven, et maintenant ces momies ? Où allait le monde ? Quoiqu’il en soit, il avait une mission. Il s’approcha de ses frères assassins et écouta la conversation entre Sharyar et Gauthier. Les deux se demandaient ce qui avaient pu pousser les morts à se diriger précisément dans cette direction. Gauthier évoqua le fait qu’elles n’avaient pas pour objectif de semer la mort autour d’elles. Ce à quoi Tom répondit :

« - Quelque chose, ou quelqu’un, les attire. Magie, artefact, je pense qu’on va le découvrir bien assez tôt. » Il regarda l’horizon et reprit : « - Tant qu’elles se tiennent tranquille et qu’elles se contentent de marcher, ça me va. »

Un des guerriers erebiens, qui, d’après ce qu’avait remarqué Tom par son comportement, se méfiait d’eux, proposa d’aller parler aux locaux, et Tom hôcha la tête. Qu’il aille donc jouer aux enquêteurs, cela fera un tas de muscles armé en moins parmi eux. Tom n’avait pas tellement apprécié cet aller-retour en Erebor, mais sa loyauté envers la Confrérie était sans faille, même si cela impliquait qu’il côtoie ce genre de personnages. Et puis… Tout ce sable ! C’était à la fois impressionnant, terrifiant, mais également tellement ennuyant. Du sable, du sable et… Oh, un squelette de cheval… Et puis encore du sable. Tom avait compris qu’il n’était pas fait pour se promener dans un désert. La chaleur l’avait pratiquement sonné, et il avait regretté la fraicheur littorale de Port Liberté. Il revint à la réalité, regarda ses collègues et soupira. Il en venait presque à espérer que ces choses se mettent à marcher un peu plus vite, histoire que les assassins sachent ce qui les poussaient à aller en Cibella.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Sam 16 Juin - 22:22

Les festivités vont de bon train. La promotion de Gabin de la Volte a enraîné quelques successions de réjouissances en Cibella, à Val-Serein. Bien évidemment, en tant que Chevaucheuse réputée du duché de la magie, Abigaïl a été conviée à cette fête au sein de la famille ducale. Satisfaite de côtoyer sa duchesse ainsi que sa princesse, le Phénix n'a, cette fois, pas tellement rechigné à l'idée de se retrouver au milieu de nobles. La Chevaucheuse a trinqué à la santé du nouveau major, discuté avec quelques-uns de ses compatriotes et même échangés quelques mots avec des nobles. Elle songe, par ailleurs, d'en faire part à Rhapsodie. Il est plutôt rare de la voir ainsi converser avec ses pairs. Sa nature plutôt farouche et réservée la place souvent en retrait. Inutile de préciser qu'elle préfère la jouer solo. Titou à ses cotés et Royale non loin de là, la rouquine se faufile entre la foule. Même si l'ambiance est à la détente, elle ne peut s'empêcher de garder l'oeil alerte et l'esprit vif. À sa ceinture, les armes de la Reine Noire témoigne également se méfiance. Les récents événements l'ont longuement fait douter de la Rose Écarlate et si elle continue de vouer à Astrée une rancœur enflammée, la Chevaucheuse sait également que manier les armes reste un atout non négligeable. A priori, tout se déroule plutôt bien mais Abigaïl est née en Outrevent et, dans le duché de l'honneur, le vent peut se lever à n'importe quel moment. Et jamais Arven n'a connu période aussi troublée. L'humeur du continent est aussi changeante que le vent d'Outrevent. Aussi la rouquine préfère rester sur ses gardes, à l'affût du moindre signe suspect et prête à faire son devoir.

Grand bien lui fasse. Au début, cela n'a été que l'écho d'un murmure. Un souffle, une brise presque illusoire. Juste un pressentiment. Un pressentiment qui s'est accrue, se muant en rumeur plus audible. Et bientôt, c'était un sentiment bien distinct. Un fait tangible. Alors que quelques personnes paniquées pénètrent dans un désespoir affolé au sein de la fête. Et tandis que sa duchesse lance quelques ordres pour les pauvres malheureux, Abigaïl s'élance aussitôt vers les portes, sans chercher à réfléchir. Elle les entend bafouiller ce qu'ils ont vécu mais elle a besoin d'être sûre.
Les morts se sont relevés.

Elle peut croire à des divagations de fous. Pourtant, Octave d'Ibélène n'a-t-il pas été ressucité par sa propre sœur ? Et le théâtre n'a-t-il pas fait revivre un passé enfoui sous leurs yeux ? En ces temps troublés, plus rien ne l'étonne. L'Ordre et la Rose ont fait suffisamment de dégâts. Ont déréglé assez de choses pour qu'une telle aberration se produise. Ainsi donc les morts se sont levés. Dans la cohue générale, Abigaïl tente d'apercevoir l'improbable. Autour d'elle, les cris, les pleurs, le désespoir. Un désespoir qui lui rappelle le Jour des Anciens et la flamme de la colère s'abat sur elle. Est-ce encore un coup de la Rose ? A-t-elle quelque chose à voir là-dedans ? Cela ne sera pas la première fois qu'elle trahit ainsi sa confiance. De toute façon, cela ne peut être que la Rose ou l'Ordre. La disparation de l'une n'enlève en rien leur responsabilité dans tout ce bazar. En tout cas, si les morts se sont relevés, son devoir va envers le peuple et la famille ducale. Il convient de protéger tout le monde. Fort heureusement, elle a vu sa princesse bien entourée par sa garde rapprochée, et a également aperçu Anaïs. Se frayant un chemin en sens inverse parmi la foule, vers la famille ducale, la Chevaucheuse tente de rejoindre sa duchesse.

-Votre Altesse, lance-t-elle en inclinant la tête plutôt sobrement – l'heure n'est pas à l'étiquette. Des mouvements inquiétants se profilent à l'horizon. Je crains que ces pauvres bougres n'aient raison.

Son air est sombre et grave. Il faut rassembler ceux qui savent se battre et former une ligne de défense et regrouper les pauvres âmes et les nobles dans la demeure pour les protéger au mieux. Cela ne semble pas gagner, tellement la panique se répand dans la foule.7

-Je pense qu'il faut tenter de former une ligne de défense à l'entrée et contenir tout le monde dans la demeure pour vous protéger au mieux et assurer la sécurité d'un maximum de monde.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   

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Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella
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