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 Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella

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Message Sujet: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin 2018 - 3:13




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.4

La Légion des Oubliés

28 juillet 1003



Intrigue animée par Lukazu


Des ovations funèbres


Val-Serein est en fête !
Gabin de la Volte a récemment été nommé major de division et les célébrations sont de mise. Une grande quantité de la haute et moins haute noblesse faë a été invitée à lever son verre en l'honneur du prince de Cibella et à profiter de la réception et du bal. Les gens de Val-Serein ne sont pas en reste et ont eux aussi la joie de célébrer l'événement, à coup de stands, animations et banquets pour ce soir. Tous profitent avec insouciance de ce moment.

Le bourg grouille de chants, de rires, de voix et chacun profite à sa manière. La demeure du maître des lieux n'est pas en reste. Dais, tables, chaises et buffets ont été installés dans les jardins pour permettre aux invités de profiter de la légère brise du début de soirée. Ils discutent, dansent et savourent les divers plats et boissons mis à disposition. Certains resteront jusqu'au bout de la nuit, d'autres rejoindront leur chambre ou leur propre demeure plus tôt. Toujours est-il que chacun a de quoi faire. Tandis que le jeune major ne manque pas de conversations à mener, les membres de son entourage ainsi que les nobles présents évoluent plus ou moins tranquillement entre la piste de danse et les tables. Quelques Chevaucheurs liés à Gabin se trouvent également sur place et profitent tout autant.

La soirée bat son plein jusqu'à ce que des bruits étranges résonnent au loin, a priori en provenance du bourg. Seuls quelques invités les remarquent, la majorité continue de s'amuser avec insouciance. Seulement, il devient vite impossible de ne pas remarquer les cris et l'agitation qui se rapprochent du domaine. Les musiciens finissent par reposer leurs instruments quand un groupe de gens apeurés se profile à l'horizon. Les gardes qui surveillent la soirée tentent de les contenir en attendant que le maîtres des lieux vienne à leur rencontre. Ils sont cependant si agités que la foule déborde et continue d'avancer jusqu'aux jardins.

Ils ont l'air terrorisé. Certains pleurent, certains sont blessés. La majorité ne souhaite qu'une chose : pénétrer dans la demeure de celui qui est censé assurer la sécurité de ses sujets. Ce qu'ils disent ne semble avoir aucun sens. Une armée d'êtres étranges a envahi le bourg. Ils sont partout. Ils sont complètement défigurés, certains desséchés. La confusion est maximale pendant un court laps de temps. Jusqu'à ce que les paroles d'un des sujets, moins agité, parviennent aux oreilles les plus proches : les morts se sont relevés.

***


Le groupe, composé d'agents de la Confrérie Noire et d'Erebiens en escorte sur ordre d'Anthim autant pour les guider que pour les surveiller, est forcé de constater qu'elles ne sont plus là. Celles qui restent ne sont pas en état physique de réellement se déplacer. La confusion est grande alors que les femmes et les hommes avancent sur les terres sacrées. Ils finissent par comprendre qu'elles se sont extirpées du lieu et ont dû se faufiler dans les failles des montagnes pouvant les mener à l'extérieur de la vallée funéraire.
C'est là, pourtant, que le clan chargé de surveiller l'endroit avait enfermé les momies quand elles ont commencé à se relever puis à sortir des tombeaux, répugnant à les approcher de trop près. Les morts possèdent une place sacrée dans la culture des Erebiens et aucun d'entre eux n'a osé poser une main sur elles.

Les faits sont là, cependant : les momies ont disparu et la situation devient soudain triplement critique.

Le but était simple, pourtant, pour les assassins : finaliser l'installation permettant d'accomplir le rituel qui aurait renvoyé les momies à leur sommeil éternel. Leur désertion chamboule tout et force les assassins à revoir leur plan du tout au tout. En effet,  les morts-vivants n'auraient pas dû fuir et ne sont censés être que des pantins sans volonté. Il faut croire que la mort de leur créateur, un mage du sang bien trop audacieux et inconscient pour son propre bien, n'a pas entaché leur instinct.
Le groupe quitte donc la vallée, les assassins transportés par les Voltigeurs erebiens qui leur ont été attribués durant leur séjour au sein du royaume indépendant. Les gardes, eux, restent sur place et s'occupent de prévenir les clans et Vivedune du retournement de situation.

Du ciel, tous peuvent constater avec effroi l'étendue des dégâts : non seulement les morts ont majoritairement traversé la frontière cibellane et envahi le bourg de Val-Serein, mais ils sont aussi largement plus nombreux qu'au début, comme une épidémie qui se serait répandue. Ils semblent être des centaines et des centaines. Certains ont l'air d'attaquer les gens sur place, mais la majorité se contente d'avancer dans une même direction.
Une fois le groupe à terre, les assassins décident d'enquêter sur les raisons qui ont poussé les momies à quitter la protection de la vallée et commencent à traverser le bourg pour remonter le flot de morts vivants.




Premier Tour

Consignes



IRL : du lundi 11 juin au lundi 18 juin (18h).
IRP : le 28 juillet 1003, fin de journée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable (Aaron (éphémère), Abigaïl, Anaïs, Anwar, Bartholomé, Gaëtane, Gauthier, Liam, Manaël, Niallan, Tom (Serenus) et Shahryar). Si ce n’est pas votre cas, un petit MP à la Fatalité et nous verrons pour vous intégrer au groupe !

• L'action se déroule aux frontières avec Erebor, au bas des montagnes qui abritent, en hauteur, les vallées funéraires erebiennes où sont entreposés les morts du royaume (carte). D'un côté sur la baronnie de Gabin de la Volte (Val-Serein), de l'autre sur le marquisat de Melsant de Séverac (Automnal). L'action est spécifiquement située sur les domaines des deux nobles et dans les deux bourgs qui leur sont attenants.

• Les groupes internes au sujet sont répartis comme suit :
– Abigaïl, Anaïs, Bartholomé, Gaëtane, Liam, Manaël et Niallan se trouvent sur le domaine de Val-Serein. Plusieurs personnages joués sur Arven se trouvent en tant que PNJ à ces festivités : il vous faut l'autorisation de leur joueur si vous en venez à souhaiter les inclure dans vos posts.
– Aaron (éphémère), Anwar, Gauthier, Tom (Serenus) et Sharyar se trouvent dans le bourg attenant au domaine. Ils sont accompagnés d'Anselme l'Heur, de six Voltigeurs d'escorte et d'un assassin outreparleur, tous PNJ. Seuls deux Voltigeurs d'escorte les accompagnent à terre, les autres s'en retournent patrouiller dans le ciel. Vous êtes libres de les utiliser avec cohérence et, pour tout doute, un petit MP à la Fatalité.

• Le tour couvre :
Pour les invités : les festivités qui se passent sans souci jusqu'à l'arrivée de la foule agitée et la révélation que des morts se baladent dans Val-Serein. Vos personnages peuvent réagir, éventuellement interagir avec des PNJ de la baronnie. Prenez en compte le fait que la panique est reine et que vous n'obtiendrez pas grand-chose de cohérent de la part de ces derniers.
Pour les assassins et les Erebiens : le moment où vous arrivez dans la vallée désertée, l'arrivée au bourg en proie à la panique et au chaos et la progression de vos personnages sur les lieux. Ces derniers peuvent interroger les habitants PNJ qui ne seront pas très cohérents, les aider s'ils l'estiment nécessaire, à vous de voir. Il faut simplement qu'ils gardent en tête leur mission : tenter de comprendre ce qui a poussé les momies à quitter la vallée en suivant le cortège des morts.

• Limitations :
Pour les invités : pour l'instant, vos personnages ne peuvent ni rejoindre le bourg de Val-Serein, ni aller se réfugier dans la demeure. Ils ne sont pas encore en contact avec les momies.
Pour les assassins et les Erebiens : pour l'instant, vos personnages sont dans le bourg de Val-Serein, au milieu des habitants et d'une partie des momies, mais ils ne doivent pas encore rejoindre le domaine du baron et les invités.
– La magie est complètement déréglée à proximité des momies : seuls les enchantements mineurs ont des chances de réussir. La raison n'est pas encore connue.

• Comportement des momies :
Il dépend principalement de qui elles étaient avant leur mort et de ce qu'elles pouvaient faire. Certaines se montreront légèrement agressives à l'état normal, d'autres pas du tout. Par exemple, une ancienne courtisane adoptera une attitude bien moins agressive si elle est attaquée ou bousculée qu'un ancien guerrier ou un ancien mercenaire. Autre exemple : un coureur des sables (garde messager des tribus erebiennes) avancera plus vite que la moyenne. Vous êtes donc libres de décider quels types de momies vos personnages vont trouver sur leur route. De plus, elles semblent errer sans but et n'ont pas d'intelligence propre : si elles se retrouvent face à un obstacle, elles ne chercheront pas à le contourner ou n'auront aucun geste pour s'en défaire. C'est principalement le hasard qui leur permettra de reprendre leur route. Enfin, Il est possible de blesser une momie, mais elle ne ressentira aucune douleur et cela ne l'empêchera pas de continuer à avancer – à moins d'être réduite à l'état de tronc, bon. Attention : elle peuvent prendre feu, mais leur 'chair' ne sera pas détruite : elles resteront simplement en feu et continueront d'avancer.

• Vous êtes en Cibella : il fait encore chaud, mais une brise aide à rafraîchir la température. La nuit n'est pas encore tombée.

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre chacune de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon il faudra aller payer le surplus en boutique. :argh: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, n'a pas de limite de mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

• Bien sûr, si doutes et interrogations il y a, direction le QG du sujet. :hug:


Bonne chance, valeureux dragonnets ! :angel:





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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin 2018 - 20:32

Il était difficile de définir à quel point Shahryar pouvait être en colère voire même empli de rage pour ce qui était arrivé dans les vallées funéraires d’Erebor. Il n’avait pas suffi aux habitants d’Arven de voir l’empereur Octave revenir du royaume de Sithis qu’ils souillaient désormais le territoire sacré protégé par les thaumaturges erebiens ? Fils des Khamsin et profondément bercé par les croyances de son clan, Shahryar n’avait pas masqué son dégoût lorsque la nouvelle était venue jusqu’à lui et lorsque Solal l’avait missionné personnellement. Bien entendu, il avait accepté de se rendre en Erebor pour aider à la demande du sultan, et ce sans la moindre hésitation. Il se doutait bien que les Khamsins s’étaient débarrassés des fauteurs de trouble qui avaient réveillés les morts, et il espérait bien que leurs cadavres seraient jetés en pâture au désert. Pour sa part, il aurait la tâche avec ses frères et sœurs de la Confrérie Noire de renvoyer les défunts aux portes du Sans Visage, là où était leur place. Alors la nuit du 26 juillet, c’est dans les bras de Victorine qu’il l’avait passé pour calmer le feu de colère qui chantait dans ses veines. Les deux Adeptes avaient depuis quelques mois l’habitude de se retrouver de la sorte, et le fait qu’ils partaient tous deux ensemble pour cette mission n’empêchait en rien ce petit rendez-vous. Car au matin même, ils partirent ensemble avec les autres assassins pour Vivedune et rencontrer Anthim d’Erebor.

L’entretien avec le sultan passé, les assassins se séparèrent pour mener à bien leur mission. Un groupe en Sombreciel, l’autre en Cibella. C’est dans la vallée funéraire à la frontière du duché de la Magie que se rendit l’erebien, transporté comme ses frères de la Confrérie par les griffons d’escorte d’Anthim. Le plan semblait parfaitement arrangé, pensé dans les détails, mais personne ne s’était attendu à ce que les momies éveillées finissent par leur fausser compagnie. Les tunnels des vallées étaient nombreux et s’allongeaient en profondeur des les montagnes, mais de là à penser que les défunts cadavres trouveraient le moyen de percer le mystère labyrinthique et s’enfuir ? C’est pourtant ce qui arriva lorsque les Lames pénétrèrent dans les grottes pour constater l’absence des momies.

« Elles n’auraient quand même pas traversé la montagne… ? » C’est pourtant bien ce qu’il craignait, le fils des Khamsin qui, bien que peu familier de cette vallée savait que bien souvent, elles pouvaient être très étendue, parfois même jusqu’à la frontière voisine… « Il faut s’assurer qu’elles ne sont pas sorties d’ici... » Avait-il alors dit à l’Ecoutant présent, Anselme, ce qui incita sans doute chacun à reprendre place auprès des griffons pour surplomber les montagnes. Il avait l’espoir, l’erebien, que les carcasses des morts ne soient pas allées trop loin, mais en vérité, tous ignoraient depuis combien de temps celles-ci étaient parti des vallées funéraires.

***

Par Sithis… comment était-ce possible qu’elles soient aussi nombreuses, ces momies ? Quand s’étaient-elles toutes rassemblées pour marcher ainsi sur les routes cibellanes à la frontière avec Erebor ? Le pire était arrivé, ce qu’avait craint intérieurement Shahryar, et les nombreux cadavres levés qu’ils pouvaient tous voir depuis les hauteurs n’en était que l’ultime preuve. Comment allaient-ils pouvoir garder cela secret ? De ce qu’il savait, le sultan Anthim n’avait partagé qu’à son peuple et aux assassins de ce terrible événement, mais maintenant que les momies avaient quitté les murs de la vallée et se baladaient librement, il serait difficile de taire cela… Et si elles s’étaient éparpillées ? Comment feraient-ils pour les rassembler et effectuer le rituel prévu par les Ecoutants de la Confrérie ? En observant l’avancée des momies cela dit, il ne fut pas difficile de remarquer que toutes semblaient se diriger au même endroit. Lequel exactement, c’était impossible à dire, mais la longue ligne que semblaient représenter le troupeau de momies vu du ciel semblait indiquer une direction claire. Linéaire. Etaient-elles distinctement attirées par quelque chose ?

Il fallait agir et en tant qu'assassin, Shahryar répondrait à la mission pour laquelle ils avaient tous été appelés. Aussi furent-ils déposés au sol par les griffons, à proximité du cortège de mort qui ne semblait porter que peu d’attention aux habitants du bourg. Pauvres habitants dont les cris de terreurs résonnaient de partout. Peu étaient pourtant ceux attaqués par les cadavres, tout du moins c’est ce qu’avait pu constater Shahryar.

« Il doit certainement y avoir une raison qui les poussent à aller dans cette direction. » S’était-il alors exprimé à l’intention de ses frères assassins. C’était là une évidence, mais il n’aurait su dire quoi exactement les attirait. Il connaissait bien mal Cibella, mais il devait bien y avoir un rapport avec pour que toutes les momies se soient déplacées de la sorte.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 11 Juin 2018 - 22:24

Ah, elle était fière Gaëtane !

Si sa soeur l'avait profondément déçue, ce jour elle était contente de faire partie de la même fratrie que Gabin. Au moins, lui ne l’a trahissait pas. Au moins lui faisait son petit bout de chemin au point de l'emmener jusqu’à devenir major de division. C’était donc une Gaëtane toute sourire qui discutait avec les invités, a vanté les prouesses de son petit frère. On était loin de la Gaëtane du début de l’année qui avait creusé une tranchée - disait-on - à force de tourner en rond de rage. Mais Gaëtane était connue pour ne jamais agir par hasard… Sainte Patronne des opportunistes, elle avait une idée en tête la Gaëtane. Avant de se résoudre à utiliser une potion, un mage de sang ou à voler un enfant dans le harem d’Erebor, elle avait posé toute son attention sur son frère : Gabin. Elle ne pouvait avoir les enfants de Gabrielle qu’à cela ne tienne, Gaëtane avait eu vite fait de lui trouver un remplaçant en la personne de Gabin. Alors, ces festivités étaient le lieu idéal pour trouver une future femme à son frère et surtout une bonne mère qui saura enfanter des filles !

***

En pleine discussion avec Bartholomé d'Ansemer au sujet des accords commerciaux et de libre passage que la Duchesse avait passé avec Anthim d’Erebor, elle s’arrêta subitement au milieu de sa phrase. Des cris et de l’agitation se firent entendre au loin.  Y’a du grabuge très chère… Elle leva les yeux au ciel, dépitée qu’est-ce qui venait encore briser ce moment de célébration en Cibella ? Gaëtane était déjà agacée, elle pensait déjà à une ruse ou un sabotage de la part de l’Ordre…

Elle soupira.

Elle hésitait entre faire celle qui n’avait rien vu ni entendu (comme d’habitude). Laisser son frère prodigue se débrouiller, après tout ce sont ses sujets avant tout… ou faire quelque chose. Si c’était l’œuvre de l’Ordre comme elle le pensait, elle en avait assez et elle ne se laisserait pas faire !

 « Qu’est-ce encore que cette histoire ? » L’air hautain et dédaigneux, Gaëtane se décida, à contre cœur, à venir prêter main-forte à son frère. Oh, encore une fois, elle ne le faisait pas pour les âmes blessées et en pleure qui l’exaspéraient… Elle le faisait, car elle soupçonnait l’Ordre et qu’elle ne supportait plus de voir le Destin s’acharnait sur les mages et les Cibellans.

 « Par Sibra, Gabin laisse les passer ! Donnez-leur un peu de vin.» Les Chevaucheurs étaient déjà en alerte devant les invités et les nobles présents.  « Un peu de calme enfin ! » cria Gaëtane qui ne s’avança pas plus dans les spéculations. Elle les aurait bien menacés de les tuer si ces derniers n’arrêtaient pas de chouiner, mais elle était consciente que cela ne ferait qu’empirer la panique ambiante.

Elle se sentait responsable. Ils étaient en Cibella, attaqués en Cibella ? Les Ducs Faës étaient là. Les nobles et les grands noms. Les enjeux étaient importants et Gaëtane ne voulait pas d’un drame sur son sol…

C’était surement déjà trop tard…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin 2018 - 12:26

Mission inhabituelle pour la Confrérie. Ils travaillaient seuls, d’ordinaire, et, quand plusieurs étaient mandatés sur la même opportunité, c’était que la situation était sérieuse. Ajoutez à cela que deux Ecoutants faisaient partie du groupe, et vous obtenez pour l’Adepte du Poison l’impression vague que la chose requérait toute son attention. Et encore, ça, c’était ce qu’il avait pensé quand on lui avait demandé de prendre part. Maintenant, après avoir masqué son visage, après avoir suivi ses consoeurs et confrères en Erebor, il se rendait bien compte que tout ça était encore plus gros qu’il n’avait pu l’imaginer.

Mission exceptionnelle pour une situation de crise dont aucun, encore, n’aurait pu mesurer l’ampleur du désastre. Ils s’étaient séparés en deux, le quadragénaire né faë se retrouvant assigné dans la vallée la plus proche de son duché de naissance. Logique. On passerait volontiers le voyage en griffon.
Accompagné de ses frères – certains en méritant dans son cœur plus le titre que d’autres – et sous bonne escorte erebienne, ce qui se comprenait, Gauthier avait été constater les dégâts. Comment en parler autrement ? Là où auraient du dormir des corps à qui la vie avait été arrachée depuis longtemps, ils n’avaient trouvé que le vide. Et le Cibellan avait retenu du mieux qu’il avait pu sa perplexité, laissant l’impression d’urgence s’installer à la place. Beaucoup trop s’étaient échappés. Et s’il n’avait rien dit, rapidement il avait senti que la situation se parait d’allure de crise.

La mort était quelque chose d’inéluctable, de respectable et à respecter. Peut-être était-ce dû à ses dix-huit années de service à la Confrérie, ou bien cela remontait-il à plus loin encore, mais la simple idée que l’on puisse jouer avec l’une de ces règles fondatrices de l’univers le retournait. Ce n’était pas tant pour ce qui advenait aux dépouilles, ou pour le respect de ce que la personne avait été : c’était pour échapper à la juridiction d’un dieu. Quel être en ce monde pouvait se croire ainsi au-dessus des lois ?
Les morts, en tout cas ces derniers temps, ne semblaient pas vouloir rester en place. Il y avait eu Cibella, le théâtre et l’appel de ces milliers d’âmes massacrées. Il y avait eu l’empereur, auparavant, le jeune ressuscité. Et maintenant… Maintenant, il y avait des corps desséchés qui s’échappaient d’Erebor. Non, franchement, 1003, c’était l’année où Sithis devait avoir du mal. Peut-être était-ce une juste balance, face à la Chasse qui décimait les hommes ?

Le griffon, à nouveau. Les portails, c’était tellement mieux.

Lorsqu’ils retrouvèrent le sol, Gauthier se fit soudain très attentif, autant à ses compagnons qu’aux cadavres qui déambulaient. Pourquoi Cibella ? Parce que c’était le plus près ? Parce que la magie qui les imprégnaient les attiraient sur cette terre où elle imprégnait chaque être, même en d’infimes proportions ? Il ne savait pas.
Les momies lui faisait penser à un énorme troupeau de vaches. Il garda cette réflexion pour lui : s’il avait pour les défunts un peu de respect, ce n’était rien comparé aux Erebiens, et il doutait fortement que, entre les deux voltigeurs présents et Shahryar, ils apprécient qu’il compare leurs morts à des bovins. M’enfin quand même, à les voir avancer bêtement tout droit en ignorant les vivants apeurés, tels les pantins libérés de leurs fils qu’ils étaient…
C’était comme des vaches, quoi.

« Une raison qui n’est pas liée aux vivants, manifestement. » répondit-il sans regarder Shahryar, voix familière, occupé à observer un couple fuir devant l’une d’entre elles… Qui n’en avait rien à faire. Des vaches, vous dis-je. «  Si elles avaient un but destructeur, le village aurait du en faire les frais. » Y avait-il un cimetière sur leur chemin ? Etaient-elles attirées par leurs congénères décédés ? Il ne s’était pas aventuré aussi près de la frontière d’Erebor, plus jeune. Peut-être aurait-il dû. Il se souvenait des contes qu’il avait consigné dans son carnet, à propos des morts ; des histoires de tombes vides, souvent de simples racontars. Des contes. Et pourtant les assassins étaient, pour l’heure, entourés de morts sortis de leurs dernières demeures qui filaient à leur rythme vers l’intérieur des terres.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin 2018 - 20:20

Le comte du Val-d’Or avait été particulièrement satisfait de l’escorte des deux compagnes lors de son anniversaire. C’est pour cette raison qu’il a fait appel de nouveau à la Guilde et précisément à Anaïs pour assurer sa sécurité et celle de son épouse lors des festivités en l’honneur de Gabin de la Volte. Une fois arrivée au comté Anaïs adresse ses respects au maître des lieux avant de l’accompagner lui et son épouse jusqu’au leu de la réception. Elle sait être discrète, rester à sa place tout en assurant une tranquillité certaine à ses clients. Dans un sens l’homme ne risquerait rien entouré de la plus haute noblesse qui soit lors de cette fête. Pour Anaïs ce travail ne pouvait se dérouler que parfaitement. A son arrivée elle avait reconnu quelques visages familiers : Abigail, Manaël. Ils n’étaient pas là pour s’amuser et leurs rôles étaient définis bien en avance.

C’est pourquoi une fois arrivée sur les lieux, Anaïs s’adresse au comte du Val-d’Or « Monsieur le comte nous sommes arrivés, je vous laisse vous joindre aux personnes ici présentes, je reste en retrait mais n’ayez crainte je garderai toujours un œil sur vous ». Des paroles faites pour le rassurer mais il n’en attend pas d’autres pour rejoindre les nobles présents.

Anaïs se faufile parmi les personnes surveillant chaque fait et geste autour de son client. Elle est armée et n’hésitera pas à se servir de son épée si la sécurité de ce dernier s’avérait être en jeu. Elle regarde l’homme rire et profiter des festivités. La conscience d’Anaïs fait qu’elle ne parvient pas à se détendre, un pressentiment l’étreint comme si quelque chose ne tournait pas rond à l’heure actuelle. Elle adresse un signe de tête discret à Manaël à peine plus loin. Il est affecté à la garde de Gabrielle de la Volte et elle ne saurait le déranger dans sa mission. De toute manière, il n’est pas l’heure de converser ni même de se détendre alors que les nobles semblent tous prêts à s’amuser des heures durant faisant fi de ce qu’il pourrait bien arriver.

La soirée avance et avec elle les clameurs des invités sous la musique environnante. Toutefois, la jeune guerrière perçoit ce bruit sourd qui fait tourner la majorité des têtes présentes vers le bourg. Son sang ne fait qu’un tour alors qu’elle joue des coudes pour se rapprocher du comte et de son épouse. Les murmures s’élèvent, la crainte remplit l’assemblée. Puis elle entend une femme qui souhaite ouvrir les barrières pour accueillir des personnes dans le besoin. Elle se retourne pour apercevoir un groupe de personnes apeuré. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe et reste sans voix à l’invitation de Gaëtane. Anaïs est une femme du peuple et elle n’a rien contre accueillir les nécessiteux. Toutefois concilier son devoir de protection du comte du Val-d’Or et comprendre ce qui sème un tel trouble la plonge dans un désarroi. Elle ne peut rien faire si ce n’est rester vers son employeur. La main sur son arme elle choisit pour l’instant de ne pas la sortir et à l’attention de l’homme et son épouse elle s’exprime d’une voix blanche sans appel :

« Restez vers moi ne vous avancez pas ; reculez je ne sais pas ce qu’il se passe mais il convient que vous restiez en arrière ». L’homme est bléme. Il n’a pas pour habitude de se battre. Sa femme semble tout aussi effrayée. Ils se soutiennent tous deux mutuellement. Anaïs détourne son regard du couple pour accrocher d’autres regards celui de Manaël ou d’autres protecteurs. Elle sait au fond d’elle-même qu’il faut protéger le peuple, Gaëtane a raison mais quel prix sera à payer pour ce sacrifice ? Ils ne savent pas après tout ce qui conduit ce groupe à chercher refuge, quelle est cette menace qu’ils fuient ? Anaïs aimerait comprendre mais il est trop tôt. Pour l’instant il faut juste protéger tous ces nobles apeurés.

La main posée sur le pommeau de son épée elle est désormais prête à dégainer. Elle ne peut pas fuir avec le comte et son épouse, ils semblent tous ensemble prisonniers de quelque chose, d’une fête qui pourrait vraisemblablement virer en cauchemar. Un frémissement parcourt son échine. Cette situation n’est pas sans lui rappeler ce théâtre et ces visions d’horreur. Là les cris sont réels, la peur aussi. Viendra le moment dans cette soirée où elle pourra agir elle l’espère.

spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin 2018 - 21:03

Loin. De la mer, des vagues, du sable fin des plages, de l’odeur iodée de l’océan, du vent salin. Loin d’Ansemer. De tout cela.

C’était une distraction fort appréciée, et l'occasion était belle pour discuter avec la haute noblesse de Faërie en ces temps incertains d’un calme tout relatif. La position que Gabin occupait à présent méritait les honneurs qui lui étaient offerts en cette soirée de fête. Bartholomé était passé le saluer, l’en féliciter, avant de se mêler aux convives et d’échanger quelques discussions avec les uns ou les autres.

Il est arrivé un peu plus tôt, le duc, et a prévu de profiter de l’hospitalité offerte par le jeune baron quelques jours encore. Les collines et les terres de Cibella sont un paysage qu’il trouve particulièrement ennuyeux. Au loin, il n’y a pas l’océan vivant et tempétueux qui anime l’horizon. Il n’y que cet infini de champs et de terres, de boisés et de quelques étangs. À table, on leur sert ces plats de grenouilles et d’escargots, dont ils semblent tant raffoler, mais la saveur de ceux-ci égale difficilement celle des langoustes ou bien encore des moules et des pétoncles qui sont riches des saveurs de la mer. Le soleil est chaud, aussi, malgré le vent qui tempère un peu la chaleur qui autrement se ferait accablante. Il ne raffole pas de ces voyages en plein coeur du continent, le duc. Déjà contraint à rester à terre pour gouverner, au moins la présence de l’océan l’apaise. Ici, il n’y a rien qui permettre à son coeur et ses envies de faire ancrage. Néanmoins, cette-fois il avait accueilli le déplacement avec beaucoup plus d’entrain qu’il ne lui en aurait été l’habitude. S’éloigner un peu de la mer et du palais et des murs de son univers ne pouvait que lui être bénéfique.

La fête était déjà bien entamée, et il avait finalement rejoint Gaëtane pour discuter un peu. Le duc et la duchesse n’avaient pas souvent l’occasion d’échanger ainsi de vive voix alors que pourtant ils s’étaient retrouvés tous deux en faveur de Gustave de Faërie depuis les premiers pas vers sa prise de pouvoirs. C’est que le duché mère, bien que voisin de celui des Océans, était loin. Les vastes étendues de terres qui séparaient leur frontière et Port-Liberté était presque inhabitées, et Ansemer se plaisait bien plus des échanges maritimes que de ceux qui se faisaient par les convois terrestres, bien qu’ils soient nécessaire, particulièrement durant les mois d’hivernage.
Ils discutaient des derniers accords que la duchesse avait conclus avec Erebor, et bien que Bartholomé soit d’avis que tenter de rallier le royaume du sable à leur cause ne pouvait être mauvais, il se demandait si dans la foulé ce n’était pas précipité et qu’ouvrir ainsi la frontière ne puisse leur nuire.

Aussi, c’est la réaction de Gaëtane que le duc remarque avant d’entendre distinctement les cris et l’agitation qui semble régner un peu plus loin. Il tourne la tête pour tenter de voir ce qui se trame avant d’emboiter le pas à la duchesse. Les gens qui se pressent et veulent venir se réfugier semble apeurés, paniqués, certains ont l’air blessés, même.  « Rassurez-moi que les Erebiens n’ont pas profité des termes de vos accords pour envahir le bourg de votre frère. » qu’il glisse à la duchesse, mais il a le sentiment qu’il s’agit d’autre chose.

Et toutes ces réunions de la noblesse qui semblent toujours être le théâtre d’événements plus absurdes les uns que les autres. Qu’est-ce, cette fois? Et est-ce pire que la guerre ?

Ansemer n’était peut-être pas si mal, après tout…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 12 Juin 2018 - 22:26

Il se senti étouffer un faible instant dans cette foule. Sa respiration fut prise de cours en voyant l'ombre d'anciens souvenirs dans le visage d'anciens coéquipiers vieillis par les années. Et aujourd'hui comme depuis, Chevaucheurs – contrairement à lui. Lui, devenu Protecteur. Excellent protecteur. Il releva le menton fièrement, le regard aiguisé comme une dague tranchante, à quelques pas en retrait de l'objet de sa protection. La magnifique Gabrielle de la Volte, si douce, et si enviée de ces autres dames. Comme si leurs voix ne se suffisaient pas à lui faire tirer la gueule, il fallait qu'elles ajoutent des gloussements de poules et des commérages. Ces gens de la haute qui n'ont qu'ça à faire, pensa t-il toujours fort attentif envers la princesse et ses alentours. Attentif et imperturbable malgré les commentaires de Creska sur les choses qu'elle avait loisir d'admirer depuis en haut. Attentif malgré un léger signe de tête de salutation rapide à une personne qu'il reconnu, Anaïs Belécu, elle aussi affairé à la protection d'un noble.

Il observa tantôt Gabrielle et Gabin, la vedette du jour, promu au titre de Major. Promotion qui n'était pas sans rappeler son plaisir d'en temps. Il le méritait. Il ne le connaissait pas personnellement, mais l'appréciation des autres Chevaucheurs en disait long sur ses compétences. Puis Gabrielle et la Gaëtane, enfin et surtout, Gabrielle et Antonin. Ceux là tout du moins et en partie n'avaient pas droit à un regard de chouette posée sur leur personne. Regard qui attira peut-être par la suite celui du prince. Prince qui après échange discret avec sa fiancée, l'interpella et le congédia de quelques minutes pour 'saluer les Chevaucheurs, sûrement d'anciens compères', ce qui était juste, ils l'étaient, ce qui rendait l'offre encore plus épineuse de cœur. Offre, cadeau, don, vacances de la couveuse, qu'il accepta poliment en se soustrayant après avoir échangé sa place avec un autre.

L'histoire de quelques temps à féliciter, à échanger, et à cacher une légère amertume à la mention de Tempérance. Non sans quelques coups d'œil automatique vers le couple princier. 'Ca se gâte du côté des montagnes, là', lui lança un coup Creska avant de tournoyer au dessus en poussant des cris d'alertes. Cris camouflés par d'autres, humains. Les bandelettes marchent ! Il ne comprit pas tout de suite avant d'entendre un homme crier aux morts. C'était difficile à croire et pourtant il ne se donna pas la peine d'y réfléchir, comme un pantin articulé et guidé par les fils délicats d'un marionnettiste – et avec précision, sa main gauche jeta son verre à terre (qu'il n'avait pas goûté) tandis que sa main droite se saisit de son arbalète, aidée ensuite de la gauche, quant au reste de son corps, il s'était dirigé vers le couple, poussant au passage des gens agités.

« Restez derrière s'il vous-plait. » lança t-il directement à la princesse tandis qu'après un signe de tête entendue à un autre protecteur, ce dernier se plaçait plus à l'arrière au cas où il viendrait en tête à quelqu'un de profiter de la situation pour outrepasser leur protection et tuer Gabrielle. C'était peut-être après tout le but de cette agitation, faire passer un assassinat. Elle était bien entourée, la princesse, et il faudrait lui passer sur le corps pour ne toucher qu'à un cheveux d'elle. Peut-être étouffait-elle aussi, encadrée de toutes ces perches épaisses et musclées. Peut-être.

Il ne tarderait pas à les voir arriver. À voir arriver les coupables de cette agitation. Même s'il avait dur à croire que des morts s'étaient levés – encore une fois.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 13 Juin 2018 - 18:24

À cheval, il suivait son client, se frayant un chemin au travers de la foule et des étals. L'ambiance festive qui régnait dans le bourg donnait envie à Niallan de s'y arrêter. Il savait que là où ils se rendaient, l'atmosphère ne serait pas la même. Ici les gens riaient aux éclats, une musique entraînante faisait s'agiter bras et jambes de chacun en rythme. Tout autour d'eux les effluves alléchantes de la bonne chère en train de rôtir, de griller, de mijoter imprégnaient l'air. Bien qu'il ait mangé peu de temps auparavant, le guerrier sentait l'eau lui venir à la bouche. La plèbe se pressait autour de ces étals où elle échangeait une copieuse portion contre quelques pièces. Niallan aussi aurait volontiers donné quelques pièces, et bien plus encore, pour pouvoir goûter à ce qui se préparait ici. Mais cette plèbe parmi laquelle il se sentait à son aise n'avait visiblement pas une place de choix dans le cœur de son client. Le nobliau qui le précédait chevauchait droit comme un piquet, comme pour se grandir davantage - il en avait bien besoin - et s'élever encore un peu plus au-dessus de ces gens qu'il toisait de toute sa suffisance. Le menton levé il s’efforçait d'afficher un port régalien, refusant de s'abaisser à contempler ceux qui grouillaient autour de lui. Comme pour nier l’existence même de tous ces "pouilleux", son regard portait au loin, sur sa destination qu'il commençait à apercevoir. Niallan se moquait intérieurement de cet imbécile et de sa comédie, il méprisait les nobles dans son genre. Cela dit la noblesse avait souvent ceci d'enviable que le manque d'argent s'y faisait moins souvent sentir. C'est d'ailleurs par besoin de liquidités que le guerrier avait accepté ce contrat. Un salaire honnête et une courte durée, parfait. C'est également le besoin d'argent qui l'aidait à supporter son client.

Au fur et à mesure que la journée avançait, la chaleur se faisait de plus en plus ressentir. Harnaché comme il l'était dans son gambison long, Niallan pestait tout bas tandis qu'il suait à grosses goûtes. Depuis le temps qu'il s'était promis de s'offrir une protection plus adaptée à l'été, il se jura de s'en occuper dès son retour à La Volte. Il observait son client se donner de grands airs au loin, hocher la tête avec conviction alors que les conversations battaient leur plein. Alors qu'ils étaient arrivé sur le lieu des festivités le noble avait été très ... clair. "Allez donc vous occuper ailleurs et laissez- moi profiter de cette petite sauterie en paix. Allez, Bzzzit, de l'air." lui avait il dit en lui agitant sa main sous le nez. De l'air il avait été ravi de lui en donner. Cependant sa conscience professionnelle le poussait à garder un oeil sur lui. Déformation professionnelle ou non, le guerrier avait malgré tout fait le tour des lieux et surveillait les environs tandis qu'il refusait tour à tour apéritifs et digestifs qui lui étaient proposés. Il grappillait de quoi manger quand il lui sembla percevoir comme des cris au milieu du brouhaha ambiant. Une main sur le pommeau de son arme il s'avança vers l'entrée tandis qu'il percevait de plus en plus nettement la rumeur de la panique. Rapidement il vit la foule, affolée. Elle était retenue tant bien que mal par les factionnaires et tentait de forcer le passage. Il jura, avala le dernier petit canapé, frugal mais délicieux, qu'il avait déniché et s'en retourna au trot vers le noble dont il avait la charge. Alors que celui-ci le vilipendait, exigeant de connaître la raison de cette agitation, Niallan aperçut du coin de l’œil une silhouette familière.

- Anaïs ?! Ah je vois, toi aussi un contrat t'a amené ici. Dit-il en pointant du menton le comte qui un instant plus tôt parlait avec son client. La guerrière avait rapidement réagi, elle était d'ores et déjà entre ses clients et le danger. Heureuse coïncidence. Voilà ce qu'on fait, tu gardes un œil sur mon client une minute le temps que je sache ce qui se passe ici. Il avait tout juste achevé sa phrase qu'il s'en allait déjà, empêchant toute contestation. Il avait confiance en elle, sa priorité sera évidemment son propre contrat mais elle ne le laisserait pas tomber. Mais il était certain qu'elle le lui ferait payer.

Alors qu'il revenait sur ses pas il put constater qu'une noble, la maîtresse des lieux s'il ne se trompait pas, avait opté pour la solution du chaos. La foule se déversait littéralement depuis l'entrée, manquant de piétiner tous ceux sur son passage. Niallan attrapa une femme au vol, réclamant des explications.

- Ils sont partout ! Partout ! Les m... Elle n'eut pas l'occasion de finir sa phrase que le courant de la foule l'emportait au loin. Le guerrier tenta tant bien que mal d'obtenir des informations claires, en vain. Sa patience atteint rapidement ses limites lorsqu'un homme le percuta de plein fouet. Il attrapa le pauvre bougre par le col, le gratifia d'une claque sonore pour le calmer et le questionna.

- Bien voilà ce qu'on va faire, tu vas m'expliquer ce qui se passe. Avec des phrases courtes, en prenant ton temps. Après quoi je te lâche. Vu ? L'homme hocha frénétiquement la tête. Avant de se mettre à bégayer, secoué de tremblements.

- L-Les m-m-mort messire, les mort m-marchent. Des c-cen-centaines et des c-centaine. Partout dans le b-bourg.

Niallan lâcha prise. Resta un instant immobile, le regard figé. Ce que venait de lui dire l'homme n'avait pas de sens. Et pourtant, pourtant la population fuyait apeurée. Il se reprit et s'en retourna vers Anaïs. Il la prit à part pour éviter que les nobles n'entendent et ne paniquent.

- Bon ... hum visiblement, les morts marchent, et ils sont nombreux. Très. Encore une connerie de  mages si tu veux mon avis. Si t'as une idée de la marche à suivre, je suis preneur. Sa main gantée se crispa un peu plus sur le manche de son arme.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 15 Juin 2018 - 20:42

Les morts ont été profanés.  Lorsque la nouvelle te parvient, une rage bouille en toi sans que tu ne puisses la contrôler.  Le sultan ton frère n'a pas eu besoin de te mander pour que ta volonté soit faite.  On ne pardonne pas un tel affront aussi facilement et il faut redonner à vos ancêtres, à ceux qui ont bâti votre peuple pierre par pierre, ce repos qu'ils ont bien mérité.  Il ne te faut que peu de temps pour être prêt à partir quand on te le demande.  La précipitation découlant de l'urgence de la situation n'a toutefois pas su être suffisante.  Vous êtes arrivés rapidement dans la vallée funéraire, mais une fois que vous y poser le pied, il n'y a nulle momie, ou plutôt, il n'en reste quelques unes, trop abîmées pour avancer.  Pourtant, c'est exactement à ce moment-là que l'horreur de la situation te frappe encore plus.  Quelque chose se joue de vous, quelqu'un a tenté de se frotter à des situations plus grandes que lui et voilà le résultat.  Un mot monte en toi et se dirige vers Sithis.  Pour lui demander pardon au nom de ces inconscients qui ont osé jouer dans son royaume, pour qu'il vous accorde son aide.  Ce n'est pas un dieu à qui tu adresses fréquemment tes prières, mais en l'occasion, tu ne vois pas de meilleures entités vers qui te tourner pour vous soutenir dans votre mission.

Tu éprouves un certain malaise toutefois à travailler de concert avec des gens de la Confrérie Noire.  Masqués, il est impossible de deviner quel visage ils ont, quelles sont leurs vraies intentions.  Tu ne doutes pas que c'est le choix le plus approprié, tu sais que jamais Anthim n'aurait fait appel à eux si ce n'était pas nécessaire.  Néanmoins, tu ne peux laisser ta méfiance s'abaisser.  Elle guette le moindre faux pas, le moindre écart.  Il reste dangereux de faire appel à ces hommes, tu le sais.  Et tu ne les laisseras pas agir au détriment de ton peuple. Peut-être est-ce en raison de ta loyauté indéfectible que tu as été choisi pour les accompagner.  Erebor peut compter sur toi.

Si le voyage en griffon d'escorte est inconfortable, tu n'en touches mot à personne.  En vérité, jusqu'à présent, tu es resté silencieux et à l'écart.  Tu observes.  Une fois dans le bourg où les momies sont arrivées, tu te tiens légèrement en retrait, la main posée sur ton cimeterre, près à intervenir, mais tu consacres surtout ton temps à l'observation.  Rien n'a été détruit dans le village comme le signifie rapidement l'un des assassins, mais on ne saurait dire pourquoi, ni où vont ces momies.  Le point positif, c'est qu'il n'y a pas à s'occuper de protéger les gens, les morts ne semblent pas s'y intéresser.

« Nous ne trouverons pas ce qu'elles cherchent à atteindre en restant ici.  Je vais m'entretenir avec les locaux afin de m'assurer que personne n'a été attaquée… Ce n'est pas parce que certaines d'entre elles ne sont pas agressive que c'est le cas pour toutes… »

Tu ne fais pas confiance à ces hommes.  N'osant pas trop t'éloigner de crainte qu'ils en profitent pour faire un sale coup, tu attrapes au passage un homme qui tente de fuir.  Un peu grassouillet, il est déjà en nage et prendre une petite pause de sa course lui permettra de reprendre son souffle.  Dans un commun un peu haché, tu lui demandes s'il a été attaqué, s'il a vu des momies s'en prendre aux gens du bourg.  Pétrifié par la peur, l'homme essaie de s'enfuir, mais tu maintiens ta poigne sur lui.  Il se met à bégayer qu'il n'en sait rien, qu'elles sont arrivées subitement sans que personne ne s'en rende compte jusqu'à ce qu'elles soient trop nombreuses pour être ignorée.  Il a la vague impression que la plupart d'entre elles sont pacifistes, mais il en a vu d'autre répliquer quand elles ont été attaquées.  Une fois ce discours dit d'une traite, il te supplie de le laisser partir, terrorisé.  Ne désirant pas le retenir inutilement, tu le laisses partie : il n'aurait été que dans votre chemin.

« Voilà qui ne nous avancent pas beaucoup… » fais-tu plus pour toi-même que pour le reste du groupe.  Il faudra être vigilant si certains morts rendent les coups.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 15 Juin 2018 - 21:45

Ansemer • Confrérie Noire



Tom

Froidécume



Livre III, Chapitre 4

Présentation



La Mort pouvait être pleine de surprises. Non seulement elle avait le pouvoir de frapper à tout hasard, choisissant ses victimes au gré de ses envies et de ses humeurs. Mais elle pouvait également désigner le bras qui tuerait pour elle. Tom, qui faisait partie de ses plus fidèles serviteurs, avait depuis longtemps appris à user de cette responsabilité avec parcimonie. Mais jamais, depuis ses débuts dans la Confrérie Noire, il n’avait entendu parler d’un mort qui revenait à la vie. Le retour de l’empereur Octave d’Ibelène du royaume de Sithis l’avait plongé dans une grande réflexion sur la Mort. Aurait-elle le pouvoir de revenir sur ses pas ? Et si, comme avec la Confrérie Noire, elle avait désigné ses propres serviteurs pour ce genre de tâches ? Cela tombait plutôt bien. Le voyage en griffon, bien qu’inconfortable, lui permettait de réfléchir à tout ceci. Tom Froidécume, couteau entre les mains, jouant avec la lame, se demandait ce qui avait poussé ces mages à tenter ce genre d’expériences sordides sur des momies.

Tom s’était depuis longtemps fait un avis dessus. S’il donnait la mort, il estimait que ceux qui la recevait de sa main (ou de celle d’un autre) devrait pouvoir reposer en paix sans qu’on vienne le déranger. Ces momies n’avaient pas eu le choix. Les voilà maintenant qui marchaient sur Cibella. Les griffons les déposèrent à proximité de cette morbide procession. Tom plissa le nez. Il s’était habitué à ce genre de visions, mais il devait avouer que cela faisait peur. C’était effrayant. La Chasse Sauvage qui courait encore dans Arven, et maintenant ces momies ? Où allait le monde ? Quoiqu’il en soit, il avait une mission. Il s’approcha de ses frères assassins et écouta la conversation entre Sharyar et Gauthier. Les deux se demandaient ce qui avaient pu pousser les morts à se diriger précisément dans cette direction. Gauthier évoqua le fait qu’elles n’avaient pas pour objectif de semer la mort autour d’elles. Ce à quoi Tom répondit :

« - Quelque chose, ou quelqu’un, les attire. Magie, artefact, je pense qu’on va le découvrir bien assez tôt. » Il regarda l’horizon et reprit : « - Tant qu’elles se tiennent tranquille et qu’elles se contentent de marcher, ça me va. »

Un des guerriers erebiens, qui, d’après ce qu’avait remarqué Tom par son comportement, se méfiait d’eux, proposa d’aller parler aux locaux, et Tom hôcha la tête. Qu’il aille donc jouer aux enquêteurs, cela fera un tas de muscles armé en moins parmi eux. Tom n’avait pas tellement apprécié cet aller-retour en Erebor, mais sa loyauté envers la Confrérie était sans faille, même si cela impliquait qu’il côtoie ce genre de personnages. Et puis… Tout ce sable ! C’était à la fois impressionnant, terrifiant, mais également tellement ennuyant. Du sable, du sable et… Oh, un squelette de cheval… Et puis encore du sable. Tom avait compris qu’il n’était pas fait pour se promener dans un désert. La chaleur l’avait pratiquement sonné, et il avait regretté la fraicheur littorale de Port Liberté. Il revint à la réalité, regarda ses collègues et soupira. Il en venait presque à espérer que ces choses se mettent à marcher un peu plus vite, histoire que les assassins sachent ce qui les poussaient à aller en Cibella.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Sam 16 Juin 2018 - 22:22

Les festivités vont de bon train. La promotion de Gabin de la Volte a enraîné quelques successions de réjouissances en Cibella, à Val-Serein. Bien évidemment, en tant que Chevaucheuse réputée du duché de la magie, Abigaïl a été conviée à cette fête au sein de la famille ducale. Satisfaite de côtoyer sa duchesse ainsi que sa princesse, le Phénix n'a, cette fois, pas tellement rechigné à l'idée de se retrouver au milieu de nobles. La Chevaucheuse a trinqué à la santé du nouveau major, discuté avec quelques-uns de ses compatriotes et même échangés quelques mots avec des nobles. Elle songe, par ailleurs, d'en faire part à Rhapsodie. Il est plutôt rare de la voir ainsi converser avec ses pairs. Sa nature plutôt farouche et réservée la place souvent en retrait. Inutile de préciser qu'elle préfère la jouer solo. Titou à ses cotés et Royale non loin de là, la rouquine se faufile entre la foule. Même si l'ambiance est à la détente, elle ne peut s'empêcher de garder l'oeil alerte et l'esprit vif. À sa ceinture, les armes de la Reine Noire témoigne également se méfiance. Les récents événements l'ont longuement fait douter de la Rose Écarlate et si elle continue de vouer à Astrée une rancœur enflammée, la Chevaucheuse sait également que manier les armes reste un atout non négligeable. A priori, tout se déroule plutôt bien mais Abigaïl est née en Outrevent et, dans le duché de l'honneur, le vent peut se lever à n'importe quel moment. Et jamais Arven n'a connu période aussi troublée. L'humeur du continent est aussi changeante que le vent d'Outrevent. Aussi la rouquine préfère rester sur ses gardes, à l'affût du moindre signe suspect et prête à faire son devoir.

Grand bien lui fasse. Au début, cela n'a été que l'écho d'un murmure. Un souffle, une brise presque illusoire. Juste un pressentiment. Un pressentiment qui s'est accrue, se muant en rumeur plus audible. Et bientôt, c'était un sentiment bien distinct. Un fait tangible. Alors que quelques personnes paniquées pénètrent dans un désespoir affolé au sein de la fête. Et tandis que sa duchesse lance quelques ordres pour les pauvres malheureux, Abigaïl s'élance aussitôt vers les portes, sans chercher à réfléchir. Elle les entend bafouiller ce qu'ils ont vécu mais elle a besoin d'être sûre.
Les morts se sont relevés.

Elle peut croire à des divagations de fous. Pourtant, Octave d'Ibélène n'a-t-il pas été ressucité par sa propre sœur ? Et le théâtre n'a-t-il pas fait revivre un passé enfoui sous leurs yeux ? En ces temps troublés, plus rien ne l'étonne. L'Ordre et la Rose ont fait suffisamment de dégâts. Ont déréglé assez de choses pour qu'une telle aberration se produise. Ainsi donc les morts se sont levés. Dans la cohue générale, Abigaïl tente d'apercevoir l'improbable. Autour d'elle, les cris, les pleurs, le désespoir. Un désespoir qui lui rappelle le Jour des Anciens et la flamme de la colère s'abat sur elle. Est-ce encore un coup de la Rose ? A-t-elle quelque chose à voir là-dedans ? Cela ne sera pas la première fois qu'elle trahit ainsi sa confiance. De toute façon, cela ne peut être que la Rose ou l'Ordre. La disparation de l'une n'enlève en rien leur responsabilité dans tout ce bazar. En tout cas, si les morts se sont relevés, son devoir va envers le peuple et la famille ducale. Il convient de protéger tout le monde. Fort heureusement, elle a vu sa princesse bien entourée par sa garde rapprochée, et a également aperçu Anaïs. Se frayant un chemin en sens inverse parmi la foule, vers la famille ducale, la Chevaucheuse tente de rejoindre sa duchesse.

-Votre Altesse, lance-t-elle en inclinant la tête plutôt sobrement – l'heure n'est pas à l'étiquette. Des mouvements inquiétants se profilent à l'horizon. Je crains que ces pauvres bougres n'aient raison.

Son air est sombre et grave. Il faut rassembler ceux qui savent se battre et former une ligne de défense et regrouper les pauvres âmes et les nobles dans la demeure pour les protéger au mieux. Cela ne semble pas gagner, tellement la panique se répand dans la foule.7

-Je pense qu'il faut tenter de former une ligne de défense à l'entrée et contenir tout le monde dans la demeure pour vous protéger au mieux et assurer la sécurité d'un maximum de monde.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Lun 18 Juin 2018 - 14:38

L’ennui commençait doucement à m’envahir, tandis que l’astre déclinait au lointain. Je ne m’étais pas forcé à rendre honneur à la cuisine cibellane, qui n’avait décidément rien pour me séduire, entre ces pattes de grenouille et ces canapés aux escargots, pas plus que je n’avais daigné me mêler aux danseurs. Les grandes célébrations n’étaient pas mon fort, me lassant bien vite d’avoir à paraître. C’était encore plus pesant en connaissant la situation respective de nos duchés. Gaëtane était une opportuniste à qui je ne parvenais plus à accorder ma confiance depuis l’Ordalie de Diamant, accompagnée d’un autre, bien pire, qui défiait toutes les convenances. Au moins Bartholomé nous avait épargné la vue de sa maîtresse, cette fois-ci. Tous deux semblaient absorbés par leur discussion, et il ne me vint pas l’idée de les interrompre. Je guettais plutôt un moment de tranquillité pour m’éclipser. Heureusement que nous n’étions pas cantonnés à une place assise, à voir défiler des plats. Je pouvais aller et venir sans contrevenir à la plus élémentaire des politesses envers mes hôtes, à condition de ne pas me faire arrêter à peine avais-je fait dix pas dans une direction.

Je poussai un soupir de soulagement en gagnant le balcon le plus proche, profitant de la vue et de la brise légère, tandis que les rires et les chants persistaient en fond, en une rumeur bien plus agréable. Mais une autre ne tarda pas à s’élever, en contrebas cette fois. Je fronçai les sourcils, quelque peu intrigué par ce qui semblait être… Des cris.

Des cris de panique.

Une tension tendit aussitôt mes muscles, alors qu’une incompréhension croissante se lisait sur mon visage. La guerre aurait-elle repris son cours ? Ces montagnes dissimulaient Erebor, qui se révélait neutre dans les agissements d’Ibélène désormais. Ce n’était pas du genre d’Anthim d’agir en traître, et d’attaquer son voisin sans prévenir alors qu’il cherchait au contraire à renouer le contact diplomatique par la voie commerciale. A quoi pouvait-on s’attendre alors ? Une nouvelle prouesse de l’Ordre, ou de nouvelles exactions de la Chasse Sauvage en ville ?

Je fis signe à mes deux gardes d’approcher. « L’un de vous peut-il aller voir ce qu’il se trame en ville ? » J’attendis qu’il parte, avant d’orienter mon regard sur le second. « Ton épée. » Il la détacha d’un geste gauche qui eut le don de m’agacer, le temps de saisir la nature réelle de ma demande. Il se rendrait bien plus utile en me donnant son arme qu’en la brandissant sur mon passage. Je préférais assurer ma propre protection, plus confiant en mes capacités à manier la lame. Je l’attrapai et la sortit de son fourreau pour la jauger. Bien mieux. Je tendis ma lame d’apparat en retour, et nouai l’épée nouvellement récupérée à ma taille. J’avais comme la désagréable impression que cette tenue, d’un blanc immaculé, n’allait pas conserver cette teinte encore longtemps. Au moins mon kilt, prévu pour les grandes occasions comme celle-ci, ne me gênerait pas dans mes mouvements.

Maintenant correctement équipé, je me rapprochais d’un regroupement, paniqué, qui échangeait à grands éclats de voix sur la situation au dehors. Impossible de les interrompre pour tenter de glaner une information cohérente… Et je repérai à l’improviste un homme se dresser de toute sa hauteur sur la table toute proche, écarquillant les yeux devant son comportement inexplicable. Je le retins juste à temps avant qu’il ne lui prenne l’envie de se jeter dans la foule déjà terrifiée, le tirant en bas quitte à le faire chuter, en retenant un juron. « Qu’est-ce qui vous prend ? » Je me rendis bien vite compte qu’il ne servait à rien de discuter avec l’homme en question, son état d’ébriété avancé l’empêchant de comprendre la gravité de la situation. Je le tenais quelque peu en respect, incommodé par son haleine, et le confiait ensuite à mon garde restant. « Raccompagnez-le dans sa chambre, et revenez ensuite. » Comment pouvait-on se mettre dans des états pareils, en pleine célébration officielle ? La petite noblesse n’avait pas toujours la retenue qu’il convenait d’avoir en pareilles occasions. D’autant plus que l’heure semblait grave…

Je mis de côté mes propres griefs avec mes homologues et me rapprochai de Gaëtane pour m’enquérir de la situation, certainement la plus à même de me renseigner même si elle paraissait dépassée par les événements. « Dites-moi que vous avez la moindre idée de ce qu’il se passe au dehors, parce qu’on ne dirait pas. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 19 Juin 2018 - 11:37




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.4

La Légion des Oubliés

28 juillet 1003



Intrigue animée par Lukazu


Des ovations funèbres


Malgré les tentatives d'apaisement de la duchesse de Cibella, la foule s'agite toujours plus ; quelques sujets acceptent les verres qui ont été ordonnés, mais la majorité est bien trop paniquée pour prendre le temps de se reposer ou de se désaltérer. Ils sont plusieurs à répéter que les morts arrivent, qu'il faut trouver un abri, que les lieux sont envahis. Certains supplient le seigneur de Val-Serein de les aider. D'autres expliquent que les morts attaquent, qu'il ne faut pas se fier à ceux qui ne réagissent pas vraiment. Les voix se contredisent parfois, mais le message est clair : il faut faire quelque chose et vite.

C'est à ce moment-là qu'ils apparaissent, les fameux morts : une première vague qui soulève frissons d'horreur et stupeur parmi les vivants. Leur avancée est suffisamment rapide pour en conclure qu'ils arriveront à hauteur des jardins d'ici peu. Ils se dirigent vers le bâtiment, cela ne fait aucun doute. Ne feront-ils que passer ? Pour l'instant, rien n'est moins sûr. Toujours est-il qu'il faut agir rapidement.

Gabin de la Volte prend donc les choses en main et suit les conseils de la Chevaucheuse l'Embrasée. Il organise avec rapidité et efficacité une première ligne de défense qui permettra à ses invités et sujets d'aller se réfugier dans la demeure. Pour ce faire, une partie des combattants à terre se retrouve enrôlée : des guerriers, des gardes et des Chevaucheurs sont placés de manière stratégique pour faire barrage et répliquer si nécessaire. La majorité des momies qui avancent ne semble manifester qu'une agressivité limitée, mais d'autres ont l'air bien moins pacifique et ne doivent pas être sous-estimées. L'incertitude plane, mais il ne faut prendre aucun risque.

Alors qu'une deuxième vague se dessine à l'horizon, derrière la masse déjà mouvante de morts, le reste des invités s'organise : il faut rassembler les gens, les faire entrer dans la demeure et les mettre en sécurité. Les invités et la foule sont quelque peu désorientés sous l'imminence de la menace encore inconnue, mais certains ne perdent pas le nord et sont aptes à donner des directives pour que, groupes après groupes, les jardins se vident au maximum. D'autres encore, de ceux qui ont déjà rejoint la demeure, commencent à organiser une barricade de fortune qui sera finalisée une fois tout le monde en sécurité dans la demeure.

Chacun y met du sien, mais les choses dérapent.
Un dragon crache du feu, possiblement nerveux devant l'étendue de morts-vivants. Des momies s'enflamment. Elles s'enflamment mais leur corps reste intact. L'élément ne semble pas les ralentir, il ne disparaît pas : il semble simplement inefficace. L'effroi et la nervosité grandissent parmi les vivants à cette vision alors qu'un parterre prend feu sous la maladresse d'un des corps morts. Un autre se montre agressif envers un combattant et la réplique est immédiate : un bras tombe, mais le corps continue sans interruption. D'autres morts sont bousculés et leur attitude passive s'efface. Le chaos s'installe à chaque faux pas et les combats s'engagent. Il faut défendre la première ligne et empêcher les momies de passer coûte que coûte ; il faut gagner du temps pour mettre tout le monde à l'abri.

La panique redouble lorsque les mages présents constatent que leur magie n'est plus fonctionnelle. Certains enchantements, basiques, font mouche ; tout le reste inefficace. Le flux magique s'éteint par moments avant de revenir, mais toujours aussi faible. Il faut trouver de quoi palier à ce dérèglement : qu'arriverai-il si la magie cesse de fonctionner entièrement ? Ce n'est pourtant pas l'unique problème.

Non, il y a ce bruit, répétitif, qui résonne progressivement plus fort dans les airs.

***

Ils ont avancé, les assassins et les Erebiens. Contourner l'afflux de momies aurait été une perte de temps tant elles s'étendent et s'éparpillent, alors, ils s ont remonté la masse du mieux que possible, guidés par les précieuses indications que communiquent les griffons. Ils ont dû se défendre contre certains morts, ont pu éviter l'affrontement avec d'autres ; ils ont parfois aidé des âmes malchanceuses au passage. Ils savent où ils vont, en tout cas : le domaine du seigneur de Val-Serein, Gabin de la Volte. Ils ont appris que la baronnie était en fête, qu'il y avait une concentration de gens encore plus grande que d'ordinaire là-bas. Ils ont accéléré le pas jusqu'à enfin parvenir à la lisière du domaine, les jardins grouillant de vie et de mort, la demeure encore plus loin, derrière, commençant à accueillir les gens. Ils approchent du but, assurément. Ils doivent persévérer et comprendre pourquoi cette direction ; ils sont les seuls à posséder un bout de la solution. Il leur faut rejoindre la demeure et les gens apeurés.

Soudain, le bruit.

***

Il s'agit d'un bruit sourd et régulier, quelque chose qui se déplie, se replie, se déplie. Des battements. Il se font entendre par-dessus les cris et les directives. Il sont de plus en plus fort. Ceux présents dans les jardins et ses environs ne tardent pas à découvrir ce dont il s'agit : majestueusement morbide, trophée d'un sultan mort depuis longtemps, la momie d'un dragon apparaît. Il suffit de lever les yeux au ciel pour le repérer et les exclamations de surprise s'enchaînent.

Ils sont peu à réaliser immédiatement ce que cela implique, mais ils réagissent dès l'étonnement passé. Deux Chevaucheurs et leurs dragons s'avancent déjà dans sa direction pour tenter de l'arrêter ou, du moins, de limiter les dégâts. Des cris résonnent dans la foule de gens, nobles comme roturiers, pour presser le mouvement et informer qu'un dragon mort parcourt les cieux vers eux.




Deuxième Tour

Consignes



IRL : du mardi 19 juin au mardi 26 juin (18h).
IRP : le 28 juillet 1003, fin de journée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable (Abigaïl, Anaïs, Anwar, Bartholomé, Gaëtane, Gauthier, Liam, Manaël, Niallan, Tom (Serenus), Selim (Aaron) et Shahryar). Si ce n’est pas votre cas, un petit MP à la Fatalité et nous verrons pour vous intégrer au groupe !

• L'action se déroule aux frontières avec Erebor, au bas des montagnes qui abritent, en hauteur, les vallées funéraires erebiennes où sont entreposés les morts du royaume (carte). D'un côté sur la baronnie de Gabin de la Volte (Val-Serein), de l'autre sur le marquisat de Melsant de Séverac (Automnal). L'action est spécifiquement située sur les domaines des deux nobles et dans les deux bourgs qui leur sont attenants.

• Les groupes internes au sujet sont répartis comme suit :
– Abigaïl, Anaïs, Bartholomé, Gaëtane, Liam, Manaël et Niallan se trouvent, pour le début du tour, dans les jardins du domaine de Gabin, là où ont lieu les festivités, comme au premier tour. Plusieurs personnages joués sur Arven se trouvent en tant que PNJ à ces festivités : il vous faut l'autorisation de leur joueur si vous en venez à souhaiter les inclure dans vos posts.
– Anwar, Gauthier, Tom (Serenus), Selim (Aaron) et Sharyar se trouvent à la lisière des terres du domaine de Gabin, au milieu des momies. Ils sont accompagnés d'Anselme l'Heur, de six Voltigeurs d'escorte et d'un assassin outreparleur, tous PNJ. Seuls deux Voltigeurs d'escorte les accompagnent à terre, les autres s'en sont retournés patrouiller dans le ciel. Vous êtes libres de les utiliser avec cohérence et, pour tout doute, un petit MP à la Fatalité.

• Le tour couvre :
Pour les invités : La foule des sujets qui s'agite dangereusement, l'arrivée des momies les plus rapides à l'horizon provenant du bourg, l'organisation d'une ligne de défense pendant que le rapatriement des gens à l'abri et la montée de barricades de fortune commencent, la deuxième vague de morts plus dense et éparpillée encore, l'engagement de plusieurs combats et l'arrivée du dragon momie. Vos personnages peuvent se mettre à l'abri, aider à rapatrier, à la barricade, combattre ou défendre ; à vous de voir tant que vous respectez son profil.
Pour les assassins et les Erebiens : La traversée du bourg en tentant d'éviter les altercations avec les momies au maximum, l'arrivée à la lisière du domaine du baron, l'arrivée du dragon momie et la traversée des jardins pour rejoindre les autres.

• Limitations :
Pour les invités : Vos personnages ne peuvent rejoindre le bourg de Val-Serein. Ils peuvent cependant, selon l'action que vous choisissez de mener, finir par se retrouver à l'intérieur de la demeure plus tard dans le tour – les portes d'entrée restent ouvertes pour l'instant.
Pour les assassins et les Erebiens : Vos personnages ne peuvent plus retourner dans le bourg de Val-Serein et doivent rejoindre les invités et sujets.
– Pour les deux groupes, la magie est complètement déréglée à proximité des momies : seuls les enchantements mineurs ont des chances de réussir et le flux magique, affaibli, vacille par moments. La raison n'est pas encore connue.
– Le dragon momie n'est pas attaquable par vos personnages durant ce tour, il est occupé avec les dragons PNJ.

• Comportement des momies :
Il dépend principalement de qui elles étaient avant leur mort et de ce qu'elles pouvaient faire. Certaines se montreront légèrement agressives à l'état normal, d'autres pas du tout. Par exemple, une ancienne courtisane adoptera une attitude bien moins agressive si elle est attaquée ou bousculée qu'un ancien guerrier ou un ancien mercenaire. Autre exemple : un coureur des sables (garde messager des tribus erebiennes) avancera plus vite que la moyenne. Vous êtes donc libres de décider quels types de momies vos personnages vont trouver sur leur route. De plus, elles semblent errer sans but et n'ont pas d'intelligence propre : si elles se retrouvent face à un obstacle, elles ne chercheront pas à le contourner ou n'auront aucun geste pour s'en défaire. C'est principalement le hasard qui leur permettra de reprendre leur route. Enfin, Il est possible de blesser une momie, mais elle ne ressentira aucune douleur et cela ne l'empêchera pas de continuer à avancer – à moins d'être réduite à l'état de tronc, bon. Attention : elle peuvent prendre feu, mais leur 'chair' ne sera pas détruite : elles resteront simplement en feu et continueront d'avancer.

• Vous êtes en Cibella : il fait encore chaud, mais une brise aide à rafraîchir la température. La nuit n'est pas encore tombée.

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre chacune de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon il faudra aller payer le surplus en boutique. :argh: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, n'a pas de limite de mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

• Bien sûr, si doutes et interrogations il y a, direction le QG du sujet. :hug:


Bonne chance, valeureux dragonnets ! :angel:





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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mar 19 Juin 2018 - 20:58

Elle ne bouge pas Anaïs, le corps presque collé à ceux qu’elle protège. Elle est hypnotisée par la crainte de ce qui arrive. Elle ne réagit pas jusqu’à ce que Niallan, ne la sorte de sa torpeur. Elle n’a guère le temps de dire quoi que ce soit qu’il s’en est allé lui confiant son propre noble à protéger « Mais… » elle rentre dans une fureur contenue alors qu’il revient rapidement. Elle lui adresse un regard noir mais consent à le suivre. Les mots employés la fait frissonner. Elle lui répond simplement :

« J’en sais rien ; la seule chose que je sais c’est qu’il est de notre devoir de protéger tous ceux ici présents ; on a des contrats mais je pense que nos clients tolèreront qu’on file un coup de mains tu ne crois pas ? »

Elle va pour rejoindre les nobles laissés lorsqu’à son tour elle voit les momies. La panique est totale, le sang commence à jaillir. Les gardes sont complétement désorganisés, la foule hurle alors que les portes sont ouvertes. Anaïs garde la main sur l’épée mais elle la serre prête à sortir son arme au premier besoin. D’une voix blanche elle s’adresse à Niallan.

« Emmenons les à l’intérieur ; la situation est hors contrôle pour les gardes; unissons nos forces contre cette folie » Sans attendre elle s’empare de la main du comte et de son épouse. Elle se tourne vers le noble de Niallan l’invitant à la suivre d’un regard pour les emmener à l’intérieur. Elle se fait bousculer mais parvient à les emmener dans une pièce un peu plus à l’écart « Ne bougez pas ; d’autres personnes vont venir, le peuple doit être sauvé tout comme vous ». Elle repart en courant vers l’entrée. Les combats commencent à faire rage à l’entrée alors que de nouvelles momies arrivent. Pire un bruit tenace la prend au point qu’elle lutte contre cette envie de se boucher les oreilles. C’est un garde affolé à l’entrée du château qui la fait réagir. Il cherche du regard une aide, un soutien et se met à hurler « Un dra, un dra, un draa ». Anaïs suit du regard le doigt tendu de l’homme et voit cette masse, ce dragon qui se dessine peu à peu dans le ciel. Des cris horrifiés se multiplient dans la foule. N’écoutant que son devoir, Anaïs se dirige vers l’homme qui reste immobile face à l’apparition  « Il faut ouvrir plus de portes, ils vont tout casser. Le but est de faire rentrer un maximum de personnes et de laisser ceux qui peuvent se battre dehors. Laissez-nous faire  »

Elle n’attend pas la réponse du garde et ressort dans la cour. Un enfant hurle à peine plus loin, le bambin doit avoir moins de deux ans. Anaïs se fout de qui elle renverse mais elle part le récupérer. Il pèse guère lourd et semble ne pas vouloir la lâcher désormais. Elle cherche Niallan du regard il doit forcément être comme elle à sauver des personnes qui qu’elles soient nobles ou peuple. Ils sont tous deux nés pour cela après tout, servir. Un groupe de personnes cherche à ouvrir une porte fermée. La guerrière s’en rapproche et d’une voix forte alors que l’enfant se met de nouveau à hurler

« Suivez moi c’est par ici » désignant l’entrée du bâtiment. Une femme hurle lui prenant l’enfant des mains pour le couvrir de baisers. Les retrouvailles au milieu du chaos la font sourire. Elle invite le groupe à la suivre jusque dans la pièce où elle a installé le comte du Val-d’Or. Les gardes ouvrent d’autres portent pour sauver un maximum de personnes. Le château se remplit alors que le désastre se poursuit. Anaïs elle repart à l’entrée ; une fois sur le perron, bien déterminée à protéger tous ceux qui sont à l’intérieur elle sort son arme. Elle aimerait aller là-bas aider les combattants mais elle le sent son devoir est d’être ici avec le peuple.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 20 Juin 2018 - 2:05

« Et pourtant ça ne les empêche pas de s’en prendre à quelques personnes. »

La voix de l’erebien est assez sèche alors qu’elle reprend presque immédiatement à la suite de Gauthier, presque comme mécontent. Il aurait été pourtant si simple pour Shahryar d’ignorer les paroles de son homologue du Poison s’ils n’avaient pas été tous deux en mission d’une grande importance. Mais en l’état, il ne pouvait pas faire comme d’ordinaire et simplement ignorer son intention. Et s’il n’était pas d’accord sur tout ce qu’il pouvait dire, il devait intérieurement reconnaître qu’il ne devait pas avoir tout à fait tort. Mais force était de constater que si les momies ne s’en prenaient pas aux gens si ceux-ci ne se trouvaient pas sur leur chemin, elles pouvaient néanmoins se montrer très agressives. Pour autant, Shahryar n’aida pas particulièrement les malheureux du bourg, ne pouvant se permettre de toucher les défunts cadavres de ces anciens Rois qui peuplaient cette vallée là en particulier. C’eut été à ses yeux un crime, si jamais il avait dû en abimer une. Alors s’il pouvait l’éviter en trouvant une solution qui calmerait les momies, il n’hésiterait pas.

« Peut-être bien. Mais justement, si elles continuent de s’éparpiller nous ne serons jamais en mesure de faire le rituel. Il faut trouver ce qui les attire. » Répondit-il alors à Tom, qui s’il n’avait pas tort se contentait de bien peu. Avait-il oublié la mission ? En tout cas, si c’était un objet qui les attirait, peut-être pourraient-ils s’en saisir et le ramener dans la vallée pour forcée les momies à faire demi tour. En l’état, ils ne pouvaient pas faire grand chose pour les forcer à se rassembler à un même endroit.

De toute façon, ils n’avaient pas mille solution et la plus simple consistait encore à suivre le troupeau de momies jusqu’à sa tête et comprendre où elles allaient et ce qu’elles cherchaient. S’engageant alors sur ce chemin, il ne fut pas aisé de ne pas s’attirer l’attention des cadavres défunts, eux qui naviguaient sur la route d’une démarche un peu perdue. A l’inverse, il ne fut pas difficile de comprendre qu’elles se dirigeaient tout droit vers ce qui semblait être la demeure du baron des lieux. La chance n’était pas de leur côté car même s’ils étaient loin, les Voltigeurs dans les cieux ne manquèrent pas de leur dire que là bas, à côté du manoir se trouvait un grand nombre de personne rassemblées, dans ce qui semblait être une fête hélas bien vite terminée.

« Peut-être qu’elles cherchent à atteindre la demeure. » Qui savait ce qui se cachait là dedans. Prêt à continuer vers les jardins, il s'apprêtait à dire aux autres : « Il faut se dépê… »

Mais la phrase meurt dans un bruit d’aile sourd, de plus en plus puissant, et bien vite se dessine dans les cieux un dragon momifié, certes majestueux mais aussi bien plus dangereux que tout le reste. Impressionné, soufflé par cette vision qu’il ne s’attendait nullement à voir, l’erebien laissa son regard se perdre sur cette chose immense qu’était ce dragon mort revenu à la vie, combattant d’autres Seigneurs des Cieux bien vivant. Il eut une pensée pour les Voltigeurs qui les accompagnaient, espérant que ceux-ci ne prennent pas le risque de se mêler à cette bagarre folle.

« Comment avons nous pu le rater ? »


La question, bien que presque posée à lui même, était sincère. Comment, alors qu’ils avaient eux même survolés les cieux plus tôt, ce dragon avait pu échapper à leur regard, et à celui de tant d’habitants ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 20 Juin 2018 - 6:44

Les beaux jardins. Les jardins qui plaisent tant aux de la Volte décidément. Des jardins qui les enchantent autant qu'eux enchantent les gens de leurs présences et de leurs somptueux atours. Pourtant ces mêmes jardins ne peuvent dissimuler l'agitation qui se fait maître lors de cette fête. Et ces parures et tissus enchanteurs ne peuvent les protéger de ce 'mal' qui semble approcher. 'Mal' qui ne ralenti pas, tout au contraire. Il semble s'accentuer, comme un venin glouton qui coule et s'écoule avec appétit dans un pauvre corps insouciant parfois stupéfait de découvrir ce qui lui arrive. C'est que les utilisateurs de poisons se trouvent également parmi les hommes et que Sithis aime à guider leurs victimes dans sa demeure souterraine. Sauf qu'ici il ne s'agit pas d'hommes, pas de vivants, non, la menace est morte. Aussi morte qu'Octave l'avait sans doute était... c'est dire la gravité.

Alors l'organisation autour de la princesse Gabrielle se met en action. Déjà aux aguets, c'est tout un essaim qui la pare soudain d'une armure d'hommes et de femmes musclés et armés jusqu'aux dents – à l'air peu engageant et qui pourtant comptent parmi les plus braves et honnêtes du duché. C'est ce que Manaël pense tout du moins. Lui ne compte pas parmi les honnêtes gens, il le sait, mais il se démène pour être l'excellence incarnée. Alors, aussi mécanique que les autres, il se place au devant, enfermant l'objet de leur protection dans une bulle inconfortable de sueur et de cris alentours. Qu'importe ses dires, ils la protégeront coûte que coûte – et ce même si certains se verraient bien l'assommer de peur qu'il lui prenne l'envie de bouger d'un moment à l'autre. Alors, ce n'est pas le cas, encore, de Manaël qui compte bien mot pour mot suivre la ligne directrice que lui a donné Antonin de Faërie, son employeur pour l'heure.

Sauf que les morts approchent. Les bandelettes vivantes comme dirait Creska. Les momies. Et que la foule se presse – souvent en hurlant. Elle se presse et pousse. Et il répond en repoussant et en donnant des à-coups de son arbalète. Noble. Peuple. Tant que la survie de Gabrielle est assurée, peu lui chaut. Et les autres protecteurs en font tout autant alors qu'à vitesse d'un limaçon ils se dirigent là où logiquement ils pourraient être à l'abris. Logiquement. Pas besoin de magie encore, se dit-il, mais si ils arrivent alors, sans doute, surement, l'utilisera t-il (ce qu'il croit).

Ils arrivent. Vraiment. Et l'homme ne peut s'empêcher de frémir un instant. Bref instant, mais un instant quand même. Les morts sont sacrés, on les enterre, on les pleure, parce qu'ils ne reviendront pas.  Ici ils se sont relevés, ils descendent, ils s'élancent sur eux et il craint soudain que le fléau s'étende bien plus loin... il imagine ses parents et son frère revenir d'entre les morts et déglutit à cette pensée. Avant de se ressaisir. Vivant ou mort. Inconnu ou Proche. Coupable ou innocent. Il fera son travail jusqu'au bout. Alors il est prêt à tirer de son arbalète. C'est maintenant ou jamais. Et mieux vaut maintenant tandis qu'il lève les yeux vers le ciel et entend déjà Gabrielle étouffer un cri derrière alors que de ci de là des semblants de torches humaines illuminent bientôt le domaine.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 20 Juin 2018 - 10:42

S’ils avaient eu le temps, s’ils n’étaient pas en pleine mission d’importance, Gauthier aurait sauté sur l’occasion. Il aurait renvoyé les mots à Shahryar, incapable de l’ignorer cette fois. S’ils avaient eu le temps. Pour l’heure, il valait mieux que les deux restreignent la conversation au minimum. Il n’avait pas pu s’en empêcher, cependant. M’enfin. Sans daigner lui répondre, il avait plutôt tourné son attention vers Tom… Et force était de constater qu’il avait raison. Et que l’autre, là, avait raison aussi – ça, c’était plus dur à avouer pour Gauthier. S’ils laissaient les momies se perdre sur les terres, bien que le duché soit relativement moins étendu que d’autres, compléter le rituel serait impossible.

Il répondit à leur échange avec un simple hochement de tête, discret, avant de se décider à rejoindre les momies, ou tout du moins la majeure partie du groupe qui avançait d’un bon pas, et non pas celle qui avait manifestement trouvé très drôle de rentrer dans une maison à la porte ouverte. C’était assez simple, d’ailleurs, de savoir si elles s’y trouvaient : les cris effrayés des gens parlaient pour eux. Un instant, l’assassin se demanda si les morts pouvaient monter les escaliers. Un détail, certes, mais si l’unique solution pour mettre chacun hors de portée était de les faire monter d’un étage… Le monde ne courait pas encore à sa perte.

Ce fut un exercice de slalom périlleux entre les morts, une première pour l’assassin – et pour sans doute la majorité des hommes, voltigeurs comme confrères, présents. Il se tenait légèrement en retrait de la tête du convoi, suivant au même pas sans pour autant chercher l’affrontement. De loin, il pouvait voir une forme, probablement habitation. De là à penser qu’il s’agissait de leur point de destination, il n’y avait qu’un pas à franchir. Les dents serrées derrière le masque, déjà il imaginait la cohue et le massacre, plus bas. Leur propre cortège d’assassins et d’Erebiens savaient : ils savaient ce qu’il devait se passer, ce qu’il ne s’était pas passé, et, bien que détournés de leur mission première, ils savaient qu’ils devaient trouver un moyen d’y revenir. La Confrérie n’échouait pas. Ils n’échoueraient pas, quoi que cela leur prenne.
 « On – »

Surpris par un son qui résonnait depuis quelques secondes, et par l’ombre qui s’étendait, ses yeux se relevèrent. Un juron lui échappa, bien trop grossier pour être retranscrit, mais ça parlait visiblement très mal de la parenté. Rien de religieux, mais c’était déjà bien assez pour exprimer son étonnement et la situation actuelle. Qu’est-ce que les foutus Erebiens avaient fait avec un dragon ? Non parce que là, la situation venait de passer de catastrophique à … à encore plus catastrophique.    « Lui aussi, faut qu’on s’en occupe ? »

Une chose à la fois. Il devenait clair maintenant qu’il leur fallait rejoindre la demeure principale, probablement le groupe de personnes rassemblées. Les empêcher de s’attaquer aux momies, ou du moins limiter le massacre.
 « Il faut les prévenir, avant que ça ne tourne au carnage. Qu’ils nous laissent agir. » Le ton était calme, la panique n’avait pas encore grimpé en lui. Il savait ce qu’ils devaient faire.  « Je parlerai. Si ça se retourne contre nous, je suis prêt à rester sur place pour que vous puissiez faire ce qu’il faut. » Sacrifice. Il y avait une forme de décision fataliste dans ses mots, et il ne reviendrait pas dessus. Son regard se posa sur Anselme.  « On ne peut pas se permettre de vous perdre. » L’Ecoutant était trop précieux, représentant de la Sombre Mère parmi eux d’une certaine manière. Ses yeux bleus dérivèrent sur son ancien ami.  « Pas plus que toi. Tu restes nécessaire, et vous aurez sans doute besoin des autres. Envoyer un Voltigeur ne résoudrait rien : la Confrérie doit parler pour elle-même. »  

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Gauthier parle en #69212E
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 20 Juin 2018 - 21:15

Après un instant de flottement il fut rassuré de voir Anaïs se ressaisir. Il approuva du chef et répondit par l'affirmative à sa question. D'ailleurs, quand bien même les seigneurs auraient quelque chose à redire, il menacerait de rompre le contrat et de les laisser se débrouiller par leurs propres moyens. Il était persuadé que cela suffirait à calmer leurs ardeurs. Il la suivit du regard le temps qu'elle s'éloigne en direction de la demeure seigneuriale en compagnie des nobles. Il semblait effectivement plus sage de les éloigner de tout ce chaos. De plus le bâtiment était plus facile à défendre. Niallan n'en doutait pas, ils en auraient besoin car la masse des non-morts qui se dirigeait vers eux ne saurait être contenu en dehors des jardins, pas avec le peu d'effectif présent.

Tandis qu'il laissait sa comparse mettre les nobles à l'abri, lui fonça prêter main-forte à la garde qui parvenait tout juste à contenir le flot incessant. Il aperçut alors une momie qui parvint à se frayer un passage à travers le rang. D'un geste vif il dégaina un poignard à lame large de sa ceinture, se jetta en avant. En quelques coups rapides, précis, de celui qui a appris à tuer, il planta l'acier dans le corps asséché. Il a atteignit foie, reins, poumons, cœur; rien n'y fit. Esquiva les contre-attaques, vif sur ses appuis, il dansait autour de la créature. Il continua ses assauts. Carotide, artère fémorale, rate, gorge; toujours aucun effet. Prenant du recul il décida de changer d'approche, rengaina la lame courte au profit de son épée. À deux mains il asséna de puissantes taillades, tranchant les membres cassants de la momie. Bientôt elle ne fut plus qu'un tronc gesticulant. Il eut donc la réponse qu'il cherchait, comment neutraliser ce tout nouvel ennemi.

Niallan décida d'en informer le reste des combattants et se précipita vers le coeur de la mêlée. Mais alors qu'il s'apprêtait à s'exprimer il constata autour de lui que l'attention n'était pas tant accaparée par les centaines de momies que par un point dans le ciel. C'est alors qu'il en prit conscience, un bruit sourd allait croissant depuis un moment déjà. Or ce ne fut que quand, à son tour, il leva les yeux vers le firmament qu'il comprit. Là-haut dans les airs un dragon, deux fois né, fit son apparition. Seuls les dragons, bien vivants eux, des chevaucheurs semblaient pouvoir s'opposer à la monstrueuse bête cadavérique. La vision était à ce point effrayante que Niallan, figé, senti que l'emprise de ses doigts sur la poignée de son arme se faisait fébrile.

Des revenants profitèrent de la distraction pour briser les lignes des soldats. Le fil aiguisé de la lame du guerrier siffla dans l'air, chantant au rythme de ses moulinets. Il s'attaqua aux membres des morts-vivants, les abandonnant sur place alors qu'ils s'effondraient. Tandis qu'il fauchait il hurla "les jambes, brisez leur les jambes !", dans l'espoir que son conseil soit entendu.

Un rapide coup d'oeil autour de lui et il aperçut Anaïs qui courait vers le grand bâtiment à la tête d'un groupe de rescapés. Il jaugea de la situation, selon lui la défense cèderait bientôt. Il s'élança alors dans le sillage de la guerrière et de du flot de civils.

- Ah ! Te voilà, bon boulot pour les habitants du bourg. Sans toi ils auraient sans doute étés abandonnés. Non, ne dis rien, je n'ai moi-même pas levé le petit doigt pour eux. Mais je suis heureux que quelqu'un l'ai fait. Il jeta un œil à l'intérieur de la demeure, grouillant d'agitation. Si ... Enfin, quand la ligne de défense lâchera là-bas, il faudra qu'on bloque cette porte. Sinon ce sera l'émeute, ils vont se piétiner les uns les autres avant même d'être véritablement attaqués. De mon côté j'ai essayé d'en tuer, échec sur toute la ligne. Les immobiliser semble la seule solution de s'en défaire.


Résumé:
 


Dernière édition par Niallan de Hurlevent le Ven 22 Juin 2018 - 8:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Mer 20 Juin 2018 - 22:40

C’est tout juste s’il a le temps d'acquiescer la présence de Liam d’un bref signe de tête, et il est content pour l’instant le duc de ne pas devoir se forcer aux politesses avec cet homologue qu’il n’apprécie pas particulièrement, que dans la cohue et l’agitation qui semble animer le petit peuple quelques informations semblent se préciser. Des morts. Des morts qui marchent, de surcroît. C’est d’abord l’incrédulité qui le gagne, et si la chose semble totalement impossible il y a les événements récents du couronnement d’Octave entre autres qui semblent lui souffler que plus grand chose n’est à se tenir pour dit à présent. La Chasse est-elle aussi derrière cela? Pourtant il fait encore jour, et le soleil, bien que déclinant, est toujours là à l’horizon.

Son regard balaie la foule un instant, entre les villageois apeurés qui arrivent, les nobles présents confus, et les gardes et voltigeurs qui adoptent rapidement une attitude de défense, il capte l’attention d’un garde - ou d’un guerrier, qu’importe, il se fiche de qui il s’agit - et lui fait signe d’approcher. « Trouvez-moi une arme, vous voulez. Hors de question de me retrouver pris au dépourvu sans défense. » Elles étaient loin les dernières séances d'entraînement au combat auxquelles il avait participé, mais en mer les attaques de pirates pouvaient s’avérer fort sanglantes et il fallait un minimum apprendre à manier la lame pour s’assurer une certaine défense. Il avait négligé de poursuivre la pratique, cloué à terre par ses devoirs ducaux, mais qu’importe la technique. S’il n’avait pas besoin de se battre il éviterait, par ailleurs, mais il préférait se trouver armé que pris au dépourvu.

Il s’écarte un peu pour laisser la ligne de défense rapidement créée prendre place, sans toutefois aller se barricader à l’intérieur avec la foule qui s’y presse. De toute façon, nombre de gardes, les siens y compris, sont bien trop conscient de la présence de la haute noblesse pour les laisser se faire attaquer sans rapidement créer barrière. Pour l’instant ce n’est pas de la peur qui l’habite, mais une étrange curiosité qui rapidement se meut en effroi quand les premières momies se font visible. Il les connaît, les rites funéraires des Erebiens, le duc d’Ansemer, pour avoir lu sur cette façon étrange qu’ils ont de conserver leurs défunts. Pour le duc des océans pour qui la salvation n’est possible qu’au fin fond des abysses, là où Messaïon pouvait les veiller, il est une bien étrange façon de faire que de préserver leurs décédés enrubannés ainsi puis emmurés dans leur gigantesques nécropoles. Le lire était toutefois une chose, les voir ainsi, éveillés - si tel était le mot - et errant ainsi en était une autre. Il reste interdit, un moment, devant ce spectacle qui trop rapidement semble vouloir dégénérer.

« Si ce n’était là une attaque des troupes erebiennes, je doute fort bien qu’ils apprécient que l’on massacre leurs défunts sacrés ainsi. Ce pourrait suffire à déclarer une guerre. Une autre. » qu’il commente alors que tout juste un peu plus loin devant eux un garde tente de parer l'agressivité d’une momie. L’un des bras du trépassé est tranché, vient choir au sol, mais le mort ne semble même pas s’en importuner.

Et au travers des morts, des gardes, du peuple qui prend refuge, s’avance aussi ces figures masqués et ces Erebiens qui détonnent de par le calme qui semble les habiter. Un regard échangé avec ses homologues. « Ah, » Les mots ne sont pas vraiment murmurés, il aurait été impossible de se faire entendre au travers la cacophonie ambiante sans hausser un peu la voix. « Étrange coïncidence? Les voilà qui semblent débarquer tels les commandants d’un nouveau genre d’infanterie. » Et des fantassins qui semblaient bien difficile à contenir, malgré le calme trompeur de leurs mouvements, alors que même les flammes d’un dragon ne semblaient suffire à les ralentir.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 22 Juin 2018 - 0:35

Ses conseils ne tardent pas à être suivis. Le nouveau major lance bientôt quelques ordres pour créer une ligne de défense et ramener ceux qui ne peuvent se défendre, bien en sécurité dans la demeure principale. Aussitôt, chacun s'organise, s'attelant à la tâche et, pendant un instant, une cohésion bien définie laisse penser qu'ils vont s'en sortir sans trop de dégâts. L'enfant de Aly s'apprête dont à prêter main forte directement sur le front. Tu les vois ? Ils arrivent ! Le rugissement de Royale fait écho dans la nuit tandis que les premiers « morts-vivants » - elle ne sait comment les désigner, se jettent sur la ligne de défense. Mais la voix du duc d'Ansemer lui parvient aussi aux oreilles. Si la Chevaucheuse préfère que les nobles se mettent également en sécurité, elle ne peut agir contre un ordre aussi cinglant et peut comprendre la volonté de se battre. Alors c'est nulle hésitation et avec une rapidité efficace qu'elle attrape la première épée qui lui tombe sous la main pour la tendre à Bartholomé d'Ansemer. Nulle marque de politesse ou de courtoisie, la voilà déjà partie au front. L'heure n'est pas à l'étiquette mais au combat car les premiers sorts, les premiers tintements d'épée retentissent tandis que la défense tente de repousser cet étrange et terrifiant ennemi.

Elle s'élance, sa chevelure flamboyante s'embrasant au son de sa passion. Déterminée, volontaire, la Chevaucheuse déchaîne son pouvoir, faisant exploser le sol sous le pied de ces créatures ni mortes, ni vivantes. Tente de faire exploser le sol. L'échec est total et c'est avec une réelle sidération que Abigaïl regarde la pauvre boule de feu voler en direction de l'une des momies pour s'éteindre avant même de la toucher. Qu'est-ce que... Abi ! La voix de Titou retentit dans son esprit tandis que l'une des momies s'approchent dangereusement d'elle. La Chevaucheuse puise encore dans ses réserves, tentant une autre explosion. Deuxième échec. La momie s'approche toujours. Quelques derniers centimètres avant d'atteindre sa crinière enflammée. La rouquine n'attend pas plus longtemps pour dégainer Chant-du-Matin et Chant-du-Soir. La lame chuinte alors que Abigaïl l'abat d'un coup sec, tranchant un bras qui tombe mollement au sol. Aucun cri de douleur, aucune rétractation. La chose poursuit son chemin, totalement indifférente à son membre estropiée. Petite, attention ! L'avertissement de Royale surgit dans son esprit alors même que Abigaïl se fend dans une dernière tentative, tranchant les deux jambes de la momie qui finit par s'affaler au sol. Son regard se tourne vers ce que lui transmet Royale pour contempler avec horreur les momies en feu qui continuent d'avancer, allumant un brasier dont les flammes s'étendent avec l'avidité d'un affamé. Ce qui était organisé au départ paraît maintenant une scène de panique totale. Des combats apparaissent ça et là, le feu consume ce qu'il peut sur son passage et beaucoup errent, désœuvrés, ne sachant quoi faire ni où aller. Une main vient soudain attraper sa botte et Abigaïl voit avec horreur la momie dépourvue de jambes, ramper vers elle et tenter de la faire basculer à terre. D'un geste elle se dégage et s'éloigne rapidement, ses épées à la main. Elle aperçoit Anaïs, plus loin, mais préfère se rapprocher de la ligne de front. Royale ! La dragonne rugit et dépasse les remparts pour piétiner rageusement quelques-unes des momies alors que sa Chevaucheuse s'élance sur l'ennemi, ses épées à la main. La magie se dérègle mais ses épées, elles, restent plus efficaces face à ce genre d'adversaires dépourvus d'armes. Mais alors qu'elle s'engage à nouveau dans la mêlée, renforçant la ligne de défense, un bruit bien reconnaissable se fait entendre plus haut. Un bruit qu'elle identifie entre mille. Un bruit qui ne présage rien de bon. Et alors qu'un rugissement féroce retentit dans les airs, Abigaïl lève un visage blême vers le ciel.
Non.
Un dragon.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 22 Juin 2018 - 17:36

Si la situation ne pouvait être décrite comme entièrement catastrophique simplement par la fuite et l’éparpillement des momies, elle pouvait l’être désormais en considérant la présence d’un cadavre volant de dragon. Aussi asséché que les autres, la créature montrait cependant bien plus d’agressivité que ses semblables et risquait sans nuls doutes de mettre en péril la mission des Lames de la Confrérie. A la remarque de Gauthier, Shahryar coula un regard lourd vers son homologue, se retenant cependant de lui rétorquer quoique ce soit de mesquin. Cela lui titillait certes la langue, mais en même temps, il était vrai qu’aucun d’eux n’avait prévu de faire face à un cadavre de dragon. « Il faudra bien. » Qu’il se contente de dire, d’un ton certes froid mais pas particulièrement cassant, alors qu’il relève les yeux vers la bestiole volante. Oui… il faudrait bien, ils ne pouvaient laisser une telle chose en liberté, pas plus qu’ils ne pouvaient laisser les momies vagabonder ici et là. Les morts étaient sacrés, ils devaient retourner à leur juste place, au sein des vallées. Pas sur ces terres à certainement se faire massacrer par les profanes. Shahryar n’était pas encore certain de cela, mais il n’aurait pas été étonné que les gardes du domaine et autres soldats venus à cette fête s’en prennent aux morts. Et l’idée le révoltait quelque peu.

A nouveau, l’insupportable voix de Gauthier parvint à Shahryar. Conscient que la mission était plus importante que des querelles anciennes et rémanentes, il l’observa, non sans acquiescer aux mots de son confrère. Difficile d’admettre qu’il avait raison, mais en l’état, pouvaient-ils se permettre d’agir sans rien dire, alors que la situation leur échappait complètement ? Gardant un instant le silence, tentant de réfléchir à d’autres solutions, l’erebien finit par convenir que c’était le plus simple. Même s’ils n’avaient aucune certitude que ces gens les écouteraient… « Ils pourraient ne pas nous croire, ou même penser à une attaque d’Erebor. » C’était ce que l’Adepte avait craint en voyant les momies échappées des vallées. Cela ne regardait pas la Confrérie cela dit.« Mais tu as certainement raison. On ne peut pas simplement agir dans le secret désormais. » Ou tout du moins, leur présence ne pouvait plus l’être. Le rituel, lui, resterait un mystère, leur atout et surtout leur mission. « Je suis d’accord. » Et il ne fut pas le seul, Anselme acquiesça tout autant, et sa parole était presque d’autorité suprême. Rien ne prouvait que ces gens aideraient ou écouteraient leurs propos, mais Shahryar en tout cas ne laisserait ni tomber la mission, ni un confrère, quand bien même avait-il pour Gauthier de la rancœur. Même s’il imaginait se sacrifier, les fils et filles de Lida ne laisseraient pas une telle chose se produire, tout du moins se le promettait-il, alors qu’ils arrivaient près d’un gros attroupement. Des civils, des nobles, moins effrayés en tout cas que la populace du bourg. Il avait néanmoins un mauvais pressentiment.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 22 Juin 2018 - 17:57

Elle écoutait attentivement les observations d’Abigaïl. Effectivement, les mouvements à l’horizon ne prévoyaient rien de bon… Tout en acquiesçant de la tête, elle avait raison la chevaucheuse il fallait être prêt à agir face à n’importe quelles éventualités. « Les morts sont parmi nous, si j’en crois ce que j’entends...» lança-t-elle pour Liam. A peine ses mots prononcés qu’une vague de…mort-vivant apparaît un peu plus loin… « Bien. Vous avez votre réponse…»

Contrôler les choses, ça, c’était l’une des choses dans laquelle Gaëtane excellait c’est pourquoi elle commença à diriger les invités vers la demeure. Son autorité faisant foi, elle s’en servait pour garder une certaine discipline. Mais, elle n’était pas vraiment aidée… surtout lorsque plusieurs invités s’exclamèrent que le feu était inefficace sur les momies. Elle regardait inquiète les vagues arrivées, estropiées, brûlées, mais imperturbables rien ne semblait les arrêter. « Hâtez-vous ! Ne perdez pas de temps ! » ordonna-t-elle aux invités. Gaëtane confiait des invités aux bons soins de la guerrière Anaïs Belécu qui avait dégainé son arme pour les protéger. Au milieu des jardins, son regard se posa sur Manaël en charge de la protection de sa sœur, elle voulait s’assurer que de ce côté-là ça allait… « Allez vite vous mettre à l’abri ! Gabrielle, une fois à l’intérieur guidez les invités, je vous prie ! » Tout le monde devait aider, et elle savait que Gabrielle était douée pour ça. Les pièces de la grande demeure étaient envahies par les invités paniqués, il fallait ordonner un peu tout cela pour que cela ne devienne pas l’anarchie la plus totale.

La Duchesse faisait des allées et retours dans les jardins pour guider les invités, pendant que Gabin organisait la défense. En retournant au plus près des combats, elle avait entendu Gaëtane : ces mages horrifiaient par cette magie qui ne fonctionnait plus. Elle tâchait de garder la tête froide, mais la situation comme toujours était plus que compliquée… D’abord, le feu qui ne fonctionnait pas rendant les chevaucheurs obsolètes, la magie bloquée même chose, les épées qui mutilaient, mais qui n’arrêtaient pas. DRAGON MOMIE EFFRAYANT DROIT DEVANT ! Eole s’affola – comme à son habitude – Gaëtane leva la tête, dur de ne pas avoir une momie de dragon volait au-dessus d’eux… La Duchesse ne tarda pas à accuser silencieusement le Duc d’Erebor d’une éventuelle attaque envers Cibella. Si ce n’était l’Ordre, cela ne pouvait être que lui. Et pourtant, la réflexion du Duc d’Ansemer non loin d’elle la fit tiquer, il avait raison. Cela ne pouvait être eux. Ils étaient surement les victimes tout comme eux en ce moment même. « Vous avez raison. C’est une déclaration de guerre ! » dit-elle en direction de Bartholomé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 22 Juin 2018 - 18:26

Elles sont nombreuses et la foule de villageois en panique se fait de plus en plus mince.  Tes comparses ne te paraissent toujours pas particulièrement fiables, mais au moins un Voltigeur erebien fait partie de votre regroupement et déjà tu lui fais tout de même un peu plus confiance.  C'est un Sinhaj, un de ton clan. Anthim a toute ta confiance et ta loyauté, mais tu comprends mal pourquoi des assassins de la Confrérie noire doivent se mêler des affaires d'Erebor.  Ne serait-ce pas à cause d'eux que les morts se sont relevés, que le repos des défunts a été troublé?  Tu ne peux t'empêcher de réfléchir à cette question tandis que vous courez entre les momies animées.  Tu attrapes au passage une fillette qui pleure et qu'on a abandonnée là.  Elle te fait penser à l'enfant qui chaque jour grandit dans le ventre d'Astarté.  Tu ne peux pas en bonne conscience la laisser là.

Et c'est à ce moment même que tu entends l'étrange battement.  Tes yeux s'ouvrent grand devant le dragon qui fait son apparition.  Ça c'est quelque chose qui vient compliquer un peu la mission.   Espérons que les dragons momifiés ne peuvent pas cracher de feu… « Il va falloir trouver vite un plan d'action viable avant d'avoir affaire à ce dragon… »  Et pour toi-même, tu ajoutes intérieurement qu'il faudrait tout mettre en place avant que trop de morts ne soient profanés…

C'est sur ces entrefaites que vous arrivez au manoir, juste à temps pour entendre le commentaire d'un noble bien engoncé dans ses vêtements.  Rapidement, ton cœur se durcit.  Ton peuple n'est pas barbare et n'utiliserait jamais ses morts pour envahir des terres voisines.  Tu déposes la fillette entre les bras d'une femme qui croise ton chemin.  Tu dégaines ton sabre que tu agites sous le nez de Bartholomé, l'air menaçant.  « Mon peuple n'utilise pas un sacrilège comme celui de profaner ses morts pour s'en prendre à ses voisins. »  Tu te tournes vers la femme qui approuve les dire du bonhomme barbu.  « La guerre gardez-la pour vous, à moins que vous ne voulez pas voir les momies être refoulées et retournées chez elle dans le royaume de Sithis. »  Dire tout ceci en commun est laborieux même si tu le parles plutôt bien à force d'avoir accompagné les caravanes dans le désert.  Une lueur sauvage brille dans ton regard, courroucé que l'on puisse prêter une telle idée barbare aux tiens.  « Plutôt que de dire des imbécilités, rendez-vous plutôt utiles et rassembler les vôtres pour nous laissez gérer la situation. »

Une momie approche de vous et tu l'ignores.  Elle ne fait que marcher, il ne sert à rien de l'attaquer.  Elle marche droit devant, sans menacer qui que ce soit.  Tu offres une prière à Sithis pour qu'il la ramène saine et sauve dans son royaume, qui qu'elle fût par le passé avant d'arriver à son trépas.  Tu abaisses ton sabre et détourne ton attention des deux bourgeois.  Leur visage te semble vaguement familier, mais tu n'as pas le temps de t'en préoccuper.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Ven 22 Juin 2018 - 21:43

Ansemer • Confrérie Noire



Tom

Froidécume



Livre III, Chapitre 4

Présentation


Sharyar ne semblait pas tellement d’accord avec lui, mais Tom s’en fichait bien. Il se contenta d’hausser les épaules. Le plus important restait leur mission. De toute façon, celle-ci, pour le moment consistait à marcher et à suivre cette armée de morts vivants. Tom se demanda s’il serait vraiment comme eux, une fois qu’il aura rejoint le royaume de Sithis. Si c’était le cas, il espérait vivre longtemps, ou, alors, demander à Sithis de le laisser en l’état. Tom comprit, au bout d’un moment, que les morts se dirigeaient tout droit vers une magnifique demeure, celle d’un baron, d’après ses souvenirs. Il avait longuement étudié les cartes de chaque duché, c’était pratique quand il devait se déplacer pour exécuter un contrat. Quand les voltigeurs vinrent leur annoncer qu’il y avait du monde là-bas, Tom déglutit. Par Sithis, ils avaient choisi le bon moment pour faire la fête ceux-là !

Comme si c’était parfaitement normal pour lui, Tom suivit ses camarades, marchant aux côtés de ces morts ambulants. Soudain, un cri l’interpella. Il tourna la tête et vit une femme, une paysanne, qui tendait la main vers l’étrange procession. Tom regarda la direction qu’elle désignait, et comprit qu’elle montrait du doigt son enfant, un petit garçon, qui était en plein milieu du groupe. Les morts, visiblement peu agressifs pour le moment, se contentait de l’esquiver. Mais elle restait prostrée, le visage dissimulé entre ses bras. Tom fronça les sourcils, et allait reprendre la route quand, finalement, il se ravisa. Il courut jusqu’au garçon, écartant les morts à coup de coudes, sans les brusquer, et allant même jusqu’à s’excuser. Il attrapa le gamin par le col, le prit dans ses bras et refit le chemin en sens inverse. Il se dirigea vers la mère et lui tendit l’enfant sans un mot. Il se contenta d’hocher la tête devant ses remerciements, et il s’éloigna. Heureusement que son visage était toujours masqué, cela lui permettait de ne pas être reconnu, et, surtout, d’être facilement oublié. Il rejoignit ses camarades en courant et s’arrêta net quand un rugissement déchira les cieux.

Un dragon. Par Sithis. Un dragon momifié.

Tom, bouche bée, regarda l’immense bête se diriger vers eux. Et ne put s’empêcher de laisser s’échapper un rire jaune quand Gauthier demanda s’il faudrait s’occuper de lui aussi. Il répondit :

- Décidément, ces mages un peu étrange sont vraiment fous. Ranimer un dragon mort…

Gauthier parla d’aller avertir les fêtards avant que ça tourne au carnage, et Tom, bien d’accord avec lui, hocha la tête et il dit :

Je viens avec toi mon frère. On sera plus efficace à deux.

Gauthier avait raison, la Confrérie devait parler pour elle-même. Déjà, il entendait le bruit des lames que l’on tirait de leur fourreau. Quels idiots. S’attaquer à des êtres déjà mort, ce n’était pas une très bonne idée. Il espérait juste que cela ne dégénère pas plus. Il ne tenait pas à se retrouver avec plus de morts sur les bras que ce qu’il avait déjà sous les yeux.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella   Sam 23 Juin 2018 - 20:49

Un instant, Gauthier se demanda franchement s’il avait bien fait de demander son avis à Shahryar. S’il avait, simplement, bien fait d’en parler alors qu’il était à portée d’oreille, au lieu d’en discuter directement avec Anselme. Pour le retenir, pour l’ennuyer, l’Adepte de la Corde aurait bien été capable de lui dire que l’idée était stupide. C’était bien connu : lorsqu’une mission importante se profilait, si celle-ci manquait d’échouer, c’était forcément de la faute de Shahryar pour Gauthier. Buté, le Cibellan. Et il n’était pas près de lui pardonner. Ca faisait si longtemps que la querelle traînait et continuait qu’il se pourrait bien que des gens prennent des paris sur lequel craquerait en premier. Vu leur attitude rancunière aux deux, c’était difficile à dire.

Aussi fut-il passablement choqué quand l’Erebien approuva son idée. Peut-être l’avait-il grandement séduit avec la promesse de rester en arrière, en cas de problème. Peut-être était-il encore doué d’un peu de sens commun. C’était risqué, oui, de se précipiter vers le groupuscule attaqué par les morts et de dire simplement ‘rendez les armes et laissez-nous gérer la situation’. C’était risqué, de se glisser en plein combat où les lames volaient et fracassaient des os millénaires, sectionnaient des corps qui auraient dû depuis longtemps ne plus bouger. Incroyablement fou, aussi !

Mais la Confrérie, jamais, ne reculerait. Jamais elle n’abandonnerait une mission – et dans sa fierté et son orgueil, jamais Gauthier n’aurait voulu se contenter de rester en arrière sans aider. Il fallait y faire quelque chose. Quitte à se mettre en première ligne. Il n’échouerait pas, et ses frères non plus.
«Merci. » dit-il simplement, s’adressant peut-être un peu plus à Tom qu’aux autres. Ses pas se firent empressés, empruntant le chemin qu’avait pris un de leurs accompagnateurs erebien quelques instants plus tôt – qui semblait d’ailleurs en pleine discussion houleuse avec deux des têtes couronnées de Faërie. On apprenait à les reconnaître, quand on en entendait parler régulièrement. Il défendait son honneur, et son sultanat : normal, en un sens ; pour la Confrérie, Gauthier aurait fait de même. Plus aucun attachement, si ce n’était de la nostalgie, ne le liait à Cibella.

Avisant l’un, mais étant tout de même à distance raisonnable, pas tellement couillon l’adepte, de sorte à être entendu, il prit la parole. Son ton était posé, comme si autour d’eux il n’y avait pas de momies à moitié embrasées qui tombaient, ou un gigantesque dragon mort flottant au-dessus de leurs têtes.

« Je parle au nom de la Confrérie Noire. Nous avons été mandés pour rendre au sommeil éternel les morts échappés de la vallée funéraire. » Derrière son masque, son regard ne fuit pas. « Notre seule mission parmi vous est de ramener à leur dernière demeure, et en bon état, ces momies. Nous n'avons contre les gens rassemblés ici aucun grief, et n’avons rien à voir avec l'éveil de ces corps. Laissez-nous intervenir, prendre en charge les choses. Cessez le combat, protégez vos semblables mais n’attaquez pas les cadavres. »

Simple, rapide. Clair. Ca le gênait, lui, de devoir se dévoiler – comme tous. Jamais son regard ne quitta le duc en face de lui, imperturbable. Il les avait avertis. S’ils refusaient, qu’importe ! Ils agiraient tout de même. Ca serait juste plus compliqué, de devoir se battre sur deux fronts. Ne pas céder. Derrière le masque, qu’importait qu’il soit homme du peuple, que son message frise l’insolence dans les formes. Il n’appartenait à aucun duché, ne reconnaissait aucune autre autorité que celle au sein de la Confrérie. Et puis, ils n’avaient pas spécifiquement le temps, là.

Spoiler:
 

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Intrigue 3.4 • Des ovations funèbres ▬ Cibella
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