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 L'école des vertiges

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La Cour des Miracles
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Message Sujet: L'école des vertiges   Mar 12 Juin - 16:02


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Agathe de Vigdir & Narcisse de Croquelune

L'école des vertiges



• Date : 6 février 1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Croquelune, en voilà, un nom étrange! Vigdir-des-Sorbets l'est tout autant. Ils se sont rencontrés fortuitement au mariage de Castiel de Sombreflamme, et il ne reste plus qu'à espérer qu'aucun traumatisme n'en résulte.
• Recensement :
Code:
• [b]6 février 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3851-l-ecole-des-vertiges]L'école des vertiges[/url] - [i]Agathe de Vigdir & Narcisse de Croquelune[/i]
Croquelune, en voilà, un nom étrange! Vigdir-des-Sorbets l'est tout autant. Ils se sont rencontrés fortuitement au mariage de Castiel de Sombreflamme, et il ne reste plus qu'à espérer qu'aucun traumatisme n'en résulte.


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Dernière édition par Agathe de Vigdir le Mar 12 Juin - 16:12, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Mar 12 Juin - 16:05

Pour quiconque avait connu Agathe depuis Bellifère, personne n’aurait pu s’imaginer un jour la voir valser au mariage ducal de Castiel de Sombreflamme. Encore moins sous une pareille tenue! De tous les présents de Mélusine et Hiémain pour son anniversaire, la mignonne avait opté, joues rosissantes, pour la robe la moins sage. De jolies fleurs brodées paraient le tissu vaporeux dont la teinte rappelait la douceur d’un printemps, et le décolleté terriblement cielsombrois ne laissait aucune ambiguïté sur la finesse de la jeune femme. Une robe audacieuse pour une Bellifèrenne bien trop sage : ce n’était pas tous les jours que Castiel de Sombreflamme se mariait. Elle l'appréciait tant, ce duc flamboyant et généreux...! Pour lui, pour ce jour unique, Agathe avait bravé sa timidité et ses tendances hautement bellifèrennes pour enfiler cette robe somptueuse et ses escarpins aux riches passementeries. Elle était fière, bien sûr, de porter de pareilles oeuvres, de se trouver étrangement jolie aussi, ainsi dénudée, même si jamais elle n’oserait l’avouer. Et savoir que Lancelot serait présent l’avait mise en joie. Cette soirée serait parfaite. Parfaitement parfaite.

Elle avait dansé encore et encore, entre les bras de l’Adroit, enchaînant trois danses pour ne jamais quitter ses mains. Parfois.. Parfois, elle surprenait son regard sur elle, un regard particulier, un peu insistant, et si elle en était profondément troublée, elle était également ravie d’attirer l’attention de cet homme qui venait tout juste de prétendre à sa main. Comme un secret bien gardé au fond de son coeur, la jouvencelle n’en avait dit mot à sa tutrice. Mélusine devait être anéantie de voir la princesse d’Erebor en épouser un autre et Agathe se doutait que son bonheur éclatant lui serait peut-être lourd à porter, aujourd’hui.

C’était lui qui avait mis fin à la danse en s’excusant de mille mots jolis. Voulait-elle à boire, elle aussi? Quelque chose de délicat, qu’il avait souligné, s’assurant déjà que rien ne trouble son état, et Agathe l’avait laissé s’éloigner en se doutant bien qu’il devrait converser avec telle ou telle personne, ne serait-ce que par la plus élémentaire des politesses. Elle s’était donc posée un peu en retrait pour mieux voir tous ces couples incroyables, nobles et sublimes, qui valsaient avec élégance. Elle, simple dame de Vigdir-des-Sorbets, dansant avec un artisan, attirait-elle à elle autant de délicatesse? Agathe espérait que oui, car son bonheur était radieux et sa joie, sincère.

Elle ne l’avait pas vu approcher, grisée par les danses nombreuses et l’ambiance festive, les bras instinctivement croisés sur ce décolleté fragile sitôt que Lancelot l’avait quittée. Son air rêveur s’était amenuisé devant le grand homme pour trahir une certaine surprise. Il lui semblait familier, comme s’ils s’étaient déjà croisés, et Agathe se permit un sourire incertain que son voile diaphane laissait paraître. Oh…! Oh! C’était bien en tournoyant, plus tôt, qu’elle avait croisé ce regard particulier. Un regard clair, aussi doux que la folie. Un regard qu’elle avait cru posé sur elle, une petite seconde, et qui désormais la faisait rougir sans raison.

Un flottement. Quelques secondes, tout juste, et Agathe accepta de décroiser les bras afin d’offrir à celui qu’elle croyait être marquis une courbette élégante. On lui avait présenté tant de gens, on lui avait désigné tant de grands noms, qu’elle en avait oublié plusieurs. Mais celui de Croquelune l’avait marquée, peut-être un peu. Elle s’efforçait de se remémorer s’ils avaient réellement été présentés ou si, plutôt, Mélusine s’était contentée de murmurer le nom à son oreille.

- Monsieur… C’est une si jolie célébration, n’est-ce pas? Il est bien agréable de voir Sa Grâce, monsieur le duc, aussi heureux.

Elle se doutait bien que d’ici la fin de la nuit la fête allait rejoindre un autre niveau, un niveau particulièrement cielsombrois. Les souvenirs des fêtes scandaleuses qu’avaient organisé Castiel de Sombreflamme, lors de son séjour à sa cour, la hantaient encore. Assurément, Agathe quitterait avant que minuit n’arrive afin de s’assurer un peu de quiétude et ménager sa pudeur déjà bien ébranlée.

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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Ven 15 Juin - 6:37

Pour l’occasion, Narcisse avait fait quelques efforts. Non seulement il était venu, mais avait veillé à se faire élégant également. Sa tenue était faite de soie noire, réhaussée de fils d’argent. Des couleurs qu’il portait au quotidien, étant celle de sa famille, mais il avait là veillé à vêtir ses plus beaux atours. Le marquis avait même poussé jusqu’à discipliner sa chevelure cascadant de coutume librement sur ses épaules, en les attachant d’un catogan lâche, usant d’un large ruban de matière et couleur similaire au reste de sa tenue. Cela avait le mérite de bien dégager son visage, et ce point l’avait également mené à tailler sa barbe. Point trop bien sûr, mais juste de quoi l’égaliser un peu alors qu’il n’y prenait vraiment garde habituellement.

D’efforts, il en fournissait également quant à sa consommation. Pour l’heure, l’on ne l’avait encore vu sortir son habituelle pipe d’écume, et s’il avait bien bu quelques verres, il n’était pas encore question d’être imbibé. Toutefois, le marquis restait de fort bonne humeur. Après tout, son ami était à l’honneur aujourd’hui, et cela méritait qu’il se tienne bien tant que la fête ne virait encore par trop dans la décadence cielsombroise. Il y avait de quoi s’occuper toutefois. Le marquis aimait fort à observer dans ce type d’occasion. Rester discret tant qu’il le pouvait, laisser vaquer son regard de ci de là, voir s’il pouvait ainsi par sa simple attention découvrir quelques secrets ou rumeurs, ou même s’attarder sur les visages et les corps qu’il aimait tant à reproduire. Et, bingo, l’un d’eux avait particulièrement capté son attention.

Car oui… elle ne se trompait pas, forcément qu’il l’avait regardée ! Une frêle et jolie blonde, en une tenue si légère qu’elle ne laissait que juste assez à l’imagination. Malgré l’exubérance de sa tenue, Narcisse devinait toutefois un côté prude et réservé qui l’intrigua plus encore. Oui, cette jeune femme était tout à fait son genre… Longtemps, elle avait dansé avec un homme qu’il devinait être au minima son amoureux, mais il ne s’en émut pas. Car trop intrigué déjà, le Croquelune brûlait d’en apprendre plus, mais surtout de l’admirer de plus près ! Aussi, lorsqu’il remarqua que son cavalier s’était éclipsé, il ne tarda pas à aller la voir. Pas trop vite bien sûr, il ne fallait pas donner l’impression à cette petite merveille qu’il se jetait sur elle. Mais ne perdit pas trop de temps tout de même, l’on ne savait jamais, son danseur pourrait bien vite revenir accaparer ses bras.

Narcisse approche donc, sourire bienveillant aux lèvres. « Encore plus craquante vue de près » se laissa-t-il à penser, bien qu’il estima dommage que ses bras soient désormais croisés. Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle les décroisa pour mieux lui offrir une révérence, et lui de retenir son souffle une seconde à cette vue délicieuse !
- Jolie, agréable… voilà des termes très bien choisis, mais que j’aurais plutôt tendance à vous attribuer !
Se laissa-t-il répondre, ponctuant d’un rire léger, un peu taquin, comme à son tour il s’incline. Saisit doucement de sa dextre les doigts fins de la jolie blonde, portant sa main à la rencontre de ses lèvres, qu’il ne fit qu’effleurer. Cette révérence avait été fort lente, et de ses émeraudes il n’avait pas manqué d’observer le doux spectacle offert durant cette descente. Lors du baise-main, ses yeux verts s’étaient fixés à nouveau seulement sur le visage de la jeune femme, esquivant ainsi le voile sous cette nouvelle perspective. Ah, il n’avait jamais été très friand de cette coutume, mais bon, cela valait sans doute mieux que les chapeaux auxquels il ne goûtait qu’encore moins. Tout en se redressant, sa révérence magistralement exécutée, il poursuivit.
- Je crains de n’avoir eu la chance de vous avoir déjà été présenté : je suis le marquis de Croquelune, mais il me plairait bien mieux de vous entendre m’appeler Narcisse. Quant à moi… quel doux nom dois-je attribuer à une si exquise beauté ?
Son sourire s’étend encore, comme il se rend compte qu’il avait manqué de dire « friandise ». Ah ça, son regard ne mentait pas, et il devait paraître assez clair qu’il serait fort heureux de pouvoir y goûter en effet. C’est seulement alors qu’il semble remarquer qu’il tenait toujours la main de la jeune femme dans la sienne, la relâchant dès lors délicatement.
- Oh, mes excuses. Je dois bien admettre que vous me troublez… En vérité, je ne sais ce qui est le plus charmant, d’entre l’écrin et le bijou qu’il laisse entrevoir...
Disant cela, Narcisse porta un nouveau regard sur la robe fine comme pour la désigner, mais bien sûr aussi sur le corps pour bonne part dévoilé.
- Raison d’ailleurs pour laquelle je me suis permis de venir vous déranger, ce dont j’espère vous ne vous offusquerez pas. En effet, j’estime que pareille splendeur ne devrait avoir à se tenir à l’écart… Que tous devraient pouvoir vous admirer ! Après tout, vous êtes la deuxième plus belle attraction pour l’œil en ce lieu, car bien sûr personne ne saurait détrôner une mariée le jour de ses noces, n’est-ce pas ?
Il rit, et se penche légèrement vers elle pour lui lâcher sur un ton de confidence « mais elle ne domine que de peu, gardez-le pour vous hein ! », s’amusant assez de la situation visiblement.
- Aussi, j’aimerais vous demander la grâce et la chance d’une danse à vos côtés. Ainsi, votre délicatesse pourrait rayonner à nouveau, et quant à moi… eh bien, vous me feriez là le présent d’un bien doux souvenir !
Son bras gauche dans son propre dos, le droit tendu vers elle, le lui offrant si elle acceptait de saisir autant son bras que sa proposition.

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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Mar 26 Juin - 3:16

Des mots qui plaisaient et qui la faisaient rougir, voilà ce que lui offrait le marquis de Croquelune sous un air avenant. Il la trouvait jolie. Il la trouvait agréable. Et il prenait sa main, dans la sienne, afin de l’effleurer du bout des lèvres. Le geste lui arracha un frisson fin et diffus, sa peau chatouillée par cette barbe bien taillée. Agathe se sentait nerveuse, soudainement, et son coeur pulsait avec entrain à sa poitrine sans qu’elle ne puisse mettre une idée précise sur son trouble. Elle craignait qu'il ressente son malaise et les battements désordonnés de son coeur depuis sa main qu’il gardait encore dans la sienne. Ce qu’elle peinait à comprendre était la peur. Une peur différente que ce qu’elle avait pu vivre depuis Brumecor. Différente de Lughnasad. De l’Académie. De la Roue Brisée. C’était la peur intrinsèque d’une jeune femme devant un regard masculin trop appuyé. Autant elle espérait soudainement être vêtue jusqu'au menton et se soustraire à cette attention soutenue et intéressée, autant attiser l’intérêt d’un garçon était étrangement agréable et nouveau. D’instinct, la jeunette lança un regard à la ronde pour retrouver Lancelot ou encore accrocher celui de Melbren. Rien, dans cette foule dense. Elle était seule avec ce loup bien particulier.

- Je suis Agathe de Vigdir. ...Et je suis la pupille de Mélusine de Sylvamir. Vos mots sont… Ils sont très gentils..

Lancelot. Où était-il, son fiancé bien aimé? Son regard à lui ne se faisait jamais aussi insistant, jamais autant chargé de ce danger. Elle le préférait, très certainement, car sous celui de Narcisse, l’envie folle de s’enfuir la tenaillait comme un appel à la vie. Elle n’était pas en sécurité, là, devant lui. Et pourtant… il lui semblait bien charmant, avec ses jolis mots et ses manières toutes distinguées. Il parlait d’elle comme d’un joyau précieux et elle rougissait bien malgré elle, murmurant un merci bredouillé, comme incliné sous la majesté de tant de compliments. Comment refuser la demande d’un marquis? Comment refuser une demande aussi joliment formulée? Alors elle déposa sa main sur ce bras offert. Lancelot ne lui en voudrait pas, elle en était presque certaine, si elle acceptait cette danse. La mariée elle-même devait bien dansé avec d’autres hommes que son époux, aujourd'hui.

- Puis-je espérer vous voir manier l’art de la danse aussi élégamment que le verbe, Monsieur de Croquelune?

Elle n’avait pas osé croiser son regard, en avançant ses mots, encore intimidée de ses confidences sur la mariée et de son allusion quant à l’écrin dissimulant le bijou que sa peau laiteuse devait être. Agathe s’enfonçait entre les danseurs, sa main un peu tremblante contre le marquis beaucoup plus assuré. Un marquis. Un marquis qui lui accordait un regard et qui désirait la faire tournoyer. Un marquis qui la voyait pas comme une enfant pâlichonne ou négligeable. Tiraillée entre son ravissement et sa pudeur, la mignonne avait salué son partenaire de danse avec élégance, alors que s’élevaient les premières notes porteuses d’une certaine noblesse. Une danse qu’elle connaissait bien, pour avoir obligé à maintes reprises le petit Arsène à s’exercer avec elle.

- J’ai appris que les terres de Croquelune avaient nourri de très jolis poèmes. J’ai très hâte de les lire, désormais que nous avons fait connaissance. Je pourrais associer un visage à la beauté des mots.

Faire diversion. Faire diversion alors qu’elle s’inclinait une fois encore devant lui, délicate comme les fleurs brodées de sa tenue. Le souvenir de la brève leçon des terres cielsombroises lui revenaient par vague, toute distraite qu’elle était par la danse et son cavalier. Était-ce un sonnet sur les lacs et une noyade, ou plutôt une sextine? Le mot vague de tercet lui revenait alors qu’elle s’avouait bien incapable de dire de quoi il s’agissait avec précision. Si elle s’y connaissait peu en littérature, elle était plus à l’aise avec la danse. Les bons pas. Le bon temps. C’était agréable et Agathe y prenait plaisir jusqu’à faire se profiler un sourire, sous son voile.

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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Mar 31 Juil - 2:13

- « Monsieur de Croquelune » ? Ne vins-je pas de vous demander de m’appeler Narcisse ? Allons, chère Agathe, n’ayez crainte, je ne vais pas vous manger !
Sa main se pose naturellement sur celle de la jeune femme accrochée à son bras, tâchant par là de la rasséréner quelque peu. Il n’y croquerait pas en effet, même s’il n’aurait certainement pas dit non. Mais son coup d’œil balayant l’assemblée n’avait pas trompé. En quête de l’homme avec qui la jeune blonde avait échangé quelques danses plutôt. Cherchant son approbation ou simplement le réconfort de le savoir là ? La main fébrile sur laquelle Narcisse a glissé ses doigts n’est pas des plus assurées, pouvant ainsi apporter un indice non-négligeable. Faisait-il si peur que cela, alors qu’il n’avait été qu’amabilité à son sens ? Aussi, la menant jusqu’à la piste, poursuit la conversation gentiment, sans plus lui accorder de regards trop déplacés bien qu’il ne parvenait tout à fait à empêcher ses émeraudes de venir effleurer ce si mignon visage.
- En ce qui concerne mes talents de danseurs, tout comme ceux d’orateurs… Je vous laisserai en juger sur pièce, tout comme je me plairai à juger si vous dansez de manière aussi agréable que d’apercevoir quelques rougeurs sur vos joues délicates !
Ah, il n’arrive pas à s’en empêcher… Maintenant que le marquis avait vu lui monter le rose aux joues, il fallait bien qu’il s’exerce à provoquer cette charmante vision dont il ne pourrait assurément pas se lasser.
Ils prennent place. Se saluent avec élégance, et partent dans une danse qui l’est tout autant, ses regards tentaient plus de croiser les perles bleutées de la jeune femme que la peau laiteuse dévoilée. Sur celle-ci, ce serait plutôt son imagination qu’il laisserait vagabonder, dans un ballet de baisers et de caresses dont il pourrait l’abreuver si seulement l’occasion lui en était donnée. Son sourire s’élargit à ces pensées, avant que la discussion n’en vienne à se poursuivre.
- Eh bien… je pense que le mieux si vous désirez pouvoir attester de la véracité de ces poèmes dont vous faites mention, c’est de venir visiter ces terres ! C’est avec un plaisir non dissimulé que je pourrais y être votre guide, soyez-en certaine. J’y ai quelques lacs des plus plaisants, auxquels les lueurs nocturnes donnent un charme sans pareil ! Et ce sans parler des vergers et des jardins, sans nul doute inspirés par Cerah et Mirta en personne tant les couples peuvent y trouver un propice terrain à un doux et bel amour. Cela vous plairait-il de les visiter, douce Agathe ?
En vérité, si elle aimait la poésie, il était possible d’en trouver de bien plus nombreux mais aussi plus récents sur sa baronnie de Porte-Brume, où de nombreux artistes avaient au fil des années profité du mécénat de ses parents, puis du sien.
- Que nous parlons de cela… aimez-vous l’art ma chère ? Je dois bien le reconnaître, vous êtes de ces modèles dont je suis le plus friand. J’adorerais pouvoir un jour avoir la chance de graver ces traits qui sont vôtres dans le marbre… La douceur présumée de votre peau de nacre trouverait parfaitement de quoi sublimer cette matière qui m’est si chère.
Ne demande pas cette fois si cela pourrait lui plaire. Se contente juste de l’observer encore, accordant à son visage une certaine intensité, tentant de capter les moindres mouvements de son visage qui pourraient témoigner de ses sentiments sur la question.

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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Lun 13 Aoû - 4:11

La conversation se fit légère et agréable, si bien qu’Agathe en fut presque surprise. Certes, un homme affublé d’autant de titre se devait d’être remarquable, mais les Cielsombrois avaient la réputation d’être scandaleux. Mélusine l’avait été, et Agathe ne savait plus trop si son regard s’était habitué ou si la terrible fille Séverac s’était calmée, depuis son mariage. Peut-être un soupçon de ces deux possibilités. Puis elle avait ri, le museau en l’air, en l’entendant la gourmander sur ses civilités trop marquées. Son rire en clochette s’était fait entendre, malgré les musiciens, et la blondinette en oubliait presque sa robe et cette situation embarrassante, pour la Belliférienne qu’elle était. Il la taquinait d’une bien charmante manière, soulignant la rougeur de ses joues qui, comme répondant à une invocation, revenait farder ses pommettes.

Il souriait largement en soutenant son regard et, sans doute naïvement, Agathe se sentait un peu plus en confiance, bien loin de se douter des pensées scandaleuses qui traversaient alors son esprit. Sous ses doigts, elle tourbillonna et ses jupons appuyaient cette impression de légèreté, virevoltant avec douceur tout autour d’elle. Elle l’entendait vanter la beauté de ses terres, entre deux révérences, et lorsque Narcisse l’invita à les admirer, son coeur était en joie! Ses pommettes rehaussées d’un sourire enchanté froissaient très légèrement son voile diaphane. Elle, l’invitée du marquis de Croquelune..! Il lui parlait des lacs et elle les imaginait lumineux de fabuleuses lucioles. C’est alors qu’il décrit les jardins et les vergers inspirants tant de couples que la mignonne manqua un pas et, si ce n’était de sa main prestement posée sur son bras pour se retenir, en aurait manqué un second. Troublée ou choquée, elle sentait ses joues s’embraser vivement sous le scandale de l’affaire. Faisaient-ils..? Osaient-ils… Ainsi profaner les terres de leur marquis? Elle laissa un silence envahir l’espace, alors que ses jambes retrouvaient les bons pas à danser, et que sa main revenait près d’elle. Alors qu’elle se questionnait sur ce qu’il tentait réellement de lui demander, lorsqu’il parlait de visite, le marquis poursuivait la conversation sur l’art, un sujet bien plus décent!

- Que nous parlons de cela… aimez-vous l’art ma chère ? Je dois bien le reconnaître, vous êtes de ces modèles dont je suis le plus friand. J’adorerais pouvoir un jour avoir la chance de graver ces traits qui sont vôtres dans le marbre… La douceur présumée de votre peau de nacre trouverait parfaitement de quoi sublimer cette matière qui m’est si chère.

Elle avait tressailli en l’entendant vouloir graver ses traits dans la pierre, soulignant le satin de sa peau avec une aisance qui la déstabilisait tout à fait. Avait-elle hoqueté..? Agathe en était presque certaine, alors qu’une chaleur irradiait de ses pommettes. Elle s’inclina devant lui, une fois de plus, afin de ne pas manquer une autre figure à cette danse qui perdurait. Son coeur battait si fort, à sa poitrine, désormais!

- Je.. J’apprécie l’art… Narcisse. Mais je ne le comprends sans doute pas assez pour l’apprécier à sa juste valeur. Je m’exerce au dessin, depuis quelques années, désormais, et j’ai pu voir plusieurs oeuvres, autant de tableaux que de tapisseries, sans pouvoir les comprendre parfaitement.

Diversion. Faire diversion. Elle lança un regard à la ronde, cherchant à voir si quelqu’un remarquait son trouble et son malaise, alors qu’elle ne savait trop comment répondre aux avances - était-ce seulement des avances? - du marquis de Croquelune. Pauvre Lancelot! Que ferait-elle si elle le savait dans la mire d’une insupportable voleuse des Miracles, ou encore d’une croqueuse d’hommes cielsombroise? Rien, sans doute, mais la douleur n’en serait pas moins vive.

- Proposez-vous à toutes vos cavalières de visiter vos jardins…? Ou.. Ou de les… sculpter?... L’invitation à visiter vos terres est généreuse, mais il vous faudrait demander à ma tutrice la permission. Sans doute préférerait-elle être présente, à nos côtés…

Très certainement que Mélusine de Sylvamir souhaiterait non seulement être à leurs côtés, mais précisément entre sa pupille et l’homme des plus éloquents. Elle avait abaissé son regard en sentant ses mots hésiter, entre ses lèvres. La rougeur, sur ses joues, n’avait pas encore diminué et laissait clairement percevoir l’étendu de son trouble.

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Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Mer 3 Oct - 15:04

Loin d’imaginer ce que la jeune Agathe se faisait comme idées sur ses fameux jardins – qui selon lui incitaient plus au romantisme qu’à la dépravation qu’elle soupçonnait – le marquis se questionne sur les raisons ayant fait manquer un pas à cette si gracieuse compagnie. Il n’en devine rien pourtant, la voyant déjà comme trop pure que pour avoir de pareilles pensées. Comme quoi, une fois de plus, il ne fallait pas se fier aux apparences. Quoi qu’il en soit, Narcisse range vite ce questionnement au second plan, préférant de loin profiter de ce moment. Il n’avait que trop peu l’occasion de danser, n’en était même pas spécialement friand de manière générale, mais avec cette jeune femme cela prenait quelques tournures délicieuses dont il aurait été déçu de se priver.

Il sourit de voir des rougeurs reprendre derechef leurs places sur ses joues alors que l’artiste évoque la plaisante possibilité de la sculpter. Sourire qui s’élargit encore aux hésitations qu’elle réplique, ne sachant manifestement trop que répondre. Peut-être qu’il faisait erreur, mais le Croquelune avait une forte impression de dualité face à cette jeune femme. Comme si elle était une riche pièce de monnaie tournant sur elle-même, tout comme la danseuse, affichant tour à tour le pile et le face. Comme si une part d’elle était flattée et intéressée, mais que la seconde s’efforçait de trouver matière à le repousser, se heurtant sans doute au mur des convenances. Ou bien était-ce plutôt pour cause d’une corde autour du cou ? Ah, ce jeune homme avec qui elle avait tant dansé, sans doute occupait-il ses pensées. Pourtant, il n’y avait pas qu’avances dans les propos du marquis joueur.
- Eh bien… nombreux sont les gens libres de profiter du romantisme de mes jardins. Je serais assez ignoble de priver le monde de leurs beautés ! Un bel endroit où il fait bon se balader main dans la main, je m’en fais obligation de le faire partager. Il y a bien assez de choses déplaisantes en ce monde que pour se priver ou priver de ce qui s’avère agréable !
Ses émeraudes campées dans les azurs de la pâle jeune femme, toujours souriant et avec aplomb, il poursuit.
- Quant à les sculpter, c’est bien plus rare. J’exécute bien souvent des commandes, ou les œuvres qui me viennent à l’esprit. Seules celles d’une rare fraîcheur sont à même de recevoir ce type de proposition. Et heureusement que je ne me limite pas à mes cavalières, en conséquence de quoi il y en aurait bien moins encore. Pour être honnête, il m’est assez rare de proposer une danse. De coutume je suis plutôt de ceux qui se mêlent peu, et l’ombre généralement me convient bien assez. Tant la danse que le modèle vous ont été proposés à vous pour ce doux raffinement qui se dégage de vous. Devrais-je ressentir quelque honte d’avoir osé sur vous poser ce regard particulier ?
N’a pas l’air d’en éprouver en tout cas. Semble toujours très amusé par la discussion et prendre grand plaisir à la rencontre.
- Bien sûr, et comme je vous le disais, je n’aurais rien à redire quant à la visite de votre tutrice à vos côtés. Cela me permettra au moins d’un jour pouvoir vous revoir, et poser à nouveau mes yeux sur vous. « Profiter de ce qui est plaisant », n’est-ce pas ce que je vous disais justement ?
La danse s’achève. Il s’écarte d’un pas, s’incline, portant une nouvelle fois sa main à ses lèvres pour l’effleurer de celles-ci.
- Je vous laisse y réfléchir, douce Agathe. Si vous le souhaitez, nous pourrions poursuivre cette conversation autour d’une coupe, mais sachez néanmoins que vous ne devez vous sentir obligée de rien. Tout comme la visite, tout comme la sculpture, la proposition reste ouverte, à vous de faire les choix qui vous plairont au mieux. Soyez assurée en tout cas que cette rencontre a été un parfait plaisir pour moi, et que j’en aurai tout autant à le prolonger ou vous revoir un jour...
Le marquis laisse flotter sa phrase, tout comme sa proposition, désormais redressé face à elle tout en l’emmenant hors de la piste, main dans la sienne à peine saisie afin de la laisser filer avec aisance dès lors qu’elle l’aurait décidé.

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J'ai fait allégeance à : la cour des Miracles et Mélusine de Sylvamir.
Mes autres visages: Astarté des Sables • Gabrielle de la Volte • Sifaï Sinhaj • Tancélie le Sustain
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: L'école des vertiges   Ven 19 Oct - 16:46

Son regard ne semblait plus aussi perçant, aussi pénétrant, et soudainement Agathe parvenait à se sentir plus confortable en sa présence. Elle ne savait pas trop à quel instant la tension s’était évaporée, s’il s’agissait d’une réponse qu’elle aurait pu lui offrir, ou encore si une autre jeune femme avait attiré son attention, mais le marquis de Croquelune n’exerçait plus sur elle son inquiétante attraction. C’est sous un sourire affable qu’il continuait ses explications pour mettre fin à ses arguments maladroits. Un jardin romantique. Aucune nuance d’inconvenance. La jeunette en oublia la délicatesse de sa robe, portée par les paroles du marquis. Il lui parlait de sa pureté, pourfendant toute ambiguïté.

- Vos paroles sont si aimables et généreuses, Narcisse… Je vous assure que je parlerai en bien de votre requête, et qu’il serait agréable de visiter ces jardins en votre compagnie.

Après tout, n’avait-il pas été rassurant, alors qu’il lui parlait de son désir de ne pas priver la beauté du paysage à ses invités? Et s’il désirait la sculpter… L’idée était choquante. Mais terriblement tentante. Si le marquis - et artiste - se contentait de fraîcheur et de légèreté, peut-être serait-ce alors plus acceptable? La jeune femme se contenta de lui offrir un sourire nuancé de timidité alors que déferlait sur elle une vague de compliments. Il désirait la revoir, accompagnée ou non. Il désirait poser ses yeux sur elle. Elle croyait trembler, la douce Agathe, toute retournée par les paroles enflammées du Cielsombrois. Pouvait-elle seulement refuser une pareille proposition, de la part d’une si haute noblesse? Et surtout, avait-elle réellement envie de se soustraire à sa présence si dérangeante qui la troublait pourtant agréablement?

- Il serait agréable de vous revoir. ...Un vin léger, peut-être? Nous partirons rapidement pour Valkyrion, mais je suis certaine que votre invitation se rendra jusqu’aux terres enneigées de Sylvamir.

Elle, la simple demoiselle de Vigdir, s’était inclinée devant le marquis en oubliant le regard qui la scrutait. Il avait retenu sa main avec finesse, ne l’abandonnant qu’au dernier moment, lorsque leurs pas les menèrent enfin loin de la piste de danse. La jeunette ne s’était pas retournée pour le voir s’éloigner. Elle n’avait pas cherché à recroiser son regard. Troublée, encore, il lui fallut se poser un moment pour retrouver ses esprits, ses mots, mais également pour songer à cette porte qu’elle avait laissé si volontairement ouverte. Mélusine… Mélusine saurait lui expliquer ce qu’elle venait de vivre. Elle en était certaine.

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