AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Une prière à genoux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 462
J'ai : 29 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Ordre du Jugement
Mes autres visages: Mélusine ♦ Quitterie ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Une prière à genoux   Mer 13 Juin - 13:59




Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Rejwaïde Sinhaj & Alméïde de Sombreflamme

Une prière à genoux

La chanson du cœur qui se brise à l'intérieur




• Date : 13 mai 1003
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Une rencontre entre sœurs où il y a moult sujets à aborder.
• Recensement :
Code:
• [b]13 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3858-une-priere-a-genoux#142732]Une prière à genoux[/url] - [i]Rejwaïde Sinhaj & Alméïde de Sombreflamme[/i]
Une rencontre entre sœurs où il y a moult sujets à aborder.


_________________

 




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 462
J'ai : 29 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Ordre du Jugement
Mes autres visages: Mélusine ♦ Quitterie ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: Une prière à genoux   Mer 13 Juin - 14:00

La tentation était grande, de franchir la frontière sans rien dire à personne, simplement juchée sur le dos de Sirocco – si la situation politique était restée la même qu’avant son départ pour la Chasse Sauvage, Reja l’aurait sûrement fait, sans rien dire à quiconque de sa présence aux environs de Vifesprit. Même si, connaissant son griffon trop enthousiaste, il avait sûrement déjà partagé la nouvelle à Simoun, son frère de couvée, et à Iode, dernier membre du trio de terreurs à plumes qu’ils forment avec Nuage. Et les trois terreurs en question ont sûrement déjà informé leurs compagnes et camarades : la fringante Soie et ses plumes de nuit, la loyale Corail, et la délicate Cristal. Ainsi, Sifaï, Grâce et Marianne sont déjà au courant de son retour, ainsi que le major de Séverac ; et il ne faudra guère longtemps avant que les Voltigeurs de tout l’empire ne découvrent qu’une Erebienne se trouve sans permission sur le territoire impérial.

Le conseil de Mayeul a été difficile à accepter ; mais ce qu’il reste de la force d’âme de Conquête brûle toujours en elle, et Reja sait à présent qu’elle ne reculera jamais plus devant un obstacle délicat à surmonter – la fuite ne sera jamais sa voie, et elle affrontera sans ciller les embûches que le Destin placera sur son chemin. C’est ainsi qu’elle a accepté l’aide de son amant, enfilé la tenue de Voltige un peu usée qu’il a empruntée à la caserne pour elle, et qu’il lui a conseillé la meilleure manière d’approcher son objectif pour éviter les ennuis. Il lui a fourni un voile de tête opaque, pris dans les affaires de Mathilde, pour dérober ses traits trop typiques des filles des sables, lui a recommandé de parler le plus bas possible pour déguiser son timbre aux sonorités trop exotiques. Et surtout, surtout – éviter le maître des lieux, lui a-t-il répété plusieurs fois, avec une pertinence surprenante pour cet homme qu’elle en est venue à aimer, avec ses idées parfois un peu… saugrenues.

Et là voilà arrivée.
L’air le plus désinvolte possible, Sirocco se pose sur l’aire d’atterrissage des griffons, et la Voltigeuse s’enveloppe du voile qu’elle a emporté, puis saute lestement au sol. Il est entendu entre eux qu’il l’attendra un peu à l’écart de la ville, ne la rejoignant qu’après l’entretien qu’elle est venue solliciter, pour ne pas éveiller l’attention – le grand griffon d’ébène est connu de ses congénères pour avoir pleuré la perte de sa cavalière pendant des semaines, et il s’agit de ne pas éveiller trop rapidement la suspicion de ses semblables. Il s’envole à nouveau ; et la jeune femme s’enfonce dans les couloirs, bénissant les coutumes étranges de cet endroit insensé où le moindre courant d’air peut s’infiltrer partout. Dans sa main, un courrier portant les sceaux de la caserne de Svaljärd, signée de la main de Mayeul – un prétexte, si on devait l’interroger sur les raisons de sa présence ici, et une introduction, pour lui permettre de rencontrer l’interlocuteur qu’elle est venue solliciter.

Le courrier est remis à un serviteur, et on la prie de patienter dans une antichambre, le temps qu’il soit remis à son destinataire et que réponse soit apportée – l’attente s’étire, et la Voltigeuse s’interroge. Doit-elle s’attendre à un contingent de gardes armés ? L’incertitude grignote un peu ses nerfs, mais elle se force à la sérénité. Redouter l’entrevue ne fera que la prédisposer à mal tourner, alors… Autant garder foi en l’avenir. Le chambellan finit par se présenter, lui indiquant que l’audience sollicitée est accordée, et l’invitant à la suivre – si elle en croit l’architecture étrange de ce lieu défiant toute logique, c’est vers des quartiers privés qu’on la dirige, avant de la faire entrer dans un salon où l’attend sa potentielle voie d’exfiltration vers Erebor.

Un instant, le silence les entoure, tandis que Reja rejette en arrière le voile qui couvrait sa tête, dévoilant le visage que la lettre indiquait se cacher sous l’anonymat de la messagère. Muette, Reja ne bouge pas pendant quelques secondes, attendant que son hôte prenne la parole, guettant un geste d’invite qui lui permettrait d’approcher – sans résultat. Alors, un soupçon de défaite au fond des yeux, elle se laisse glisser au sol, posant les deux genoux à terre, les mains nouées dans son giron et la tête baissée, dans une posture d’abjecte soumission apprise sous les coups pendant sa jeunesse.

« Cette femme vous remercie de la recevoir, noble dame de Sombreflamme. »

La formalité de son salut empreint de toute la solennité erebienne lui brûle les veines – et son cœur hurle dans le silence, tant son sang lui crie de courir étreindre sa sœur. Mayeul ne lui a-t-il pas vivement recommandé de lui parler à cœur ouvert ? Oh Joseï, toi l’artisan des miracles, permets à ces deux filles des Sinhaj de forger à nouveau leur lien saccagé par les tourments du destin… !


_________________

 




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse • Modo
avatar

Messages : 13875
J'ai : 32 ans
Je suis : dame de Sombreciel et médecin

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, duc de Sombreciel, mon époux ; Octave d'Ibélène
Mes autres visages: Ilse, Liselotte, Aurore, Victorine, Teagan
La Noblesse • Modo
Message Sujet: Re: Une prière à genoux   Mer 13 Juin - 15:14

« Ma dame, un courrier pour vous vient d'arriver. » La voix de l'homme lui fait redresser la tête, un air de surprise poli dessiné sur ses traits. Alméïde interrompt ce qu'elle était en train de faire et tend la main pour saisir le morceau de parchemin dont elle reconnaît aisément le sceau. Intriguée, elle descelle la lettre et en lit le contenu ; son regard parcourt les mots de plus en plus vite, saute de phrase en phrase au rythme de son coeur qui accélère ses battements. Elle peine à croire à ce qui est inscrit, elle croit lentement défaillir. « Ma dame, tout va bien ? » Alméïde cligne des yeux et force un sourire sur ses lèvres, secoutant la tête avec vigueur pour rassurer l'homme venu porter le message. « Tout va bien, je vous assure. Pouvez-vous... escorter la messagère dans le salon attenant à mes appartements ? D'ici quelques minutes, je vous en saurais gré. » Quelques minutes, le temps de s'y rendre et de l'accueillir, le temps de parvenir à se recomposer une sérénité qui semble totalement lui échapper. Son regard se tourne vers Yvain, installé à ses côtés, qui a bien généreusement accepté de lui expliquer les méandres législatifs qui régissent le palais – et plus généralement le duché – lors de ses temps libres – c'est-à-dire peu souvent. Alméïde se fait élève assidue pour comprendre l'essentiel de ce qu'elle doit savoir, mais les lois cielsombroises ne font rien pour l'aider dans cette tâche ardue. C'est néanmoins toujours fort intéressant. À cet instant, pourtant, tout cela lui paraît si lointain. « Veuillez m'excuser, nous reporterons cette discussion à un autre jour, si vous le voulez bien. » Il acquiesce respectueusement et elle se relève, prenant la direction de ses appartements.

Dans le petit salon, elle serre ses mains l'une contre l'autre pour les empêcher de trembler. Son esprit bouillonne de mille pensées ; que fait-elle donc là ? Et si elle se faisait prendre ? Comment pourrait-elle ne pas être découverte alors qu'elle porte ses origines sur les moindres parcelles de sa peau ? L'inquiétude l'envahit et culmine enfin quand la porte du salon s'ouvre sur celle qu'elle attendait.

Elles sont soudainement seules, dans le silence de la pièce. Alméïde détaille le visage désormais dépourvu de voile, elle examine le moindre détail de ses traits, n'osant trop y croire. Elle a imaginé des centaines de fois ce qu'elle pourrait dire à sa soeur si l'occasion lui était présentée de la revoir, et elle se retrouve tout à coup frappée de mutisme, comme si Bramir lui-même se jouait d'elle. Le silence s'étire, s'alourdit, jusqu'à cet instant où sa soeur s'avance, lui offrant une vision qui lui serre le coeur.

« Cette femme vous remercie de la recevoir, noble dame de Sombreflamme. » Cette fois, Alméïde s'avance à son tour d'un pas décidé. En un instant, elle se retrouve devant Rejwaïde, et tout aussi rapidement, elle s'agenouille devant elle, tendant les bras pour cercler son visage de ses mains, la forçant à relever les yeux. « J'ai cru t'avoir perdue. » Rien qu'un murmure qui quitte ses lèvres, rien qu'un murmure qui transmet toute l'inquiétude qu'elle a pu ressentir pour sa cadette. Sans même lui laisser la possibilité de réagir, elle la serre dans ses bras, tout contre son coeur, comme si cette simple étreinte l'empêcherait de disparaître à nouveau. Peu importe qu'elle n'ait pas pardonné ses actes, peu importe qu'elle lui en veuille encore pour ce qu'elle a fait ou pour ce qu'elle a tu, sa soeur est en vie et à cet instant, c'est tout ce qui emplit son coeur. Elle a bien cru la perdre à jamais, quand elle a appris que la Voltigeuse avait tenté de mettre fin à ses jours, puis s'est fait emporter par la Chasse Sauvage. Déjà, il était trop tard pour agir, elle n'a pas su à temps, elle n'a rien pu faire. « Joseï soit loué de t'avoir rendue à moi. » Elle met fin à son étreinte, les yeux emplis de larmes, et elle ancre son regard dans le sien avec une détermination farouche. « Que fais-tu ici, Reja ? » Il n'y a guère de reproche dans sa voix, rien qu'une inquiétude voilée, rien qu'une sincère sollicitude. Pourvu que personne ne l'ait reconnue au sein de ce palais où elle risque sa tête.

_________________
dialogues • mediumvioletred




To see a World in a Grain of Sand and a Heaven in a Wild Flower, Hold Infinity in the palm of your hand and Eternity in an hour.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Une prière à genoux   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une prière à genoux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» petite prière
» Shiba Ishinta sur les terres du Phoenix
» La prière exaucée
» La prière du nutella
» Ange gardien

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibélène :: Sombreciel :: Palais ducal de Sombreciel-
Sauter vers: