AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Devant les voiles, je te dévoile

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Devant les voiles, je te dévoile   Lun 18 Juin - 19:39




Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Elliott Ross & Tim l'Escampette

Devant les voiles, je te dévoile

La troisième sera la bonne




• Date : Le 28 mars 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé mais frais et venteux !
• Statut du RP : privé
• Résumé : Alors que l'Audacia jette l'ancre dans un repère en Outrevent, Tim en profite pour écrire à sa cousine mais surtout pour enfin dévoiler à Elliott son ressenti lors des songes partagés.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 28 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3868-devant-les-voiles-je-te-devoile]Devant les voiles, je te dévoile[/url] - [i]Elliott Ross & Tim l'Escampette[/i]
Alors que l'Audacia jette l'ancre dans un repère en Outrevent, Tim en profite pour écrire à sa cousine mais surtout pour enfin dévoiler à Elliott son ressenti lors des songes partagés.


_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Lun 18 Juin - 19:47

« Fouette le vent en Outrevent,
Déchaine la mer avec colère,
Envole ma passion et ma raison
Et v'là que t'es mienne Ygr-

- Ferme là l'Escampette i va s'mettre à pleuvoir des cordes ! »
Me coupa un pirate robuste de la vivenef en posant pieds à terre à son tour. Loin de se limiter à des mots, c'est son geste qui m'avait interrompu. Une petite baffe savamment placée – mais sans trop de méchanceté – sur le crâne. Ce qui ne m’empêcha pas de pousser une plainte et de rouspéter un peu quand même. Ygraine, ma muse, devait se languir de moi... ou pas. Pas du tout en fait, mais breffff, le temps agirait bien tôt ou tard. Le charme aussi. Enfin je l’espérais.

L'Audacia avait fait halte depuis quelques heures déjà au nord du duché dans un repère pirate dont j'admirais les alentours. De quart de pause et vivenef à l’arrêt, j'en profitais donc pour me dégourdir un peu les jambes ailleurs. Sans toute fois m'éloigner de beaucoup au cas où il nous faudrait remettre les voiles dans la demi heure. Je calculais ma distance d'avec Rhéa et Messaïon ainsi que le temps en minute qu'il me faudrait pour revenir à bord. Quand j'eu jugé m'être assez éloigné mais pas trop non plus, je tirais d'une sacoche un calepin et de quoi écrire pour coucher lettres sur papier. J'indiquais notre emplacement, nos rapines et le temps dans un langage qui n'appartenait qu'à moi et qui se voulait autant poétique que crypté. Quand ma cousine avait offert son silence contre renseignement sur l'Audacia, j'avais accepté, mais le temps passant j'avais non seulement assez regretté ce marché mais surtout pétoché qu'on me surprenne et qu'on me jette à la flotte. Aussi, avais-je inventé une écriture codée dont seul Liselotte possédait la clé. Vu ma concentration et mon chant de corneille à faire pleurer Aïda de plus tôt, l'on pouvait penser que j'écrivais pour l'élue de mon cœur. Ce qui m'arrangeait assez et qui ne me fit pas lever un sourcil de surprise quand une ombre émergea sur mon support entre mes mains.

Je relevais la mine, plissant les yeux à cause du soleil qui jouait à cache cache avec la tête de l'arrivant. Et y découvrit Elliott aux cheveux et boucles malmenés par le vent.

« Yop. » Fis-je simplement en me grattant la nuque. Je me rendais compte que finalement nous n'avions guère abordé nos songes depuis le...20. Au moins ce n'était pas un mois (sauf si l'on prenait en considération qu'ils avaient eu lieu fin janvier), mais quand même. Et j'étais disposé à discuter sans prendre la mouche cette fois. Je refermais mon carnet à la reliure de cuir, cadeau de mon cousin Théodore, et me dégageait un peu sur le côté droit du gros cailloux que j'avais trouvé bien adapté pour mon séant. J'invitais ainsi le pirate musicien à prendre place s'il le voulait.

« Tu veux discuter de ça maintenant ? » Demandais-je enfin après un coup d’œil alentours avant de porter mon attention sur les galets aux pieds du pirate qui parsemaient la plage. Il y en avait d'assez bons pour faire des ricochets sur les eaux, d'assez bons aussi pour faire office de projectiles à mon lance-pierre si ma maîtrise toute nouvelle et débutante de l'arc me faisait défaut.

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Sam 23 Juin - 10:35


Le vent soufflait beaucoup trop fort. C’était mauvais pour les bouclettes ça. Elliott, occupé à remettre en ordre les aussières, soupira. Faire escale en Outrevent était, à la base, une bonne idée, mais ce duché portait bien son nom. Le pire, dans tout cela, c’est qu’il faisait un grand soleil. Rien de tel pour se faire avoir et se retrouver avec la peau aussi rouge que les écailles d’un vivaneau. Elliott se rappelait très bien la dernière fois qu’il avait eu un coup de soleil. C’était en plein dans le dos, alors qu’il avait eu la merveilleuse idée de travailler torse nu. Résultat : une peau cuite, une douleur qui avait fini par peler comme celle d’une orange. Morale de l’histoire, même quand il fait chaud, toujours mettre une chemise, et un chapeau. Il avait assez vu de mousses tomber pour savoir qu’il valait mieux se couvrir le crâne pour travailler en plein soleil, et ce, même si ça déformait ses magnifiques bouclettes.

Le pirate souffla, et finit par se relever. Les aussières, lovées en plet, étaient désormais prêtes pour l’appareillage. Il avait bien mérité une petite pause. Elliott se dirigea vers un tonneau d’eau douce, s’aspergea le visage et bu quelques gorgées bienvenues. Il n’avait pas arrêté de travailler depuis son réveil. Depuis que Ilse l’avait gratifié d’un gentil coup de poing dans le nez, il évitait de se faire remarquer. Et cela fonctionnait, pour le moment. Par les dieux, toutes ces années de service pour se retrouver à être aussi discret qu’un simple mousse à cause d’un volatile marin. Mais bon, l’escale allait permettre aux pirates, et surtout, à sa chère Ilse, d’oublier tout cela, et de se détendre un peu. Elliott secoua la tête, se demandant pourquoi il repensait à tout cela. L’incident était clos depuis un moment, pourquoi repensait-il à cela ? Sans doute à cause de son amour propre meurtri. Elliott regarda autour de lui, et fini par repérer un visage qu’il connaissait bien.

Le petit Tim, visiblement occupé à palabrer sur ses poèmes à en faire vomir le plus hideux des poissons, venait de se prendre une claque sur le crâne, assenée par un autre pirate. Loin d’en blâmer l’homme, il lui en était même reconnaissant. Ce n’était pas en jouant au ménestrel que la Vivenef allait avoir le pont propre et lustré. Le petit Tim avait déjà posé pied à terre, de toute façon, signifiant qu’il devait avoir sans doute terminé ses corvées. Elliott retourna dans sa niche, récupéra bourse, violon, et veste, puis descendit le rejoindre. Quand il posa pied à terre, il ne put s’empêcher de s’étonner, une fois de plus, de ce sol qui ne bougeait pas au rythme des vagues. Cela faisait pourtant bien des années qu’il naviguait, et il arrivait encore à s’émouvoir sur le simple fait de retourner à terre. Le pirate salua le gamin, le gratifiant d’une claque sur l’épaule. Tim lui répondit, et l’invita à s’asseoir sur la pierre où lui-même s’était installé. Elliott, bien heureux de pouvoir se poser un peu, s’assit sans demander son reste, et admira l’Audacia qui se balançait au rythme du vent.

Il resta un moment silencieux quand Tim lui demanda s’il voulait parler de « ça » maintenant. Elliott le regarda, surpris, puis, comme Tim, regarda s’ils étaient bien seul. Aucun danger, ils étaient tranquilles. Elliott répondit alors :

« - J’savais pas que ça te travaillais encore. Parlons en si tu veux. Après, j’me souviens de pas grand-chose… »
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Sam 30 Juin - 15:46

Un regard en coin à Elliott pour un regard presque langoureux ensuite posé sur la figure de proue qui se dessinait non loin devant nous. Nul doute que Rhéa préférait voguer sur les mers d'Outrevent que de faire halte dans un repère. Quel qu'il soit. Un peu comme Vira d'ailleurs. Vira dont j'aperçu la silhouette féline rester sur le pont supérieur un instant tout en regardant férocement les alentours et les hommes qui quittaient la vivenef. Quelle idée, quelle bande d'abrutis, pensait-elle peut-être, surement. Difficile à dire, mais c'était clair que Vira n'avait pas le pied terrestre. Et malgré quelques bons efforts de sa part pour comprendre le langage des gens du continent en ma compagnie, c'était clair aussi qu'elle n'était pas faite pour converser longtemps avec un clampin préférant rester à quai. Mais Vira et malgré tous les reproches que certains trouvaient à dire sur son compte, je l'admirais autant que je la respectais au final. Je me demandais ce que devait lui faire l'absence de la Kyréenne, Solveig, d'avec qui j'avais constaté bonne entente. Le duo de femmes-hommes qu'elles formaient ne se retrouvait pas partout ni n'importe quand...

Je fini par hausser les épaules quand Elliott me répondit, mieux valait me préoccuper de mes propres problèmes et sentiments. Ces derniers étaient déjà suffisamment encombrants que pour rajouter le malheur des autres par dessus.

« Après, si tu préfères parler de ce qui s'est passé avec Ilse, y a pas de soucis hein. Honnêtement je ne tenais pas à parler de cela. J'aurai fini par lui donner tort et à lui dire qu'il l'avait bien cherché. Se moquer d'un Familier s'était une chose stupide et complètement déplacé, mais alors trouver à se moquer de celui d'Ilse... Messaïon même avait dû se retourner dans ses vagues ! Quelle folie l'avait prise ! Ou peut-être qu'il avait mangé un truc périmé... mais quoi si c'était le cas ? Non. L'estomac d'Elliott devait être aussi solide, si pas plus, que le mien. Restait un moment dépressif qui prenait de temps en temps les pirates dans ce cas, c'est ce que j'en déduisais alors que je fixais le nez du musicien pour y lire la trace de son erreur monumentale. Sinon j'ai suffisamment de souvenirs pour deux... certains ont moins de chance que d'autres à ce niveau faut croire. C'est comme tu veux. » Parce-qu’il avait de la veine de pas se souvenir de biens des choses ! J'avais réussi à m'y cramponner à mon réveil, à ces songes, ils étaient à présent intact, comme un souvenir réel, bien persistant comme bien décidé à ne plus s'effacer de la toile dans mon vécu.

_________________




Tim ~ #C44C51


Dernière édition par Tim l'Escampette le Lun 2 Juil - 19:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Dim 1 Juil - 17:54

L'air marin caressa le visage et les boucles du pirate qui, détendu, ferma les yeux. Elliott étira ses jambes, profitant du moment. L'avantage de voyager sur un bateau, c'était sans aucun doute les escales. On y découvrait de nouveaux horizons, rencontraient de nouvelles personnes. Mais là, c’était une escale un peu spéciale. Pas de nouvelles rencontres, non, juste un arrêt dans un repère. Mais c’était déjà pas mal, et cela leur permettait de souffler un peu avant le prochain départ. Elliott vit le regard en coin que lui adressait Tim, et décida de l’ignorer, tant bien que mal. Que voulait dire ce regard ? Le garçon lui parla, lu demandant s’il voulait reparler de ce qu’il s’était passé. Elliott lui répondit, et cela fit hausser les épaules du garçon. Elliott ne se souvenait de pas grand-chose, mais il ferait de son mieux, si cela pouvait calmer les cauchemars du petit Tim, si cela pouvait apaiser leur conscience à tous les deux. Oui, il ferait de son mieux, car il appréciait Tim, c’était un garçon de valeur et, bientôt, il ferait un talentueux pirate que ses ennemis apprendraient à redouter.

Tim reprit la parole, pour évoquer ce qu’il s’était passé avec Ilse. A ces mots, Elliott se ferma. Il fronça les sourcils, et regarda ses pieds au sol. Il aurait mieux fait de ne rien dire, plutôt que de parler de ça, le petit Tim. C’était un souvenir qu’il préférait oublier, et voilà que Tim le lui rappelait, jetant ainsi toute son amertume au visage du musicien bouclé. Il n’avait fait que tirer la langue à une fiche volaille après tout, rien de bien grave. Mais non, il avait fait bien pire que ça, d’après Ilse, et d’après Tim. Il avait insulté un familier. Elliott s’était rendu compte de la gravité de son erreur que bien plus tard, quand il avait eu le temps de ruminer sur ce qu’il s’était passé. Depuis, il veillait à ne plus se faire remarquer. Pire encore, il essayait de rendre service à Ilse, dés qu’il le pouvait, et sans qu’elle le sache. Cela lui faisait mal de faire tout cela, pour une femme qu’il n’appréciait pas beaucoup, mais il essayait de prendre ça comme un devoir, une rédemption.

Il se força à sourire, pour chasser ces mauvaises pensées. Il répondit à Tim :

« - Sans façon, merci. J’essaye d’oublier cette… grossière erreur de ma part. »

Tim avoua alors qu’il avait suffisamment de souvenirs pour deux. Elliott hocha la tête. Cela pourrait surement les aider, d’en parler. Il resta silencieux un petit instant, admirant la figure de proue de l’Audacia. Les vivenefs étaient vraiment des êtres impressionnants. Capable d’aller plus vite que n’importe quels navires, elles étaient douées d’une étonnante sensibilité. Elliott se rappellerait toujours sa première rencontre avec Rhéa. Dés que leurs regards se sont croisés, le pirate a su que sa vie se ferait sur le pont de ce navire. Et il ne s’était pas trompé. Sur ce navire, il avait trouvé non seulement du travail, mais des amis, une famille. Et jamais il n’échangerait cela pour rien au monde. Le pirate revint à Tim. Il plongea son regard dans le sien et lui répondit :

« - J’me rappelle des griffons, de l’incendie… De la Chasse Sauvage aussi… Après, ça reste flou. »
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Lun 2 Juil - 21:13

« - Sans façon, merci. J’essaye d’oublier cette… grossière erreur de ma part. 

- Tant mieux. Ça aurait été tendu sinon...
fis-je voler mes mots en les laissant en suspens un bref instant. Cela aurait été tendu de prendre parti, mais le bon choix était aussi le plus naturel. Un musicien aussi musclé soit-il ne ferait pas long feu contre les canons d'une furie. Et, elle avait défendu son Familier, le reflet de son âme, c'était tout à son honneur, tout à fait légitime. Contrairement à ce qu'avait fait Elliott. Une chance, devant sa phrase, que je n'avais donc pas à le pointer du doigt comme le Monsieur-je-sais-tout que je pouvais être. Et je terminais là dessus par un : Au moins tu reconnais que c'en est une et puis tu sais ce qu'on dit ; `Faute avouée est à moitié pardonnée.' » C'était mon grand-père qui me disait ça. Mais j'étais dans l'incapacité de me rappeler quand vu le nombre de fois où cette expression avait été répétée.

Je haussais une nouvelle fois les épaules en soupirant, laissant mon regard vagabonder sur le large, comme si je n'attendais qu'une chose : qu'on reprenne les flots dès maintenant. Je me penchais et entrepris de rammasser quelques galets alors que la conversation s'ouvrait cette fois clairement sur les songes partagés dont j'étais visiblement le seul vrai détenteur de nos deux esprits réunis.

« - J’me rappelle des griffons, de l’incendie… De la Chasse Sauvage aussi… Après, ça reste flou. 

- Ouais, c'est bien ce que j'ai dis, y en a qui ont vraiment de la chance. »
léger reproche, légère jalousie aussi et grimace accompagnatrice. Je triais les galets sur le volet. Comme je triais mes souvenirs. J'ouvrais des tiroirs, en tirais les monstres, puis les y remettais mieux rangé.

« Y a d'abord eu la Confrérie Noire. Tu sais, avec l'Écorcheuse sainte nitouche. Comme si ça coulait de source, même s'il n'y avait peut-être que moi dans ce lot qui avait su qui elle était dans cette trame alternée, la Martel. Et ces Bellifériens qui voulaient la reprendre. Même que la princesse disparue et l’impératrice Faë se sont armées. C'est d'ailleurs aussi là, me semble, que t'as préféré la protéger 'elle' plutôt que m'aider 'moi'. Tu te souviens pas d'elle ? De cette 'scène' ? De tout 'ça' ? Vraiment ? » Moi qui aurait volontiers offert aux Bellifériens ce qu'ils étaient venu prendre. Ça en aurait été une autre, ça aurait pu être différent, mais c'était de l'Écorcheuse alors elle pouvait mourir. Elle savait se battre, elle. Elle savait même très bien écorcher vif.

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Ven 6 Juil - 16:28

Tim était jaloux d'Elliott, ainsi que du fait qu'il ne se souvienne de quasiment rien de ces rêves étranges. Et c'était parfaitement compréhensible. Elliott ne pouvait que compatir et il hôcha la tête, laissant échapper un soupir. Oui, il avait de la chance de pouvoir dormir sans cauchemars. Il avait de la chance de pouvoir se dire que tout cela n'était qu'un vulgaire cauchemar, que cela n'avait aucun rapport avec la magie. Il avait de la chance d'avoir pu tourner la page et d'être passé à autre chose. Elliott tourna la tête vers Tim, se disant que la mémoire, c'était bien, mais que, dans certains cas, ça pouvait être un véritable fardeau. Le jeune garçon, se laissant envahir par ses souvenirs, commença par lui parler de la Confrérie Noire, de l'Ecorcheuse sainte nitouche. Elliott leva la tête vers Tim, fouillant dans ses souvenirs. Il ne se souvenait pas de ça. Une jeune femme, assassin, dans ce rêve ? Peut être. Il faudrait qu'il se concentre et prenne le temps de réfléchir à ça. Justement, ça tombait bien, il était là pour ça.

Elliott se massa les tempes. Tim ne s'arrêta pas. Il parla des Belliferiens, qui cherchaient l'assassin, et qu'il y avait même la duchesse et la princesse disparue. Elles étaient armées. D'après le jeune homme, ils étaient tous à la poursuite de cette jeune femme. Ce que dit ensuite Tim étonna Elliott, qui leva la tête, surpris. Il aurait soi disant préfèré sauver la jeune femme plutôt que lui. C'était impossible ! Le pirate ouvrit la bouche, la ferma, incapable de dire quoi que ce soit. Il ne se souvenait de rien. C'était troublant. Le pirate secoua la tête et finit par dire :

"- Je suis désolé Tim. Je ne me souviens de rien. Ni de l'assassin, ni des Belliferiens et encore moins de la duchesse et de ce sauvetage. "

Il se massa les tempes. C'était impossible. Jamais il n'aurait abandonné un de ses amis pour les beaux yeux d'une demoiselle. Jamais il n'aurait laissé un autre pirate mourir. Que c'était il donc passé pour qu'il agisse ainsi dans un rêve ? Il avait du forcement se passer quelque chose qui l'avait suffisamment troublé pour qu'il abandonne Tim aussi lâchement. Le pirate se gratta les joues, en proie à une pleine réflexion. Mais, quand les souvenirs n'étaient pas là, difficile d'apporter une réponse concrète. La seule chose l'ayant suffisamment marqué pour qu'il s'en souvienne était sa coupe de cheveux. Il avait eu les cheveux lisses, Les. Cheveux. Lisses. Les dieux avaient du bien rire à ce moment là. Quelle horreur. Elliott aurait préfèré se tondre le crâne plutôt que de se retrouver sans ses bouclettes, avec des cheveux lisses. Le pirate secoua la tête, et revint vers Tim. Il lui dit :

"- Comment ça se fait que tu te souviennes de tout ça ?"
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Mer 18 Juil - 19:44

"- Comment ça se fait que tu te souviennes de tout ça ?"

« Parceque j'ai bonne mémoire ? Parce-que je suis jeune ? Va t'en savoir... Je me suis réveillé avec des pièces de puzzle et mon cerveau les à rassemblé tout seul. Ils n'ont eu de cesse de devenir plus clair au fur et à mesure. » Je grognais un peu, puis comme un pirate plus loin d'une dizaine de mètre de nous, crachait à terre à mes pieds. Pour me donner un genre, mais surtout pour bien indiquer que j'étais frustré de ma propre intelligence, voir même de toutes mes capacités qui ne me serviraient pas dans un combat navale. Quoique si je repérais des détails éventuellement... éventuellement quoi.
J'avais l’œil d'un lynx qu'on m'avait dit une fois, mais je n'en avais jamais vu pour autant, difficile de m'y comparer donc ou même de confirmer pour me jeter des fleurs. Ou peut-être que je pourrai me la 'jouer' intendant plus tard...  bah je préférai laissé ça de côté au risque de me perdre dans mon tri onirique.

Je soupirais à réfléchir à la suite quand soudain une question me vint en tête. Elle venait si pas pendant, après la Confrérie Noire et son maudit monsieur menaçant de son sabre, mais avant l'Académie et les flammes dévoreuses ;

« Comment tu m'as identifié, au fait ? » Oui parce-que je ne ressemblais pas à Tim. À moi quoi. J'étais, dans ces songes, un être plein d'allure et de charme. J'étais à couper le souffle – sauf pour les gens qui n'avaient aucun gout. J’arborais des bijoux d'or et de pierre précieuse à une main, je portais un costume principalement rouge et des bottes de qualité en cuir noir à faire crier les hommes et les femmes. Enfin, j'affichais un cache-œil sur le gauche et un magnifique tricorne ornait ma chevelure plus longue mais toujours noir. J'avais même une barbe travaillée ! Sans compter qu'on me donnait vingt-cinq au moins... mais pourtant et malgré une voix bien différente quelque chose m'avait trahi et je désirai vraiment savoir quoi, la raison derrière, avant de poursuivre sur des vagues de souvenirs allant du chaud au glacé.

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Sam 4 Aoû - 21:24

Une bonne mémoire, le Tim disait avoir une bonne mémoire. Elliott sourit, amusé. C'était vrai que le Tim était plutôt bon pour ça. Par exemple, il était capable de se souvenir de tous les ordres qui lui avaient été donnés dans la journée, même si ceux-ci avaient été prononcés en pleine nuit, pendant son quart. Le pirate écouta le garçon qui lui avoua qu'il s'était réveillé avec toutes les pièces du puzzle, et que, naturellement, son cerveau les avait assemblés, et c'est ce qui faisait qu'il se souvenait d'absolument tout. Elliott se dit qu’à son âge, lui aussi avait à peu prêt une bonne mémoire, surtout pour tout se qui concernait la musique. Il était capable de se rappeler de toutes les balades et les chansons qu’il avait entendues. En revanche, quand on lui demandait s’il était capable de faire un nœud de chaise les yeux fermés, il lui fallait un peu plus de temps. Elliott n’avait jamais été très fort avec les nœuds. Le pirate secoua la tête et revint vers Tim. Il lui dit :

« - Je ne t’envie pas. Avoir une bonne mémoire peut être un atout, mais aussi un terrible fléau. »

Le pirate se pencha et rajusta ses bottes. Bwa, du sable. Il avait du sable dans sa botte. Il détestait ça. Le sable, ça collait, ça démangeait, ça se glissait partout. Elliott détestait le sable. Encore plus quand celui-ci se glissait jusque dans ses propres chaussettes. Après valait mieux avoir un peu de sable qu’une bête. Le pirate se rappelait qu’une fois, dans une auberge, un client avait hurlé qu’il y avait un serpent dans sa botte. Un serpent. Dans sa botte. Les dieux étaient vraiment taquins ! Elliott retira sa botte, sa chaussette et secoua le tout avant de les renfiler avec un juron. Au moins, un serpent, ça ne grattait pas. Le pirate secoua la tête, dépité. Tim, après un moment de réflexion lui demanda soudainement comment Elliott avait fait pour l’identifier, alors qu’il avait à ce moment-là un physique complètement différent. Elliott le regarda dans les yeux et réfléchit. C’est vrai ça, comment avait-il fait ? Il ne saurait le dire. Quelque chose lui avait soufflé que la personne qu’il avait devant lui était Tim. Il lui dit alors :

« - J’sais pas. Y’avait quelque chose. Quelque chose qui, malgré le fait que t’était différent, faisait que t’était le p’tit Tim que j’ai connu. Je serais incapable de dire quoi. »

Il resta silencieux un moment, regardant la mer et l’horizon, au loin. Il avait déjà hâte de reprendre la mer. Ce qu’il aimait le plus, lorsqu’ils voguaient sur le vaste océan, c’était le ciel étoilé. Il avait l’impression de plonger dans un nouvel océan, infini, rempli de merveilles et de surprises. Il se demanda si, un jour, on découvrirait un moyen d’aller là-haut. Peut être qu’un jour, un dragon suffisamment puissant viendra au monde et emmènera son cavalier chatouiller le ventre des étoiles. En parlant de nuit et d’étoile, une autre question germa dans l’esprit du pirate. Il demanda :

« - Dis, tu crois que les autres, ceux qui étaient dans le rêve, sont eux aussi réels ? Ou simplement le fruit de notre subconscient ? »
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Mar 7 Aoû - 20:42

On était d'accord au moins sur le fait qu'une bonne mémoire pouvait être autant une qualité qu'un véritable fardeau. J’acquiesçais donc pour moi-même comme pour sa phrase. Me mettant à ramasser des galets, à les ajouter dans une de mes poches, choisissant les plus adapté pour ma fronde, j'attendis de connaitre ce qui m'avait trahi dans ces songes. Je triais les galets avec autant de soin que je triais les informations de mes rêves. Je tirais, d'ailleurs, toujours à la fronde malgré le fait que j'étais passé à l'arc il y a peu sous bons conseils. La fronde, elle, elle était comme une vieille amie que je n'abandonnerai jamais. L'arc, lui, il était un nouvel allié. Un allié que je devais apprivoiser et qui rendait le bout de mes doigts douloureux à force d'entrainement. Difficile allié. Mais allié de poids. Quoique moins lourd que l'arbalète. C'était tout nouveau pour moi de manier quelque chose d'aussi long. Mais j'étais décidé à être plus utile lors d'escarmouches prochaines !

L'attente de sa réponse me paru presque interminable et, lorsqu'il me répondit enfin, j'en fus bien vite déçu. Tout ce suspens pour si peu ! Je marmonnais un juron, jetant un caillou trop gros et trop plat. C'était bête aussi de ma part de lui avoir posé la question. Comment aurait-il pu me fournir un semblant d'explication alors qu'il était quasi incapable de se rappeler quoique ce soit ! Il avait même oublié l'épisode de la femme dévergondée et inconnue.

« Bah, laisse tomber, c'était stupide de te demander. » Vraiment stupide. Je rejetais un autre caillou quelque peu frustré. Beaucoup peut-être. L'idée de ne jamais savoir le pourquoi à une question me déplaisait fortement. Un mystère n'était bon que parce-qu’on pouvait le résoudre - à mes yeux en tout cas. Peut-être qu'avec le temps.... peut-être qu'en lui rafraîchissant la mémoire... et encore. C'était trop espéré. Je poussais un soupir las, réfléchissant à la suite déjà, tandis qu'il me posait une question à son tour. Ce n'était pas une colle à mes yeux. M’arrêtant de trier, me remettant mieux sur le rocher, le dos droit, je le regardais de haut en bas. Peut-être qu'il comprendrait ce que je m’apprêtais à dire de par mes gestes avant que je n'ouvre le gosier.

« Il ne fait aucun doute à mes yeux qu'ils étaient tout aussi réels – et  perdus – que nous. J'en ai même reconnu certains comme la princesse là ou l'impératrice... enfin j'avais déjà vu leur portrait en tout cas. Après... si c'est comme pour moi... peut-être que c'était d'autres gens avec une toute autre apparence que celle qu'ils ont  'ici'. Mes sourcils se froncèrent en regardant l'horizon. J'espère en retrouver certains lors de nos voyages... que je puisse leur renvoyer la pareille de ce qu'ils m'ont fait subir. » Oui, subir ! Par contre j'étais vraiment content que seul le musicien m'ai grillé. J'avais tout de même tué un... duc. Et s'il était véritablement le 'Martial de Bellifère' (en mieux) et qu'il voulait également régler des comptes, je ne tenais pas à avoir une armée sur le dos. Quoiqu'il avait disparu depuis... comme la princesse... était-ce une coïncidence ?

« Sinon, tu te rappelles être mort ou pas ? »

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Ven 10 Aoû - 18:17

Stupide ? Aucune question n’était suffisamment stupide pour ne pas être posée. Elliott secoua la tête, mais resta silencieux. Il n’allait pas commencer à contredire le petit Tim, connaissant son caractère, et en prenant en compte le fait qu’il n’était pas bien dans sa peau en ce moment. Elliott regarda le jeune homme, se disant qu’il avait quand même du mérite de ne pas être devenu complètement fou après ce qu’il avait vécu. Après dans un autre côté, des cauchemars pareils, on en faisait tous. Combien de fois Elliott avait-il rêvé de se faire dévoré par des requins, ou de finir noyé, abandonné par l’Audacia, avec une Ilse Tonnevent qui poussait des rires hystériques. Elliott frissonna. Ilse lui faisait vraiment peur, parfois. Il avait encore en souvenir son poing dans sa figure, et la douleur qui en avait résulté. Au moins, cela lui apprendra à ne plus embêter cette chère Ilse. Du moins, l’embêter sans qu’il y ait eu de raison particulière. Et, surtout, cela lui apprendra à ne plus provoquer son volatile. Il savait qu’il avait eu tort de faire ça, et il en était maintenant désolé. Un Familier, c’était quasi sacré, autant pour celui qui était lié avec, que pour ceux qui étaient témoins de ce lien.

Il revint vers Tim, et lui demanda si les autres personnes aperçues pendant ces rêves étaient réelles ou pas. Tim acquiesça, et lui dit qu’ils étaient non seulement réels, mais aussi perdu qu’eux deux. Tim en avait même reconnu certains, comme la princesse, ou l’impératrice. Elliott leva un sourcil, surpris. L’impératrice aurait vraiment pu faire partie de leur rêve ? Etrange. Tim, comme Elliott, savait à quoi ces femmes ressemblaient, grâce à leurs portraits, mais il aurait pu y avoir d’autres personnalités, avec eux aussi une apparence différente de celle qu’ils ont habituellement. Le jeune garçon continua à parler, disant que s’il retrouvait quelques-unes de ces personnes rencontrées en rêves, il leur ferait payer pour ce qu’il avait subi. Elliott pali, se rendant compte que Tim lui faisait peur à parler ainsi. Tim, vengeur ? C’était à la fois ridicule et effrayant. Elliott se rendit compte qu’il ne connaissait pas véritablement le garçon. Il était rempli de surprises. Le pirate déglutit et lui dit, avec un rire jaune :

« - Et bien, j’espère que je n’en fais pas partie…

Tim lui demanda ensuite s’il se souvenait d’être mort. Elliott se plongea dans ses souvenirs. Non, il ne se rappelait pas d’avoir vécu une expérience aussi horrible. Dans d’autres rêves, les siens, oui, avec Ilse et son rire hystérique, mais pas dans ceux-là. Il resta un moment silencieux, plongé dans ses souvenirs, mais il finit par secouer la tête. Non, rien à faire, il ne s’en rappelait pas. Mais quelle mémoire de poisson ! Même un turbot écrasé serait plus efficace que lui. Il lui dit :

« - Non, je ne crois pas avoir été tué dans ces rêves. Non, j’en suis même sur. C’est une des seules choses que je me souvienne, je ne suis mort dans aucun des rêves que nous avons partagé. » Il baissa la tête et lui demanda : « - Tu crois que quelqu’un ou plusieurs personnes se sont amusé à manipuler nos rêves ? Tu penses que les mages du sang sont dans le coup ? »
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Sam 11 Aoû - 16:18

Elliott figurait-il sur ma liste de vengeance au même titre que ceux m'ayant 'tué', que celui et son dragon m'ayant fait mouiller ma braie ? Il aurait pu. Pour avoir laissé faire. Mais le musicien était un pirate et je ne désirai pas provoquer ma sortie ou ma mort pour avoir osé lever ma main sur un membre de l'Audacia. Qui plus est, nous étions en quelque sorte 'camarade' voir même 'comme une famille' si la vivenef était notre maison, donc je pouvais lui pardonner. Ou au moins faire avec. Je le devais pour la bonne entente à bord et parce-que je ne désirais pas passer mon temps sur le pont à cracher par terre à chaque fois que je le verrai. Aussi, c'est avec sérieux que je lui répondis.

« Non. Et puis j'ai obtenu une promesse de ta part. »

Une promesse qui doucement germait en idée sous ma chevelure noire. Alors Elliott pouvait se rassurer, je ne lui ferai rien. Contrairement aux autres et si j'en étais capable bien entendu. C'était une chose de le dire et une autre de le faire, j'étais bien placé pour le savoir. Au pire, comme le disait certains dont mon camarade mousse Bachir 'La vengeance est un plat qui se mange froid.' Ainsi, si ma route croisait un jour la leur, j'attendrais simplement le bon moment.

Revenant sur ma curiosité quant à savoir s'il se souvenait de quelque chose au moins, il fini par m'indiquer être certain de ne pas avoir goûté à la mort. Encore une fois ma déception se pointa. Non seulement parce-qu’il ne pouvait partager mon expérience, mais également parce-que j'étais persuadé du contraire.

« On est tous mort noyé dans le dernier... Réfléchissant pour lui et donc pour deux j'ajoutais. Et aussi devant l'espèce de porte là sous le sol, les espèces de catacombes, cet espèce de mufle nous a refusé l'entrée. C'était dans l'avant dernier... enfin moi j'étais à moitié inconscient donc... » Oui, Martial le duc de pacotille m'avait battu presque à mort et je m'étais effondré à un cheveux de la porte de 'secours'. Le résultat de cet avant dernier songe avait donc était que seul une petite poignée des 'participants' s'en était tiré. Peut-être qu'Elliott avait pu passer, sinon il était mort au moins deux fois.
Quant à sa question, elle me laissa songeur un instant avant que je ne réponde.

« J'ai étudié les possibilités. Si une magie pouvait affecter nos rêves aussi... Et j'ai demandé des informations à Olivier sur la magie du sang il y a longtemps. Mais d'après ce qu'il m'a apprit et de ce que je sais, ça n'a rien à voir avec ce qu'on a vécu. Le mystère était donc bien là. La seule chose qui était certaine c'était que la vivenef que j'avais pris soin de couler était apparue sur le quai à la suite... et je n'avais pas osé m'en approcher, un peu honteux, de ce que je lui avais fait subir en songe, et par méfiance. Et une autre chose de sûr était que certaines personnes du rêve avait disparu à la suite. J’espérai que ce n'était qu'une coïncidence et que je ne serais pas le suivant. J'en suis venu à la conclusion que c'était soit du fait des Dieux soit la potion prise pour dormir qui était défectueuse. En tout cas j'en prendrai plus jamais. Ni ne me faufilerai dans la réserve du boucher. Et j'espère ne plus revivre ça. » J'en aurais presque trembler. Que les Dieux soient cléments envers moi et ne me refasse plus vivre ce genre de chose.

D'un soupir suivant une grimace, je délaissais le sujet. Parler avec Elliott de ce que nous avions vécu revenait à parler avec moi-même puisqu'il n'avait rien gardé en mémoire... c'était plus douloureux que libérateur que ce j'avais imaginé.

« Tu sais, ça m'a fait bizarre – et effrayé à la fois – de voir la vivenef de ces songes apparaître au quai, pas toi ? Je n'ai pas voulu m'en approcher de trop... je m'en méfie depuis. J'espère qu'elle ne sera plus là quand on reviendra sur Lorgol. »

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité

Invité
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Lun 13 Aoû - 15:24

Cette promesse, Elliott l’avait presque oublié. Cela ne faisait que quelques temps qu’il avait une dette envers Tim, mais avec le travail, les quarts, il était vite passé à autre chose. Il resta impassible, se disant que Tim ne lui demanderait rien d’insurmontable. Il imagina sa promesse, telle une petite fleur noire, qui germait lentement dans la tête du petit Tim. C’était à la fois mignon et… Effrayant. Près ce qu’avait dit le garçon sur le fait qu’il retrouverait ceux qui lui avait fait du mal pour les faire souffrir, il commençait à se dire qu’il avait pour-être eu tort de faire cette promesse au jeune Tim. C’était encore n esprit en pleine expansion, qui ne demandait qu’à s’étendre, à s’épanouir, et là, il partait franchement dans la mauvaise direction. Après, du point de vue d’un pirate, est ce que c’était finalement un si mauvais choix ? Sans doute que non. Un pirate vivait pour piller, pour tuer, pour se remplir les poches et la panse… La vengeance faisait partie de son quotidien. Le pirate soupira et finit par dire :

« - Je n’ai pas oublié p’tit, et je la tiendrais. »

Elliott ne se souvenait pas d’être mort dans ces rêves, et c’était tant mieux. Le jeune homme ne tenait pas tellement à se remémorer de tels moments qui, s’ils avaient pu exister, avaient du être particulièrement horrible. Mais, visiblement, Tim tenait à ce qu’Elliott partage son désarroi et sa peine. Il lui rappela tout d’abord, qu’ils étaient tous morts noyés dans le dernier rêve. « Oh. » Répliqua Elliott d’un ton quelque peu dépité. Quand Tim évoqua alors l’avant dernier rêve, où ils étaient soi-disant tous morts, Elliott laissa échapper un petit « Ah. » C’était… Non, il n’y avait pas de mots pour définir ce qu’Elliott ressentait. Un mélange de lassitude et de dépit. Tim aurait dû tenir sa langue. Mais bon, ce qui était fait est fait, il ne servait à rien de revenir dessus. Elliott essaya de se rappeler, en vain. Et grâce aux dieux, malgré ses efforts, rien ne venait. C’était sans doute une chance.

Elliott décida de passer à la suite, et demanda si, d’après Tim, c’était une personne, un groupe de personnes, ou seulement le hasard qui était derrière tout cela. Le garçon mit un certain temps à répondre, il finit par lui avouer qu’il avait étudié les possibilités. Il avait également demandé des informations, mais ce qu’il avait appris n’avait aucun rapport avec ce qu’ils avaient vécu. Vraiment très étrange. Elliott passa une main dans ses bouclettes et soupira. Tim reprit la parole et lui dit que c’était surement soit les dieux, soit une potion pour dormir qui était défectueuse. Elliott secoua la tête et répondit :

« - Ca fait longtemps que j’en prends plus de ces potions. J’suis arrivé en retard à des quarts à cause de ça… »

Tim finit par parler de la Vivenef, celle des songes. Elliott, pour une fois, hocha la tête. Une telle Vivenef ne s’oubliait pas facilement. Il se souvenait d’elle, et du fait qu’elle était apparue sur le quai après leur rêve. Un bien étrange navire… Elliott gratta sa joue où poussait une petite barbe oubliée, puis il écouta Tim qui lui avouait que cela lui avait fait bizarre de voir cette Vivenef toute droit sortie d’un rêve apparaitre sur le quai. Il s’en méfiait, et espérait qu’elle ne soit plus là à leur retour à Lorgol. Elliott sourit et lui dit, d’un air taquin :

« - Qui sait, elle sera peut-être en mer. Mais j’te pensais plus courageux que ça, j’suis déçu ! »
Revenir en haut Aller en bas
Le Pavillon Noir
avatar

Messages : 1648
J'ai : 15 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Audacia
Mes autres visages: Richard le Harnois - Manaël l'Ardence
Le Pavillon Noir
Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   Mer 15 Aoû - 15:19

J'hochais simplement la tête en entendant Elliott m'indiquer qu'il n'avait pas oublié la promesse. Et je faisais même l'impasse sur le 'p'tit' qui avait tendance à m'agacer. Je n'étais pas petit. J'étais d'ailleurs bien parti pour figurer parmi les plus grand vu ma stature de Cielsombrois tout en longueur. Et je n'avais pas fini de pousser avec ma croissance ! J’espérais néanmoins en secret ne jamais voir comme entendre une personne me confondre avec un mat. Je ne souhaitais pas d'un surnom tel que 'la Perche' pour  succéder à mon surnom actuel (de la bouche de certains pirates) – qui doucement se taisait -  à savoir : 'le Puceau'. Ce surnom ne m'allait d'ailleurs plus depuis janvier ! Dephine – par le biais de Liselotte – s'en était assurée. J'avais bien hâte qu'un changement s'opère, comme j'avais quelques craintes d'être déçu par ce qui suivrait. Bachir, Lou-Ann et moi-même nous démenions d'arrache pieds pour que l'on nous reconnaisse et pour que l'on fasse partie intégrante de l'Audacia (Siffle, le mousse hagard ayant déjà un surnom depuis le début). Lou-Ann avait été la première à obtenir un titre, on l'avait surnommé 'l'Audacieuse' et c'était resté depuis... Elle avait fait des grands airs, la rousse, à juste raison car j'en aurais fait de même à sa place. Puis, il y avait eu 'le Puceau'... qui m'avait quand même vachement fait gueuler et bouder, aussi à juste raison. Ce surnom, toutefois et heureusement, semblait disparaître avec le temps. Je craignais son remplaçant... pourtant le moment venu, je ne serais pas déçu. Si seulement on pouvait savoir à l'avance, ça nous éviterait des boutons de stress pour rien.

Enfin soit. La promesse serait formulée plus tard. Peut-être lui demanderais-je de m'apprendre à jouer d'un instrument ou au moins d'une mélodie pour séduire Ygraine – vu que chanter ne marcherait certainement pas. Et c'est bien parce-que je doutais du résultat que je réfléchissais longuement sur le contenu de la promesse avant de la dévoiler. Je ne devais pas me louper.

Passa ensuite le sujet des morts, l'aveu de non-souvenir de ces dernières de la part d'Elliot, la certitude de ce dernier de ne jamais avoir rendu son dernier souffle, le fracas des vagues engloutissant quelques galets alors que je le contredisais. D'au moins deux morts. Contre cinq pour moi... Cinq dont je gardais le souvenir. Contre deux qu'il avait balayé de son esprit. Le veinard.

Passa également le sujet de ce qui avait mené à ces songes. Magie du sang, suggéra Elliot. J'exclus vite cette idée d'après les connaissances que j'en avais eu de la bouche d'un de ces mages et membre de l'Audacia en personne ; Olivier la Poutre. Je proposais au musicien d'autres possibilités : le dessein des dieux ou des potions défectueuses. En tout cas pour la dernière des hypothèses, nous étions d'accord pour ne jamais remettre ça. Elliott en avait davantage l’expérience à entendre. Moi, une fois m'avait suffit pour ne jamais en reprendre une. Ou bien ce serait pour la revendre !

« De toute façon c'est trop cher depuis la libération de la Chasse. Je frémis un instant à ce mot, à ce nom, mais si cela pouvait passer pour un écho du vent frais qui nous fouetta dans le même temps. Si je devais retomber sur une de ces fioles, je la vendrais pour en tirer fortune. »

Je terminais ma collecte de galets, resserrant la bourse qui les contenait tandis que je lui faisais part de mon ressenti cette fois au sujet de la Symphonie apparue aux quais de Lorgol. Vivenef que je ne désirais pas revoir de si tôt de peur que, consciente de ce que j'avais perpétré même en songe, ne fasse en sorte de me couler pour de bon – et pas qu'en rêve cette fois. La réponse d'Elliott me fit vite rire. Me parler de courage.... à moi. J'étais courageux dans mes histoires, pour le paraître et également dans mes rêves... à quelques exceptions bien sûr ! Sinon j'apprenais à affronter, mais le courage ne faisait pas vraiment parti de moi, ni de mes priorités.

« Je laisse le courage aux autres ! Je préfère mon instinct de survie ! Et puis je ne serais pas l'Escampette si je n'avais peur de rien, mais le Vaillant. » Je préférais l'Escampette. D'un sourire retourné j’espérais néanmoins qu'il se trompait en indiquant qu'on croiserait la Symphonie en mer. Je ne voulais vraiment pas la recroiser de si tôt. Vraiment.

Au loin, je vis Vira faire des signes à d'autres, puis à moi. Et je compris que le devoir m'appelait et que, hélas, je ne m'étais pas assez bien caché pour y échapper. Une corvée de dernière minute ? Une discussion peut-être ? À moins que ce ne soit ce partage de culture et d'apprentissage qui nous liait ? Je soupirais tout en me relevant et en m'étirant. Ma foi, j'avais enfin discuté avec Elliott des songes sans prendre la fuite. Certes je n'avais pas tout détaillé, mais je trouvais notre discussion suffisante. Et j'avais refais le plein de galets en profitant d'une petite balade à terre. J'avais fait ce que je devais faire, il était temps de retourner à bord de l'Audacia pour ma part. « Je dois filer. Phrase compte triple de la part d'un Passefil. Ne lui répète pas mais je crois avoir une touche avec elle. Ricanais-je en désignant la silhouette de l’îlienne, Vira, au loin. C'était d'un mensonge hilare qui risquait de me faire choper des galoches de la femme-homme si elle en avait vent – même pour rire. À plus tard sur le pont. » Terminais-je en m'éloignant, retournant vers l'Audacia, sans me presser pour autant et en sifflant faux.

_________________




Tim ~ #C44C51
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Devant les voiles, je te dévoile   

Revenir en haut Aller en bas
 
Devant les voiles, je te dévoile
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [RP] Toutes voiles dehors ! Souquez les artimuses !
» René Civil devant le tribunal criminel
» La danse des sept voiles...
» Char à voile grot pour gorkamorka
» Devant la Cathédrale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Hors Jeu :: Corbeille :: Archivum des RP-
Sauter vers: