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 Chaque soir, des regards comme des coups de poignard

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Message Sujet: Chaque soir, des regards comme des coups de poignard   Jeu 21 Juin 2018 - 20:23




Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Anwar Sinhaj 1 & Rejwaïde Sinhaj

Chaque soir, des regards comme des coups de poignard

Te transperceront dans le noir




• Date : 24 juillet 1003
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Première rencontre entre Anwar et Reja depuis qu'elle est sortie de la Chasse Sauvage, après son audience improvisée avec Anthim.
• Recensement :
Code:
• [b]24 juillet 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3878-chaque-soir-des-regards-comme-des-coups-de-poignard]Chaque soir, des regards comme des coups de poignard[/url] - [i]Anwar Sinhaj 1 & Rejwaïde Sinhaj[/i]
Première rencontre entre Anwar et Reja depuis qu'elle est sortie de la Chasse Sauvage, après son audience improvisée avec Anthim.


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Message Sujet: Re: Chaque soir, des regards comme des coups de poignard   Jeu 21 Juin 2018 - 20:26

La tête haute, Rejwaïde des Sinhaj quitte la grande salle d’audience du palais, sereine en apparence, mais le cœur battant à tout rompre au creux de sa poitrine. Elle qui avait simplement répondu à la convocation de la sultane en se présentant à son antichambre pour une audience constructive sur les conditions de vie des enfants royaux au harem, la voilà suivant une impulsion au lieu de s’en retourner vers son oasis – se faisant annoncer par le héraut en suppliante aux pieds d’Anthim. Situation inimaginable seulement quelques mois en arrière encore – elle était trop fière, la fille de Zénaïde, pour s’incliner devant le rejeton d’Aïcha, l’impardonnable meurtrière d’Anwar, elle dont le fils avait volé Alméïde à sa cadette. Inconcevable, en effet – mais la Chasse Sauvage et Conquête se sont chargés de faire voir à la Voltigeuse d’autres aspects de la situation.

D’où les résultats inespérés de l’entrevue improvisée avec cet homme dont elle partage le sang. Nombre de sujets ont été abordés à mots couverts pour déjouer la curiosité avide des courtisans : la Chasse Sauvage, sa carrière de Voltigeuse en suspens, l’Ordre du Jugement et ses possibilités… et Anwar. Anwar, l’aîné des fils de Charif, demi-frère aîné d’Anthim et sultan légitime ; mais surtout, le frère aîné de Reja, découvert dans cette autre vie affolante et retrouvé par hasard au Pic de Roc-Épine, quand il l’a relevée d’une mare de son propre sang.

Anwar, qu’elle a cru mort depuis qu’elle a été en âge de comprendre la composition étrange de sa fratrie entre un frère assassiné et une sœur chapardée ; Anwar, qu’elle a reconnu sans oser y croire, mettant dans un premier temps tout cela sur le compte d’hallucinations liées à son suicide raté. Anwar, inexplicablement vivant, avec les yeux de Zénaïde et les compétences fugitives les plus crispantes du continent – Anwar, qu’elle a dû pourchasser de prime abord, titubant vaillamment à sa suite dans les couloirs de Roc-Épine avant qu’il ne consente à admettre la vérité, confirmant ses soupçons.

Elle n’a pas pu profiter de sa présence pleinement, avant que Conquête ne vienne la chercher ; mais se découvrir dotée d’un grand frère, un vrai, protecteur et vigilant, a commencé à lui faire comprendre pourquoi Alméïde a toujours préféré la compagnie d’Anthim à la sienne. Qu’il est doux, de se sentir entourée par la sollicitude attentive de quelqu’un disposé à l’accepter pleinement, telle qu’elle est, sans juger ses erreurs, sans dénoncer ses tourments ! Qu’elle a apprécié de pouvoir poser la tête sur son épaule pour y verser tout son soûl de larmes cathartiques. Lorsqu’elle est sortie de la Chasse, il a été l’une de ses premières pensées, juste derrière Mayeul et à égalité avec Grâce et Sifaï, une fraction de seconde avant Alméïde : le retrouver, lui parler, lui annoncer qu’elle était rentrée.

Mais il n’était pas au Pic, lorsqu’elle s’y est présentée : la rumeur le prétendait mandé au palais royal de Vivedune, appelé par le sultan à rejoindre son service, et la fille des dunes s’est promis de le retrouver lorsque l’occasion se présenterait. Et voilà qu’elle se présente – quittant la salle d’audience à petits pas élégants dans son sari bruissant, accompagnée du cliquètement tintinnabulant des grelots fixés à ses bracelets de cheville, la danseuse astrale s’enfonce dans les couloirs du palais, en direction des quartiers de la garde où elle suppose pouvoir trouver son frère. On la renvoie de pièce en pièce, sans qu’elle ne se départisse de cette patience nouvellement apprise, jusqu’à parvenir finalement devant une porte close qui est apparemment celle de sa chambre personnelle.

Levant une main cerclée de plusieurs anneaux dorés qui s’entrechoquent gaiement à ses poignets, elle toque timidement au battant, tâchant de deviner si quelqu’un se trouve derrière. « Ouvre, dis ; c’est moi. » demande-t-elle d’une voix un peu tremblante, craintive de le déranger, incertaine de l’accueil qu’elle va recevoir. Sera-t-il content, de la voir ?


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Message Sujet: Re: Chaque soir, des regards comme des coups de poignard   Ven 29 Juin 2018 - 0:41

Quand tu as accepté de prendre poste au palais d'Erebor, on a mis à ta disposition une chambre dans les quartiers de gardes pour que tu puisses y loger facilement et avec commodité.  Néanmoins, tu as refusé d'y habiter, anxieux à l'idée de passer trop de temps au palais en-dehors de tes tours de garde.  Vivre à l'extérieur des murs a ses nombreux inconvénients, mais tu les supportes avec détermination.  L'angoisse que rappelle à ton cœur le palais, la présence de son harem est très forte, trop pour que tu ne puisses dormir sur tes deux oreilles entre ses murs.  Les premières nuits, tes rêves avaient été peuplés de cauchemars.  Tu te réveillais en sursaut, trempé de sueur et seul la présence d'Astarté, endormie entre tes bras te rappelaient à la réalité, te faisait réaliser qu'il ne s'agissait que d'un rêve.  Tu le savais en acceptant que les cauchemar de ton enfance reviendraient, mais tu as pesé de long en large le pour et le contre d'un tel changement dans ta vie.

Désormais, tu t'habitues tranquillement à ce nouveau quotidien.  Ce ne sont plus tes hommes dont tu as acquis la confiance au fil des années, ceux qui te suivent aveuglément.  Le changement est drastique, mais tu t'y fais un pas à la fois.  Tu apprends à connaître les autres gardes du palais, à laisser ta garde s'abaisser et ne pas permettre à ta méfiance d'avoir l'ascendant total sur ton jugement.  En terre qui t'es encore étrangère, tu ne peux te montrer trop prudent, mais si on te sent par trop farouche, tu crains de ne trop attirer l'attention.

Aujourd'hui, exceptionnellement, tu occupes cette chambre que l'on t'a proposée.  Retenu au palais pour d'importantes raisons, tu n'as pas repris le chemin de la garçonnière où tu loges en temps normal.  Toutes tes pensées sont tournées vers Astarté, elle et ce bébé qui grandit à chaque jour dans son ventre.  Dès que tu pourras terminer ce qu'il te reste à faire, tu iras la rejoindre, veiller sur elle et votre enfant à venir.

Perdu dans cette heureuse contemplation d'une famille enfin normale plutôt que celle décousue que la vie t'a donnée, tu es surpris quand tu entends frapper à la porte.  Ton cœur bondit hors de ta poitrine quand tu entends cette voix.  Tu la reconnaîtrais entre toutes, même si vos liens son si récents.  Tu sautes sur tes pieds et en trois enjambées tu es devant la porte que tu ouvres d'un coup sec, croyant à une hallucination.  Pourtant elle est bien là devant toi, Rejwaïde.  Ta cadette que tu as sauvée de la mort, la première à qui tu as avoué ton identité, celle qui a subitement disparu sans que tu ne puisses la retrouver.

« Rejwaïde. »

Saisis, il te faut quelques instants pour te défiger et t'écarter pour la laisser entrer.  Quand la porte se referme derrière elle, tu laisses transparaître sur ton visage mille émotions : inquiétude, colère, mais aussi soulagement.

« Où étais-tu passée?  Je t'ai cherchée partout, tu n'étais nulle part, tu es partie sans rien dire et tu… »  C'est cette étrange mixture émotive qui te fait parler.  Alors qu'elle venait de frôler la mort, elle partait sans laisser une note derrière elle.  Tu n'aurais pas pu la lire, tu ne sais pas, mais quelqu'un d'autre aurait pu le faire pour toi.  « J'ai peut-être vécu trente ans en me cachant, mais ça ne m'empêche pas d'être inquiet pour toi! »  Ton ton semble peut-être un peu fâché, mais rapidement, sans plus de cérémonie, tu l'attires dans tes bras, comme pour vérifier qu'elle est encore en vie, que c'est bel et bien elle et non pas son fantôme.  Normalement, la pudeur, la distance des années t'empêcheraient une telle familiarité, mais elle t'a tellement fait trembler.  Tu n'oses pas lui dire à quel point tu avais peur qu'elle ne soit morte.  Puis réalisant l'embarras de la situation, elle qui t'a si peu connu comme étant son frère, tu recules d'un pas en la relâchant.
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Message Sujet: Re: Chaque soir, des regards comme des coups de poignard   Dim 1 Juil 2018 - 6:43

Quelques secondes de silence s’étirent après qu’elle ait toqué au battant – puis quelques bruits précipités derrière la porte indiquent que l’occupant des lieux est bien là, et qu’il se hâte de rejoindre le seuil. Pour l’accueillir, ou pour la houspiller ? Reja retient son souffle, le temps qu’il lui ouvre – et lorsque son visage maintenant familier apparaît dans l’encadrement de la porte, son cœur bat plus fort. Ce n’est pas comme Anthim qui ne partage son sang que par accident, presque – cet homme-là, c’est vraiment son frère, et elle a le droit de le revendiquer comme tel, dans le secret de son âme. Il semble complètement interloqué, la dévisage quelques secondes ; elle tente un sourire timide en réponse à son salut saisi, le temps qu’il la fasse entrer.

La langue chantante des dunes cascade dans une envolée de mots, à mi-chemin entre l’inquiétude et le reproche, et la Voltigeuse hésite un instant. Est-il réellement fâché ? Devrait-elle poliment prendre congé ? Lui présenter ses excuses de l’avoir dérangé ? Elle n’a pas le loisir de réfléchir plus avant – franchissant d’un grand pas la distance qui les séparait, Anwar l’attire contre lui pour la serrer dans ses bras, et c’est au tour de Reja de rester pantoise devant cette démonstration d’affection qu’elle n’attendait pas – ne s’est-il pas caché d’elle depuis trente ans ? Il la relâche tout aussi vite, avant qu’elle n’ait pu réagir à son geste instinctif, et un pli de contrariété fronce un instant les sourcils de la rescapée. Il faudrait savoir !

À son tour d’avancer vers lui – glissant les bras autour de sa taille, elle se blottit contre le torse ndu guerrier, fermement cramponnée à cet homme dont la rancœur d’Aïcha des Sadaqa l’a privée et que le Destin vient de remettre sur son chemin. « Je ne suis pas vraiment partie », chuchote-t-elle contre le tissu chamarré d’Erebor dont il est vêtu, « et c’est de très loin que je suis revenue, mais je suis là à présent. Tu ne m’échapperas plus ! » ajoute-t-elle du ton boudeur de son enfance, dardant un œil faussement noir sous ses cils en lui enfonçant un index mi-vindicatif mi-chatouilleur dans les côtes – juste pour le faire dérider un instant, juste pour le faire rire, pour que le spectre de l’angoisse et la laideur de ces mois de silence s’effacent. Ils ne se connaissent pas suffisamment pour qu’elle se permette normalement de telles privautés ; mais elle a tant passé son enfance à s’imaginer un grand frère protecteur qui viendrait la venger un jour des avanies subies, que c’est comme si elle le connaissait vraiment. Et puis, si elle ne le fait pas, le fera-t-il, lui… ? Peut-être pas, et Reja refuse de passer à côté de l’opportunité de reconstituer sa fratrie bien malmenée par les vents contraires du Destin.

« C’est la Chasse, qui m’a emportée », confie-t-elle plus sobrement, sérieuse à nouveau, désireuse de s’expliquer. « Conquête est venu me chercher à Roc-Épine, j'ai chevauché parmi la meute à ses côtés, et c’est seulement en mai que j’ai été rendue aux mortels. Regagner Erebor a été… ardu, et le remue-ménage provoqué par la sécession d’Anthim a compliqué le reste, et je veux retrouver mes ailes, tu comprends ? » Il ne comprend sûrement pas, non, tant elle parle pour meubler le silence et éviter l’aveu qu’elle n’ose pas faire. Penaude, elle fuit son regard, baisse la tête ; sans le lâcher toutefois. « Je… j’avais peur de ta réaction, si je venais te retrouver. Je craignais qu’une fois rétablie et bien portante, tu ne… tu ne veuilles plus de moi. »

Être rejetée à nouveau l'aurait tuée pour de bon.

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Message Sujet: Re: Chaque soir, des regards comme des coups de poignard   Jeu 12 Juil 2018 - 16:21

Tu es trop content de la savoir en sûreté pour lui en vouloir réellement d'avoir disparu comme ça.  Elle pourrait te donner toutes les raisons du monde, même les plus mauvaises, pour justifier son départ que cela te suffirait parce qu'elle est là vivante et que tu as droit à une autre chance d'être un bon frère et de la protéger.  Sur les hauts rocs du Pic, tu l'as laissé partir loin de toi, tu as failli.  Les dieux t'ont offert une première chance que tu n'as pas pu saisir, en avoir une seconde, c'est presque comme un rêve.  C'est trop beau pour que cette fois encore tu la laisses te filer entre les doigts.  Quand elle déclare ne jamais te laisser t'échapper, tu ne peux empêcher un sourire poindre sur ton visage : en vérité, c'est toi qui ne la laisseras plus jamais disparaître.  Tu as retrouvé toute ta fratrie en l'espace d'une demi année.  Si Anthim et Alméïde te sont chers, si tu les aimes de cet amour fraternel qui est différent de l'un à l'autre, ils restent lointains, innaccessibles, alors que Rejwaïde… elle est comme toi.  Indépendante du palais, une simple Erebienne comme les autres.  Tu peux la voir, lui parler, la toucher.  Personne ne t'en tiendra rigueur, personne ne te trouvera déplacé de la prendre dans tes bras et de la défendre envers et contre tous, tandis qu'un simple sourire à Alméïde, un simple regard complice à Anthim serait si mal vu.  Et pourtant, tu es tout autant leur frère aîné.  C'est doux de savoir qu'en ce monde, il y a une personne dont on ne doute jamais de ses affections.  Pour toujours, elle sera à toi, ta sœur précieuse, tout comme tu es à elle.  Des hommes normaux ne peuvent comprendre.  Ils ne peuvent savoir ce qu'on ressent quand on n'a plus aucune famille parce qu'à leurs yeux ont était mort.  Parce qu'aux yeux d'une nation entière, il n'y a plus moyen de retourner réellement auprès d'eux, car aux yeux de tous, vous êtes morts.

Et tu l'as cru morte.  Après des jours, puis des semaines et des mois sans nouvelles, tu l'imaginais quelque part sans vie.  Elle avait essayé.  Du creux de ton désespoir, tu ne pouvais que l'imaginer froide et sans vie.  Seule d'autres nouvelles t'ont empêché de sombrer.  Que pensera-t-elle quand tu lui annoncera l'heureuse nouvelle dont tu es porteur?  Pas tout de suite.  Tu n'y songes pas, ce moment doit être dédié à elle, à son retour et à ta joie de la savoir bien portante.

Tu l'écoutes en silence.  La Chasse Sauvage.  Ta sœur, ce précieux joyau de ton existence a chevauché auprès des cavaliers.  Elle a parcouru la nuit, fauchant la vie.  Et elle t'est revenue.   Elle s'est libérée de leur emprise pour revenir parmi les mortels.  Un long frisson te parcourt l'échine quand tu penses à ce qui aurait pu arriver.  Elle aurait pu être prisonnière toute sa vie de la malédiction et ne jamais revenir, errer sans prise sur elle-même jusqu'à la fin des temps.  Sans dire un mot, tu souffres de ce passé terminé et de ce futur qui n'est pas et ne sera jamais, les dieux soient loués.  Et maintenant que la première surprise joyeuse et inquiète est passée, tu ne te sens pas assez près d'elle pour l'attirer de nouveau contre toi et la rassurer.  Comment rassure-t-on une jeune femme aussi forte et déterminée?

« Elles reviendront, tu es danseuse astrale.  Ils ont essayé de te les arracher ces ailes ma sœur, en te piétinant le cœur, mais c'est au ciel que tu appartiens et Valda ne laissera pas sa fille au sol, » réponds-tu avec conviction.  Tu les as entendu dire, elles sont parvenues jusqu'à toi les légendes sur l'allure exceptionnelle de ta sœur dans les airs.  Tu y crois sans même oser douter de leur véracité.

« Tu es la première famille qui a été la mienne, ces quelques jours à Roc-Épine avant que tu ne disparaisses.  Jusqu'alors je n'avais ni père, ni mère, ni frère.  Tu es la première de mon sang qui réclame sa part dans ma vie.  Rejwaïde, je te préfère mille fois rétablie à malade, blessée. »

Ta voix vibre de cette tendresse que seul un grand frère peut éprouver pour ses cadets.  Tu lui offres un sourire, reprenant confiance.  Peut-être manque-t-il des années entre vous, mais le sang est plus épais que l'eau et il saura combler l'absence.  « Cette fois, je te protégerai mieux, maintenant que tu es revenue. »
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