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 Comme des colombes aux ailes d'argent

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La Noblesse
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Message Sujet: Comme des colombes aux ailes d'argent   Mer 15 Aoû - 19:10




Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Césaire Chesnenoir & Sixtine d'Ibélène

Comme des colombes aux ailes d'argent

La lune illumine la scène




• Date : 3 avril 996
• Météo (optionnel) : il fait nuit, il fait froid et il neige
• Statut du RP : privé
• Résumé : Sixtine revient au palais après avoir fait le mur. Elle croise Césaire dans le couloir
• Recensement :
Code:
• [b]3 avril 996[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4072-comme-des-colombes-aux-ailes-d-argent#151438]Comme des colombes aux ailes d'argents[/url] - [i]Césaire Chesnenoir & Sixtine d'Ibélène[/i]
Sixtine revient au palais après avoir fait le mur. Elle croise Césaire dans le couloir


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Message Sujet: Re: Comme des colombes aux ailes d'argent   Mer 15 Aoû - 19:11

Marcher normalement. Garder l'air digne. Ne rien montrer. Jamais. Personne ne doit savoir. Jamais. Rester naturelle surtout. Pour ne pas te trahir. Pour que personne ne devine. Que personne ne voit ces drôles de vêtements bien dissimulés sous ta cape d'hiver. Des vêtements peu digne d'une princesse impériale. Des vêtements plus travaillés que les plus riches des pauvres mais moins distingués que le plus pauvre des riches. Tu as répété ton discours. Encore et encore dans ta tête. Si quelqu'un te demande, tu es sortie dans les jardins, admirer la neige tomber. Simple, net et précis. Tes joues rosies par le froid en attestent tout comme tes chaussures mouillées. Personne ne doit savoir. Que tu t'es faufilée hors du palais, bien dissimulée sous une capuche. Que tu as écumé quelques tavernes, dépouillé quelques roturiers de leur argent aux jeux avant de les redonner à des pauvres âmes perdues dans la ville. Comme si tu as besoin d'argent. Tu es la princesse, après tout.

La princesse. Tu en ricanes presque de dédain alors que ton cœur fulmine. Oui, tu es bien la princesse impériale d'Ibélène. Celle qui aime son empire et sa famille alors que ni l'un, ni l'autre, ne veut la voir devenir l'héritière du trône. C'est sûr que c'est tellement mieux que de laisser son incompétent de frère reprendre le flambeau familial. Lui qui sèche les cours, qui ne connaît rien en politique et qui passe son temps à vouloir amuser la galerie avec ses satanés comptines. Le voilà le grand héritier du trône d'Ibélène ! Admirez-le donc, le cher petit prince impérial et sa magie musicale. Qu'il a fière allure. Lui qui ne doit même pas connaître un seul des conseillers de ton père. Qui ne s'est jamais penché sur la politique. Qui ne se préoccupe absolument pas de faire perdurer la gloire de ton si grand et valeureux grand-père. Il sera un empereur tellement mieux que toi. Toi qui sait exactement qui est qui. Qui, petite, te glissais sous la table de la salle du conseil pour écouter leurs conversations. Toi qui a étudié l'histoire d'Ibélène, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de secrets pour toi. Mais non. Ce ne sera pas toi. Parce que tu es une fille. Parce que tu as une poitrine, que tu portes des robes et que tes cheveux sont brillants et bien coiffés. Voilà. Tu n'es bonne qu'à te marier pour la politique. Soit belle et tais-toi. Cette frustration est un bien sournois poison qui s'infiltre dans ton esprit. Une frustration qui a fini par avoir raison de cette princesse parfaite à qui l'on refuse le trône au profit d'un sale gamin capricieux qui ne porte aucun intérêt sur son grand héritage. C'est sûrement le pire. Ce désintérêt, ce refus total de ce que toi tu convoites avec tant de passion. Et bien si on le laisse tout faire et que tu es si inexistante, alors toi aussi tu peux très bien faire le mur. Toi aussi tu peux te déguiser, te faufiler dans la foule et t'amuser. Et prendre ton pied. Comme ce soir. Parfaitement ! Ce soir tu as connu l'amour ! Tu l'as vu plusieurs fois, ce jeune homme aux vers si lyriques. Une ode à l'amour qui a su calmer cette ire qui ne te quitte plus depuis des mois. Et bien voilà ! Ça y est ! Tu n'es plus cette princesse si parfaite ! Et qu'on te marie maintenant que tu t'es laissée aller aux plaisirs charnels avec un roturier ! Que tu as senti ses mains sur ton cœur. Que tu as frissonné sous ses baisers alors qu'il t'a emporté loin sur la route du plaisir ! Il a chanté pour toi, lui au moins. Comme des colombes aux ailes d'argents qui se grisent au parfum enivrant d'un doux soir de printemps auréolé d'amour. C'est toi la noble manante. Celle dont certains gardes parlent. Cette rumeur qui se murmure dans chaque bouche, qui se répand tel le vent du nord dans chaque taverne. Ibélène te refuse mais Ibélène t'admire ! Qu'il continue à t'admirer, tu les a tous dupé, tu es trop bien pour eux. Il ne te mérite pas.

C'est ainsi que tu te sens, dans les couloirs éclairés par quelques chandeliers alors que tu regagnes tes appartements. Plus princesse que tu ne l'as jamais été. Non. Impératrice même. Impératrice d'Arven. Totalement. Plus digne que quiconque. Plus forte que ta mère. Plus rusée que ton père. Et plus insaisissable que toute la magie de Faërie. Si personne ne veut de toi à son trône, et bien tu le feras regretter à tout le monde. Rester belle et souriante pour que personne ne se doute jamais de rien. Sourire mais leur planter un couteau dans le dos au dernier moment. Ah tous ces abrutis de nobles avec leurs courbettes et leur propos mielleux. S'ils savaient à quel point tu meurs d'envie de leur cracher dessus. De rire de leurs inepties. De leur rétorquer que oui, elle a bien un cou à faire envier une girafe. Ou que non, sa coiffure n'est pas digne des grands de ce monde mais ressemble plus à ce que les pauvres utilisent pour laver leur sol. Tu en ris presque, d'ailleurs. Seule ta plus sophistiquée de tes éducations le retient difficilement. Mais là, dans ce couloir, tu ne peux pas t'empêcher de ricaner doucement. Doucement mais bien vite arrêté dans la nuit. Car un bruit se faire entendre. Des pas dans ta direction.

-Qui vient donc par ici ?

Ta voix est un peu dure. Tendue ? Oui, sûrement. Et surtout outrée que quelqu'un vienne ainsi troubler le cours de tes pensées.

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Message Sujet: Re: Comme des colombes aux ailes d'argent   Mer 22 Aoû - 9:51

Tout juste un peu plus de trois ans qu’il est ici, au coeur du palais impérial d’Ibélène. Il a appris à apprivoiser l’hiver interminable, les nuits glaciales qui laissent place à des matins brumeux. Il a appris à s’émerveiller de la neige éternelle, si belle lorsqu’elle est fraîchement tombée.

Il a appris beaucoup de choses aussi. Des informations glanées ici et là, sur la famille impériale mais aussi sur tous ceux qui l’entourent. Ces voix plus discrètes mais parfois tout autant importantes. Les missives qu’il transmet à la Cour sont régulières, bondées d’informations parfois plus utiles que d’autres.

Le confort duquel il jouit est sommaire, mais agréable à tout le moins. La petite pièce qu’il partage avec plusieurs autres dans le quartier des domestiques n’est guère luxueuse, mais les lits qui leur sont fournis sont juste assez confortable pour qu’ils puissent sombrer dans un sommeil réparateur une fois les longues journées terminées. Césaire a appris au fil des années à se faire chez soi un peu partout. Dans la tour des espions à Lorgol, il y a cette petite touche de vérité qui y fait qu’il s’y sent toujours un peu mieux ; mais que ce soit ici, dans le quartier des domestiques, sous une tente sous le soleil chaud d’Erebor, dans une petite masure en Bellifère, il a toujours sû s’habituer et se plaire dans ces environnements tous plus différents les uns que les autres. Ce n’est pas le cas de tous les espions, certain trouvent une identitée qu’ils portent toute leur vie. Mais certains, comme Césaire, sont de véritables caméléons. Mais l’homme commence à dangereusement vieillir, alors qu’il entame la soixantaine, et il lui fait du bien de rester plus longtemps à un même endroit. Peut-être aurait-il préféré terminer ses jours dans un lieu plus chaud ; mais il n’est pas du genre à se plaindre et il se complait en sirotant une coupe devant les feux continuellement entretenus qui réchauffent leurs quartiers. La vie ici est agréable, somme toute. Et le travail de domesticité qu’il exécute est simple, sans être particulièrement stimulant.

Il est tard. Ou tôt. La nuit est là, enveloppante, silencieuse. Dehors la neige tombe encore, à l’intérieur, les couloirs sont éclairés de quelques chandeliers gardés allumés ici et là. Presque aucun bruit. Ils dorment tous, ces nobles. Et les domestiques qui s’affairent encore le font à pas feutrés, échangeant quelques mots murmurés pour ne pas venir rompre la quiétude de leur sommeil. Césaire est de ronde nocturne, mais la soirée est calme, et ses tâches pour l’instant terminées. Alors il marche d’un pas calme et lent, longeant les longs couloirs. Le bruit de ses chausses sur le sol est une rythmique régulière, mais soudainement, un ricanement léger, presque étouffé, se fait entendre. Il n’a que le temps de froncer les sourcils qu’une voix suit. Une voix féminine, jeune, mais de laquelle résonne toute l’autorité de sa position. La princesse Sixtine. Il ne sait, avant même de tourner le couloir et de s’arrêter, aussi qu’elle peut le voir. Ses main jointes dans son dos, il incline la tête bien respectueusement, ses épaules suivant dans cette révérence qu’il lui offre, que son corps vieilli permet de lui offrir. « Votre altesse. » Il ne se présente pas, à quoi bon? On ne se présente pas à la plus haute-noblesse quand notre rang est si bas dessous. On se contente de s’incliner et de se taire.

Mais le vieil homme est là depuis quelques années, et il a appris à connaître, à aimer, la princesse qui grandit dangereusement vite à présent. Il relève doucement le regard, pour voir cette dernière parée de sa cape, encore trempée de la neige qui a tombée. Elle vient de rentrer. « Vous devez être gelée. Laissez-moi vous préparer un thé chaud, pour vous réchauffer. » Il n’y a pas de jugement dans sa voix, dans son regard. Et bien qu’il a des doutes sur sa provenance, il est bien évident qu’il n’en dira rien.

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dialogue en #003366






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Message Sujet: Re: Comme des colombes aux ailes d'argent   Jeu 27 Sep - 18:54

Les pas se rapprochent, augmentant ta désapprobation. Tes propos n'ont pas suffit à faire fuir l'intrus bien au contraire. Tu te sens profondément offusquée de voir qu'il ose continuer de venir vers toi. En même temps, tu prendrais son indifférence comme un véritable affront. L'un comme l'autre, le pauvre visiteur ne trouve pas grâce à tes yeux. La silhouette se découpe progressivement dans la lueur avant que son visage finisse par se dévoiler.
Césaire.
D'autres que toi pourraient soupirer de soulagement. Un domestique. Autant dire, rien. Néant. Pas grand chose. La valeur des servants aux yeux des nobles. Des êtres inférieurs venus prendre soins des plus riches. Beaucoup les qualifient sans cervelle. Mais toi, tu ne tiens pas le même discours. Ta mère... ah ta mère. L'Impératrice. Il faut bien lui reconnaître quelques qualités dans ses discours à rallonge destiné à faire de toi la future esclave d'un homme. Elle t'a toujours mis en garde. Les domestiques sont les langues et les oreilles d'un palais. Parce que les nobles leur octroient peu d'attention, ils ne se méfient jamais lorsqu'ils discutent. Et c'est ainsi que les rumeurs circulent. Un domestique est au cœur de la vie intime de son seigneur. Certains connaissent même mieux leurs secrets que les nobles. Tu as beau vouloir te rebeller contre ton éducation, tu ne peux pas oublier tout ce que tu as appris. Et tu ne sais pas faire autre chose que princesse.
Ton expression se relâche tout de même doucement, comme si tu es rassurée de le voir ici. C'est le majordome du jeune duc de Sombreciel. Tu l'as croisé dans les couloirs. Droit, silencieux, discret. Tu as pu l'observer. D'une certaine façon que tu as du mal à expliquer, la présence du majordome te rassure. Comme une présence silencieuse, une ombre invisible mais qui veille et surveille. Tu te détends un peu. Juste légèrement.

-Merci, lances-tu simplement.

Tu ne dis rien d'autre. Il n'y a rien à ajouter de toute façon. L'avantage d'avoir croisé le domestique c'est que tu n'as pas de compte à rendre. Nul besoin de justifier tes chaussures et le bas trempé de ta robe. Peut-être lanceras-tu quelques subtiles allusions d'une façon anodine si le moment s'y prête. Semer le doute. Tu fais demi-tour et va t'asseoir dans un petit salon à quelques pas. Deux fauteuils devant une fenêtre, une table basse sommeillant paresseusement à ses pieds. Des petits salons similaires parsèment les longs couloirs du palais, offrant parfois une pause bienfaitrice aux promeneurs, lassé des allés et venus.
Ton regard est aussi insondable que la nuit profonde qui règne maintenant sur Valkyrion. Pourtant les pensées néfastes envahissent ton esprit. Les raisons de ton escapade. Ton frère. Ta mère. Ton père. Toute cette famille qui t'empêchent d'être celle que tu veux devenir à cause de vieux idéaux grotesques, prisonnier d'un empire empreint d'une lourde tradition misogyne. Inconcevable. C'est à peine si tu aperçois la silhouette de Césaire revenir. Tu as presque envie d'exploser ta colère à la figure du majordome. Mais c'est la meilleure façon de faire éclater tous ses efforts que tu fais depuis des années. Justement. Tu en as assez de ses efforts. Assez d'être cette princesse parfaite pour les beaux yeux d'un peuple qui fait semblant de t'aimer.

-Vous êtes toujours là ?

Ta voix douce s'estompe dans la pénombre, se perd dans le silence. Cherches-tu une présence en cette nuit où tu as bravé les interdits ? Un témoin de ce secret que tu conserves au fond de ton cœur mais que tu arbores avec fierté ? La fierté de faire des choses dont tes parents n'ont aucune idée ? Des choses qui peuvent te faire plonger toi et ta famille ? Un élan de culpabilité te submerge, bien vite estompé par cette fière détermination qui est tienne.
Tu es la princesse d'Ibélène et tu le resteras même au fond d'une taverne.

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Message Sujet: Re: Comme des colombes aux ailes d'argent   Mar 9 Oct - 13:20

Césaire incline doucement la tête, alors que la princesse d’Ibélène le remercie simplement pour faire demi-tour et s’installer dans le petit salon près d’une grande fenêtre dans le long couloir. Il lui laisse s’installer, toujours incliné, dans ce respect et cette convenance apprise des domestiques, avant de lui-même faire demi-tour pour rejoindre les petites cuisines proches. Un poste sommaire, mais qui contient le nécessaire pour obtenir de l’eau chaude pour le thé ou les bains chauds, des linges propres et les divers nécessités pour accommoder rapidement les maîtres de ces lieux et leurs invités sans avoir besoin de se rendre dans les grandes réserves aux étages plus basses.

Il n’aura pas à faire attendre la jeune princesse longtemps. L’eau boue rapidement et il prépare l’assortiments d’herbes et de feuilles qu’il sait cette dernière préférer. Les goûts et les préférences de la haute noblesse sont apprises rapidement dans la domesticité, il n’est pas question de les faire attendre ou de leur demander ce qu’ils préfèrent à répétition au fil des journées alors que les serviteurs se succèdent à leur chevet. Aussi, c’est là des informations apprises et transmises ; étudiées pour reconnaître chaque changement aussi. Elle a raison de se méfier, la jeune princesse impériale : les domestiques, invisibles et souvent oubliés, sont les yeux et les oreilles du palais. Pour mieux servir ses occupants, oui, mais ils recueillent ainsi souvent bien plus d’information que nécessaire. Et c’est là une mine d’or pour l’espion de la Cour. Ce qu’il entend, ce qu’il voit, mais ce qu’il se raconte aussi dans les quartiers des servants. Ses missives sont nombreuses et emplies qu’il envoie périodiquement au Maître Espion.

Mais il y a quelques petites informations qu’il se garde aussi. Les soupçons qu’il nourrit sur les escapades nocturnes de la jeune femme sont de celles-ci. Parce qu’il affectionne particulièrement cette dernière, peut-être, et aussi peut-être parce qu’il lui souhaite qu’elle puisse vivre cette petite insouciance, cette petite dérogation des règles si strictes qui entourent son éducation. Il a entendu des rumeurs, des ouïes-dires en provenance des tavernes ; on pourrait y croiser une noble manante, dit-on. Le parler beaucoup trop exquis pour la roture qu’elle prétend être dans ses déguisements, entre autres. Et Césaire est au fait, des escapades nocturnes de Sixtine. De petits détails qui la trahissent, des détails anodins repérés par des domestiques, qui témoignent que la jeune femme quitte souvent ses appartements sous le couvert de la nuit…

Il ne lui faut qu’une dizaine de minutes tout au plus pour revenir avec un plateau sur lequel il y a tasse et théière, ainsi que quelques petites biscottes et de petits plats de confitures, de marrons et de châtaignes. Sur son bras, une couverture chaude aussi qu’il dépose sur la petite table juste à côté du cabaret qui vient d’y être posé. Il s’incline, bien bas, bien respectueusement, avant de se détourner et de reculer un peu, pour laisser la jeune femme tranquille. Il ne part pas, pourtant, pas tout de suite, restant dans la pénombre loin des zones éclairées par les cristaux suspendus et la lumière des lunes jumelles qui traverse la fenêtre. Juste un moment encore, si la jeune princesse avait besoin de quelque chose ou si elle préfèrerait le renvoyer et rester seule.

Justement, la voix de cette dernière, douce soudainement, contrastante avec comment elle l’avait accueilli un peu plus tôt, résonne un peu. Césaire s’avance d’un peu.  « J’allais quitter Votre Altesse, si vous souhaitez rester seule. À moins que je ne puisse vous être utile encore un peu. » qu’il offre avec un doux sourire. Il n’a rien à faire, le vieux domestique, sinon quelques rondes tranquilles dans les couloirs déserts du palais. Aussi il lui ferait plaisir d’être de quelconque aide ou présence pour Sixtine, si elle le souhaitait, mais il ne s'impose pas. Jamais. Aussi il attend simplement qu’elle le renvoie ou lui demande de rester.

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dialogue en #003366






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Message Sujet: Re: Comme des colombes aux ailes d'argent   

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