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 La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]

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Message Sujet: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Dim 16 Sep - 16:57


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Ilse Tonnevent & Géralt d'Orsang

La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer




• Date : 04 mai 1003
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Géralt est de retour à bord de l'Audacia après un mois passé à se remettre des événements liés à la Chasse. Il va toquer à la porte d'Ilse, désireux de prendre de ses nouvelles et aspirant à un peu de répit.
• Recensement :
Code:
• [b]04 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4142-la-bonne-compagnie-est-un-port-ou-l-on-jette-l-ancre-pour-se-reposer-ilse]La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer[/url] - [i]Ilse Tonnevent & Géralt d'Orsang[/i]
Géralt est de retour à bord de l'Audacia après un mois passé à se remettre des événements liés à la Chasse. Il va toquer à la porte d'Ilse, désireux de prendre de ses nouvelles et aspirant à un peu de répit.


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Dernière édition par Géralt d'Orsang le Jeu 20 Sep - 11:38, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Dim 16 Sep - 16:58

Être de nouveau à bord de l'Audacia est aussi étrange que familier.

Techniquement, tu n'as pas réellement l'impression d'avoir passé deux mois dans les rangs de la Chasse Sauvage ; tu n'étais pas toi-même et les souvenirs ne sont pas forcément toujours clairs dans ta tête. Pourtant, le temps a passé sans toi, pendant que tu courais le ciel avec tes… camarades. Les gens ont continué leur vie. Tu as manqué des événements et une portion de la vie de tes proches. Et tes mains. Tes mains, elles, resteront à jamais tâchées du sang des innocents dont tu as happé la vie. C'est l'une des preuves les plus marquantes de ce que tu as vécu. Tout comme la boule dans ta gorge à chaque fois que tu repenses à tout ça. Malgré tout, tu n'as pas eu d'autres choix que de tenter de mettre à la page et de reprendre tes marques dans le quotidien.

Les premiers temps ont été étranges. Tu étais complètement désorienté. Tu te revois encore, la première nuit, allongé dans ton lit à la Taverne, là où Mort est venu te chercher, à tenter de trouver le sommeil, la blessure dans ton dos tirant au moindre mouvement. Tu étais incapable de maîtriser le flot de tes pensées, pas même après avoir quitté ton lit pour t'installer confortablement dans la bibliothèque de la Taverne. Tu aurais préféré pouvoir aller te changer les idées dehors, mais la possibilité que la Chasse revienne arpenter les rues de Lorgol t'as laissé tétanisé sur place. Le jour s'est levé sur ta silhouette immobile, un livre ignoré dans les mains et une pierre à la place de l'estomac. C'est Quintille qui t'a trouvé là, plus tard dans la matinée, et t'a aidé à sortir de ta torpeur.
Par la suite, tu as eu suffisamment de présence d'esprit pour écrire quelques courriers : Marianne, Quitterie, Pénélope, pour différentes raisons, mais surtout pour rassurer que tu étais en vie, pour expliquer plus ou moins brièvement les raisons de ton absence, pour demander des nouvelles. Puis, Lionel. Lionel et le petit tas de lettres que tu as trouvé dès le lendemain. Lionel et son inquiétude et ses plaisanteries et le mandat d'arrêt à l'encontre de ton admirateur secret rien qu'un peu effrayant. Lionel, pour lequel tu as dû recommencer trois fois une lettre réponse lui assurant que tu étais en bonne santé, que l'admirateur en question n'y était pour rien, pour lui expliquer les raisons, pour t'excuser de l'inquiétude que tu avais pu causer.

Les quelques jours passés chez Quitterie et Rackham, début avril, t'ont aidé à reprendre un minimum de contenance. Tu as pu rencontrer ton neveu pour la première fois, ce petit bout adorable, revenir un peu à la vie, en un sens.
Depuis, tu vas mieux, tout comme la blessure dans ton dos, qui ne laissera que des cicatrices propres. Tant de choses se sont passées durant ce mois d'avril, mais tu as été soulagé d'apprendre que l'Audacia était de nouveau près du continent après son passage par l'Archipel.

C'est l'adrénaline parcourant tes veines que tu as embrassé et étreint ta famille avant de portailler en Outrevent et rejoindre le bord, hier. Une fête a été concoctée à la va vite pour fêter ton retour le soir et tu as réussi, mieux que tu ne l'aurais cru, à relativiser les questions et les plaisanteries à propos de ton absence. Cela te laisse un goût amer dans la bouche, mais tu refuses te laisser cet espèce de voile dû à ton passage dans la Chasse recouvrir ton esprit maintenant que tu es revenu. Tu te sens différent par moments, tu réalises que des choses ont changé même si tu ne sais pas vraiment lesquelles, mais t'appesantir dessus n'aidera en rien. Au contraire. Surtout que retrouver tes camarades pirates te fait aussi du bien, te redonne cette impression de normalité qui aide à apaiser ton cœur.

C'est au soir du 4, à peine 24h après ton retour, que tu décides d'aller rendre visite à Ilse. La journée a été fatigante et tu ne te sens pas d'aller te coucher avec les autres, dans la bordée des hommes, pour le moment. Tu sais que la jeune femme saura juger de ce qu'elle peut demander ou non, ce que tu peux expliquer ou non. Tu sais que sa seule présence calme et solide sera un répit auquel tu aspires vivement. D'autant plus que vous n'avez pu échanger que brièvement jusque-là – la vie à bord de la vivenef ne s'arrête pour personne. Ils t'ont manqué, l'Outreventoise et son caractère fort. Tu veux savoir comment elle va, tu veux t'assurer que sa grossesse se déroule bien. Tu veux juste t'installer à ses côtés, si elle l'accepte, et t'imprégner de toute la familiarité qu'elle pourra t'apporter.

Tu profites donc du quart de repos et du calme relatif du navire pour aller toquer à la porte de ses quartiers. Quelqu'un t'a dit que tu pourrais l'y trouver, mais tu ne sais pas si elle est accompagnée ou occupée – tu pries pour que ça ne soit pas le cas. Une fois que tu as fait connaître ta présence, ton bras retourne le long de ton flanc et tu fais savoir qui est là d'une voix suffisamment forte pour qu'elle t'entende mais que tu ne déranges pas les occupants des autres cabines. « Ilse ? C'est Géralt. »

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Sam 6 Oct - 14:38

La soirée est calme, à bord de l'Audacia. La vivenef vogue sur une houle paisible, les rafales de vent se sont apaisées et le ciel est clair, aussi clair qu'un ciel d'été. L'équipage se montre peu bruyant, moins que la veille pour sûr, où tout un chacun mettait un point d'honneur à fêter le retour de leur chirurgien à leur bord. Ce qu'il leur a manqué, le Géralt, même s'il n'est pas le plus ancien des pirates du navire, même s'il n'a pas été absent très longtemps. Alors un tonneau de rhum a été sorti pour l'occasion, Bouclette et ses compagnons musiciens ont joué leurs morceaux les plus entraînants – et leurs paillardes les plus imagées – pour l'accueillir avec les honneurs. Ilse était également de la partie, elle a partagé un verre à sa santé et elle a échangé quelques mots avec lui avant qu'il ne soit complètement emporté dans l'euphorie de ses camarades. Euphorie qu'elle partage d'autant plus que les bonnes nouvelles s'enchaînent, car elle a réalisé quelques jours plus tôt qu'elle attendait un nouvel heureux événement. La nouvelle a bien entendu ravi Eric et Rhéa, a certainement fait rire Freyja mais un peu moins Philippe qui doit espérer très fort que les pouvoirs de la canonnière ne seront pas aussi sujets à ses sautes d'humeur que durant sa précédente grossesse. Ce que l'Outreventoise espère grandement elle aussi, bien entendu.

Au lendemain des retrouvailles, donc, la routine s'installe à nouveau. Les matelots se remettent au travail malgré la gueule de bois, la vivenef continue sa route dans un rythme paisible. La canonnière apprécie ces journée, où les nuages épais, poussés par le vent, laissent parfois place aux rayons lumineux d'un soleil qui se reflètent sur les vagues à l'horizon. Ils se sont désormais assez éloignés des falaises outreventoises pour ne plus les apercevoir et la douceur du printemps se fait ressentir, transportant avec elle l'appel du large. Leur court arrêt à l'Archipel leur a permis de retrouver un peu de chaleur – et son cher Familier qui échappait à la rudesse de l'hiver durant les mois d'hivernage. Ilse profite de ce nouveau moment de calme pour retrouver la tranquillité de sa cabine, où elle saisit un bouquin afin de reprendre sa lecture, bercée par le clapotis des vagues qu'elle entend à travers le hublot. Elle ne s'inquiète pas de l'absence d'Eric ; il doit être en train de faire une partie de cartes ou de s'extasier à qui veut l'entendre sur ce nouvel enfant qui va naître. Cette pensée fait fleurir un sourire absent sur les lèvres de la canonnière.

Quelques coups frappés à la porte la tirent pourtant de sa lecture. « Ilse ? C'est Géralt. » Sans attendre, elle repose son livre sur son coffre puis se lève afin d'ouvrir la porte. C'est avec un sourire en coin qu'elle accueille le chirurgien. « J'allais finir par croire que j'te manquais pas tant que ça. » déclare-t-elle, l'air terriblement sérieux sous son regard rieur, avant de l'étreindre quelques brèves secondes, signe évident qu'elle est heureuse de le retrouver. Les démonstrations d'affection sont d'autant plus précieuses qu'elles sont rares, chez la pirate. « Allez, entre. » Elle s'écarte quelque peu, le laisse entrer dans la cabine bien plus encombrée et en désordre depuis que son compagnon s'y est officiellement installé, malgré tous ses efforts pour la maintenir en état. Elle s'empare d'ailleurs de la tunique d'Eric pour la balancer sur son propre coffre, laissant à Géralt la possibilité de s'asseoir. « Je vois que tu t'es bien remis d'la soirée d'hier. » fait-elle remarquer, d'un ton léger. Elle s'installe sur le lit, ramène ses jambes sur les couvertures et s'assoit en tailleur. Puis d'un air un peu plus sérieux. « Comment tu vas ? » Parce que finalement, c'est tout ce qui importe, non ?

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Sam 20 Oct - 2:23

Tu n'as pas longtemps à attendre avant que la porte ne s'ouvre sur Ilse avec un léger sourire aux lèvres. Les coins des tiennes se soulèvent également à sa vue et tu réalises pleinement à quel point l'avoir en face de toi te fait plaisir. « J'allais finir par croire que j'te manquais pas tant que ça.. » Un rire léger t'échappe alors que tes yeux vont trouver le sol, mais tu n'as pas le temps de penser à une répartie que ses bras viennent t'entourer. Tu écarquilles un instant les yeux avant que l'un de tes bras aille se poser délicatement dans le haut de son dos. Tu n'as pas le temps de faire plus là encore, simplement de profiter un instant de sa chaleur, qu'elle s'écarte déjà. Tu n'en apprécies pas moins la portée de son geste : tu peux compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où c'est arrivé.

Tu hoches la tête lorsqu'elle t'invite à entrer et souffles un merci alors que tu passes la porte. Tu ne peux retenir un sourire alors que tu remarques certains détails qui indiquent la présence quotidienne d'Eric dans la cabine. Tu prends docilement place à l'endroit qu'elle vient de débarrasser tout en relevant la tête vers elle lorsqu'elle prend la parole : « Je vois que tu t'es bien remis d'la soirée d'hier. Tu ris doucement tout en t'installant aussi confortablement que possible. J'ai été raisonnable, c'est pour ça. » Ce qui est vrai. Au final, tu n'as pas bu autant que les autres, un peu trop anxieux de l'effet que l'alcool à forte dose pourrait avoir sur toi. Tu préfères faire attention au contrôle que tu exerces sur ton corps depuis ton retour de la Chasse.

Une fois installée sur le lit, elle continue : « Comment tu vas ? Toi, tu suis ton instinct en réponse : Je vais… » Le bien est au bord de tes lèvres, il est prêt à sortir. Tu réalises cependant que tu n'es pas obligé d'aller complètement bien face à Ilse. Elle était présente pour toi, par les mots ou par les gestes, à de nombreuses reprises durant l'année qui vient de s'écouler. C'est Ilse. Alors, ton regard tombe sur tes mains, où tu réalises que tu as commencé à machinalement jouer avec tes doigts. Tu inspires, expires lentement, tout en pensant à la réponse la plus juste.

Tout en passant une main dans tes cheveux pour replacer les mèches qui tombent devant tes yeux, tu tentes une réponse : « Mieux, je dirais. Tu relèves brièvement la tête et esquisses un sourire à son adresse avant de fixer à nouveau tes mains, geste si peu caractéristique de toi d'ordinaire. Revenir à bord de l'Audacia me fait du bien. Je le sens. Mais j'ai vraiment du mal à accepter ou, même, simplement réaliser ce qu'il s'est passé. Où j'étais. » Tu déglutis, les souvenirs revenant au premier plan de leur propre volonté.

Tu sais que tu veux en dire plus, mais tu ne sais sincèrement pas par où commencer, ce que tu dois lui apprendre pour qu'elle comprenne pleinement. Tu inspires à nouveau pour te reprendre. Tu te redresses et croises les doigts par-dessus tes jambes pour t'empêcher de céder à l'anxiété sous-jacente de ton corps. « Qu'est-ce que tu as entendu exactement ? Je sais pas par où commencer sans m'emmêler les pinceaux, pour être honnête. » Red a su une partie des événements, l'immédiat, pour pouvoir expliquer ton absence et pourquoi tu n'allais pas remonter de suite, fin mars. Seulement, vous n'avez pas tant discuté que ça, uniquement le plus important vu l'urgence de la situation. Surtout que tu n'étais pas vraiment en état de raconter grand-chose ce soir-là. Tu ne sais pas non plus si Ilse a eu vent de tout ce que Red a dit à Philippe et aux seconds. Ou si elle a eu les mêmes informations basiques que les pirates. Sûrement, vu son statut. En fonction, tu devras peut-être aborder les choses différemment. Si tu peux t'épargner une partie du récit, ce sera déjà ça de pris. Ouais.

Tu passes une main sur tes yeux, la lassitude dominant le geste.
Tu commences déjà à t'emmêler dans tes propres pensées, bordel.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Mar 30 Oct - 13:02

« Je vais… » Le silence qui suit est éloquent. Ilse reste silencieuse, elle ne le presse pas, elle ne s'impatiente pas. Elle sent que Géralt cherche ses mots – peut-être même cherche-t-il à savoir réellement ce qu'il ressent. L'Outreventoise l'observe sans un mot, le voit hésiter. Respectueuse, elle n'interrompt pas le fil de ses pensées, ne cherche même pas à l'aider à trouver le terme qu'il cherche. Elle est simplement là, prête à écouter.

« Mieux, je dirais. » La canonnière esquisse un mince sourire, soulagée. Soulagée pour lui, après tout ce qu'il a vécu. « Revenir à bord de l'Audacia me fait du bien. Je le sens. Mais j'ai vraiment du mal à accepter ou, même, simplement réaliser ce qu'il s'est passé. Où j'étais. » Elle hoche la tête, simplement, sans savoir quoi ajouter. Mais il n'y a rien à ajouter, elle ne peut imaginer ce qu'il a vécu. « Qu'est-ce que tu as entendu exactement ? Je sais pas par où commencer sans m'emmêler les pinceaux, pour être honnête. » Un amusement compatissant se dessine sur ses traits tandis qu'elle répond d'une voix tranquille. « Tout c'que je sais, c'est c'que Red nous a raconté. Tu étais dans la Chasse Sauvage, un musicien d'la Symphonie t'en a libéré. T'avais besoin de temps pour t'en remettre. » Elle énumère les faits, sans chercher à les interpréter. Elle incline alors doucement la tête sur le côté, un peu plus sérieuse.

« Tu sais, t'as pas à t'expliquer si tu l'veux pas, et encore moins à entrer dans les détails. Tout c'qui importe, c'est qu'tu ailles mieux. Le reste, c'est toi qui décides. » précise-t-elle avec franchise. Elle est comme tous les autres bien sûr, elle s'interroge, elle est curieuse de savoir ce qu'il s'est passé, d'en savoir plus sur la Chasse Sauvage, mais jamais elle ne le forcerait à parler. Sur le navire, chacun sait que tout pirate garde au fond de lui bon nombre de secrets liés à sa vie d'avant, parfois sur d'autres sujets, mais tous respectent ça, tous décident de jouer le jeu et d'accueillir cette nouvelle personne qui joint leur bord telle qu'elle est. Et si Ilse est connue pour son impartialité et pour son – trop grand – sérieux, les membres de l'équipage savent qu'ils peuvent se confier à elle au moindre doute, au moindre problème. Car elle ne sera pas intrusive, elle ne jugera pas. Pour elle, le plus important, c'est que chacun fasse ses preuves sur le navire.

Ilse pousse un soupir. « Mais si t'as besoin d'en parler... commence par le début ? Comment t'es arrivé dans la Chasse, qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Il y a une réelle préoccupation dans sa voix, une inquiétude sous-jacente qui refait surface après les semaines écoulées, comme si elle ne s'était jamais réellement effacée, même après avoir appris le retour de Géralt.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Sam 12 Jan - 22:26

Une expression amusée apparaît sur son visage et elle enlève un peu du poids qui pèse sur tes épaules, étrangement. Ilse n'a pas l'air sur ses gardes ; tu ne détectes aucun sentiment négatif. Comme la grande majorité de tes camarades de bord. Et c'est un soulagement. Certains, à Lorgol, n'ont clairement pas réagi de la même manière. Ils importent peu et tu n'as d'ordinaire que faire des regards plein de jugement. Seulement, au vu de la situation, tu condamnes tes propres actes même si tu n'étais pas réellement toi-même. La culpabilité, contrairement à ton immunité à tout sentiment, est bien présente dans ton torse.

« Tout c'que je sais, c'est c'que Red nous a raconté. Tu étais dans la Chasse Sauvage, un musicien d'la Symphonie t'en a libéré. T'avais besoin de temps pour t'en remettre. » Tu hoches la tête ; elle confirme ce que tu pensais. « Tu sais, t'as pas à t'expliquer si tu l'veux pas, et encore moins à entrer dans les détails. Tout c'qui importe, c'est qu'tu ailles mieux. Le reste, c'est toi qui décides. » Une bouffée d'affection à son égard t'envahit. Quelques camarades pirates n'ont pas eu la même courtoisie la veille, mais il est vrai que la majorité n'a pas forcé les choses lorsque tu finissais par changer de sujet. « J'apprécie. » Un sourire et ton regard retourne un instant au sol.

Tu ne sais pas si elle lit quelque chose de particulier en toi, mais Ilse continue : « Mais si t'as besoin d'en parler... commence par le début ? Comment t'es arrivé dans la Chasse, qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Tu ne sais pas réellement si en parler aidera, mais l'inquiétude que tu perçois dans sa voix te pousse à te lancer. Non pas que tu lui doives ces explications, mais s'il y a quelqu'un à qui tu les confierais sur ce navire, c'est elle. Alors, tu te redresses, tu inspires. Tu plantes tes mains de chaque côté de tes cuisses, comme si la posture générale de ton corps aiderait à faire sens de tes pensées.

« C'est assez flou à vrai dire. Je me suis réveillé d'un rêve. Un rêve qui faisait aucun sens. Avec des courses poursuites, plein des gens, la Chasse Sauvage, une vivenef – la Symphonie –, un instrument de musique. Certains bouts me sont revenus ou ont eu une signification qu'une fois sorti de la Chasse ; sur le coup, j'étais complètement perdu, comme si j'avais vraiment vécu tout ça. J'ai voulu noter les idées, mais j'ai pas eu le temps. J'ai tourné la tête et j'ai vu un des Cavaliers au pied de mon lit. Mort, pour être plus précis. Et, de suite, je me suis retrouvé comme envoûté. J'étais moi, sans être moi. Plus de sentiments, plus d'attaches. Et je l'ai suivi dans le ciel et je suis devenu l'un des Chasseurs. Tu déglutis, ton regard fixé sur un endroit du plancher rayé. Juste comme ça, en un clin d'œil. » Combien c'est effrayant de constater que l'esprit des hommes est si faible face à eux.

Durant le mois dernier, tu as réfléchi pendant des heures et des heures pour essayer de remettre les choses dans l'ordre, pour comprendre certains souvenirs, pour retrouver les rêves, pour faire des liens entre les événements de janvier, ceux durant la Chasse et ce que tu as appris après. Tu sais que tu en as oublié une partie. Une autre est floue, obscure. Puis il y a ce qui ne te quitte pas, marqué au fer blanc dans ta mémoire. Là à tout jamais.

Tu te racles la gorge et tu sens tes épaules s'affaisser légèrement. « Je me souviens pas de tout dans la Chasse, mais… Ilse, c'était… J'ai fait des choses que je- » Tu fermes fort les yeux devant l'assaut de souvenirs précis, devant le visage de victimes. Tu ressens à nouveau l'ambiance qui régnait. Le silence, le vide, le calme morbide. Le pire est peut-être que tu devrais en être effrayé, traumatisé de te revoir évoluer parmi tes anciens pairs comme si tu y étais à nouveau. Mais ce n'est pas le cas. La peur n'est pas pour ça, elle est pour ces changements que tu sens en toi, même si tu ne comprends pas encore de quoi il s'agit. Tu te sens différent, comme si ton enveloppe corporelle avait besoin de temps pour s'habituer à toi. Tu as peur de réaliser combien tu as changé, combien tu n'es plus vraiment le Géralt que les autres ont connu. Tu as peur de qui ce va arriver. Puis, il y a la culpabilité, bien à toi, celle-là, juste à toi, qui que tu sois au final. Celle d'avoir tué des gens de sang froid et d'avoir leur sang sur tes mains alors que tu n'étais pas toi-même non plus. Trois personnes différentes. Une avant la Chasse, une pendant, une après.

Tu sens ta gorge se serrer et tes coudes vont se poser sur tes cuisses. Les paumes de tes mains vont appuyer sur tes yeux fermés, fort, pour prévenir tout débordement d'émotions. « Bordel. » Un murmure alors que tu t'accroches désespérément au peu de contrôle qu'il te reste.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Dim 13 Jan - 22:42

Il hésite et elle le laisse à sa réflexion. Il y a parfois des malheurs qu'il vaut mieux garder pour soi et d'autres qui sont comme un poison que l'on doit extraire pour se sentir mieux. Elle ne sait dans quelle catégorie tombe ce que Géralt a vécu en étant enlevé par la Chasse Sauvage, peut-être ne le sait-il pas lui-même, mais elle est prête à écouter si c'est ce dont il a besoin. Comme il l'aurait fait, si les rôles avaient été échangés, elle n'a aucun doute à ce sujet.

Elle voit la posture du chirurgien changer, elle voit un peu plus de conviction dans ses yeux. Et elle écoute. Elle écoute les explications, floues, parce que les souvenirs eux-mêmes le sont. Elle imagine le rêve, puis le réveil brutal. Elle peint dans son esprit le cavalier spectral apparu au pied de son lit pour l'emporter. Elle imagine sans mal l'impuissance, quand cette force lui a ordonné de la suivre – elle a l'image d'une arène qui remonte à son esprit, du sable et de la poussière, du sang et des larmes, des amis qui se montent les uns contre les autres. Elle écoute et elle comprend, un peu.

« Je me souviens pas de tout dans la Chasse, mais… Ilse, c'était… J'ai fait des choses que je- » Elle comprend. Peut-être même plus qu'il ne le pense. Cette fois, les traits de Géralt expriment toute l'ampleur de son trouble et Ilse croit le sentir jusque dans ses tripes. Il donne souvent le change, leur chirurgien, mais il n'a pas la force de faire semblant, cette fois. « Bordel. »

Ilse n'est pas la plus démonstrative, ou la plus tactile. Elle n'est pas la première à se jeter dans les bras de quelqu'un pour lui montrer son affection, ni à s'afficher en public. Mais elle sait quand les paroles sont inutiles.

Alors elle se lève de son lit et rejoint Géralt en une enjambée. Sans un mot, elle s'installe à côté de lui, sur le coffre, et l'entoure de ses bras pour le serrer contre elle. Elle sent les sanglots qu'il retient, elle sent la peine plus qu'elle ne la voit, car il la garde enfermée, car il l'empêche de se déverser comme les vagues à marée haute. L'une de ses mains vient saisir la sienne et la canonnière la serre doucement, se fait soutien silencieux entre deux respirations difficiles. « C'était pas toi Géralt. J'sais qu'ça chassera pas la culpabilité, ni les ombres, la nuit. Mais c'était pas toi. » qu'elle murmure, le ton ferme et rassurant à la fois. Elle s'en veut encore, parfois, d'avoir tenté de s'en prendre à ses amis alors que d'autres contrôlaient ses faits et gestes. Mais elle n'était pas responsable. Par plus que ne l'était Géralt. « Mais tu peux t'vanter d'nous avoir foutu une peur bleue. » Elle s'essaie à un peu d'humour, d'un ton qui se veut un peu plus léger, pour masquer le trouble, pour le chasser un peu, peut-être. Elle se rappelle les paroles d'Eric, quand la nuit se faisait sombre et difficile, elle se rappelle ses bras qui la contentaient, qui la rassuraient. Elle se rappelle les mots doux et les mots légers, qui cherchaient à délester son esprit des mauvais rêves. Elle espère y parvenir également pour le chirurgien, ne serait-ce qu'un peu.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Mar 15 Jan - 21:38

Tu sursautes presque lorsque tu sens la présence soudaine d'Ilse à tes côtés. Tu te sens cependant trop vulnérable pour oser enlever les mains de tes yeux et lui jeter un coup d'œil. Pas besoin, pourtant. L'instant d'après, tu sens ses bras passer autour de toi. La boule enfle soudainement dans ta gorge et tu consens intérieurement à relâcher une brève vague de la peine qui te traverse. Tu te penches légèrement vers elle, pour accommoder la position, pour récupérer un peu de sa chaleur ou de sa force, peut-être les deux. Les larmes dévalent sur tes joues malgré ton appui et tu inspires violemment pour tenter de reprendre le contrôle. Ta poitrine se soulève sur des sanglots que tu tues avant qu'ils ne puissent s'exprimer. Ta gorge est si nouée qu'elle en est presque douloureuse. Tes yeux te brûlent des larmes et d'être confinés par tes paumes. Tu expires fébrilement, tu inspires, tu expires. L'odeur rassurante de Ilse finit par t'entourer et sa main vient enserrer l'une des tiennes ; tu t'y accroches désespérément. Tu es là, sur l'Audacia, à ses côtés, avec tes camarades. Tu n'es plus dans la Chasse où tu pourrais faire du mal à des innocents. Tu es là.

« C'était pas toi Géralt. J'sais qu'ça chassera pas la culpabilité, ni les ombres, la nuit. Mais c'était pas toi. » Sauf que c'étaient tes mains. Celle qu'elle serre a tué de sang-froid ; elle fourmille soudainement, mais tu refuses de la retirer. Tu ne veux pas que Ilse te lâche. Tu as bien trop besoin d'elle en cet instant. Tu inspires et expires encore laborieusement. « Mais tu peux t'vanter d'nous avoir foutu une peur bleue. » Un rire léger, embué de larmes, t'échappe et te surprend. Tu renifles et ta main libre va essuyer sans grâce ton œil puis ta joue, puis ton nez de son revers. Tu te redresses pour répéter le procédé de ton autre main, forçant Ilse à récupérer la sienne. Tu ne t'écartes cependant pas de son étreinte tant qu'elle perdure. « Ouais. J'ai même pas pris l'temps de vous laisser un mot pour prévenir. » La tentative est faible, mais tu la forces et elle est là. C'est ce qui compte. Cela t'aidera peut-être à reprendre le contrôle sur toi.

La honte d'avoir fait preuve d'un tel étalement de vulnérabilité ne tarde pas à pointer le bout de son nez. « Pardonne-moi, je- Je pensais pas m'effondrer comme ça. » Tu attrapes le pan de ta chemise et y enfouis ton visage, comme si cela pouvait effacer les larmes, les émotions fortes et les événements des mois passés. Bien essayé. Le tissu passe sur tout ton visage et tu te redresses légèrement, ta contenance revenant comme elle peut.

Ta main va serrer brièvement la sienne pour la remercier silencieusement de son soutien. Tu n'es pas toujours très doué avec les mots dans ce genre de situations, mais tu espères qu'elle comprendra. « Dis-moi plutôt ce qu'il s'est passé depuis fin janvier, ce que vous avez fait ensuite en mer. Si tout le monde va bien, tout ça. » Changement de sujet brutal, mais tu sais que tu vas craquer pour de bon si tu persistes à parler de la Chasse. Plus tard, peut-être, mais tu as besoin d'un peu de normalité. Tu sais qu'Ilse peut te fournir ça sans mal.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Mar 15 Jan - 23:30

« Ouais. J'ai même pas pris l'temps de vous laisser un mot pour prévenir. » Il rit un peu, entre deux reniflements, mais c'est déjà une petite victoire pour la canonnière qui reste auprès de lui. Elle ne l'a jamais vu craquer ainsi, mais il n'a jamais rien vécu de tel auparavant. L'enlèvement de sa soeur ne suscitait pas de détresse ou de peine, elle animait la colère, elle faisait étinceler la rage. Cette fois, il est impuissant face aux actes qu'il a commis et elle ne comprend que trop bien le désarroi dans lequel il doit être plongé.

« Pardonne-moi, je- Je pensais pas m'effondrer comme ça. » Ilse récupère sa main, mais elle reste à ses côtés, sur le coffre. Son sourire est doux, serein. Son regard ne porte aucun jugement. « T'as pas à t'excuser, Géralt. » précise-t-elle malgré tout, même si elle estime que ça ne devrait pas être nécessaire. Le chirurgien les a rejoint il y a peu, par rapport à d'autres de leurs camarades, mais une solide amitié s'est tissée entre eux et il n'y a plus lieu de faire semblant. Sur un navire, de toute manière, à passer des mois en mer avec les mêmes personnes en permanence, les liens se font, forcément. En bien ou en mal, mais certainement pas dans l'indifférence.

La main de Géralt retrouve à nouveau la sienne et elle ne s'en détache pas. S'il a besoin de soutien, c'est ce qu'elle sera pour lui. « Dis-moi plutôt ce qu'il s'est passé depuis fin janvier, ce que vous avez fait ensuite en mer. Si tout le monde va bien, tout ça. » Un sourire en coin vient fleurir sur ses lèvres. « T'es sûr que tu veux tout savoir ? » Il acquiesce et elle raconte. Elle raconte leurs premiers abordages au large des côtes outreventoises, alors que les vents glacés de mars gelaient les cordes et les doigts. Elle raconte le soulagement à l'entente du récit de Red, puis le séjour agréable à l'Archipel, même si bien trop court à leur goût. Elle raconte les histoires, les paillardes, les rires, les gueulantes. La vie sur un navire pirate, quoi.

Puis elle raconte la bonne nouvelle, sa réalisation, la joie qui a suivi. Et Duchesse qui a suivi tout autant. « J'ai moins d'nausées qu'la première fois, j'suis plutôt soulagée. Ma magie m'joue pas encore trop d'tours et c'est pas plus mal. » Elle parle de tout ça avec un naturel étrange, mais Géralt a suivi sa première grossesse et elle ne se gêne plus de lui révéler ce genre de détails désormais. « Avec Eric, on a décidé qu'la marraine serait Douce Marianne. » qu'elle précise avec une joie évidente. Après Freyja pour Ariane, c'était le choix logique pour le prochain enfant à naître. « D'ailleurs, ta femme te manque pas trop, m'sieur le baron ? » plaisante-t-elle, gardant le ton léger pour ne pas repartir sur les sombres souvenirs.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Mer 23 Jan - 4:50

Vos mains restent jointes et tant mieux : cela t'aide à rester centré et à te remettre de tes émotions peu à peu. Tu t'y accroches fermement, refusant de céder davantage de terrain à la noirceur qui guette dans ton esprit. « T'es sûr que tu veux tout savoir ? Ton sourire s'agrandit en même temps que le sien. Bien sûr, tout tout. » Tu renifles ensuite et ta respiration commence à sa calmer alors que sa narration débute. Tu écoutes avec attention, poses parfois des questions pour des précisions, demandes des nouvelles de telle ou telle personnes. Tu exprimes tes regrets de ne pas voir pu voir l'Archipel à nouveau ; tu avais adoré ton premier voyage là-bas – tu penses toujours qu'une retraite dans ce lieu serait le paradis. Dans tous les cas, tu sens ton corps se détendre doucement. Les mots d'Ilse ont l'effet escompté. Tu respires mieux, tu penses à ta vie, à tes proches, à ce qui est important. Pas à ce qui a été et qui reste une variable dont l'inconnu est encore trop grand.

Tu la félicites comme il se doit pour sa grossesse, la serrant dans tes bras sous l'impulsion de toutes les émotions qui vibrent encore dans l'air. Tu laisses échapper un léger rire à la mention de Duchesse. Sacré matou. Tu reprends cependant un peu de sérieux lorsqu'elle entre dans des détails plus techniques. Tu hoches la tête à ce qu'elle dit. « J'ai moins d'nausées qu'la première fois, j'suis plutôt soulagée. Ma magie m'joue pas encore trop d'tours et c'est pas plus mal. C'est une très bonne chose. Tu viens me voir s'il y a quoi que ce soit et il faudra qu'on organise nos bilans. Tu les avais adorés. » Tu serres une fois sa main en soutien avant de hausser les sourcils brièvement, le souvenir de vos premiers échanges médicaux en tête.
Vous continuez la discussion. « Avec Eric, on a décidé qu'la marraine serait Douce Marianne. Un sourire chaleureux apparaît sur tes lèvres à la pensée de Marianne. Très bon choix que vous avez fait là. »

Ilse choisit d'ailleurs de continuer sur le sujet de ton épouse. « D'ailleurs, ta femme te manque pas trop, m'sieur le baron ? Un sourire à nouveau, alors que tu réponds. J'ai eu la chance de voir madame la baronne peu après mon réveil. Tu repousses les pensées négatives et inspires plus vite. C'est une perle : elle a fait le trajet en griffon depuis Orsang dès qu'elle a su. Ca m'a fait du bien de la voir, oui. J'essaierai de la voir dans l'année, mais je ne sais pas si l'occasion se présentera. » Tu ne mettras sans doute pas les pieds à Orsang avant l'hivernage non plus, si l'Audacia ne rencontre aucun problème majeur.

Un rire dérisoire t'échappe à la pensée qui te traverse ensuite. « Bon sang, je repense à toutes ces séances d'étiquette, de gestion et autres qu'elle m'a données en décembre, durant sa permission. Tu tournes la tête vers ton amie, les sourcils légèrement haussés, mi-amusé, mi-étonné encore. Je suis baron, Ilse. Tu y crois ? Un baron atypique et qui sera pas toujours présent, mais baron quand même. Moi, un gueux d'un coin paumé de Bellifère qui a découvert le monde il y a un an seulement. J'ai du mal à saisir comment le Destin fonctionne, parfois, franchement... »

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   Sam 16 Fév - 14:18

Son récit semble l'apaiser un peu, ou au moins lui changer les idées. Elle ne s'attendait cependant pas à une nouvelle étreinte de sa part au moment d'annoncer sa grossesse et elle y répond tant bien que mal, toujours maladroite dans ce genre de démonstrations affectives inattendues. Elle ne peut pourtant effacer le sourire radieux qu'elle arbore quand elle pense à ce prochain enfant à naître qui rejoindra bientôt sa soeur à Lorgol, ainsi que toute la portée de Jedidiah qui s'y trouve toute l'année. Il y a des moments où elle regrette, Ilse, de ne pas être aux côtés de sa fille. Mais bien vite, le vent du large l'appelle et elle sait qu'elle ne pourrait passer sa vie à terre. Pas encore. Pas avant d'être trop fatiguée par les années, d'avoir les doigts si usés qu'ils ne pourraient plus porter son épée. Non, elle ne se voit pas ailleurs.

« C'est une très bonne chose. Tu viens me voir s'il y a quoi que ce soit et il faudra qu'on organise nos bilans. Tu les avais adorés. » Elle rit de bon coeur. « Bien noté, chef. » répond-elle sur le même ton. Il est bien loin le temps de leurs premiers entretiens où elle n'était que méfiance face à cet inconnu sorti tout droit de Bellifère qui tentait de remplacer leur Douce Marianne. Marianne qui sera la marraine du petit à venir, ce que Géralt semble approuver. « J'ai eu la chance de voir madame la baronne peu après mon réveil. C'est une perle : elle a fait le trajet en griffon depuis Orsang dès qu'elle a su. Ca m'a fait du bien de la voir, oui. J'essaierai de la voir dans l'année, mais je ne sais pas si l'occasion se présentera. » Ilse acquiesce. Oui, c'est une véritable perle, une amie loyale et prête à tous pour les siens, une âme forte et aventureuse, un caractère solide. Une vraie pirate, même si elle n'en a plus le statut.

« Bon sang, je repense à toutes ces séances d'étiquette, de gestion et autres qu'elle m'a données en décembre, durant sa permission. » La canonnière esquisse un sourire en coin. « Je suis baron, Ilse. Tu y crois ? Un baron atypique et qui sera pas toujours présent, mais baron quand même. Moi, un gueux d'un coin paumé de Bellifère qui a découvert le monde il y a un an seulement. J'ai du mal à saisir comment le Destin fonctionne, parfois, franchement... » Elle retient un rire et dans ses yeux passe une lueur, comme un souvenir lointain qui s'impose à son esprit. Elle revoit aisément la demeure de son enfance, les cours donnés par son aïeule, les leçons dictées chaque soir et les histoires racontées avant l'heure du coucher. Elle ne peut retenir un soupir. « On est étonné, parfois, du chemin parcouru par ceux qui nous entourent. » fait-elle remarquer, un doux sourire aux lèvres. Ah, s'il savait d'où venait la majorité de ses camarades ! Elle-même ne connaît pas l'histoire de chacun, malgré les années passées à leurs côtés, et elle ne cherche pas à le savoir. Car peu connaissent la sienne, d'histoire. Il n'y a guère que Freyja, Eric et même Douce Marianne qui sont au courant. Elle se doute bien que leur capitaine doit avoir une vague idée, qu'il doit en savoir plus sur les gens qui montent à bord de son navire que ce qu'il veut bien laisser entendre, mais il n'a jamais rien dit à ce sujet.

« Les cours d'étiquette, c'est pas si compliqué, j'peux t'en donner quelques uns si tu veux. Ca t'évitera de tout oublier entre deux hivernages. » plaisante-t-elle, laissant le sous-entendu planer entre eux. Elle ajoute même avec un peu plus de sérieux. « Ca fait un moment que j'ai pas eu à les revoir, mais ça s'oublie pas, crois-moi. » Pas quand on a grandi dans ce monde-là, pas quand il s'agit de son quotidien durant les quinze premières années de sa vie.

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Message Sujet: Re: La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]   

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La bonne compagnie est un port où l'on jette l'ancre pour se reposer [Ilse]
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