AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La dernière aube

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 491
J'ai : 29 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Ordre du Jugement
Mes autres visages: Mélusine ♦ Quitterie ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: La dernière aube   Dim 7 Oct - 16:01


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Richard le Harnois & Rejwaïde Sinhaj

La dernière aube

D'un crépuscule qui s'avance



• Date : 10 août 1003 et après
• Météo (optionnel) : Chaud.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Richard vient de sortir de la Chasse Sauvage, grâce à l'intercession de sa griffonne. C'est Reja qui vient à son secours, contre toute attente.
• Recensement :
Code:
• [b]10 août 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4223-la-derniere-aube#155742]La dernière aube[/url] - [i]Richard le Harnois & Rejwaïde Sinhaj[/i]
Richard vient de sortir de la Chasse Sauvage, grâce à l'intercession de sa griffonne. C'est Reja qui vient à son secours, contre toute attente.


_________________

 






Dernière édition par Rejwaïde Sinhaj le Dim 7 Oct - 16:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs • Admin
avatar

Messages : 491
J'ai : 29 ans

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'Ordre du Jugement
Mes autres visages: Mélusine ♦ Quitterie ♦ Chasteté ♦ Ljöta ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Les Voltigeurs • Admin
Message Sujet: Re: La dernière aube   Dim 7 Oct - 16:05

10 août au soir

Souffrance.
L’information transmise par Sirocco est si intense qu’un instant, Reja s’imagine que c’est lui qui gît, fracassé au pied des rochers sur lesquels la caserne de Vivedune est perchée. L’angoisse la paralyse un instant – puis une vague de réconfort en provenance de son griffon la rassure. Il va bien : il relaie simplement la détresse d’un de ses congénères. Il appelle au secours ceux et celles qui sont suffisamment près pour lui venir en aide ; et Reja se hâte, dans le crépuscule qui tombe, auprès de la créature en détresse.

Adamante.
Ces plumes ébouriffées, ce regard impérial et pourtant empreint d’une profonde compassion – c’est la griffonne abandonnée du maréchal parti marcher devant la Chasse Sauvage, c’est la doyenne des seigneurs des cieux d’Ibélène, rattrapée par son grand âge. Une soudaine faiblesse dans son aile en plein vol, et la folle dégringolade sur les rochers. Quelques fractures, des os trop vieux pour être guéris – elle est au-delà de tout soin, Reja le voit rapidement, et les soigneurs accourus quelques minutes plus tard le confirment. Par égard pour la vénérable combattante, on apaise sa douleur par des médicaments puissants, et elle est transportée à l’abri de la caserne avec moult égards. Là, sous un toit de toile pour la protéger du vent du désert, elle passe la nuit à s’enfoncer dans la fatigue de plus en plus profondément, visitée par tous les griffons des alentours venus rendre hommage à la noble guerrière. Les soigneurs se relaient à son chevet, les Voltigeurs également – ce n’est pas tous les jours que la partenaire d’un maréchal s’en vient caresser la mort sous vos fenêtres, et tous tiennent à saluer son courage et sa détermination.

Solitude.
Sirocco n’a pas besoin d’expliquer l’émotion qu’il relaie. Elle se sent si seule, la malheureuse griffonne, délaissée par son cavalier parti mener la Chasse Sauvage ! Et elle appelle sans relâche, malgré la douleur, malgré la peine, malgré la mort qui s’en vient – elle appelle Richard le Harnois, tout inaccessible qu’il lui soit devenu. Et Reja prie, agenouillée près de la griffonne affaiblie, une main caressant doucement les plumes froissées – elle que Mayeul a reconquise par l’intercession de Valda, elle qui a tiré profit de tout ce que Conquête lui a enseigné entre les nuées, elle prie avec une ferveur nouvelle pour qu’un dieu ou une déesse, quelque part, l’entende et intercède pour elle. Elle prie, concentrée, unissant sa volonté à celle d’Adamante qui sombre peu à peu dans une torpeur inquiétante, soutenue par Sirocco, lui-même aidé par ses amis plumeux – tous ensemble, griffons et Voltigeurs, ils prient pour que la noble âme qui quitte le monde des vivants puisse revoir une dernière fois celui auquel elle a lié son destin.

11 août à l’aube

Intercession.
Elle ne saura sûrement jamais qui du Panthéon a consenti à exaucer les prières des mortels aux petites heures du jour, mais le résultat est là : sensible à l’influence de la Chasse Sauvage même après l’avoir quittée, Reja perçoit une vibration familière à proximité. Une sensation floue, comme une musique qu’elle devinerait au lieu de l’entendre, comme une caresse qu’elle apercevrait du coin de l’œil au lieu de la sentir sur sa peau. Quelque chose de déplacé, une présence à un endroit qu’elle ne devrait normalement pas fouler. Un intrus, au milieu des dunes, déposé là par les Cavaliers. Emmène-moi, murmure-t-elle à son griffon, et après avoir effleuré une dernière fois le bec d’Adamante, elle s’est envolée au dos de l’ébène, en direction de cette étrange vibration.

Et bien sûr, il est là. Recroquevillé contre la falaise, sous les rayons rasants du soleil qui se lève à peine – Richard le Harnois, celui-là même qui l’a jugée pour ses fautes. Si ce n’était la détresse d’Adamante, elle lui aurait sûrement craché au visage avant de le laisser griller sous l’astre du jour – mais la griffonne est en réelle souffrance, et dans ses derniers instants elle mérite de trouver la paix. Sautant du dos de Sirocco, dans sa livrée toute neuve d’Erebor reconquise par la grâce d’Anthim et de Soltana quelques jours plus tôt à peine, elle s’approche de l’homme hébété. Et parce qu’ils sont en Erebor, parce qu’elle est erebienne et qu’elle croit en les valeurs de son peuple, elle se penche vers la silhouette recroquevillée, avec aux lèvres le tutoiement de ceux de son clan pour les miséreux qu'ils recueillent.

« C’est terminé. Tu es en Erebor, et je vais t’aider. Il y a quelqu’un qui t’attend. »


_________________

 




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Les Voltigeurs
avatar

Messages : 8553
J'ai : 59 ans
Je suis : L'Innocent qui guide la Chasse.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : l'empire d'Ibélène et à la famille impériale, ainsi qu'aux Voltigeurs.
Mes autres visages: Tim l'Escampette - Manaël l'Ardence
Les Voltigeurs
Message Sujet: Re: La dernière aube   Ven 12 Oct - 15:52

Tu la sens ; Adamante. Affaiblie plus que jamais aujourd'hui. Comme tu l'as sentie tant de fois effleurer ta conscience endormie le jour ces quatre derniers mois – encore que tu n'as aucune notion du temps écoulé en cet instant précis mon cher et tendre maréchal.

Tu l'as sentie, la vénérable griffonne, ta partenaire de vol, tu as senti ses insistances, sa volonté, sa colère, sa tristesse, sa sagesse, sa détermination, tout. Tu as senti ses efforts mais tu n'as pas consenti à tendre davantage tes sens et à en faire de même, toi, des efforts pour te sortir de là. Après tout, ce n'est pas que tu y étais bien, mais c'est que tu étais tout aussi déterminé qu'elle à ne plus voir la Chasse s'élancer sur une tête impériale d'Ibélène. À malmener ton empire chéri.

Tu te rappelles un soulagement à voir la princesse Sixtine rendue aux siens, la fille de ton défunt et respecté empereur Augustus, la sœur du prochain qui, tu l’espérais alors, serait de taille, avant de prendre sa place sur un puissant et sombre destrier. Tu te rappelles la fierté et le pincement au cœur à te sacrifier, à faire passer la couronne avant ton titre, ta famille et même Adamante, pour la bonne cause. Pour le moindre mal. Parce-que tu savais que c'était la chose à faire et que la reprise serait assurée. Tu avais alors foi. Tu te rappelles l'effroi et en même temps au fond l'acceptation de la créature cendrée à tenir tes serments de servir la couronne jusqu'au bout. Tu te rappelles avec honneur que le Destin t'as entendu, toi, Richard le Harnois, et qu'il a accédé à ta requête. Ton honnêteté, ta ferveur et ta fidélité l'avaient conquis. Tu te rappelles avant.

Toutefois après cela, après ce couronnement, cet enterrement, cette scène de résurrection épouvantable, tu ne te souviens que d’échos de ces quatre derniers mois passés comme Innocent. Pas assez pour un compte rendu détaillé, mais suffisamment pour savoir quel rôle tu as joué, ce que tu as fait et, si pas le temps, les paysages nocturnes que tu as parcouru. Et il y en a eu beaucoup. Comme il y a eu nombre de lunes jumelles se levant en une boucle acharnée à se répéter pour ton salut et ton sombre devoir de mort.

Ah, mon Richard, que feras-tu à présent ? Que fais tu maintenant ? Serait-ce que l'insistance d'Adamante a fini par payer à te ramener chez toi ? Et si c'est ça, à quel prix ? Te relèveras-tu ? Reconnaîtras-tu ce monde qui a continué d'évoluer en ton absence ? Comment as-t'on recueilli Sixtine à sa sortie ? Les avis ? Les critiques ? Les crachats ? Que fera t'on de ton cas mon maréchal à moi ?

Ex-maréchal.

***
*

La Chasse l'avait relâché sans ménagement et, d'une effroyable nausée qu'il laissait volontiers aux femmes, il savait qu'il n'aimerait pas la direction qu'elle avait prise. Ni le nouveau tour que lui joueraient les dieux.

Perdu, hagard, ses yeux papillonnèrent, piqués par les grains soufflés par le vent, tandis que recroquevillé sur lui il toussait de ce même sable collé à sa bouche. La tête lui tournait, le sens de l'orientation lui manquait. Il était tout simplement égaré en tout point, et physiquement, et mentalement. Les quatre mois passés comme Innocent ne facilitaient pas non plus sa réintégration à la clarté du jour naissant.

Soulagement. Joie. Envie. Faiblesse.
Les émotions de sa griffonne et les images défilant avec prudence dans sa cognition, lui firent comprendre l'état de la créature et plus encore. Il se rappelait bien n'avoir pas donné suite à ses appels acharnés, buté comme il l'était lui aussi, être resté sourd à ses tentatives de le sortir de là, et à présent qu'il la sentait pleinement, il regrettait amèrement sa surdité de ces moments là. Il ne regrettait pas son sacrifice. Mais il était horrifié de constater à quel point ce lien lui avait manqué et à quel point il lui manquerait quand elle ne serait plus là. Car il savait aujourd'hui qu'elle ne tiendrait pas longtemps. Et ce sentiment se trouvait être la chose plus déchirante et déstabilisante qu'il eu jamais vécu à ce jour. La détresse dans son égarement trouva hospice dans une nouvelle présence. Hospice dont il se retint de moucher dessus en la distinguant de plus en plus nettement.

Une femme.
Une ancienne Voltigeuse égoïste.
Une suicidaire.
Qu'il se souvenait bien avoir viré.
Et qui se trouvait, de toute évidence, de nouveau dans sa fonction.

Voilà qu'il faisait déjà face à une des choses qui avait changé en son absence. Et il détestait déjà cette première nouveauté. Comme s'il n'avait eu aucun poids avant d'être Innocent. Comme si son avis, justifié, n'avait eu que peu de valeur de son état de maréchal. Et n'étant plus maréchal, conscient malgré tout que la roue avait continué de tourner sans lui, le poids de ses prochains mots auraient encore moins de valeur aux yeux de l'erebienne que le roc qui lui tuait les genoux en cet instant.

Et pourtant. Malgré tout. Dans toute cette nouveauté à ingérer, dans ses sens à réarranger méthodiquement et précisément, ce ne fut pas la critique qui sorti de sa bouche. Mais un nom. Un besoin. Une demande. Une évidence. Un désir. Presque un ordre mais sans l’aplomb ni le titre. Juste un désespoir au fond de la gorge qui rongeait même pour l'heure sa misogynie.

« Adamante. Amenez-moi à elle. »

En langage des dunes. Un peu simplifié. L'exotisme chantant en moins dans sa voix. Rien de complexe dans cette phrase là.

_________________





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: La dernière aube   

Revenir en haut Aller en bas
 
La dernière aube
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une bataille à l'aube...
» [TERMINE]J'ai oublié d'te demander quelque chose la dernière fois... [Paige]
» La Dernière Maison Simple (carte)
» [Juge]-Brigandage-Aube-(10/01/57) [Retraite]
» Demain, dès l'aube...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibelene :: Erebor-
Sauter vers: