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 Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences

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La Noblesse
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Bartholomé d'Ansemer

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Message Sujet: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Jeu 11 Oct 2018 - 19:04


   
Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Bartholomé d'Ansemer & Gustave de Faërie

   
Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences

   
Quand les vagues se sont brisées et ont rongées les rivages et qu'il est temps d'aller constater les dégats pour un jour reconstruire

   


• Date : 19 octobre 1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Bartholomé a été convié par l'empereur Gustave pour une rencontre après les désastreux événements de son mariage avorté.
• Recensement :
   
Code:
• [b]19 octobre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4238-apres-les-tempetes-et-la-symphonie-le-lourd-silence-des-consequences#156110]Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences[/url] - [i]Bartholomé d'Ansemer & Gustave de Faërie[/i]
Bartholomé a été convié par l'empereur Gustave pour une rencontre après les désastreux événements de son mariage avorté.
   

   


Dernière édition par Bartholomé d'Ansemer le Jeu 11 Oct 2018 - 19:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Jeu 11 Oct 2018 - 19:06

Il avait toujours été fier, le duc d’Ansemer. Il croyait en Ansemer, il croyait en lui-même, en sa légitimité sur son trône et ses capacités de gouverne. Il avait confiance d’avoir été choisi par Messaïon, veillé par le dieu des mers et des océans. Il n’avait jamais remis en doute ses capacités, ses choix et ses décisions. Il en était allé jusqu’à se présenter aux divers événements officiels accompagnés ou bien de sa femme, à l’époque, ou de sa maîtresse, sans réellement en faire la distinction. Ansemer c’était lui et qu’importe ce que pourrait en penser les autres, qu’ils soient duc du trop prude et rigide de l’honneur ou simple petite noblesse invité par convenance. Ansemer s’était toujours bien porté ; malmené quelquefois par les pirates - ces ennemis de toujours qui n’avaient cesse de les narguer et de piller leur côtes sous le couvert des brumes ou quelconque autre stratagème - ils s’en sortaient toutefois plutôt bien. Le duché n’avait pas subi les ravages de la guerre comme d’autres et la monté sur le trône du nouvel empereur n’avait que redoubler l’ardeur du duc de redorer l’image d’Ansemer à la brillance qu’elle avait jadis.

Pourtant aujourd’hui, quand il arrive au palais impérial d’Alfaë où il a été convié par l’empereur lui-même, c’est un peu autre chose que Bartholomé dégage. La tête haute et le port digne et droit laisse croire à cette image de puissance qu’il se doit malgré tout de porter, mais quand on s’arrête pour le regarder ou l’observer un moment de plus, on peu sentir et y voir l’homme quelque peu brisé. Brisé de sa famille déchirée, de son frère qu’il a banni et destitué, de sa femme qui n’en est plus, coupable et renvoyée loin, de sa fille un peu détruite, de voir son monde ainsi chambouler sans réellement en comprendre les pourquoi. Brisé de cet ensorcellement subit, des souvenirs empoisonnés de lui-même heureux et amoureux, de la situation et du danger dans lequel il eut plongé malgré lui tout le gratin de Faërie, de la perte de ses bateaux mais surtout de beaucoup trop de ses hommes.

Les dernières semaines ont été longues et pénibles. À se remettre de l'envoûtement qui mit longtemps à disparaître, à retrouver les souvenirs qu’on avait voilés dans son esprit et qui doucement sortaient de la brume. À rédiger, de nombreuses et multiples lettres d’excuses envoyées ici et là, aux ducs et duchesses de Faërie, aux capitaines des divers vols de l’empire, à son peuple, ses gens, à la Symphonie et son équipage même, des remerciements un peu voilés, mais tout de même. À tenter de se ressourcer et se retrouver, auprès de Bertille qui avait plus que jamais besoin de sa présence, dans les bras de Geneviève pour tenter de retrouver, en vain trop souvent, quelques instants de passion et de plaisir.

Il est venu seul à Alfaë. Seul est un bien grand mot quand on arrive entouré de ses gardes et quelques mages. Mais seul, sans Bertille ni Geneviève. Seul pour faire face aux reproches qu’il imagine viendront et aux explications qu’il devra sans doute fournir. L’entretien sera certainement à mille lieux de ce qu’il aurait aimé qu’il soit, avant, quand encore il aurait aimé aborder avec l’empereur certains questionnements qu’il avait partagé avec Denys des mois plus tôt. Ce n’était toutefois pas le moment.

« Votre Altesse. » qu’il dit, s’inclinant quand on le mène finalement à l’empereur. Une révérence assurément un peu plus poussée qu’il n’en aurait été autrement. Ansemer a encore besoin de Faërie, plus que jamais. Bartholomé le sait.

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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Jeu 25 Oct 2018 - 16:14

D’aussi loin qu’il se souvienne, Gustave avait toujours détesté réprimander ses enfants. Il laissait ce soin à d’autres, se contentant de froncer les sourcils au moment adéquat pour leur rappeler qu’il pouvait être encore plus effrayant qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Et, maintenant qu’il était devenu empereur, il avait vaguement espéré ne plus avoir à réprimander qui que ce soit. Ou pire encore, de devoir faire un sermon.

Sauf que les récents évènements ne lui permettaient pas de faire la sourde oreille et il ne pouvait décemment pas passer l’éponge sur ce qui était arrivé lors du « mariage » de Bartholomé d’Ansemer, quand bien même ce terme n’était, pour lui, pas particulièrement approprié. Cette catastrophe, ce désastre auraient probablement mieux convenu. Toujours est-il qu’il ne pouvait l’ignorer et que, pire encore, il allait devoir se confronter au principal concerné. Qui ne devait déjà probablement pas guère faire le fier. Il lui avait tout de même laissé un peu de temps pour se remettre de ses émotions. Le convoquer le lendemain n’aurait pas été des plus constructifs et il n’aurait pas eu le temps de trouver un argumentaire qui pourrait peut-être permettre à Gustave de passer l’éponge et de s’assurer simplement de la loyauté d’Ansemer à l’empire. Parce que, fondamentalement, il n’avait pas envie d’aggraver les choses.

La situation était, après tout, déjà suffisamment complexe, que ce soit pour les duchés de Faërie ou ailleurs, pour que l’empereur lui-même n’en rajoute pas. Alors, il était partagé. Il n’avait guère envie de conduire cet entretien mais il souhaitait enfin éclaircir les choses, avoir la version du principal concerné. Après tout, les informations de seconde main n’étaient jamais les plus fiables. Et il était sûr que Bartholomé saurait lui apportait tout ce qu’il lui faudrait pour savoir comment gérer au mieux la suite des évènements. Pour Ansemer, pour Faërie. Et pour préserver le fragile équilibre au mieux.

Et voilà qu’il attendait, de la façon la plus protocolaire possible, bien campé sur ce trône si difficilement acquis. Il se frottait le menton pensivement, songeant vaguement qu’il lui faudrait bientôt tailler sa barbe, quand on lui annonça l’arrivée de l’ansemarien. Inspirant longuement, il se contenta d’un signe de tête en direction du garde pour qu’il le fasse entrer. Le silence était encore plus pesant qu’il l’aurait imaginé et, à la révérence du duc, il laissa filer quelques instants, comme pour marquer encore davantage le coup.

« Bartholomé d’Ansemer. Pour un peu j’aurais presque cru que vous auriez tout fait pour ne pas avoir à vous présenter jusqu’à moi. Mais vous semblez avoir le courage d’assumer vos actes. Et les conséquences de ce qui s’est passé. » Il avait parlé d’une voix claire et calme, plissant des yeux dans sa direction avant de reprendre, toujours aussi posément. « Je crois que nous avons fort à nous dire. Je ne nous ferais pas l’affront à tous les deux de vous rappeler pourquoi je vous ai convoqué ici. Alors… je vous écoute. » Gustave était tout de même curieux de savoir comment le principal concerné allait bien pouvoir amener les choses, ce qui allait lui sembler important ou ce qu’il passerait sous silence. Les non-dits étaient parfois plus importants que le reste et ça, Gustave n’allait pas l’oublier.
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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Ven 2 Nov 2018 - 4:00

Il déteste l’ambiance qui règne alors qu’il est planté là, debout, seul, face à un Gustave plus que digne et puissant, assis dans ce trône qui le surélève et témoigne de la puissance de son rôle, de son pouvoir. Et lui là, comme s’il n’était pas plus différent qu’un paysan venu porter requête à son roi. Comme un enfant qu’on s’apprête à sermoner, à punir. Alors il ne peut que rester bien droit, redresser les épaules avec toute la fierté et l’assurance qu’il se peut de porter. Il est duc, après tout. Il est le duc d’Ansemer, le pouvoir du duché des océans, élu de Messaïon lui-même. Et bien qu’empereur de tout Faërie, Gustave n’est rien sans l’appui des duchés qui le composent, n’est-ce pas?

Il ravale un sourire amusé aux premiers mots de l’empereur. Oh, il aurait préféré ne pas venir, il avait songé même à quelle excuse aurait pu le soustraire de cette rencontre. Mais il savait qu’il valait mieux qu’il se présente, qu’il assume ce qui s’était passé, tant bien même n’y avait-il été qu’un pantin manipulé. Le suivant est sincère, toutefois. Il n’a pas besoin de se faire rappeler les raisons de sa convocation. Il sait très bien dans quelle situation dangereuse il a plongé la quasi totalité de la haute noblesse de Faërie. Il comprend totalement, le désastre qui a été évité de justesse. Les vies sauvées, au détriment de nombreuses sacrifiées et perdues malgré tout, et l’intégrité de tout Faërie conservée de peine et de misère.

Il se racle doucement la gorge. Il n’y a que l’empereur pour l’écouter, mais sa voix portera comme s’il s’adressait à plus. « J’aurais aimé ne pas devoir prendre la responsabilité des événements passés, prétendre n’avoir été qu’un pantin et me dissocier de tout ce qui s’est passé. Bien que ce soit le cas, que j’ai été honteusement envoûté et manipulé par cette magie puissante dont nous ignorions la totale portée, je ne peux pas rejeter le blâme de ce qui est arrivé. Je ne peux pas pour Ansemer, pour mes conseillers qui sont décédés à présents, pour mes gardes et mes marins qui ont péris en mer, pour mon peuple qui a perdu un père, une soeur, un fils, dans ces événements. Pour mes confrères et consoeurs ducs et duchesses, qui se sont vu envoûtés à leur tour ou qui ont subi les assauts de mes hommes ensorcelés. » Denys, soudainement reniant Marjolaine pour l’amie de Vanessa. Marjolaine, jetée à la mer par l’un de ses plus fidèle conseillers. Gaëtane, prête à se jeter dans les bras de Sébastien. « Pour votre fille, qui a été traitée bien en dessous des égards que méritent son rang. » C’est que malgré tout, il ne sait pas vraiment, nombre des choses qui se sont passées cette journée là. On lui a raconté, bien sur. De ce qu’on se souvenait, de ce que certains avaient vu, aperçu. Mais il n’a pas discuté avec aucun des membres de la haute noblesse de ce qui s’était passé. Il n’a pas eu la version de chacun, il ne l’aura probablement jamais. Obnubilé par Vanessa, il n’a pas même pris conscience de sa fille qui était tombée à l’eau. Il se souvient maintenant de l’avoir revue, trempée ; il se souvient surtout qu’il n’avait alors pas été plus inquiété que cela de la chose, trouvé dérisoire les accusations portées sur sa promise. « Ce serait vous mentir d’avouer que je suis au courant de tout ce qui est arrivé. Je me souviens d’elle, principalement. Je me souviens qu’elle était tout ce qui m’importait. » Il se souvient aussi d’avoir été heureux. Il se souvient de cet état de bonheur qui l’avait un temps envahi, un bonheur comme il n’avait jamais vécu, pas depuis très longtemps. « Elle était parmi mes domestiques. C’est une faille importante de sécurité qu’il me faut revoir, et c’est ce que je m’applique à faire. Mais comment aurions-nous pu prévenir quelque chose que nous ignorions possible? » Ils en savaient tout juste un peu, sur la magie de l’Accord. En sera-t-il ainsi pour les autres magies qui étaient jadis bannis et qui tranquillement reviendront sur Arven. Doivent-ils craindre l’inconnu?

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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Lun 19 Nov 2018 - 15:32

S’il devait être parfaitement honnête avec lui-même, Gustave aurait reconnu que ce n’était pas un exercice dans lequel il était particulièrement à l’aise. Il aurait préféré parler de l’avenir de Faërie, même devoir défendre ses propres convictions plutôt que d’avoir à mettre l’un de ses ducs au pied du mur et sentir la confiance qu’il avait en lui s’effriter un peu plus depuis son mariage, quand bien même il s’évertuait à chercher un autre terme plus adapté sans succès.

Alors, plutôt que de tourner encore et encore autour du pot, il préféra attaquer de front, verbalement en tout cas. Il espérait que la confrontation ne resterait que verbale et qu’au final, les choses pourraient se décanter, d’une façon ou d’une autre, même s’il restait malheureusement passablement sceptique à ce propos. Pourtant, lorsque l’ansemérien prit la parole, il l’écouta avec une attention non feinte, se focalisant sur ses mots mais aussi ses intonations, ses silences, sa façon de l’affronter et de se défendre face à l’indéfendable. Et il savait trouver les mots malgré tout, prenant la totale responsabilité de ce qui s’était passé tout en se dédouanant d’une certaine façon. L’exercice était périlleux mais il fallait l’admettre, il y réussissait plutôt, distillant sa culpabilité aux endroits appropriés sans que Gustave ne sache s’il était parfaitement honnête ou pas. Il devait l’être, d’une façon ou d’une autre, sinon il n’aurait pas été aussi convaincant. Mais difficile de savoir jusqu’à quel point en vérité.

Et il laissa filer un silence, continuant de se frotter pensivement le menton, cherchant ses mots au vu de ces premières informations. « Vous l’avez dit vous-même. Vous étiez ensorcelé. Difficile de pouvoir être réellement conscient de ce qui s’est passé autour de vous ou en être vraiment responsable lorsque nous étions sur le navire. La volonté de ne pas rejeter le blâme sur qui que ce soit vous honore, d’autant qu’il serait facile de rejeter la faute, que ce soit sur les personnes qui auraient pu envoyer cette domestique pour vous nuire, ou ceux qui n’ont pas été en mesure, dans votre entourage, de réaliser la supercherie. » Délaissant son menton, sa main se mis à pianoter sur le bras du trône, alors que les questions se bousculaient dans son esprit. « De quoi d’autre vous souvenez-vous ? Sa magie devait être particulièrement puissante pour vous mettre dans cet état. Est-ce qu’il y avait beaucoup de gens dans votre entourage à même de déceler cette faille et de s’y engouffrer de la sorte ? » Car il était important, voire crucial, de savoir qui avait été réellement visé dans cette histoire. Le duché d’Ansemer ? Tous les nobles de Faërie ? Lui-même ? Après tout, il aurait été évident qu’il serait venu assister à ces épousailles, toutes aussi farfelues qu’elles avaient pu lui paraitre lorsqu’il en avait été informé. Pour autant, il n’avait pas souhaité méjuger de ce qui allait se passer, attendant de voir en personne le résultat d’une union aussi rapide. Autant dire qu’il n’avait pas été déçu.

La dernière question soulevait cependant un point important, si ce n’est essentiel. Il était vrai qu’il était difficile, pour ne pas dire impossible, de prévoir ce qui aurait pu se passer et les impacts de cette magie dont ils ignoraient tout ou presque dans l’immédiat. Il allait pourtant falloir y remédier, ne serait-ce que pour éviter que ce genre de choses ne se reproduise. Mais il ne comptait pas avouer son ignorance, voire ce qui pouvait être qualifié de faiblesse, encore moins face à Bartholomé. « Et maintenant, que pouvez-vous dire sur cette magie ? Quelles mesures avez-vous l’intention de prendre pour que ce genre de choses ne se reproduise plus ? » Parce qu’il allait falloir agir et rapidement. Ils ne pouvaient pas se permettre de laisser l’inconnu s’insinuer parmi eux sans avoir le moindre contrôle sur ce qui se passait. Au vu de la situation actuelle, c’était tout simplement inimaginable.
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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Sam 1 Déc 2018 - 21:50

Il y a un silence qui emplit la salle avant que Gustave ne se prononce suite aux premières justifications du duc. Et Bartholomé reste bien droit, sans tourner le regard de sur l’empereur, presque défiant s’il ne se gardait pas de contenir de tels sentiments pour n’y laisser paraître que déférence et un respect contenu et contrôlé. Il aurait envie de bien des choses, autres que ce qu’il démontre et les discours contrits qu’il offre. Mais il sait qu’il est trop tôt, trop tôt pour lui et pour Ansemer, trop tôt suite à ces événements. Il sait qu’Ansemer doit encore exister auprès de Faërie et que son duché n’est pas prêt autrement. Pour l’heure, il ne doit que garder la confiance de l’empereur et des autres duchés envers lui-même et Ansemer. Il doit garder les liens qui unifient leur empire. Pour l’heure.

Il hoche simplement la tête quand Gustave parle enfin, acceptant sa prise du blâme tout comme le fait qu’il était ensorcelé. Prendre la responsabilité tout en la rejetant, c’était ce qu’il pouvait faire de mieux dans pareille situation. La question le laisse réfléchir quelques instants. Il se souvient encore de certaines paroles mielleuses de Vanessa, des caresses de ses doigts sur son corps, de ce sentiment presque jouissif d’être amoureux, sans plus n’avoir à se soucier de quoi que ce soit d’autre. Il se souvient des promesses partagées, des rêves de grandeur à deux échangés ; il ne les a pas oubliés, et même si elle n’est plus, même si tout cela n’était que supercherie et envoûtement, l’idée est restée. Il ne dira pas cela. « Sa magie était puissante. La leur, aux Accordés, à eux tous, est puissante. Leur musique seule peut suffire à nous envoûter et nous transformer en pantin. Mais couplée à quelques potions ou sortilèges, c’est là qu’elle devient dangereuse. C’est quand les notes n’ont plus besoin d’être mais que le sort persiste qu’ils sont le plus à craindre. Alors comment dire qui est envouté ou ne l’est pas ? Jehanne n’existait plus, dans ma mémoire. Ni Geneviève. » Il sait que la mention de sa favorite n’est pas nécessairement le sujet favori de la noblesse de Faërie, mais il ne sert à rien de nier la présence de la Compagne ansemarienne dans sa vie alors que tous ont appris à plus ou moins tolérer sa présence alors qu’il en venait de plus en plus à l’emmener à son bras lors d’événements officiels ou normalement la duchesse aurait dû être présente. Tous savent l’affection qu’il voue à Geneviève. Qu’il méprise et oublie Jehanne ne surprend personne. Mais qu’il en soit de même pour Geneviève, du jour au lendemain, sert à démontrer la puissance de cette magie. « Et ma fille. Qui a été impunément jetée par dessus bord. Même cela n’a pas suffit à m’arracher à l’emprise de ce sort. » Ils savent tous aussi, comment la petite princesse est importante aux yeux du duc. C’est ce qui lui a fait le plus mal, quand il est revenu à lui. De comprendre comment elle avait pu retirer toute son importance à Bertille dans son esprit. « Mes proches conseillers ont aussi été envoûtés comme je l’ai moi-même été. Sans cela, des doutes se seraient assurément levés. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Ils ont profité des derniers changements au palais pour plus facilement s’y insinuer. Leur erreur a bien entendu été cette presse et ce mariage en grande pompe. Autrement, je crains qu’ils auraient pu étendre l’emprise de leur magie sur large. » Sur Denys et Gaëtane, réellement. Sur Gustave, ultimement. Sur tout Faërie, même.

Quant aux mesures prises pour s’assurer que cela ne se reproduise plus, Bartholomé en était devenu quelque peu paranoïaque au cours des dernières semaines. Même Geneviève avait dû se soumettre aux strictes conditions qu’il avait imposé, comme s’il craignait à présent qu’elle même puisse user de magie pour accélérer davantage son ascension « Pour l’heure, plus aucune musique n’est autorisée dans l’enceinte du palais ou peu importe où moi-même et mes conseillers seront. Les invités se présentant avec des instruments verront ceux-ci consignés jusqu’à leur départ. Mes cuisines sont surveillés, et tout ce qui en entre ou en sort est vérifié. Des mages de confiance sont aussi dans mon escorte, et l’identité de chaque invité est validée avant toute audience privée. Tout comme celle de l’effectif réduit et surveillé qui est à mon service ou celui de ma fille. » Et dans sa paranoïa nouvelle il avait même insisté pour embaucher des gardes sourds. Mais tout ceci ne serait utile que pour les magies connues. Ils en ignoraient trop encore sur le passé d’Arven pour pouvoir au mieux se protéger.

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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Lun 10 Déc 2018 - 20:00

Gustave avait souvent trouvé que les silences étaient parfois bien plus parlants que tout ce que l’on pouvait dire. Cet oxymore le faisait souvent sourire, même si, en cet instant précis, ce n’était pas vraiment le cas. Il était difficile de comprendre ce que ce silence pouvait bien représenter pour le duc. Si c’était un aveu de sa culpabilité ou si, au contraire, il cherchait les mots pour se dédouaner. Il était remarquable dans le maniement des mots, à n’en pas douter. Mais après tout, au vu de son rang, le contraire aurait été surprenant.

Accepter qu’il avait été ensorcelé mais qu’il n’aurait pas dû se laisser piéger lui permettait de contrebalancer les dégâts causés. Fort heureusement pour lui, sa propre fille n’avait pas eu à en souffrir, sinon Gustave aurait probablement été d’une humeur toute autre. Mais pour l’heure, il était important d’en savoir le plus possible sur les Accordés et leur magie, sur ce que Faërie pouvait risquer à les laisser en liberté sans le moindre contrôle. Ce qui, à mesure qu’il écoutait le duc raconter ce qui lui était arrivé, devenait de moins en moins envisageable pour Gustave. Pour autant, il avait du mal à imaginer comment leur imposer quelque chose sans pointer du doigt la magie du Sang. Se frottant pensivement la barbe, il continua d’écouter l’histoire de l’ansemerien avec une attention soutenue, captant chacun de ses mots et laissant filer une grimace à la fin de ses paroles. « Il est dur de réaliser que l’on en est arrivé à oublier les gens à qui l’on pensait tenir le plus. Le retour a la réalité a été des plus difficiles je suppose. » Une grimace alors qu’il hochait la tête et laisser filer un silence, essayant de s’imaginer, l’espace d’un instant, pris au piège comme il l’avait été. Il préférait cependant ne pas pointer du doigt l’évocation de sa favorite, n’ayant pas envie de rajouter du sel sur une plaie encore à vif. Il y aurait suffisamment de sujets de tension sans se lancer dans une telle discussion

Pourtant, cela ne changeait en rien la dangerosité de ce qu’il évoquait. C’était même pire encore en vérité, d’envisager que même l’empereur en personne pourrait être la cible de ces Mages. « La question que vous soulevez est capitale. Il va falloir que nous trouvions un moyen de savoir s’il y a encore certaines personnes qui sont sous le coup de cet envoûtement. Il serait… fâcheux que ce genre de choses se reproduise, surtout aussi rapidement. » Se tapotant un instant la lèvre de l’index, il laissa de nouveau le silence s’installer entre eux. Comme pour marquer la gravité d’une telle chose. A l’évocation de sa fille, il arqua cependant un sourcil, esquissant un sourire plus compatissant qu’à l’entendre parler de sa favorite. « Difficile d’accepter d’avoir oublié la chair de sa chair n’est-ce pas ? De se dire qu’elle aurait pu mourir à cause de cette… erreur. » Qui était la sienne, ils en étaient conscients tous les deux. Inutile de le répéter. « Mais elle va bien, c’est ce qu’il convient de retenir, n’est-ce pas ? » Ils restaient des pères tous les deux. Soucieux du bien-être de leur enfant.

Gustave hocha doucement la tête alors que Bartholomé continuait de parler, sentant ses mâchoires se crisper à l’idée que même les conseiller avaient été envoûtés. Et il laissa filer, d’une voix un peu plus dure. « J’ai tout de même du mal à imaginer comment de simples changements au palais aient pu avoir des conséquences aussi désastreuses. Vous avez conscience de la catastrophe qui aurait pu s’abattre sur Faërie si certains n’avaient pas conservé leur bon sens le jour de votre soit-disant mariage ? » Il essayait pourtant, de garder son calme, quand bien même son sang-froid était quelque peu mis à mal à l’idée que l’empire lui-même aurait pu s’effondrer. Il s’en était fallu de peu, de très peu même et c’était tout simplement intolérable. Soupirant longuement, il préféra se focaliser sur le reste, sur ce qui pouvait être fait, ce qui devait être fait même, pour que jamais ce genre de risques ne soit de nouveau évoqué.

Les mesures prises par Bartholomé lui semblaient appropriées et Gustave souffla, la mine songeuse. « Il va falloir voir plus grand. Contrôler cette magie tant que nous ne saurons pas comment l’adapter à nos existences. L’interdiction de la musique est une bonne idée mais difficile à mettre réellement en place. Une personne réellement motivée serait capable de fabriquer une flûte à partir de rien ou peu s’en faut. A quel point les mages de confiance qui vous entourent ne pourront pas eux-mêmes finir envoûtés ? Nous ne pouvons pas devenir totalement paranoïaque,s que ce soit vous ou moi. C’est à la source qu’il faut résoudre le problème. Sans les éliminer, cela va sans dire, ce serait… peu à propos. Mais comprendre, savoir ce qu’il en est réellement. Pour agir au mieux. » Se frottant le menton, il ajouta, pensif. « Et comprendre pourquoi c’est vous et pas un autre qui a été visé. » Parce que c’était aussi ce qui le tracassait. Comment savoir à qui ces gens allaient s’y prendre la prochaine fois ? S’ils n’étaient pas capables de comprendre pourquoi Bartholomé avait été visé, il serait impossible d’aller de l’avant sans se défier de tout et de tout le monde, même si, au fond, il avait encore du mal à se persuader que cette magie plutôt qu’une autre pouvait être une réelle menace. Il n’arrivait certes pas à s’ôter de l’esprit ce qu’il avait pu voir sur le navire mais, pour autant, devait-il tous les condamner sans en savoir plus ?
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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Sam 29 Déc 2018 - 19:19

« En effet. » Le duc concède simplement, alors que l’empereur fait étal de l’évident. Oublier Jehanne était facile ; il l’avait toujours fait, un peu. Oublier Geneviève était différent, alors qu’il entretenait encore pour sa favorite de forts sentiments - des sentiments complexes, qui avaient été à la fois malmenés et renforcés au cours des derniers mois alors que lui et Jehanne s’étaient déchirés comme jamais, ravivant de vieux sentiments pour mieux se blesser et se clore treize années d’un mariage loin d’être réussi. Oublier Geneviève comme il l’avait fait surtout, comme si elle n’avait jamais été que rien du tout à ses yeux, comme s’il ne l’avait jamais pavanée à son bras devant toute la noblesse de Faërie comme si elle portait déjà la couronne alors qu’elle n’était que Compagne - une Compagne de sang noble au plus haut rang de son métier, certes, mais tout de même. Mais oublier Bertille - ou plutôt, et pire encore, la voir et la considérer comme il l’avait fait - avait été le plus difficile à réaliser. Cette enfant - qui n’était pas sienne mais que son coeur réclamait et que sa jalousie gardait possessivement - qui aurait pu perdre la vie ainsi, et lui qui ne s’en serait que guère soucié. Il en avait encore la nausée, à y penser. Et souvent il éprouvait le besoin plus que nécessaire d’aller la retrouver, à toute heure du jour ou de la nuit, simplement pour s’assurer qu’elle était encore là. « Mais Bertille se porte bien, oui, c’est ce qui importe à présent, oui. » Bien comme on pouvait l’être, dans de telles circonstances, après cette aventure et après la perte de sa mère et de son oncle. Mais bien comme seuls les enfants sont capables de se porter, avec beaucoup plus de force que l’on pourrait les en croire capable.

« J’en ai totalement conscience, votre Altesse. » qu’il accorde, sentant le reproche dans les paroles de l’empereur, réprimant quelconque autre remarque qui n’aurait pas sa place dans un tel entretien. Il voudrait lui rappeler bien d’autres choses, bien d’autres événements qui on eut cours dans les dernières années et qui à leur tour auraient pu mettre à mal tout l’empire également. Il voudrait parler de la guerre, qui est en suspens, qui les laisse tous en attente et qui les force à rester en alerte alors qu’ils pourraient autrement faire usage des diverses forces de leur duché autrement. Il voudrait parler des pirates, qui pilent ses côtes et occupent ses Voltigeurs inutilement. Il pourrait dire qu’il y a tant de choses qui pourraient mener à une catastrophe, mais il sait qu’il vaut mieux se taire. Ce n’est pas le lieu, ce n’est surtout pas le moment de remettre en doutes la position d’Ansemer au sein de Faërie. « Mais je crains que ce ne soit là un rappel que la menace est constante. Arven est en changement. Nous ne pouvons plus vivre et régner comme nous l’avons toujours fait. Nous connaissions le monde dans lequel nous évoluions, ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Mille ans de paix ! Mais surtout mille ans d’une tranquillité sereine, d’un monde dépourvu de réelles surprises et de nouveautés. Les dangers étaient là, connus ; la mort, les trahisons, les complots, oui. Mais à présent, c’était différent, les dangers étaient là dans l’ombre, et sans pouvoir les deviner comment s’en protéger? Comment savoir sur qui compter, comment se défendre, comment se préparer?

Bartholomé en avait pris conscience d’un façon douloureuse, pour lui même et Ansemer. Il avait conscience que son nom resterait dans les livres d’histoire, pour l’heure pour de bien mauvaises raisons. Il avait l’intention de changer cela, et comptait redonner à Ansemer la gloire que ce duché se méritait. Mais c’était à présent un jeu dangereux, et il s’en rendait compte. C’était une mer sombre et agitée sur laquelle il voulait se lancer, et à tout moment il savait que tout pouvait basculer. C’était le prix à payer ; c’était le prix déjà payé, il était trop tard à présent, les engrenages avaient déjà commencés à tourner. Arven était différent. Ce millénaire le serait tout autant, et c’était eux qui le façonnaient, pour le meilleur ou pour le pire. Seuls les historiens pourraient le dire, dans une une ou plusieurs centaines d’années…

L’empereur Gustave avait toutefois raison, puisque peu importe les mesures prises, des individus réellements motivés trouveraient moyens d’arriver à leur fin. Tant que les hommes pourraient entendre, cette magie serait un danger. « Avez-vous l’intention d’instaurer quelconque politique à cet égard sur l’ensemble de l’empire, alors? » Que songeait-il, l’empereur, alors? Y avait-il autre chose à faire que ce qui avait été accompli, mille an auparavant, en exilant loin sur les mers ces Accordés?

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Gustave de Faërie

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Message Sujet: Re: Après les tempêtes et la symphonie, le lourd silence des conséquences   Sam 5 Jan 2019 - 23:19

S’il fallait qu’il retienne quelque chose de positif dans ce qui n’avait été qu’une catastrophe, c’est que Bartholomé faisait acte de contrition. Il ne cherchait pas à rejeter la faute ou à se dédouaner, de quelque façon que ce soit. Après tout, il aurait été facile de chercher des gens à accuser, à pointer du doigt. Nombreux étaient ceux qui auraient pu chercher à déstabiliser l’homme et pire encore, à fragiliser l’empire lui-même.

Mais en cet instant, il parlait à l’homme, avant de discuter du dirigeant qui avait mis son duché en péril. « Nul besoin de vous culpabiliser outre mesure. Imaginer le pire et ce qui aurait pu arriver est parfois inutile. Il convient de rester focalisé sur le fait que Bertille va bien. Et qu’il faudra faire le nécessaire pour que cela continue. » C’était ce qui importait, surtout en cet instant, alors que tout semblait sur le point de basculer, d’un côté comme de l’autre. Si Gustave était prêt à brandir à bout de bras ces magies interdites, il ne voulait pas non plus être dépassé voire dévoré par elles. Il ne voulait pas qu’elles le contrôlent, au risque de se voir pointer du doigt son propre échec.

Alors, il remplit le rôle qui est le sien. En réprimant, essayant tout de même de ne pas acculer l’ansemerien plus que de nécessaire. Car il pouvait répliquer, se braquer même, il en était conscient. C’était d’ailleurs ce qui était en train d’arriver. Fronçant légèrement les sourcils, l’empereur laissa filer un silence avant de souffler, un peu plus sèchement. « J’en ai parfaitement conscience. Tout a changé en très peu de temps. Et les menaces ne font que se multiplier. Il faut faire preuve d’une vigilance accrue. La Paix que nous avons connu pendant des siècles n’est plus qu’un souvenir, il ne faut pas se leurrer. Que ce soit par une guerre frontale ou des affrontements moins directs, nous n’aurons plus de répit avant qu’un nouvel équilibre soit établi. » Que cet équilibre leur plaise ou non. Que ce soient ces anciennes magies qui renaissaient et flottaient entre eux ou des protagonistes qui souhaitaient modifier l’équilibre des forces, les dangers semblaient surgir de toutes parts et Gustave craignait de voir leurs propres forces se diviser à force de vouloir tout affronter.

Il avait encore du mal à savoir dans quelle direction il souhait réellement se rendre. S’assoir sur le trône, poussé par l’Ordre, avait été une chose difficile. Le garder et surtout, éviter que Faërie ne sombre, assaillie de toutes parts, était encore plus délicat qu’il ne l’avait imaginé. Pour autant, il se sentait les épaules pour affronter la tempête, qu’elle vienne de ses propres duchés ou de l’extérieur. Beaucoup lui reprochaient d’avoir stoppé le conflit et, pire encore, de ne pas l’avoir repris. Sans chercher à en comprendre les raisons. Gustave attendait même le moment où Bartholomé le reprendrait de volée à ce propos, profitant tout de même du fait qu’il était là en position de coupable et non d’accusateur. Il ne pouvait guère le pointer du doigt à ce propos. Pour le moment tout du moins.

Et, au reste des échanges, il se frotta la barbe pensivement, cherchant une réponse acceptable, autant pour lui que pour l’homme qui lui faisait face. « Il le faudra bien. Il serait cependant hypocrite de ma part d’interdire tout bonnement cette magie et de la traquer. Après tout, pourquoi celle-là et pas une autre ? En quoi serait-elle plus menaçante que d’autres ? Je ne peux pas non plus vous demander d’interdire toute forme de musique. Ce serait tout simplement impossible, même avec toute la bonne volonté du monde. Je ne souhaite pas reproduire les erreurs du passé. Cela n’a de toute façon pas vraiment marché au final et ne fait que repousser l’inévitable. » Soupirant, alors qu’il réfléchissait presque tout haut, il reprit, sur le même ton pensif. « Vous l’avez dit et moi aussi, Arven est en changement. Il convient de trouver une place pour les Accordés. » Comme pour les autres magies. « Mais vous le savez encore mieux qu’un autre, ils sont dangereux. » Comme les autres. « Auriez-vous une suggestion Duc ? » Après tout, peut-être que la solution devait venir d’un autre. Il avait probablement longuement réfléchi au sujet lui-aussi.
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