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 Deux miracles ambulants

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Agathe de Vigdir

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Message Sujet: Deux miracles ambulants   Jeu 18 Oct - 13:45


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Agathe de Vigdir & Merle Consent

Deux miracles ambulants



• Date : 13 septembre 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé, temps agréable
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Agathe visite Lorgol, le temps de quelques jours, dans l'espoir de perfectionner son art. Merle la rencontre par hasard, au détour d'une rapine. Le temps serait-il venu pour quelques leçons particulières?
• Recensement :
Code:
• [b]13 septembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4248-deux-miracles-ambulants#156629]Deux miracles ambulants[/url] - [i]Agathe de Vigdir & Merle Consent[/i]
Agathe visite Lorgol, le temps de quelques jours, dans l'espoir de perfectionner son art. Merle la rencontre par hasard, au détour d'une rapine. Le temps serait-il venu pour quelques leçons particulières?


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Message Sujet: Re: Deux miracles ambulants   Jeu 18 Oct - 14:34

Quel bonheur de se promener au coeur de Lorgol avec Hallebarde soigneusement paré. Le petit hérisson faisait valser son museau de haut en bas pour capter toutes les odeurs si intrigantes de la ville, niché dans les bras de sa maîtresse. Le printemps avait été doux pour le petit animal qui avait enfin trouvé une partenaire. Les choupissons étaient nés à la fin du mois de mai et Agathe avait pris soin de les prendre contre elle à tour de rôle pour les nommer. Clémence. Espérance. Fléau. Conquête. Quatre adorables petites boules d'épines. En parfait Bellirisson, Hallebarde les délaissait aux bons soins de sa compagne et ainsi pouvait profiter des longues promenades dans la ville. La grande enfant qu’était Agathe ne s’en formalisait pas. Même dans la nature, c’était à la mère qu’incombait la tâche de protéger et nourrir les petits.

C’est bien coquettement vêtue, quelque peu décomplexée depuis son séjour au coeur des dunes, que la jeunette avait arpenté la Ville Haute. D’abord aux Merveilles Adroites, dans un plaisir un brin candide de déconcentrer son promis, puis non loin de la tour de Vigdir où elle se plaisait à détailler l’architecture solide et réconfortante de ce qui lui appartenait depuis près d’une année. La tour pointait à vers les cieux de quelques étages à peine, mais aux yeux d’Agathe, il s’agissait là de son bien le plus précieux. Sa promesse d’un avenir radieux, lorsque sa vie auprès de sa tutrice prendrait fin. Elle lui avait chuchoté, à Hallebarde, qu’il serait un petit seigneur épineux lorsqu’elle aurait enfin la chance de visiter ses terres, et l’animal sur l’épaule, la demoiselle avait repris sa route dans les beaux quartiers, un ou deux protecteurs aussi discrets qu’une ombre à sa suite.

C’est ainsi, le regard rêveur et l’esprit doucement amusé, qu’Agathe s’installa à l’une des auberges réputées. Son plan était bien simple : aujourd’hui, elle comptait mettre en pratique ses acquis. Sourire. Glousser. Papillonner les cils. Laisser une main étrangère, peut-être bien, s’aventurer jusqu’à son cou pour mieux câliner Hallebarde. Il ne fut pas long pour qu’un galant se présente à elle et que la manoeuvre maladroite bien que insoupçonnée de l’apprentie se mettre en branle. Le coeur pulsant à vive allure, apeurée à la simple idée de se faire repérer, Agathe s’efforçait malgré tout à rester à sa place. Patiente. Attentive. Il lui fallut près d’une heure pour que le moment idéal ne survienne, désormais toute proche de son nouvel ami. Un éclat de rire au loin - une distraction comme on les aimait - et la mignonne plongea sa main dans l’une des poches de la mante légère. Une bourse d’un cuir fin rencontra ses doigts et fut dissimulé aussitôt dans ses jupons vaporeux. La jeunette s’étira, toute féline, autant pour calmer son angoisse de plus en plus pressante que pour annoncer son départ prochain. Un baise-main. Elle gloussa. Il lui fit promettre de revenir. Elle promit en baissant les yeux. Pieux mensonge.

L’apprentie comptait quitter les lieux rapidement lorsque son regard le rencontra. L’évidence s’imposait d’elle-même : c’était lui, cet étrange protecteur, le maître, qui avait créé la distraction lui permettant sa rapine. Il venait vers elle, l’invitant à sortir de l’endroit avant lui d’une courbette impeccable.

- Monsieur.

Un sourire lumineux et un air surpris accueillirent le Maître du Charme. Qu’elle se sentait petite, soudainement! L’avait-il vu s’adonner à son art encore maladroit, bien loin des éclats grandiloquents de sa tutrice? Elle sentait une chaleur conquérir ses pommettes, désormais qu’elle lui faisait face. Merle Consent.

- Veuillez pardonner mes balbutiements..

Elle le regardait pour mieux détourner les yeux, incertaine de devoir s’aventurer plus encore dans ses explications ou de se taire pour ne pas l’importuner. Merle Consent. Le voleur aux noisettes. Leur dernière rencontre remontait à… À l’Académie. L’automne dernier. Peu avant son anniversaire. Si ce n’était de l’armure enchantée, Agathe n’avait effectué aucun faux pas. Alors elle consentit à lever son museau vers l’homme à la renommée dorée, un petit air timide mais néanmoins ravi en étendard.

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Message Sujet: Re: Deux miracles ambulants   Mer 7 Nov - 22:19

Cela fait deux semaines, à peu de chose près, que ce petit être a bouleversé nos vies, et j’ai encore du mal à me rendre compte. En vérité, dans le fond, cela ne change pas tant de choses que cela de mon côté. Je suis tout aussi libre de mon temps et de mes mouvements, de mes envies et de mes gestes. Certes, je passe plus de nuits avec Tara qu’auparavant, plus de temps à m’occuper d’Amarante que je ne l’aurais imaginé, même si elle me répète que je n’ai nulle obligation. Et c’est effectivement le cas, d’autant qu’elle s’en sortirait fort bien sans moi, la moitié de la Cour se mettant à sa disposition si besoin. Mais peut-être en ai-je besoin moi, pour justement me rendre compte. Je suis papa. Ça a l’air évident pourtant, mais c’est loin de l’être. Je me suis déjà occupé de dizaines d’enfants, et je me débrouille plutôt bien je pense, mais d’un bébé, c’est une première. De mon propre enfant tout autant… Pour autant que je sache.
Et je l’aime déjà, tout comme j’aime m’en occuper, quand bien même je me passe aisément de le faire la nuit… Tara m’en veut-elle des nuits où je les laisse ? Non. Elle semble plus qu’heureuse et épanouie malgré la fatigue qui marque ses traits. Je n’ai donc nulle obligation ni avec elle, ni avec la petite… elle me connaît bien. Même si je gage qu’elle le pense sincèrement, elle sait tout comme moi que je n’aime guère les impératifs en dehors de ceux que je me choisis… Évidemment que la petite en est un que je choisis.

Même si j’aime toujours autant vagabonder dans les rues de ma ville, même si j’ai toujours autant besoin de ma liberté. Et l’un n’empêche pas l’autre fort heureusement. Comme avec tous mes autres enfants il est vrai. Quand elle sera plus grande, assez pour marcher, parler et courir, ce sera plus intéressant et amusant. Pour le moment… Je soupire en souriant. Pour le moment, elle est adorable. Et pour le moment, tout se passe à merveille ma foi. Pourvu que ça dure.

Je m’arrête et hausse un sourcil en apercevant une silhouette connue mais que je n’ai pas eu la chance de croiser depuis un moment. Petite silhouette semblant errer sans but précis, ou presque. J’esquisse un sourire, me mettant à la suivre de loin sans trop savoir pourquoi. Sans doute un peu pour veiller sur elle, sans doute beaucoup pour savoir ce qu’elle fait par ici. La curiosité est un vilain défaut oui, mais c’est l’un des rares que j’ai, et qui me sert bien souvent. Je la regarde entrer dans une des auberges des beaux quartiers, laissant passer quelques instants avant d’y pénétrer à mon tour et de m’installer près du comptoir.

Je commence à discuter avec le patron, laissant mon regard errer sur les individus déjà fort nombreux. Et je la vois, alors qu’elle se fait aborder par un jeune homme. Qui n’est pas celui auquel elle est liée si j’ai bonne mémoire. Je l’observe un peu et un sourire naît sur mes lèvres. Non, elle ne le connaît pas, mais elle s’y efforce. Il faut dire que ceux qui fréquentent cet endroit sont en général plutôt de naissance aisée et qu’ils sont tout désignés en pauvres victimes. Et je me retrouve à parler et plaisanter avec ceux qui m’entourent, laissant la jeune demoiselle œuvrer. Le temps passe pourtant, sans qu’elle ne semble trouver l’occasion. Je souris alors que le marchand à qui je viens d’offrir un verre me parle de son épouse. Ah les femmes ! Je compatis, avant d’entamer une nouvelle histoire concernant une comtesse, agitant les mains au rythme de mon récit, captant l’attention de ceux qui m’entourent en exagérant et en souriant. Et je pose ma main sur l’épaule du marchant alors que je termine mon histoire, marchand qui finit par en pleurer de rire. Je souris de plus belle, lui tapotant le dos, avant de finir mon verre.

Et je la vois du coin de l’œil se lever. J’en profite pour jeter une nouvelle pièce sur le comptoir, avant de saluer mes nouveaux amis et de me diriger vers la sortie. Je la rejoins avant qu’elle ne sorte, m’inclinant devant elle en la laissant passer.

« Mademoiselle. »

Je lui souris, amusé tant de la voir rougir que de la voir ainsi détourner le regard alors qu’elle semble dans le même temps ravie. Jusqu’à ce que, enfin, elle finisse par relever le menton et me regarder pour de bon. J’incline de nouveau la tête, avant de lui tendre mon bras pour avancer avec elle.

« Aurais-je la chance et le plaisir de profiter un peu de votre compagnie jeune fille ? » Je me penche un peu vers elle. « Il ‘y a nul pardon à accorder, tu t’es fort bien débrouillée. » Je pose ma main sur la sienne, avançant lentement mais sûrement pour nous éloigner du lieu du délit. « Ton gain est -il intéressant ? Non, plus important d’abord, comment vas-tu Agathe ? »

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Dernière édition par Merle Consent le Mer 9 Jan - 22:44, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Deux miracles ambulants   Sam 8 Déc - 2:57

Le grand Merle Consent. Elle avait, dans les yeux, une brillance certaine, alors qu'il l'invitait à déambuler dans les rues à son bras. Il avait appris à Mélusine tant de choses, nullement effrayé par la haute noblesse de la petite apprentie qu'elle avait été, un jour. Agathe ne pouvait s'empêcher de le voir comme un grand-père, dans cette hiérarchie fluide qui existait au sein de la cour des miracles. Le grand Merle Consent. Malgré ses manières bien peu viriles, il fallait bien avouer que le Maître du Charme portait bien son nom. Les manches délicates, à ses poignets, lui rappelaient Lancelot et cette coquetterie qui habitait l’espion des Miracles. Elle inspirait profondément l’air frais de cette fin d’été, et le petit Hallebarde, toujours dissimulé quelque part sur elle, en faisait autant. C’était une journée parfaite et Agathe connaissait sa chance, après les horreurs qu’elle avait vécu, quelques temps plus tôt. Merle ne la laissait pas à ses pensées, loin de là, et le gentilhomme qu’il était l’invitait déjà à parler de son larcin, ou plutôt d’elle.

- J'ai vu Valkyrion et ses neiges éternelles. J’ai vu Erebor et ses dunes de sable. J’ai vu tant de jolies choses… Me croyez-vous si je vous avouais que Lorgol me manquait?

Lorgol. Et Lancelot, également, il fallait bien l’avouer. Son prétendant s’était rendu jusqu’à Sinsarelle pour la retrouver, le temps de quelques jours volés. Elle avait accueilli les moindres raisons pour retrouver Lorgol et ses mille tours afin de visiter l’artisan. Il était affairé à son commerce, évidemment, et nullement intéressée à lui déplaire, la jeunette avait exercé son art encore fragile dans quelques auberges de la Ville Haute. L’étrange chaos de la ville lui avait manqué. Oh… Tous les endroits étaient splendides, après avoir connu Brumecor, mais les tours si différentes les unes des autres offraient un spectacle unique que ni Valkyrion, ni Erebor avait su offrir.

- Je vais bien, Merle. Il y a trois ans, j’aurais tremblé à la simple idée de visiter cette ville. Désormais… Je m’y sens chez-moi, et ma famille me manque. Et vous? Comment allez-vous?

Les derniers mots avaient été murmurés pour le vieil homme, comme s’il s’agissait là d’un grand secret. Il y aurait bientôt trois années qu’elle avait été enlevée de Bellifère. Seulement trois ans, pour oublier tout ce que cette vie représentait pour elle. Seulement trois ans pour se refaire, pour s’épanouir, pour trouver l’amour dans les bras d’un Cielsombrois, pour trouver l’affection d’une mère auprès de la scandaleuse Mélusine de Séverac. Qu’elle était fière, Agathe, d’être celle qu’elle était, désormais, de tout ce chemin parcouru. Il lui restait sans doute plusieurs coutumes et moeurs à apprivoiser, quelques très nombreux préjugés à faire tomber, mais… N’était-elle pas au bras d’un gredin des Miracles, à se réjouir de sa présence en oubliant la peur qu’il lui intimait encore, parfois?

- Regardez…

Elle avait jeté une œillade par-dessus son épaule afin de s’assurer que le jeune homme de l’auberge ne les avait pas suivi jusqu’ici. Une fois rassurée, sous un sourire complice, elle glissa la main dans sa mante puis lui montra sa précieuse découverte, paume vers le haut. La bourse était joliment fermée, toute petite, et la jeunette ne pouvait qu’espérer la bêtise d’un galant de traîner avec lui un ducat. Elle-même pupille de Mélusine, elle bénéficiait d’une coquette somme mensuelle en guise d’argent de poche, sans compter les multiples présents et ses propres revenus de Vigdir-des-Sorbets. L’entièreté de son gain irait aux enfants des Miracles, et la fébrilité résidait surtout dans le fait de réussir le méfait, ou encore de s’attirer l’attention de Tyr. ...Terrible Tyr, qui semblait l’évaluer en tout temps.

- Croyez-vous qu’il sera satisfait de mes progrès, Parle-d’Or?

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Message Sujet: Re: Deux miracles ambulants   Mer 9 Jan - 22:43

C’est amusant de voir comme certaines personnes évoluent ensemble, s’apprivoisent et apprennent conjointement alors que rien ne les y prédisposait à la base, alors qu’aucun point commun ne les reliait à l’origine. Je m’étais occupé de nombreux apprentis, tous différents les uns des autres, ayant tous leurs propres talents et aptitudes, m’ayant tous apportés et rendus heureux et fier, sans même s’en rendre compte. Qu’ils suivent ou non mon chemin au final n’était pas important, qu’ils sachent ne jamais être seul et avoir un refuge l’était. Et à partir du moment où ils traînent dans les rues, où ils viennent toquer à ma porte, que m’importe leur origine et leur nom ? La jeune Mélusine avait été aussi turbulente qu’Agathe était posée, elle était aussi fougueuse que la jeune fille était douce. C’est amusant donc de les savoir si proches alors qu’elles semblaient si différentes l’une de l’autre de prime abord.
Mais la jeune fille semble marcher dans les traces de sa tutrice, d’une démarche pour le moment encore hésitante, mais ma foi plutôt audacieuse. Je lui souris et laisse filer un rire en hochant la tête.

« Oh que oui je te crois. Jamais rien n’a pu rivaliser avec la Cité aux Mille Tours à mes yeux non plus. Que ce soit pour son effervescence ou son évolution incessante ou pour les personnes que l’on peut y rencontrer, elle est unique. » Je lui lance un regard amusé. « Sans oublier nos amis ou famille qui y vivent…
Et en parlant de cela, comment va ton promis ? Toujours fort occupé à créer gadgets et autres merveilles ? »


Ce n’est qu’une question innocente, même si je reconnais guetter sa réaction presque davantage que sa réponse. Après tout, voir ses joues rosir à cette simple taquinerie anodine serait presque aussi plaisant que de voir ses yeux briller à l’évocation du jeune homme. Et quoi qu’en pense mes détracteurs, je suis un indécrottable romantique, et je me réjouis toujours de voir les autres, mes enfants en particulier, trouver l’Amour, avec un grand A oui. De trouver le bonheur plus simplement. Je presse doucement son bras de ma main.

« Il est vrai qu’il s’est passé bien des choses pour toi, et tu as dû affronter bien des mésaventures pour en arriver là. Je suis ravi de savoir que tu as fini par trouver ta place, ou plutôt que tu as su te faire une place bien méritée. Tu as de quoi être fière. J’en suis heureux pour toi ma chère. Quant à moi, je… » Je m’arrête une demi-seconde, avant de la regarder de nouveau, un immense sourire aux lèvres. Et je me penche vers elle d’un air conspirateur. « As-tu entendu les rumeurs ? Quoi qu’il y en a sans doute trop. Et sans doute sont-elles toutes vraies… » Je m’incline un peu. « Je suis l’heureux papa d’une toute jeune demoiselle. Amarante. Si tu as l’occasion, passe la voir, elle est aussi belle que sa mère, mais elle a mon sourire, ce qui sera terrible plus tard, mais vu qu’elle n’a pour le moment que quelques semaines, cela ne porte guère à conséquence ! » Je recommence à marcher en hochant la tête, toujours souriant. « Je vais donc fort bien je crois. Comment ne pas être heureux quand ceux qui vous entourent et que vous aimez le sont ? »

Certes, cela est loin d’être le cas ou d’être suffisant en règle générale, mais pour le coup, me concernant, ça l’est. Et je suis possiblement tout simplement heureux d’être père effectivement. Je me tourne de nouveau vers elle alors qu’elle sort de sa cachette le fruit de son larcin. Petite bourse s’il en est, mais ce n’est pas l’important. Qui plus est, elle n’a guère besoin d’un quelconque pécule. Ce qui compte, c’est qu’elle a réussi. Elle a réussi et elle en est heureuse et fière, à raison. Je soupèse pour le principe la bourse, la reposant délicatement dans sa main. Et je retiens difficilement une grimace quand elle reprend.

« Évidemment qu’il le sera ! Il a tout intérêt au vu de ta réussite. » Je la regarde et lui sourit doucement. « Notre cher Second ne montre que rarement sa satisfaction et l’estime qu’il peut avoir pour d’autres. Il est plutôt avare en compliments, et se montre parfois jaloux de ce que réalisent les autres… Mais cela ne veut pas dire qu’il ne peut se rendre compte de tout ce que tu as déjà accompli et que tes progrès ne le rempliront pas de fierté. Je suis sûr qu’il serait même surpris de te voir si épanouie et sûre de tes gestes. »

Même lui ne peut être assez stupide pour ne pas voir l’attente, ce besoin que ressent la jeune fille d’être reconnue et félicitée. Qu’il soit suffisamment insensible ou stupide pour ne pas en tenir compte et l’ignorer par contre…

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